Dollface – S01E01

Épisode 1 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.

Spoilers

Jules se fait larguer et tente de recontacter d’anciennes amies pour s’en remettre.

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I think what you do now is… Go back.

J’aime ce sentiment de suspense quand je commence une nouvelle série, et celle-ci commence plutôt bien avec un dîner romantique directement interrrompu par un petit ami qui balance à sa copine, Jules, qu’il ne l’aime plus. C’est la douche froide pour elle qui ne s’y attendait certainement pas, après cinq ans de relation. Elle, elle voulait juste manger les frites de son copain.

Celui-ci ne veut donc plus l’être et il explique qu’il n’est simplement plus amoureux. Il faut donc envisager la rupture, et ça fait mal à Jules, surnommée encore Dollface par son ex, surtout qu’elle doit lui rendre toutes ses affaires. Forcément. Après cinq ans, il n’y a plus grand-chose à elle dans sa vie. Elle peut toutefois récupérer le chat, qui s’appelle Turtle. C’est vrai que ça donne envie.

Jules peut donc prendre le bus pour retourner chez elle, mais c’est là que la série révèle tout son fun : le bus est conduit par une femme à la tête de chat. Et ce n’est que le début d’un épisode qui envoie ensuite énormément de vibes de Man Seeking Woman, mais avec une héroïne dans le rôle principal. Comment est-ce que je suis passé à côté de cette série ? Sérieusement ?

Elle est beaucoup trop bien ! Le bus est donc celui des fins de relation pour les femmes qui viennent de se faire larguer, et on enchaîne tous les clichés possibles en très peu de temps – avec des nanas qui pleurent en attendant de rejoindre leurs amies et d’autres qui essaient de se transformer en mec comme elles n’ont pas d’amies. C’est si drôle ! Le bus est plein de femmes en larmes et Jules veut rapidement en descendre, mais les options sont peu alléchantes. Le premier arrêt est celui de « rebound town ». Evidemment, un couple foireux se forme, et c’est bien drôle à voir.

En revanche, le deuxième est une gare beaucoup plus triste pour Jules : il s’agit d’un terminus dans lequel toutes les filles du bus peuvent retrouver leurs amies et partager leurs émotions. Pas de bol pour Jules, elle n’a plus d’amies : toutes les dates d’expiration de ses amitiés sont passées d’après la guichetière de la gare. C’est parfait comme trouvailles, parce que ça nous résume vraiment ce qu’est une rupture, surtout après cinq ans si on n’a pas pensé à garder du temps pour ses amis. Bon, super, la série fait passer un message dès son pilot comme ça.

Ce qui est bien, c’est qu’on compatit immédiatement pour Jules qui se retrouve dans une situation bien déprimante, mais qui prend le parti de ne pas déprimer, justement. Tout ça change de ce que je vois habituellement côté rupture dans les séries, et ça fait du bien. Et puis le point de vue de la série avec les métaphores, c’est assez rafraîchissant également.

En tout cas, Jules se retrouve à contacter son ancienne meilleure amie, Madison, pour tenter de reprendre le contact avec elle. Pas de bol, Madison, toujours célibataire, a vraiment une dent contre son ancienne amie qui n’a pas du tout pris de nouvelles d’elle pendant cinq ans. Elle lui mène ainsi la vie difficile, et il est également marrant de constater qu’elle a bien des facilités à parler aux inconnues dans la rue, contrairement à Jules.

Cette dernière est complètement rouillée et se fait donc dégager rapidement par Madison, qui a autre chose à faire. Déprimée, mais déterminée à ne pas le montrer, Jules contacte alors une autre amie de fac, Stella. Pas si évident, cela dit : Stella est occupée à faire une séance photo avec des hommes nus jouant les meubles autour d’elle, histoire de renverser l’objectivisation du corps par la société. Tzatziki ! C’est tout ce que j’ai à en dire, ça, et Lemon, l’amie photographe, qui me fait vraiment rire. Bref, Jules la recontacte non pas pour voir des hommes nus, mais pour avoir des conseils afin de reprendre contact avec Madison. C’est une idée comme une autre, même si c’est déroutant comme manière de procéder.

Cela fonctionne en tout cas, et moi ça me fait plaisir, car je sens que je vais adorer ce nouveau personnage pour l’actrice. Stella lui conseille donc d’amener Madison à une fête, tout simplement, pour reprendre le contact. Elle m’a fait mourir de rire, comme Shay Mitchell a toujours su le faire de toute manière. Elle est attirée par sa table basse en même temps !

Le conseil finit par faire son bout de chemin dans la tête de Jules qui comprend qu’elle a besoin de faire exploser sa zone de confort avec une petite bombe. Au travail, elle tente donc de s’intégrer à un groupe de collègues femmes absolument atroce si vous voulez mon opinion. C’était bien drôle à voir, parce qu’elles sont littéralement les bitchs du lycée, mais Jules a envie d’entrer dans leur « clique », au moins plus abordable que celle des militaires vues plus tôt dans l’épisode.

