Grey’s Anatomy – S19E17 – Come Fly With Me – 17/20

Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.

Spoilers

Mika a peur de croiser Teddy suite à l’intervention d’Helm, Lincoln se retrouve à gérer un cas médical ambitieux.


Is it annoying if I say you were extremely lucky ?


Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Les requêtes des internes

Alors qu’elle arrive à l’hôpital avec ses colocataires, en retard comme toujours, Mika se cache soudainement – elle a peur de Teddy. Helm lui a raconté avoir pété un câble sur Teddy, mais ne se souvient plus exactement ce qu’elle a dit, menant Mika à penser qu’elle va se faire virer à cause d’Helm. Je doute que ce soit le chemin emprunté par la série, mais en attendant, elles m’ont fait mourir de rire avec Simone à essayer de cacher Mika de Teddy.

Pourtant, c’est tout l’inverse qui occupe Teddy à présent : loin de vouloir virer ses internes, elle prend conscience du problème de leur salaire insuffisant pour vivre à Seattle. Je trouve ça bien que la série prenne le temps d’en parelr, ça n’a jamais été évoqué aussi clairement avant dans la série – malgré la colocation. En fait, on n’a jamais bien vu la différence entre Meredith pauvre en début de série et richissime à la fin, car l’argent est resté largement tabou – souvenons-nous de la scène cette saison où le salaire de chef est resté caché sur un papier. Toujours est-il que Teddy se retrouve à organiser une réunion avec les chefs des services pour parler de la situation des internes et des requêtes faites sur des sondages anonymes.

Je trouve qu’on arrive à peu près à deviner qui est qui cela dit, et celui de Mika est criant de vérité sur l’instabilité financière. La pauvre (littéralement, du coup) a dû bosser en tant que barmaid en tant que barmaid pour tenter de s’en sortir. C’est quelque chose qui choque particulièrement Teddy, voulant résoudre le problème. Elle se heurte à un Richard qui rappelle que les internes ont toujours été mal payés de toute manière, en parlant de son époque.

S’il entraîne un temps Amelia, Nick (les deux m’ont fait rire en vrai) et Miranda, la balance se renverse quand il est question des vacances que les résidents sont supposés pouvoir avoir. Miranda évoque ainsi le cas de son supérieur qui lui avait refusé du temps off pour s’occuper d’un enterrement familial, choquant Richard voulant se renseigner sur le médecin qui a pu lui refuser ça. Le problème ? C’était lui-même. Bref, il y a tout un système à changer.

Tous les médecins se mettent à raconter les histoires du passé, avec un harcèlement au travail clairement présent depuis toujours dans les hôpitaux. Ce n’est rien de nouveau, donc.

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Lucas & Nick

Après deux semaines, j’ai presque l’impression que Nick est de retour de très loin dans la série. L’épisode commence par un échange intrigant entre lui et Amelia, où il assure qu’on lui a posé un lapin. Finalement, la série finit par révéler que c’est Lucas qui le lui a posé : son nouveau mentor est ainsi bien énervé quand il arrive enfin à l’hôpital, en retard.

Cela ne l’empêche pas de vouloir bosser avec lui quand même et de lui confier une liste de tâches à faire, à toute vitesse. Lucas se retrouve à galérer toute la journée à suivre les instructions de son supérieur. En plus, il écrit comme un médecin apparemment, ce qui fait que Lucas rate plusieurs informations importantes, menant à une patiente qui a un problème aux urgences.

Une fois de plus, Lucas essaie de s’excuser, mais ce n’est pas ce que Nick veut entendre. Il veut que son interne essaie davantage et réussisse à mieux gérer ses médicaments, parce qu’il est évident qu’il n’arrive pas à gérer son trouble TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité). C’est vrai que ça pourrait coller au personnage.

Par contre, il ne l’avait absolument jamais envisagé. Même si elle a d’autres choses en tête, il se confie à Mika pour avoir son avis médical sur la question, et Mika n’hésite pas un quart de seconde. Elle s’énerve contre Lucas qui a encore son job après son erreur médical, alors qu’elle sait qu’une grande partie de leurs supérieurs sont en train d’avoir une réunion à son sujet. Bon, elle se trompe un peu, évidemment, mais ne l’apprend qu’après.

Toujours est-il que ce diagnostic sorti de nulle part perturbe Lucas au plus haut point, parce qu’il n’avait jamais considéré qu’il pouvait avoir des troubles. Il s’inquiète aussi pour sa carrière de chirurgien, même s’il ne le dit pas exactement comme ça. Pourtant, Nick le rassure en fin d’épisode quand il le retrouve et comprend son erreur : lui aussi a un trouble TDAH, mais il prend des médicaments et peut ainsi être un excellent chirurgien.

