Station 19 – S06E06


Épisode 6 – Everybody Says Don’t – 16/20
C’est un bon épisode, mais je suis frustré de savoir que le prochain épisode ne sera que dans un trimestre, parce que j’aurais bien aimé en avoir plus pour cette fin d’année. Concrètement, ce début de saison est plutôt bon dans son ensemble, mais il laisse un goût de trop peu : les intrigues ont à peine eu le temps de s’installer et de montrer ce qu’elles pouvaient donner que les voilà déjà en pause. Vivement la suite.

Spoilers

Un orage énorme se prépare au-dessus de Seattle.


You seemed so pregnant.

Vic est beaucoup trop matinale alors que moi, je regarde cet épisode en pleine nuit. Pourquoi pas ? C’est une manière comme une autre d’ouvrir un épisode sans que personne ne couche ensemble, pour une fois. Elle réveille en effet Maya et Carina, mais les deux sont toujours clairement en froid. Le fait que Carina avoue finalement avoir fait un test de grossesse sans Maya n’arrange pas les choses.

En effet, elle n’est pas enceinte, mais le vrai problème pour Maya est de savoir que sa femme a fait un test sans elle. Et vous savez quoi ? Pour une fois, je n’étais vraiment pas du côté de Carina ! Elle m’a énervé comme rarement à vouloir recentrer la conversation sur elle – genre, je sais bien qu’elle doit être dévastée et qu’il faut trouver des solutions, possiblement, mais elle a aussi fait un truc qu’elle ne voulait pas faire avant par culpabilité, hein.

Bref, Maya et Carina sont toujours dans cette position où elles sont incapables de se comprendre et se parler, et c’est chiant, parce que la série va clairement partir en pause sans que rien ne soit réglé entre elles. Pour ne rien arranger, Maya continue de s’aveugler aussi sur sa condition physique, et ça ne me dit rien qui vaille, surtout quand on la voit commencer à prendre des antidouleurs comme s’il s’agissait de bonbons.

En parallèle de tout ça, on doit encore se taper des scènes pour le couple Sullivan/Ross, histoire de nous rappeler qu’ils ne doivent surtout pas être grillés et qu’ils veulent garder ça secret. Ouais, bon, on les voit venir de loin ; ils vont se faire surprendre avant la fin de l’épisode. C’en était au point où j’ai même cru que le room service de l’hôtel allait être un personnage connu, d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi Vic se réveille-t-elle si tôt ? Toujours parce qu’elle a son idée d’aller recruter de nouvelles filles ou femmes pour qu’elles deviennent pompier un jour ou l’autre. Le truc, c’est que ça l’empêche d’aller aider Travis avec les syndicats, comme elle aurait dû le faire si elle était restée sa manager. Seulement, maintenant, il a Eli pour ça – et ça signifie qu’il est là pour rester dans la vie de Travis. Cela passionne Andy, qui a plein de questions à poser sur lui à Vic.

De son côté, Eli fait ce qu’il peut pour aider Travis, et ça inclut de faire partie de l’événement de Vic. Enfin, Ben se plaint de Miranda, pour changer. Elle avait besoin de lui pour ouvrir sa clinique de fertilité et être anesthésiste là-bas.

Une fois cette longue introduction mise en place, nous pouvons commencer l’épisode pour de vrai, avec Vic qui organise donc une journée avec des, on va dire, collégiennes afin de leur montrer que ça peut être fun d’être pompier. Par contre, qu’en tant que pompier, Vic choisisse de rester dehors alors que clairement un orage approche ? C’était bizarre. Et ça l’était encore plus quand les pompiers se mettent à utiliser beaucoup trop d’eau sur le toit de la caserne. Heureusement, Theo et Ross étaient là pour les arrêter et les faire rentrer, juste avant le pire de l’orage.

En plus, ça arrangeait bien les affaires de Vic finalement : Ross se met à engueuler Beckett devant les gamines, montrant que l’autorité peut aussi être féminine. Dès qu’elle n’est pas avec Sullivan, je la trouve géniale la cheffe Ross, moi : elle force même Jack à être volontaire à la caserne, et ça passait bien. Les scènes sont plutôt marrantes, en plus : on voit Jack et Vic jouer les profs pour une génération de gamines qui veulent devenir pompiers, et ça marche bien.

Je veux dire, Vic en prof ? C’est une sacrée bonne idée, parce qu’elle a toutes les qualités qu’il faut pour ça. Elle remotive comme elle peut Santos, une gamine qui manque de confiance en elle, et ça marche vraiment bien, au point où Ross la remarque et finit par lui demander son avis sur le chef Beckett, histoire de monter son dossier contre lui, probablement.

En attendant, les cours continuent avec un cours sur le massage cardiaque. Allez, je leur donne moins d’un épisode avant d’avoir besoin elles aussi de faire un massage cardiaque à une de leur pote. Je vois bien Santos devoir le faire, par exemple. Après, c’est marrant de voir un entraînement à cette procédure au son de Baby Shark. Ca réactualise des connaissances qu’on avait tous sur Stayin’ Alive pour une autre génération après tout. Oui, c’est ridicule… Mais c’était ridicule aussi avant.

