Station 19 – S06E11


Épisode 11 – Could I Leave You? – 15/20
J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !

Spoilers

Une enquête s’intéresse à Beckett pour savoir s’il est responsable ou non de la mort du pompier lors de l’exercice d’entraînement.


You’re not getting us killed today.

L’épisode commence en plein milieu d’une action qui nous intéresse pourtant tous : Beckett fait l’objet d’une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé lors de l’entraînement qui a vu un pompier mourir. Tous les pompiers espèrent aussitôt que ça va se terminer par le renvoi d’un capitaine qu’ils détestent, mais Ross décide de leur rappeler qu’une enquête comme ça, ce n’est jamais que la routine. Mouais.

L’ambiance n’est pas au beau fixe pour autant : Theo n’a pas du tout envie de partir en intervention avec Beckett après ce qu’il s’est passé et ça risque bien d’arriver s’il n’est pas viré au plus vite. Le problème, c’est que son entretien se termine sur un Beckett mort de rire avec son inspecteur… Pas exactement un signe annonciateur d’un pompier sur le point d’être dégagé.

Pourtant, quand ils partent tous en intervention, Theo remarque que les mains de Beckett tremblent.

Maya débarque après la bataille, essayant de comprendre exactement ce qu’il s’est passé durant l’accident. Elle a toutefois son avis sur la question : pour elle, son capitaine s’est remis à boire après une courte période de sobriété. Maya en profite aussi pour expliquer à ses collègues qu’elle a acheté une bouteille d’alcool à Beckett quand elle n’allait pas bien. J’avoue que j’avais oublié ce grand moment de n’importe quoi de sa part, quand même… mais avec le recul, c’est un mouvement de dingue de faire un truc pareil.

En parallèle de tout ça, Andy se décide à avouer à Vic qu’elle a embrassé Eli. Cela ne surprend pas du tout sa collègue, forcément, mais je continue de détester cette relation. Même maintenant qu’ils sont plus ou moins ensemble, ça continue d’être n’importe quoi entre eux. Andy n’assume pas tout à fait ce qu’il se passe, notamment quand elle en parle à Travis.

Ils sont toutefois interrompus par une alarme qui indique un incendie… dans le quartier d’enfance de Theo. Et pire que ça, directement dans la boutique qu’il avait sécurisée avec Vic – enfin, que Vic avait sécurisé donc.

C’est d’autant plus problématique que Theo est envoyé sur place et que c’est là qu’il voit Beckett se mettre à trembler. Assez vite, les pompiers prennent donc une décision inédite et problématique pour Beckett : ils décident tous de suivre les ordres d’Andy. Beckett n’est clairement pas en état de diriger une opération pareille, avec toute une boutique en flammes. Il s’énerve bien sûr et tous ne sont pas sûrs de ce qu’ils font : Ben hésite clairement, ne souhaitant pas perdre son job.

Cependant, ce n’est pas le moment de traîner et tous finissent par prendre la défense d’Andy quand Beckett commence à s’exciter sur elle. C’est une bonne chose, parce qu’il se retrouve forcé d’accepter qu’Andy prenne le relai – de toute manière, il fait tomber ses affaires en descendant de camion, on sent bien qu’il nous fait n’importe quoi.

Ce n’est que le début du n’importe quoi : quand les pompiers finissent par se rendre compte qu’il y a encore une victime de l’incendie à l’intérieur de la boutique, il est trop tard pour lui venir en aide. L’entrée s’est effondrée, l’arrière de la boutique est impénétrable et c’est foutu pour eux. Theo se fait donc engueuler par tout le quartier, et particulièrement par la mère de l’homme coincé, parce que personne n’est en train d’aller aider son fils. Forcément. Sans trop de surprise, Beckett, qu’on a vu tourner autour de tous de manière bien grognon, décide alors de jouer les héros et de se lancer lui-même dans la boutique en flammes. C’est une décision complètement débile franchement.

Il se retrouve à son tour coincé… Mais l’avantage, c’est qu’il parvient à retrouver Ortega, l’homme coincé dans la boutique. Il s’allonge ensuite à côté de lui, en attendant l’arrivée des vrais secours. Vraiment, Beckett est stupide et est un danger pour tout le monde. Il semble surtout être un danger pour lui-même à ce stade, espérant clairement crever dans l’incendie.

