The Nevers – S01E05

Épisode 5 – Hanged – 17/20
J’ai un sentiment très partagé face à cet épisode, parce que j’ai vraiment eu l’impression qu’il manquait des scènes entre celui-ci et le précédent, pour ne pas dire qu’il manquait un épisode complet. Malgré tout, c’était hyper prenant et j’ai beaucoup aimé, surtout la dernière partie de l’épisode qui a réussi à me prendre complètement par surprise par rapport à ce qui semblait se préparer. Hâte de finir ce début de saison, déjà, puisque le sixième marquera une pause dans la diffusion.

Spoilers

Le procès de Maladie est vite expédié : elle est condamnée à mort par pendaison sur la place publique.

Maladie hang, justice will be seen.

J’avais lu sur Twitter que le début de cet épisode donnait l’impression d’avoir raté un épisode et… j’avoue ? On voit donc Amalia coucher avec Horatio ? Je. OK. Cela semble toucher Penance, qui s’éloigne et voit ensuite Desiree sortir de sa chambre avec un homme. Peut-être donc que c’est elle qui couchait – si Penance le pense, nous on sait que ce n’est pas le cas.

Non, vraiment, ils se sont plantés dans l’ordre de diffusion des épisodes. Je ne vois que ça. On découvre en effet que Nimble travaille désormais pour Amalia et Penance, quand dans l’épisode précédent, il était clair qu’il était pour le Beggar King ? Et Amalia n’arrête plus de coucher avec son médecin qui trompe sa femme ? Il manque un épisode. Ce n’est pas possible autrement.

En parallèle, nous suivons toujours les expériences de Bidlow qui étaient les grandes absences de l’épisode précédent. Cette fois, il est donc question de suivre l’œuf magique en train d’éclore au plafond, à moins que ce ne soit une chrysalide. Dans la crevasse, on retrouve aussi la Touchée capable de faire léviter les objets, et sa lobotomie semble de moins en moins efficace.

Autrement, à l’orphelinat, on semble avoir compris ce qu’il se passait dans cette cave grâce à la chanson. Il faut aller chercher quelqu’un en-dessous – dans cette cave. Quelqu’un ? Ce qui est dans la chrysalide, donc ? Bon. Et à quoi sert Hugo ?

Pour l’instant, il énerve Miss Bidlow qui remarque qu’il a fait du shopping pour son frère, mais c’est tout. Son business – son bordel – n’est plus du tout évoqué. C’est si étrange. Bon, Mrs Bidlow et August sont dans un salon de thé typiquement anglais d’un hôtel, et elle pète un câble quand elle entend deux personnes s’extasier de la future exécution de Maladie. Alors là, je n’ai pas tout capté à sa réaction, franchement.

Le début d’épisode nous apprend donc que Maladie est condamnée à mort – ça, au moins, ça donne l’impression que l’épisode 5 fonctionne bien juste après le 4 : elle sera pendue en place publique. Cela ne plaît que moyennement au conseil du patriarcat. Je ne sais toujours pas comment les nommer. En tout cas, Massen est content de savoir que Maladie sera tuée en tant que Maladie, devant le monde entier, afin qu’il soit clair pour tous que la terreur soit punie. Je peux comprendre l’idée, pour le coup.

Les autres hommes s’inquiètent tout de même des conséquences de cette punition : ils ont peur de voir les Touchés s’enflammer ou la société changer de camp sur du long terme. Il est rapidement question des Touchés, donc, mais aussi de l’origine de leur affliction. Ils sont défendus par un certain Prince Albrecht.

On lit entre les lignes qu’on soupçonne la Princesse d’être une touchée, alors qu’à l’orphelinat, il se passe exactement ce qu’ils craignent : certaines, dont Harriet, pensent que Maladie est exécutée parce qu’elle est une Touchée. Euh… Je croyais que c’était une serial killer ? Je veux dire, je suis contre la peine de mort, hein, mais c’est tout de même une serial killer, elle n’est pas exécutée juste parce qu’elle est Touchée.

C’est bizarre comme réflexion, tout ça. En plus, je ne comprends que maintenant le pouvoir de Maladie, qui est qu’elle devient de plus en plus forte grâce à la douleur. De son côté, Mundi est harcelé par une journaliste qui veut obtenir une interview de Maladie, ce qui est désormais le seul sujet de conversation de tout l’épisode. Ou presque.

Hugo est en effet convoqué par Mundi parce que quelqu’un se plaint d’un de ses serveurs Touchés qui a blessé accidentellement un client n’écoutant pas les consignes. Il semble trouver un compromis avec Mundi, mais finalement, il est à nouveau question de Maladie, de son exécution et… Hugo se fait aborder par la journaliste qui a besoin de lui pour quelque chose qu’on ne connaîtra pas immédiatement.

Pendant ce temps, nous suivons Penance en train de prendre sa douche… et s’inquiétant d’être possiblement espionnée par August via un oiseau. D’ailleurs, je me rends compte que j’ai oublié de souligner que Penance a balancé à Amalia dans l’épisode 4 qu’il avait des pouvoirs. Et ça tombe bien : Amalia décide de se servir de lui pour faire diversion pendant qu’elle exécutera un plan pour s’infiltrer dans la cave de Miss Bidlow. La sœur d’August donc. C’est comme ça qu’elles ont su exactement où chercher ? Je veux dire, OK, on a eu la vision aux rayons X de Londres, mais…

Non, désolé, vraiment, là, ça ne peut pas être que moi qui ne comprend pas tout à l’accent, il en manque un bout. Et quand on retrouve le Beggar-King, je découvre qu’Odium est encore en vie, alors ça ne m’aide pas non plus à tout capter. En tout cas, le roi est contacté par Massen qui s’arrange pour s’assurer que Londres connaisse le chaos. Après tout, il veut guérir Londres du chaos, mais pour ça, il faut d’abord s’arranger pour avoir l’approbation de la foule.

