The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions qui n’ont aucun sens et le scénario ne tient pas la route. C’est con, parce que la réalisation est sympa et que la franchise pourrait bien mieux se porter que ça. Bref. J’ai vu l’épisode, mais je sens que je vais vite l’oublier…

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent grâce à Ginny.


You can’t be here.

On a envie de se réjouir d’être arrivé à la fin de saison, mais bon, il a été annoncé qu’on aurait bien une saison 2 alors… cet épisode ne proposera certainement pas une conclusion à l’histoire entamée.

Retrouvailles | Trahison | Prisonnier | Maternité compliquée | En bref

Retrouvailles

L’épisode ne perd pas trop de temps au moins. Dès le départ, on se retrouve avec les retrouvailles de tous nos héros : Ginny a tiré une fusée de détresse qui fait que tout le monde sait où se retrouver. Les méchants aussi, en théorie, mais on ne les voit pas heureusement. On entend juste vite fait des zombies, histoire de nous rappeler que les héros sont pressés de se barrer en théorie.

En pratique, ils prennent leur temps. Negan se rend sur le parking, persuadé d’y retrouver Maggie, mais il découvre avec surprise que c’est Ginny qui attend là. Maggie arrive quelques secondes après et s’attire les foudres de Negan, alors qu’elle n’y est pour rien si Ginny est là. Elle lui explique qu’apparemment Ginny voulait juste passer du temps avec lui, ce que la gamine confirme mais qui n’est pas au goût de notre Negan. En effet, il ne peut pas la protéger dans cette ville où il a des ennemis alors il lui demande de s’enfuir.

C’est le moment que le marshal choisit pour proposer de s’occuper de Ginny. Pardon ? Le type est blessé à mort et est toujours censé vouloir arrêter Negan, mais non, le voilà qui propose d’embarquer sa gamine adoptée avec lui et de se barrer en fermant les yeux. Je sais bien que Negan lui a sauvé la vie, mais ça ne semblait pas jouer en sa faveur dans l’épisode précédent, alors pourquoi change-t-il si subitement d’avis ?

Et puisque Ginny semble prête à partir après un câlin et une première phrase (oui, elle parle !), pourquoi Negan souhaite-t-il qu’elle se taise ? Pourquoi lui révèle-t-il avoir tué son père alors qu’elle allait clairement faire ce qu’il disait de toute manière ? Il s’attire les foudres de la gamine, normal, et Ginny finit par se barrer. Le marshal tente encore de faire croire qu’il a un semblant d’utilité, mais bon, il ne fait que ralentir Ginny si vous voulez mon avis.

Toujours est-il qu’ils se retrouvent à tenter de fuir la ville… et qu’ils y parviennent. Je ne sais pas bien pourquoi on suit ces personnages avec le marshal qui ramènent Ginny au campement de Maggie comme si de rien n’était. Elle y est accueillie, contrairement à Armstrong qui se contente d’un regard de Nina avant de se barrer. Bizarre le monde post-apocalyptique !

Armstrong reprend ensuite la route et, oui, on suit ça aussi. Je me demande bien en quoi son retour chez lui est si intéressant à suivre, mais eh, il finit par rejoindre New Babylon. Là-bas, il raconte un message difficile à croire : il assure qu’il aurait tué Negan de lui-même, en lui tirant une balle dans le crâne au moment de son arrestation, parce qu’il essayait de s’échapper.

Mouais. Son histoire n’est pas bien crédible et sa patronne lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à lui mentir, puisqu’elle mentionne ses filles, l’air de rien. Cela me rappelle un peu la manière de diriger de Virginia de Fear the Walking Dead – pas besoin d’être dans la menace explicite. Des petites explications sous-entendues, un discours qui n’a rien à voir et hop, on raconte le plus important : la dirigeante de New Babylon n’en a plus rien à foutre de Negan. Elle a entendu parler du methane comme source d’énergie, et c’est ça qui l’intéresse désormais. Je la comprends.

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Trahison

En parallèle de tout ça, Maggie reste admirative de Negan. Je ne sais pas si c’est bien crédible. Son secret à elle est bien gardée, mais Negan n’en a plus : elle vante son courage et le suit pour tenter d’en terminer avec le Croate. Le duo se retrouve enfin à deux à surveiller par la fenêtre on ne sait trop quoi (des zombies ? l’arrivée du Croate ? Mais où ?). L’essentiel n’était pas ce qu’ils étaient en train de faire, mais plutôt ce qu’ils racontaient.

Malheureusement, désolé, après dix ans, je ne vois absolument pas l’intérêt de nous faire un moment émotion où Maggie parle de sa mère. On connaît déjà le personnage, qu’ils arrêtent de nous faire de la psychologie à deux balles putain ! On veut juste une bonne histoire de zombies.

Bon, allez, ça finit par arriver quand ils voient une voiture débarquer en trombe dans la ville. On nous fait alors un grand plan dramatique de la voiture qui s’en va loin, très loin d’eux, et des petits zooms et… Mais qu’est-ce qu’il se passe, putain ?

On enchaîne sur une scène où Maggie et Negan marchent en ville, possiblement à la suite de la voiture… Est-ce qu’ils comptent vraiment la rattraper ? Pourquoi il y a ensuite de la fumée en très mauvais effets spéciaux ?? C’est juste pour la réplique de Negan ?

