Faut-il aller voir Ready Player One ?

Article garanti sans spoilers

Salut les cinéphiles,

Si vous me suivez sur snapchat ou sur Twitter, vous devez bien rire de ce titre faussement accrocheur car vous connaissez déjà la réponse ! J’ai eu la chance grâce à la Warner Bros d’assister à une projection presse de Ready Player One ce mardi 20 mars et c’était GÉ-NI-AL. Je le dis rarement d’un film, donc oui, ça vaut le coup ; même si bien sûr le fait d’être invité comme ça participe toujours d’avance au sentiment positif vis-à-vis du film. J’étais quand même dans un cinéma sur les Champs-Elysées – le même que pour Westworld ! – donc il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier au moins le cadre.

Au-delà du cadre, le dernier film de Steven Spielberg vaut vraiment le coup et je vais vous dire pourquoi, sans le moindre spoiler ; comme toujours. On commence néanmoins par la bande-annonce qui, elle, est pleine de spoilers, donc à vos risques et périls (surtout après une minute trente, on vous balance sans pitié des images des dernières scènes, hein) : le marketing fait qu’on aime bien tout vous raconter à l’avance, mais bon…

Synopsis: En 2045, le monde est au bord du chaos, mais tout le monde s’en fiche car les humains sont tous enfermés dans un univers en réalité virtuelle, l’OASIS. C’est un univers virtuel qui contient tout ce que tout le monde peut rêver d’avoir ou de faire, et le monde le doit à James Halliday. Celui-ci est mort il y a quelques années, mais pas sans lancer une quête pour obtenir ses parts de la société… Le film suit donc l’histoire de Wade Watts, un adolescent qui compte bien être le premier à terminer cette quête jugée impossible, dans un monde virtuel mystérieux et inquiétant ! Bien sûr, il va rapidement se rendre compte qu’il n’est pas le seul à vouloir devenir richissime…

Alors, franchement, je n’étais pas convaincu en lisant tout ça. Je me disais que mieux valait lire le livre, mais je n’ai pas eu le temps évidemment, ou que le film allait être une sorte de Future Man en moins bien, avec des références à la pop culture utilisées juste pour le marketing, comme cette DeLorean utilisée à plusieurs reprises dans le film et dont on n’arrête pas d’entendre parler sur Twitter. Pour ne rien arranger à mes attentes, j’ai en plus recommencé la série juste avant de me rendre au cinéma, une idée un peu débile maintenant que j’y pense. Finalement, le film n’a rien à voir avec cette série, et c’est tant mieux car j’adore les deux univers !

Ready Player One est un film de science-fiction, destiné à un large public, mais truffé de clins d’œil à des films et œuvres à succès de science-fiction : cela en fait un film aussi futuriste que rétro, et son ambiance est géniale pour n’importe quel geek. Autant dire que je le recommande pleinement à quiconque s’intéresse de près ou de loin à la science-fiction un brin futuriste mais encore proche de notre époque, car on est là à fond dedans. Or, moi, c’est tout ce que j’aime (palapapapa) ! Plutôt qu’une dystopie totale, le film propose une évolution du monde qui pourrait somme toute arriver. Elle n’est ni totalement négative, ni totalement positive.

Ce que j’ai aimé avant tout dans ce film est le fait qu’il s’agisse d’un film complet. Qu’est-ce qu’il raconte encore ? Laissez-moi m’expliquer : trop souvent, les films que je vois s’arrêtent trop vite et me donne l’impression qu’ils pourraient être élargis en série d’une (ou plusieurs, parfois !) saison. D’autres, au contraire, sont tellement plein de lenteurs que je me demande pourquoi ils sont si longs. Ready Player One dure deux heures vingt, ce qui est assez long, mais il fait le tour de toutes les questions qu’il aborde durant ces deux heures, sans perdre trop de temps, sans être long non plus.

Il est rare que je ne m’ennuie pas devant un film de cette longueur, mais là, je n’ai pas vu les deux heures passées car la quête proposée par le film une fois l’univers introduit est très prenante. Est-elle prévisible ? Probablement un peu, mais ça n’empêche pas de passer un excellent moment, surtout que cette prévisibilité est largement compensée, si ce n’est justifiée, par les nombreuses références à la pop culture qui peuplent le film.