Pourtant, il est sauvé par Sullivan. Dommage, hein. Il refuse ensuite d’aller à l’hôpital, mais Ben insiste pour l’y accompagner, parce qu’il le faut bien. Tout ça nous laisse malgré tout Theo complètement dépité par la situation : Beckett est toujours en vie, son quartier d’enfance est encore en train de brûler. Il avait pourtant fait tout ce qu’il fallait pour éviter que son ami se retrouve dans cette situation.

Concernant Beckett, Sullivan assure aux autres pompiers que ce n’était pas de la bravoure de se jeter dans les flammes comme ça – c’était plutôt un désir de suicide. Il ne le formule pas comme ça, restant volontairement flou sur ce qu’il a reconnu en lui.

En parallèle de tout ça, Vic est inquiète pour Theo, mais elle se retrouve coincée au bureau de la caserne. J’aime bien l’idée de toujours en retrouver qui soient coincés à la caserne… mais ça mène souvent à des intrigues pas bien crédibles. C’est de nouveau le cas aujourd’hui, même si ça partait bien : Vic reçoit Diane à la caserne parce que dans le cadre de Crisis 101, elle commence sa formation de psy.

Je trouve ça chouette de voir Vic se lancer là-dedans, car ça va bien au perso, mais j’ai peur que ça termine par moins de Diane quand même. Pour le moment, elle continue de se montrer indispensable : grâce à elle, on découvre un ascenseur dans la caserne (ils ne s’en servent jamais, non ?), on a une super scène où elle affirme être collègue avec Vic (il doit y avoir quelques problèmes d’éthique tout de même) et surtout, Carina est rassurée.

Oui, Carina est de retour à la caserne, parce qu’elle espère y croiser sa femme. Celle-ci est bien occupée par l’intervention du jour, donc elle n’est pas là pour elle, mais ça permet à Carina de rencontrer Diane… Bien sûr, elle a plein de questions pour la psy de sa femme, et de manière peu crédible, Diane finit par accepter de lui donner quelques réponses. En soi, le couple a moyen de s’en sortir, c’est Diane qui le dit… Il va juste falloir travailler sur la relation, et pas qu’un peu.

Une voiture débarque alors à la caserne et c’est… inattendu : la conductrice a un cerf sur son capot, et les bois de celui-ci dans son ventre. Aïe. Je vous l’avais dit : c’est n’importe quoi… Mais en même temps, ça faisait quelques bonnes blagues et une intervention qui permettait de nous montrer que Diane était bien un pompier elle aussi. Et puis, ça occupait Carina et Vic pour l’épisode, hein, tout en nous proposant des blagues sur les spasmes musculaires du cerf bien mort mais encore capable de bouger.

Finalement, ça montre aussi la capacité de Vic à être une bonne psy avec sa patiente devant Diane, en plus. Cette dernière m’a bien fait rire en fin d’épisode, en plus, à être toute contente de son intervention médicale. C’était chouette de la voir aussi heureuse et décoincée pour une fois, parce qu’il faut bien reconnaître qu’elle est toujours dans les pires galères possibles !

En fin d’épisode, elle est heureuse, alors que Carina nous fait une crise de larmes. Est-ce que ce ne serait pas quand même les hormones ? Le mystère va demeurer – a priori non, mais bon.

Autrement, Ross se renseigne sur l’enquête en cours concernant Beckett. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est clairement protégé par la personne qui devait l’inspecter et qui le trouve sympathique. Gênant, comme tout : Mesnik, c’est son nom, décrit Beckett comme un pompier de la vieille école, comme eux.

Ross ne dit trop rien face à Mesnik, semblant aller dans son sens… mais le parasite ensuite en envoyant quelqu’un d’autre mener l’enquête. Ouf. Ross termine son épisode à la caserne, histoire d’engueuler tout le monde : elle gérait le problème et elle le faisait plutôt bien ; maintenant, retour à la case départ.

