HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

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Spoilers

615

You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

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EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

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The Purge – S02E08

Épisode 8 – Before the Sirens – 17/20
Voilà, finalement, je reviens sur ce que j’ai dit plus tôt dans mes critiques : il est clair que la série est à son meilleur dans ce genre d’épisode et dans la fin de saison à venir. Les dernières pièces du puzzle se mettent en place avant les derniers épisodes qui promettent de très bonnes choses… mais c’est ce qui pose problème à cet épisode qui, du coup, paraît être une vaste introduction qui prend encore son temps et laisse voir de trop nombreuses failles dans le scénario !

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Spoilers

208

She made her choice and there will be consequences.

On sait bien que la Purge approche, mais ça ne semble pas déranger plus que ça les Américains d’y être à nouveau confrontés. Mieux que ça, on suit les préparatifs de trois adolescentes avant un selfie en costume. Superbe !

À douze heures de la Purge, Esme et Ryan sont toujours en couple et envisagent désormais de quitter le pays. On les voit profiter des dernières heures avant le plan, sympathiser toujours plus avec Sarah et Doug, puis se retrouver dans la merde quand ils apprennent que les accès aux aéroports seront fermés plus tôt que d’habitude. Cela s’explique parce que d’’après le boss de Vivian, la Purge qui arrive promet d’être la pire depuis bien des années. Tout le monde est sur les dents, donc.

Heureusement pour eux, Vivian est donc toujours en contact avec Esme et, mieux que ça, elle l’aide désormais. C’est l’occasion de découvrir que Ryan ne connaît pas tout le plan d’Esme, qui est de renverser les NFPA et l’occasion d’être certain que Vivian est prête à tout pour aider Esme, même à faire un faux signalement à quelques minutes de la Purge.

Le faux signalement permet de libérer l’accès à l’aéroport, ce qui arrange bien nos amis dont le plan est loin d’être celui auquel on s’attendait. En effet, Ryan s’est assuré de se débarrasser de son ancienne boss, qui était pourtant sacrément méfiante et avait envoyé un de ses hommes pour le surveiller. Ce n’est pas de bol pour elle : Ryan se débarrasse de lui dans un accident de voiture facilement provoqué et de son ex boss dès la première minute de la Purge.

Je suis un peu déçu : je pensais que la Purge commencerait au prochain épisode, mais non, on a droit aux premières minutes dans cet épisode. Vivian s’excuse d’un faux signalement d’Esme pour mieux apprendre que la tête de son amie est mise à prix par le gouvernement lui-même. Esme le découvre elle aussi, mais ça n’est pas spécialement une surprise quand on est une terroriste, je pense.

Quant à Ryan, Doug et Sara, leur nouveau plan consiste tout simplement à aller libérer leur ami avant sa condamnation. Cela n’a aucun sens, d’ailleurs : le fourgon blindé l’emmenant à son lieu d’exécution quitte la prison à la première minute de la Purge, pas avant. Je ne vois pas trop pourquoi ? Autant tuer tous les prisonniers qui posent problème dès la première minute de la Purge, non ? Pourquoi les déplacer, si ce n’est pour donner une chance à tous leurs potes de venir les libérer avant en tuant les gardiens ? Après, c’est peut-être qu’ils prennent ça pour un sport, du coup…

Avant la Purge, Marcus doit faire en sorte que ses affaires soient prêtes en cas de décès, parce qu’il sait très bien ce qui l’attend désormais. Il en parle donc à son fils, promettant même d’être en mesure de le protéger quoiqu’il arrive. Pour ça, il décide de lui casser le bras de manière à ce qu’il puisse passer la nuit à l’hôpital. Eh oui, les hôpitaux sont apparemment un bon moyen d’échapper à la Purge.

Ah non mais clairement je me pète le bras chaque année sans le moindre regret dans ce cas. Ils sont fous ces ricains. Marcus se rend ensuite auprès de son ex-femme pour lui dire que leur fils est OK. La mère est ravie de le savoir à l’hôpital et ne semble pas se protéger plus que ça. Franchement, ça n’a aucun sens : d’où ? Comment ? Si son fils est en danger, elle l’est aussi, non ?