Vraiment… J’ai vu les cinq premiers épisodes et je ne comprends pas ce qu’ils essaient d’écrire. J’ai plutôt l’impression que l’épisode est écrit par une intelligence artificielle à ce stade. Allez savoir comment, Negan comprend ensuite la trahison de Maggie parce qu’elle lui ment un peu mal quand il demande ce que Ginny pouvait bien vouloir lui dire.

Putain, ils viennent de passer cinq épisodes à construire une relation de relative confiance entre ces deux personnages, pourquoi Maggie se trahirait-elle comme ça ? Pourquoi et surtout COMMENT Negan s’est-il mis à la soupçonner ? Je ne comprends rien aux motivations des personnages et aux avancées de l’intrigue, c’est une catastrophe. Alors oui, bien sûr, c’est dramatique et il y a de l’enjeux avec un combat entre les deux personnages qui se déroule au-dessus d’une meute de zombies, mais vraiment, sincèrement : POURQUOI ? Comment en est-on arrivé là ? Il manque un ou deux épisodes pour que Negan comprenne vraiment la trahison de Maggie.

Bon, il parvient tout de même à prendre le dessus sur Maggie, passe à ça de l’égorger, mais… s’arrête. En effet, il a bien compris que Maggie faisait tout ça pour Hershel. Il sait aussi que le Croate n’a pas pris son grain, parce qu’il le devine. C’est bien ça, ça permet de gagner du temps qu’il devine toute l’intrigue.

Il en arrive aussi à la conclusion qu’ils font une équipe d’enfer, mais qu’elle ne lui pardonnera jamais d’avoir tué Glenn. Oui, sans blague… on ne l’aurait jamais deviné, ça ! Maggie reprend donc le dessus sur lui quand le Croate et ses hommes arrivent, et voilà. C’est elle qui se retrouve à lui mettre un couteau sous la gorge comme ça. Elle embarque donc Negan dans le van du Croate, qui se lance, comme tout bon méchant dans un long monologue.

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Prisonnier

On apprend donc qu’il recherche Negan depuis un moment, au point d’être retourné au Sanctuaire, mais aussi qu’il a manipulé Maggie pour obtenir ce qu’il voulait. Bref, on n’apprend rien, en vrai, mais on continue de faire genre qu’il y a des enjeux, avec un suspense sur le sort réservé à Hershel. Maggie ne sait toujours pas si elle a raison de faire confiance au Croate. On sent bien qu’elle est paniquée d’avoir pris les mauvaises décisions, mais finalement, le Croate la ramène bien auprès de son fils adolescent. C’est merveilleux tout ça.

Il faut encore procéder à un échange en bonne et due forme. Negan se rend volontairement otage du croate, échangeant sa place avec Hershel sans trop d’hésitation. Il demande tout de même à Maggie de veiller sur Ginny et annonce à Hershel que ça fait du bien de le voir. Allez, bim, la petite graine qui va permettre à Hershel de détester sa mère, ça. Non, parce que bon, Negan reste une figure paternelle pour lui, même s’il a tué son père.

Une fois Maggie et Hershel partis, le Croate continue son monologue avec Negan. Il est sacrément patient, Negan, mais c’est parce qu’il a lui-même imposé des monologues à bien des gens, j’imagine. Le Croate se souvient en plus du bon vieux temps avec Negan, parce que c’est lui qui lui a tout appris. Ensemble, ils étaient inarrêtables et ils l’étaient simplement en tuant une personne. C’est vrai que c’est bien la seule chose qu’aura apporté Negan dans cette franchise.

Il aura apporté des remords au Croate également, apparemment. Il regrette d’avoir désobéi à Negan, comprenant bien que c’est ça qui l’a transformé en menace aux yeux de son ancien chef. Il lui affirme donc que ça n’arrivera plus jamais, mais je doute que ça intéresse vraiment Negan. Il ne dit rien, en tout cas, et semble vouloir récolter les infos tant qu’il peut en récolter. Tout ça finit par mener au Croate qui lui confie qu’il a trouvé un nouveau foyer et qu’il a hâte de lui présenter sa patronne.

Clairement, le Croate qu’on nous présentait comme un grand méchant est désormais présenté comme un grand enfant qui est heureux de réunion son papa et sa maman… Pardon, mais c’est naze ça aussi comme idée. BREF. On en arrive enfin à la scène où Negan rencontre la vraie méchante de la série, qui est toute sympa avec lui, heureuse de voir qu’il est bien une personne réelle et pas une invention névrotique du Croate.

Elle est heureuse de le rencontrer aussi parce qu’elle admire son travail, notamment la manière dont il a tué un homme à la banque plus tôt dans la saison. Bref, elle le brosse dans le sens du poil, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi. Cela finit par être expliqué : elle souhaite conquérir de nouveaux territoires, notamment du côté d’Harlem. Pour cela, elle est persuadée d’avoir besoin de quelqu’un comme lui : elle est prête à lui confier les clés de son royaume, à la condition qu’il l’aide à devenir imbattable comme il l’était à l’époque du Croate.

D’accord… Mais il a été battu ensuite ? Et elle doit bien le savoir puisqu’il n’était plus au sanctuaire ? Oui, elle le sait, mais ce n’est pas grave, elle a trouvé une merveilleuse idée pour s’assurer que Negan soit motivé à fond. En interrogeant Hershel, cette méchante a compris que Negan était attaché à Hershel et elle en a eu la preuve quand il accepté d’être prisonnier en échange de la libération d’Hershel. SOIT.

Maintenant, le chantage est facile. Elle a coupé un doigt de pied d’Hershel et elle menace de retourner chercher d’autres morceaux si Negan ne fait pas tout ce qu’elle dit. Evidemment.