Les collègues, toutes nommées Alison, restent difficile d’accès pour Jules qui est obligé de courir après leur table s’éloignant chaque fois un peu plus. Cela demande des efforts d’être quelqu’un de sociable après tout. Quant à la série, elle se montre plutôt moderne avec une soirée de travail étonnante autour d’un objet pour le Mkundu. Cela veut dire anus, apparemment. Et ben super. Jules réussit donc à se faire inviter à cette soirée, à laquelle a clairement envie de se rendre pour les mauvaises raisons.  

Elle réussit également à faire en sorte que Madison et Stella puissent être invitées, et elle leur annonce en déterrant un vieux t-shirt qui est un achat en commun avec Madison. Madison lui dit toutefois avoir jeté le sien. GENRE. Stella, elle, est caractérisée de la meilleure des manières dans cet épisode : elle est fun, elle aime l’alcool et elle aime le sexe. Good for you. Je vais l’adorer, c’est évident. Et Madison est contente de voir Jules prête à faire un effort pour elle et se rendre à une fête.

La soirée pendant le week-end ? Non, franchement, ça ne fait pas rêver cette soirée avec comme cadeau des plugs annaux ! Madison est surprise de voir Jules faire tant d’effort, car elle sait qu’elle déteste les soirées. Stella décide toutefois de compter sur l’alcool pour dénouer les tensions. C’est donc l’heure du jeu « Here’s to » que je ne connaissais pas du tout et qui consiste à boire une gorgée en faisant un toast qui s’enchaîne avec le dernier mot du toast précédent. J’aime bien ce jeu, c’est beaucoup trop drôle, mais pas autant que l’hypocrisie énorme présentée juste après par les scénaristes.

Stella et Madison retrouvent donc les Alison en hurlant de joie ; et la série révèle juste après qu’elles viennent juste de se rencontrer évidemment. C’est bien trop drôle que les scénaristes se permettent ce genre de blague sur les amitiés qui se font (et se défont !) beaucoup trop vite parfois entre les filles en boîte de nuit, parce que c’est le reflet d’une réalité universelle, clairement. Madison cache toutefois des informations à Jules, en ne lui expliquant pas ce qui est arrivé à sa mère.

Qu’importe, il est l’heure de danser un coup et de prendre des selfies, avant d’envisager de changer de lieu pour finir la soirée. Avant ça, Stella se rend évidemment aux toilettes… et Jules ne comprend pas en quoi il est si important de l’accompagner, parce que Madison veut évidemment l’accompagner. Il y a des clichés qui sont parfaitement vrais dans cette série dis-donc ! Madison prend mal que Jules refuse de l’accompagner et part sans elle, la laissant avec une des Alison… révélant que son vrai prénom est Isadora.

Isadora raconte alors toute la vérité sur son changement de prénom uniquement dans le but de plaire aux deux Alison. Elle m’angoisse tellement, et elle angoisse aussi Jules. La pauvre Jules a alors du mal à atteindre les toilettes pour retrouver ses amis, et c’est une métaphore qui fonctionne vraiment bien pour nous montrer à quel point la vie peut parfois être difficile. Bref, j’imaginais un nouveau Younger, j’ai clairement un nouveau Man Seeking Woman, vous n’avez pas fini de m’entendre en parler !

En attendant, comme elle a été seule aux toilettes, Stella est donc enlevée dans un van pourri, et son téléphone est dans le sac de Jules. Jules, énervée à nouveau, décide de « ranger », et dans la rue, elle se retrouve à ramasser les ordures pour les mettre à la poubelle pendant que Madison tente de se renseigner sur la personne qui a pu emmener Stella. Jules étant dans les ordures, c’est sans surprise que Jeremy débarque et remarque que son ex est dans un sale état.

Il lui propose même de la ramener chez elle… au moment où Madison revient et prend très mal le fait de voir que Jules l’a appelé ; exactement comme elle le craignait. Jeremy se place aussitôt en victime face à l’agressivité pourtant bien placée de Madison. Jules trouve alors le courage de dire à son ex que « dollface » est un surnom stupide et qu’elle a fait de la merde à négliger ses amies. Yay, la série peut ainsi avancer puisqu’elle reconnaît tout ça devant Madison qui ne peut que lui pardonner. C’est une scène vraiment sympathique, et même si le but est de retrouver Stella, Jules prend encore le temps de demander à Madison, dans leur taxi, ce qu’il s’est passé avec sa mère. Cette dernière était malade, gravement, et Jules n’a pas pris la peine de décrocher son téléphone quand Madison l’a appelée. Oups.

Elles sont interrompues par un appel de Stella qui leur dit vaguement où elle est, avant de raccrocher, clairement bourrée. Jules est toute heureuse de savoir où elle est, mais elle est tout simplement dans un restaurant qui porte exactement le nom qu’elle a dit, franchement. Elle est donc un rencard avec un vieux étrange qui l’écoute déblatérer les idées d’une nana bourrée et sans job, tout simplement.