Qu’importe, apparemment. Marcus l’abandonne et retourne auprès de Michelle, parce que oui, ils ont décidé de passer la nuit ensemble, dans la maison qui sera clairement la cible de l’ensemble des voisins. C’est tellement n’importe quoi. Les choses empirent quand l’ex débarque avec son nouveau mari, dans le but de les aider à passer la nuit.

Cela s’annonce plus simple que prévu : le contrat sur leur tête est annulé, parce que c’est plus rigolo pour Clint et les voisins de prendre eux-mêmes en charge le problème. C’est n’importe quoi, mais ça sera plus rigolo à regarder, quoi, parce que ce sont des amateurs content d’aller au massacre.

Enfin, à la fac, tout le monde s’inquiète du manque de sécurité du campus. Tu m’étonnes, il y a clairement des endroits plus cool où passer une telle nuit. Les étudiants s’inquiètent surtout de savoir qu’ils vont rester avec Ben, qui inquiète les premières années. L’ancien meilleur ami de Ben ne comprend pas trop pourquoi, mais il est rapidement forcé d’admettre la vérité : Ben part en vrille.

Il a une arbalète, l’envie de sortir et une nouvelle coupe de cheveux de tueur. Ah, et aussi, il a un carnet de dessins plein de dessins charmants et on ne peut plus clichés : du sang, un masque de tueur, des couteaux… Normal, quoi. Le meilleur ami, Turner, décide ensuite de confronter Ben à même pas trois heures de la Purge.

C’est l’occasion pour lui de découvrir qu’il est le meurtrier d’Andy, mais il est déjà trop tard pour appeler la police qui a désactivé ses services. Ben voyons. Les étudiants se retrouvent donc enfermés dans la maison de leur fraternité, en sachant parfaitement que Ben a pété une durite et a probablement envie de les tuer. C’est charmant comme tout.

Il ne leur reste plus qu’à verrouiller toutes les portes de la maison qui est clairement peu protégée. Et puis, en plus, merci quoi, mais passer la nuit avec tant de gens que tu ne connais qu’à peine, ça ne me paraît pas une bonne idée. Limite, ils seraient prêts à passer la nuit avec un rencard Tinder à ce stade.

Ils s’en sortiraient peut-être mieux cela dit, parce que Ben a déjà un moyen de revenir dans la maison et de s’en prendre à un étudiant de première année, puis à Travis. Avant la Purge. Oh, il ne les tue pas cela dit, alors bon, tout va bien d’un point de vue légal.

Il les garde en vie jusqu’à la première minute de la purge où il s’amuse à tuer les pauvres étudiants et à pourchasser Travis qui tente de s’enfuir encore une fois, en abandonnant un de ses amis, comme à son habitude. Pas facile ! Finalement, Ben le rattrape facilement, mais il décide de ne pas le tuer… Reste à savoir pourquoi, exactement, parce qu’il lui annonce avoir eu une meilleure idée pour lui. Curieux !

Mais bon, la nuit de la Purge m’attendra encore un peu : trois épisodes d’un coup, c’est bien ; si j’en publie plus dès aujourd’hui, je sais très bien que personne ne me lira !

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The Purge – S02E07

Épisode 7 – Should I Stay or Should I Go ? – 15/20
Léger mieux dans cet épisode où deux intrigues sur trois sont prenantes et plaisantes, même si la scène finale me laisse perplexe sur la construction de la saison qui est tout de même bancale à bien des égards. Au moins, la fin de saison devrait être plus percutante après des épisodes ayant trainé en longueur pour pas grand-chose finalement.

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Spoilers

207

I already saw it. I saw the mask!

La scène d’introduction, comme d’habitude, revient sur la Purge dans la société américaine, avec un business de masques qui décide de recréer le masque du meurtrier de la fac. Marrant, sans plus.

À 116 jours de la Purge, Esme fait donc partie de l’équipe de Ryan et ça lui permet d’avoir un accès direct au système de la NFPA. Vivian, la stagiaire, la remarque aussitôt, mais c’est le but : ils savent très bien qu’ils n’ont pas beaucoup de temps pour obtenir les informations qu’ils souhaitent. La fuite se passe bien pour eux et Esme peut donc porter une jolie perruque blonde pour passer aussi inaperçue que possible. Pas gagné avec la reconnaissance faciale, cela dit.