Franchement, c’est un peu caricaturé et simplifié une condition médicale difficile à diagnostiquer et maîtriser ; surtout quand elle est découverte à l’âge adulte. C’est évidemment une facilité scénaristique bienvenue que Nick le soit aussi, mais quitte à faire une intrigue dessus, j’espère que les scénaristes prendront le temps de montrer aussi les difficultés que ça va poser pour Lucas. En temps normal, avec cette série, ça ne m’inquiéterait pas plus que ça, mais on approche à grands pas de la fin de saison, ça donne l’impression que ça peut être vite zappé.

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

75 ?!

Owen demande de l’aide à Linc pour une consultation un peu particulière : les sports extrêmes, c’est de la merde. Ils se retrouvent à s’occuper d’un patient qui s’est brisé le fémur, le tibia, l’humérus ou le pelvis… Rien que ça, et probablement d’autres choses, mais bon, je n’avais pas les sous-titres et pas l’envie de faire pause toutes les phrases non plus : il en avait 75 de cassés, sans être paralysé pour autant.

Le patient est jeune, mais il a désormais un échafaudage pour le maintenir, tellement il est cassé de partout. Yep, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais en même temps, il s’est retrouvé là en faisant un truc que je ne ferais jamais. C’est un ancien soldat qui espère pouvoir être rétabli pour l’été, afin d’aider son neveu à apprendre à faire du vélo. Ce n’est pas gagné, tout de même. En plus, Owen a beau vendre Lincoln comme un super chirurgien, sa réputation est faite avant même qu’il ne rencontre le patient : il a tué une super star aux yeux de la presse.

Comme Jules et Simone bossent ensemble sur ce cas, Jules en profite aussi pour parler du mariage de sa nouvelle amie. Le problème, c’est qu’elle n’était pas au courant que Lucas s’était déchargé de son rôle sur Jules. C’est du grand n’importe quoi de l’apprendre comme ça. Elles en parlent pendant une bonne partie de l’épisode, apprenant aussi à se connaître parce que Jules estime que c’est facile en posant quelques questions. Franchement, Jules m’a fait rire à plusieurs reprises et a totalement cerné les dysfonctionnements dans la relation Simone/Lucas. Après, ce n’est pas compliqué non plus.

De son côté, Linc prend le challenge de ce patient avec plaisir : il envisage son cas comme un puzzle à reconstituer, mais en plusieurs jours et plusieurs opérations. Jules s’inquiète tout de même de devoir attendre si longtemps, et on sent qu’Owen aussi. En vrai, Lincoln affirme que c’est pour éviter des risques d’une anesthésie trop longue, mais on le sent quand même traumatisé de ce qui est arrivé avec The Tank.

Quand Lincoln évoque le risque d’une amputation, le patient assure qu’il ne veut pas vivre avec un membre de moins. Cela mène clairement à un Owen qui ne respecte pas sa place : alors que Lincoln est clair sur ce qu’il veut faire, Owen finit par évoquer devant le patient la possibilité d’une chirurgie invasive et longue. C’est insupportable. Il est insupportable. Putain, mais quand est-ce qu’on se débarrassera de ce personnage ?

Une fois de plus, Owen dérape totalement parce qu’il se projette dans le cas de ce patient qui est un ancien militaire et qu’il est sûr de prendre la bonne décision. C’est faux. C’est forcément faux. J’ai adoré voir Lincoln le congédier sans y mettre plus de formes que ça : il est temps que plus de gens fassent prendre conscience à Owen qu’il est imblairable et travaille mal en équipe. Et puis, là, ce n’est pas sa spécialité, en plus.

De son côté, Jo galère à gérer de front son job de maman et son job à l’hôpital, mais elle semble tout de même s’en sortir à merveille. Elle est juste débordée de tous les côtés, ce qui ne l’empêche pas de s’inquiéter et de s’occuper de Link évidemment. Elle le pousse à se détendre et à évoquer clairement ce dont il a besoin pour mener à bien son opération impossible. Il se rend compte ainsi qu’il a besoin de six chirurgiens. Jo se porte volontaire pour son opération et le remotive immédiatement, ce qui fait que ça peut finalement se faire.

Jo rencontre bien évidemment le patient, qui en profite immédiatement pour la draguer. On suppose déjà que s’il survit à l’épisode, il sera pour plusieurs épisodes car il est dans un état qui va nécessiter du post-opératoire et car on prend le temps de nous le présenter comme quelqu’un de bien malgré sa folie initiale – il n’hésite pas à demander qu’on s’occupe bien de son meilleur ami si lui devait mourir sur la table d’opération. On le suppose encore plus quand il se met à draguer Jo. Bordel, mais casez-la avec Linc une fois pour toute plutôt que de proposer ce genre de délire.

