Emergence – S01E08

Épisode 8 – American Chestnut – 16/20
C’était déjà beaucoup plus intéressant dans cet épisode qui prend le temps d’intégrer naturellement ses intrigues à une suite logique d’événements qui découlent de l’évolution des personnages plus que de nouvelles histoires sortant de nulle part. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’épisode qui prenait le temps de développer le côté « émotionnel » autant que le côté mystère, tout en intégrant au casting un acteur que j’adore et qu’on ne voit pas assez à la télévision ces derniers temps.

> Saison 1


Spoilers

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I don’t want people to be scared of me

Comme le précèdent, cet épisode reprend par Emily complétement déprimée en train de parler seule. L’actrice est douée quand même, mais ça me fait de la peine ce personnage et ce talent gâché par une intrigue pas géniale : on nous présente Emily comme une mère désespérée finalement, ce qui fonctionne bien… sauf qu’elle en est réduite à parler à une intelligence artificielle qui n’a que la voix et non le corps de Piper. Bref, elle fait plus pitié qu’autre chose et c’est dur pour ce personnage que j’aimais bien à la base et qui finit par n’être que l’ombre d’elle-même.

Chez Jo, il est temps de passer aux réparations de la maison, parfaitement détruite par Piper dans l’épisode précédent, sur ordre d’Emily, évidemment. Piper culpabilise donc, et surtout, elle cherche à comprendre. Ben oui, elle ne sait pas qu’elle est un robot après tout, alors c’est un peu chelou cette affaire d’Emily apparaissant dans ses rêves, puis dans la réalité, tout en étant capable de lui faire exploser une partie de la barraque de Jo…

Loin des intrigues mystérieuses de la série, la vie familiale reprend son cours : franchement, Alex et Jo sont en pleine trêve pour Mia, et c’est comme s’ils ne s’étaient jamais engueulés. Pour Mia ? Elle organise une soirée pour son anniversaire. Les préparatifs occupent beaucoup Jo, qui en profite pour passe run peu de temps avec sa meilleure amie.

Pas de bol pour elle, elle est déviée rapidement par le boulot et surtout, surtout par la présence du FBI, représenté par… Enver Gjokaj ! Je suis tellement heureux de revoir cet acteur – comment j’étais passé à côté de sa présence dans la série ??

Il incarne donc l’agent Ryan Brooks qui est en ville pour apprendre à Jo que Richard est mort en prison. Il fallait bien que ce cliffhanger finisse par impacter la vie de Jo d’une manière ou d’une autre. Elle se rend aussitôt dans un motel pour prévenir Benny de ce qui est arrivé, et c’est l’occasion de découvrir qu’il vit désormais avec Alan. Sympathique la protection de témoins.

Ils sont tous les trois interrompus par un appel de Chris qui pense avoir retrouvé la trace d’Emily : il donne rendez-vous à Jo sur les lieux d’un incendie. Eh oui, la frustration fait faire plein de choses à Emily apparemment ; et elle détruit donc son laboratoire.

Bien sûr, le FBI est rapidement sur le coup et contre toute attente accepte de travailler avec Jo. C’est surtout pour la tension sexuelle possible entre Jo et Ryan qu’on nous montre ça, mais ce n’est pas glorieux pour Ryan. Franchement, il prend cher dans l’épisode : il n’a aucune information valable ou nouvelle pour Jo, qui décide de le tenir le plus éloigné possible d’Alan (ça donne quelque chose à faire à Benny, c’est déjà ça).

Ryan passe donc son épisode avec Chris, mais aussi avec Daphné qui l’ignore totalement. Je ne lui fais tellement pas confiance à elle… mais en même temps, il est dur de faire confiance aussi à Ryan qui parvient beaucoup trop vite à mon goût à retrouver la trace de la mère biologique de Piper. Et dans le même genre, Mrs Cox, la grand-mère biologique de Piper, accepte bien rapidement de venir au commissariat.