Un truc moins ridicule ? Ross qui fait son petit discours anecdotique pour motiver les gamines. Par contre, que ça nous provoque des doutes chez Vic alors qu’elle n’en a jamais eu aucun avant cet épisode où elle a toujours été faite pour ce job, même quand elle avait peur du feu, c’est fou quand même. Et même si elle a beaucoup à gérer dans l’épisode, Vic reste présente pour Jack, ce qui est plutôt une jolie chose à voir – et ce qui est plutôt rassurant aussi. Elle apprend ainsi que Jack a désormais une sœur, en profitant pour insister sur le fait que c’est bon signe de la voir le chercher : sa famille l’aimait.

Ils n’ont pas trop le temps de s’appesantir là-dessus de toute manière : l’orage continue et finit par frapper une famille qui prenait simplement un petit pique-nique. Un père de famille débarque avec sa femme et ses filles dans le coffre, parce qu’elles ont été frappées par la foudre et sont en crise cardiaque. Comme prévu, Vic, Travis et Ross sont débordés et n’ont d’autres choix que de faire appel aux petites volontaires qui sont là.

Voilà donc Santos et O’Hare forcées d’intervenir pour faire un massage cardiaque sur Baby Shark et réussir à sauver les deux sœurs et la mère. C’est beau, non ? Et ça l’est d’autant plus que tout ça est rendu possible par Vic qui fait appel à elles au bon moment, avant de les soutenir quand elles sont en panique, sur le moment comme après. Elle a le meilleur des speechs sur le fait que c’est une bonne chose de pleurer et que ça fait d’elles de très bonnes recrues potentielles.

Ross voit tout ça et revient vers Vic ensuite pour enfin lui faire remarquer qu’elle est beaucoup trop dramatique dans sa vie en général. Cela faisait du bien d’avoir quelqu’un pour enfin lui dire, alors que Ross la fait ensuite prendre conscience qu’elle serait parfaite pour gérer Crisis One. Alors… Elle est beaucoup trop émotive et réactive pour ça, je pense, et même si ce sont des qualités, on a déjà vu que ça pouvait être des défauts sur le terrain. En même temps, je la vois bien gérer ce poste… Je ne sais pas, on verra dans le reste de la saison, j’imagine.

Une fois qu’elle a dit tout ça, Ross se rend compte qu’elle a besoin aussi de laisser ses émotions se faire entendre : elle est énervée de ne pas pouvoir afficher sa relation au grand jour, parce qu’elle a peur de perdre son job ou sa crédibilité. Ma foi, c’est un dilemme que j’aime bien pour elle, surtout qu’elle se rend compte à quel point elle aime ce job grâce à Vic et/ou aux gamines. Et elle fait donc le choix de son boulot plutôt que de Sullivan. AHA. Ca ne tourne pas du tout en rond.

Pendant ce temps, les pompiers sont appelés en intervention parce que l’orage a fait se crasher un hélicoptère. Rien de bien original pour une série comme celle-ci… mais comme nous sommes en mi-saison (déjà, oui – et l’appellation est mauvaise vraiment, on est plus sur un tiers là), il faut que tout dérape.

Beckett est ainsi insupportable, Theo ne sent pas bien tout ce qu’il se passe et il remarque assez vite que Maya a trop mal à la jambe pour être encore sur une intervention. Et pourtant, elle est là. On sent bien que ça tournera mal à un moment dans l’épisode, mais avant ça, il faut quand même que ça commence comme n’importe quelle intervention. Andy et Sullivan tentent donc d’aider le passager de l’hélicoptère, mais celui-ci meurt rapidement. Rapidement, oui, mais pas avant d’avoir eu une vision de son père. C’est triste et ça nous perturbe Andy, évidemment.

C’est donc sans surprise qu’elle finit par donner des ordres à tout le monde et jouer la capitaine quand Beckett fait de la merde une fois de plus. En effet, les pompiers parviennent à évacuer une première passagère de l’hélicoptère, mais un deuxième passager donne plus de fil à retordre, avec un risque fort de paralysie s’ils se décident à faire le travail trop vite comme Beckett le demande.

Ben s’énerve donc sur Beckett, Andy s’en mêle, sous la surveillance de Théo toujours et… bim, Andy prend le commandement à la seconde où Beckett lui propose de faire mieux que lui. Et elle fait mieux, effectivement, s’occupant même de Maya, au passage. En la mettant de côté. Bim, bien fait pour toi, Maya.

Je n’ai pas trop aimé la direction que ça prenait ensuite, évidemment : c’est Ben qui va finir par devenir capitaine, clairement. Theo trouve en effet qu’il est trop fort pour se faire entendre à la radio quand il parle à l’hôpital et qu’il les force à faire ce qu’il souhaite, sans les insulter, sans leur crier dessus. Pas comme Beckett, pas comme Andy. Ma foi, le pire, c’est que ça semble cohérent.

De son côté, Travis rate son rendez-vous plus qu’important avec les syndicats pour prouver qu’il pourrait être un bon candidat : le résultat, c’est qu’on voit clairement qu’il a peut-être du mal à gérer sa colère et que Dixon se fout de sa gueule une fois de plus. Eli a beau tenter de calmer ou rassurer Travis, eh bien, ce n’est pas suffisant. Il a raté le rendez-vous de toute manière. Par conséquent, il demande à Eli de faire fuiter l’histoire familiale de Dixon, histoire de reprendre de l’avance sur une course à la mairie qu’il est clairement en train de perdre. Bon courage pour te regarder dans le miroir après ça, Travis.

