Emily in Paris – S01E02

Épisode 2 – Masculin Féminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois, on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite.

> Saison 1


Spoilers

Yeah, try his meat Emily.

J’ai rédigé une critique tellement longue pour le premier épisode que la journée me paraît défiler à grande vitesse. Il va falloir que je me calme si je veux bosser cet après-midi. Emily aussi souhaite bosser, mais avant ça, elle fait du sport en apprenant le français. Motivée comme jamais, elle fait même du sport en grimpant ses cinq étages, une idée merdique à souhait, puisque forcément elle se plante d’étage et retombe sur son beau Normand, qui maintenant la fait rire.

Leurs échanges sont marrants, en même temps, et je vais soupçonner Emily de faire exprès de se tromper d’appartement si elle continue. Les clichés continuent de pleuvoir, en tout cas, avec ensuite une merde de chien pile devant sa porte. Pour le coup, la série a un temps de retard, comme avec la cigarette : on en voit de moins en moins… Mais ouais, pendant longtemps, ce fut un problème ça. Avec ses bottes blanches, c’est une catastrophe, mais bon, la série veut juste en faire de l’humour et montrer que son compte Instagram commence à décoller pendant la nuit.

J’aime beaucoup la rapidité de la série à enchaîner ces petites scènes, mais il faut reconnaître que pour la critique, c’est un rythme compliqué. Une fois au boulot, Emily commence à se défendre comme il faut, en disant à un de ses collègues l’appelant « la plouc » d’aller se faire foutre et en apportant ensuite le problème directement auprès de Sylvie. C’est l’occasion pour Emily de critiquer le travail marketing fait pour lancer un nouveau produit, De l’heure, avec quelques blagues sur la prononciation, évidemment.

Les relations que j’imaginais froides à vie entre Emily et Sylvie commencent déjà à se réchauffer toutefois. Les deux s’envoient bien des critiques à la tronche, et Emily découvre aussi qu’elle n’allait pas être invitée à une soirée importante ayant lieu le soir même, mais ça se fait aussi avec quelques flatteries de la part d’Emily et une honnêteté nouvelle qui fonctionne bien.

On en arrive alors à la soirée de travail où Emily a du mal à faire la distinction entre réunion et soirée. Ah, ces français qui ne bossent jamais, en même temps, quelle horreur, je vous jure ! Ainsi donc, entre quelques petits amuse-gueules dont elle s’empiffre, Emily fait la connaissance d’Antoine Lambert (et de sa femme, Catherine), le plus grand nez français. Après quelques petits problèmes de communication, la voilà qui se lance dans une tirade sur son travail quand ça n’intéresse évidemment personne de parler boulot à ce moment-là, et surtout pas Antoine qui veut juste la draguer.

Aaaaaah. Les français. Pire que les américains, si on en croit la série. Il était quand même temps d’avoir la Tour Eiffel à un moment, et la série se la réserve pour cette soirée entre riches, ce qui fonctionne bien. Sans trop de surprise, Antoine se débrouille pour la retrouver rapidement, puis lui faire mettre son parfum et en parler. Cette fois, Emily a appris la leçon donnée par Catherine : il ne faut pas parler travail… mais ça la fait tomber dans un autre piège, celui du client marié qui se met à la draguer vraiment lourdement à dire qu’elle sent l’expensive sex. Ben oui, bien sûr.

J’aime bien la poésie qui ressort de la série quand il est question de marketing, même si c’est un peu simple. Sylvie est jalouse de ce rapprochement, et elle se venge aussitôt le lendemain au travail (où Emily est désormais bien accueillie par son collègue Julien) en lui donnant le dossier « Vaga Jeune » pour les femmes mûres plutôt que le produit de luxe. C’était marrant, présenté logiquement et ça se termine par la révélation que Sylvie est une maîtresse d’Antoine. Pas étonnant qu’elle soit jalouse, donc, ni qu’elle donne à Emily le conseil de faire attention à ne pas trop s’en rapprocher.

Pour faire face à tout ça, Emily décide de recontacter Mindy qui réussit à lui faire un rapide point sur la culture française – point plus ou moins discutable, tout de même, mais chacun son point de vue après tout. Emily l’emmène au restaurant proche de chez elle où elle apprend également à mieux connaître Mindy – fille d’un riche entrepreneur chinois qui lui a coupé les vivres puisqu’elle ne suit pas la voie tracée par son père – et découvre que Gabriel, son charmant voisin, est chef cuisto. Dans ce restaurant. Où elle n’aime pas son steak, évidemment.

Tout dans cette scène était à mourir de rire, entre les personnages que l’on commence à connaître, les clichés (le client est roi, à Paris, ahaha) bien utilisés et amplifiés et les jeux de mots. La vie à Paris commence à être une vraie réussite pour Emily, qui se fait à la vie au point de manger du fromage et de faire un selfie avec sa boulangère. Faudra m’expliquer sa garde-robe par contre, parce que j’ai tellement froid pour elle putain !

Cela dit, elle va vite découvrir la pluie parisienne et ça c’est plutôt cool et crédible, même si elle continue à porter des robes. Entre temps, par contre, elle a découvert que Doug était un connard qui avait pris la décision d’annuler son voyage à Paris au dernier moment, par peur de se retrouver tout seul toute la journée pendant ses vacances. Euh… Connard ? Je l’avais dit dès son arrivée dans la série, mais tout de même, c’est trop express là.

La vie prend une tournure moins ravissante pour Emily qui n’a plus qu’à s’enfermer dans son travail et découvrir que vagin est un terme masculin. La pauvre en demande la raison à Sylvie, qui lui explique donc ça par la remarque la plus sexiste possible. Pauvre, pauvre Emily. Elle en fait un post Insta avec le produit – pire erreur marketing possible ? genre, ça va la foutre dans la merde avec sa boîte – et s’en plaint à Mindy qui lui fait renoncer à son envie de tout plaquer.

Pendant ce temps, Carla Bruni envoie carrément un message à Brigitte Macron qui retweete le post instagram d’Emily sur le vagin, parce que pourquoi pas, alors que les collègues d’Emily sont tranquillement au restaurant à parler d’elle et dire qu’elle n’est pas si mal. Quand ils découvrent le tweet, elle est immédiatement acceptée à leur table… mais ça ne fait pas si plaisir à Sylvie qui se sent menacée par cette Vaga-jeune. Oups.

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Emily in Paris – S01E01

Épisode 1 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !

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Spoilers

Unless I miss something, you don’t speak French.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode qui commence tel un épisode de Younger avec ses plans de Chicago, sa petite musique et son héroïne qui fait du sport. C’est juste parfait. Et pardon ? PARDON ? PARDON ! Kate Walsh est dans la série pour jouer le rôle de Madeline Wheeler, la patronne d’Emily. Les deux s’entendent à fond et sont dans la relation de travail que tout le monde adoooore aux Stats.

Le vrai problème débarque alors dans la série avec Madeline qui se met à vomir en sentant un parfum. Ca sent la grossesse impromptue au plus mauvais moment possible, et ça ne manque pas. Elle qui rêvait de vivre enfin à Paris maintenant que le rachat d’une firme de parfum français – Savoir – était effectué, elle se retrouve coincées aux Etats-Unis. J’espère qu’on la reverra tout de même !

On suit ensuite Emily dans un bar où elle rejoint son copain qui a tout du cliché du connard sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle lui annonce qu’elle est partie pour vivre un an à Paris afin de remplacer Madeline, et ça ne lui plaît que moyennement, même s’il se fait assez vite à l’idée. Difficile de refuser à Emily de vivre sa carrière pleinement, surtout quand elle lui annonce que son appartement parisien est payé d’avance et qu’elle a déjà tout prévu en un après-midi : elle veut absolument son année à l’étranger, avec déjà les congés placés et les aller-retours Paris/Chicago pour elle et son mec.

Ainsi, l’arrivée à Paris est super rapide, avec immédiatement une petite chanson en Français. Ah non, mais si en plus la série se démerde pour remplir ma playlist du mois, je ne suis pas rendu au bout de tout ce que j’ai de positif à dire dessus. Et si tout ça est rapide, il y a tout de même pas mal d’infos livrées au passage.

Dès son arrivée en taxi, Emily fait évidemment le tour de Paris en taxi, passant devant un milliard de monuments avant de se stopper dans le cinquième arrondissement, place de l’Estrapade. Elle y rencontre Gilles Dufour, un membre de l’entreprise Gilbert qui est là pour lui faciliter la vie à son arrivée dans la capitale française et dans son nouvel appartement… Et là, la série surprend en ayant l’excellente idée d’être crédible et cohérente : son appartement est au cinquième sans ascenseur. Emily découvre déjà la joie des rez-de-chaussée et des immeubles parisiens, ce qui me fait bien rire, surtout que c’est un détail réaliste qui fonctionne bien.

Ici, l’humour est dans le cliché, mais dans un cliché plus vrai que bien des détours en France dans les séries. En plus, la concierge/femme de ménage est déjà parfaite, à la regarder super mal au rez-de-chaussée. On admire tout de même la manière dont Emily reprend son souffle super vite après cinq étages, surtout quand elle découvre la vue parisienne depuis sa chambre de bonne, vue qui est censée lui couper le souffle.

La chambre de bonne ? On n’en fait pas vraiment le tour, mais elle paraît tout de même assez grande pour le coup. Bien évidemment, Emily est à peine arrivée que Gilles la drague lourdement, à la française ma foi, mais putain que les clichés sont excellents dans cette série… Déjà. Emily change aussi son Instagram, avec un nouveau @ et une première photo merveilleuse pour la promo de la série…

Non, mais désolé, mais je suis déjà tellement fan de cette série et de son introduction. C’est fluide, ça passe tout seul et les clichés sont juste dosés comme il faut pour qu’on puisse en rire sans avoir l’impression non plus que tout ce qui est raconté est faux. C’est réaliste, avec juste la petite dose de fiction et d’abus qu’il faut pour qu’on s’en marre.

A l’arrivée dans sa nouvelle entreprise, Emily découvre les joies de bosser à Paris, et là encore, on tombe déjà dans les clichés, mais ça me fait rire. Entre le collègue gay et odieux dès le départ, la patronne qui lui parle en français et est dépitée de se rendre compte qu’elle n’en parle pas un mot et

M. Brossard le fondateur de Savoir qui veut directement lui faire la bise, évidemment, puis fume dans son bureau, Emily est servie – et nous aussi.

Ah, les parisiens. Il y a du vrai dans ces clichés… Oui, ils sont tous hyper stéréotypés dans la série, mais c’est pour le bien du choc culturel qui est crédible et fonctionne bien. Le décalage fait rire, surtout quand M. Brossard déteste les américains et ne se gène pas pour lui dire, en soulignant que les américains font en sorte de créer l’obésité avant de trouver des remèdes à commercialiser pour la soigner.

La mauvaise foi est totale, surtout quand Emily lui fait remarquer que la cigarette tue aussi. Ah, la place de la cigarette dans cette série… Bon, là, on est sur un cliché résiduel, parce que fumer à l’intérieur reste interdit tout de même. Mais bon. Les français sont géniaux, la rédaction de cette scène entre Emily, M. Brossard et Sylvie, sa patronne, est parfaite, avec tout ce qu’il faut de racisme et de mauvaise foi à la française. Non, désolé, c’est juste tellement drôle à suivre. Je sais que plein de choses ne vont pas, mais moi, je suis à fond déjà.

Les acteurs français sont parfaits en plus, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant… ni que la lassitude de bosser avec l’étrangère serait si vite établie dans la série. Il faut des débuts difficiles avant qu’Emily ne découvre les avantages de la vie parisienne et ne s’y attache, mais en attendant, ça fonctionne bien. Je ne suis pas sûr en revanche qu’une saison 2 puisse avoir grand intérêt si tout l’humour de la série s’arrête à ces décalages culturels… J’espère que l’épisode 2 commencera déjà à introduire d’autres choses.

La présentation en américain est excellente, avec le stress faisant crier Emily – puis, le cliché de l’américain qui crie est juste après tout, non ? Emily fait donc une réunion sur les réseaux sociaux avec toute l’équipe, avant de découvrir que Patricia, la collègue ne parlant pas anglais et s’enfuyant de la réunion, est celle qui les gère. Elle n’aime pas tellement le travail de Patricia, évidemment.

La série nous introduit clairement le fait que tout le monde la déteste dans la boîte et que ses relations avec sa patronne seront bien différentes de ce qu’elle a pu avoir avant aux Etats-Unis. Eh, ça marche bien.

Quand elle revient dans son appartement, Emily redécouvre le plaisir d’avoir cinq étages à monter, sans ascenseur et sans savoir où est l’interrupteur. Ah, Paris, tu es si désagréable. J’ai adoré la voir galérer avec sa clé avant de découvrir qu’elle n’était finalement pas au bon étage. Pourtant, moi aussi, je galère souvent avec mes clés dans les vieux immeubles parisiens aux portes improbablement difficiles à ouvrir, avec chaque fois leur petite technique (« il faut tourner la clé un peu plus » ; « tire la porte vers toi en tournant la clé » ; « tire vers toi, mais pousse quand t’as le déclic du loquet », putain mais achetez de nouvelles serrures les parisiens !).