Elle est tout aussi rapidement congédiée par Jo qui n’apprécie pas de découvrir que Mrs Cox connaisse le nom de Chris. Autrement dit, elle est dans le coup, même si elle paraît toute innocente et n’est pas censée avoir parlé à Emily depuis des années. Pour en faire toujours trop, les scénaristes nous ajoutent aussi un bon élément : Piper ressemble comme deux gouttes d’eau à Emily lorsqu’elle avait dix ans.

Chez Jo, Alex interroge subtilement (ou pas) Piper pour savoir l’étendue de ses pouvoirs et de la menace qu’elle pourrait représenter pour lui, comme pour Mia. La scène était plutôt sympathique, même si les réponses de la gamine ne m’ont pas passionnées. Il était bien plus intéressant de la voir se souvenir d’un lieu où elle souhaitait se rendre.

J’ai rapidement compris où la série voulait en venir, mais Alex pas du tout : il accepte donc d’emmener Piper dans ce lieu étrange qu’elle lui montre sur une carte. Sans surprise, il s’agit de la maison d’enfance de Piper ; celle dont elle a défoncé tout un mur et que l’on a déjà vu dans un épisode précédent. Les souvenirs commencent à revenir à Piper, ce qui promet d’être intéressant pour le développement du personnage plus tard. Pour l’heure, on a juste droit à une scène mielleuse où Alex lui affirme que sa maison, c’est celle de Jo maintenant. MOUAIS.

Tout aussi intéressant était l’intrigue d’Emily et Jo. J’ai adoré les voir recommencer à être un duo comme il y a quelques épisodes, par la force des choses. En effet, Jo retrouve Emily dans un laboratoire où elle la confronte sur son envie d’avoir une fille au point de créer un clone d’elle-même. Elles sont toutefois interrompues par des hommes cagoulés bien étranges qui ne sont ni avec l’une, ni avec l’autre.

Dès lors, elles doivent faire équipe pour parvenir à s’échapper de ce groupe armé clairement surpuissant : elles arrivent à s’en tirer de justesse grâce aux capacités d’Emily, mais aussi grâce à Ryan qui débarque au dernier moment pour les voir travailler ensemble et s’enfuir d’un bâtiment qui explose bien rapidement. Tout est bien qui finit bien, donc, même si Emily est blessée au passage et même si, surtout, elle finit par être arrêtée par le FBI.

C’est très gênant : elle peut absolument tout raconter à Ryan… mais bon, rien ne dit qu’elle le fera. Tout aussi perturbant pour Jo est le fait qu’elle n’est finalement pas celle qui a explosé le laboratoire Augur retrouvé par Chris plus tôt dans l’épisode. Bref, rien ne va et le sentiment en fin d’épisode est vraiment amer quand elle en parle à Chris qui, allez savoir pourquoi, est présent à l’anniversaire de Mia.

Bon, ce n’est pas bien grave : ni Chris, ni Mia ne sont l’intérêt de cette fête d’anniversaire. En fait, il fallait seulement Jo et Alex qui se rapprochent à nouveau pendant que leur fille s’éclate. Du coup, personne ne surveille vraiment Piper, alors qu’il le faudrait. En effet, elle reçoit un cadeau de la part de sa mère elle aussi, mais pas de Jo comme elle le pense.

À la place, elle obtient un disque dur qui lui permet de découvrir la vérité sur son passé. Elle semble s’en remettre plutôt rapidement… mais il faudra voir dans le prochain épisode si c’est vraiment le cas. C’était un excellent cliffhanger, mais ce n’était apparemment pas suffisant pour les scénaristes. À la place, ils en proposent un deuxième : Alan, qui a réussi à échapper bien rapidement à la surveillance de Benny, assommé sur le bord d’une route plus tôt dans l’épisode (bordel, il ne sert plus à rien ce perso !), arrive dans un nouveau motel lui servant de planque. Malheureusement, il s’y fait assassiner bien vite par une mystérieuse femme qui semble en savoir beaucoup et être liée au commando qui a détruit Augur et le laboratoire d’Emily…

> Saison 1

Emergence – S01E07

Épisode 7 – Fatal Exception – 14/20
Si le rythme de la série est une bonne chose pour s’éviter des confusions et des incohérences trop évidentes, ici, il est un vrai défaut à mon goût dans le développement de l’histoire. Certains personnages sont laissés de côté, d’autres sont trop mis en avant et, dans l’ensemble, cet épisode aurait gagné à voir son intrigue se développer sur deux épisodes, particulièrement en ce qui concerne Piper, qui fait volte-face en moins d’une journée. Etrange !