La soirée se termine mal pour les pompiers : ils sont tous déprimés de devoir envisager d’être virés. Andy s’en remet à Eli pour la faire sourire au moins… quand Sullivan, lui, a besoin d’un meeting ! Il envoie donc bouler Ross qui voulait le voir, mais après l’avoir envoyé bouler elle-même, parce qu’il voulait encore parler de Beckett alors qu’elle considère que cette rupture de la hiérarchie est une connerie pure de la part de ses hommes – et surtout de Sullivan en qui elle avait confiance.  

Maya, elle, ne peut pas en parler à Carina, en plus, mais elle se retrouve au moins à se confier à Ben. Ce dernier lui rappelle qu’elle avait une dépression nerveuse quand elle a acheté la bouteille à Beckett. Elle culpabilise, bien sûr, mais c’est déjà bon signe qu’elle culpabilise. Ben lui fait remarquer aussi que c’est la maladie qui a fait boire Beckett. Elle a fourni la bouteille, c’est sûr, mais il aurait bu quoiqu’il arrive. Certes.

L’avantage, c’est qu’on sent la réconciliation venir pour Maya et Carina. L’inconvénient, c’est que l’épisode se termine sur un froid entre Theo et Vic qui a l’air de s’installer de plus en plus. Theo refuse totalement de communiquer avec sa copine, et j’aimerais bien comprendre pourquoi, parce qu’il n’était pas comme ça avant. Cela dit, Vic insiste beaucoup, elle ne fait pas forcément le bon choix avec lui.

Sinon, Beckett décide de prendre du temps pour lui – il l’annonce à Ross, dit qu’il a parlé à son syndicat et… j’ai trouvé frustrant de ne pas en savoir plus sur le moment.

 

Most Dangerous Game – S02E12

Épisode 12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

Spoilers

Taft rejoint Victor et Joséphine en haut du phare.

You prove to be the most exhilarating prey.

J’espérais un épisode plus long que ça pour terminer la saison, mais non, nous n’avons que dix minutes à nous mettre sous la dent pour tout conclure. Cela ne pouvait pas être positif et ne pouvait pas permettre de tout conclure de manière satisfaisante.

Taft promet de ne pas toucher Joséphine et le combat avec Victor commence bien vite, puisqu’ils n’ont plus beaucoup de temps avant le lever du soleil. Taft prend rapidement le dessus, bien plus rapidement qu’on ne l’aurait pensé, confirmant à nouveau qu’il est trop fort en combat, même pour Victor. Ce dernier finit complètement étouffé par Taft, qui est malin comme tout.

Il oublie toutefois un peu trop la présence de Joséphine. Celle-ci récupère l’arme de son frère, le fameux morceau de verre, et s’en sert pour s’attaquer à Taft. Pourtant, il la prévient que si elle le fait, il s’en prendra finalement à elle. Cela dit, il n’a même pas besoin de le faire : elle semble se planter toute seule le bout de verre dans le ventre quand elle lui fonce dessus pour le faire lâcher les voies respiratoires de son frère.

Victor a le temps de reprendre son souffle, de se relever et de se précipiter pour dégommer le pauvre Taft qui n’en demandait probablement pas tant. Il finit par passer par-dessus la rambarde du phare et, bon, ça ressemble de plus en plus à une victoire pour Victor.

Décidément, les chasseurs n’ont pas de chance dans le jeu depuis qu’ils ont décidé d’en faire une série. Victor oublie trop rapidement Clive, cependant. Ce dernier m’a vendu du rêve comme toujours, arrivant pile à temps pour bloquer le passage à Victor emmenant Josephine à l’hôpital en camionnette. Cela dit, la voiture de Clive face à la camionnette volée plus tôt par Josephine, c’est un combat inégal : Victor défonce la voiture de Clive, et on n’en parle plus. Il gagne. Faites-nous une saison 3 sur Clive qui traque une proie, bordel.

Contre toute attente, le lendemain, Victor découvre que sa sœur va bien survivre à sa blessure, mais uniquement grâce à un don de sang fourni par… Clive lui-même. Suite à son accident de voiture, il a été hospitalisé et quand il a appris être un des rares donneurs possibles pour Josephine, il a tout de suite accepté. Son but ? Et bien, remercier Victor pour une très bonne chasse (pourtant, Clive n’y a pas beaucoup participé) et surtout le narguer en soulignant à quel point Josephine ferait une très bonne proie elle aussi. En plus, maintenant, elle a la chasse dans le sang.