Bien sûr, Simone se montre inquiète de voir Linc se réembarquer là-dedans, et ça offre l’occasion à Jules de lui montrer qu’elle la connaît bien, car elle s’en rend compte et sait exactement pourquoi. Cela pousse finalement Simone à faire part de ses inquiétudes à Owen et Lincoln. Owen est un gros con criant aussitôt sur Simone, ce qui ne surprendra plus personne à ce stade. Heureusement que Lincoln est plus malin que ça.

Il a les bons mots pour la rassurer et surtout la reconcentrer sur cette immense opération qui se prépare et qui a lieu sans le moindre souci. C’est une belle chose : tout est bien qui finit bien. Lincoln décide tout de même de rester avec Sam, le patient, jusqu’à ce qu’il se réveille, au cas où. Voilà comment il se réconcilie ainsi avec Simone – ce n’a jamais été une vraie dispute, mais au moins, elle l’estime à nouveau. Quant à Owen, Lincoln lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à se comporter une nouvelle fois comme ça avec lui. Bim.

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Le retour de Max

De son côté, Jules est clairement jalouse de ce qu’il se passe avec Kwan. Il continue de draguer son infirmière et les trois prennent évidemment l’ascenseur ensemble, sinon ce ne serait pas drôle. Kwan se rend ensuite aux urgences où Miranda insiste pour le remercier de l’avoir sauvée de son agresseur et où il tombe sur Maxine, la colocataire de Jules. Si Max apprécie d’être traitée en VIP par Kwan, elle ne veut surtout pas que Jules soit au courant de sa présence. Cela ne peut que mal se terminer.

Levi est rapidement mêlé à l’intrigue également, et s’occupe de son cas médical avec sourire et bienveillance, tout en la confiant à Kwan. Ce dernier en profite clairement pour essayer de lui soutirer des informations sur ce que Jules a bien pu dire sur lui – des amis avec bénéfices.

Cela dit, ça va un temps : s’occuper d’une personne âgée avec une infection urinaire, c’est moins intéressant que de s’occuper d’un trauma. Avec la permission de Max, Kwan s’éclipse donc. Le problème, c’est que ce n’est pas à la patiente de décider ce qu’il doit faire, c’est à Levi. Et Levi est énervé d’apprendre que Kwan s’est absenté, surtout quand il l’apprend parce que Bailey retrouve Max en train d’errer dans l’hôpital.

Quand ils s’occupent tous les trois de la patiente, ils se rendent compte que la colocataire de Jules a des symptômes de démence et de délires, probablement dus à son infection urinaire. Cette fois, ils n’ont d’autres choix que de biper Jules pour la prévenir. Malheureusement, son état s’est dégradé, et c’est en grande partie de la faute de Kwan qui doit expliquer la situation à Jules. Dur.

On peut penser ce qu’on veut, mais en ce qui me concerne, Jules est parfaitement légitime quand elle s’énerve après lui et lui reproche son inconscience la plus totale de ne pas l’avoir contactée et d’avoir laissé de côté Max parce qu’elle lui demandait. C’était n’importe quoi de sa part. J’ai aimé la dernière scène qui voit Simone s’inquiéter aussi pour Jules. Vraiment, ces nouveaux internes sont géniaux.

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Une pluie d’excuses

Reste à gérer le problème de Mika qui a stressé toute la journée de la réunion des chefs de service. La conclusion est surprenante quand elle arrive enfin : Mika se décide à interrompre la réunion sans y être invitée pour engueuler tout le monde et se défendre ; puis pour démissionner quand elle sent qu’elle est sur le point de se virer.

J’ai aimé cette fin d’intrigue – et d’épisode : elle se trompe évidemment et Teddy finit par lui expliquer qu’elle ouvre au contraire un fond pour aider les internes en ayant le plus besoin à boucler les fins de mois ; un fond dont Mika sera la première à bénéficier. C’est un beau cadeau pour Mika et aussi une belle manière de s’excuser pour la manière dont elle a pu être traitée.

Toutefois, Amelia a su reconnaître aussi qu’elle avait déconné en l’engueulant dans l’épisode précédent. Je n’ai pas trop aimé la manière dont c’est minimisé par ses collègues, mais j’ai adoré la voir ensuite aller s’excuser auprès de Mika. La pauvre ne sait plus où se mettre et est toute stressée, mais c’est une bonne chose que les scénaristes prennent le temps de mettre les excuses en scène.