Pourtant, ce qui les mets dans la merde, c’est finalement la mère de Ryan qui se fait remarquer par les flics et qui pousse Esme à se séparer de Ryan dans une scène où il n’est pas bien crédible qu’elle puisse quitter sa voiture fermée à clé sans que personne ne la voit faire. Bon, il faudra faire avec, cela dit.

Pendant ce temps, Vivian s’intéresse de prêt à ce qu’a bien pu faire de mal Esme, et ça tombe bien, parce qu’elle n’a pas fait grand-chose de mal. Elle s’arrange donc pour lui faire passer un message, et c’est d’autant plus cool que ça tombe en plein dans la cavale d’Esme. Vivian cherche quelqu’un en qui faire confiance, et ça tombe donc sur Esme.

Cette dernière finit par rentrer au QG de Ryan et lui expliquer tout ce qu’elle a fait en début de saison, étant clairement responsable de l’arrestation de son meilleur ami. OK.

Marcus, lui, continue de passer tout son temps avec Michelle, qui refuse de le quitter. Elle a un bel instinct de survie, ma foi. Je sais qu’elle a survécu une fois, mais tout de même. Marcus veut tout de même comprendre pourquoi tous les voisins veulent le tuer, alors ils décident de faire le tour du quartier pour finalement tomber sur un barbecue organisé dans un jardin.

Un petit discours de supplications plus tard, le couple découvre ce qu’il a fait de mal : c’est donc Clint, un voisin, qui veut tuer Marcus parce qu’il lui en veut d’avoir tuer sa femme à l’hôpital, puis de ne l’avoir pas reconnu quand ils se sont croisés dans le quartier. Mais mort de rire. L’histoire est crédible en soi, mais que tous les voisins soient d’accord pour tuer Marcus parce que personne ne le connaît, au point de donner de l’argent pour ça, c’est n’importe quoi.

Bienvenue aux États-Unis, j’imagine. Comme Clint est un chic type, il accepte toutefois d’envisager de retirer le contrat sur la tête de Marcus, mais uniquement s’il est OK pour… quitter sa maison avant minuit. Euh, hein ? Marcus et Michelle acceptent aussitôt, embarquant au passage Darren avec eux, parce qu’il vient les trouver tout penaud de s’être mis dans de beaux draps.

Ses parents sont loin de se douter de ce qu’il a fait, mais ils le découvrent à la frontière : Marcus et Michelle ne peuvent quitter l’Etat avec leur fils dans la bagnole, ce qui pousse Darren à expliquer ce qu’il a fait. Il ne le fait pourtant pas et la famille décide de faire demi-tour et de retourner dans la maison, sous le regard de Clint. Ben évidemment, oui. C’est vrai que les hôtels n’existent pas dans ce pays et qu’ils n’ont aucun ami pour les héberger ne serait-ce qu’une nuit, le temps que les choses se tassent.

Enfin, Kelen, la copine de Ben, décide de quitter la ferme de son mec aussi vite que possible. Pourquoi pas, mais elle le fait trop tôt et de manière bien trop débile. Ben se doute immédiatement de quelque chose et comprend qu’elle a fouillé sa valise. Il propose donc de la ramener à la fac, et on sait que ça va mal tourner pour Kelen.

Une fois dans la voiture, Ben décide donc de passer aux aveux, content tout de même de voir que Kelen ne l’a pas dénoncé et qu’elle tient à lui. C’est bien beau tout ça, mais ça me fait de la peine, parce que Kelen est obligé de lui dire qu’elle le trouve courageux et qu’elle l’aime. Il n’empêche qu’il remarque sa peur – tu m’étonnes ! Elle a peur parce que, tout de même, il lui explique calmement qu’il est un psychopathe.

Et pour la rassurer, tout ce qu’il trouve à faire, c’est lui donner un couteau. L’angoisse est totale. Comme dans tous les films et séries du monde, ils s’arrêtent alors à une station essence où elle décide d’aller aux toilettes, mais où il est assez malin pour récupérer tout de même son portable. Elle laisse un message sur une serviette dans les toilettes, mais elle comprend tout de même qu’elle est prise en otage.