Comme elle se trompe d’étage, notre héroïne rencontre Gabriel, son voisin sexy du 4e qui vient de Normandie et est ravi de tomber sur Emily. Ben voyons. C’est beau la vie à Paris, dis-donc. Le personnage est introduit pour plus tard et nous servira de petit triangle amoureux avec Doug, le fiancé d’Emily, mais j’ai déjà ma préférence dans ce cliché de normand à Paris.

En attendant, Emily se rend le lendemain à la boulangerie pour acheter un pain au chocolat à une boulangère hyper désagréable qui la corrige sur son accent et est ma foi très parisienne. Tout le monde y met de sa mauvaise foi dans la série, je le fais aussi dans la critique, désolé. En revanche, ça me fait rire qu’Emily découvre à quel point c’est bon de manger des pains au chocolat. Elle a eu du bol, toutes les boulangeries ne se valent pas dans la capitale…

Lorsqu’elle arrive à Savoir, Emily est bonne pour deux heures d’attente. En effet, elle découvre ainsi que la boîte ouvre à 10h30. Toujours fun ce genre de cliché, même s’il faut voir à pas déconner. 9h30 ou 10h, je veux bien… 10h30, c’est gros, quand même. Sylvie, elle, débarque à 11h15, et ça en revanche, c’est cohérent.

Patricia est un putain de cliché qui a peur de l’américaine, mais ce genre de cliché profite bien à l’humour de la série. Arrive alors la terrible pause déjeuner où sa patronne promet qu’elle prendra une cigarette et où tout le monde a déjà une bonne excuse pour ne pas manger avec la nouvelle. J’ai de la peine pour elle, mais… ouais, non, s’intégrer dans une boîte, c’est loin d’être évident tout de même. Elle achète donc de quoi se faire le plus frenchy des sandwichs, mais sa baguette est détruite par deux gamins riches et mal élevés, comme on en voit souvent dans les quartiers chics.

Laurent et Sybil, à qui la nourrice parle mandarin, sont insupportables. La nourrice, Mindy, est tout l’inverse. Venant de Shangai, après un détour par Indianapolis et avec une mère coréenne, Mindy est bien sympathique avec Emily. Au moins, elle se fait une amie rapidement, même si lui faire une confiance aveugle en lui donnant son portable pour qu’elle entre son numéro là, c’est un truc que je ne peux que vous déconseiller si quelqu’un vous parle dans Paris. Mais bon.

En rentrant au boulot, Emily se rend bien sûr compte que toute l’équipe a fait son déjeuner ensemble en terrasse d’un restaurant juste devant la boîte, mais aussi que tout le monde l’appelle « la plouc ». Heureusement, elle sait l’écrire correctement dans Google Translate, ce qui n’a aucun sens mais lui fait se rendre compte que Mindy a raison : les français sont ouvertement méchants devant elle. Oh, la pauvre… Mais cette entreprise avec ses employés tous plus gamins les uns que les autres ? Là encore, hyper crédible.

La représentation de Paris ? Ben désolé, mais avec ses terrasses pleines et ses lumières allumées en pleine journée, c’est carrément crédible. Elle découvre aussi la joie des gens qui viennent lui parler juste pour récupérer une chaise. J’ai tellement ri ! Luc débarque alors en trottinette avec sa cigarette électronique. Il fume tous, forcément, stoooooooop (mais combien d’amis parisiens ai-je qui sont exactement comme ça ?). Au moins, il l’aide à s’intégrer bien rapidement et facilement en lui expliquant où réside son problème.

Emily vit pour travailler, quand les français travaillent pour vivre. Luc reste comme tous les autres français de la série même s’il entame la conversation avec elle : il est hyper arrogant à la française, avant de détourner l’ignorance d’Emily en arrogance. Ah les français et les jeux de mots. Emily découvre les joies du décalage culturel et même si le trait est carrément forcé pour le bien de la série, je trouve une fois de plus que dans cet échange, il y a bien de la crédibilité.

Est-ce que ça fait du bien à l’image des français ? Probablement pas. Est-ce que je reconnais dans ces stéréotypes des situations vécues et des gens ? Totalement. Au moins, les réseaux sociaux d’Emily commencent toutefois à fonctionner sérieusement bien. Il n’y a pas trop de crédibilité à ce que ça commence uniquement à 230 followers vu son physique, son passé d’américaine à Chicago et l’absence de hashtags sous ses photos, mais admettons.

Le moins crédible dans la série ? Emily est déjà habituée aux horaires français, et ça c’est quand même quelque chose. Doug l’appelle en pleine nuit pour prendre de ses nouvelles, parce que pour lui, il est 19h. Ce charmant fiancé se déshabille pour qu’ils puissent faire l’amour à distance, les voilà donc qui se retrouvent à faire comme ils peuvent pour que leur relation fonctionne. C’est super égoïste de la part de Doug tout ça, mais ça ne m’étonne pas de ce personnage qui ne me plaît pas tellement après trois scènes uniquement…

La communication coupe bien sûr au moment de son orgasme à lui, bien rapide, la laissant à devoir galérer avec son sextoy et une surcharge électrique qui fait sauter les plombs. Et quitte à être dans l’excès et les clichés, c’est tout le quartier qui perd l’électricité, hein.

Cette série va beaucoup trop me plaire !

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Emily in Paris (S01)

Synopsis : Emily, une jeune américaine qui ne parle pas un mot de français, débarque à Paris pour redresser la communication d’une entreprise. En fait, tout ce que j’en sais est dans le titre, désolé !

> Saison 1

Pour commencer, lorsque j’ai rédigé mon article sur les clichés de la vie parisienne dans les séries il y a quelques temps, je me lamentais de ne plus avoir aucune nouvelle de ce projet, dont j’avais entendu parler il y a fort longtemps. Quelques jours plus tôt, Netflix annonçait que ça allait enfin débarquer, et le temps est passé bien lentement depuis !

Pourtant, ça y est, la série est disponible depuis vendredi dernier, il est donc plus que temps pour moi d’y jeter un œil – et peut-être plus, allez savoir, on est dimanche matin après tout… L’amour de Darren Star pour Paris n’est plus à prouver après Sex & the City : on sait qu’il en maîtrise bien comme il faut tous les aspects les plus clichés possibles ! Mon amour des personnages qu’il écrit n’est plus à prouver après Younger : il maîtrise ses personnages féminins avec beaucoup de justesse, leur donne le beau rôle et combat le sexisme à grands coups de débats sur le sexe à l’ère des réseaux sociaux, sans jamais perdre de vue l’équilibre entre vie pro et vie perso de ses personnages.