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Maternité compliquée

En parallèle, Maggie et Hershel peuvent donc quitter New-York et rentrer chez eux. Le chemin est long, il y a un trajet en bateau… mais non, nous ne verrons rien de ça. On ne saura pas comment ils ont traversé pour revenir de l’autre côté, d’ailleurs ! Non, on se contente d’avoir une scène où Maggie et Hershel montent en voiture… mais ne partent pas pour autant. Mais putain Maggie, conduis cette voiture ? Qu’attends-tu ? Pourquoi n’as-tu pas parlé avec ton fils avant ?

J’ai vraiment du mal avec l’écriture de la série. Hershel finit par reprocher à sa mère de ne jamais le voir, de s’occuper de lui sans s’intéresser à qui il est exactement. Soit. Hershel fait une crise d’adolescence, donc. On en avait entendu parler, on imaginait bien que ce n’était pas glorieux et, surprise, ça ne l’est effectivement pas du tout.

De retour chez elle, Maggie semble passer plus de temps à s’occuper correctement de Ginny, lui apportant une peluche, qu’à s’occuper comme il le désire d’Hershel. Elle ne lâche pas l’affaire pour autant, et on nous impose donc une scène de plus où elle se rend dans la chambre de son adolescent en pleine nuit pour papoter avec lui. Elle lui donne raison, lui expliquant que la vie n’a fait que lui prendre et lui prendre et lui prendre des choses. Elle a fini de se battre désormais et souhaite enfin être libérée de sa rancœur. Pour ça, elle doit encore trouver un moyen d’en finir avec cette « chose avec Negan ». Fais-lui l’amour, ça te passera. Pardon, mais vraiment, je crois que les scénaristes se dirigent vers ça depuis deux saisons ! C’est frustrant, seulement, je crois que ça peut marcher comme mauvaise idée. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Voilà en tout cas le triple cliffhanger de la saison : Negan est pris au piège d’une grande méchante en qui Hershel a eu confiance, Maggie découvre les dessins d’Hershel quand il était otage et souhaite en finir avec Negan, Ginny sait que Negan a tué son père. On nous promet une saison 2 pas-sion-nante. Et non, je ne commenterai pas ce dernier plan où Negan et Maggie fusionnent comme un seul personnage, parce que c’était du niveau d’un enfant de 10 ans cette idée.

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En bref

Plus ça allait, moins ça allait ? C’est terrible comme j’espérais quand même que ce spin-off soit capable de décoller et d’apporter quelque chose en proposant de suivre deux de mes personnages préférés de la série… et comme je suis déçu aujourd’hui de voir qu’ils n’avaient finalement pas grand-chose à proposer.

Honnêtement, le réalisateur le dit lui-même : ils attendaient juste de pouvoir en arriver au moment où Maggie et Negan se battraient… et je crois que c’est tout le problème de l’écriture de cette série. On SENT que chaque épisode est construit autour d’une ou deux scènes marquantes, que les scénaristes veulent à chaque fois en arriver à la scène mettant une idée qu’ils avaient envie de voir avant de commencer à écrire la série. Le problème ? Les personnages ne peuvent pas vivre par eux-mêmes ; les nouveaux se font tuer les uns après les autres sans que ça nous touche car les scénaristes ne se concentrent pas sur eux ; les personnages agissent sans qu’on ne sache pourquoi et qu’on ne s’attarde à les comprendre, parce que de toute manière, l’essentiel est d’arriver à telle ou telle scène.

Le problème dans tout ça, c’est que je suis piégé avec cette franchise. Je suis sûr que je vais regarder la saison 2 quand même, parce que j’aime Maggie et j’aime Negan. J’espère juste que d’ici là, les scénaristes auront de meilleures idées pour eux !

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Life in plastic ? Barbie’s fantastic !

Salut les cinéphiles,

Cette semaine, j’ai été confronté à un dilemme cinématographique : Barbie ou Oppenheimer ? Deux films aux antipodes l’un de l’autre, l’un nous plongeant dans l’univers rose et pailleté de la poupée la plus célèbre du monde, l’autre nous invitant à explorer les méandres sombres et complexes de la création de la bombe atomique. Mon cœur penchait pour Barbie, attiré par une campagne de communication brillamment menée qui a su éveiller ma curiosité.

Ma solution ? Voir les deux, bien sûr ! Initialement, Barbie devait ouvrir le bal dès mardi soir, mais suite à un contretemps, je n’ai pas pu me rendre à l’avant-première dans les délais. C’est donc finalement Oppenheimer qui a eu l’honneur de ma première séance de cinéma de la semaine, et de mon premier article disponible juste ici. Le lendemain, j’ai eu le plaisir de voir Barbie, un film qui m’a réconcilié avec le cinéma après les défauts du film de Nolan. Pas besoin de se demander où étaient les femmes avec Barbie, au moins !

Un monde parfait

Dans ce film, Barbie est une poupée humaine qui vit dans un monde parfait : Barbieland. Cependant, elle se retrouve dans notre monde réel après une suite d’événements, et elle y découvre qu’être unique et authentique est plus important que la perfection.

Il faut savoir que s’il était impossible de passer à côté du phénomène Barbie et de ses nombreuses opérations com, j’avais réussi à être très peu spoilé sur le film : de la bande-annonce, je ne connaissais que le plan déjà culte des pieds de Margot Robbie quittant les chaussures à talon pour rester sur des pointes, et du film, je ne connaissais que les affiches présentant Margot Robbie et Ryan Gosling. Quel plaisir de découvrir totalement le film ! Si je le dis autrement : je ne savais même pas qu’America Ferrara était au casting alors que j’adore l’actrice, j’ai donc eu mon lot de bonnes surprises très rapidement !

