The Rookie – S02E04

Épisode 4 – Warriors and Guardians – 17/20
C’est un bon épisode qui introduit un nouveau personnage que j’aime déjà énormément après seulement 42 minutes, ce qui est toujours un bon point, puisque j’espère qu’elle est là pour rester. Autrement, on est sur un épisode qui sort du schéma classique pour cette introduction, donc, ce qui fait que les autres personnages sont quelque peu éclipsés. Dommage pour une reprise après des mois, mais ça m’apprendra !

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Spoilers

204

You’re hot for a cop.

Bon, ben n’ayant pas d’hebdo à voir cette semaine bizarrement, je me retrouve à reprendre cette série. Puisqu’elle est renouvelée et que je l’aime bien, il est plus que temps d’en voir un nouvel épisode. Bizarrement, elle ne m’a pas manqué plus que ça et je n’ai pas l’impression d’avoir attendu des mois avant de m’y remettre. Bien au contraire, je me suis vite retrouvé comme un poisson dans l’eau.

En même temps, l’épisode est digne d’une reprise de série avec Nolan obtenant enfin un nouveau tuteur pour le former. Ou pas. L’épisode en fait énormément sur son introduction dans la série : Nyla Harper, c’est son nom, est plus jeune que Nolan, forcément, et elle est bien étrange du côté du caractère. Je l’adore beaucoup dès son introduction par téléphone où elle force Nolan à venir dans les 20 minutes. Clairement, elle aurait pu m’attendre un moment. Lui, il va jusqu’à briser un miroir pour lui plaire.

Côté caractère, elle n’y va pas de main morte : elle feint d’être quelqu’un d’autre pour approcher son bleu et quand il commence à raconter trop de choses à une parfaite inconnue, elle décide de le détester. Eh, ça ne fait pas de mal de voir ce bleu être un peu remis à sa place, j’en avais marre que la série s’acharne toujours sur Lucy. Au moins, avec l’arrivée de Nyla, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans cet épisode.

On apprend à la connaître bien vite : elle est tête brûlée, mais efficace dans son travail. Oh, pas dans son travail de tutrice par contre : elle explique clairement à Nolan qu’elle est juste là pour les 5% sur son salaire et elle se met à le surnommer comme ça, parce que c’est rigolo. Clairement, elle se croit aussi au-dessus du règlement du commissariat, empêchant Nolan de rédiger des rapports qu’elle doit écrire ou ratant la réunion du matin.

Pourtant, on voit bien que c’est une bonne flic : elle a une bonne jauge d’appréciation sur les petites choses qu’elle peut laisser passer et le reste. Ainsi, elle refuse de filer une amende pour un phare cassé à une voiture dont le conducteur n’a pas les moyens de le réparer, mais elle souhaite arrêter une Maserati sans plaque, puisque la voiture est clairement volée.

C’est directement l’occasion de voir ce qu’elle donne sur le terrain. Elle donne une sacrée scène de course poursuite immédiatement et ne plaît pas tellement à Nolan quand le criminel qu’elle pourchasse lui explique qu’il l’a poussé. C’est bien sûr faux et Nolan l’apprend vite en allant la dénoncer, sous les conseils de Lucy. C’est ce qu’il devait faire et ça prouve qu’il est un bon flic, mais ça n’empêche qu’elle a un sacré caractère et un « ticket d’or » qui lui permet de toute manière de se sortir de n’importe quelle situation compliquée vis-à-vis de sa hiérarchie.

En effet, on apprend ensuite qu’elle a passé quatre années dans les cartels de Mexico à servir d’agent infiltré au sens propre du terme : elle infiltrait la drogue dans son propre corps et faisait tout comme une vraie passeuse de drogue, avant de la revendre accompagnée de GPS pour que la police puisse arrêter tout le monde. Charmant.