Et comme tout ça n’est pas assez dramatique pour une fin de saison, il nous reste à devoir gérer une confrontation Maya/Andy. Maya n’apprécie pas d’avoir été mise de côté par Andy, surtout que ça s’est fait devant Beckett. Elle lui en veut et lui fait savoir, n’écoutant aucun des arguments plutôt bons d’Andy. Sans surprise, ça se termine donc mal : Maya retourne s’entraîner malgré ses blessures. Elle accélère même le tapis de course et finit par s’exploser la gueule, dans une jolie cascade. Elle termine l’épisode inconsciente, et personne ne vient s’occuper d’elle parce qu’une alarme fait que toute la caserne se vide. Andy voit bien que Maya n’est pas là… mais l’alarme et le job passent avant sa pote, qu’elle pense en train de bouder, grosso modo.

L’attente va être longue !

 

Grey’s Anatomy – S19E05

Épisode 5 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.

Spoilers

Meredith visite des campus pour Zola, Lucas tente encore de cacher son secret, Addison et Miranda sont bénévoles pour aider dans des cliniques pour femmes enceintes débordées par les avortements de patientes venant d’autres États.


And our hands that are trained to help them… Our hands are tied.

Franchement, ce début d’épisode m’a bien fait rire : Meredith embarque Zola à travers le pays pour qu’elle checke toutes les écoles pour surdoués afin de trouver sa préférée. Je trouve ça dingue, tout de même, parce que la décision vient juste d’être prise. On sent bien que le processus est speedé parce que l’actrice ne compte pas rester bien longtemps cette saison. C’est dommage, parce que l’intrigue pourrait être vraiment intéressante.

Et inutile de préciser aussi que leur rue dans New-York est la rue habituelle de Seattle, légèrement redécorée pour l’occasion. C’était trop gros, là. Allez, qu’importe : Meredith voyage à travers les USA

Contre toute attente si vous n’avez pas Twitter pour vous spoiler le jour-même de la diffusion (vraiment, il va falloir que je fasse du ménage), la série nous ramène également dans cet épisode Catherine, Jackson et Tommy. C’est supposé être une sacrée surprise, puisqu’une partie de ces personnages a quitté la série. C’est toutefois chouette de les retrouver du côté de Boston, où ils reçoivent la visite de Meredith.

Bon, c’est surtout Jackson qui a la visite de son amie, et ça fait plaisir de voir qu’ils continuent d’être proches. J’aurais aimé que la série parvienne à gérer le départ de Cristina de cette manière, c’est bien plus fluide d’avoir le personnage qui revient de temps à temps. Après, je peux formuler la même phrase pour un paquet de personnages tués brutalement sans la moindre raison, aussi.

Bref, Meredith fait le résumé des attaques de panique de Zola et de ses capacités géniales à Jackson, et on la découvre complètement paniquée par sa nouvelle tâche de parent. Non, vraiment, ça donne l’impression que Meredith découvre qu’elle est mère maintenant que Zola a quelques problèmes. Après, le conseil de Jackson face à cette situation était hilarant : il conseille à Meredith de soigner l’Alzheimer, c’est tout. Je ne sais pas si ça méritait trois scènes de l’épisode pour ça, mais bon, c’est ce à quoi on a droit avant que Meredith retourne auprès de sa fille.

Elle explique à Zola que Jackson lui a proposé un job pour tenter de soigner Alzheimer, Zola explique à sa mère qu’elle a adoré sa journée dans cette école de surdoués, et hop, il est décidé que toute la famille emménagera à Boston. Bye bye Seattle, les scénaristes ont trouvé une raison logique pour le départ de Meredith (même si ça semble précipité et un peu forcé, oui).

En parallèle, on découvre aussi que Tommy et Catherine ont un secret à partager désormais : Catherine fait une rechute, avec une tumeur qui grossit. Elle refuse de voir le problème quand il est question de deux millimètres de croissance – et elle refuse aussi le traitement. Tommy n’approuve pas et aimerait qu’elle se mette à en parler à sa famille, mais bon.

Elle lui rappelle, comme toujours, que son nom est sur l’immeuble alors qu’elle fera ce qu’elle veut, et bordel, qu’est-ce qu’elle est chiante ! Elle passe son épisode à expliquer qu’elle veut mentir à sa famille pour garder sa vie privée et familiale aussi heureuse que possible, et il passe son épisode à essayer de la convaincre de leur en parler. Ils étaient insupportables.

Heureusement, il n’y a pas que ça dans cet épisode qui voit aussi le retour d’Addison, et ça fait toujours autant plaisir. Malheureusement, les scénaristes font le choix de la faire revenir pour une intrigue qui n’a rien du tout de plaisant : Miranda et elle se rendent à un centre d’avortements pour aider sur la procédure, et l’accueil est horrible, avec un tas de manifestants anti-avortement. La parole est décomplexée grâce à la Cour Suprême qui a laissé la possibilité de le rendre illégal à nouveau dans de nombreux États et les manifestants sont violents verbalement avec Addison et Miranda.

La scène est une douche froide pour plusieurs raisons. Déjà, elle contraste avec la conversation mignonne dans le camion que Miranda conduisait, où Addison parlait grosso modo de son fils – j’espère qu’on le verra un jour, il commence à être grand maintenant ! Ensuite, elle contraste avec le ton habituel de la série et les messages que la série souhaite faire passer (vraiment, ça fait bien plus Halloween que l’épisode précédent). Enfin, la scène est violente également parce qu’elle met en scène une majorité de femmes. Anti-avortement. Tss. Bon, de toute manière, vous vous doutez bien qu’après dix-neuf saisons de cette série, mon choix est déjà fait sur la question.