Barbieland m’a tout de suite enchanté, dès le début du film. On sent le détail apporté aux costumes (purée, ils sont incroyables, tous, ça donne envie de refaire sa garde-robe pour l’été… mais bon, j’ai tenté de faire les soldes pour la dernière démarque aujourd’hui, et wow, la surconsommation et les prix excessifs, ça calme), mais aussi aux décors. J’adore la manière dont les maisons ressemblent à de vraies maisons de poupées : il y a plein de détails pour nous rappeler qu’on est dans un monde de jouets ; avec des pièces minuscules, des maisons disproportionnées ou des décors en papier-peint.

Non, vraiment, on est dans un monde parfait et d’illusion peu réaliste, mais ça participe à créer une ambiance unique pour le film. J’ai lu qu’ils avaient beaucoup joué sur les proportions et les lumières, et ça ne m’étonne absolument pas. C’est une bonne idée pour donner l’impression de suivre une Barbie qui évolue dans un univers qu’on connaît – parce qu’on connaît tous l’univers de Barbie. Enfin, tous. J’avais deux grandes sœurs, difficile d’y couper !

Une construction réussie

Le film propose une structure narrative assez commune pour un voyage initiatique de ce genre, mais je n’aurais pas forcément aimé qu’il s’aventure vers autre chose. Là, on passe un vrai bon moment sans se prendre trop la tête car on devine les étapes très simplement, sans s’ennuyer pour autant.  L’idée d’une narratrice (on n’a jamais trop su qui elle était) fonctionnait très bien, surtout avec la chanson. La reprise de la chanson le second matin ? Un régal.

Tout le film m’a semblé être une suite de bonnes idées et de moments humoristiques vraiment sympathiques. Le film réussit à sortir totalement du cliché pour entrer dans une histoire originale. Il y a des défauts, bien sûr, mais dans l’ensemble, ça fonctionne tout du long. La BO est géniale – les Spice Girls pour la Weird Barbie (une si bonne idée de l’inclure, on l’a tous connue… surtout que j’étais le petit frère !), c’était si nécessaire et si bien trouvé – même si ça manque d’Aqua (on ne l’a que pendant le générique de fin), les personnages secondaires sont amusants, l’histoire a ses bons moments.

D’ailleurs, le générique de fin est vraiment à regarder, je suis encore en train de maudire, quatre jours après, tous ces idiots qui se sont levés et m’ont empêché de le regarder. Vu l’affluence en salle encore aujourd’hui pour le film (c’est dingue, c’est un raz-de-marée !), je vais attendre la sortie streaming juste pour me revoir le générique de fin. C’est faux, je reverrai probablement le film. J’ai adoré, c’était un petit bonbon acidulé et exactement ce que j’en attendais sans savoir que je l’attendais !

Y avait même de l’émotion, de la vraie, avec le personnage d’America Ferrera. Pour moi, c’est celle qui vole le film par surprise, parce que son personnage est super touchant (spoiler, mais le moment de la révélation que ce sont ses états d’âme qui affectent Barbie était grandiose) et a les meilleures répliques. On lui regrette juste de ne pas avoir une meilleure conclusion, mais c’est bien que son couple ne soit pas du tout au cœur du scénario et qu’elle existe en dehors de celui-ci. Bref, malgré une structure classique, le film s’évite des écueils !

Un casting brillant

Margot Robbie est une actrice incroyable, ce n’est plus à prouver. Même si je n’ai pas vu Harley Quinn (et si, c’est possible), je suis fan de son jeu, rien que pour sa performance incroyable dans Babylon (pour moi, elle a sauvé ce film qui n’a finalement rien marqué du tout avec le recul de quelques mois). Une fois encore, elle signe avec Barbie une prestation quasi sans fausse note. Quasi ?

La seule est volontaire car souligné par le scénario du film : non, ce n’est pas une bonne idée de caster Margot Robbie pour dire qu’elle se trouve moche et imparfaite. On sent que l’actrice s’éclate dans son rôle de Barbie stéréotypée et qu’elle aime être là pour passer son message.

Dans le même genre, Ryan Gosling s’amuse tout au long du film avec le personnage de Ken. Je suis beaucoup plus mitigé sur le personnage en lui-même, j’y reviendrai, mais l’acteur est génial. Malgré ce duo iconique, une autre tire évidemment son épingle du jeu : c’est finalement America Ferrara qui a les moments les plus marquants du film. Son discours sur ce que c’est d’être une femme en 2023 ? C’était poignant et incroyable dès la première fois, parce que la carte utilisée est celle de l’humour, mais d’un humour grinçant, qui dérange en tant que spectateur. L’actrice est géniale. Cela me donne envie de me remettre à Superstore parce que je n’ai jamais terminé la série…

Enfin, les autres personnages apportaient tous quelque chose, vraiment ; à part peut-être les Barbie et Ken sirènes… Mais franchement, toutes les poupées Barbie m’ont fait rire, les Ken étaient sympathiques (même si, bien sûr, j’ai eu mon préféré, sinon ce ne serait pas drôle), les humains apportaient une touche d’humour supplémentaire et (spoiler) même la mamie m’a intrigué juste ce qu’il fallait. Cela fonctionnait bien dans l’ensemble. Après, c’est sûr que j’ai eu plus de mal avec l’intrigue (et l’omniprésence) des Ken…