Il faut dire que c’était annoncé comme tel et que le film ne fait, si j’ai bien compris, que respecter le roman sur ce point, mais c’est bien amené. Avec un film qui parle beaucoup de jeux vidéo et d’Easter eggs, je ne peux que conseiller à chaque spectateur de bien ouvrir les yeux, surtout durant les scènes d’action, car il y a tout un tas de références plus ou moins cachées – références qui me donnent déjà envie de revoir le film pour en découvrir de nouvelles, car il est impossible de tout voir du premier coup ! Et clairement, sur les scènes d’action, vous allez vous prendre une claque parce que c’est loin de tout ce qu’on a l’habitude de voir, je trouve.

D’ailleurs, en parlant de tout voir, le film nous plonge dans un univers virtuel superbement maîtrisé et j’ai trouvé très réussis les effets spéciaux et le passage du réel au virtuel. Je l’ai vu en 2D et je trouve déjà qu’il apportait énormément de choses en terme de plongée dans un nouvel univers. J’imagine assez bien à quoi peut ressembler la 3D et j’aurais envie de la conseiller, mais personnellement, sur deux heures complètes, je ne sais pas si j’arriverais à la tenir. Cela fait quelques années que je boycotte la 3D à cause de migraines provoquées par de très mauvaises gestions de celle-ci (Pirate des Caraïbes 4, je me souviens de toi et de l’impression incompréhensible que tu m’as donné d’avoir face à moi des acteurs qui étaient plus plats qu’en 2D !), même si je me doute qu’on a fait des progrès depuis (j’avais par exemple adoré la 3D discrète du dernier Harry Potter).

Il y a quelques raccourcis scénaristiques dans le film, mais je pense que ça doit mieux se passer dans le livre, et ce n’est pas dérangeant du tout. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, le casting est bon, la musique excellente, le rendu visuel spectaculaire à osciller à merveille dans le « rétro-futuriste » et l’intrigue prenante, même si par moment très référencée et prévisible (voire simpliste, c’est vrai). Je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film dont je reparlerai, avec spoilers cette fois, à sa sortie le 28 mars, en espérant ne pas vous l’avoir trop survendu !

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En attendant, si vous habitez Paris ou avez l’occasion d’y passer, vous pouvez toujours vous rendre au bar promotionnel du film 😉

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14

Épisode 14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !

> Saison 5


Spoilers

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Who are you talking to?

Contrairement aux apparences, mon samedi a commencé par cet épisode, mais j’ai ensuite travaillé et diffusé un article écrit dans la nuit, trop tard pour être diffusé. Puis, j’ai mangé. Et enfin, j’ai pris le temps de mettre en page cette critique… après avoir revu une deuxième fois l’épisode. J’ai une de ces vies, pas vrai ? Tout ça pour dire que je me suis jeté comme d’habitude sur la série et je suis en digestion de cet épisode depuis ce matin.

Il commence pourtant tout gentiment par une scène Fitzsimmons, avec Jemma qui espérerait une lune de miel, ou être capable de voler, ou d’avoir un poney, ou d’avoir un poney qui vole, ou tout simplement d’arrêter d’être attaquée par des hallucinations beaucoup trop tangible. Eh oui, elle est une fois de plus à deux doigts d’y passer quand un astronaute sorti de nulle part tente de la tuer. Ce n’est pas sa plus grande peur, mais ça en fait partie. La mauvaise nouvelle, c’est donc que les peurs de tout le monde continuent de sortir de nulle part.

En début d’épisode, Daisy réussit à tracer leurs ennemis assez simplement avec le portable du général Hale. Celle-ci est en route vers un meeting lorsqu’elle se retrouve prise au piège dans le vaisseau du S.H.I.E.L.D. Cela permet à Coulson de l’interroger sur ses vraies motivations, surtout lorsqu’elle a coupé les bras de Yoyo. Celle-ci s’en défend en prétendant vouloir sauver l’humanité, avant de proposer à Coulson de la suivre et de lui expliquer qu’elle a toujours le contrôle de la situation. En fait, elle s’est laissé capturer, et c’est pour cela qu’il était si simple de la retrouver. Franchement, je l’avais vu venir dès le début, mais vu ma surprise devant le reste de l’épisode, je ne vais pas trop m’en vanter.

Piper comprend qu’ils sont piégés quand elle ne parvient pas à sortir de sa voiture le conducteur du général Hale, parce qu’il est trop lourd. May sait immédiatement qu’elle a affaire à Creel, et celui-ci révèle avoir une bombe. Les retrouvailles entre ces deux-là se devaient d’être explosives, mais j’en aurais aimé un peu plus.