L’épisode met en scène des catastrophes médicales qu’on a pu voir passer plusieurs fois sur Twitter déjà. Ainsi, Addison et Miranda se portent volontaires pour aider dans un dispensaire qui manque clairement de main d’œuvres parce que d’autres ont fermé ou ne pratiquent plus d’avortement. La liste des patientes s’allonge à l’infini et nos chirurgiennes sont débordées comme rarement.

C’est horrible cette intrigue, parce qu’elle nous rappelle que les USA ont pris un virage vraiment inquiétant pour les droits des femmes. Bien sûr, les scénaristes sont dans l’abus, comme toujours : ils profitent de l’occasion pour proposer une intrigue où Miranda et Addison se portent volontaires pour aller aider une patiente qui a une grossesse extra-utérine et a besoin d’un avortement urgent, parce qu’elle risque d’y rester.

Malheureusement, sa voiture est en panne et elle est dans un État où il est interdit d’avorter, forçant Addison et Miranda à la prendre en charge, au point de jouer les ambulancières pour elle. On sait tout de suite que ça va mal tourner pour elles, surtout quand il est rappelé que plein de médecins n’osent plus intervenir pour ne pas aller en prison ou être traités comme des criminels.

Cela ne manque pas : comme chaque fois qu’on voit une voiture plus de trois minutes dans un épisode de cette série (on notera que la patiente n’avait pas de ceinture, une fois de plus), elles ont un accident en route quand la femme commence à perdre du sang. Certes, elle est entre de bonnes mains avec Addison qui peut aussitôt intervenir, mais je sentais que l’on allait avoir un problème plus important.

Il le fallait : la série veut faire passer un message, une fois de plus, si ce n’est pas déjà assez clair. Cette décision de la Cour Suprême tue des vies. Et c’est ce qui se passe quand elles se retrouvent dans un embouteillage. Je m’attendais à voir Addison dans la merde comme elle entamait certaines procédures, mais ce n’est finalement pas le cas : la patiente meurt, perdant trop de sang sans pouvoir être prise à temps par une ambulance. Et cela ne serait pas arrivé si l’avortement était resté une option pour cette femme.

Forcément, Addison refuse un bon moment de déclarer le décès avant de péter un câble sur les pauvres urgentistes – et un peu sur Miranda – qui demandent des informations qu’elles n’ont pas. Bordel. Addison. Kate Walsh est toujours aussi exceptionnelle comme actrice, elle sait délivrer ce genre de speech mieux que personne. La rage, la haine, l’injustice. C’est fou. Bien sûr que ce n’est pas le futur que les scénaristes de la série veulent, bien sûr qu’il fallait qu’ils en parlent et bien sûr que Miranda va ouvrir un dispensaire à Seattle aussi.

Addison envisage quant à elle de se déplacer pour aider les femmes enceintes à avorter si elles ont besoin. C’est horrible, parce qu’elle s’apprête évidemment à changer totalement de vie pour venir en aide à ses patientes, une fois de plus. Faites-moi un autre spin-off pour ça, je veux voir plus d’Addison. J’en ai marre de ne la retrouver que pour un épisode sans savoir quand on la reverra à chaque fois.

Malheureusement, Miranda lui conseille de se rendre dans l’Illinois, alors ça ne risque pas d’être pour tout de suite son retour à l’écran. En attendant, Miranda décide de récupérer le camion-bloc opératoire de Ben pour l’offrir à Addison afin de proposer davantage de procédures d’urgences pour les femmes enceintes.

Autrement, pendant que Meredith est occupée à traverser le pays, Lucas vit désormais avec Amelia, yeah ! Cela ne m’étonne pas tellement : il fallait bien que ça arrive, il a été appelé en renfort pour le baby-sitting des petits. Cela n’empêche pas Lucas de complexer encore et toujours sur son lien de parenté avec elle, et il cherche donc à le cacher par tous les moyens possibles.

Sa tâche se complique un peu quand Amelia a une urgence alors qu’elle a Scout en main : le pauvre Lucas se retrouve donc à devoir gérer son petit neveu dans tout l’hôpital où il ne souhaite pas que l’on connaisse son lien de parenté. Sans trop de surprise, prendre l’ascenseur s’avère alors la pire des idées : il tombe d’abord sur Benson, effrayé par la présence du gamin dans l’ascenseur (toujours plus mdr), puis sur Mika et Simone. Bien sûr, Simone connaît son secret, alors elle doit prendre un malin plaisir à l’écouter se justifier de manière peu crédible tandis que Mika est persuadée qu’il couche avec Amelia.

Il est difficile pour elle d’imaginer autre chose, et elle est loin de tout savoir : Lucas se retrouve ensuite à devoir gérer un incident pour Scout dans la journée. Ses parents sont au bloc opératoire et Scout s’est fait pipi dessus. Bim, Lucas doit donc trouver de nouveaux vêtements pour lui dans sa journée… C’est passionnant d’être interne !