> Saison 1


Spoilers

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Very glad to be home.

L’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné : Emily papote une fois de plus avec Piper, après lui avoir donné son nom. Ce n’est pas si malin que ça, je pense, mais bon, admettons. Elle lui explique être sa vraie mère, mais heureusement, Piper n’est pas si dupe que ça, n’en déplaise à Emily. Elle se déconnecte à son tour de la réalité virtuelle dans laquelle elles évoluaient pour mieux révéler aux téléspctateurs que nous sommes qu’elle pense sincèrement que Piper est censée l’aimer. Pour cela, elle torture Alan, dans l’espoir qu’il puisse reconfigurer la petite fille.

Et c’est effectivement le cas : rapidement, Emily peut donner des livres à Piper, chaque livre correspondant à un souvenir. Je connais des scénaristes qui sont fans de The 100, là. L’idée est simple cependant : chaque livre que Piper lit modifie un souvenir, remplaçant Jo par Emily dans ce dont se rappelle la petite. C’est sympathique comme plan pour la grande méchante de cette série, mais malheureusement, c’est exécuté à la hâte par les scénaristes.

Du côté de chez Jo, on découvre que la vie n’est plus si simple que ça : bien au contraire, tout se complique carrément pour elle quand elle comprend que son père lui en veut encore d’avoir fait de la rétention d’informations. Ce n’est pas le seul, puisque même Alex ne veut plus lui parler. Bien sûr, ce n’est pas le cas de Mia.

Bien au contraire, Mia est heureuse d’avoir une nouvelle petite sœur et elle en veut plutôt à son père de la séparer d’elle. La séparation est compliquée à gérer aussi pour Piper qui se met à culpabiliser de voir Jo coupée du monde comme cela. Heureusement, Jo est une mère parfaite pour la petite, alors elle fait tout ce qu’il faut pour la réconforter, avant de l’amener au boulot avec elle.

Là-bas, c’est Daphne qui s’occupe d’elle et je n’ai toujours pas confiance en elle, contrairement à Jo… mais bon, elle est perturbée Jo, parce qu’elle découvre que Piper connaît Emily. Au moins, ça n’aura pas traîné, à nouveau. C’est fou comme tout est toujours rapide dans cette série, je ne m’y attendais pas du tout.

Jo découvre donc qu’il y a un lien entre Emily et Piper et qu’elles se parlent, ce qui ne lui plaît pas du tout. Quand elle se rend compte qu’Alan a disparu, et qu’Emily aussi, Jo décide de couper toutes les ressources informatiques du commissariat. Evidemment qu’Emily y a accès, elle l’a prouvée plus d’une fois. En tout cas, Jo est rapidement dans une impasse que j’ai beaucoup apprécié : elle est forcée de se rendre en prison pour une visite à Richard.

Le but ? essayer de mieux cerner Emily, parce qu’elle est persuadée que Richard est en train de la couvrir. C’est malin, ça ! Plus malin encore ? Elle a réussi à deviner qu’Emily était la fille de Richard. Mon dieu, il ne manquait plus que ça, une histoire de famille dans cette série, pour les méchants, alléluia. J’ai toujours du mal à aimer le personnage de Richard, mais ça fonctionne plutôt bien de le voir hésiter à aider Jo pour venir en aide à sa fille biologique.

Il ne le fait toutefois pas, ce qui laisse à nouveau Jo dans une impasse, et sans portable en plus parce que tout le commissariat se passe désormais de portable pour éviter qu’Emily ne foute encore plus la merde. C’est plutôt intéressant comme développement, surtout que ça permet d’épaissir le personnage de Chris. Il est totalement dans l’abus cette fois, entrant par effraction chez la femme d’Alan après avoir compris, allons savoir comment, qu’elle était sous la menace d’une arme à feu. Trop forte, Emily.