Dix secondes plus tard, Piper s’en veut d’être tombée dans un nouveau piège, et May lui en veut aussi, mais ils ont d’autres problèmes à gérer quand le Russe de la saison 4, Anton Ivanov, débarque de nulle part sur leur vaisseau. J’ai l’impression de ne pas tout avoir suivi, mais en fait il vient juste récupérer les otages. Creel s’est fait manipuler avec la vidéo de Daisybot tirant sur Talbot, Ivanov n’est pas franchement plus doué pour ne pas tomber dans la manipulation et Coulson accepte finalement de rejoindre le général Hale pour sauver d’une arrestation May, Piper et l’ensemble de ses hommes encore présents sur le Zephyr.

C’est plutôt drôle, parce que Coulson garde le contrôle même en étant prisonnier. Il essaye de ramener Creel de son côté, puis remet Ivanov à sa place en expliquant qu’il sait très bien que sans Aida il ne peut faire des robots aussi convaincants. C’est pourquoi le Général Hale est venue le chercher en personne, c’est pourquoi il lui obéit au doigt et à l’œil, parce que sa tête à lui est toujours la seule chose capable de le maintenir en vie ; et sa tête est en possession de Hale.

Le cliffhanger final nous révèle alors que cette dernière travaille en fait pour Hydra et la « Confédération ». Toute cette intrigue est un gros, énorme « mouais » qui retire quelques points à cet épisode, parce que c’était précipité et pas si génial, et même un peu prévisible. Il y avait quand même des surprises et je suis intrigué par la révélation d’un nouveau Big Bad.

En fait, si c’était tant précipité, c’est parce qu’il y avait beaucoup à faire dans la base du S.H.I.E.L.D avec les autres personnages. En effet, Deke a toujours des phases maintenant qu’il sait qu’il parle à ses grands-parents, et fait tout ce qu’il peut pour les protéger. Il aurait été bon que sa mère le prévienne mieux de l’histoire familiale, parce que Deke retrouve Fitz dans le laboratoire et se fait attaquer par celui-ci. C’est bien sûr la plus grande peur de son grand-père qui se manifeste : on retrouve le Dr Leopold du Main Frame, celui qui était froid et cinglé. En toute logique, je me suis persuadé comme le reste du monde qu’il s’agissait d’une hallucination.

Ce qui est horrible est que Fitz, le vrai, pète de plus en plus un câble. C’est Daisy qui fait ce qu’elle peut pour le calmer, dans une excellente scène de ce duo, en une seule prise qui plus est. Que j’aime cette amitié de Daisy avec le couple, cette amitié et inquiétude sincère de voir Fitz dormir si peu et virer à l’obsession de maîtriser le gravitonium pour sauver le monde… Alors que celle-ci part vérifier pourquoi les caméras de sécurité s’éteignent, Fitz se retrouve en tête à tête avec le Dr. Leopold, qui lui en veut d’avoir détruit son monde, mais à la solution pour sauver celui-ci. Il veut finir ce qu’ils ont commencé.

L’hallucination est beaucoup trop réelle et l’acteur gère à merveille. On le savait déjà, mais ça fonctionne bien. Finalement, il entend un coup de feu et un appel à l’aide de Jemma, donc il quitte le centre de contrôle. Concernant Jemma, rien de grave : elle était en train de déplacer Yoyo avec Mack à cause des trop nombreuses hallucinations dangereuses pour sa patiente quand l’une d’elle s’est pointée pour les attaquer.

Mack est neutralisé avec une balle dans la jambe et l’hallucination qui l’a attaqué, un robot du Main Frame qui ne disparaît pas une fois mis à terre. Et oui, ce n’est pas une hallucination mais une création du Dr Leopold, ce que Fitz comprend immédiatement. Il est totalement paumé et flippé, de même que Jemma qui tente de garder le contrôle de la situation. Heureusement, ils finissent par comprendre que Leopold en a toujours après les inhumains. Et puisque Yoyo est en sécurité, il s’en prend donc à Daisy.