Un message ambigu

Le film est vendu comme étant là pour transmettre un message sur l’authenticité et l’unicité dans un monde de stéréotype, mais je ne suis pas sûr de l’interpréter comme cela. Barbie fait toute une quête initiatique pour en arriver à la conclusion qu’elle a envie de ne plus être un stéréotype et d’être humaine. Je comprends donc bien la scène finale qui nous prouve à quel point elle est humaine désormais, avec un gag final réussi… mais en même temps, ce gag m’a un peu dérangé suite aux discours d’America Ferrara. Finalement, Barbie se frotte à un monde où le patriarcat domine et elle ne change pas les choses, ce qui est un peu triste, surtout que ce gag final ne fait rien d’autre que l’objectifier une fois de plus en renvoyant à l’entre-jambe de la poupée devenu vagin… Je ne sais pas, ça m’a fait bizarre de finir là-dessus : oui, elle n’est plus un objet, mais eh, on la sexualise de nouveau ?

À l’inverse, Barbieland se masculinise un peu en fin de film, avec une place plus grande accordée aux Ken qui découvrent ce qu’ils veulent… Et je ne sais pas quoi penser du message final que ça nous laisse. Entre Allan qui a priori reste coincé là-bas malgré ses souffrances et Ken qui prend un temps d’écran incroyable à Barbie, est-ce qu’on est vraiment dans du Girl Power ou encore dans un film avec les mecs qui tirent tout à eux ? Bien sûr que c’est le message de nous faire comprendre que les hommes – et le patriarcat – prennent toute la place, mais même quand on en arrive à la conclusion du film, je trouve que Ken prend trop de place. Ceci étant dit, je suis fan de sa garde-robe et j’ai tellement envie de m’acheter certains articles (ce pull final est incroyable).

Il n’empêche que je n’ai rien compris à la bataille des Ken à la fin. Le plan de base des Barbie – les retourner les uns contre les autres – est excellent et est une très bonne idée, surtout quand on sort d’Oppenheimer où on voit bien jusqu’où va le ridicule des hommes et des concours de taille de b…ombes – mais finalement, elles passent d’un Ken à l’autre sans qu’on ne suive une logique, puis les Ken se retrouvent en deux camps sans qu’on ne sache trop ce qu’ils représentent. J’imagine que le flou est volontaire… mais ça mène à une scène où on ne comprend pas pourquoi ils se battent, ni pourquoi ils arrêtent de se battre, ni pourquoi il n’y a finalement que Ryan Gosling qui est en pleine crise existentielle à la fin.

Et surtout, tout ça prend un temps d’écran fou, au détriment de l’évolution de Barbie qui semble comprendre beaucoup plus vite où est sa place en dehors de sa boîte. Pour un film qui s’appelle Barbie, on passe beaucoup de temps avec ce Ken égocentrique et détestable malgré lui – tout en étant adorable.

Concernant les messages problématiques qu’il me reste à la sortie du film, il est difficile de ne pas parler également… d’Allan. Ouais, il est totalement oublié à la fin, et c’est très bien comme ça puisqu’on est là pour Barbie, mais comme il a été intégré au scénario… Ben, j’ai des questions.

Que représentait-il au juste ? J’ai eu l’impression d’un mauvais cliché des années 90 de personnage homosexuel parfois… sans que ça ne soit assumé, parce que les LGBT n’existent pas réellement dans ce film. C’est un peu dérangeant de nous vendre un Mattel de plus en plus ouvert d’esprit avec ce film, tout en nous montrant des personnages stéréotypés et macho à la direction de Mattel et aucun personnage LGBT. Je sais, je sais, j’en demande beaucoup alors que Barbie est une marque incroyablement ouverte d’esprit depuis des décennies… mais la représentation est importante ; le film le rappelle et j’ai trouvé que ça manquait. L’agenda LGBT, tout ça, tout ça…

En bref

Je recommande chaudement ce film ! Il est vraiment à voir pour se faire son avis, mais aussi pour les performances des acteurs, pour l’humour (incroyable de voir toutes les poupées que Mattel a pu mettre en vente) et pour le scénario qui est super bien écrit. Les dialogues sont savoureux, il y a de vrais bons moments (j’aurais aimé revoir la mère d’élève à l’école !) et des échanges franchement réussis… avec même certaines répliques et tournures de phrases qui me rappelaient des épisodes de Buffy. Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais finir l’article sans en parler au moins une fois ?

Oppenheimer : trois longues heures (qui valent quand même le coup)

Salut les cinéphiles,

Cette semaine, comme tout le monde, j’étais face à un dilemme cinématographique de taille : Barbie ou Oppenheimer ? Deux films aux antipodes l’un de l’autre, l’un promettant une plongée dans l’univers rose et pailleté de la poupée la plus célèbre du monde, l’autre nous invitant à explorer les méandres sombres et complexes de la création de la bombe atomique. Ma solution ? Voir les deux, bien sûr ! Initialement, Barbie devait ouvrir le bal dès mardi soir, mais suite à un contretemps, je n’ai pas pu me rendre à l’avant-première dans les délais. C’est donc finalement Oppenheimer qui a eu l’honneur de ma première séance de cinéma de la semaine.