C’était marrant, mais on sent qu’on arrive à la fin de l’épisode, surtout que Madison propose à Stella de venir dormir chez elle, pour s’assurer qu’elle ne finisse pas trop mal. Jules ne rentre toutefois pas avec Stella et Madison, même si elle a tout fait dans la soirée pour passer du temps avec ses amies. Il faut dire que ce n’est pas évident pour Jules de retourner directement en arrière et à ce stade d’amitié.

Jules finit anisi l’épisode seule chez elle à jeter aux toilettes la brosse à dent de son ex (meilleur moyen de finir avec une canalisation bouchée), alors que Madison et Stella partagent un lit. Il est bien sûr révélé que Stella a encore son t-shirt, alors que Jules est plutôt heureuse de voir une photographie Instagram d’elle et de ses deux amies. I’m in.

Dollface (S01)

Synopsis : Une jeune femme, Jules, se fait plaquer et décide réintégrer son groupe d’amies, laissées derrière elle pendant sa relation.

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Pour commencer, cette série est la preuve flagrante qu’il y a trop de séries américaines aujourd’hui dans le monde. D’accord, je ne me savais pas encore fan de Kat Dennings à l’époque où elle est sortie, mais le fait que Shay Mitchell soit dedans et que le tout soit produit par Margot Robbie devrait déjà être des arguments suffisants pour m’intéresser et pour que je regarde.

Pourtant, j’ai eu l’impression de découvrir pour la toute première fois la série hier quand Disney + en a fait la promo. En effet, avec l’arrivée de Star sur la plateforme, tout un tas de séries débarquent en France et je dois bien avouer que c’est intéressant à surveiller, d’autant plus qu’ils proposent les séries au format hebdomadaire. C’est donc parfait pour moi, et je dois avouer que si je m’en étais rendu compte plus tôt, j’aurais peut-être regardé avant d’autres séries.

Mieux vaut tard que jamais, je vais donc suivre la diffusion Disney + pour cette série avec des actrices que j’aime et une histoire qui me fait rire d’avance. J’espère que ce sera une sorte de Younger bis, pour compenser la fin à venir de la série !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.
S01E02 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.
S01E03 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !
S01E04 – Fun Friends – 18/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est vraiment beaucoup plus fun que la semaine dernière et qui parvient très bien à me faire rire à nouveau. Je pardonne à l’épisode 3 d’avoir moins réussi à me convaincre grâce à celui-ci qui est excellent, tout simplement, et varie la formule avec deux duos qui fonctionnent très bien. La série trouve son rythme.
S01E05 – Beauty Queen – 19/20
La série enchaîne les situations hilarantes et j’ai bien cru que je n’allais pas m’arrêter de rire du tout devant cet épisode. J’adore la fluidité de l’épisode qui n’a que deux intrigues différentes à explorer, mais le fait très bien dans les deux cas. C’est bien simple, l’épisode tire parti de tout ce qui a été mis en place avant lui pour être génial. Tout simplement.
S01E06 – History Buff – 16/20
Je n’étais peut-être pas assez d’humeur pour rire autant que je l’espérais, ou alors justement j’en attendais beaucoup trop après quelques mois sans regarder la série. J’ai passé un bon moment divertissant et la série me plaît toujours autant pour quelques gags hyper efficaces. J’aime aussi la réflexion qui se tisse à chaque épisode sur les relations amoureuses. C’est plaisant.
S01E07 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.
S01E08 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.
S01E09 – Feminist – 16/20
C’est déjà un peu plus drôle, mais je suis partagé devant cet épisode : je trouve qu’il était super bien écrit pour faire avancer les personnages. Malheureusement, la fin contraste énormément avec tout ce qui est mis en place au cours de l’épisode et avec la nouvelle maturité offerte à la série. Heureusement, le décalage comique fonctionne toujours.
S01E10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Are you afraid of the dark ? – S02E02 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 2 – The Tale of the Night Frights – 18/20
C’était beaucoup trop bien cette semaine encore avec un dernier acte d’épisode tout simplement génial. Je leur pardonne certains défauts, et notamment un moment où les ados semblent vraiment stupides de ne comprendre l’évidence que bien tardivement, parce que vraiment, j’étais à fond devant cet épisode. J’adore cette série, j’espère déjà qu’ils feront une saison 3 tout aussi géniale !

> Saison 2


Spoilers

Let’s go this is a rescue mission, not a uber.

Si j’ai adoré le premier épisode, je me rends compte avec tristesse que j’ai totalement zappé le nom des personnages et oublié tout ce qui n’était pas le cliffhanger. Enfin, non, quand même, mais j’aurais préféré pouvoir enchaîner. Ceci étant dit, on reprend avec le héros qui hurle le nom de son pote, Connor, donc ça remet dans l’ambiance. Et pour l’être encore plus, je me suis éteint la lumière pendant qu’ils marchaient vers le phare.

Un jour, on me retrouvera mort d’une crise cardiaque, à cause d’un jump scare débile, ça va être terrible. En attendant, nos héros s’approchent bien lentement du phare et finissent par y entrer. Plus exactement, c’est Connor qui y entre, se moque de Luke qui a peur d’y rentrer et… et j’ai sursauté. Ben oui. Connor donne le titre de la série avant de se retrouver enfermé dans le phare car la porte se ferme toute seule.