Celle-ci se fait maîtriser beaucoup trop simplement, même si c’est par surprise, même si elle n’a plus de pouvoir. Plus de pouvoir ? Pas si sûr. Le but de Leopold est de lui retirer son implant pour lui rendre ses pouvoirs (enfin !) dont il a besoin pour contrôler le Gravitonium. C’est joli, tout ça. Pauvre Daisy ! Elle se fait une fois de plus torturer par Leopold, qui explique à Fitz sa faiblesse…

De son côté, Yoyo a pu tester son nouveau bras robotique en début d’épisode, mais elle souffre encore trop pour l’envisager comme solution permanente. De toute manière, elle ne s’inquiète pas plus que ça car elle a vu son futur. Elle demande d’ailleurs à Mack d’arrêter de vouloir la sauver et de prendre tant de dangers à chaque fois, car ils savent qu’elle va survivre.

Mack ne l’entend pas de cette oreille et continue de vouloir être plus le protecteur, c’est en même temps son caractère depuis le départ. Il refuse donc d’être immobilisé par une balle dans la jambe. Jemma a soudainement une révélation en demandant à Mack de s’asseoir pour ne pas rouvrir sa plaie : en lui demandant de ne pas rouvrir sa plaie, elle a soudainement l’intuition que c’est Fitz qui est le Dr Leopold. De l’importance de bien dormir. Je suis totalement paumé, mais je vous l’avais bien dit que ça finirait mal pour le couple.

Il est ainsi révélé que c’est bien Fitz qui est en train de torturer Daisy, et pas le Dr Leopold qui n’a jamais été là. C’est également Fitz qui a assommé Deke en début d’épisode… Jemma arrive à temps pour s’en rendre compte et fait tout ce qu’elle peut pour arrêter son mari. Malheureusement, il est tellement hanté par « Leopold » qu’il a programmé un robot pour attaquer Jemma et Deke s’ils intervenaient.

Ainsi, Fitz poursuit son opération de Daisy, quitte à risquer de la paralyser. La voilà qui récupère ses pouvoirs et qui affirme qu’elle ne lui pardonnera jamais, de même que Jemma ne le pardonnera de toute évidence pas à Fitz de sitôt. Tout ceci n’a aucun sens, je me suis laissé avoir comme un bleu et j’ai mis longtemps à comprendre ce qui arrivait – plus longtemps que Jemma. C’est la réplique de Daisy trois secondes avant la révélation qui m’a fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Fitz, mais j’espérais encore qu’il s’agisse d’une manifestation de sa peur, en lui. Jemma nous explique clairement que non.

Suite à l’opération qui évidemment ne la paralyse pas mais a l’air sacrément douloureuse et sans anesthésie, Daisy parvient à contrôler le Gravitonium, donc à fermer la brèche permettant la manifestation de leurs peurs, et Fitz se laisse ensuite arrêter.

En fin d’épisode, Jemma demande à son mari depuis combien de temps il voit Leopold, et il révèle qu’il a toujours été là depuis le Main Frame, dans un coin de sa tête. Si ce n’est que dans cet épisode qu’il l’a vu, Fitz a des pensées noires depuis un moment… Il est ainsi révélé en fin d’épisode que c’est la maladie de Fitz, obtenue suite au manque d’oxygène de la fin de saison 1, qui est revenue et lui fait voir le Docteur. De la même manière qu’il voyait Jemma jouer sa bonne conscience à une époque, il se voit donc lui-même se prodiguer de bien mauvais conseils.

Ce retour de schizophrénie est tellement inattendu que je ne m’en remets pas. Il est assez logique pour la série et ça fait effectivement un moment qu’on sent Fitz instable dans son bonheur, mais la révélation s’effectue avec la douleur d’un coup en plein cœur.

J’avais bien dit qu’ils étaient bien trop heureux, mais pas ça quand même, quoi ! La bonne nouvelle, c’est qu’on sait qu’ils finiront par retravailler ensemble et se réconcilier, car on l’a vu plus tôt dans la saison. La mauvaise, c’est qu’on ne sait pas quand exactement, même si Jemma n’a pas l’air d’en vouloir tant que ça à Fitz, qu’elle sait malade. Il n’empêche que je m’extasiais plus tôt dans la critique de l’amitié entre Daisy et Fitz… et que ça, on n’est pas prêt de la retrouver après ce qu’il vient de lui faire. Sans surprise, Fitz ne se pardonne pas de ce qu’il lui a fait, quand Jemma l’a déjà pardonné par amour.

Jemma craque complétement et s’en confie à Deke qui vient la réconforter. Bien sûr, c’est le moment que Deke choisit pour lui faire prendre conscience qu’elle connaît mieux Fitz que Fitz lui-même et pour lui révéler que le futur sera de toute manière beau pour eux : il est leur petit-fils et connaît toute leur vie, tous les détails, jusqu’au sandwich de la première saison.