Bref, rien qu’au synopsis, c’était déjà un coup de cœur. Ensuite, j’ai découvert que Lily Collins avait le rôle-titre. Je suis perdu d’avance, je vais adorer cette série, c’est obligé.

Enfin, j’espère. Pour le savoir, il n’y a pas 36 solutions, il faut que je la commence, alors hop hop hop, je m’y mets !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !
S01E02 – Masculin Feminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite…
S01E03 – Sexy Or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.
S01E04 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.
S01E05 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !
S01E06 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.
S01E07 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !
S01E08 – Family Affair – 17/20
Si certains clichés ne sont pas tellement véridiques dans cet épisode, ce n’est jamais qu’un détail au milieu d’une intrigue qui est surtout là pour nous divertir… et qui réussit très bien à le faire, fort heureusement. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui me remet un peu dedans avec sa famille française pas très crédible, mais dépaysante tout de même. En plus, la série essaie de montrer qu’elle aura encore des choses à raconter en cas de saison 2, et ça marche plutôt bien.
S01E09 – An American Auction in Paris – 17/20
Après quelques jours sans épisode, j’aurais pu être totalement déconnecté de l’ambiance de la série… Ce n’est heureusement pas le cas ! Au contraire, j’ai adoré retrouver son ambiance et ses personnages. Je vais être triste de la voir se terminer cette saison, parce qu’elle avait un petit côté Younger tout à fait appréciable ; et parce qu’elle me redonne envie de découvrir Paris autrement.
S01E10 – Cancel Couture – 18/20
Un titre on ne peut plus d’actualité pour un épisode qui vient conclure de très bonne manière cette première saison. La série va rapidement me manquer et j’espère à présent une saison 2, alors même que je vois mal comment elle pourrait avoir lieu. On verra bien ce qu’il en est dans les mois à venir, mais j’aimerais une résolution aux cliffhangers. J’imaginais vraiment une fin fermée à la saison, je ne m’attendais pas trop à ces ouvertures.

The 100 – S07E16

Épisode 16 – The Last War – 19/20
L’épisode est excellent, c’est sûr, mais il y a trop à faire pour envisager qu’il soit parfait, avec un rythme qui ne s’arrête jamais. La conclusion de la série est globalement réussie et chaque personnage important a son heure de gloire et une conclusion plutôt logique, ce qui n’était pas gagné après une telle saison. Il reste quelques questions face à certains raccourcis des scénaristes, sauf que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’une autre de mes séries préférées vient de se terminer.

> Saison 7


Spoilers

Genre, vraiment là,

Spoilers.

Bon, si t’es sûr(e) de toi, après… 
C’est parti !

Either way, transcendence or extinction, I would have liked to live a little first.

C’est toujours un moment particulier de dire au revoir à une série, mais ça l’est encore plus après sept ans et une dernière saison pas à la hauteur des espérances. Il reste un millier de pistes à conclure et quarante-trois minutes… La frustration est déjà là, je dois dire. J’ai envie que ça se termine en beauté, comme le reste de la série. J’ai peur de ce que ça va donner. Très peur. Et le fait que ça commence par le générique est à saluer : au moins, il n’interrompra rien du tout ensuite… et ça c’est positif !

L’épisode recommence par le trio Murphy, Raven et Jackson arrivant à Sanctum avec une Emori toujours en arrêt cardiaque. Tout le monde fait ce qu’il faut pour la sauver, et l’angoisse est clairement palpable dans l’épisode avec une Emori qui met trois plombes à se réveiller. Comme Emori a perdu plein de sang, son réveil n’est pas suffisant pour la sauver…

Il faut alors faire une transfusion, et seul John peut se le permettre, puisqu’il a du sang noir. Ainsi, Murphy et Jackson sont coincés à s’occuper de sauver Emori, mais pas Raven, qui comprend qu’elle est inutile à Sanctum. Aussitôt, il est décidé que c’est à elle de retourner sauver tout le monde sur Terre. Le gros plan sur Raven, en sueur, en train de vivre sa pire journée depuis un moment (et pourtant !), est excellent pour lancer cet épisode final, et il m’a redonné espoir face à tout ce qu’il y avait à faire !

Il reste plein de choses à régler ? Pas grave ! La série ne fait pas du tout dans la dentelle. De retour à bardo, Clarke se fait ainsi très plaisir avec des plans badass comme on en a rarement eu dans la série pour elle. Autant on est habitué de voir Octavia tout déchirer en permanence, autant Clarke qui sort des grenades de son long manteau pour aller tout péter, c’est original. L’actrice a dû se faire plaisir, et nous aussi quand elle tue quelques autres disciples.

Elle arrive pourtant trop tard, comme le souligne Levitt qui n’est plus si sûr que l’humanité mérite de transcender après tant de meurtres. Elle arrive bizarrement non pas à l’endroit où s’ouvre désormais le portail pour se téléporter, mais à l’endroit où le Test a lieu : le Pont, comme d’habitude. Il est donc trop tard : Bill est déjà parti pour sauver l’humanité. Oh boy.

Très bizarrement, le dernier test nous envoie Bill sur un pont sous la voie lactée, où l’attend… Callie. C’est du moins ce qu’il pense, mais il est rapidement révélé que ce n’est pas vraiment elle. La série se fait plaisir à la ramener, j’imagine. Pourquoi cette apparence ? Parce que cette entité supérieure, peu importe ce qu’elle, prend l’apparence de plus grand prof (au sens, celui qui a appris le plus de choses à) ou du plus grand échec de la personne à qui elle fait face, ou encore le plus grand amour. C’est pas si mal pour nous ramener des morts dans la série.

Callie annonce qu’elle n’est pas un Dieu, mais plutôt un Juge, qui veut savoir si la race humaine est prête à les rejoindre. Où ? Comment ? Qui es-tu bordel ? On n’en saura rien, tout n’a pas besoin de réponse. En revanche, ils en apportent une inattendue : si l’humanité réussit le test, elle pourra transcender. Si elle l’échoue, elle sera transformée en cristaux, comme sur Bardo. Bon. Les règles sont à peu près claires et Bill accepte le test, alors qu’on sait parfaitement que l’échec sera total.

Clarke débarque et nous le tue de sang-froid, devant ce juge. Le corps de Bill est donc aussitôt effacé de l’existence, YAY, et Clarke se retrouve confrontée à Callie. Gloups. Je ne m’y attendais pas à celle-là ; Clarke vient de condamner l’existence, c’est à peu près clair.