Quelques cris plus tard, la porte se rouvre, sans personne dans le phare. Luke est surpris toutefois par un zombie de Connor débarquant derrière lui pour lui reprocher de ne pas être venu au phare avec lui. Oh, le pauvre Luke culpabilise, dis-donc. Il se réveille alors dans son lit, après un cauchemar bien peu clair pour la chronologie : a-t-il rêvé le cliffhanger précédent.

Pas sûr, parce qu’une question se pose rapidement : qui a une chaussette sur sa lampe de chevet ? Pardon, la vraie question, c’est qui a une marque de main d’ombre sur son cou ? Ben c’est Luke, mais la trace disparaît vite, rassurez-vous, il pourra aller à l’école après le générique. Le générique est vraiment bien en plus, y a de bonnes images d’indices. J’aurais dû allumer une bougie, d’ailleurs.

Avant l’école, Luke doit d’abord supporter son père qui tente bien trop d’être cool avec lui – et qui a un faux air de Geeleek parfois ? Il soupçonne son fils de se masturber, mais il est loin du compte : Luke se renseigne sur les histoires d’horreur, toujours.

Au lycée, Gaby apprend progressivement à conduire avec sa mère, et c’est vrai que c’est fou, les américains font la conduite accompagnée super tôt. Ce sera utile pour plus tard dans la saison, inévitablement. Bien sûr, au lycée, Hannah continue de tenter de distribuer ses affichettes et ça permet un très bon plan-séquence. Depuis quand Nickleodeon fait des séries ambitieuses aussi dans la réalisation ? Ca marchait bien pour nous réintroduire chaque personnage dans une perspective d’adolescents.

Ben oui, Luke organise une réunion du club en pleine journée dès qu’il arrive, et c’est vrai que c’est un peu fou de voir les adolescents continuer à vivre comme si de rien n’était alors que Connor n’était pas là… Mais ce sont des ados dans une série pour ados, alors bon, il faut ce qu’il faut ! Il montre à ses amis le contenu du sac, mais ceux-ci sont super sceptiques et envisagent qu’il ne s’agit pas du sac de Connor, même si Luke est sûr de lui, et pour cause, durant la nuit, il – …

Eh non ! Ils sont interrompus toujours par la même prof qui me fait trop rire, et qui est très douée dans son rôle d’adulte relou, mais marrante. Gaby se débarrasse de la prof, mais elle sacrifie aussi Jai au passage Le pauvre se retrouve en retenue parce que les autres le lâchent en disant qu’il leur avait demandé d’aider à décorer le lycée pour un bal à venir. C’était drôle.

J’ai de la peine pour Jai, bien sûr, mais j’ai bien aimé que tout ça permette à Hannah et Luke d’avancer assez vite dans l’épisode : on se retrouve ainsi avec les deux adolescents qui parviennent à entrer (par effraction) dans la maison de Connor. Il a une chambre absolument magnifique, en plus ? Toute la maison est éclairée par un ensemble de guirlandes LED, c’est hyper cosy – mais pas très lumineux par contre. C’était rigolo par contre : ça complétait vachement bien ma propre déco de LED autour de la télévision.

Bref. Luke hésite toujours à parler à Hannah de ce qui lui arrive, mais ce n’est pas le cas finalement. Ils préfèrent tenter d’entrer dans l’ordinateur, puis se rendre à une nouvelle réunion du club où Luke n’a plus le choix de parler du Shadow-Man. C’est d’une tristesse pour lui : ses amis ont du mal à le croire, surtout qu’il en parle sans évoquer ce qui lui est arrivé pendant un moment.

Il le fait finalement, mais c’est juste pour convaincre ses amis de ne pas aller voir la police, car personne ne les croirait. Certes. L’histoire est bien racontée, mais ça commençait presque à être redondant… Après, je trouve que c’est la base de la série de raconter des histoires d’horreur, donc c’est une bonne idée de prendre le temps de proposer cette scène. De manière très étrange, on découvre qu’Hannah a également été victime du Shadow-men. C’est un peu moins prenant, par contre : elle fait des paralysies nocturnes (et le joue moins bien que dans The Haunting of Hill House, parce que non, on ne bouge pas autant dans son lit quand on est paralysé, merde). Cela fait longtemps que ça ne m’est plus arrivé, mais j’en fais aussi et clairement, son histoire m’a mis mal à l’aise.

Ben oui, tout ce qu’elle décrit, et cette ombre qui se penche sur elle… C’est stressant et c’est ça la paralysie du sommeil, quoi. Par contre, personne ne se fait happer comme ça par son matelas à cause d’un type en ombre, je vous rassure. Personne ne finit non plus avec des empreintes d’ombre sur le corps. Normalement.

Jai ne comprend pas trop comment tout ça est possible, en plus, parce qu’il est sûr qu’ils sont rentrés sortis de la forêt avant la nuit. Soit. Il va vite changer d’avis : une fois chez lui, il lit un comic book bien gentiment, avant de se rendre compte que c’est un comic book qui est en train de prédire très exactement ce qui est en train de lui arriver. J’ai bien aimé, même si sa curiosité m’a paru bien conne : je veux dire quand tu comprends que ça correspond à ce que t’es en train de vivre, tu passes directement aux dernières places, ou tu restes au moins à la même place. C’est un comic book : bien sûr que ça va mal se passer pour le héros à un moment.