La scène de la révélation est parfaitement gérée, avec un vrai rollercoaster d’émotion et une Jemma en larmes qui comprend progressivement la vraie identité de Deke. Et alors que moi-même, je n’étais pas bien DU TOUT, la voilà qui se met à vomir et me faire éclater de rire. Excellente scène, c’était vraiment bien écrit et digne de la série. En tout cas, cet épisode change totalement la donne et nous offre de très bonnes performances d’acteurs !

> Saison 5

 

 

Krypton (S01)

Synopsis : Deux générations avant la naissance de Kal-El et la destruction de Krypton, celui qui sera le grand-père du futur héros en slip rouge tente de redorer le blason de la Maison des El, ostracisé et couverte de honte. Accessoirement, il tente aussi de sauver le monde du chaos.
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Pour commencer, est-ce bien raisonnable de regarder cette série ? Non. Je le sais, je ferai mieux de passer mon chemin : je ne suis pas fan de DC, j’ai déjà tout l’Arrowverse sur le feu et un retard conséquent dans mes séries hebdomadaire. En plus, il se fait tard quand j’écris ces lignes et j’irai bien dormir.

Oui, mais la bande-annonce avait l’air chouette, et puis ce n’est jamais qu’un petit épisode. Je teste, et on verra bien si j’aime ou non. Je ne sais pas grand-chose des origines de Superman après tout, et je trouve l’idée de base de cette série assez originale et assez science-fiction pour m’intriguer. En plus, il n’y a que six épisodes annoncés pour cette saison 1. Six épisodes, ce n’est rien du tout, je peux bien me le permettre dans mon emploi du temps, non ? Comment ça, non ?

Pas de spoiler ci-dessous, cliquez sur les titres pour les critiques complètes !

S01E01 – Pilot – 10/20
Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !

Krypton – S01E01

Saison 1

EN DEUX MOTS – Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !

Spoilers

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 10/20
Keep believing in a better tomorrow.

La série débute sur une voix-off nous racontant l’histoire de la famille des El 200 ans avant la naissance de Superman. À Kandor City, l’arrière-arrière-grand-père de Clark Kent est condamné à mort pour avoir affirmé que Krypton est une planète vulnérable à vouer un culte à un homme qui ne pourra les sauver des autres races extra-terrestres.

Seg, le grand-père de Clark, voit donc son grand-père, Val-El, se faire tuer par le gouvernement qui a également retiré le nom de famille et le blason des El des vêtements de ses parents. Ce n’est pas dingue comme introduction, j’en attendais mieux, franchement.

14 ans plus tard, Seg se fait passer à tabac dans un bar car il doit de l’argent à d’autres hommes. Il parvient pourtant à s’en tirer plutôt bien de la baston, avec des répliques toutes plus pourries les unes que les autres. Il est finalement forcé de payer par le barman qui a en fait ouvert des paris sur lui et sa résistance à ses agresseurs.

Un homme surveille Seg et, comme il porte des Converse, on comprend vite fait qu’il vient du futur et de la Terre, ce qui n’est pas dingue. Seg fait donc tout ça pour gagner de l’argent qu’il redonne à ses parents, ceux-ci en ayant bien besoin puisqu’ils vivent comme sans-rang.

On enchaîne sur une scène bien ennuyeuse où Lyta-Zod, qu’on ne connaît pas, s’entraîne au combat avec une prof « Sagitaire » qui s’avère être sa mère. Pas vraiment une mère aimante : elle transperce la main de sa fille avec un poignard, pour le fun.

De son côté, Seg parvient à empêcher un attentant en ramenant au travail de son père un badge qu’il a oublié. Il fait ça devant les plus hautes autorités évidemment et est récompensé aussitôt pour sa bravoure. Seg apprend ainsi qu’il est sur le point de se voir ré-attribuer un rang en devant épouser la fille de celui qui a fait tuer son grand-père : il obtiendra ainsi le nom de Vex. Cela ne le motive pas trop… et on comprend pourquoi dix secondes plus tard. Ce n’est pas l’honneur non retrouvé de son père le problème : c’est qu’il est en couple avec Lyta-Zod le problème ! Celle-ci a un rang, donc c’est un amour interdit.

