How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !

Most Dangerous Game – S02E07

Épisode 7 – Busted – 15/20
Si je retrouve avec cet épisode quelques défauts m’ayant déjà énervé lors de la première saison, je trouve qu’il apporte aussi des idées qui seront intéressantes pour la suite. Une fois de plus, j’ai surtout hâte de voir comment tout ça va être développé et je trouve difficile de m’arrêter dans le visionnage – en fait, je crois que je vais enchaîner toute la fin de saison si ça continue.

Spoilers

Katie entend bien croquer Victor.

Kill, Katie girl.

La course poursuite reprend avec Katie qui chasse Victor pour le mordre. Quand elle le rattrape, il parvient cependant à s’en débarrasser bien vite, à coup de bâtons. Pauvre chienne. On nous laisse presque trop espérer de choses avec Katie pour que ça se termine si vite.

Katie se retrouve coincée derrière un grillage, alors que Victor se précipite à l’intérieur du bâtiment dans lequel il voulait attirer les chasseurs. Cela donne l’impression qu’il pourrait avoir l’avantage sur eux et pourtant, on le retrouve plus impatient de se cacher qu’autre chose. Le tueur au chien le retrouve donc assez vite.

Bon, j’exagère, ça ne se fait pas si vite que ça : le type a le temps de raconter touuuuuuuuuute sa vie avant. On apprend donc qu’il a galéré à faire valider l’utilisation de Katie par le comité de la chasse, mais qu’ils ont fini par accepter. On aurait pu s’en passer, c’est le genre de détails qui font perdre de l’intensité à la chasse plus qu’autre chose.

L’intensité n’est pas la priorité dans cet épisode : le tueur retrouve Victor et… ne s’attaque pas à lui, préférant attendre que sa chienne le rejoigne pour qu’elle puisse prendre sa vengeance. C’est un peu lourd comme idée, surtout que c’est déjà le troisième tueur à perdre son temps comme ça avec Victor. Si tous avaient moins pour objectif de raconter leur vie et plus de tuer leur cible, la série se serait vite terminée. C’était déjà le cas en saison 1, ça n’a rien de surprenant.

Cependant, le tueur finit par s’attaquer plus rapidement que prévu à Victor… ce qu’il n’aurait pas dû faire : Victor connaît bien les lieux comme sa poche et a donc réussi à monter un piège qui fait tomber le chasseur d’un étage. Il lui explose ensuite l’épaule avec un objet bien lourd… S’il avait visé un peu mieux, ça aurait éclaté sa tête et on en parlerait même plus.

Au lieu de ça, Victor se retrouve poursuivi par Katie et forcé de voler une voiture. Euh… Est-ce qu’il ne va pas être repéré par les flics là ? Et aussi, qu’on m’explique comment le tueur a pu si vite s’échapper ? Le piège était génial, pourtant, mais non, il sort aussi vite que Victor du bâtiment et prend sa propre voiture pour le rattraper et provoquer un accident de voiture. Et puis, j’ai du mal à comprendre pourquoi Victor s’enfuit : il était en terrain connu et il a d’autres tueurs à ses trousses en théorie, donc ce serait beaucoup plus simple pour lui de rester sur place ?

Par chance, Victor reste conscient lorsque le tueur lui rentre dedans en bagnole et il peut donc s’échapper en courant, direction le port le plus proche, toujours avec Katie à ses trousses. C’est un chien qui ne lâche rien, pas même la bouée du bateau que Victor vole. Oui, oui, Victor vole aussi un bateau. Par chance toujours, il sait le conduire et se rend de nouveau vers New-York, laissant Katie galérer au milieu de l’eau – et son maître suffisamment inquiet pour elle pour oser plonger à son tour alors qu’il a l’épaule déglinguée.

En parallèle, la série souhaite apparemment développer le personnage de Tina, l’assistante de Miles, et je peine à comprendre pourquoi. Je l’ai déjà dit dans la critique du premier épisode, j’adore cette actrice, mais vraiment, la scène semblait ouvrir une piste qui n’avait rien à voir avec le reste de la série.