Bordel, le personnage de Clive, vraiment, je l’adore. Après tout ça, Victor reçoit un appel de Miles pour conclure sa part du marché dans le jeu. Si les premiers millions de la chasse sont perdus car saisis par les autorités (et vraiment, on va nous laisser ça comme ça ?), Miles a ouvert un autre compte à Victor par la suite, afin qu’il se retrouve encore avec 20 millions à dépenser. Pourtant, Victor refuse l’argent, comprenant qu’il n’en a pas vraiment besoin. MOUAIS. C’est très américain cette manière de refuser l’argent sale après s’être sali les mains pendant 24h et après avoir failli mourir comme ça. Victor ne semble même pas vouloir se venger de l’arnaque ?

Miles lui souligne alors qu’il ferait mieux de profiter de l’argent car on ne sait jamais quel jour sera notre dernier, scellant un peu son sort à mon sens. On le voit en effet dire ça tout sourire, comme toujours, alors qu’il se rend clairement à une réunion avec la Chairwoman. Je ne donnerais pas cher de ma peau à sa place, mais il semble ne se rendre compte de rien.

Pourtant, le rendez-vous a lieu en extérieur, au milieu de nulle part, avec Connell et Tina aussi. La Chairwoman est évidemment énervée de tout ce que Miles lui a caché et dont elle est au courant, évidemment. Miles soupçonne Tina de l’avoir trahi – mais c’est tout l’inverse : elle a au contraire pris sa défense et assuré que Victor était son choix de concurrent à elle. C’est pourtant faux, et on le sait.

Connell a en revanche balancé ce qu’il s’était passé avec Clive, forcément. La Chairwoman décide donc de souligner que la Chasse a été mise en danger par Victor et par ce mauvais choix de proie. Partant de là, il lui faut éliminer un coupable.

Elle compte sur Miles pour le faire, lui donnant sans hésiter un flingue pour qu’il tue Tina. La pauvre. Je ne le sentais pas comme ça, cependant, et j’avais raison. Miles décide donc d’improviser, comme la Chairwoman le lui suggère : plutôt que de tuer Tina, il protège le jeu et la chasse en tuant… la Chairwoman, tout simplement. Et même si Connell promet des ramifications et des conséquences à cet acte, la saison se termine avec la promesse d’une nouvelle proie choisie par Tina, qui obtient une promotion au passage, prenant clairement le poste de Miles dans la chaîne de commandement.

EN BREF – Ce fut un plaisir de retrouver la série pour sa saison 2, même si je continue d’être frustré de la voir obtenir si peu d’épisodes. Le concept mérite vraiment d’être exploré à fond, que ce soit du côté des proies, du côté des chasseurs que l’on ne connaît que trop peu ou du côté de l’organisation. La saison 2 fonctionnait bien à nous en montrer plus de celle-ci. Quitte à avoir perdu la surprise de la manigance pour faire en sorte que la proie accepte le jeu, j’aurais même aimé qu’on découvre bien plus comment tout ça était manipulé – mon côté fan d’Unreal probablement !

Je suis un peu désabusé par certains des twists de la saison, il faut bien le reconnaître, et je pense que j’ai tout de même préféré la saison 1 ; cela dit, dans l’ensemble, j’ai passé un vrai bon moment. J’avoue que j’aurais trouvé la fin de saison plus choquante si Miles s’était fait buter… mais les scénaristes ont manqué un peu d’ambition sur ce coup-là. Et puis, dans le fond, c’est lui leur acteur principal des deux premières saisons, alors il valait peut-être mieux le garder en vie, c’est sûr.

Espérons maintenant qu’une saison 3 sera bien commandée par Roku, parce que la série reste géniale à suivre pour le moment !

 

 

9-1-1 Lone Star – S04E10

Épisode 10 – Sellouts – 15/20
L’épisode fonctionne vraiment bien, parce qu’il apporte beaucoup d’humour, sans oublier d’être un tantinet dramatique du côté des interventions. On retrouve tout le sel et l’adrénaline propres à la franchise, c’est donc un vrai plaisir, seulement un peu gâché par son personnage principal qui me tape de plus en plus sur le système au fur et à mesure des épisodes. Mais bon.