Oui, forte, mais pas assez : elle n’a pas prévu que l’intelligence artificielle en Piper allait comprendre le reboot qui s’effectuait malgré elle. Ainsi, c’est avec une voix robotique que Piper prévient Jo qu’elle est en train d’être rebooté par Emily. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Jo se mette à flipper et se précipite de nouveau au commissariat, laissant Piper sous la surveillance de son père et de Benny, l’un et l’autre ne servant à rien.

Au commissariat, Jo peut interroger la femme d’Alan et, de manière trop précipitée à mon goût, cela lui donne une piste pour retrouver la localisation d’Emily. C’était rapide et je n’ai pas tout suivi aux liens logiques, mais bon, admettons. Dans le même genre, il était très rapide de voir Piper être reconfigurée hyper rapidement : après une rapide conversation avec Emily, elle la reconnaît immédiatement comme sa mère d’adoption. Elle en oublie l’existence de Jo quand Emily vient la kidnapper et lui ordonne d’exploser une partie de la barraque alors que Benny essaie de les empêcher de s’en aller.

Malheureusement pour Emily, elles tombent ensuite sur Alex, finalement convaincu par Mia que Piper est plutôt cool parce quelle l’a sauvée. C’est brouillon tout ça, surtout que très rapidement, grâce à la présence de Mia, Piper décide de changer à nouveau d’avis : sa bibliothèque de souvenirs reprend son bleu initial sans le moindre problème, hyper vite là aussi.

Jo ? Elle est de son côté en train de chercher à sauver Piper du danger dans lequel elle est : elle retrouve vite Alan et découvre que celui-ci est prêt à détruire l’intelligence artificielle en Piper. Eh oui, il considère qu’elle représente trop de pouvoir pour Emily et que ce n’est pas génial de lui confier tant de responsabilités alors qu’elle est une psychopathe. Alan explique donc à Jo qu’il peut provoquer une erreur fatale dans le logiciel du robot pour s’assurer qu’elle ne puisse pas servir à cette psychopathe. Pas de bol pour lui, Jo aussi est une psychopathe : elle détruit l’ordinateur d’Alan pour s’assurer que Piper reste en vie. Ben oui, Piper est plus qu’un robot pour Jo qui la voit comme sa fille…

C’était le bon choix puisque Piper retrouve finalement ses souvenirs et passe une bonne soirée avec Mia et Jo. Bon, la soirée de Jo n’est pas si joyeuse en vrai, parce qu’Alex est de retour chez elle, mais pas encore prêt à lui pardonner. Ce cliffhanger sentimental n’est pas excellent, mais heureusement la série a d’autres rebondissements en stock. Ainsi, l’épisode se termine avec Emily appelant son père pour lui confier qu’elle a perdu Piper.

Si elle a réussi à semer les flics qui étaient à ses trousses, Emily est ravagée par cette disparition. Son père biologique parvient à la consoler, mais son garde, en prison, surgit soudainement derrière lui pour l’assassiner – c’est en tout cas ce qui est suggéré par un flot de sang en fin d’épisode. Alors là, je ne m’y attendais pas tout à fait à cette mort.

Concrètement, Richard ne servait plus à rien, c’est vrai. Cependant, Terry O’Quinn est un acteur connu, c’est une prise de risque de l’éliminer si tôt dans la saison. Je suis curieux de voir vers quoi ça se dirigera maintenant…

> Saison 1

This is us – S04E15

Épisode 15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.

> Saison 4


Spoilers

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It’s kind of a long story. You’ve got an hour ?

Maintenant que Frankie m’a rappelé qu’une saison de cette série faisait non pas 16 mais bien 18 épisodes, j’entame ce nouvel épisode avec plus de sérénité que prévu. Malgré tout, j’ai tenu à le voir sans prendre de retard, de manière à avoir quand même quelques séries dans lesquelles rester à jour. Et puis, avec l’épisode précédent vu tout récemment, je suis resté dans l’ambiance, donc autant en profiter.