Sans trop de surprise, Ben trouve le mot dans les toilettes et arrêtent finalement la voiture dans un coin isolé pour confronter Kelen qui prend toutes les mauvaises décisions possibles dans cet épisode. On va dire que c’est une situation stressante pour elle, mais tout de même. Finalement, Ben demande à Kelen de prendre le couteau et de le blesser avec, parce qu’il veut lui faire comprendre le plaisir du rush d’adrénaline que ça représente.

Elle en profite pour le planter et tenter de s’enfuir, mais on comprend immédiatement vers quoi ça se dirige : elle se fait percuter par une voiture qui ne la tue même pas, ce qui est impossible à cette vitesse. Et c’est d’autant plus impossible que le chauffeur avait une bonne visibilité quand même. Ben voyant qu’elle a survécu prend le temps de l’étrangler, tout de même. Pauvre Kelen. Elle va clairement se retrouver avec sa mémoire salie et les meurtres sur le dos, en plus.

L’épisode fait alors un saut dans le temps et reprend deux jours avant la Purge, promettant une fin de saison ensanglantée. Chouette ! Deux jours avant, donc, Esme et Ryan sont désormais en couple, Ben découvre que son masque fait un tabac dans les magasins et Marcus et Michelle ont un véritable arsenal à disposition.

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The Purge – S02E06

Épisode 6 – Happy Holidays – 14/20
J’ai bien aimé l’épisode et il y avait des scènes sympathiques, c’est vrai, alors je ne suis pas très sympathique dans la notation… Seulement voilà, j’adorais la saison 1 et j’ai désormais beaucoup plus de mal à aimer ce que la série propose. J’ai l’impression que toutes les intrigues vont trop loin dans ce qu’elles proposent, ce qui leur fait malheureusement perdre en crédibilité. C’est quand même problématique quand ma trouvaille préférée de l’épisode est celle qui n’a rien à voir avec les intrigues en cours, à savoir la scène d’introduction sur la Purge et les médias…

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Spoilers

206

You’re nobody in America unless somebody wants to purge you.

On est jeudi, il est donc temps pour moi de reprendre cette série pour savoir comment elle se termine. En effet, elle a été annulée hier, ce sont donc officiellement les derniers épisodes qu’il me reste. C’est dommage, j’avais tellement de bons espoirs pour elle après l’excellente saison 1… Mais ce n’est pas étonnant après cette saison 2 plus médiocre.

Pourtant, il y a toujours de bonnes idées, notamment cette scène d’introduction qui voit des journalistes débattre sur la violence qui revient en-dehors de la Purge. Leur solution ? Deux purges par an ! Et un appel à purger la stagiaire, aussi. La pauvre. C’est comme ça les États-Unis, désormais, on y  est célèbre que si on te veut te tuer une fois par an. Effectivement, ça ne donne pas envie d’être connu, d’un seul coup.

En début d’épisode, Ben est interrogé par la police sur le meurtre de son meilleur ami, youpi. Sa défense ? Il dormait pendant le meurtre, à cause de la drogue. LOL. Il est plutôt bon acteur, mais son stress est trop visible… pourtant les inspecteurs se laissent embobiner.

Ben enchaîne en retournant sur les lieux du crime, et il y gagne un nouvel ami intéressé par le drame. Personne ne semble le suspecter, c’est fou, pas même sa copine qui le surprend pourtant la porte fermée à clé. Cette intrigue, qui me plaisait beaucoup en début de saison, devient longue et traîne trop à mon goût. Ainsi, on suit le couple débarquer chez les parents de Ben pour un repas de fin d’année… mais bon.

Ce n’était pas du tout intéressant, jusqu’à ce que son frère insupportable finisse par énerver Ben au point qu’il le menace avec un couteau. C’est bête. Pendant la nuit, il profite d’être à la campagne pour aller faire un feu de camp et supprimer toutes les preuves de son meurtre. S’il se pensait discret, sa mère le voit revenir et elle a très clairement cerné sa personnalité.

De manière tout aussi discrète, il ne brûle finalement pas le masque du meurtre, qu’il a utilisé également pour se planquer sur les vidéos de la fac en quittant les lieux lors de la mort de son meilleur ami, et décide de le cacher dans sa valise. C’est très con : en fin d’épisode, sa petite amie trouve le masque en question et comprend donc qu’elle couche avec un meurtrier. Apeurée, elle a le bon réflexe de se recoucher, mais bon… Une fois que tu sais ça, il est difficile de l’oublier.