J’aime tellement cet aspect d’Amelia. Elle est capable de reconnaître ses erreurs, et cet épisode la montre sous sa meilleure facette. L’épisode se termine ainsi par les excuses qu’elle fait à Winston, forçant toutefois un peu trop pour lui parler alors qu’il lui demande d’être tranquille. De là à mériter qu’il lui foute un tel vent en fin d’épisode ? Probablement pas, mais bon, elle récolte ce qu’elle a semé je pense. Et puis, je doute que Winston ne reste énervé après elle bien longtemps.

Enfin, suite à cette réunion sur les problèmes systémiques de l’hôpital, Richard retourne chez Jo’s, sachant bien qu’il a déconné en début de saison. Ainsi, il intervient dans la vie d’Helm aussi, lui demandant ce qu’il faudrait mettre en place pour qu’elle revienne à l’hôpital. Oh. J’aimerais tellement son retour ! Et son flirt avec Mika, bordel, quand est-ce qu’ils vont concrétiser ça ?

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Station 19 – S06E16 – Dirty Laundry – 18/20


Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?

Spoilers

Les pompiers interviennent sur un carambolage, afin d’extraire les victimes de l’accident.


You’re gonna make a damn good chief, one day.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

La vie de la caserne

Dans ce début d’épisode, il y a encore et toujours l’élection du maire en toile de fond et Dixon s’en donne à cœur joie du drama révélé de la relation entre Ross et Sullivan. Autrement dit, la situation n’est pas idéale – surtout quand la télévision est allumée en salle de pause de la caserne sur une interview de Dixon. C’est alors la panique pour trouver la télécommande, et ils m’ont bien fait rire quand il y avait une attitude évidente à avoir… Maya a finalement cette réaction la plus logique : débrancher la télévision. La télécommande ? Elle réapparaît quelques minutes plus tard, c’est Travis qui l’avait déplacée, mais c’est révélé tout discrètement.

La première scène est très fluide et était top à voir : on passe de la salle de pause à la cuisine, où Andy sert le petit déjeuner et où la conversation finit par être l’inscription pour aller voter. La série en profite pour faire passer le message que c’est important de le faire, à travers le personnage de Jack qui, évidemment, ne vote pas par flemme de s’inscrire en ligne. Une fois convaincu que ça peut être bien de le faire, Travis le pelote sans vergogne sous prétexte de chercher son téléphone. C’était un peu abusé comme gestes, non ?

On ne s’y attarde pas de toute manière car Powell débarque dans la cuisine. La nouvelle – qui remplace temporairement Ben, arrêté car blessé – est absolument insupportable et je comprends pourquoi j’avais oublié qu’elle était là. En fait, elle se positionne d’elle-même en intrus dans la caserne, s’attaquant sans raison aux autres avec des surnoms parfois insultants et des commentaires narquois qui n’ont rien à faire là. Par exemple, Powell s’amuse à critiquer Sullivan qui a couché pour atteindre le sommet. Je ne sais pas, si tu essaies de te faire une place dans une caserne, ne commence peut-être pas par là ?

Je ne doute pas que l’on finira par l’apprécier – peut-être même juste avant qu’elle ne meure parce que ça fait longtemps que personne n’est mort ; mais en attendant, elle a réussi à me souler autant, si ce n’est plus, que Beckett en quelques scènes seulement. D’ailleurs, c’est une transition facile : Beckett est de retour, mais son statut est probatoire uniquement. Ainsi, Theo reste le capitaine par interim – et il est le capitaine de Beckett également en attendant qu’il puisse récupérer son poste. Allons bon, voilà une situation qui risque d’être intéressante.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

Ross

Comme prévu, c’est le bordel dans la vie de Ross et Sullivan maintenant que leur relation est connue de tous. J’ai un peu de mal à croire que la presse puisse s’en mêler autant, parce que je n’ai pas l’impression que les chefs des pompiers puissent avoir une telle popularité ? J’imagine que si, en cas de scandale, mais de là à finir dans la presse people, et en couverture parfois, c’est excessif, je pense.

En tout cas, la pauvre Ross est harcelée de coups de téléphone pour commenter la situation et Sullivan s’enferme dans une rage qui n’annonce rien de bon.

Bien sûr, maintenant que la relation est connue de tous, on peut reprendre l’intrigue entre Andy et Sullivan. Après tout, elle en veut encore à Sullivan de lui avoir menti pendant si longtemps. Et puis, Andy analyse correctement la situation quand elle se rend compte qu’il est surtout énervé pour les mauvaises raisons et ferait mieux de s’occuper de soutenir Ross que de s’enfermer dans sa colère.