Sinon, le cliffhanger ouvre enfin une nouvelle perspective pour la série. J’avais dit il y a quelques critiques que j’espérais que la saison parviendrait à surprendre et apporter quelque chose de nouveau. C’est chose faite : Victor atteint New-York pour mieux être arrêté par les flics. J’aimais bien comment ça commençait pour lui, parce qu’il semblait réussir à éviter l’arrestation.

Malheureusement, il essaie de fuir les flics et ça, c’est la pire idée du monde. Il est rattrapé très rapidement et aussitôt arrêté, sous les yeux de Connell qui déclare aussitôt à Miles qu’ils ont désormais un joueur permanent du jeu. Le pauvre.

Most Dangerous Game – S02E06

Épisode 6 – Katie Girl – 15/20
Je suis moins convaincu par ce que propose cet épisode, parce qu’il prend des raccourcis et que ça donne l’impression qu’on nous épargne le contenu de plusieurs épisodes. En fait, c’est un problème qu’il me semble avoir eu en saison 1 aussi : j’aimerais qu’on puisse voir toute la journée bien plus en temps réel. C’est difficilement faisable en 12 épisodes en dix minutes.

Spoilers

Victor est sur le point de périr dans les flammes à cause de Taft.

I’m so sorry I did this, OK.

Taft a un peu trop confiance en lui apparemment : il appelle Miles pour annoncer sa victoire… mais c’est sans compter sur la débrouillardise de Victor. C’est lui qui a toutes les chances d’être victorieux après tout. Il réussit à ouvrir la porte par la force et reste planqué derrière les flammes juste assez longtemps pour que Taft se fasse prendre par surprise quand il en sort enfin, en lui balançant un objet en métal à la gueule.

Cela ne doit pas faire du bien par où ça passe. Contre toute attente, une fois en combat à mains nues, Taft s’en sort pourtant super bien, malgré ce coup et le fait que Victor soit un champion de boxe. Il ne s’attendait toutefois pas à ce que Victor soit aussi un malin : il utilise un chiffon sur lequel il a versé un produit ménager pour étouffer Taft plus vite que la clé de bras qui l’empêche lui-même de respirer.

Une fois de plus, Victor parvient à s’en sortir, alors que son portable lui annonce le début de la troisième heure de jeu. Il ne reste plus que six épisodes, il va falloir que ça accélère le rythme. Et ça ne manque pas : on se sert d’un coup de fil entre Connell et Miles pour faire passer le temps plus vite. Ainsi, Connell éteint l’incendie, nous informe que Taft est toujours en vie et parle avec Miles du fait que la vie de Victor va inévitablement changer, qu’il va se cacher du mieux qu’il peut, etc. C’est un moyen de faire un montage avec le temps qui passe plus vite.

J’ai une impression de déjà-vu. Bon, finalement, et comme les gérants du jeu s’y attendaient, Victor commet l’erreur d’appeler sa sœur. Pour eux, c’est une erreur, car ça risque d’attirer l’attention des tueurs. Il le fait depuis un taxi, qu’il paie avec l’argent dérobé à Taft, ce qui m’a fait rire.

En parallèle, Josephine mène son enquête sur Timur, son patron qui voulait récupérer ses 500 000$. Elle se rend compte qu’elle s’est fait balader et que Timur n’est plus là. En fait, il n’a jamais vraiment existé : elle a ses contacts et ses moyens de faire peur, ce qui lui permet d’apprendre qu’il n’a débarqué en ville qu’il y a six mois. Elle essaie bien d’en parler à Victor quand il l’appelle, mais c’est en vain : il a déjà arrêté de l’écouter et raccroché.