En fait, personne ne pense que c’est tout à fait une bonne idée d’avoir Nyla dans un commissariat et en uniforme après quatre ans comme ça, mais ça reste la tutrice de Nolan tout de même. De toute manière, elle n’est pas très attachée à son uniforme et elle n’hésite pas à l’enlever bien vite dans la voiture, devant Nolan. Oookay. Bon, dit comme ça, c’est étrange. Evidemment, elle a une raison de le faire : elle a reconnu un type qu’elle connaît de sa mission sous couverture.

En quelques minutes, voilà donc comment Nyla se transforme en Crystal, et c’est excellent à voir comme transformation. Il n’empêche que la méthode n’est pas conventionnelle du tout, alors Nolan se retrouve une fois de plus à demander de l’aide et des conseils à Lucy. C’est finalement Tim qui lui dit de plutôt respecter les ordres de Nyla.

Rapidement, donc, Nolan se retrouve à devoir arrêter l’homme, tout en jouant avec la couverture de Nyla. Cette dernière n’hésite pas à frapper Nolan pour lui intimer l’ordre de l’arrêter elle, mais de laisser l’autre homme s’en tirer. La mascarade est plutôt marrante, franchement. Nolan en profite pour interroger Nyla en la gardant dans sa voiture, mais évidemment, elle parvient à s’échapper.

Il conserve malgré tout son job, tout va bien.

Pendant ce temps-là, on retrouve Lucy qui est apparemment toujours heureuse de voir Tim et sa meilleure amie Rachel sortir ensemble. Alors, vraiment, non, ce n’est pas logique, mais admettons. C’est l’anniversaire de Rachel, et c’est à peu près le point d’intérêt pour cette intrigue : on voit Lucy conseiller perpétuellement un Tim bien incapable de gérer une relation amoureuse.

Il décide de lui offrir… des tickets de baseball. Ah oui, quand même. Ca reste plus intéressant que leur intervention de l’épisode qui consiste à empêcher des influenceurs de prendre des photos avec un jeune enfant malade – qui veut par contre une photo avec Tim et Lucy. Drôle, mais pas dingue. Au moins, ça laisse Tim réfléchir à ce qu’il peut bien offrir à Rachel.

Enfin, une troisième intrigue s’attarde sur Angela et son bleu intervenant pour mettre fin aux actions d’adolescents vidant leur chargeur de paintball sur la tente d’une SDF. Est-ce que c’est Perfect Penny de Grey’s ? On dirait bien, malgré le maquillage. Il faudra que je cherche. En tout cas, elle dit à contre-cœur s’appeler Alice Sheldon, et on sent bien que ça cache quelque chose d’autre. Vivement qu’Angela creuse un peu.

C’est ce qu’elle fait, sans rien trouver d’autre que de la compassion à lui offrir en échange de cette torture. Quand elle retourne la voir pour l’aider, en revanche, elle trouve une photo d’une certaine Katrin Arnoux, victime d’un accident de voiture la laissant paralysée une dizaine d’années plus tôt. Très clairement, Alice devient la suspecte numéro 1.

Elle est vite retrouvée par le duo de policiers et elle est tout aussi vite arrêtée. Next. Ou pas. Angela est pleine de compassion pour elle, au point de demander à la victime de ne pas trop insister sur la peine de prison. C’est dommage.

Toutes les intrigues sont de petites intrigues ? C’est pour mieux en revenir à l’introduction de Nyla dans la série : elle monte aussitôt avec l’ensemble du commissariat une opération pour faire arrêter l’homme de son passé. C’est une bonne manière de construire l’épisode, on va dire, et de se concentrer sur l’arrivée de Nyla qui est clairement en train de gagner un statut de personnage que j’adore bien rapidement.

Nyla est énervée d’entendre Grey mettre à mal son opération en préférant arrêter un petit revendeur plutôt qu’Osito, le grand bandit après qui elle en a. Pas grave : Nolan parvient à la calmer, sentant bien qu’il y a une raison à sa présence à Los Angeles. Et ça ne manque pas : elle est là pour récupérer une partie de la garde de sa fille, et donc sa famille. Moi, je trouve que c’est une excellente nouvelle, parce que son ex et le père de l’enfant, c’est un personnage joué par Enver Gjokaj. Décidément, il est partout cette année, je suis tellement content de le retrouver à l’écran… douze ans après son introduction dans Dollhouse ? OUTCH.