Comme Sullivan est occupé sur le terrain, c’est finalement Andy qui décide qui s’en occupe. Ross a déjà prévu de démissionner et est en train de ranger ses affaires quand Andy débarque. La cheffe est bien patiente avec sa subalterne, lui expliquant patiemment sa décision. Franchement, Andy est dans l’insubordination totale et refuse d’écouter même l’ordre de Ross qui lui demande de retourner à la caserne – parce qu’elle refuse de prendre des ordres de quelqu’un qui abandonne.

Andy décide donc de passer sa journée dans le bureau de sa cheffe – qui est aussi la copine de son ex-mari, rappelons-le. C’est au-delà du harcèlement à ce stade, mais bon, ça passe car c’est fait par l’héroïne de la série, évidemment. Les conseils d’Andy sont aussi naïfs que Ross le souligne : parler à la presse dans cette situation, ça ne peut qu’empirer la situation. Pourtant, Andy lui assure que si elle parle, elle pourra changer l’angle d’attaque de la presse. Il suffit de dire non à la pression qu’elle se prend et de faire voir son excellent point de vue.

C’est suffisant pour convaincre Ross qui reprend dès lors son travail en abandonnant son plan de tout abandonner, quelle ironie du sort. Avant de partir, elle souligne tout de même qu’Andy fera une excellente cheffe des pompiers un jour, et qu’elle y arrivera par elle-même et non grâce à l’exemple que Ross donne. Faut pas donner de mauvaises idées comme ça à Andy, madame, l’autorité ne lui va pas toujours, hein.

Sinon, Ross essaie aussi, en fin d’épisode, de parler à Sullivan avant d’avoir affaire à la presse. Malheureusement, il s’y refuse. C’est débile, mais c’est Sully.

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Le carambolage

Lorsque l’alarme de la caserne sonne enfin dans cet épisode, tout le monde part en intervention, sauf Andy vous l’aurez compris. Cela permet à Beckett de vouloir se la jouer collègue sympathique. C’est compliqué face à l’hostilité générale dans laquelle il est coincé, mais c’était bien drôle à voir. Et puis, un peu d’humour était nécessaire avant qu’on en arrive à un carambolage impressionnant et des victimes dont on n’aimerait pas être à la place.

Je veux dire Vic tombe sur une première voiture où l’angoisse est palpable. C’est horrible à voir : deux adolescentes sont dans la voiture. L’une avait ses pieds sur la plage avant, ce qui est la pire des idées et qu’on nous confirme : elle a le pied retourné qui lui fait face.

Paige, la conductrice, est totalement en état de choc. On la voit respirer, mais être incapable de réagir autrement. Il faut dire qu’il y a aussi un troisième adolescent à l’arrière. Mort. C’est Beckett qui le trouve, histoire qu’on soit bien empathique avec lui aussi – et ça marche. Il est aussi calme que possible pendant toute l’intervention, alors que les adolescentes prennent conscience peu à peu de la situation.

Il y a aussi un portable à récupérer au sol et toujours un adolescent mort à l’arrière. Quand elles finissent par en prendre conscience et que la première adolescente peut décrocher son téléphone… C’était glaçant. Je ne sais pas si ça vient de moi qui regarde ça au mauvais moment ou qui vieillis mal, mais vraiment, j’ai trouvé ça horriblement prenant niveau émotions. Quand la première adolescente est évacuée, Paige se retrouve seule dans la voiture.

Elle peut pleinement culpabiliser, parce qu’elle était au volant et se sent responsable de l’accident. Elle voulait juste écouter à nouveau sa chanson préférée. C’est con tant de drama pour si peu. Maintenant, elle se retrouve à avoir tué quelqu’un et clairement sa vie sera plus compliquée que prévu.

Ce n’est pas un souci d’après Beckett : il se montre fin psychologue avec l’adolescente, parlant de ses propres regrets d’avoir probablement tué son ami, père d’une petite fille qui sera condamnée à ne pas avoir son père pour le reste de sa vie. Vic entend tout ça et le message est clair : il est temps de changer d’avis concernant Beckett.

En parallèle, Travis et Jack s’occupent d’une autre voiture où ils trouvent un couple plus âgé, aussi bloqués dans leur voiture. Du côté des émotions, même si on s’y attarde moins, il y a aussi de quoi faire avec un couple qui a été séparé de nombreuses années mais s’est enfin retrouvé ; et une demande en mariage qui couvait jusqu’à ce que la femme l’accepte en craignant de perdre définitivement son peut-être futur mari. Mignon.