On repart avec un flashback plutôt marrant où les triplés rentrent chez eux avec chacun leur bulletin. Quand Jack arrive, c’est donc l’heure d’un conseil de famille assez révélateur du caractère des triplés : Randall est stressé d’avoir eu un A- quand il a des A partout ailleurs, Kate est dépitée de s’être fait larguée et privilégie ses émotions aux résultats scolaires et Kevin ignore tout le négatif pour se concentrer sur ses A en Arts plastiques et en sport. J’ai bien ri de tout ça, surtout que ce qui inquiète le plus les parents, c’est encore Randall qui stresse bien trop pour ses résultats scolaires.

Je le comprends, j’étais un peu comme ça petit aussi… après je ne me suis jamais formalisé de mes mauvaises notes en sport, hein. Autrement, Kate qui déprime, c’était chiant, mais pas autant que Kevin qui voulait absolument son argent de poche pour s’acheter des cartes de baseball, franchement, au point de reprocher à sa mère de ne pas être assez fun comme celle de Sophie. Trop sympathique.

Pourtant, ça suffit à ce que Rebecca craque et l’accompagne pour acheter les cartes de baseball, et la scène mère fils était sympathique. C’est de toute manière une relation clairement mise en avant dans l’épisode, avec de nouveau un parallèle passé/présent, d’ailleurs.

Dans le présent, Kevin ne rentre pas chez lui, mais passe directement voir sa mère, parce qu’il s’inquiète évidemment pour elle. Elle ne met pas longtemps à comprendre qu’il est au courant, et la scène qui s’ensuit est plutôt sympathique. J’aime bien le duo Rebecca/Kevin et ça faisait plaisir de le voir exploiter à nouveau, avec une sortie chez le disquaire, puis une virée dans l’ancienne maison d’une des chanteuses préférées de Rebecca. Tout n’est pas forcément subtil, mais ça fonctionnait assez bien, avec Rebecca se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, en chanson.

Et bizarrement, si Kevin était là pour la réconforter, c’est l’inverse qui se produit : la mère réconforte le fils assez facilement, en lui disant qu’il est important de se souvenir qu’il est capable de tout rendre fun, tout le temps. Cette fois, elle en profite clairement : elle fait tout pour retarder le rendez-vous médical où Kevin doit l’emmener afin de connaître les résultats de son IRM. Comme on le savait déjà, les résultats ne sont pas bons et suggèrent très clairement un début d’Alzheimer.

C’est bien triste et on n’a pas fini de pleurer, mais bon, Rebecca demande tout de même à Kevin de rester un pourvoyeur de fun et de ne surtout pas la traiter différemment. C’est possible au début, OK, mais pas à vie, clairement. Cela n’empêche pas Kevin d’être affecté par la nouvelle, en plus, et on le voit donc aller acheter la carte de baseball qu’il avait trouvé avec sa mère dans l’intrigue du flashback – un grand moment de joie mère/fils.

Toujours dans le passé, mais loin de Rebecca et Kevin, il y a Jack : il s’occupe d’abord de Randall qui a besoin d’améliorer ses notes en sport, l’emmenant ainsi pour s’entraîner à courir (d’où l’obsession du personnage pour la course aujourd’hui, j’imagine), puis de Kate et de sa rupture. La relation père/fille a toujours été magnifiée dans la série, alors ce n’est pas spécialement une surprise qu’il s’en sorte bien.

Pour en revenir au présent, Randall se rend finalement chez la psy, comme lui conseillait Beth la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé la scène d’introduction de ce nouveau personnage : on ne la voit pas de face, parce qu’elle est là pour écouter ce qu’il a à lui dire, pas le reste. Si j’ai aimé l’idée, je n’ai pas aimé son manspread, du tout.

Pour le reste, c’était intéressant de voir les faiblesses du personnage étalées si rapidement devant une inconnue dont on n’avait que la voix… mais encore plus de découvrir qu’elle connaissait déjà son patient : après tout, il est un homme politique. Toute sa vie est étalée sur Google, ne lui en déplaise ! C’est énervant pour Randall, parce qu’il aime avoir le contrôle, et ce n’est pas le cas du tout dans cette longue conversation. J’ai toutefois trouvé que ça manquait de prise pour vraiment être passionnant à suivre pendant une bonne partie de l’épisode.