Un scénario éclaté…

Oppenheimer se veut, comme son nom l’indique, une exploration de la vie de J. Robert Oppenheimer, le scientifique qui a joué un rôle-clé dans la mise au point de la bombe atomique pendant la Seconde Guerre mondiale. Un sujet lourd, complexe, qui promettait une plongée dans l’une des périodes les plus sombres et controversées de notre histoire…

Christopher Nolan, fidèle à lui-même, nous propose pour cela un film inutilement compliqué. Après Tenet, j’étais content de voir qu’il s’attaquait à un sujet historique : au moins, je connaissais un peu le sujet d’origine cette fois et j’avais quelques références, j’espérais donc être moins perdu que d’habitude. C’est sa marque de fabrique de tenter de nous perdre, et ça ne manque pas cette fois encore.

Malheureusement, je ne suis pas fan de cet aspect, surtout pour un film comme celui-ci. J’ai trouvé qu’il était nécessaire d’avoir quelques connaissances préalables sur le sujet parce que le film est un bordel sans nom avec des flashbacks et plusieurs timelines présentées en parallèle, sans qu’on nous donne les dates ou les noms des personnages à chaque fois.

Disons que ça nous demandait beaucoup de concentration pour tout retenir et je n’ai pas compris l’intérêt de cette approche non-linéaire. Parfois, on a certes du noir et blanc pour nous aider à nous repérer… mais sur un premier visionnage, on oublie inévitablement ce qui était en noir et blanc ou pas deux heures plus tôt, et comme il nous reste une heure à ingérer, ça finit par être juste un sacré bordel.

Un spectateur éclaté (de fatigue)

Parfois, ça fonctionne, notamment quand des scènes sont annoncées par des effets sonores parce que le personnage s’en souvient mais qu’on ne l’a pas encore vu, mais la plupart du temps, ça fait pétard mouillé (sans jeu de mot pour la bombe H promis) car on ne sait plus quand est… quand ?

Parfois, c’est donc une catastrophe. Ainsi, la dernière scène du film est retombée un peu trop à plat parce que je n’avais pas compris qu’elle se situait après un autre moment du film où le personnage principal parle à la même personne, et c’est donc franchement dommage. Peut-être que le problème venait de moi : j’y suis allé le mercredi soir, j’avais bossé une partie de la journée, je n’étais peut-être pas assez attentif. Mais bon, il me semble quand même qu’on est, comme toujours, très peu guidé dans ce film complexe qui dure 3h… J’en suis sorti extrêmement fatigué, pour pas grand-chose.

Un petit plus, tout de même : j’étais extrêmement soulagé par le mixage du son ! Dans Tenet, je l’avais trouvé horrible (je n’ai même jamais revu le film) car j’étais obligé de lire les sous-titres tout du long : on n’entendait pas les répliques des personnages. Dans Oppenheimer, au contraire, le son est bien géré, on entend toutes les répliques et le son d’ambiance est extrêmement réussi pour glacer le sang quand il le faut.

Des performances d’acteurs remarquables

Pour autant, et c’est évident avec un film de cette envergure, tout n’est pas à jeter, loin s’en faut. J’ai passé de bons moments au milieu de ces trois heures. Bien sûr, l’acteur principal, Cillian Murphy, est tout bonnement excellent, comme tout le reste du casting. Il s’en tire vraiment bien, je trouve, et propose un rôle qui nous fait oublier tous les autres. J’ai particulièrement aimé son duo avec Matt Damon, ce dernier sachant très bien comment s’effacer pour laisser briller son collègue. Un vrai plus dans ce casting cinq étoiles.

Dans le même genre, Robert Downey Jr est méconnaissable et prouve qu’il n’a pas besoin de l’humour d’Iron Man pour être un acteur génialissime. Il est loin du personnage de Tony Stark (même s’il y a des points communs dans cette quête et soif de pouvoir), et c’est tant mieux. Cela fait du bien de le retrouver dans un rôle très différent et j’espère qu’il continuera à proposer des performances où on ne l’attend pas.

Sinon, j’étais fasciné par leur incroyable Einstein et amusé de voir débarquer Devon Bostick (il est partout où je ne l’attends pas en ce moment, après la saison 2 de Most Dangerous Game) dans le casting. Par contre, quelle déception que son rôle soit si secondaire (clignez des yeux et vous le manquerez notre acteur de The 100)… Je ne sais pas à quoi je m’attendais en même temps. J’aurais aimé le même genre de présence que Rami Malek, mais chaque chose en son temps, il aura peut-être son heure de gloire au cinéma plus tard dans sa carrière.

Où sont les femmes ?

Autrement, je suis toujours aussi amoureux de Florence Pugh (comment ne pas l’être, surtout dans ce film ?). Par contre, mon plus gros reproche, comme souvent avec Christopher Nolan, c’est l’absence incroyable des femmes et des personnages féminins, qui sont super mal écrits. Oppenheimer est présenté comme un tombeur pourtant… mais non. Il y a des occasions manquées (plein !) : la femme d’Oppenheimer (Emily Blunt) est incroyable, elle a une scène d’une efficacité redoutable (et apporte l’une des rares touches d’humour du film), mais est complètement sous-exploitée. Florence Pugh ? J’ai l’impression que son personnage n’a été écrit que pour justifier de la présence de l’actrice nue dans le film. Elle doit vraiment avoir 90% de son temps d’écran nue, poitrine à l’air. En comparaison, Oppenheimer est nu (ou torse nu) à peine trois minutes…

En 2023, un tel déséquilibre ; un film qui ne passe pas le Bechdel Test et qui, en plus, se permet de nous montrer une scène où des scientifiques sont sexistes avec une femme qui s’en défend, comme pour nous montrer que eh, c’est parce que c’est à l’époque qu’il y a si peu de femmes… c’est juste non. Franchement, c’est dommage, surtout quand le film est en concurrence avec Barbie à côté (et que ça montre à quel point le propos de ce film est juste). Je sais bien que ça se justifie et que bien sûr, il y avait une majorité de scientifiques hommes, mais comme c’est souligné dans le film, les femmes ont également eu un rôle important à Los Alamos… Cela aurait pu être sympa de nous le montrer.