Etrangement, à l’orphelinat, on en revient à la trahison de Lucy. C’est tellement étonnant. Je veux dire comme j’ai l’impression qu’il manque des scènes à l’épisode, j’aurais tendance à croire que du temps s’est écoulé depuis le précédent… mais non, voilà donc que des orphelines pensent qu’Amalia a tué Lucy, alors qu’Amalia et Penance en sont à regretter la disparition de celle-ci de leur vie.

Cela nous ramène aussi la bienveillance naturelle de Penance : elle refuse de voir Maladie se faire exécuter publiquement, parce qu’elle est une Touchée et parce que ça semble donner des ailes aux Puristes qui n’hésitent pas à accrocher des cordes devant la porte de l’orphelinat. Penance reste donc éveillée toute la nuit pour mettre au point un plan pour sauver Maladie de son exécution publique le jour même.

Amalia refuse de l’envisager, de manière assez logique. Elle a prévu d’aller récupérer le Galanthi, l’œuf-chrysalide-whatever, le jour-même. Elle ne veut pas non plus prouver au monde que les Touchés sont un danger, ou qu’ils sont du côté de Maladie, une serial killer. La dispute qui éclate entre les deux amies est vraiment intéressantes, car elles sont incapables de se mettre d’accord sur ce coup-là. Et ça part en vrille quand Penance comprend qu’Amalia ne fera pas l’effort non plus de l’attendre une journée pour mettre en place son plan.

Les deux amies sont en froid, et elles sortent ainsi de l’atelier de Penance où elles s’embrouillaient pour mieux voir que tout l’Orphelinat les écoutait. Forcément. Amalia leur propose alors un choix : chacun pourra suivre le plan qu’il préfère et juge le meilleur, en son âme et conscience. Ma foi, c’est logique. Par contre, s’il faut se fier uniquement aux discours, Amalia est clairement plus raisonnable, quoi.

Penance a plus de mal à suivre la cadence, mais elle retrouve assez vite l’énervement qu’elle avait quelques secondes plus tôt quand il était question de ce qu’Amalia avait fait à Sarah, aka Maladie. De toute manière, le choix de tous est déjà fait, en vrai. August choisit de suivre Amalia, ce qui doit être le plus douloureux pour Penance. Penance se retrouve donc avec Harriet, Nimb ou Desiree quand Amalia a avec elle Horatio, August, Annie et une autre Touchée que l’on vient de découvrir dans cet épisode. Il y a bien sûr aussi celles qui ne peuvent choisir un camp : les deux enfants de l’Orphelinat.

Elles ont bien fait, parce que les plans tournent mal, forcément. On suit d’abord l’exécution de Maladie et… c’est quelque chose. Le plan de Penance est sacrément intéressant et permet presque de la sauver, alors que tout le monde demande à ce qu’elle soit pendue, en boucle, dans un chant qui fait peur.

Le plan de Penance se met en place un peu par accident, cela dit, parce que Mundi s’approche d’elle et qu’elle craint soudainement le pire. Pour ne pas être arrêtée, elle envoie donc le signal qui permet à Nimb de réagir immédiatement. Le sauvetage de Maladie commence aussitôt… mais est interrompu par les gardes. La Touchée qui était chargée de s’approcher d’elle pour la sauver se retrouve donc à s’éclater sur les escaliers de la potence. Aïe.

Toutefois, Maladie décide de se suicider elle-même. Elle hurle un coup, ouvre elle-même le gouffre qui permettra de la tuer, et hop, elle quitte ce monde. Malheureusement, ça ne s’arrête pas là : ce suicide est suivi d’un énorme meurtre de masse deviné trop tard par Penance et Mundi. Les barrières en métal autour de la potence sont soudainement remplies d’un champ électrique très important, à cause d’un touché qui a manipulé un policier.

Les efforts de Penance et Mundi n’y font rien : on a un meurtre de masse, et on se retrouve ainsi avec une émeute qui éclate et blesse quelques personnages importants. Penance se retrouve avec la main brûlée en tentant d’arrêter le champ électrique, ce qui ne me rassure pas pour la suite où elle paraît la coupable idéale, Hugo se prend un énorme coup sur la tronche et Harriett… oh. Elle tente de s’enfuir avec Desirée, mais la porte qu’elle a fragilisé avec son pouvoir se referme devant elle.

Harriett reste coincée un moment, mais elle utilise finalement ses pouvoirs pour s’enfuir en transformant la porte en verre. Pas de bol pour elle, toute la foule de l’exécution cherchant à s’enfuir se retrouve ainsi face à une porte de verre et elle n’hésite pas à s’engouffrer là et compresser la pauvre Harriett qui se retrouve contre la porte au moment où elle explose.