Ross finit par débarquer aussi sur le lieu de l’accident, où Maya fait le filtrage pour éviter que les civils ne viennent interrompre l’intervention des pompiers. Elle peut ainsi la remercier d’avoir fait ce qu’il fallait, même si ça ne s’est pas terminé comme elles l’espéraient. La scène était intéressante pour développer le personnage de Maya. L’embouteillage est énorme, évidemment. Un conducteur finit par s’impatienter et venir engueuler Maya qui est capable de le recadrer à merveille. Elle s’est montrée patiente avant de péter un câble, c’est quelque chose. Cela dit, je dis péter un câble, mais justement non : elle est ferme, autoritaire, crie, mais elle fait bien les choses sans insulter l’homme. Et puis, juste derrière elle, la mère de l’adolescent apprend la mort de son fils à l’arrière d’une voiture – ça fait relativiser beaucoup les abrutis égoïstes (que nous sommes tous un jour ou l’autre) coincés dans l’embouteillage. Une jolie manière de faire passer une leçon, l’air de rien.

C’est à Ross qu’incombe la tâche d’expliquer à la mère que son enfant est mort, puis de lui remettre son sac à dos comme preuve. La scène était choquante, il faut bien le dire, et réussie côté catharsis. Finalement, pas besoin de Carina dans un épisode pour que ce soit dramatique à souhait. Espérons que les scénaristes s’en souviennent et apaisent un peu la vie de Carina la saison prochaine.

Bon, par contre, ça m’a soulé de voir comment cette intervention se terminait. On était sur un épisode d’émotions et de choc, c’était réussi… et on termine par un pompier qui se moque de leur cheffe en présence de Sullivan. Celui-ci s’énerve et rappelle qu’elle est une vraie héroïne de guerre. Je comprends l’intérêt de montrer ce genre de remous suite aux révélations… mais ça m’énerve un peu tout de même que ça tombe à ce moment de l’épisode, car ça paraissait plus forcé qu’autre chose. Et puis sa décision de fin d’épisode à la lueur de cet incident… Débile.

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Le poste de capitaine

De retour à la caserne, Jack prend le temps d’appeler l’hôpital pour prendre des nouvelles de son patient, histoire qu’on nous montre qu’il a vraiment évolué en tant que personnage. Désormais, c’est un vrai être humain comme le souligne Travis. Ma foi, ce fut long et douloureux d’en arriver là.

Dans le même genre, ce fut long et douloureux d’humaniser Beckett, mais cet épisode parvient à le faire hyper rapidement. Le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne chose : l’ancien capitaine fait donc un barbecue pour ses collègues, s’excuse auprès de tous et assure qu’il ne cherchera pas à redevenir capitaine, devant Theo, qui le prend avec humour.

Powell souligne aussi à Theo qu’elle est bien heureuse de le retrouver comme capitaine. Je ne sais pas s’ils essaient d’en faire quelque chose de plus permanent, mais une chose est sûre : il aura Andy sur son chemin. Dans cet épisode, elle indique quand même être prête à devenir cheffe des pompiers un jour, et ça commence par le bas de l’échelle, inévitablement.

Le problème, planté comme une petite graine en fin d’épisode, c’est que Beckett a beau prétendre vouloir changer, il ne va pas bien. Vic s’en rend compte : elle l’a entendu s’accuser de la mort de son ami, elle l’a vu s’excuser, elle le voit encore en fin d’épisode venir donner un objet personnel à Theo, son nouveau capitaine. Bon, l’objet est une hache avec une inscription, c’est pas si ouf non plus, mais il a une valeur sentimentale. Un changement si brutal dans l’attitude, des remords et le don d’objets ? Vic se retrouve dans l’incroyable position de s’inquiéter pour lui.

Theo balaie ses inquiétudes d’un geste de main, mais je crois bien qu’on nous présente un Beckett au bord de l’autodestruction dans sa volonté d’être plus humain. Flippant.

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La culpabilité de Ben

Pendant ce temps, Ben est coincé à l’hôpital. Franchement, j’avais oublié l’intrigue après deux semaines, puisqu’il y a eu une pause dans la diffusion. Je ne comprends pas en quoi ce patient devient une fixette pour Ben : il a perdu d’autres victimes par le passé, il sait qu’il ne faut pas faire de promesses inutiles en sauvant les gens et que même en sortant une victime d’un incendie, elle peut ne pas s’en remettre.

C’est le cas : l’adolescent est dans le coma désormais. Bailey s’inquiète de voir son mari être dévoré par ce cas médical et fait le maximum pour l’aider, tout en gérant son propre boulot prenant. Elle le force ainsi à manger et à se changer les idées autant qu’elle le peut… pour mieux le laisser seul dans la chambre quand la mère de l’adolescent débarque.