Pourtant, Randall finit par craquer et s’énerver sur sa psy. Il n’aime pas du tout ses réponses, ou sa machine non éteinte qui n’arrête pas d’envoyer de la vapeur, ou même le tableau qui est dans la pièce. Ce n’est pas brillant tout ça, parce qu’il finit par quitter la pièce encore plus énervé que quand il y est rentré. Bref, le conseil de Beth, il ne l’aime pas du tout. Pourtant, celle-ci a besoin de lui à 100% de ses moyens, parce qu’elle n’arrive pas à l’être elle-même.

On découvre ainsi qu’elle est stressée depuis que l’homme est entré chez eux : elle a un spray anti-agression, des somnifères et un smartphone pour Annie dans son sac. Le smartphone ? De quoi avoir un moyen de contacter sa fille à n’importe quel moment. Randall n’est pas vraiment convaincu par cette idée de cadeau d’anniversaire allant à l’encontre des principes qu’ils s’étaient donnés, mais il n’en dit plus rien tellement elle est clairement détruite par ses émotions.

Mieux que ça même : ça suffit à le convaincre de retourner chez la psy, dont on découvre finalement le visage en fin d’épisode. A priori, on la reverra donc par la suite.

Enfin, il me reste à détailler l’intrique de Kate. Elle est de retour chez elle, mais elle n’a pas eu le temps de parler avec Toby pour autant. Celui-ci commence la journée par des excuses bien plates et un très joli cadeau : il veut transformer le garage en studio de musique. C’est beaucoup pour Kate : il en fait trop pour elle après un simple week-end qui ne lui a pas permis du tout digérer… surtout que Kevin a couché avec une Madison qui maintenant la harcèle.

Elle veut absolument s’excuser d’avoir couché avec Kevin, mais de toute manière Kate a d’autres chats à fouetter avec sa situation de couple qui n’est toujours pas claire, franchement. Heureusement, Madison est finalement de bons conseils en lui expliquant que cette relation avec Toby est très exactement ce dont elle rêve : un homme qui aime Kate sincèrement, dans tous ses états, et même quand elle ne cherche pas à lui plaire. Oh, je la comprends.

Bref, Kate et Madison sont rapidement réconciliées, et notre héroïne peut rentrer chez elle pour se réconcilier aussi avec Toby et découvrir que ce dernier a aménagé le garage en studio de musique non seulement pour elle, mais aussi pour bébé Jack. C’est très bien comme ça, et les scénaristes en profitent pour nous montrer que bébé Jack deviendra un grand chanteur en s’entraînant régulièrement, d’abord avec sa mère, puis avec ses potes dans le garage, puis en solo. Nice.

> Saison 4

The Walking Dead – S10E09

Épisode 9 – Squeeze – 14/20
Cette reprise a moins réussi à me convaincre, parce que toute la première moitié de l’épisode était à nouveau assez lente et semblait reprendre les défauts habituels des saisons précédentes… à commencer par un schéma d’épisode hyper prévisible que l’on connaît par cœur. Quant à la fin, le cliffhanger est plutôt bon, mais quand une scène me fait penser à Shadowhunters, ce n’est jamais bon signe. En fait, tout cet épisode n’a pas cessé de me faire penser à d’autres films et séries… en moins bon. C’est tout le problème quand on se concentre sur les intrigues m’intéressant le moins.

> Saison 10


Spoilers

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We’re on the same team. We fight for our future, we don’t fight for revenge.

Une éternité plus tard, cette saison 10 reprend exactement là où l’épisode précédent avait pris fin et, pour être tout à fait honnête avec vous, j’avais oublié où nous en étions, mais les scénaristes non. Ainsi, Carol est toujours aussi perchée et dingue à en vouloir à Alpha, au point de lui hurler dessus sans que ça ne puisse atteindre la méchante… Si on peut comprendre sa rage, c’est quand même l’idée la plus conne du monde, parce que ça attire juste encore plus l’attention des zombies, non ?

En plus, ça donne à Alpha un sentiment de victoire. Bref, rien ne va dès le début de cet épisode, mais bon, ce n’est pas grave, nos héros sont quand même au fond d’une cave bien sombre. On ne voit donc pas grand-chose et, pour être tout à fait honnête, cet épisode est un calvaire à regarder : non seulement, il y a peu de visibilité, mais en plus, les zombies font tellement de bruits qu’on n’entend pas grand-chose à ce que baragouinent les acteurs.