Harriett est ainsi projetée au sol et piétinée… et sauvée de justesse par la journaliste. Elle est bien mystérieuse, elle, mais j’étais de loin de me douter de la vérité par contre. Hugo est sauvé lui aussi de justesse par Massen, ce qui me rend curieux sur la suite. Tout le monde peut alors rentrer défait à l’Orphelinat et retrouver le groupe d’Amalia, pas mal exténué, lui aussi. On en saura plus sur ce Galanthi la semaine prochaine, mais il faut avant ça revenir sur la journaliste.

Je l’ai repérée comme étrange dans l’épisode 4, mais jamais je ne me suis douté de ce qui était en train de se jouer avec ce personnage. Mundi finit par le comprendre en résolvant le meurtre du premier épisode que j’avais oublié et en recollant les morceaux : la personne qui se suicide n’est pas Maladie, mais la cinglée qui torturait Mary pour le fun quand celle-ci était captive.

Maladie ? Elle est la journaliste blonde. Du rembourrage pour la poitrine, une perruque et un faux nez jeté au sol au milieu de l’émeute nous révèle donc que cette journaliste était Maladie depuis le début, et qu’elle est toujours en vie. Cela explique pourquoi la journaliste en faisait tant pour que l’exécution soit le plus publique possible. Wow. Je ne l’ai pas vu venir, du tout.

PS : Cet épisode a donc marqué un tournant pour le tournage, avec le confinement qui passe par là et une foule partiellement créée par effets spéciaux. Je ne m’en serais jamais douté !

The Nevers – S01E04

Épisode 4 – Undertaking – 17/20
Certaines intrigues se précisent, et c’est agréable de les comprendre, quand d’autres arrivent et rendent tout ça encore plus confus. L’avantage, c’est que je ne sais jamais tout à fait vers quoi on se dirige avec eux tellement ça part dans tous les sens. L’inconvénient, c’est que la critique n’apporte probablement pas toutes les réponses. Mais bon, je passe de bons moments devant la série, c’est déjà ça !

Spoilers

Le meurtre de Mary perturbe logiquement les Touchés qui cherchent à trouver son meurtrier – et la raison de sa mort.

So we’re at war ?

La série me manquait de plus en plus, alors évidemment, je m’y remets… Et je regrette que la fin soit déjà pour bientôt, parce que ce résumé d’épisode me rappelle à quel point la série est géniale. La petite musique… ce devrait être un générique !

Bon, on reprend peu de temps après l’épisode précédent, avec l’enterrement de Mary qui me rend bien triste – même si ça m’apporte un point de Bingo Séries. Comme dans l’épisode précédent, il semble quasi évident que Myrtle sait quelque chose de la chanson de Mary, mais nous ne saurons pas tout de suite ce qu’il en est. Avant ça, on commence donc par le casting chantant pour dire adieu à Mary d’une part, et des ouvriers interrompus dans leur travail d’autre part.

Je ne comprends déjà plus rien, mais bon, je vais faire comme si pour le bien de la critique. L’enterrement est interrompu par des types bourrés et haineux qui énervent Mundi… mais toujours moins qu’Amalia. Celle-ci est absente de l’enterrement, et il trouve ça clairement abusé. S’il savait qu’en plus elle est en train de se bourrer dans un bar et provoquer des bastons inutiles !

De retour à l’orphelinat, une des Touchées ruinent des raisins qui ont l’air très bon pour signifier sa déprime. C’est un peu abusé. De son côté, la pyromane dont j’ai réoublié le nom est tout aussi surprise que Mundi de l’absence d’Amalia à l’enterrement. Il faut dire qu’elle, elle y était… alors qu’elle avait kidnappé Mary, tout de même. Amalia finit par revenir et révéler qu’elle a trouvé des informations sur son agression – et sur Odium.

Plutôt que d’avoir une conversation normale, Amalia et Penance jouent ensuite chacune le rôle de l’autre pour parler de l’absence d’Amalia à l’enterrement – mais c’est en fait son habitude, puisqu’elle n’a jamais assisté au moindre enterrement selon elle. Elle a de toute manière l’esprit ailleurs : elle veut savoir qui a tué Mary, et elle se met à soupçonner tout le monde, y compris à l’orphelinat. C’est problématique.

Il faut toutefois mener l’enquête, et une vision lui permet de savoir que cette enquête la mènera une fois de plus à Lord Massen. J’ai eu comme d’habitude du mal à suivre tout ce qu’il se passait dans les scènes de réunion des personnages, mais c’est très fluide de les voir mettre au point un plan – dans lequel Amalia fait toute confiance à sa vision et refuse d’emmener Desiree avec elle, quand Penance se retrouve à devoir parler à August.

Ce dernier est vraiment ravi de la voir débarquer, forcément. Il était en train de jouer avec des corbeaux, mais il n’en reste pas moins un suspect sur la liste des meurtriers potentiels de Mary, pour le principe. J’étais content de voir aussi sa sœur sur la liste, d’ailleurs. Le personnage d’August est si perturbé dans la vie qu’il en arrive à confesser le meurtre de Mary sans même le savoir.

Cela apporte un bon humour à l’épisode, surtout quand Mary affirme qu’elle est en train de l’enregistrer avec son prototype qui ne fonctionne pas, mais ça mène évidemment à la révélation des sentiments d’August. La scène se termine toutefois par August déclarant qu’il veut juste être un ami de Penance. Il a envoyé des fleurs, ce qu’elle devine… avant de demander s’il pense que sa sœur peut être coupable du meurtre.