Et effectivement, il s’aperçoit que son alter-égo du comic se retrouve nez à main avec le Shadow-Man. Là pour le coup, Jai ne demande pas son reste et retourne s’enfermer dans sa chambre, paniqué. Il essaie bien d’appeler en vain Luke, mais celui-ci est en train de suivre son entraînement de sport, alors il n’entend pas immédiatement son message vocal paniqué : Jai se rend compte qu’il s’est trompé en regardant l’heure du coucher du soleil, donc ils sont maudits. Oui, mais bon, il a autre chose à faire puisqu’il doit s’occuper de laver les serviettes de ses amis.

Pendant ce temps, Seth continue d’embêter sa sœur et ça passe mal quand, en plus, Jai l’appelle et la fait paniquer. Il faut dire que l’appel de Jai pour lui dire qu’ils sont maudits tombe à pic avec quelqu’un essayant d’entrer chez elle. Elle stresse à mort, voit une ombre, entend la porte s’ouvrir… et comprend qu’elle vient de se faire avoir par son frère. Je m’y attendais vraiment, mais la scène de panique d’Hannah fonctionne tout de même.

Bref, c’est finalement Gaby qui est confrontée au Shadow-man, et je dois dire que ça fonctionne vraiment bien les jeux d’ombres qui s’attaquent aux adolescents pendant la nuit. Gaby est rapidement terrifiée, mais ce n’est que le début : elle tombe sur une femme qui, elle, ne voit pas le Shadow-man. Bref (bis), elle passe pour une folle, alors que le Shadow-man finit par la lâcher pour aller voir Seth, cette fois. Evidemment.

La porte de la maison se rouvre seule, et cette fois, il est clair que le Shadow-man est chez eux, mais Hannah n’en est toujours pas convaincue. Oh, elle sent bien que quelque chose cloche, mais elle a le réflexe d’éteindre les lumières, à chaque fois. J’imagine que c’est pour mieux voir son ennemi… mais ce n’est pas si mal de ne PAS le voir, non ? Au moins, il ne peut rien lui faire quand il est invisible.

Toutefois, Hannah finit par l’apercevoir devant elle, et elle ne prévient toujours pas son petit frère. C’est pourtant après lui que le Shadow-man en à présent. Inévitablement : il était dans le bois aussi. Le monstre s’en prend bien à eux quand Hannah accuse une nouvelles fois son petit frère d’être celui qui cherche à lui faire peur, et Seth a la présence d’esprit de balancer un objet pour allumer la lumière.

La réaction logique d’Hannah ? Appeler aussitôt ses amis, qui sont déjà en visio à flipper ensemble. On notera toutefois qu’avant l’arrivée du Shadow-Man, Hannah a reçu un coup de fil anonyme sans personne au bout du fil. Ma théorie est que Connor continue d’essayer de sauver ses amis depuis un monde parallèle ou quelque chose comme ça, parce que dans le premier épisode, on l’avait vu dans la télé juste avant que Luke ne soit attaqué.

Tout ça rend psychopathe, en plus, parce que j’ai surveillé partout les ombres derrière eux. Qu’importe ma théorie, il faut passer à l’action : les adolescents décident de se rendre au lycée pour sauver Luke, et comme ils doivent y aller vite, il est décidé que c’est Gaby qui conduira sa voiture pour les y amener. C’est une bonne idée, et une carte que je m’attendais à voir jouer par les scénaristes… mais pas si rapidement.

D’ailleurs, rapidement, c’est exactement la manière dont tout se met en place dans cet épisode avec Gaby qui conduit bien vite et n’est pas discrète à klaxonner devant chez Hannah et Seth. Ceux-ci font ce qu’ils peuvent pour tromper les parents en faisant croire qu’ils sont endormis. Heureusement qu’ils sont rapides en tout cas, parce que ça permet à Jai de débarquer et d’allumer la lumière du gymnase à temps. Bref, ça va parce que le monstre est super lent, tout de même !

Tout notre petit monde part donc se planquer chez Connor et décide de dormir ensemble, avec deux d’entre eux pour monter la garde à chaque fois. Hannah décide de blâmer Jai parce que lui s’est planté d’horaire, tout de même. Bien vu. Bien sûr, Jai décide de convaincre les autres que son histoire de comic book est importante, mais ce n’est pas le but de cet épisode – alors ça finit simplement en comparaison des personnages avec les archétypes comics. C’était sympa, sans plus.

On note que Seth continue d’essayer d’écrire son histoire flippante et qu’il demande conseil aux autres, plus habitués. Quant au monstre de son histoire ? Hannah. Ca m’a fait rire. En parallèle, les adolescents continuent de vouloir entrer dans l’ordinateur de Connor, volé plus tôt par Hannah et Luke, ce qui les fait tourner en rond et finit par provoquer un pétage de câble de Luke. C’était inévitable comme scène, parce qu’il est frustré de ne pas mieux connaître son ami et tout, mais c’est insupportable de voir un adolescent criser dans son t-shirt « girl power » emprunté.