Bien évidemment, il se rend dans le magasin de l’hôpital au moment où tous les internes y font leur pause. On n’a jamais vu autant d’internes en pause en même temps, mais les scénaristes s’amusent bien de la situation de Lucas dans cet épisode, et c’est franchement marrant. Simone tente bien de le sauver de l’embarras, mais elle n’est pas assez rapide : Benson paie pour Lucas qui a oublié sa carte bleue et en profite aussitôt pour découvrir qu’il a acheté un pantalon d’enfant.

Le pire, c’est encore que Lucas se retrouve coincé quand il a une urgence à son tour, forcé d’aller porter le pantalon à Scout. Après tout ça, Benson se fait remarquer une fois de plus en expliquant à Amelia qu’il connaît son secret avec Lucas, lançant une scène de quiproquo plutôt amusante jusqu’à ce que Benson soit prêt à lui offrir des faveurs sexuelles en échange de chirurgie. Elle ne le comprend pas immédiatement, (mal ?)heureusement, mais Lucas finit par lui expliquer.

De manière prévisible, Amelia prend très mal que ses étudiants l’imaginent en train de coucher avec l’un d’entre eux. Malgré les arguments de Lucas, qui sont bons et justes, Amelia lui laisse finalement un ultimatum de trois jours pour enfin dire la vérité. C’est bien logique, mais j’ai eu de la peine pour Lucas – comme quoi, même une intrigue drôle peut avoir son lot de dramas aussi. Après, par rapport à l’intrigue Addison-Miranda, c’était quand même super léger.


 

Station 19 – S06E05


Épisode 5 – Pick Up the Pieces – 15/20
L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.

Spoilers

Les tensions persistent dans les couples, alors que Jack essaie de se reprendre en main en passant par la clinique.


I’m going to die on my own terms.

Allez, pour une fois, je peux regarder un épisode dès le vendredi après-midi, alors autant en profiter pour faire comme si ce blog réussissait à tenir le rythme des diffusions. On commence par une étonnante scène où Andy se prépare pour un rencard dont on n’a pas beaucoup entendu parler avant – mais pendant qu’elle se prépare, elle préfère parler d’Eli avec sa mère, alors tout est dit. La conversation en visio était plutôt marrante, en vrai.

J’aime bien ce genre de début d’épisode qui nous montre que, si, les personnages aussi utilisent les mêmes technologies que nous. Bon, après, je reconnais que c’est chiant de devoir se taper les SMS entre Ross et Sullivan, mais eh, c’est une représentation efficace d’une relation dans tout ce qu’elle a de plus inintéressant pour nous.

Andy a toutefois l’œil pour remarquer que Sullivan n’est pas si heureux dans sa relation du moment. Elle essaie de lui en parler, parce que c’est tout à fait ce qu’on fait avec son ex-mari moins d’un an après le divorce ?, et finit par évoquer le kiné avec qui elle a eu le rencard la veille. Elle a tout le temps de le faire quand ils se rendent à une intervention Crisis One pour tenter d’empêcher un certain Raphaël de se suicider.

Il a de bonnes raisons de le faire, parce qu’il leur déclare qu’il est malade et qu’il va devoir mourir à petit feu dans une grande douleur. Allons bon. Autant dire que cette situation de crise occupe Andy et Sullivan pour une bonne partie de l’épisode, parce que ce n’est pas évident de sauver une vie qui ne veut pas l’être.

Carina en sait quelque chose avec sa femme qui ne veut pas être soignée, d’ailleurs. Contre toute attente, Carina parvient à rétablir à peu près le dialogue avec Maya dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais, nous sommes bien d’accord, mais il était temps que Maya se mette à l’écouter un peu, parce que Carina se défonce pour garder sa relation avec elle intacte quand tout ce que fait Maya, c’est se défoncer la cheville.

Et quand je dis que Carina se défonce, elle ne fait pas les choses à moitié : elle prépare la cuisine, balance des pétales de rose, allume des bougies… Cela fait beaucoup d’un coup. On ne me fera pas croire que Carina a pu organiser tout ça, faire la cuisine et mettre toutes les bougies sans que Maya ne s’y attende. C’est super mignon comme scène, c’est génial de les voir se réconcilier (mais bordel, pourquoi autant de bougies au sol quand on est pompier ET pourquoi ne pas manger d’abord ?).

L’avantage, c’est que maintenant qu’elles sont réconciliées, Maya peut retrouver le sourire. Ceci étant dit, c’est trop rapide de faire la paix et l’amour sans régler le problème qui existe en profondeur entre elles. Maya reprend malgré tout le boulot, comme si de rien n’était.

Elle est appelée sur une intervention dans une suite avec une alarme insupportable et des produits toxiques qui ont fuité, activant une évacuation de l’oxygène dans une salle où du personnel est enfermé. C’est problématique.

En parallèle de tout ça, Travis continue de galérer dans la course à la mairie. Il faut dire qu’il est loin d’être prêt à faire face à tout ce qui l’attend, parce que Vic n’est pas une super directrice de la com. En début d’épisode, elle a besoin de Theo pour lui rappeler un rendez-vous important pour la campagne, et je crois que ça résume tout. Eli reviendra, c’est évident, parce que Travis a vraiment besoin de virer Vic.

Il faut encore que celle-ci se rende compte du problème, par contre. Ce n’est pas son job et elle n’y arrive pas ; ce qui surprend Theo aussi. J’ai aimé la scène où il lui disait que si elle était mauvaise à ça, c’était peut-être un signe pour qu’elle change de stratégie. Elle ne le fait toutefois pas, et c’est bien dommage : il y a vraiment besoin, parce qu’elle n’est même pas prête pour les coups bas de base – genre, Dixon qui balance à la presse que Travis a été arrêté après s’être battu, alcoolisé, contre un autre pompier.