Bon, tout ça, on ne l’apprend qu’en fin d’épisode. Avant ça, Nyla et Nolan apprennent à bosser ensemble : ils repèrent Osito eux-mêmes et montent une opération qui est loin de respecter toute la chaîne de commandement habituel. Là encore, pas grave : Nolan envoie des SMS à Lucy pour la tenir au courant de ce qu’il se passe, ce qui fait que le coup de filet est finalement efficace pour arrêter Osita. Bon, bien sûr, notre héros se prend quand même une balle dans son gilet pare-balle, pour faire bonne mesure, et pour lui permettre de gagner aussi la confiance de Nyla en refusant de rédiger un rapport contre elle. Belle introduction pour ce personnage !

Autrement, on voit également Tim trouver le cadeau parfait pour Rachel, mais ça pue l’aide de Lucy à des kilomètres à la ronde. Quant à Angela, elle revoit la femme paralysée qui accepte évidemment de changer d’avis et d’atténuer la peine d’Alice. Angela lui raconte aussi qu’elle se sent responsable de l’accident de voiture

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The Purge – S02E10

Épisode 10 – 7:01 am – 18/20
L’épisode fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, et s’en tire plutôt très bien du coup. J’ai bien aimé la manière dont tout était mis en scène, particulièrement, et le scénario possédait des twists auxquels je ne m’attendais pas. Je trouve l’ensemble plus osé que la première saison, mais la fin de la série est finalement quelque peu frustrante. Il n’y aura pas de saison 3, alors qu’il y a toujours de quoi faire avec cette franchise… J’en attends plus, quel que soit le format !

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Spoilers

210

You’re robing purgers of their rightfull kills.

Une semaine avant la toute première Purge, la NFFA a payé un ingénieur stressé et pas bien doué pour créer le centre d’opération dans lequel on a rencontré Esme pour la première fois. L’idée de ce dernier flashback de scène d’introduction est de nous présenter une cage de verre soi-disant impénétrable qui aura forcément son rôle à jouer au cours de l’épisode.

On retrouve alors en début d’épisode nos braqueurs qui ont donc de nouveau pour mission de voler de l’argent qui a déjà été volé par d’autres. Simple, efficace, beaucoup plus pratique que leurs habitudes. Le but est ensuite de quitter le pays. Tommy découvre au passage l’existence d’Esme. Leur plan se passe plutôt bien au départ, mais malheureusement, ça continue mal quand un tas de purgeurs débarquent de nulle part.

Ah ben voilà, c’est exactement ce que je disais dans l’épisode précédent : normalement, il y a des purgeurs qui sortent de nulle part ! Là, ils ne sont pas très efficaces par contre, c’est juste histoire de fournir un peu d’adrénaline, mais pas de vraie menace pour autant. Nos héros s’en sortent sans le moindre mal, tuent quelques personnes, mais finissent avec de l’argent. Simple, efficace.

Riches, ils ont donc prévu de se barrer aussi vite que possible, avant la fin de la nuit, au Panama où ils pourront refaire leur vie sans finir en prison. Par contre, au dernier moment, ils reçoivent une notification qui leur font comprendre qu’Esme est vraiment dans la merde pour porter son message au monde… Ryan se sépare alors de ses amis, préférant venir en aide à Esme que partir avec eux. Bien sûr, son équipe lui est loyale, mais comme ils ont aussi leur propre famille, tout est remis en perspective.

De son côté, Esme parvient enfin à son but : elle trouve une vidéo qui prouve que son amie a été assassinée comme elle le supposait hors purge : les NFFA sont entrés avant les alarmes chez elle.. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas se transférer le document, ni se le filmer. C’est embêtant comme tout parce que ça signifie qu’elle est obligée de diffuser la vidéo dans le centre de commande.

Elle contacte donc Vivian pour accéder à celui-ci. C’est abusé : Esme passe à l’étage de surveillance sans que personne ne la grille.