Le monstre semble utiliser un marteau (j’espère ? Je vais dire que c’en est un pour le Bingo Séries) pour pénétrer dans la pièce où son nos héros, et c’est excellent à voir. Seth se planque et se sépare des autres, et comme c’est le plus petit, il est rapidement évident qu’il va être la victime privilégiée du monstre.

Cela ne manque pas, et Seth est trainé au sol, dans une scène d’action et d’adrénaline vraiment bien menée. Les lumières sont coupées par le monstre et nos héros font ce qu’ils peuvent pour tenter de garder Seth avec eux. Luke et Hannah ont toutefois peur de se faire toucher à leur tour, alors que Gaby et Jai cherchent une lampe qui fonctionne. Ils n’ont rien prévu, dis donc.

La lampe torche trouvée par Jai fait disparaître le monstre directement, et c’est apparemment seulement maintenant que les adolescents comprennent que ça suffit à blesser le monstre qui en a après eux. Ils s’arment donc de lumières en tous genres pour faire face au Shadow-Man. Bon, ils ne brillent pas d’intelligence s’ils ne comprennent ça que maintenant.

La scène est toutefois très bien menée, avec des moments de stress bien sentis quand le monstre parvient à étrangler Luke après quelques va-et-vient dans la pièce à cause de la lumière le dispersant à chaque fois. Les effets spéciaux sont très sympathiques, le stress est prenant parce que je me dis qu’ils pouvaient tout à fait décider de terminer l’épisode à n’importe quel moment à présent, finissant sur un ado blessé ou amené par le Shadow-Man.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Luke est sauvé une deuxième fois par Jai, avec une lampe de youtubeur de Connor. Oui, sauf que la lampe s’éteint dès qu’il marche car elle se débranche. Boulet. Nos héros se réunissent avec des lumières de fortune au centre de la pièce. On a alors le fameux plan Avengers qui fonctionne toujours aussi bien, et ça se termine avec Seth qui fait un tour de magie avec une boule lumineuse, permettant à Gaby de se rendre compte du problème de la lumière débranchée.

Les ados forcent alors le monstre à fuir, et il fuit en aspirant les ombres de nos adolescents et en rallumant les lumières. Intrigant ! J’ai ADORÉ cette putain de scène, je suis cloué à mon canapé et je ne dormirai pas de la nuit après un tel épisode, franchement.

Ce n’est toujours pas fini en plus ! Les adolescents en arrivent à la conclusion que Connor avait dû comprendre le coup des lumières. Luke, lui, finit par comprendre que le mot de passe de Connor est lié à la Midnight Society finalement, et ça leur permet d’enfin ouvrir son ordinateur… où Connor était en train de chercher à mettre en place une séance de spiritisme pour parler à une ancienne victime de notre monstre de la saison. Eh, très cool, ça, hâte de voir ce que ça donnera !

> Saison 2

Are you afraid of the dark ? – S02E01 (Fais mois peur, 2019)

Épisode 1 – The Tale of the Haunted Wood – 19/20
J’étais sceptique avant de lancer cet épisode, mais le changement de casting n’est finalement pas du tout problématique. Les nouveaux personnages sont aussi stéréotypés que les anciens, mais tout aussi cool également. J’ai accroché à cette nouvelle histoire, avec une ambiance toujours aussi réussie, oscillant entre horreur et humour, le tout en usant d’une bonne dose d’humour. La bonne surprise de la saison 1 se confirme.

> Saison 2


Spoilers

Well, then you can stand in detention.

L’épisode commence dans une ruelle sombre, où un personnage adolescent qui semble n’avoir rien à faire là entre dans une boutique glauque avec une clé en or qui ne m’inspire pas confiance. Glauque, la boutique ? Entre son masque égyptien qui me fait penser à Charmed et ses nombreuses antiquités un peu partout, elle a tout de la boutique qui va poser problème et hanter ce personnage, à La Peau de Chagrin.

L’adolescent n’est pas trop rassuré d’être là non plus d’ailleurs, si l’on en croit le premier jumpscare, le fait qu’il reste dans le noir à la lampe torche et la musique sombre. Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être là, puisqu’il récupère ensuite un livre dans une malle fermée à clé, et il a la clé.

Il s’enfuit avec son maigre butin, direction une forêt éclairée par la pleine lune, dans laquelle se trouve un phare où il fait son petit cercle satanique avant de tneter de lancer un sort de protection. Soit. Il est interrompu par une porte qui s’ouvre seule, et même si les bougies autour de lui n’éclairent rien, ce n’est pas bien rassurant.

Il a à peine le temps de planquer son bouquin dans le parquet qu’une force invisible débarque, éteint les bougies puis le tire au sol. Humph. Par chance, la force invisible a peur de la lumière : c’est une ombre, tout simplement. Pfiou. C’est hyper prenant comme début de saison, et on a de la peine pour cet ado poursuivi par une ombre en pleine nuit.