En parallèle, Annie mène son enquête aussi pour retrouver le meurtrier de Mary, cherchant à prouver que le meurtrier est lié au Beggar King. Elle tombe alors sur Nimb, travaillant pour lui et affirmant qu’il n’y est pour rien dans son meurtre. C’est tout ce qu’il y a à retenir de la scène, mais ça mène aussi à de bons effets spéciaux avec Nimb capable de créer des escaliers pour s’enfuir, à base de boucliers étranges, et Annie attaquant des voleurs qui l’attaquent eux-mêmes, allez savoir pourquoi.

Comme le Beggar King n’est pas responsable de ce meurtre, on suit ensuite Amalia en train d’interroger Massen pour en savoir plus. Celui-ci comprend vite quelle est l’intention de son invitée, mais il est intéressant de voir comment l’entretien est mené : Amalia joue ainsi le rôle de Mary pour interroger Massen.

C’est surprenant à voir, mais ça passe bien, et ça révèle davantage le personnage de Massen comme un grand méchant. Il est contre les Touchés, parce qu’ils vont à l’encontre des lois de Dieux, et il avoue à demi-mot le meurtre de Mary, qui apportait trop d’espoir aux Touchés. C’est frustrant, parce qu’il s’en sort plutôt bien à laisser entendre qu’il peut être le responsable tout en faisant comprendre à Amalia qu’elle est responsable de l’accident – il en dit d’ailleurs trop, car ça sous-entend qu’il a un(e) complice, que notre héroïne doit donc démasquer.

Amalia rentre donc à l’orphelinat pour communiquer ce qu’elle a trouvé comme informations, et Annie envisage aussitôt de tuer Massen. Il était pourtant déjà clair que ce n’était pas leur plan : ils veulent juste rendre justice à Mary. Penance reste contre l’idée d’un meurtre pour se venger, et ça mène à des moments marrants avec Amalia forcée de se mettre de son côté.

Elle fait ce qu’elle peut pour ensuite partir en reconnaissance au port avec Lucy et Annie afin de se venger. Du côté des ouvriers du début d’épisode, on découvre qu’ils sont occupés à faire grève et que ça emmerde sincèrement Lord Massen. Il est leur patron et il leur prouve assez vite qu’ils ne sont pas irremplaçables, ni en danger, malgré le transport d’armes et de munitions.

Le but est donc pour Amalia de s’attaquer à ces munitions pour poser problème à Massen sauf que, surprise, Lucy est en fait la traitresse qui a permis le meurtre de Mary. Alors là. Elle ne s’y attendait pas, et moi non plus : Lucy est donc manipulée par Massen qui affirme pouvoir trouver un remède contre son pouvoir – elle a tué son bébé à mains nues – et c’est pour cela qu’elle communiquait des informations sur le groupe à Massen.

Sauf que voilà : Massen a assuré qu’ils sont en guerre à Amalia, et en temps de guerre, les espions prennent cher. Amalia, qui comprend beaucoup mieux ce qu’il se passe que moi en ayant trouvé si vite l’espionne, envisage donc de tuer Lucy, son alliée fidèle qui l’a trahie sans remords. C’est assez fou à voir, car cela mène à un excellent combat – qui est excellent principalement grâce aux pouvoirs de Lucy qui permettent d’exploser tout ce qu’elle touche, y compris le sol.

Finalement, Amalia parvient à l’arrêter car Lucy revient chercher un pin’s qu’elle avait et qui avait été donnée par Penance. C’est fou. En tout cas, ça permet à notre héroïne de lui soutirer des informations : Amalia peut ainsi faire exploser les vraies munitions, avant de forcer Mary à l’exil.

Sans la moindre surprise, on retrouve dans cet épisode Myrtle paniquée faute de pouvoir expliquer qu’elle a compris les paroles de la chanson de Mary, mais avec l’aide de dessins et de sa plus grande amie (au sens littéral, hein), elle parvient finalement à se faire comprendre. Reste à trouver la personne qui pourra la traduire – ou plutôt les personnes, d’ailleurs.

Avec l’aide d’Harriet, tous les traducteurs sont ramenés à l’orphelinat pour traduire ce que Myrtle peut bien avoir à dire. Elle commence par du portugais, je dirais, et personne n’est capable de la comprendre. La pauvre a du mal à trouver des traducteurs capables de la comprendre, mais peu à peu, on y arrive. Elle va ainsi pouvoir donner les paroles de la chanson de Mary. En fin d’épisode, nous découvrons ainsi que Mary s’adressait directement à Amalia, une combattante solitaire. C’est super étrange.

Amalia semble comprendre qui parlait à travers cette chanson de Mary, et elle fond en larmes quand il est question d’une noirceur les menaçant tous et de quelqu’un à aller chercher « en-dessous ». Il est aussi révélé qu’Amalia n’est pas si seule et qu’elle a quelqu’un qui s’en est sorti. Reste à savoir ce que tout ça signifie – et qui les Touchés sont censés retrouver pour obtenir de l’aide. Alors là, j’en ai presque mal à la tête.

Au commissariat, Mundi assiste à l’audition des deux types qui ont perturbé l’enterrement de Mary, et ça semble ne mener nulle part… jusqu’à ce qu’ils comprennent que Mundi est un ancien boxeur. D’un coup, ils révèlent qu’ils sont des puristes – des anti-Touchés – et qu’ils ont été envoyés là par deux hommes en costard.