Spoilers

Tommy, TK et Nancy n’apprécient pas trop de voir une boîte privée essayer de leur voler leur job.

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You have to help us beat them there.

L’épisode commence par une drôle d’intervention de l’équipe médicale habituelle : Tommy, TK et Nancy se rendent chez un couple qui semble tout de même surpris de les voir, après avoir appelé le 9-1-1. C’est amusant, mais on ne comprend pas bien le pourquoi de cette introduction avant que l’intervention soit terminée : en effet, Tommy retire une douzaine de lentilles coincée dans l’œil d’une femme (au secours, c’était horrible) et s’apprête à se rendre à l’hôpital avec sa patiente… lorsqu’une ambulance privée débarque.

Tommy y retrouve avec grand plaisir Pierce. Il bosse pour une clinique privée, et nos ambulanciers découvrent que le couple a l’habitude de faire appel à des ambulanciers privés – parce que c’est la femme qui appelle, pas l’homme. J’ai trouvé ça perturbant de voir Pierce connaître très bien le couple et les détourner de l’hôpital comme ça pour les emmener vers la clinique. Concrètement, ça m’a donné l’impression qu’on se lançait dans une intrigue où ils font exprès de superposer les problèmes médicaux pour arnaquer des personnes fragiles. On verra.

En attendant, Tommy n’est pas heureuse de ce qu’il se passe et elle se lance en vendetta contre ces ambulanciers privés quand elle apprend que la ville a désormais un deal avec Paragon, le nom de cette société privée. Bien sûr, quand Tommy vient s’en plaindre à sa cheffe – Reynolds – elle passe pour une cinglée qui n’apprécie pas de voir d’autres ambulanciers sur son territoire. Elle a en partie raison en plus : dans d’autres villes, ça a commencé comme ça et ensuite, les services d’urgences ont été privatisés.

Cela mène donc à une course sympathique entre les ambulances lorsqu’un nouveau cas est déclaré au 9-1-1 et que Grace le transfère à Paragon, parce que c’est ce qu’on lui dit de faire. Tommy entend tout à la radio et l’appelle pour lui demander de l’aide et arriver en première au niveau du bus où le patient les attend. On est clairement sur une intrigue plus humoristique que nécessaire.

La course poursuite se termine bien pour Tommy, qui arrive la première sur scène et est donc la capitaine en charge ; y compris des activités Paragon. Le but est clairement de montrer qu’ils sont meilleurs et elle n’hésite pas à se venger en leur faisant distribuer de l’eau. Pourtant, leur présence est finalement ce qui sauvera Dan, le patient en question, car ils ont apporté avec eux des poches de sang supplémentaires dont la 126 a besoin à défaut d’en avoir.

C’est énervant comme intrigue, parce que je vois que les USA en sont au même stade que nous avec la privatisation d’à peu près tout, hein. Après, j’ai bien aimé l’histoire de ce Dan, qui était tout sympathique à se montrer amical dans le bus et à manquer de mourir d’hémorragie à cause d’un accident tout idiot parce qu’il voulait juste laisser sa place dans le bus. Au-delà de la sympathie pour le personnage, l’intrigue avec le sang glissant et les pompiers qui galèrent était juste assez originale pour que ça fonctionne dans le divertissement. Tout ça n’aurait rien de drôle ou divertissant en vrai, mais c’est une série. Et puis, le bus s’est arrêté, c’est un point du Bingo Séries (je galère tellement dessus !).

Toujours est-il que Paragon gagne sur ce tableau-là, ce qui est frustrant. L’intervention suivante voit également Pierce arriver en premier sur les lieux et en profiter aussitôt pour se venger : il laisse Tommy, Nancy et TK distribuer des bouteilles d’eau à la foule de curieux – pas même aux employés d’un potentiel empoisonnement chimique. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte et tout est bien qui finit bien… sauf que nos ambulanciers ne comprennent pas pourquoi Paragon insiste pour hospitaliser un homme.

Il a juste senti un peu trop d’huiles essentielles, mais rien de bien grave. Tommy fait donc savoir sa manière de penser à Pierce, et ça termine en insultes de sa part – et de celle de Nancy et TK.