Elle prend d’abord Ben pour un médecin, puis comprend qu’il est pompier. C’est horrible, parce que Ben est donc logiquement celui qui se sent responsable de la mort de son ami, mais il se retrouve à devoir rassurer et réconforter la femme. Elle se sent tout aussi coupable que lui en plus, parce qu’à ses yeux, c’est elle qui a envoyé son fils dans ce foyer où l’incendie s’est répandu et l’a empêché de sortir plus vite.

Quand la mère le remercie de prendre le temps d’être là pour son fils, Ben finit par être obligé de lui expliquer qu’il a dû faire un choix horrible dans la maison en flammes. Quand même. Après tout ça, Milo finit par se réveiller de son coma, devant un Ben tout heureux.

Pourtant, les mots de Milo sont clairs quand il le voit : il le déteste et ne veut plus le voir. Oui, logique. Je ne sais pas bien à quoi s’attendait à Ben en restant comme ça dans la chambre. Evidemment que c’est plus facile à Milo d’en vouloir à Ben, surtout au réveil. Ben peut donc finir l’épisode énervé par la situation, surtout qu’il reçoit aussi un appel de Ross pour lui indiquer qu’il va se voir remettre une médaille. Il ne s’y attendait pas et il n’est pas sûr d’en vouloir, à vrai dire, parce qu’il a sauvé la famille de Milo, mais pas celle de son pote.

Bref, on fait du surplace. Et je veux bien que ce soit une intrigue réaliste et tout… mais bon, on l’a déjà vécue j’ai l’impression. C’est du surplace qui tourne en rond pour le personnage de Ben, bim, il va recommencer à m’énerver.

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Grey’s Anatomy – S19E16

Épisode 16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?

Spoilers

Addison revient une fois de plus et elle sauve ses amies, l’hôpital et l’épisode.


Kill ‘em with kindness, Miranda. I just wish that I could kill them with the truth.

Je poursuis ma soirée à Seattle, parce que… ben parce que, en fait, c’est toujours ce que je fais après un épisode de Station 19, non ? En plus, bizarrement, c’est un crossover. Oui, là où la semaine dernière on avait ce qu’il faut pour faire un crossover intéressant avec Jack, les scénaristes choisissent de nous ramener une fois de plus Ben dans cet épisode. Après l’incendie dans lequel il a du laisser malgré lui un homme mourir (alors qu’il avait promis de le soigner), le voilà qui débarque à l’hôpital pour veiller au chevet de celui qu’il a pu sauver.

C’est encore un matin compliqué pour les internes. Ils sont clairement en retard et épuisés, comme toujours, mais ça ne les empêche pas de faire semblant d’être en pleine forme (pour Mika) ou de s’occuper du mariage de Simone (pour Lucas qui a les pires cravates du monde). De son côté, Kwan propose à Jules de venir checker avec lui un bar qui vient d’ouvrir à côté de chez lui. Elle le rembarre toutefois, parce que ça ressemble trop à un rencard selon elle et qu’elle n’a pas envie de passer du temps avec lui. Prends toi ça dans les dents, Kwan, elle n’aime pas les relations amoureuses, tu devrais le savoir, tout de même.

J’ai de la peine pour lui, un peu, mais bon, j’adore le personnage de Jules pour ça. Elle n’aime pas l’amour et c’est bien de voir ce genre de personnage de temps en temps. Espérons qu’elle reste longtemps dans ce mood, pour coller à la réalité de ce genre de caractère. La pauvre n’est toutefois pas servie dans l’épisode, avec un patient qui est fou amoureux. En effet, Levi s’occupe de Matt un patient qui a pris un coup de sabre. Il fait du LARP – du jeu de rôle donc – et j’aurais aimé voir le combat pour marquer un point de Bingo qui commence à me paraître compliqué vu les séries que j’ai en stock.

Bref, j’ai perdu de vue mon objectif de paragraphe en cours de route : le patient s’est battu pour déclarer son amour à sa princesse, ce qui énerve bien Jules, mais qui fait rire Lucas. J’aime bien ce duo d’internes, on a peu eu l’occasion de les voir interagir, mais ils sont radicalement opposés. Et quand il s’agit de s’occuper d’un patient comme ça, ça fonctionne toujours très bien d’avoir des points de vue opposés. La série peut se permettre plein d’humour autour de ce joueur de LARP qui veut quitter l’hôpital au plus vite pour aller confesser son amour à une princesse dont il ne connaît même pas le vrai prénom.