Ces derniers ont donné aux premiers une carte avec un cygne dessus, ce qui mène Mundi sur la piste d’Hugo Swann. Forcément. Celui-ci clame son innocence et la scène ne mène pas à grand-chose, si ce n’est une nouvelle confrontation entre eux, avec toute la tension qui peut en découler.

Finalement, quand il retourne au commissariat, Maladie se pointe sans prévenir et ça lui permet de menacer un autre flic, qu’elle étrangle sans vergogne avant de s’enfuir. Au passage, cela nous confirme que Maladie n’a rien à voir avec la mort de Mary – par contre, elle affirme qu’elle était dans sa tombe, c’est pas si charmant.

Sans que je ne m’y attende, Mundi finit par rattraper Maladie lorsqu’elle s’enfuit. Il lui éclate la tête contre un mur – et il parvient ainsi à l’arrêter, tout en insistant pour que justice soit rendue. Celle-ci finit donc en prison… On verra bien ce que les scénaristes veulent en faire !

Younger – S07E08

Épisode 8 – The Baroness – 17/20
Les trois intrigues de cet épisode montrent bien que la série a moins à raconter que lors de la saison précédente, mais ça ne l’empêche pas pour autant de continuer à me faire rire. J’ai l’impression que ces personnages pourraient tenir encore une dizaine de saisons en restant captivants – quitte à ajouter des nouveaux au passage. C’est dommage de voir la série se terminer cette année (même s’il est temps et même s’il y a deux saisons, je m’attendais à son annulation) !

Spoilers

Maggie s’empêtre dans ses mensonges, Liza dans ses non-dits et Kelsey dans les plans foireux de Lauren.

I don’t think I’ve ever come across a client this thirsty – I mean motivated.

Bon, la série passe bien les dimanches, il faut que je m’y fasse et que j’arrête de culpabiliser de ne pas la voir les jeudis. De toute manière, elle m’attend sagement, non ? Bref, la critique, il serait temps de la commencer car vous n’êtes pas là pour cette introduction de toute manière. Cette semaine marque le retour de Caitlin qui débarque une fois de plus dans la vie de Liza.

On doit la voir une fois par saison, de toute manière, et la dernière saison ne pouvait y échapper. Pour cet épisode, on découvre ainsi que Caitlin rattrape la vie de sa mère et sa rupture avec Charles autour d’un foodtruck à la malbouffe loin d’être appréciée par Quinn. Si je parle de Quinn, ce n’est pas innocent : Caitlin en est une grande fan, mais elle semble tout de même ignorer qu’elle est en train de refaire sa vie avec Charles ?

C’est étonnant de se dire hyper fan de la carrière de Quinn sans avoir suivi ses derniers galas, mais en tout cas, Caitlin se sert de sa mère pour enfin pouvoir rencontrer Quinn, qui a une attitude toujours aussi schizophrène vis-à-vis de Liza, jouant à la fois la carte de la sympathie et de la connassitude extrême.

La série va beaucoup trop loin, mais c’est à mourir de rire : on découvre donc que Caitlin et Quinn sont de la même université, et qu’elles font ainsi partie du même groupe a capela qui a survécu toutes ces années. Elles se mettent ainsi à chanter en présence d’une Liza qui est forcée de subir tout ça, la pauvre. Pour sa fille, elle est prête à beaucoup de choses toutefois, y compris mettre de côté son égo et demander à Quinn un service.

Sa fille a en effet besoin de Quinn pour le lendemain soir. Quinn accepte immédiatement, ce qui fait que Caitlin découvre qu’elle est en couple avec Charles au moment où il est trop tard pour faire demi-tour. Ce n’est pas comme si elle comptait faire demi-tour de toute manière, parce qu’elle a besoin de Quinn. Et c’est amusant à voir, parce que ça lui permet de multiplier les grimaces. J’ai envie de décerner à cette actrice un award du plus grand nombre de grimaces à la minute.

En tout cas, Liza se retrouve coincée à cet événement avec d’un côté Quinn et Charles, et de l’autre, son ex-mari… dont je ne me souvenais pas qu’il était un tel boulet ! Il en est presque à baver littéralement devant Quinn, et certes, c’était drôle à voir, mais c’était aussi super triste pour Liza. Combien de temps a-t-elle pu rester avec lui, franchement ?

En tout cas, l’épisode nous propose ensuite une analogie avec La Mélodie du bonheur pour nous expliquer que Quinn n’est pas une méchante : elle sait ce qu’elle veut – en l’occurrence, Charles – et elle ne souhaite pas forcément du malheur à Liza. Elle ne veut juste pas que quiconque empiète son bonheur, parce que la baronne qu’elle est est amoureuse de Charles.

Les scénaristes parviennent à nous la rendre à nouveau à peu près sympathique dans cet épisode, surtout qu’elle arrange ensuite un stage pour Caitlin. Certes, elle a toujours des remarques désagréables à faire, mais elle n’est pas si méchante. Et Liza s’en rend compte.

De son côté, Maggie a la chance de voir son intrigue de la semaine dernière continuer. Pour un personnage qu’ils ont mis de côté pendant des saisons entières, elle a une sacrée mise en avant cette semaine. En même temps, c’est à mourir de rire de la voir s’empêtrer dans son mensonge avec une statue du buste de Kamila, pour de vrai.