Il aurait mieux fait d’écouter pourtant : elle est sur le point de se rendre chez les flics et de raconter tout ce qu’elle sait. C’est une catastrophe pour le jeu, tout simplement ! Ainsi, elle est tellement inquiète pour son frère qu’elle montre à la police son relevé bancaire qui ne cesse d’augmenter depuis le matin même. Bordel. Elle en dit tellement que toutes les règles du jeu sont en train d’être enfreinte sans que Victor ne puisse rien n’y faire. Dire qu’il l’appelait pour s’excuser alors qu’elle ne fait que le mettre encore plus dans la merde !

Ce qui est bien, c’est qu’elle met aussi Miles dans la merde, et ça, c’est plaisant à voir. Déjà qu’il passe une partie de l’épisode à engueuler l’équipe technique qui a prévenu ses boss du fait que Victor était recherché par la police au lieu de le prévenir lui, c’est génial.

Sinon, Victor passe donc une partie de la journée à se cacher dans les rues de New-York. Il finit par les quitter et se diriger vers Staten Island. On comprend qu’il se rend en fait dans sa maison d’enfance qui a brûlé – du moins, c’est ce qui semble le plus cohérent avec ce qu’on sait du personnage. Il est bien content d’y parvenir pile au début d’une nouvelle heure, sachant que tous les chasseurs vont venir à lui.

J’espère qu’il se motive à tous les tuer comme ça ! Le premier à arriver sur les lieux ? L’homme avec son chien, croisé au tout début du jeu, pendant l’épisode 3. Evidemment. Le chien est en fait une chienne, et Katie semble bien motivée à croquer du Victor.

Grey’s Anatomy – S19E10

Épisode 10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…

Spoilers

Simone n’est pas ravie que Lucas refasse sa vie, tandis qu’Owen essaie toujours d’obtenir le droit d’opérer à nouveau en solo.


When you live in someday, you miss today.

La nouvelle lubie de Lucas ? Se venger de Simone en ramenant sa nouvelle copine à la colocation, Cara. Oui, il a trouvé quelqu’un pour se faire du bien, et ce quelqu’un n’est pas Simone. Sans qu’on ne sache pas bien pourquoi, elle semble donc en vouloir à Lucas de faire ça, alors que c’est juste bien fait, en fait. Cela dit, Simone va finir par croire ce que lui dit Trey sur ses colocataires : Mika essaie de s’incruster dans le mariage de Simone, voulant être un peu plus qu’une colocataire. Entre ça et Lucas qui les empêche de dormir, la journée semble compliquée pour Simone.

De son côté, Maggie est toujours aussi insupportable. On la retrouve chez Amelia, où elle se tape l’incruste au point d’emprunter les vêtements de sa sœur après avoir vidé de leur bouffe les placards de la cuisine. Bizarrement, Amelia semble ne rien lui dire et la supporter, y compris quand elle essaie de s’immiscer dans sa vie de couple. Cela fait beaucoup. Heureusement, Maggie finit par s’en rendre compte elle-même en fin d’épisode. Elle demande donc à Amelia une dernière nuit avant de se rendre à l’hôtel… mais Amelia lui rappelle qu’elles sont sœurs, même si Meredith n’est plus là. Ah lala.

Contre toute attente, et sans que ça ne fasse vraiment envie à vrai dire, la série nous ramène Catherine Fox dans cet épisode. Elle est toujours cancéreuse, donc elle obtient des soins à domicile, mais cela ne l’empêche d’aller travailler à l’hôpital. La bonne nouvelle, c’est que ça redonne une intrigue à Levi.

Ainsi, Levi se rend à l’hôpital avec Jo, pour mieux y croiser Carlos. Jo m’a fait mourir de rire à essayer de remonter le moral de Levi, avant de se rendre compte qu’il ne valait mieux pas qu’il croise Carlos en descendant de son vélo. J’aime beaucoup retrouver l’amitié Jo/Levi, c’est une relation qui fonctionne.