Par contre, Vivian qui sort de son bureau, ça paraît immédiatement suspect auprès de sa collègue ? Eh ben, c’est quelque chose ça. Curtis, le chef est immédiatement mis au courant et intercepte sans problème Esme et Vivian dans la cage d’escalier menant à la cage de verre. Esme parvient toutefois à le convaincre de ne pas la tuer, lui expliquant qu’elle veut juste prouver que la NFFA ment aux américains et tue en fait en-dehors de ses propres clous…

Il décide donc de laisser passer Esme et Vivian… changeant finalement d’avis au dernier moment. Vivian s’interpose aussitôt pour sauver Esme d’une balle probablement mortelle. En tout cas, pour Vivian, elle l’est. Esme n’hésite pas à tuer Curtis également, mais ça n’empêche que tout ça est bien con pour Vivian qui aurait mérité une meilleure fin et qui est laissée là pour morte.

Finalement, Ryan débarque à son tour dans le bâtiment et à nouveau, chapeau bas pour la direction de l’épisode qui propose une chorégraphie magnifique de combat. Ryan se débarrasse de tout un commando qui en avait après Esme, à l’exception d’un homme, qu’Esme tue elle-même quand il allait s’en prendre à Ryan. Ah, quel beau couple badass. J’aimerais les aimer plus que je ne les aime vraiment, mais en fait, la série n’a pas réussi à me faire accrocher vraiment à leur couple.

Pourtant, Ryan est prêt à beaucoup pour Esme. Il l’aide à s’enfermer dans la cage de verre pour qu’elle puisse diffuser son message, avant de rester en-dehors de cette cage pour empêcher un nouveau commando d’interrompre Esme. Il a l’espoir qu’elle pourra s’en tirer car on est en fin de Purge et qu’ils devront l’arrêter une fois que l’alarme de 7h aura fini de retentir.

C’est donc ainsi que Ryan se sacrifie et meurt pendant la dernière sonnerie de l’alarme. Au moins, Esme peut donc enfin diffuser son message : la Purge n’aide personne à purger sa violence, bien au contraire. C’est un virus qui donne encore plus une soif de pouvoir, vengeance et crime qui est dévastatrice pour les États-Unis. Je suis content de son discours, parce qu’il me donne un point du Bingo Séries avec un décompte nous montrant « 42 secondes », un peu caché certes, mais là quand même.

Esme finit en tout cas son message sans problème et peut ainsi se faire arrêter à 7h01. Le truc, c’est en revanche que l’homme en charge de l’arrêter a pour ordre de la tuer, même s’il est 7h01. Comme sur la vidéo qu’elle a mis en ligne et qui montre que la NFFA ne respecte pas les règles, Esme se fait donc assassiner par un soldat américain qui n’hésite pas beaucoup malgré l’ordre illégal qu’il reçoit. Quant à elle, elle est tellement résignée que ça m’a fait de la peine. Vraiment. Je m’attendais à une fin de saison différente et ce double meurtre de Ryan et Esme est plutôt inattendu. Je pensais qu’au moins un des deux survivrait.

C’est plutôt bien trouvé de leur part, donc, même si j’ai trouvé la saison plutôt mal écrite pour qu’on soit convaincu par le sacrifice de Ryan et la force de son amour avec Esme. On ne les a vus en couple que pendant deux ou trois scènes, en même temps…

Si la Purge est finie pour Esme et Ryan, il me reste encore à raconter toute une autre partie de l’épisode. Ainsi, la voiture de Marcus arrive bien trop vite à l’hôpital pour mon goût. Bon, plutôt qu’un hôpital, ils sont donc à un centre de triage où ils ramènent aussi Ben. C’est si rassurant de voir un tueur en série au milieu de tant de victimes potentielles, y compris Michelle vraiment mal en point. Qu’elle se rassure : son médecin est chirurgien et il a même de l’aide de la part d’une étudiante infirmière.