Quand elle croise la femme de cette dernière, Maggie a ainsi les mains sur la poitrine en argile de Kamila – et sur son vagin aussi, et c’est à mourir de rire, surtout quand l’argile n’est pas solidifiée et qu’il y a d’étranges blagues qui fusent entre elles. Cependant, la femme est loin d’être une vraie et bonne amie pour Maggie : elle est là pour lui parler des tweets d’étudiants sur sa transphobie – que Maggie ignore pour le moment.

Par contre, quand elle finit par se rendre compte de la violence de certains commentaires, elle s’en plaint aussitôt à Josh. Celui-ci ne met pas longtemps à lui faire prendre conscience que les tweets en question ne viennent certainement pas de ses étudiants, mais plutôt d’adultes, à cause de la manière dont c’est écrit. Ce qui est bien avec cette intrigue, cependant, c’est qu’elle montre à quel point le langage peut évoluer pour désigner certaines communautés, et à quel point les gens peuvent changer aussi. Pourquoi toujours s’arrêter au passé ?

En tout cas, Maggie confronte la doyenne de la fac et se fait rapidement virer, sur absolument aucune base légale. Le seul problème de tout ça, c’est qu’il y a des conséquences imprévues à ces tweets : la galerie d’art dans laquelle Maggie devait exposer ses œuvres lui fait faux bond. Voilà donc que Maggie fait partie de la cancel culture, parce que des tweets la dénoncent comme transphobe. Aïe.

En parallèle, la série revient sur la télé-réalité menée par Kelsey sous les conseils de Lauren. C’est évidemment une catastrophe, comme il fallait s’y attendre. En effet, l’agent immobilier présente Kelsey comme une cliente très difficile à satisfaire, parce qu’il vent des appartements, pas son corps. Le montage donne l’impression que Kelsey est très attirée par lui… et clairement, le monsieur sait en jouer pour que l’émission soit montée comme ça.

Malheureusement pour Kelsey, il est trop tard pour faire demi-tour : elle se retrouve coincée dans un contrat l’obligeant à tourner quatre épisodes, même si le premier la fait passer pour ce qu’elle n’est pas. Lauren lui conseille alors d’être aussi plate et inintéressante que possible… sauf que c’est sans compter sur le talent de l’animateur/agent immobilier qui a le don pour faire sortir Kelsey de ses gonds.

Et cette fois, même pas besoin de voir le montage final de l’émission pour savoir qu’elle est en train de se ridiculiser avec des phrases magiques comme « je suis quelqu’un de très populaire ». Dur de se défendre quand on vous présente comme solitaire après une rupture amoureuse.

Cependant, si Kelsey tente vraiment de garder son calme, elle finit par péter un câble quand elle découvre que la bibliothèque que l’agent veut lui vendre comme un super avantage pour une éditrice s’avère ne contenir que des demi-livres, coupés en deux. J’ai éclaté de rire, et toute la scène est géniale : on y voit Kelsey péter un câble bien légitime, parler à la caméra pour dire qu’elle se barre et que l’agent se fout d’eux.

Le montage sera géant et ne parlera probablement pas de la chaussette qu’il met dans son pantalon pour avoir l’air d’en avoir une plus grosse. Furieuse, Kelsey lui balance donc un demi-livre à la tronche, avant de tomber sur l’ex de Clare, Rob, en sortant du bâtiment. Ben oui, c’est son bâtiment à lui aussi et, d’ailleurs, il fait partie de l’équipe derrière cette télé-réalité ridicule. Choquée, Kelsey finit par lui balancer qu’elle n’est pas surprise qu’il se fasse larguer par Clare s’il est si con.

Elle a l’art et la manière de se faire des amis, elle. Le lendemain, Rob la rappelle et Kelsey décroche par erreur son téléphone. La scène était tellement drôle. On découvre en tout cas que Rob s’est donc arrangé pour qu’elle ne soit pas forcée de continuer l’émission : huit appartements sur dix proposés par l’émission viennent en fait de sa boîte, il a donc fait du chantage pour libérer Kelsey de ses obligations.

Dommage, ça aurait été drôle à voir tout ça. Rob est clairement en train d’essayer de la draguer, par contre, c’est étrange. Au-delà de la drague, c’est une bonne opportunité professionnelle pour Kelsey qui peut placer ses auteurs dans les appartements vendus par Rob. Il réussit à convaincre Kelsey en lui parlant de Millenial, forcément. Et tout ça finit bien pour eux, puisqu’ils passent un bon moment à acheter les livres.

Il ne voile pas son jeu non plus le Rob : il fait un retour surprenant dans la série, mais il me fait rire à souligner que Kelsey ne connaît même pas le nom de Clare. J’imagine qu’on le reverra !

The Rookie – S03E13

Épisode 13 – Triple Duty – 17/20
Franchement, cette saison 3 fonctionne bien depuis quelques semaines et j’aime sa manière de nous proposer des intrigues qui ont clairement pour but d’être développées sur du long terme. Cela tombe bien puisqu’ABC vient de renouveler la série pour une saison 4. Autant vous dire que j’ai déjà prévu d’être au rendez-vous, surtout après cette fin d’épisode !