La pleine lune ne change pas grand-chose pour lui et ne l’éclaire pas assez dans sa fuite : il tombe à cause d’un tronc d’arbre qu’il n’a pas bien vu et finit par se faire étrangler par l’ombre. Ca tombe bien, le générique nous indique que la saison va porter sur la malédiction des ombres. Hâte de voir ce qu’il en sera, surtout si c’est pour une saison qui n’est pas sous le format de l’anthologie.

Post-générique, on nous introduit un nouveau personnage, un ado (pré-ado ?) qui ne me convainc pas trop pour le moment, mais qui est le cliché qu’on attend de lui : un perso un peu geek, qui passe la nuit à regarder des films, refuse de se réveiller dans sa chambre connectée où claquer des mains allume et éteint la lumière, qui a un (petit ?) copain nommé Connor et un skateboard.

Ah lala, j’aime beaucoup l’ambiance de la série ! Le petit détour en skate, à la musique, ça fonctionne bien. Luke, c’est le nom de notre héros, cherche désespérément à rejoindre Connor, mais celui-ci n’est pas auprès de son père (j’imagine que c’est son père). Pas grave, Luke se rend au lycée, comme si de rien n’était.

Là, son casier l’agresse avec une peluche flippante, mais on découvre que tout va bien : c’est son meilleur ami qui a fait ça. Les personnages sont introduits rapidement, et ça fonctionne plutôt bien, avec ensuite l’introduction d’une jeune ado rousse parfaitement insupportable dans sa manière de crier sur ses camarades dans l’espoir de sauver la planète. Humph. Je ne suis pas sûr que ça puisse être efficace d’agresser les gens.

On suit leur journée de cours assez rapidement, mais c’est sympathique comme tout : j’ai adoré la prof d’histoire parfaitement débordée et blasée à la fois, c’était bien drôle. Par contre, Luke, lui, est stressé par l’absence de Connor, surtout en gym où il semble lui manquer. Soit.

Après sa journée de cours, Luke se rend auprès de Gabby, une amie parfaitement sympathique. On comprend assez rapidement que tous ces adolescents se connaissent déjà et on leur petite habitude de club secret se réunissant à minuit pour des histoires. Les scénaristes tournent autour du pot, avant de résumer tout ça par l’intermédiaire du petit frère de la rousse, qui a bien compris que sa sœur sortait en cachette, à minuit.

Tout ça me paraissait d’ailleurs bien plus crédible dans les années 90, l), je me dis quand même que les parents sont bien nazes de ne rien capter. La rousse dont je n’ai pas encore le nom m’a en tout cas vraiment fait rire avec sa petite astuce pour s’assurer que son frère ne la suive pas : elle le piège avec un balai, un verre de soda et une impossibilité de bouger sans se prendre le verre sur la tronche.

Je l’ai vu venir de loin, mais le petit frère m’a fait rire – et en plus, il me rappelle celui de Julie and the Phantoms. Bon, l’ado finit de se débarrasser de son petit frère, puis elle se barre pour son rendez-vous nocturne où tous les ados introduits jusqu’ici sont là… à l’exception de Connor, l’adolescent du début d’épisode, évidemment.

Tous les autres se demandent ce qu’il est devenu et ils commencent leur enquête, avec un petit flashback sur Luke refusant de suivre Connor. C’est d’autant plus triste que les deux se disputent, considérant que Luke a juste trop peur pour sortir à l’aventure. Soit. De retour dans le présent, Hannah (c’est le prénom de la rousse si j’ai bien entendu) décide de checker les réseaux sociaux de Luke, et… elle voit que Connor a posté une étrange photo.

J’ai un peu ri face à la photo en question dont il fallait augmenter la luminosité de l’écran… Je veux dire, en journée pourquoi pas, mais à minuit sur le quai de la ville ? C’est n’importe quoi. M’enfin, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a une étrange ombre derrière lui – et c’est ce qui rend la photo étrange. Après avoir considéré l’idée d’un Photoshop, ils décident de ne pas s’inquiéter trop vite pour lui, et d’envisager de le faire le lendemain s’il ne se rend pas au lycée.

C’est évidemment le cas, et ça permet d’apprendre à mieux connaître les personnages, avec le meilleur ami (Jay ?) incapable de forcer le vestiaire de Connor. Heureusement, Hannah est là pour les aider et les mettre sur la bonne piste : celle de la boutique de magie. Elle est d’autant plus utile que son petit frère, Seth, est un habitué de la boutique et connaît le mot magique pour y entrer.

Il y a pas mal d’humour et c’est vraiment bien dosé pour que ce ne soit pas trop lourd, je trouve. Le vendeur de la boutique leur raconte assez vite que Connor est un voleur, et pareil, ça se fait avec humour, même s’il est question de la disparition d’un adolescent. Par moment, c’était un tout petit peu trop excessif dans l’humour, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce que ça donnait, avec les ados surpris de voir que Connor est bien un voleur.