Sur Terre, la situation est compliquée pour les survivants. Gaia est partie à la chasse avec les dernières gouttes d’eau, laissant sa mère attendre avec Jordan ? Depuis quand Indra est du genre à se tourner les pouces ? Alors que Jordan se propose pour aller chercher de l’eau, il s’arrête en chemin pour mieux embrasser Hope. Ce ship est tout pété, franchement, mais allez, ça fait plaisir de les voir s’embrasser.

Ils sont heureusement interrompus avant que ce ne soit trop long par le retour sur Terre de Raven. Elle ne débarque pas seule, puisqu’elle est accompagnée de Nikki et de tout un tas de soldats de Sanctum, débarquant avec le matériel nécessaire pour débloquer le bunker. Tout ça se fait hors écran, pour conserver le budget et pour prendre des raccourcis qui arrangent tout le monde.

Pendant que Nikki et ses hommes de libérer les personnes coincées dans le bunker, Raven découvre la situation et est une excellente leader sur ce coup-là (faudra juste m’expliquer comment fonctionne le téléporteur, mais bon). Cela fait plaisir de la voir autant en charge et il est assez clair que tout le monde l’écoute. Le conseil improvisé qui se forme est rapide, mais pas autant que la libération de Niylah et Echo, ramenées dans la série hyper rapidement. Il est clair qu’il n’y avait pas l’argent pour elles dans l’épisode précédent, mais bon, pas grave, ça fait plaisir de les revoir, alors que le plan se met en place.

La série prend le temps de nous parler de Monty également, et c’est très cool puisque ça permet à Jordan de mettre au point un plan efficace pour débarquer sur Bardo : il est le premier à passer le portail, avec une machine capable de désactiver toutes les machines de Bardo – les scaphandres qui rendent invisibles, les lasers… Top.

Jordan est suivi de l’armée d’Indra et Nikki, alors qu’Echo et Raven sont invisibles pour traverser le camp ennemi sans être vue, grâce aux combinaisons venues de Sanctum qui, elles, fonctionnent encore. On se retrouve donc avec un affrontement entre les terriens et… les terriens arrivés à Bardo depuis un peu plus longtemps. Magnifique, cette humanité. L’affrontement ne commence pas tout de suite, pourtant : la tension est là entre les deux camps qui se regardent, à l’abri.

A Sanctum, Miller retrouve finalement Jackson. C’est étrange de la part de Miller d’avoir abandonné le combat, mais j’aime les retrouvailles entre ces deux-là et ça donne un peu d’espoir pour la fin : il y aura au moins un couple en vie à qui il n’arrivera rien, non ? Les retrouvailles se font devant un Murphy tout de même bien amer : il veut ses retrouvailles avec Emori. Oh, laisse-leur un moment, Jackson vient de risquer pas mal de choses pour toi, là quand même. Par contre, il est hors de question de laisser mourir Emori après autant de souffrances, sérieusement ? Sérieusement ?  Non ?

Non, les scénaristes font le choix de la laisser partir. La souffrance est bien trop palpable, une fois de plus. En plus, elle meurt les yeux ouverts, pour nous ramener au traumatisme de Madi dans l’épisode précédent. Je n’arrive pas à croire qu’ils osent la tuer à ce moment de la série. Aaaaaah. Laissez-moi tout casser ! Il restait trente minutes sérieusement !

Murphy n’est tout de même pas prêt à dire adieu à Emori, et ça tombe bien : moi non plus. Il demande donc à Jackson de retirer la puce qui est dans le cou d’Emori. Je ramollis avec le temps : à l’époque de Lexa, il était hors de question pour moi d’oublier ce genre de détails, mais là, je me suis fait avoir comme un bleu à croire à la mort d’Emori. Jackson refuse de l’aider à se suicider en mettant une deuxième puce en place en lui. Miller comprend Murphy, cela dit, et ça nous aide à faire passer les moments super glauques, du genre le sang qui coule de la bouche du cadavre d’Emori, bordel. Et hop, c’est comme ça que Jackson procède à une dernière chirurgie sur le corps d’Emori pour faire en sorte qu’elle puisse avoir un happy end dans la tête de Murphy.

Pendant ce temps, Octavia et Levitt ont quelques moments pour eux, histoire de remaquiller Octavia pour la préparer à sa scène finale, mais aussi pour un moment un chouilla philosophique qui aura toute son importance pour la suite, avec Levitt annonçant qu’il aurait aimé vivre un peu avant de faire face au Jugement final de l’humanité. Leur presque baiser est interrompu par Raven et Echo, qui ont donc réussi à passer le champ de bataille et se repérer dans Bardo. Bravo à elles.

Echo a l’occasion de s’excuser auprès de Levitt qui gagne aussitôt en importance et tout le monde s’échange les dernières informations qu’ils ont, à toute vitesse. Ah lala, ils accusent les coups super rapidement franchement, avec Levitt, Octavia et Echo qui repartent aussitôt sur le champ de bataille : l’humanité est en train de se faire tester, un champ de bataille – même s’il s’agit d’une diversion – ce n’est pas la meilleure image possible pour ce test.

D’ailleurs, Raven découvre alors la lumière blanche du test, fascinée… Envoyez-la face au test, pitié. Callie a disparu, bien évidemment, mais elle est rapidement remplacée par… AAAAAAAAAH. Désolé, mais je n’ai pas pu ne pas hur… non, en fait, j’ai juste inspiré très profondément sous le choc et la surprise. Je m’attendais sincèrement à Bellamy ou Abby, mais certainement pas à Lexa. Le juge prend l’apparence de Lexa. Bien. Choqué, déçu ? Je ne sais pas trop. Revoir Alycia Debnam-Carrey dans la série, en tenue de Lexa, à quelques centimètres de ma Funko Pop Lexa, c’était jouissif, c’est sûr… Mais ce n’est pas Lexa pour autant.

En fait, tout ça fait encore souffrir Clarke, qui a le réflexe du câlin à Lexa, même si ce n’est pas elle. Le plus grand prof ? Check, Lexa lui a permis de se rendre compte qu’elle était capable de génocide après tout. Le plus grand échec ? Plus que check, avec ce code 307 et cette mort tellement injuste ! Le plus grand amour ? Totalement. Désolé Bellamy, désolé les Bellarke ! Il aurait pu tout aussi bien être là, en vrai, mais le fandom a parlé avec trop de force à la mort de Lexa, c’est elle son grand amour. Désolé Finn, aussi, parce que tu n’auras même pas eu une petite mention, même de la part de Raven plus tard dans l’épisode.