Oui, mais voilà, Seg est ensuite contacté par Adam Strange, le terrien portant des Converse et venant bel et bien du futur. Il l’avertit que quelqu’un est sur le point de venir du futur pour détruire Krypton et empêcher la naissance de Superman, le plus grand héros de l’univers et, accessoirement, le petit-fils de Seg. Adam lui donne également un bout de la forteresse de solitude, en lui disant la retrouver.

Seg en parle à ses parents, qui lui cachent clairement quelque chose et le poussent à accepter son nouveau nom même si eux n’obtiendront pas de rang. Cette affaire de rang est compliquée à comprendre vraiment : ils n’ont pas l’air si pauvres ni fichus dans la société en fait…

Ensuite, avec deux gouttes de sang, une intelligence artificielle voit le futur enfant de Seg avec la fille de Vex, Nyssa-Vex. Ce sera un garçon vivant 173 cycles dans la servitude et l’amour des sciences. Après cette scène où il se fait draguer par Nyssa, un personnage qu’on reverra certainement et permettant de comprendre un peu le fonctionnement de cette société, Veg décide… d’aller coucher avec Lyta. Il se retrouve donc dehors en pleine nuit malgré le couvre-feu et l’alerte terroriste. S’il se fait contrôler et est en pleine illégalité avec en plus un cristal avec le rang des El, il est sauvé in extremis par sa mère débarquant en vaisseau spatial extrêmement discret (non) et étant elle-même assez discrète (en lui criant dessus) pour être sûre qu’ils ne soient pas repérés.

Elle emmène son fils à la forteresse de solitude de Val, et bonjour la logique du paradoxe temporel : le cristal qu’il a en est la clé que ses parents cherchaient depuis des années. Eh oui, Val avait raison sur toute la ligne : Seg découvre donc que son grand-père n’était pas un traître.

Leur vaisseau est repéré par des gardes, donc ils quittent vite la Forteresse pour retourner chez eux où la mère de Seg est rapidement arrêtée, puisqu’elle se sacrifie pour protéger son fils en avouant qu’elle bosse pour les terroristes Black Zero. Elle lui laisse pour mission de sauver l’humanité.

Il la retrouve vite en prison où il n’a pas le droit d’être, jusqu’à ce que la mère de Lyta le vire de là pour interroger Charys (c’est le nom de la mère, donc). L’interrogatoire ne mène nulle part, donc on en arrive vite au procès où Vex cherche le complice de Charys. C’est son mari, Ter, qui se sacrifie à son tour pour sauver son fils en disant qu’il est le complice – cela dit, on ne sait pas où il était au moment de l’arrestation lui aussi, hein. Ter se fait tuer par la mère Zod lorsqu’il tente de lui tirer dessus (non, ça n’a aucun sens qu’il fasse ça, cherchez pas, il voulait juste se suicider je crois), puis c’est Charys qui se fait tirer dessus en tentant de venger son défunt mari. Quelle belle journée pour Seg qui voit ses deux parents se faire assassiner sous ses yeux. En plus, tout le monde sait très bien que ses parents ne faisaient que le couvrir dans cette affaire de forteresse de solitude.

Ridicule. On enchaîne sur une scène où Lyta fait un câlin à son copain, mais sa mère vient de tuer ses deux parents, alors ce n’est pas si efficace. Seg en profite pour rompre avec Lyta, parce que de toute manière leur couple est vouée à l’échec. Sympa.

Seg poursuit sa soirée dans son bar préféré avec son meilleur ami, Kem. Celui-ci lui fournit un vaisseau non volé (sérieusement, si c’était si simple pourquoi Charys en a volé un sérieusement ?) et Seg peut donc retourner dans la Forteresse où Adam redébarque sans crier gare et apparemment sans limite de temps cette fois. C’est à lui que Seg s’en prend logiquement du meurtre de ses parents. Il se sent seul et solitaire, et sait qu’il est le dernier de sa famille ; mais Adam lui explique que ce n’est pas vrai. Son petit-fils est un super-héros cool, mais sa cape est en train de disparaître petit à petit. Quand elle sera totalement effacée, Superman sera mort et il sera trop tard pour stopper Brainiac.

Yep, le grand-méchant de cette saison est Brainiac et Seg apprend que lui seul peut sauver l’humanité, mais est-il prêt à essayer ? Sans attendre de réponse à sa vieille question rhétorique pourrie, Adam sort du cadre et on nous montre Seg en plein doute ; comme s’il n’allait pas dire oui quoi.

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