Spoilers

Comme anticipé par nos héros lors de l’épisode précédent, La Fiera lance rapidement les hostilités dans une guerre de gang qui promet d’être sanglante. Les policiers parviendront-ils à l’arrêter ?


The good news is I can stop the war.

L’avantage de ce genre de séries, c’est que même quand je prends du retard, je peux la voir n’importe quand et je le sais : elle est toujours assez prenante pour la regarder à différents moments. J’arrive à la regarder sans le moindre rituel, c’est toujours cool.

Et c’est toujours prenant, comme le confirme la première scène qui voit Tim et Nolan faire équipe pour une tournée en ville où tout dérape sans le moindre avertissement. Ils entendent une fusillade qui semble venir d’un cimetière. C’est bien le cas : Tim et John manquent de peu de se prendre une balle eux-mêmes, mais ils chassent un homme qui meure avant de pouvoir leur dire quoique ce soit… Le tout avant de trouver le reste de cette fête.

Il y a ainsi tout un tas de cadavres pour un enterrement ; et très rapidement tout ça est relié à La Fiera. Evidemment qu’elle venge la mort de son fils. Alors que la guerre tant attendue commence, Wes découvre que les flics sont horribles entre eux : ils ne répondent pas au faire-part de mariage d’Angela, parce qu’il s’agit de son premier mariage. Voilà qui est fait, c’est top.

Angela se retrouve ainsi avec une double journée à vivre en une : elle doit récupérer les réponses à son faire-part, tout en se rendant auprès de La Fiera. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’elle a envoyé des fleurs à l’enterrement du fils de celle-ci et pour elle de rencontrer l’homme qui a menacé Wes lors de l’épisode précédent. C’est plutôt intéressant, même si le vrai intérêt de la scène, c’est de découvrir que La Fiera est prête à arrêter la guerre : elle demande à Angela de récupérer l’enregistrement où il était question pour elle de devenir la nouvelle reine de la drogue en ville.

Ethiquement, ce n’est pas terrible et ça pose problème à John de découvrir que Tim et Angela sont prêts à le faire ; mais ils le font pour une bonne raison : c’est un bon moyen d’empêcher que la guerre ne se propage et ne dure trop longtemps. La Fiera pourra toujours être arrêtée plus tard, notamment lorsqu’elle tuera César – responsable de la mort de son fils et pour l’instant protégé malgré tout par Nolan et Tim.

Le problème, c’est qu’Angela est aussi surveillée par les fédéraux, qui ne sont pas ravis de voir qu’ils sont en retard sur le sujet par rapport à elle, qui parvient à avoir des entretiens avec la baronne de la drogue, sans le moindre souci. Si Angela ne parvient pas à faire partir La Fiera du territoire et réfléchit à lui donner l’enregistrement qu’elle demande, elle ne peut le faire dans le contexte où un agent fédéral lui apprend qu’il veut une copie de l’enregistrement avant pour vérifier les implications que cela pourrait avoir par la suite.

Si j’ai aimé sa tentative de power move sur l’agent à lui parler en espagnol, c’est sans surprise qu’il lui annonce qu’elle perd ce combat d’avance : il va passer par Gray pour avoir l’enregistrement. Tout simplement. Elle est énervée de l’apprendre et s’en plaint aussitôt à Gray… mais elle sait bien qu’elle n’a pas le choix de s’y faire.

Elle va devoir en plus travailler avec l’agent fédéral, parce que celui-ci veut évidemment qu’elle remette ensuite la clé USB avec l’enregistrement à La Fiera. Seulement voilà, la clé ne contient pas que ça, sinon ça ne serait pas drôle. La Fiera est loin d’être idiote : elle le sait évidemment, mais elle accepte toutes les conditions d’Angela, avant de connecter la clé USB à un nouvel ordinateur. C’est excellent à voir.

Si La Fiera promet de ne pas tuer César, Angela est assez maligne pour finalement comprendre qu’elle a pour but de se venger autrement, en plongeant en plein deuil César, qui a eu un bébé lui aussi. Elle envoie des hommes de main tuer le bébé, et par chance, Tim et Nolan sont sur place. Bien sûr, La Fiera nie aussitôt être impliquée dans cette nouvelle attaque, mais Angela voit clair dans son jeu.

Par chance également, Tim et Nolan parviennent à sauver le bébé, protéger la mère et arrêter certains hommes de main de La Fiera, qui perd ainsi son bras droit. Ils sont forcés d’ouvrir le feu, mais c’est inefficace, puisque l’homme a un gilet pare-balle. Pour protéger le bébé de ce criminel, Tim et Nolan sont donc forcés de risquer tout ce qu’ils ont, et ils le font bien, même lorsque John est confronté au bras droit qui tient son couteau correctement pour faire plein de dégâts.

Nolan parvient toutefois à le mettre K.O et le menotter bien rapidement ; ce qui lui permet d’être félicité par Tim… qui teste encore sa volonté à devenir un tuteur ensuite. Puisqu’il ne pourra pas être détective, Nolan s’est redirigé vers ce choix de carrière, mais c’est désormais quelque chose auquel il tient plus que tout. Et plus que l’organisation du mariage d’Angela, qu’il gère toutefois mieux que Tim.