BREF. Le test n’est pas interrompu, et c’est à Clarke de le passer. On peut dire ce qu’on veut, mais après autant de temps, ça fait plaisir de voir les deux actrices réunies à l’écran. Après, ce n’est pas Lexa, et c’est abusé. Je suis partagé. J’oublie de commenter l’épisode. Je le savoure, en même temps, c’est la fin, attendez, je n’étais pas prêt. Lexa qui nous ressort son cri de guerre sous la forme du juge, en plus… Ah ! La souffrance est là.

Clarke explique au moins ses souffrances à elle, tout ce qu’elle a dû endurer durant la série, et c’est efficace. La souffrance de Clarke est réelle après tout et j’ai trouvé la scène bien mieux écrite que dans l’épisode précédent où elle se plaignait à Gaia, sans chercher de solution et sans assumer vraiment ce qu’elle avait fait.

Là, au contraire, Clarke se défend, oui, mais elle reconnaît ses torts tout en soulignant la souffrance subie pour les justifier. J’aime bien ce juge, en tout cas. Elle fait comprendre à Clarke qu’elle a déconné sec à créer de la souffrance, elle aussi, tout le temps, en permanence. Il est excellent de voir Clarke se défendre comme elle peut, et il est encore meilleur de la voir se lancer dans une tirade sur le vrai problème auquel elle doit faire face en ce moment : ce juge lui-même. Peu importe l’espèce qu’il représente, le Juge est en effet à la base d’une croyance et d’une foi destructrices. Pauvre Bellamy.

La scène est puissante, avec Clarke qui dit avoir agi par amour depuis le début. La critique de la religion est plus palpable que jamais et la série souligne ce qu’elle a fait toujours fait : le vrai problème de l’humanité réside peut-être dans sa foi, qui est certes une solution, mais qui est toujours génératrice de conflits. Cela fait sept ans que ça dure après tout, cette critique, avec même des religions expliquées à chaque fois.

Le grand problème de cette saison est peut-être de ne pas apporter de réponse précise à ce qu’est cette transcendance d’ailleurs. Cela défait un peu le travail des saisons précédentes où on en venait toujours à l’origine des religions. Cette fois, pas d’origine, juste un fait : cette croyance mène bien à une transcendance. Ou en l’occurrence, à une destruction. Ben oui. Sans trop de surprise, Clarke apprend que l’humanité n’est pas prête pour la suite, et qu’elle est désormais bonne pour être détruite. Petit flash de lumière dramatique et coupure pub.

Aux États-Unis en tout cas, coupure pub. Moi, j’ai dû enchaîner sans reprendre mon souffle et sans m’être encore remis du retour de Lexa. Sorry not sorry. Comme si tout ça n’était pas déjà assez horrible à observer, voilà donc qu’on assiste ensuite au réveil d’Emori. Oh, nous ne sommes pas naïfs : elle est morte… Mais dans la tête de John. Tout ça a un goût de Paradis, tout de même ! Emori comprend rapidement qu’elle est morte, mais comme John le souligne, ce n’était pas acceptable.

Murphy fait le choix de se sacrifier, et la série en revient à son crédo habituel sur la survie : mieux vaut vivre que survivre, mieux vaut vivre quelques minutes de plus avec Emori qu’une éternité de solitude. Oh Murphy ! Tu es devenu grand avec le temps. On ne pouvait espérer meilleure conclusion et moment de gloire pour ce perso, exactement comme on ne pouvait espérer mieux pour Clarke que de la voir s’énerver face à une image de Lexa pour critiquer la religion.

La scène Murphy/Emori est géniale, l’interprétation de Luisa d’Oliveira a réussi à me mettre encore un peu plus à terre que prévu, et ce couple va finalement s’imposer comme mon préféré de la série, avec une vraie évolution sur six ans et des personnages qui se complètent parfaitement l’un et l’autre. Et dire que, comme beaucoup, je détestais Murphy à l’origine ; et dire que je ne sentais pas Emori à l’origine et que je la voyais comme un personnage qui ne passerait pas la fin de saison 2 !

De la musique retentit au beau milieu de la crise de nerfs d’Emori comprenant que John se sacrifie, ce qui estt inacceptable… et ça permet au couple d’avoir enfin la danse qu’ils méritaient et que Murphy voulait depuis toujours. Aaah. La série fait le choix de réunir enfin des couples, au moins. Emori et Murphy peuvent donc mourir ensemble, Jackson et Miller aussi, puisqu’ils dansent au moment de l’échec du test par Clarke. Ces petits slows permettent des moments d’émotion dans un épisode final tendu ; et ça apporte aussi une belle conclusion à Jackson/Miller, relégués au troisième plan, certes… mais c’est leur rôle depuis le départ. Ils ont survécu aux sept saisons en restant toujours dans la périphérie comme ça, c’est beau. Hâte de revoir la série en sachant ce qui les attend maintenant !

Clarke revient alors sur Bardo pour annoncer à Raven que le test est foiré et que l’Humanité va être transformé en cristaux. Oh, si Clarke est défaitiste et se décide à rejoindre Madi, ce n’est pas trop le caractère de Raven de se laisser faire comme ça. Elle décide donc de se rapprocher de la lumière blanche devenue rouge, pour entrer en contact avec cette entité supérieure dont elle ne sait rien.

Raven se trouve donc aspirée à son tour pour le test. Comme prévu, la série nous ramène cette fois Abby, et l’arche. Ce sont de jolis clins d’œil, même si le jeu de Paige Turco est bien différent : Abby est drôlement froide, sur ce coup-là. Laisser à Raven la possibilité de sauver l’humanité, c’est beau, toutefois, et ça lui donne à son tour son moment de gloire. Elle a de bons arguments lorsqu’elle demande juste un délai supplémentaire avant la destruction de l’humanité, et il faut bien remarquer qu’ils ont pris leur temps à détruire l’humanité. Heureusement.

Raven découvre alors que son plan n’est pas excellent : la guerre est en cours sur Bardo après tout. Alors certes, ce n’est pas encore le cas et c’était une diversion, mais ça ne saurait tarder ! On découvre ainsi que Sheidheda est encore en vie, avec toujours une soif de sang parfaitement inexplicable. Il tire dans le tas pour s’assurer que la guerre commence, mais Levitt débarque à temps pour stopper l’affrontement.