Evidemment que Dixon balance. Et comme Ross débarque à la caserne en même, Travis imagine aussitôt que sa cheffe est là pour le surveiller. Elle affirme pourtant que ce n’est qu’une coïncidence et qu’elle est là parce qu’elle a décidé de faire une rotation dans toutes les casernes de Seattle, pour surveiller ce qu’il se passe. Et ça tombe bien : quand Beckett n’arrive pas à faire en sorte que ses pompiers ouvrent les portes scellées pour éviter les fuites chimiques, elle écoute la conversation que le pompier a avec le manager des lieux. Je dis conversation, mais en vrai, Beckett se contente de hurler sur tout le monde dans cette intervention et ça fait que je comprends pourquoi, en fin d’épisode, Theo se plaint de nouveau de lui à Ross. Il fait mal son travail, il est un facteur de risque et Theo ne veut pas revivre ce qu’il a vécu avec Michael. Vraiment, j’aime bien Théo.

En attendant, le manager confie à Beckett qu’il est dépité parce que son ingénieur n’est pas sur les lieux, alors qu’il devrait y être. Son ingénieur ? C’est Raphaël, l’homme qui souhaite se suicider. Et ça tombe bien, Ross fait la connexion entre les deux cas et s’arrange pour prévenir Andy à temps. Il y a quand même pas mal d’action avant, Raphaël tombant par accident de l’immeuble – mais eh, il est sauvé par Sullivan qui n’hésite pas à sauter aussi, comme il a son harnais. C’est beau, tout ça.

Raphaël arrive à temps pour sauver tout le monde à l’usine, et tout est bien qui finit bien. Ou presque. Raphaël ne veut plus mourir, mai sil voit aussi que l’un des employés de l’usine convulse sur un brancard. Difficile de ne pas se sentir coupable… mais eh, une autre employée se sent coupable aussi, alors ils partagent un câlin et une haine de la hiérarchie, c’est mignon comme tout.

Dans tout ça, j’en oublie presque Ben qui retrouve Jack devant la caserne, endormi dans sa voiture. Il décide de l’emmener à la clinique en hommage à Dean où Jack est prise en charge par les anciennes patientes de Carina. Autant d’habitude, elles me saoulaient un peu, autant cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elles étaient hilarantes en volontaires un peu maladroites.

Elles s’occupent aussi de celle que je soupçonne être la petite sœur de Jack. Elle voue une fascination pour lui à partir du moment où elle entre avec de faux symptômes – une douleur quand elle pisse, c’est pratique, il n’y a pas beaucoup de tests à faire pour prouver qu’elle ment – et fait une fixette à le regarder non-stop.

Il ne semble même pas s’en rendre compte, en plus : il est trop occupé à se faire sermonner par Ben, alors que la jeune femme qui le fixe est là aussi, à tout écouter. Carina la trouve bizarre, mais bon, elle fait ses examens et lui annonce qu’elle n’a ni MST, ni bébé dans son ventre. En retour, la jeune femme lui fait remarquer qu’elle a perdu son temps et s’en excuse, tout en lui expliquant à demi-mot qu’elle était là pour une autre raison.

Elle laisse donc une enveloppe pour Jack, dont Carina se débarrasse aussi vite que possible. Elle la donne à Ben, ne faisant clairement pas le lien avec la famille de Jack alors que… bon, c’est un peu évident que c’est ça, non ? C’est finalement Andy qui se retrouve avec l’enveloppe et la donne à Jack, en estimant mal ce dont il s’agit. Avant même que Jack n’ouvre l’enveloppe, il lui avoue déjà qu’il compte parler à Ross pour récupérer son poste. Yay. L’enveloppe ? La jeune femme s’appelle Brooke, elle est bien sa sœur et elle lui laisse une photo de lui bébé, ainsi que de quoi la contacter s’il le souhaite. Parce qu’elle le souhaite, elle.

Il reste encore quelques intrigues à conclure, tout de même, notamment du côté de Travis et Vic. De manière assez logique, Eli débarque à la caserne pour donner ses conseils à Travis et Vic en profite aussitôt pour lui laisser son job, expliquant qu’elle préfère de toute manière recruter de nouvelles femmes pour devenir pompier à Seattle. Eli peut donc s’installer définitivement dans son poste, et il fait d’une pierre deux coups : il peut recommencer à draguer Andy grâce à ça.

Ah lala. Cela fait au moins un couple qui est heureux en commençant à batifoler pour cette fin d’épisode, parce que c’est moins joyeux que ça pour les autres. En effet, Sullivan et Ross continuent de se tourner autour sans assumer leur relation ou les sentiments qu’ils ont tandis que Maya et Carina se disputent à nouveau, parce que Carina voit les choses comme moi : Maya a besoin d’aide et dire que tout va bien ne suffit pas à faire en sorte que tout va bien.

Grâce à cette dispute, on termine en plus sur un cliffhanger énervant : Carina fait finalement un test de grossesse sans Maya, parce que sa femme préfère s’entraîner et la ghoster de nouveau. C’est énervant, vraiment.

 

Grey’s Anatomy – S19E04

Épisode 4 – Haunted16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !

Spoilers

Pour Halloween, les internes ont droit à une surprise de la part de Richard, puis de la part de Meredith, Nick et Winston. Et rien ne va dans ces surprises, mais ça fait un bon épisode.


Tinder, on Halloween ? What’s your costume ?

C’est parti pour un deuxième épisode d’Halloween dans le train, parce que tant qu’à faire, autant passer un joyeux Halloween comme le dit Owen. Tu m’étonnes que Teddy soit dégoûtée par son mari, il est horrible, franchement. C’est déjà Halloween si on commence par ces deux-là, et en plus, tout l’épisode se concentre par touches sur eux : il faut bien que les personnages se retrouvent autrement qu’avec le sexe, non ?

En parallèle, Miranda passe un excellent Halloween, contrairement à Levi apparemment. Le chef des résidents (le chef de lui-même, donc) croule toujours sous le travail quand Miranda, elle, prend la vie côté fun depuis qu’elle n’est plus cheffe. Elle gère tellement mieux son stress que désormais elle vient déguisée en princesse Leia pour Halloween. Normal.

Cela s’explique parce que Pru est sur le point d’arriver pour faire le tour de l’hôpital afin de récolter des bonbons. Bon. Pru a un sacré Halloween apparemment, entre la caserne et l’hôpital. Va falloir calmer ses parents, je crois (« écrit-il en mangeant des bonbons lui-même). Il faut calmer tous les parents apparemment, parce que Meredith aussi est toute excitée à l’idée d’aller faire le tour du quartier avec ses enfants alors que Jo a déjà fait celui de l’hôpital.

Cela permet de nous présenter un couple Jo/Lincoln qui est bien trop co-dépendant. Il est à peu près évident que Lincoln est en train de tomber sous le charme de Jo, et ça devient lourd de les voir se tourner autour en parlant désormais de rencards Tinder. Que ce soit Teddy qui le souligne pour nous à Lincoln ? C’est parfaitement inattendu, mais ça fait que je l’aime à nouveau. Pour trente secondes à peu près. Ensuite, elle se met à lui dire que coucher avec Jo est la pire idée du monde, parce qu’elle se projette dans la situation. Cela la fait réfléchir sur son couple, et on sent qu’elle est pleine de ressentiments et d’énervement envers son mari. Ce n’est pas gagné les réconciliations.

Comme d’habitude, nous retrouvons également les internes dans cet épisode. Là-dessus, les scénaristes ne manquent pas d’idée pour faire n’importe quoi comme dans les premiers temps. Ainsi, leur activité du jour n’est toujours pas d’opérer – à l’exception de Simone qui parvient à se retrouver aux urgences – mais de… tailler des citrouilles. Une nuit d’Halloween ? C’est n’importe quoi.

En tout cas, les internes s’éclatent bien apparemment. Les différents résultats sont plutôt intéressants, surtout quand on voit ce que propose Benson dans cet épisode. C’est impressionnant. On apprend aussi que Mika déteste les citrouilles, ce qui était plutôt marrant à voir.

Bon, sinon, c’est Halloween : après les citrouilles, les internes sont envoyés dans un laboratoire où Meredith, Nick et Winston ont préparé une petite surprise d’Halloween. Un vrai cadavre, du faux sang et hop, un cadavre à sauver d’une blessure mortelle. Une fois de plus, ça ramène aux débuts de la série – ou peut-être à la saison 5 avec Melissa George (c’était la 5 ?) – et ça fait toujours plaisir à voir.

Cela rend presque sympathique Owen quand, avec Winston, il s’amuse à faire peur aux internes et à tuer tous les faux patients qu’ils ont. En plus, les deux sympathisent en se plaignant de leurs femmes et même si c’est super cliché et chiant de voir ce sexisme, j’ai trouvé que c’était efficace. C’était surtout efficace de retrouver un peu d’entraînement médical pour une fois. Bien sûr, en 2022, les voir s’amuser avec des corps donnés à la science, c’est tout de suite moins fun qu’en 2002. Il fallait donc une interne pour s’énerver de la situation, et c’est Jules qui s’y colle car sa famille a donné son corps à la science elle aussi.

Forcément, Owen rétablit la situation, puis les laisse s’entraîner sur un deuxième cadavre. Concrètement, c’est le même trauma, mais sur un corps différent. Et ils sont tous à fond, parce qu’ils savent qu’ils ont un gain à la clé : une vraie opération. En attendant, ils travaillent en équipe et c’est top à voir.

Bien sûr, ça termine en scène inimaginable il y a vingt ans, car il y a trop de compétition dans le monde d’aujourd’hui. La série souhaite donc plutôt mettre en valeur l’entraide et la bienveillance entre les internes : Lucas gagne la compétition, mais il partage son prix avec tous les internes désormais.

J’ai bien aimé que l’épisode revienne aux sources en rappelant qu’Halloween est aussi une nuit où les urgences sont débordées. C’est Teddy et Maggie qui s’en plaignent et, bien sûr, je n’aime pas ces personnages, mais ça fonctionne vraiment bien. Elles se retrouvent à devoir gérer – avec Simone, donc – deux patients en état critique à cause de LSD. Bon, c’est un rappel rapide et efficace sur la dangerosité des drogues, au moins : ça leur donne envie de voler.