Angela, elle, doit à nouveau faire face à l’agent fédéral en fin d’épisode. Il lui reproche d’être une novice incapable de gérer La Fiera, quand elle sait très bien que c’est en fait l’inverse qui est en train de se produire : il est incapable de comprendre que La Fiera est plus intelligente que lui. Angela, elle, sait qu’elle est probablement moins intelligente qu’elle, mais c’est justement ce qui lui permettra d’être celle qui l’arrête. Espérons.

En parallèle, West et Lucy font toujours équipe ensemble. Il faut dire qu’ils font un bon duo, même s’ils essaient de se débarrasser sur l’autre de la paperasse. C’est intéressant, mais c’est West qui perd cette bataille : Lucy est convoquée par Gray, ce qui lui permet d’échapper aux procédures chiantes et d’avoir la meilleure des journées.

Nyla a en effet eu une bonne idée pour Lucy : elle espère pouvoir en faire une recrue sous couverture. Il y a en effet besoin d’une chimiste, ce qui pourrait lui permettre de redevenir Nova. Et en période de guerre des gangs, il est facile de placer un nouvel agent sous couverture. Si Lucy est ravie de cette perspective d’évolution dans son job, cela la laisse face au choix d’accepter une couverture qui durerait plusieurs mois. Nyla a pour mission de la former et l’évaluer en une journée, au lieu des multiples mois normalement nécessaires pour arriver à un résultat probant. Ce n’est pas bien crédible, mais une série peut bien se permettre quelques raccourcis.

On retrouve donc Lucy en train d’être entraînée par Nyla, et c’est intéressant car l’on découvre ainsi les règles des flics sous couverture. Si je le dis autrement, Lucy redevient une bleue, même si elle ne l’est pas. Le problème, c’est que lorsque Nyla l’emmène à un barbecue avec quelques mafieux pour la tester, Lucy aperçoit sa protégée.

Forcément. Celle-ci est emmerdée par son copain, mais Lucy parvient à lui faire comprendre d’un geste qu’elle ne doit pas intervenir quand le criminel remarque que Lucy est énervée à cette idée. C’est bien trouvé comme idée de la part des scénaristes, mais aussi de la part de Nyla qui a fait exprès d’embaucher Tamara sur ce coup-là. Cela fonctionne bien, surtout que Nova s’en tire à merveille auprès du criminel.

Celui-ci est, comme je m’y attendais, un flic, nommé Shay. Il est spécialisé dans la biologie dont Lucy aura besoin sous couverture, alors il l’interroge aussitôt qu’il la rencontre en tant que flic sur les différentes recettes à maîtriser, notamment lorsque tout part en vrille. Et un regard à Nyla suffit à comprendre que les deux sont fiers de Lucy.

C’est ainsi que Lucy se retrouve embauchée sous couverture en fin d’épisode, avec l’approbation de Nyla et de Gray. Elle doit ainsi mettre en ordre toute sa vie, parce qu’elle se retrouve à présent en danger. Elle n’a en revanche pas le temps de le faire qu’elle est à nouveau kidnappée, en pleine rue, pour être emmenée auprès de Coco, aka Nyla, ligotée et aspergée d’essence par un type qui affirme qu’il sait qu’elles sont flics.

Lucy ne peut toutefois pas trahir sa couverture et a une excellente poker face quand elle affirme que Coco aurait avoué être un éléphant si on lui avait demandé. Lucy est hyper énervée par la situation quand elle découvre finalement que tout ça n’est jamais que le dernier test concocté par Nyla. Je m’en doutais largement, mais Lucy a raison d’être à bout de nerfs après ce faux enlèvement, malgré ce qui lui est arrivé.

Il va sans dire que malgré tout, Lucy a toujours envie d’être sous couverture. Et l’actrice nous livre à nouveau une belle performance dans cet épisode.

Pendant ce temps, West passe une journée en solo puisque sa partenaire est sous couverture. Si cela commence plutôt bien avec un entretien mené par la prof de John voulant sa perspective sur les violences policières et les problèmes systémiques, ça part en vrille quand il se retrouve à bosser sur un cas où il est confronté à… Stanton.

Celui-ci n’est pas aussi viré qu’on l’espérait, mais ça ne m’étonne pas de le revoir en uniforme. West est loin de le prendre bien par contre, parce qu’il comprend que Doug a gagné : il est de nouveau en poste, même s’il ne sera plus jamais tuteur. West s’énerve assez légitimement mais contre la mauvaise personne quand il s’en prend à Gray à cause de ça, puis il retourne auprès de la prof pour qu’elle l’aide à rendre publique son histoire.

Malgré tout, avant de le faire, il souhaite prévenir Gray de ce qu’il s’apprête à faire. C’est évidemment une très mauvaise idée pour sa carrière, et Gray essaie de lui faire comprendre, mais ce n’est pas l’avis de la prof, évidemment. Elle fait ce qu’il faut pour que Gray réagisse, autrement, elle fera en sorte que l’information sorte et soit rendue publique. Cela pousse Gray à faire ce qu’il faut en emmenant West voir Stella, la supérieure hiérarchique de Doug. Celle-ci accepte d’écouter notre ancien bleu, victime de Doug.

Il était plutôt chouette de voir West obtenir une victoire sur Doug dans cet épisode, et une moins douloureuse pour lui cette fois : Stella profite d’une réunion le lendemain matin pour montrer à tous les flics de son commissariat les vidéos de surveillance de l’agression de West il y a quelques épisodes. Et celles qui ont permis de faire tomber Doug également.