Dans le même genre, Levi en chef des internes, j’ai fini par m’y faire et c’est plus efficace qu’en début d’épisode. J’ai bien aimé le voir se retrouver coincé avec Lucas et Kwan, d’ailleurs, parce que Catherine Fox les embauche dès qu’elle les croise, pour gagner du temps – à la base, Levi les voulait avec Linc, mais le pauvre est toujours snobé par tout Seattle apparemment.

Assez vite, les internes sont toutefois morts de rire : Catherine est de retour pour aider à la réparation du pénis d’un homme qui a dû attendre six mois d’être prêt à se faire opérer. Levi est devenu bien plus sérieux qu’avant, refusant de rire avec eux et les obligeant à faire toutes les blagues avant de quitter la pièce dans laquelle ils sont. Cela fait toutefois plaisir de voir les deux internes être capables de s’entendre, même si ça serait mieux de ne pas les voir s’entendre sur des moqueries envers un patient. Personne n’a envie d’être le patient dont on se moque.

Bref, le patient est assez attachant, en plus, à tout vouloir cacher à sa femme – un truc qui me fascine toujours, six mois de mensonges !, ça me paraît impossible. Dans le même genre, ça me paraît impossible de voir Jo débarquer en plein milieu de la journée de Levi pour lui faire un point sur tout ce qu’elle a appris de Carlos. Il n’aime pas les séries avec des vampires, désolé, je refuse qu’il sorte avec Levi.

Finalement, l’opération du patient se déroule à merveille – bon, si on laisse de côté que Kwan s’avanouit à la vue du pénis du patient qui saigne énormément (ça arrange Lucas qui peut faire faire une partie de son travail par Kwan comme ça) – et sa femme débarque à l’hôpital. Il ne s’est pas rendu compte qu’elle savait tout depuis le départ : elle gère l’assurance. Quand elle le dit à Catherine, on voit bien que cette dernière capte subitement ce qu’il en est de sa propre situation.

En fin d’épisode, c’est donc sans surprise que Richard confronte Catherine, parce qu’il a compris qu’elle n’allait pas si bien que ça. Elle finit donc par lui dire toute la vérité sur son cancer qui progresse. Ah lala. La fin de journée reste positive pour elle, car elle a le soutien de Richard. Dans le même genre, ça faisait plaisir de revoir Levi sourire et prendre confiance en lui. Il est en effet heureux de ne pas être celui qui s’est évanoui dans le bloc opératoire. Cela booste assez sa confiance pour qu’il demande un rencard à Carlos – pour le lendemain.

Pendant ce temps, Teddy continue d’être une cheffe. Elle est insupportable. Vraiment. Ce ne devrait pas être une surprise à ce stade de la série. Sans trop de surprise, elle n’est pas très forte à son nouveau job et Owen lui fait des coups dans le dos. Celui du jour ? Appeler la commission médicale dans son dos pour être réévaluer et réobtenir, temporairement, sa licence. Il faut pour cela que Teddy trouve quelqu’un pour le superviser. Sans surprise, Bailey refuse… ce qui laisse Teddy demander à Lincoln. Belle idée.

Ce n’est évidemment pas une belle idée du tout : les patients sont terrifiés par la présence de Lincoln, d’autres veulent qu’Owen travaille plus vite, bref, la journée est loin d’être une réussite. Les patients d’Owen refusent tous son aide. Quand il en a enfin un sur lequel il peut intervenir, parce qu’il est inconscient, Owen décide d’intervenir, évidemment… mais il le fait sans faire tous les tests nécessaires et conseillés par Lincoln. Cela ne me dit rien qui vaille.

Il finit par le laisser dans les mains de Winston, sous le regard choqué de la personne venu là pour vérifier son travail. Voilà qui promet. Celui-ci s’en va donc, sachant qu’il a vu ce qu’il avait à voir. On sait tous qu’Owen a merdé, mais quand Bailey en profite pour se moquer de lui, il recommence une fois de plus à se justifier. C’est une excellente chose, car ça permet à Bailey de lui faire remarquer qu’il est pète-couilles à ne jamais s’excuser de ses erreurs et à passer son temps à se justifier. Si au moins il pouvait se réconcilier avec Teddy, on avancerait un peu.