Cette fois, il est à peu près certain qu’ils vont tous finir par pointer au chômage puisque Pierce leur promet d’en parler à ses supérieurs. Seulement voilà, il n’a pas le temps de le faire : son ambulance explose. C’était super choquant comme passage, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un épisode volontairement comique nous ponde une telle scène.

Finalement, tout le monde survit, y compris Pierce qui est sauvé in extremis par Nancy et surtout par les réflexes médicaux géniaux de Tommy. En fin d’épisode, celle-ci se rend donc auprès de lui pour prendre de ses nouvelles à l’hôpital. C’est l’occasion de réconciliations improbables : Pierce souligne que Tommy a vraiment trouvé sa vocation, puis annonce au dirigeant de Paragon qu’il compte bien lui faire un procès. Si l’ambulance a explosé, c’est à cause d’un matériel défectueux qu’il avait signalé à plusieurs reprises : en fait, les ambulances sont pleines à craquer d’objets d’occasion. Pas idéal pour sauver une vie.

Quand on retrouve la caserne, elle a subi un relooking étonnant : un gala est organisé pour récolter des fonds contre le cancer. Owen est tout content de faire un discours, mais ses pompiers ont plus de mal à satisfaire les bienfaiteurs : Judd est aidé par Grace, heureusement, car il est barbant à parler mécanique ; TK et Carlos ne font qu’apeurer tout le monde avec leurs histoires ; Marjan est de nouveau sur pied, mais ça fait peur aussi en vrai, Tommy se plaint, elle, des restrictions budgétaires. Cela ne me paraît pas idéal comme attitude pour récolter des fonds contre le cancer, mais bon, elle finit par s’en rendre compte d’elle-même.

Heureusement, ils ont Mateo et Nancy pour gérer en parlant de Dostoievski – même si Mateo n’en lit pas vraiment. Dommage. Ce qui est le plus remarquable durant la soirée, c’est toutefois la barmaid, qui est en fait une riche héritière qui tape dans l’œil d’Owen, inévitablement. C’est toujours pareil avec Owen dès qu’il y a une nana qui se pointe dans la série ; à se demander si en tant que producteur, il n’insiste pas pour que son personnage soit un tombeur à force.

Cela dit, l’épisode prend une tournure inattendue quand Kendra, c’est son nom, se barre après une nuit d’amour avec Owen en laissant dans sa cuisine un chèque de cent mille dollars. Comme ça se passe devant Mateo et Nancy, ça devient inévitablement un sujet de conversation à la caserne : Owen est-il pris pour un gigolo ou non ? Difficile à dire. Lui imagine qu’elle voulait peut-être juste laisser un don aux associations contre le cancer.

Pour s’en assurer, il accepte un deuxième rencard avec elle. Elle lui apporte la meilleure bouffe d’Austin, qui s’avère être un simple burger là où il imaginait le meilleur, et refuse de sortir en ville, mais elle semble vraiment amoureuse de lui quand elle voit son chien cancéreux. Ils refont donc l’amour, elle part à deux heures du matin sans laisser de chèque, ce qui laisse Owen tout heureux… jusqu’à ce qu’il reçoive un virement bancaire de Kendra, avec un smiley os.

Forcément, Owen ne peut que s’imaginer qu’elle le prend pour ce qu’il n’est pas. Certes, Judd lui souligne que cet argent pourrait sauver des vies pour leur caserne, mais il n’est tout de même pas convaincu de vouloir faire ce double emploi – pompier prostitué, c’est inattendu. Owen prend donc la décision très mature, comme toujours avec lui, de ghoster Kendra.

Cette dernière ne l’entend pas de cette oreille pour autant : elle débarque donc chez lui pour savoir ce qu’il en est, ce qui lui permet d’enfin comprendre où est le problème d’Owen. Elle le rassure et lui explique qu’il s’agissait bien de donations. L’os ? Rien à voir avec un jeu de mots salace (qui ne fonctionne pas en français, d’ailleurs), c’est simplement en référence à son chien cancéreux, car il s’agit d’une donation pour le refuge…

Euh, OK. Kendra semble complètement déconnectée du monde réel, surtout qu’elle fait ses donations extrêmement généreuse à un particulier. Ce n’est pas super crédible et elle me tape déjà sur le système, mais comme tout est bien qui finit bien du point de vue gigolo de la situation, Owen va probablement commencer à sortir avec elle. Ma foi, il n’a pas l’air de savoir ce qu’il perd avec Catherine.