Esme continue quant à elle d’enquêter sur ce qui est arrivé à Olivia, évidemment. Elle retrouve pour cela le fils de Marcus, mais celui-ci portant un micro, il ne peut pas vraiment lui communiquer les informations qu’il souhaite. Esme comprend aussitôt qu’elle est suivie, mais on le savait déjà avec son micro trouvé chez elle.

La pauvre entame aussitôt une course poursuite : ses anciens collègues essaient de l’arrêter. Elle a l’avantage de connaître tout le système, évidemment, mais ils ont l’avantage d’avoir les caméras et la technique pour eux. Esme a beau être maligne, elle apparaît tout de même sur les caméras de la stagiaire, qui choisit de ne pas la dénoncer. Il n’est pourtant pas évident d’échapper à Big Brother : ils reçoivent absolument tout, même les photos publiées sur Internet.

En parallèle, nos braqueurs préférés sont toujours en train de programmer la prochaine Purge, mais Ryan doit désormais faire avec son ancienne boss qui souhaite travailler avec eux. Plus qu’un souhait, c’est du chantage : ils n’ont pas le choix en fait puisque c’est soit ça, soit la prison pour avoir été coincé hors purge. Sympa.

Sa journée n’est pas superbe, le pauvre. Non seulement, il supporte sa boss, mais ensuite, il doit faire avec l’arrivée surprise d’Esme. Non contente d’être poursuive par les NFPA, elle décide en effet de débarquer chez lui pour lui demander de son aide. Une fois de plus, il est question d’un bon chantage : soit il l’aide, soit elle le fait passer pour un complice, parce qu’elle le filait depuis quelques temps et connaît tout de son plan

Ryan accepte donc de l’aider et de la planquer de la NFPA qui, ne la trouvant pas, abandonne les recherches. C’est gros, mais ce n’est rien par rapport à ce qui suit : Esme devient l’ennemi public numéro 1 alors même qu’il y a eu des meurtres qui devraient mériter plus d’attention… Franchement, la série va trop loin en voulant s’occuper cette fois de nous parler de surveillance numérique et en sortant de son champ d’expertise, mais on savait bien que ça se dirigeait par là depuis un moment. Il était plus surprenant de voir Esme devenir un nouveau membre de l’équipe de Ryan avec Sara et Doug. Là aussi, par contre, la série semble vouloir aller trop loin…

Pendant ce temps, Michelle essaie toujours de faire croire à son mari qu’elle regrette ce qu’il s’est passé. Pourtant, en parallèle, elle ne parle toujours pas à Sam pour lui demander de ne plus purger son mari. Ce dernier prend donc les choses en main et l’invite chez lui. Il a la bonne idée de venir avec sa femme, cela dit.

Son but ? Faire en sorte de régler l’affaire au plus vite, parce qu’il a bien compris que Marcus était au courant et parce qu’il a tout raconté à sa femme. Y a de l’ambiance, d’un coup. Une fois qu’il est question de la purge, toutefois, Sam refuse totalement de reconnaître quoique ce soit. Il perd la confiance de sa femme et Marcus son calme : il sort son arme pour s’assurer que les voisins restent bien chez eux.

Oui, oui, il prend des otages chez lui en-dehors de la purge et les scènes vont assez loin. Sam accuse Michelle d’être responsable de ce qu’il s’est passé, alors qu’elle affirme qu’ils ont simplement blagué une fois sur la Purge. Soi-disant, elle avait tout oublié… mais c’est si peu crédible quand ça lui revient bien vite. En plus, Michelle n’hésite pas à torturer Sam encore plus que Marcus pour qu’il avoue sa culpabilité, alors il est clair pour moi qu’elle n’est pas si innocente que ça !

D’ailleurs, en fin d’épisode, Sam accepte de retirer sa part de la mise à prix de la tête de Marcus… mais il reste encore de l’argent pour le tuer. Contre toute attente – et crédibilité – Marcus découvre alors qu’il est fort probable que tous les voisins du quartier complotent pour le purger. Euh… Pardon ? Donc, deux cent jours plus tôt, personne ne voulait le tuer et il était un charmant membre de l’hôpital, mais maintenant, tout le monde est prêt à le tuer ?

> Saison 2