Faut dire que Daryl parle tellement dans sa barbe et sans articuler aussi que j’ai limite envie de me valider le point du Bingo sur le personnage bâillonné. Sérieusement, je pense que ce serait plus compréhensible s’il était bâillonné… Et je n’ai jamais été aussi heureux de la présence de personnages malentendants dans la série que dans cet épisode où les sous-titres étaient les bienvenus.

Bon, dans tout ça, je ne raconte pas tellement ce qu’il se passe dans l’épisode, mais faut dire aussi que les personnages passent près de cinq minutes à jouer à saute-mouton avec les zombies sans même se faire mordre, même quand ils tombent à deux millimètres d’eux. Ce début d’épisode était sympathique quand même, parce que cette épreuve de sauts digne d’un jeu vidéo était marrante à voir. Et puis, après tout, personne n’est jamais tout à fait 100% safe dans cette série.

Il n’empêche qu’avec tout le casting coincé dans une grotte comme ça, et s’enfonçant chaque fois un peu plus dans celle-ci dans l’espoir de trouver une issue, il était difficile de ne pas penser à The Descent, vu il y a peu. Et bien sûr, Carol nous déclare une claustrophobie qui sort de nulle part après dix saisons, parce que pourquoi pas, c’est fun de la rendre encore plus chiante et de nous la montrer encore plus débile que prévu – c’était déjà si débile de courir sans raison après Alpha comme elle l’a fait. C’était aussi l’occasion de trouver le moyen de nous caser un nouveau dialogue entre elle et Daryl, ces deux meilleurs amis dont on n’arrive plus à se débarrasser.

De son côté, Magna explore la grotte à la recherche d’un peu d’air la menant à la sortie, utilisant pour cela une bougie. C’est l’occasion pour elle de découvrir qu’ils ne sont pas seuls dans cette grotte : nope, il y a aussi des hommes et des femmes d’Alpha qui n’hésitent pas à les attaquer… et les mener gentiment vers une piste fléchée que nos héros suivent aussitôt. Je ne sais pas, je ne suis pas convaincu par cette idée qui sent bon le piège, même si ça faisait de jolis plans à la caméra – un peu comme j’ai aimé la claustrophobie de Carol permettant une scène sympa avec Connie la rassurant, par exemple.

J’ai senti que ça puait encore plus le piège quand nos héros ont commencé à explorer davantage la grotte et le chemin de la sortie proposé par un étrange fléchage : ils se sont mis à ramper dans des tunnels bien étroits… parfait pour être pris comme des rats, honnêtement. Et parfait aussi pour accentuer l’angoisse de Carol. Pourtant, ça manquait de zombies ou de danger palpable, sérieusement.

Oui, on comprend nos héros : ils sont dans une galère monstre, je veux bien. Seulement, à regarder, ce n’est pas très palpitant. Les scénaristes s’en sont rendus compte en cours de route heureusement et ont lancé quelques zombies après nos héros. Il était temps, même si c’était une fois de plus très schématique pour la série d’avoir en milieu d’épisode une nouvelle situation à risques.

Bien sûr, comme à chaque fois, les héros s’en sortent sans trop de mal, tuent quelques zombies de plus et se servent des bras de leurs victimes pour avoir quelques torches supplémentaires. J’ai beaucoup ri de cette création de torches fabrication maison, c’était rigolo comme concept, je trouve. Après, je n’imagine pas l’odeur que ça doit avoir…

Dans tout ça, nos héros progressent vers un fossé à zombies et quelques rayons du jour, mais aussi vers des bâtons de dynamites qui nous permettent de savoir que ces personnages n’ont pas tous vus LOST. Après, il n’y a pas d’accident particulier et, heureusement, ils sont tous habitués à vivre dans des conditions extrêmes désormais.