Most Dangerous Game – S02E11

Épisode 11 – Lighthouse – 15/20
Pourquoi faire si peu d’épisodes quand ils ont clairement tant de choses à raconter ? Je ne comprends pas cette série ! Ils auraient moyen de l’étaler sur une trentaine d’épisodes pour s’éviter bien des raccourcis. C’est dommage, car en plus, ça donne l’impression que certains aspects de cet épisode sont complètement bâclés et survolés, alors qu’ils auraient pu être détaillés. Autant on a pu perdre du temps avec certaines intrigues avant, autant maintenant je ne vois pas comment ils vont tout conclure en un épisode supplémentaire. Exactement comme en saison 1, donc.

Spoilers

Le train est arrivé à destination, il ne reste plus qu’une heure du jeu.

What are you, talking to the moon?

L’épisode commence quelques heures après le suivant, et on sent qu’il reste peu de temps avant la fin du jeu. Victor est caché au fin fond d’un bois à proximité d’un phare et il ferait mieux d’y rester. Ce n’est pourtant pas le cas : alors qu’il ne reste que quelques minutes à tenir, il décide en effet de bouger, on ne sait pas trop pourquoi. Pourtant, ça fait déjà quelques heures qu’il parvient à rester caché dans le bois, en relative sécurité.

Les autres chasseurs sont tous là à chercher autour, sans parvenir à lui mettre la main dessus. A trente minutes de la fin, il se rapproche pourtant de la mer, se faisant remarquer tout bêtement d’une maison dans laquelle une fête est organisée. Il rencontre ainsi Lainie, qui lui donne une bouteille d’eau (il y boit alors qu’elle pourrait être tellement empoisonnée !), et sa nouvelle voisine Dina. OK. Nouvelle voisine, on a compris, c’est la tueuse.

Malheureusement, Victor est moins réactif que moi à faire ce genre de calcul. S’il ne reste pas à proximité directe de Dina, il s’allonge sur la plage juste à côté de la maison. C’est la pire idée du monde : Lainie le rejoint, se fait tuer par accident par une fléchette mortelle de Dina, et hop, Victor est de nouveau en danger de mort.

Je trouve vraiment qu’ils sont passés à côté du potentiel de Dina. Ses fléchettes étaient géniales comme arme ; il y aurait eu moyen d’en faire un personnage bien plus régulier que ça. Finalement, elle ne parvient pas à tuer Victor et elle se fait étouffer la tête dans le sable, ce qui est une manière de mourir peu commune et peu glamour tout de même. Le combat entre eux était chouette, la chance de Victor toujours aussi incroyable quand elle enfonce sa fléchette directement dans le morceau de verre qui est dans sa poche à lui – manquant de très peu de le tuer.

En parallèle, Miles est beaucoup trop confiant, je trouve. Il reste encore quelques minutes avant la fin du jeu et pourtant, il est déjà tout satisfait de lui. Il ne devrait pas et on lui apprend bien vite quand il souhaite passer la fin du jeu avec la Chairwoman. Il découvre que celle-ci n’est pas dans son bureau comme il l’aurait pensé, mais qu’elle est en train de parler avec Tina.

Miles commence alors assez justement à s’inquiéter de ce qui a pu être raconté. Il mène ainsi son enquête pour savoir si quelqu’un s’est renseigné sur les irrégularités du jeu, en vain. On arrive alors bien vite au cliffhanger, et je vois mal comment le dernier épisode pourra tout conclure – même avec un peu plus de temps.

En effet, Victor se réfugie en haut du phare et est rejoint par… Josephine. Elle est insupportable. Je vois mal comment elle a pu le retrouver si facilement, déjà, mais ensuite, elle a été tellement discrète qu’elle emmène Taft directement auprès de son frère. Et plutôt que de s’enfuir quand il lui dit qu’elle ne doit pas être là, elle insiste pour rester avec lui et l’emmener à l’hôpital. Bordel. Il restait 14 minutes.