Il essaie donc d’aller la voir dans son bureau pour s’excuser enfin de tout ce qu’il a franchement planté. C’est un bon début, et ça permet à Teddy de se libérer elle aussi du poids de tout ce qu’elle a fait de mal. Bon, tout, je ne sais pas, mais en tout cas le couple souligne qu’ils s’aiment encore. Sans grande logique, la scène se termine avec Owen qui récupère son poste de chef des chirurgies d’urgence. C’est n’importe quoi que ça puisse se passer comme ça pour lui.

Une autre intrigue médicale voit Jules se retrouver à bosser avec Richard. Alors que tout semble bien passer et qu’elle sympathise avec la patiente, cette dernière se met à cracher du sang. Ce n’est jamais bon signe quand on est censé être en rémission d’un cancer. Son mari le comprend bien, mais Jules ne peut rien lui dire de l’état de sa femme : celle-ci ne veut pas que son mari soit au courant qu’elle est en train de mourir.

En effet, ni Maggie, ni Winston ne trouvent de solution pour soigner la patiente. Elle a trop de complications pour être sauvée, il faut donc se faire une raison. C’est plus facile pour Richard, Maggie ou Winston que pour Jules. La pauvre se retrouve face au mari voulant des nouvelles – et elle ne peut rien dire. La scène nous faisait tous travailler, évidemment. Jules s’en prend ensuite à Weber, lui demandant pourquoi ils ne font rien…

Ils ne peuvent rien faire, si ce n’est tuer plus vite la patiente. C’est du pur Grey’s Anatomy cette intrigue, avec un couple qui continue de planifier un voyage alors qu’ils savent très bien qu’ils ne le feront jamais. J’ai eu tellement de peine, surtout pour le mari. Il n’y a pas pire que de savoir qu’on va se retrouver seul, j’imagine. Certes, il a l’occasion de lui dire au revoir à sa manière, mais ça reste terrible comme intrigue. La femme meurt, évidemment, dans les bras de son mari. C’est déjà ça.

Amelia, elle, récupère Simone et Mika pour s’occuper d’une de ses patientes. Celle-ci est admise à l’hôpital pour voir si elle a ou non un cancer, ses sœurs étant sûres qu’elle en a un. C’est en fait la fête pour ses sœurs : elle ramène leur troisième sœur dans une boîte contenant ses cendres et sont ravies de se retrouver à l’hôpital pour le premier cancer de leur petite sœur. Toutes en ont eu un dans la famille.

La patiente a peur d’avoir un cancer, mais elle a surtout peur de finir dans une boîte transportée partout par ses sœurs. C’était une intrigue plutôt marrante comparé au reste de l’épisode qui était bien plus lourd. A son réveil, la patiente apprend qu’elle n’avait pas de cancer. Elle est soulagée, contrairement à ses sœurs, et elle en profite donc pour souligner à ses sœurs qu’elle ne veut pas avoir de cancer. Cela n’a rien de positif, contrairement à ce qu’elles voulaient. C’est une famille bien bizarre, avec une sœur qui finit par avouer qu’elle transporte une litière pour chats depuis 15 ans, pas les cendres d’une de ses sœurs. NORMAL.

On ne va toutefois pas terminer la critique de l’épisode là-dessus, hein. Terminons plutôt par Simone qui est dégoûtée de voir que Lucas se remet bien vite de leur rupture (en même temps, ils n’ont jamais rien été) dans les bras d’une autre. Elle rentre toutefois chez elle pour être mieux réconfortée par Mika, Jules et Kwan, tous présents pour essayer des vêtements récupérés à un vide-garage, soi-disant pour le mariage. C’était sympathique comme tout cette fin.