Un film qui peine à captiver

Non, désolé à tous les méga-fans de Nolan et/ou de ce film, mais ils n’ont pas réussi à captiver mon attention tout du long. C’est dommage d’ailleurs, parce que je l’attendais vraiment ce film et j’espérais que ça allait être le cas. J’ai trouvé la première partie très lente et longue à mettre en place. Une fois de plus, je me répète, mais il ne me semble pas que c’était un besoin de nous introduire le film avec des flashbacks enchâssés les uns dans les autres et sans que les périodes historiques ne soient mises en place.

3h, c’est long. Il y avait de quoi fournir 3h dans le film (et même plus), mais pour que ça fonctionne, il aurait fallu que ce soit plus limpide et fluide. C’est un style, on aime ou on n’aime pas. Sur des films comme Inception, j’aimais. Sur celui-ci… Je ne vois pas le besoin de compliquer le propos et de nous provoquer des migraines…

En revanche, une fois le premier essai de bombe passé, j’ai trouvé que le film accélérait vraiment son rythme et qu’il prenait toute sa dimension majestueuse. C’était à couper le souffle par moment, c’était incroyable dans l’enchaînement et extrêmement bien monté… mais en même temps, il était temps !

Faut-il le voir au cinéma ?

Oui, Oppenheimer est un film qui mérite d’être vu, malgré ses défauts. Au cinéma ? Je vous le conseille parce qu’il est beau côté esthétique et parce que ça nous plonge vraiment dedans… Disons que ce serait plus compliqué de se motiver à rester trois heures à fond sur son canapé – et que c’est le genre de film où on prend aussi le risque de passer plus de temps sur Wikipedia que devant le film quand on le regarde chez soi.

Pour autant, avais-je vraiment besoin de dire si je le recommandais ou non ? Tout le monde ira le voir de toute manière, et ce n’est pas plus mal pour se faire son avis. C’est un beau spectacle, c’est une réflexion glaçante sur notre propre humanité et sur l’homme en général (mais on ne s’attendait pas à autre chose et ça finit même par en être creux), on en ressort avec quelques frissons et la conviction que l’Homme est un idiot. Oppenheimer offre une réflexion intéressante sur l’humanité et la science. Cependant, attendez-vous à un scénario complexe et allez-y à tête reposée. Je douille vraiment pour ceux qui en ont fait leur vendredi soir. Ou pour ceux qui y sont en ce moment, parce qu’un dimanche soir ne me paraît pas idéal non plus !

Ma Mission:Impossible ? Commencer la saga par cet opus…

Salut les cinéphiles,

Il est temps de rattraper quelque peu mon retard dans les critiques cinéma du mois de juillet. Eh oui, je ne prends pas le temps de voir mes séries, mais je continue de rentabiliser autant que possible mon abonnement cinéma. Je vais commencer ce soir par vous parler de Mission: Impossible Dead Reckoning (2023). Il est sorti il y a plus de dix jours déjà donc il est grand temps que j’en parle, surtout que je l’ai vu le jour de la sortie. Attention, je vais spoiler certaines petites choses (mais promis, pas autant que l’affiche du film ci-contre qu’on voit absolument partout).

Oui, oui, vous êtes bien sur mon blog : je n’ai jamais vraiment suivi la saga et je ne l’ai pas revue avant de me retrouver sur mon siège de cinéma. Cela dit, ça ne m’empêche pas d’avoir mon avis bien à moi sur le film dont tout le monde a parlé avant qu’il ne soit éclipsé ce mercredi par deux grosses sorties dont je vais très bientôt vous parler également. Mais ça, ce sera pour un autre article !

Un scénario déjà vu

Avant tout, parlons donc de ce nouvel opus de la saga Mission: Impossible. Dans celui-ci, Ethan Hunt et son équipe du FMI se retrouvent face à un défi de taille (forcément). En effet, une arme d’une puissance inégalée menace l’humanité tout entière si elle venait à tomber entre de mauvaises mains. Il s’agit évidemment d’une intelligence artificielle, parce que c’est à la mode et le contrôle de l’avenir comme le destin du monde sont en jeu, déclenchant une course mortelle à travers le globe.

L’intrigue de ce nouveau volet de la saga Mission Impossible est difficile à résumer sans trop spoiler. Une semaine après le visionnage, il faut bien que j’avoue aussi qu’il ne me reste pas grand-chose de cette intrigue déjà vue dans plein de séries, et particulièrement Person of Interest et Westworld. Grosso modo, je ne pense pas qu’on puisse me dire que c’est très inédit comme idée de base : une nouvelle super intelligence artificielle met en danger le monde et utilise pour cela un homme dont elle masque l’identité ?

C’est du réchauffé et je l’ai pris comme tel dès le départ. Pour autant, ce n’est pas forcément une mauvaise chose : j’ai trouvé que l’utilisation des clichés autour de l’intelligence artificielle se tenait plutôt bien et était utilisée intelligemment pour instiller, à défaut du suspense, de l’action tout au long du film. Et ça, clairement, c’est réussi : on est un peu à bout de souffle à plein de moments. C’est un vrai rollercoaster qui nous entraîne qu’on le veuille ou non.