S’il a un joli discours, Levitt se fait tirer dessus par Sheidheda, sous les yeux d’Octavia. Elle est apparemment prête à beaucoup pour lui, puisqu’elle se jette vers lui, alors qu’il est loin et entre deux camps qui s’échangent des tirs avec ferveur. Echo se fait tirer dessus au passage, en la suivant, pour sauver Levitt avec Octavia. AAAAH ! Ouais, son argument ? Elle a perdu Bellamy, elle ne veut pas perdre O. Je vois l’idée : le sacrifice, c’est loin d’être la tasse de thé d’Echo normalement, mais c’est là que mène son évolution de la saison (face à une Hope dépitée de voir O et Echo se jeter comme ça entre les balles). Je ne peux m’empêcher de penser que ce rôle Levitt était le rôle prévu pour Bellamy si l’acteur avait pu rester plus longtemps en revanche… Qui d’autre pour rameuter O et Echo comme ça ??

La guerre a lieu, en tout cas, et ça fout la merde pour le test de l’humanité qui, s’il est déjà échoué, continue, l’air de rien. Ainsi, Clarke rejoint Madi, alors que la conclusion de la série se lance, avec un cycle de violence toujours impossible à stopper. Raven est bien forcée de reconnaître que la fin de l’humanité est là, mais elle ne perd pas espoir et fait bien. Octavia abandonne finalement Echo et Levitt à Hope et Jordan qui ont laissé tomber la bataille pour s’occuper des blessés et se jette à nouveau dans le no man’s land entre les deux camps, en hurlant sur Indra.

Octavia lui demande de baisser les armes, et Indra finit par accepter cette idée d’Octavia. Sheidheda débarque malheureusement avec son « Blood must have blood », encore et toujours. Ah, mais qu’il est relou, lui. Indra parvient enfin à le tuer dans une scène plutôt très jouissive au laser. La disparition de Sheidheda, qui symbolise quand même une grosse partie des échecs de cette saison, fait vraiment plaisir.

C’est finalement Octavia qui débarque à la place de Levitt pour stopper tout le monde et repartir encore sur délire de Wonkru, mais en mode vous aussi Bardo vous êtes Wonkru, on est tous dans la même galère, vive l’Humanité. Indra est ainsi engueulée par Octavia qui lui souligne que le combat est terminé désormais. Ah. La conclusion de la série est donc que tous les humains sont humains ? Octavia est le lien parfait, au moins : Bellamy, son frère, est mort pour ça. Voir Octavia déposer les armes, c’est inattendu, idem pour Indra, mais oui, c’est plutôt logique comme évolution et ça achève bien son arc.

J’aime le fait que chaque personnage a son moment d’importance dans cet épisode, mais je ne comprends vraiment pas cette saison : s’ils sont encore capables de pondre de tels épisodes, pourquoi nous avoir fait une saison si chaotique. J’ai presque envie de la revoir maintenant que c’est fini, pour me rendre compte avec précision d’où ça a déconné.

En plus, l’évolution d’Octavia qui déclare que ça ne sert à rien de se battre, c’est assez hallucinant tout de même, mais ça fonctionne. Tous les choix des personnages dans cet ultime personnage correspondent à une vraie évolution sur le long terme, réussie et compréhensible… Alors pourquoi tout le reste de la saison ne l’était pas ?

Une fois son discours terminé, Octavia se précipite auprès de Levitt sans vérifier les conséquences et la portée de ses mots. Du côté de Bardo, tout le suspense réside dans la décision d’un disciple en charge qui décide finalement que l’humanité est plus importante qu’une guerre… Cela permet à Raven de prouver son point au Juge/Abby : il est possible de changer avec un peu plus de temps.

Le Juge est forcé de reconnaître qu’elle a raison et que l’Humanité est capable d’évoluer, pas comme Clarke (allez bim !). La Transcendance peut donc commencer, à partir d’Echo qui était sur le point de mourir. Ca tombe bien dis donc. On enchaîne avec Levitt dont les derniers mots sont « pas de douleur ». C’est plutôt bon signe pour l’humanité, ça. Echo, Hope, Jordan, Indra… J’ai eu peur pour Octavia qui ne partait pas et voyait tout le monde partir.

Finalement, Octavia souligne que Bellamy avait raison, et c’est le minimum pour cette série après tout que de laisser au moins ce bon point à son lead masculin si maltraité dans cette saison finale. Si tous les personnages s’en tirent à merveille dans le dernier épisode, Bellamy aura donc eu pour dernière scène un truc bien merdique.

Sur Terre, Miller et Jackson aussi se mettent à briller, et j’aurais préféré qu’ils disparaissent dans un dernier câlin, exactement comme Murphy et Emori, mais il ne faut pas trop en demander. Oui, tout le monde peut transcender, même Emori. Murphy a vraiment bien fait de se l’intégrer dans le cou, parce qu’apparemment, faire l’amour dans ta tête avec une puce, ça justifie à faire comme si la personne sur la puce était encore en vie. Tant mieux, mais frustrant pour d’autres personnages morts sans qu’on ne récupère la puce, tout de même.

Tout le monde peut transcender ? Pas Clarke, bien sûr. Madi refuse un moment de partir, parce qu’elle ne veut pas laisser Clarke derrière, mais elle le fait finalement quand Clarke lui assure que c’est bon. Cette fin en halo de lumière, ça rappelle une autre fin de série récente, mais c’est assez réussi, je dois dire.

En revanche, Clarke se retrouve ensuite à devoir contempler un champ de bataille de Bardo peu joli, avec des arbres de lumière un peu partout. Elle se rend ensuite à Sanctum pour voir que c’est pareil sur cette planète. Elle espérait pourtant le retour de Murphy, mais non, même lui a pu transcender. Pauvre Clarke, c’est gros, quand même, surtout que sur la fin, elle avait renoncé à se battre comme Octavia.

Le but est toutefois de se débrouiller pour qu’elle retrouve Gaia j’imagine. En effet, à Sanctum, elle retrouve son chien, et elle décide ensuite de retourner sur Terre, parce que la série ne pouvait que se terminer sur Terre. Sur place, Clarke retrouve avec joie sa forêt et son lac préférés, et on passera sur le détail un peu gênant de la manière dont elle a réussi à utiliser le téléporteur alors qu’elle comptait sur Raven depuis le début de la saison pour le faire.

Malheureusement, sur Terre, la chienne abandonne notre héroïne et se précipite dans la forêt, histoire de nous redonner, comme en saison 1, une vibe LOST parfaitement inattendue. Clarke se rend soudainement compte qu’elle ne veut pas être seule… mais elle se retrouve alors avec Lexa/Juge, qui veut lui expliquer tout ce qu’il s’est passé. Clarke est prête à porter le poids de ses décisions si ça permet à l’humanité d’être sauvée, encore. Oh, Clarke !