Si Michelle est vite soignée, Marcus découvre vite en commençant de soigner d’autres patients que quelque chose cloche dans cet hôpital de fortune : le docteur Jason, puis l’étudiante en médecine disparaissent. Là-dessus, la série a vraiment très bien géré les scènes et la mise en scène : des bâches blanches aspergées de sang, un Ben qui se promène à l’arrière-plan et un Marcus intrigué qui ne comprend pas ce qu’il se passe.

Oh, il finit par comprendre en trouvant les corps de tous les soignants ensanglantés. À dans trente minutes de la fin de la Purge, voilà donc Marcus confronté à Ben, simplement armé d’un scalpel. Il n’a même plus l’effet de surprise, ça passe pour que Marcus le maîtrise et le pique avec une seringue de tranquillisant. Ce fut vite réglé tout ça…

Deux mois plus tard, il faut donc fournir une conclusion à tout ça, mais je suis quelque peu énervé de voir que la série n’a pas trop de manière de conclure sur une fin satisfaisante. Esme était un peu la seule que j’aimais bien et les intrigues ne se croisent pas spécialement toutes comme l’an dernier, ce qui est dommage. En plus, j’ai trouvé bien peu satisfaisant la manière dont ça se termine pour Ben… Je suis bien content de voir que Vivian est en vie, mais bon, ça ne compense pas tout, surtout que ce n’est pas super crédible comme fin.

Concrètement, à Panama, les braqueurs vivent leur meilleure vie et ils aident Darren et Vivian à mettre au point un système de résistance efficace, sous l’égide de l’impulsion donnée par Esme. Que c’est beau. Parmi les résistants, on retrouve à peu près tous les personnages de la série : Turner, qui s’en est donc tiré malgré sa présence au cimetière, mais également Sofia, la sœur d’Esme, ou Michelle, déjà debout elle aussi, comme Vivian. Vraiment, c’est cool d’être mortellement blessé dans ce genre de série, on s’en remet si vite !

Ben ? Il est toujours en vie parce que Marcus ne l’a même pas tué pendant la Purge. Ben est donc toujours aussi énervé et prêt à en découdre pour tuer tout le monde à la Nouvelle-Orléans – et en-dehors. La fin de cette saison, et de la série, est donc de nous proposer une opposition plutôt bien fichue entre la résistance derrière le visage d’Esme et un tueur derrière son masque.

210-2

EN BREF – La saison 2 est une excellente idée sur le papier et ça m’avait parfaitement convaincu en début de saison… mais ça s’est vite écroulé en milieu de saison qui est devenu une sorte de ventre mou pas très sexy qui ne donnait pas envie de revenir. J’avais tant adoré la saison 1 que j’attendais mieux de cette série. Même lorsqu’elle a réussi à repartir, on s’est retrouvé avec un ensemble pas assez convaincant, je trouve, parce que des pans béants restent dans le scénario du côté de la cohérence.

La fin est bien trouvée, mais je trouve ça un peu décevant, surtout que dans tous les cas, la série étant anthologique, on aurait fini là-dessus. Alors pourquoi pas, c’est sûr, et j’aime bien les fins ouvertes habituellement… mais là, j’aurais bien aimé deux épisodes de plus pour voir vraiment toutes les intrigues se croiser et espérer une meilleure conclusion.

C’est aussi le problème d’une série intégrée à une franchise de films en cours, cependant : compliqué de proposer une vraie fin satisfaisante dans ces conditions !

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The Purge – S02E09

Épisode 9 – Hail Mary – 17/20
C’est bien meilleur comme type d’épisode puisqu’on a enfin ce pourquoi on suit cette série… mais il y a tout de même quelques incohérences qui persistent à surgir tout au long de l’épisode. C’est plus ou moins dérangeant, mais disons qu’il y en a tout de même certaines qui n’ont aucun sens et cassent la crédibilité de cette histoire. Croyez-moi, si j’avais été scénariste de cet épisode, il y aurait eu bien plus de victimes par simple souci de cohérence avec l’histoire. Là, les purgeurs semblent bien peu enclins à débarquer par surprise comme ils sont censés le faire.

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Spoilers

209

Don’t purge me, please !