Des scènes d’action à couper le souffle

A priori, on sait pourquoi on paie son ticket quand on va au cinéma pour un Mission Impossible et ça ne rate pas avec ce volet. Les scènes d’action sont incroyables, les effets spéciaux parfois sans défaut (la voiture dans les escaliers, comment ça, c’était entièrement en studio ??). Bien sûr, beaucoup de cascades sont prévisibles, à l’instar du scénario, mais ce n’est absolument pas grave. C’est magnifique à voir et fluide à chaque fois.

Le type en manque de voyage en moi tient évidemment à souligner un gros plus pour la course poursuite qui donne envie de retourner en Italie (de toute manière, ils conduisent comme ça là-bas non ?) et pour la moto dans la montagne. Dommage qu’une grosse partie de la promo se concentre dessus d’ailleurs, ça spoile pas mal.

En fait, je me rends compte que les scènes d’action sont efficaces aussi parce que je m’en souviens : le film se découpe en quelques grandes tranches avec chaque fois de l’action – même si c’est souvent une course poursuite. Ce n’est pas toujours le cas : la scène de l’aéroport (enfin, les scènes) fonctionne par exemple avec la surenchère des intrigues les unes sur les autres et l’utilisation de l’intelligence artificielle de manière amusante plus que grâce à une course poursuite. Et d’ailleurs, ça me fait penser que le film n’est pas dénué du tout d’humour : ça fonctionne très bien comme mélange, l’action et l’humour, avec les petits tours de passe-passe ou les devinettes. On ne se moque jamais tout à fait des personnages, mais on joue avec nos attentes juste ce qu’il faut pour nous faire sourire ou rire.

Des performances d’acteurs inégales

De manière globale, mon titre est un peu putaclic. On ne peut pas le nier, il y a un excellent jeu d’acteurs pour l’ensemble du film. En ce qui me concerne, je suis particulièrement fan du jeu d’Hailey Atwell. Quel plaisir de retrouver l’Agent Carter dans ce type de film d’action et de scènes, évidemment que je suis allé voir le film pour elle avant tout.

En revanche, en ce qui concerne Tom Cruise, je ne change pas d’avis : il est certes BG, mais d’une beauté que je trouve trop lisse donc fade ; il est certes excellent dans les cascades, mais bordel, je n’accroche pas à son jeu. Oui, il joue les émotions demandées, mais je n’arrive pas à être embarqué par ce qu’il propose : j’ai toujours l’impression que l’ensemble est fade. Il n’est pas aidé non plus par le scénario, parce qu’on n’a pas forcément le temps de vivre l’impact émotionnel entre deux courses poursuite. Là aussi, je savais à quoi m’attendre en prenant mon billet cela dit : je n’aime pas Tom Cruise (un comble quand on sait que Vanilla Sky est un de mes films préférés) et c’est bien pour ça que je passe à côté de la saga depuis un moment.

Un nouvel opus qui se tient… pour lui-même

Je tiens à répéter que tout ce que j’écris est à prendre avec des pincettes après tout, parce que je n’ai pas vu les autres Missions Impossibles ! Enfin, j’ai dû voir le premier et peut-être le second, mais quand j’étais enfant, quoi. Je n’en garde aucun souvenir autre que l’idée de base, à savoir « ce message s’auto-détruira dans 30 secondes ». J’y suis allé parce que je n’étais pas tout seul et que de toute manière un bon film d’action, ça passe toujours pour se divertir en fin de journée après avoir bien bossé.

Par contre, je me suis fait violence car je suis plutôt du genre à tout rattraper avant de voir. Ça n’était finalement pas si dérangeant (un peu moins d’impact émotionnel que prévu par le film, j’imagine, parce qu’il y a des décès qui ne me parlent pas plus que ça). En vrai, tout est bien (ré)expliqué quand même, avec les explications obligatoires qu’on retrouve probablement dans chaque opus. Oui, il y a des références que je n’ai pas et des petits spoilers sur les autres, mais j’oublierai d’ici que l’envie me prenne de les voir (avant la partie 2 sûrement ?).

Malgré mon ignorance des autres films, c’était une intrigue super engageante et prenante en vrai. C’est prévisible, on connaît les twists à l’avance et quand on ne les connait pas déjà, l’intelligence artificielle les donne elle-même. De là à dire que j’étais au bord de mon siège, bon, je n’étais pas assez dedans faute de connaître les autres films, mais ouais, il y a tous les éléments pour qu’on entre dedans.

En revanche, le fait de savoir qu’il y avait une deuxième partie m’a un peu gâché le visionnage car j’attendais le cliffhanger sur toute la dernière partie du film : je n’arrêtais pas de me dire « ah, ça va être la fin ça y est ». Le film n’est pourtant pas si long… mais comme on a de l’adrénaline 90% du temps, ça donne l’impression qu’il s’est passé plein, plein de choses. Le rythme est vif, tout va toujours vite. D’ailleurs, à ce sujet, la réalisation est excellente mais rien ne m’a marqué au point d’en parler une semaine après le visionnage.

En bref…

Je recommande ce film à tous ceux qui cherchent un divertissement efficace, de l’action, du boum boum. C’est sympa, très qualitatif, largement au-dessus de nombreux autres films d’action… mais ça reste un Mission Impossible, il ne faut pas trop en attendre !