Et quand on a envie de voler, apparemment, on trouve ça drôle de sauter du toit d’une ambulance sur une femme enceinte sur le point d’accoucher, alors que notre père est en train de nous chercher partout dans les urgences car Teddy n’a pas su nous surveiller correctement. Vraiment, du classique pour la série. Le gamin s’explose la jambe, Jo se retrouve avec un poignet endommagé.

Le gamin se retrouve aussi avec Lincoln comme docteur, et je n’aimerais pas être à sa place : Lincoln est clairement énervé par son attitude irresponsable – ou par le fait que Jo a failli mourir, au choix. Il est toutefois forcé de se calmer quand il est temps de calmer le patient. Finalement, tout finit bien pour lui et c’est tant mieux. Son pote, c’est moins évident pour lui : il a de sacrées blessures et a besoin d’être soigné pour de longs moments.

Il est opéré par Maggie et Simone, ce qui est l’occasion pour les deux d’apprendre à se connaître. Nous, on en découvre plus sur Simone, qui a eu affaire à du racisme au cours de sa formation de chirurgienne. Cela l’a obligé à quitter son programme, soi-disant parce qu’elle était trop énervée. Evidemment, cela a finit par l’énerver et la faire péter un câble, au point de détruire du matériel. Le tout a été filmé, et ça a évidemment fini dans les mains des autres internes, sinon ce ne serait pas drôle.

Cela finit par l’être quand elle montre la vidéo à Maggie, cependant. C’est plein de bons sentiments d’un coup, surtout qu’elles sont interrompues par la scène la plus cheesy de tout l’épisode entre deux papas et que ça retermine avec bienveillance entre les internes quand Simone leur avoue la vérité après avoir évité en premier lieu de leur dire.

Sinon, Ben vient déposer Pru à Miranda et c’est encore pire que ce que j’imaginais : après une journée épuisante à la caserne, Pru doit donc parcourir tout l’hôpital ? Et changer de costume pour ça, en plus, parce que Miranda la veut en ewok ? Au secours. Et puis, en quoi une caserne ou un hôpital sont-ils des lieux pour un enfant un soir d’Halloween ? Franchement, Miranda emmène sa fille directement dans une pièce avec un cadavre, quoi, avant de se retrouver entre deux papas déprimés et prêts à s’entretuer en s’accusant l’un l’autre d’être responsable du LSD pris par les enfants. Miranda gère et aide les pères à avoir la bonne attitude envers les gamins, c’est plutôt cool ; mais ça termine donc en scène toute cheesy. Miranda est une super maman, encore et toujours, mais ce n’est pas nouveau, ça.

Autrement, les scénaristes prennent le temps d’approfondir un peu le personnage de Levi dans cet épisode, et c’est plutôt efficace, je trouve. Il est toujours débordé par son travail, bien sûr, mais on finit par comprendre que s’il se laisse affecter à ce point, c’est parce qu’il a peur de perdre un autre patient comme l’an dernier. Mouais. Cela ne l’excuse pas de tout comme il semble le penser, franchement, il parle super mal à une infirmière sans aucune raison.

Richard le voit bien et tente par tous les moyens de lui venir en aide. Il est toutefois dommage que le moyen soit de lui faire creuser des citrouilles, on a connu plus efficace quand même. Perso, ça aurait tendance à m’énerver d’être sous surveillance comme ça pendant que je tente de le faire, parce que ce n’est pas si évident, en fait ?

Cependant, c’est une bonne chose finalement : Richard tente de convaincre Helm de revenir, mais ça ne la motive toujours pas. Contrairement à sa précédente apparition, elle souligne désormais que l’argent pourrait la faire revenir, alors je ne doute pas que ça arrivera un jour ou l’autre. En attendant, Richard propose de venir en aide à Levi autant qu’il le peut en lui reprenant ses patients chaque fois que nécessaire – et en forçant les autres à le faire aussi.

Contre toute attente, Meredith est excitée par Halloween non pas parce qu’elle fera le tour du quartier avec ses gamins, mais parce que c’est l’occasion pour Meredith et Nick de se retrouver tous les deux à l’hôtel. Ils déposent Zola (super costume !), laissent les autres à Amelia (qui redevient une simple babysitter pour cet épisode, super) et vont se faire plaisir comme ils le souhaitent dans une baignoire. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Meredith si souriante, franchement.

Malgré son bain, Meredith a toujours trois tonnes de fond de teint et son bon moment est interrompu : Zola fait une autre crise d’angoisse et appelle sa mère à la rescousse. Zola sera donc la raison pour laquelle Meredith quittera finalement Seattle cette saison : c’est bien logique et on s’y attendait. Son génie finit par la faire stresser beaucoup trop d’avoir Alzheimer un jour, ou de connaître quelqu’un avec. C’est bien malheureux comme tout, cette situation, et ça fait qu’elle devra être prise en main par d’autres experts. Bref, je sens qu’on va avoir nos huit épisodes avec Meredith d’un seul coup… et ne plus la revoir.

Il y a de toute manière d’autres intrigues qui occuperont beaucoup de temps. Owen et Teddy ne sont pas sur le point de régler les problèmes dans leur couple si Owen se met à s’endormir quand Teddy essaie de se confier à lui (choisis ton moment peut-être ?) ; Maggie et Winston vont traverser une crise aussi (parce que Winston ne supporte pas de bosser avec Maggie et envisage de changer de spécialité) ; Jo et Linc se tournent autour ; les nouveaux internes viennent d’arriver… Il y a plein de choses à faire !