Seulement voilà, la porte de la boutique s’est rouverte toute seule, et c’est bien visible à la caméra. Cela inquiète notre nouvelle Midnight Society – j’ai l’impression de déjà les préférer à ceux de la saison 1, c’est étrange – qui décide d’interroger le vendeur de la boutique lorsque celui-ci remarque l’ombre dans l’encadrement de la porte et précise qu’il s’agit du Shadow Man (ça sonne mieux que l’Homme-Ombre).

Le vendeur accepte de leur raconter ce qu’il sait, acceptant même de se conformer aux stupidités du club (parce qu’il faut bien dire ce qu’il est, c’est parfait pour être dans l’ambiance horreur et tout, mais c’est un adulte). L’histoire est plutôt sympathique : on y suit une petite fille qui s’aventure dans les bois maudits de nuit, ce qui est une mauvaise idée. Elle y est maudite, intéressant de près le Shadow Man qui se met alors à la suivre partout.

Y compris dans sa chambre. La mère ne la croit pas, et elle a bien tort, parce que le monstre dont sa fille parle existe bel et bien, et il est juste derrère la porte. Loin de cette histoire, Seth refuse de reconnaître qu’il a peur, pile à ce moment, et c’est drôle à voir, parce que si, l’ambiance est un peu flippante pour cette pauvre petite fille. Seulement voilà, avant de l’emporter avec lui, le Shadow Man l’observe pendant un certain moment.

Et puis, bim, voilà qu’il s’attaque à elle. Les adolescents au cœur de cette histoire demandent aussitôt s’il y a une manière d’être sauvé de l’ombre, mais ce n’est pas le cas bien sûr. Ils apprennent en revanche que si le monstre hante les bois, c’est parce que son esprit est coincé dans le phare abandonné qui s’y trouve.

Ni une, ni deux, les adolescents se débarrassent de Seth – le pauvre – et se rendent aussitôt dans les bois : ils ont jusqu’à la tombée de la nuit pour trouver des informations supplémentaires. Bien sûr, l’opération est chronométrée, puisque la malédiction a chaque fois que quelqu’un reste dans les bois après la tombée de la nuit. Quant aux bois, ils sont interdits parce que des glissements de terrain peuvent s’y produire, avec des falaises dangereuses et instables.

Soit. Malins, ils mettent une alarme et s’aventurent dans les bois, à la quête d’indice permettant de retrouver leur pote. Tout ce qu’ils trouvent, c’est finalement Seth qui les a suivis pour leur faire une blague. L’alarme se met à retentir aussitôt et ils comprennent que cela fait déjà trois heures qu’ils sont dans les bois, même s’ils avaient l’impression d’y être depuis dix minutes. Tous se précipitent loin des bois, à l’exception de Luke qui trouve enfin le phare… mais Jay revient en arrière pour le sauver. Ils n’ont toutefois pas beaucoup de temps devant eux : à la tombée de la nuit, ils seront maudits.

Tous les ados sont perdus dans ces bois, tournant en rond, n’ayant pas de repère puisque les ombres changent de position, en dépit du bon sens. Malgré tout, ils parviennent à tous sortir à temps. Tous ? Pas Luke, qui aperçoit le sac à dos oublié de Connor et souhaite le récupérer. Il le fait, mais perd le reste du groupe.

C’est le moment que choisit une ombre pour s’accrocher au pied de Luke, il tombe, mais il réussit au moins à sortir à temps en abandonnant sa chaussure. Humph. Si le Shadow Man a pris sa chaussure, ne l’a-t-il pas maudit ? Le suspense demeure à peu près. Luke se garde bien de dire aux autres que sa chaussure a été arrachée par le Shadow Man, en revanche. Tous peuvent ainsi rentrer chez eux, et Luke en profite pour fouiller le sac à dos de Connor. Il ne trouve pas vraiment ce qu’il y cherche, en revanche.

Il est toutefois concentré sur le sac, au point de ne pas voir l’écran de la télévision qui abandonne son film en noir et blanc, au profit d’un plan du phare, puis de Connor, qui semble vouloir lui dire quelque chose, en vain. Lorsque Luke regarde enfin son écran, c’est simplement pour y voir de la neige et tenter de le rebrancher.

Quelqu’un frappe alors des mains et la lumière de la chambre s’éteint soudainement. Etrange, non ? Luke rallume ça comme il peut, et la porte de la chambre s’ouvre alors seule. Persuadé que son père est celui qui s’amuse à éteindre la lumière, Luke n’est pas au bout de ses peines quand il se rend compte que non : le Shadow Man est celui qui éteint la lumière – les interrupteurs, c’est mieux, il ne peut pas les actionner… – et qui lui saute dessus. Bordel.

J’étais dedans, pourquoi l’épisode finit-il déjà ? Genre, j’étais vraiment à fond dedans, j’ai applaudi pour que les lumières se rallument alors que le Shadow Man sautait sur Luke, un personnage bien peu réactif. Il finit par y penser et termine l’épisode en vie, maudit et dépité, mais vraiment, il a été long. Bordel, cette saison va être bien, je pense, je suis content qu’elle soit plus longue que la première !

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