Et alors qu’ils sont à ça de se sortir du pétrin, que fait Carol ? Elle prend quelques bâtons de dynamite et se tape un petit demi-tour qui n’a absolument sens, ou presque. En effet, elle décide de dynamiter toute la caverne pour s’assurer que l’armée d’Alpha ne pourra jamais lui servir. Cette armée, elle est dans la grotte, on a eu l’occasion de la voir à plusieurs reprises. Si l’idée de Carol est bonne, l’exécution est loin d’être brillante : elle n’est pas foutue d’allumer correctement la dynamite sans être à deux doigts d’y passer de manière conne.

Daryl la sauve une fois de plus, comme toujours, mais ça finit tout de même bien mal pour tout le monde. Cette idiote de Carol fait tomber son bâton de dynamite par accident, ce qui provoque l’éboulement d’une bonne partie de la caverne, comme elle le souhaitait. Le seul problème, c’est que tout le monde est encore dedans.

Ils se dépêchent donc d’en sortir, pour mieux tomber sur des Chuchoteurs qui avaient l’avantage… mais sont restés à distance, allez comprendre pourquoi. Daryl et Carol sont secourus par Connie et Magna… en théorie. En pratique, elles ne les retrouvent pas et le couple de meilleurs parvient à s’en tirer. En fait, tout le monde parvient à sortir de la grotte, sauf Magna et Connie. Franchement, c’est carrément naze, parce que la série fait une croix sur deux de ses nouveaux personnages les plus réussis…

Je doute franchement qu’elles soient mortes, mais en tout cas, la grotte a explosé pendant qu’elles étaient encore dedans et Carol en profite pour être ENCORE plus chiante (je n’aurais pas cru que c’était possible !) à se mettre à culpabiliser dans une crise de larmes bien relou qui soule absolument tout le monde. Mon dieu, on dirait Clary de Shadowhunters dans sa dernière scène. Bref, ce n’était pas glorieux… mais au moins, j’ai bien aimé la réaction d’Aaron et, surtout, de Daryl – il se met en tête de chercher un nouvel accès à la grotte pour venir au secours de Connie (clairement, Magna, il s’en contrefout, non ?).

Pendant ce temps, au campement d’Alpha, la dirigeante informe ses seconds de la présence d’espions au-delà de la frontière. Si elle a paru calme devant eux, elle est en fait plutôt énervée de les savoir si proches d’elle et si proches de trouver ce qu’ils voulaient – ça lui confirme qu’elle est épiée. Eh, ça ne l’empêche pas de papoter un peu avec Negan pendant qu’elle pisse tout ça.

Ouep, il la contacte à ce moment-là pour lui expliquer tranquillement qu’il y a de fortes chances que l’espion qu’elle recherche soit en fait dans son campement ; parce que c’est ce que Rick lui avait fait avec Dwight. Ah, Fear the Walking Dead me manque. En tout cas, tout ce que Negan gagne en échange de ses conseils, c’est de finir dans la fosse à excréments des Chuchoteurs. Trop aimable cette Alpha. Allez comprendre comment, cela dit, sa veste en cuir survit sans le moindre problème.

Elle comprend toutefois que l’espionne est possiblement une traîtresse, surtout quand elle voit que Gamma ne revient pas de la mission d’exploration où elle a été envoyée. Elle demande donc à Beta de s’occuper de la retrouver, tout en emmenant Negan en promenade. Oui, c’est un peu son nouveau chien de compagnie, quand même. Du coup, elle lui demande ensuite de se foutre à poil, parce que pourquoi pas.

Une fois qu’il est nu, elle lui demande de se rincer l’œil : il se retourne pour mieux découvrir qu’elle est nue elle aussi, à l’exception de son masque. Oui, oui, Alpha veut coucher avec Negan pour le récompenser d’avoir balancé Gamma, mais elle veut coucher avec lui en gardant son masque, parce que c’est sa vraie peau. Et il paraît même que ça excite Negan ? Non, mais au secours, qu’est-ce que c’est que cette scène ? L’érotisme est mort à jamais avec cette scène ! En plus, ils sont crades, ils puent et ils gardent leurs chaussettes. Rien ne va. RIEN NE VA. Tequi disait vouloir se passer les yeux à l’acide… je la comprends !

> Saison 10