C’est parti pour la Purge ce soir, il était temps de m’y mettre. Et on commence par une première scène qui nous montre que Ben n’a jamais pu gérer ses émotions comme quelqu’un de normal. C’est dommage parce qu’on nous avait toujours fait croire que c’était son agression lors de la Purge qui l’avait fait dérailler, mais en fait, tout petit, il éclatait devant ses jouets devant la télévision lorsqu’il découvrait l’enfer de la Purge. Oui, oui, à la télévision : bienvenue aux États-Unis où l’école à la maison, c’est juste l’occasion d’apprendre aux enfants que c’est cool de tuer une nuit par an quand on est adulte…

Dans le présent, la Purge est à peine commencée dans l’épisode précédent qu’il ne reste déjà plus que dix heures à vivre dans cet enfer. Ben en profite pour proposer un charmant deal à son ex-meilleur pote : tuer son colocataire Scott ou laisser Ben les tuer tous les deux. C’est absolument charmant comme deal ça. Le pauvre Turner est alors forcé par Ben de planter un couteau dans Scott.

Bon, concrètement, c’est plutôt Ben qui le fait en scotchant les mains de Turner à un couteau qu’il enfonce ensuite dans Scott, mais Turner se sent complètement coupable. Ben est aveugle à la situation, persuadé de l’avoir convaincu que c’était cool de purger.

Ce n’est bien sûr pas le cas et Turner s’enfuit dès qu’il en a l’occasion. Ah, c’était bon à vivre cette course poursuite en pleine purge. Ben retrouve son masque fétiche, Turner croise quelques dingues en route et se réfugie finalement dans un cimetière.

La série a alors l’excellente idée de nous confronter Ben à son propre sort finalement : dans le cimetière où il poursuit Turner, il tombe ainsi sur un groupe de jeunes hommes portant tous le même masque que lui… et ayant tous la ferme intention de le buter, n’ayant pas la moindre idée qu’ils s’en prennent ainsi à leur idole. Que ça fait du bien de voir Ben être pris à propre piège et commencer à se faire dessus. Je l’aimais bien au début pourtant… Après, pas de quoi s’inquiéter : il réussit à s’enfuir du cimetière, youpi.

Même pendant la Purge, Esme reste la priorité numéro 1 de son ex-employeur qui veut la retrouver coûte que coûte. C’est abusé. Esme se rend dans un club bien particuliers de geekettes s’amusant à faire du chantage pour gagner plein d’argent à partir de photos sales. Son but en venant ici ? Réussir à disparaître, enfin.

On lui propose de devenir un fantôme, utilisant une vidéo d’elle pour faire croire qu’elle est ailleurs que là où elle est vraiment. C’est facile, ça, mais c’est crédible, surtout avec l’aide d’une réceptionniste. Pourtant, elle décide ensuite de s’aventurer dehors en pleine Purge, pour conduire jusqu’au lieu de la supercherie. Ce n’est vraiment pas malin en pleine Purge.

Cela ne manque pas : ce qui devait arriver arriva, son van est pris en cible par un type qui leur tire dessus pour le fun. Quelle belle surprise pour lui quand il découvre qu’il tient Esme ! La récompense pour son arrestation est énorme.

Malgré tout, elle est assez à proximité du bâtiment des NFFA pour brouiller les caméras comme prévu et y pénétrer pendant que les alarmes sont bloquées, pour 60 secondes. L’homme qui la pourchasse n’aime pas bien l’idée, mais il ne peut donc plus rien faire pour l’arrêter. Esme se met alors en quête d’ascension du bâtiment de vidéo-surveillance. Les faire tomber de l’intérieur, ce n’est pas le plan que j’en attendais.

Pendant ce temps, le van des prisonniers avec Tommy est emmené au milieu de nulle part. L’épisode prend enfin le temps d’expliquer pourquoi les prisonniers ne sont pas exécutés en prison, cela dit : ils ont été vendus à des riches bien organisés qui espèrent se faire une Purge sans danger. Cela n’existe pas : les soirées de riches comme ça, c’est tellement l’occasion d’aller buter quelques riches de la NFFA en toute impunité.