L’abus ? On reproche à Clarke bien des maux alors qu’elle est loin d’être la seule à avoir commis des actes atroces dans la série. Ce juge lui révèle toutefois que c’est la seule à avoir tué quelqu’un pendant le Test. Ah, oups. Il est intéressant de souligner que si la série n’a jamais montré la moindre autre espèce finalement (à l’exception des cristaux), elle confirme ici qu’il y a eu beaucoup d’autres civilisations acceptant de passer le test, avec réussite ou échec. On n’en saura pas le nombre, mais ça fait des siècles que ça dure. Bien. Pourquoi pas, après tout.

Au passage, le Juge lui confirme que Madi est bien là, et en paix, dans sa Transcendance. Elle connaît assez Clarke pour savoir qu’elle assume toutes ses décisions et elle la remercie de la laisser dans cette Transcendance, où elle peut « vivre » sans avoir à être coincée sans personne d’autre de son âge. C’est un peu frustrant de savoir que Clarke sacrifiait tout pour ça, mais qu’elle ne retrouvera pas Madi finalement…

Cependant, la Transcendance est un choix : il est possible de revenir en arrière une fois qu’on a transcendé, et c’est la surprise finale de cette saison, surprise qui, ma foi, fonctionne. On découvre ainsi que le chien s’est précipité sur Terre, parce qu’il a senti la trace de ses autres propriétaires. Ouais, tout le groupe est revenu à la vie : Echo et Levitt ne sont plus blessés, Emori a retrouvé son corps, Murphy est donc là pour accueillir le chien, avec Raven. Il y a aussi Miller et Jackson, ou Gaia et Indra, ou Hope et Jordan. Le Juge souligne à Clarke qu’ils ont fait le choix de revenir pour être avec elle, parce qu’ils sont une famille.

Levitt fait un choix étonnant, mais il a dit qu’il voulait vivre après tout ; Echo et Jordan… ils auraient pu rester transcendés, mais bon, c’est toujours plus compréhensible que le choix de… Niylah ! Qu’est-ce qu’elle vient foutre là sérieusement ? Certes, ce sont ses amis, mais de là à renoncer à un état de paix perpétuelle pour eux alors qu’ils l’ont toujours foutu dans la merde ? Elle est cheloue, elle. Peut-être qu’elle veut se récupérer Clarke ? Je vois d’ici les fanfics avec le triangle Nilyah/Clarke/Gaia. Dommage que son plus grand amour soit Lexa.

Dommage surtout que la série fasse le choix de ramener Lexa dans cette dernière scène. Ne vous méprenez pas : j’adore Lexa et pour moi son rôle-clé dans la série est indéniable, parce qu’elle est celle qui lui avait permis de basculer vers autre chose en mourant et en révélant une énorme part de la mythologie de la série… mais pour la dernière scène, j’aurais aimé que le Juge prenne l’apparence de Bellamy.

Cela n’aurait pas été compliqué à justifier au point où on en était : une réplique suffisait, vraiment. Je suis content d’avoir Lexa, mais Bellamy manque tout de même sacrément dans ce dernier épisode. BREF. Vous avez remarqué comme je blablate pour ne pas mettre de point final à cette critique ?

Le Juge annonce à Clarke que ce reste d’humanité encore en vie n’aura pas d’enfant, pas de transcendance puisqu’ils l’ont refusée une fois, mais tout le monde s’en tape : mieux vaut vivre enfin que survivre, apparemment, surtout si c’est sur Terre. Je suis un peu triste de la donnée « pas d’enfants », parce que ça aurait été très sympathique comme conclusion et ma plus grande question sera finalement : il n’avait pas l’argent pour Louisa d’Oliveira dans la dernière scène ? Emori est là (la veste rose)…

Par contre… Pendant le générique de fin, ils ont passé la bande-annonce pour la saison 3 de The Outpost, et je suis mort de rire d’avance ! La comparaison entre les deux séries, c’est brutal. Et The 100 va me manquer, vraiment. La conclusion est belle, toutefois, ce groupe d’amis qui constitue une famille et choisit de pouvoir enfin vivre en paix comme ils l’ont toujours désirée, c’est top. Je comprends l’idée de les faire revenir sur Terre aussi, mais avec à leur disposition les infrastructures de Bardo et surtout celles de Sanctum (ils ont un palais et une maison là-bas, bordel !), tout recommencer sur Terre est un peu chelou. J’espère qu’ils feront juste des aller-retours en attendant de se construire vraiment une vie heureuse sur Terre.

Quelle espèce bizarre que l’humanité ! Le dernier plan, qui se permet un fondu vers la toute première scène de la série et Clarke dessinant ? J’avoue que je viens de revoir la première scène de la série à l’instant (putain, elle est toujours aussi efficace !), et je pense qu’il s’agit simplement d’un écho aux premières lignes de la série. Clarke se disait heureuse d’imaginer ressentir le soleil sur son visage, de voir des arbres autour d’elle et de sentir les fleurs sauvages, sans être coincée dans l’espace. La Terre était une terre promise depuis sept saisons, elle l’a enfin comme elle l’espérait. Mais bon, il aurait mieux valu un petit retour aux répliques directement, avec une voix off de Clarke. Tant pis, les derniers mots de la série seront laissés à Raven et son « here she is ». Ah putain, on est passé à ça des « A curious species indeed » de la part d’Alycia Debnam-Carrey, ça l’aurait fait aussi.

True survivors. Il me manque tout de même Octavia sur ce plan, mais ❤

EN BREF – Cette saison 7 a le défaut d’avoir voulu trop en faire, au détriment de ses personnages, au détriment de ce qui en faisait le succès. Chaque épisode avait tellement de rebondissements en réserve qu’on en perdait l’ADN même de ce qui faisait les six premières saisons et donnait toujours envie de revenir. C’est trop dommage, parce que les deux derniers épisodes de la série révèlent bien que les scénaristes savaient toujours faire ce qu’il fallait pour que ça fonctionne.

Le vrai problème de cette saison réside aussi peut-être dans les coulisses. Autant les remous en saison 3 avaient apporté des rebondissements efficaces (la mort de Lexa nous a apporté Becca et l’explication de la religion Grounders, la mort de Lincoln a cristallisé la haine de Pike et énormément servi le personnage d’Octavia, l’air de rien), autant la disparition de Bellamy du casting, c’était très violent pour une saison finale. L’acteur a fait une dépression, il s’est marié à l’actrice interprétant Clarke qui a fait une fausse couche, bon, clairement, on sent que la dernière saison était celle de trop pour eux…

Que ça se ressente dans l’écriture de la saison, qui a été réécrite en grande partie et ça se voit, c’est bien dommage. Je n’arrive pas tout à fait à leur en vouloir pour autant, surtout que la fin me laisse en paix avec la série.

Yu gonplei ste odon.

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