Sara et Ryan sont tellement obnubilés par leur mission de la soirée, qui est de sauver Tommy, qu’ils ne se rendent même pas compte qu’il y a également l’homme riche qu’ils ont vu qui est présent. Oh, ils en ont vite pour leur argent, toutefois : ils se font tirer dessus dès que l’homme en a l’occasion. Bien sûr, nos héros ont une chance improbable, s’en sortant parce qu’il est incapable de tirer avec précision, contrairement à eux.

Rapidement, le trio parvient à libérer Tommy, et avec lui l’ensemble des prisonniers du van. C’est un peu gros de relâcher autant de criminels d’un coup. Admettons, toutefois. Tout ça fonctionne à peu près… jusqu’à ce Ryan se fasse avoir par une fléchette tranquillisante ramenée illégalement par l’homme riche. C’est con, parce qu’il envisage aussitôt d’enterrer Ryan, mais pas avant d’avoir appris que son frère est mort pour rien du tout.

Bien sûr, tout ça est juste un moyen de donner un peu de suspense à l’ensemble, mais Ryan s’en tire en vie avec le reste de son équipe tuant le riche d’une balle dans la tête. Il reste tout de même une grosse incohérence dans toute cette partie de l’intrigue : ils font un bruit de dingue sur le terrain de chasse des riches mais personne ne semble les trouver ou les arrêter avant qu’ils ne le quittent en van, avec pour ferme intention d’aller retrouver leur argent aux mains d’autres voleurs.

Dans le quartier pas si tranquille de Marcus et Michelle autrement, la tension accélère en début de Purge, avec des voisins qui n’hésitent pas à s’attaquer aux volets et à foutre le feu à la barraque. Sympa. Il y a toutefois un des voisins qui commence à avoir du mal avec tout ça : c’est l’ex de Michelle. Sam est finalement le plus humain de tous et il a peur de tuer des gens, surtout qu’il n’y a pas que Marcus et Michelle dans la maison.

Ah, c’est triste. Il aurait mieux fait de ne rien dire, parce qu’il devient aussitôt le mouton noir de Clint qui le force à se rendre dans la maison quand la porte s’ouvre. Marcus et les autres récupèrent bien rapidement Sam en otage, le blessant sacrément au passage. Leur but est toutefois de ne tuer personne pendant la Purge – sauf en cas de légitime défense. Marcus n’a pas du tout envie de devenir un de ces cinglés fanatiques de la Purge. C’est tout à son honneur, mais bon.

Pourtant, ça fonctionne bien comme stratégie : il peut ensuite échanger Sam contre Clint, afin de faire la paix avec Clint, s’excusant pour ce qu’il a fait à sa femme et lui expliquant que le tuer ne la ramènera pas. Oh, les bons sentiments sont bien gentils et on voit bien ce qu’il fait… mais on a aussi vu assez de films et séries, tous, pour ne pas tomber dans le panneau quand Clint accepte de faire la paix.

Ben voyons. À la première occasion, Clint poignarde donc Michelle, forçant Marcus à sortir face à ses voisins. Il a réussi à les apaiser totalement en leur rendant Sam, alors il négocie avec eux le droit de monter dans une camionnette pour l’amener à l’hôpital. Pourquoi pas, mais il reste quelques heures de purge, alors bon courage.

D’ailleurs, je suis déçu par toutes ces scènes dans le quartier des riches : personne ne semble vouloir venir y purger quoique ce soit, à l’inverse de ce qu’on a toujours vu dans les films et en saison 1, où il n’y avait pas un quartier aux États-Unis qui soit attaqué par des jeunes ayant envie de profiter à tout prix de cette fête. Là, ce n’est pas le cas, et le seul jeune que le nouveau mec de l’ex de Marcus percute en voiture, c’est Ben.

Malheureusement, le tueur s’en tire vivant – très improbable, ça ! – et Marcus décide de jouer les grands samaritains en l’emmenant dans un centre de triage où il sera soigné. Il laisse donc monter un tueur à bord de sa voiture…

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HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

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Spoilers

615

You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

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EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

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