Le patient est un peu attachant, on ne va pas se mentir, et ça rend frustrant ce qu’il se passe ensuite : il fait un arrêt cardiaque en présence de Lucas et Jules, parce qu’il n’arrive plus à respirer. Putain, pour un combat à la fausse épée, c’est con quand même. Comme il ne parvient plus à respirer, Lucas finit par être obligé d’intervenir sur lui-même sur la gorge du patient.

On a l’habitude de ce genre d’intrigues, mais cette fois, c’est vite évacué, avec juste Levi engueulant Lucas et Jules d’avoir fait la bonne chose. Le patient est finalement sauvé, la princesse Astrid débarque à l’hôpital dans l’espoir d’avoir de ses nouvelles et la romance plane à nouveau dans l’hôpital. Tellement, en fait, que Lucas comprend qu’il ne pourra pas être le témoin de Simone à son mariage. Il demande à Jules de prendre sa place, ce qu’elle finit par accepter, en lui laissant toutes les pires tâches médicales possibles.

Cela dit, ça ne lui soignera probablement pas le cœur en fin d’hôpital quand elle verra Kwan se barrer avec une infirmière plutôt qu’avec elle. On sent bien qu’il y aura à creuser ce personnage par la suite : elle avoue notamment à Lucas, au cours de l’épisode, qu’elle a fini dans ce programme au rabais parce qu’elle avait foiré un examen par amour d’un type qui avait finalement choisi sa meilleure amie plutôt qu’elle.

Ailleurs dans l’hôpital, Mika se retrouve à bosser avec Richard. C’est l’occasion de nouvelles scènes réussies pour Mika, qui enchaîne ses deux boulots. On la voit essayer de regagner de l’énergie comme elle peut pendant tout l’épisode, tout en continuant d’être un vrai larbin : Richard et Owen l’envoient chercher Amelia chez elle, alors qu’elle était en train de déprimer. Oui, oui, on l’envoie harceler sa supérieure sur son jour de congé… C’est un magnifique hôpital.

Pourquoi Amelia est-elle si nécessaire ? Parce que le patient a une balle coincée dans le corps et qu’elle est la seule à pouvoir la retirer d’après Owen. Faut pas se rendre indispensable comme ça, apparemment.

Contre toute attente, Addison est de nouveau retour dans la série. Je pensais qu’après son dernier épisode, elle était partie pour un bon moment, mais quel plaisir de la retrouver une fois de plus. J’aimerais bien qu’on nous refasse une série sur elle, vraiment. En attendant, il faut se contenter de multiples scènes avec Bailey, histoire de voir leur amitié continuer de se développer.

Ainsi, Bailey était censée avoir un nouveau numéro, mais elle continue d’être harcelée sur son téléphone. C’est bien de pouvoir en parler à Addison, parce qu’elle a eu l’occasion de vivre cet enfer elle aussi. J’aime aussi que la série prenne le temps de nous montrer que malgré leur amitié, une distance s’était installée entre elles à un moment, au point de voir Addison découvrir la crise cardiaque de Bailey seulement aujourd’hui.

Oui, l’absence d’Addison lui a fait manquer plein de choses, mais même en étant de retour tous les deux épisodes, elle rate encore plein d’éléments. Ainsi, elle croise par hasard Amelia pour mieux découvrir que son amie – ex belle sœur, sœur, comme vous voulez – est au plus bas dans sa vie, une fois de plus. En fait, elle est loin d’être au plus bas quand on y réfléchit, mais elle ne va pas bien, à force d’être abandonnée par tout le monde. C’est sûr que toute sa vie vient de s’effondrer en un mois.

Cela nous ramène une Amelia que j’aime bien parce qu’elle me fait rire, mais que je déteste car ça signifie qu’elle va super mal : elle est horrible avec tout le monde. Bon, pas Addison, évidemment, mais elle est odieuse avec Owen (yay !) et Winston. Ce dernier ne mérite pas tellement de se prendre en pleine face la haine d’Amelia – je comprends pourquoi il est une cible facile pour elle, étant donné que c’était le mari de Maggie, mais bon, Maggie a pris sa décision seule.

J’ai bien aimé voir Winston venir confronter Maggie pour savoir ce qu’il en était, mais une fois de plus, Amelia fait ce qu’elle sait faire de mieux quand elle se sent abandonner : elle pousse ceux qui restent à l’abandonner à son tour, ou en tout cas à la détester. Elle n’hésite donc pas à être bien sadique et méchante avec Winston, lui reprochant de ne pas avoir su garder Maggie et de rester à vie dans son ombre. Elle passe totalement à côté de ce qu’il s’est passé, et venant de n’importe quel autre personnage, ça m’énerverait au point de la haïr…

Mais c’est Amelia, je ne peux pas la détester quand elle ne fait que réagir face aux blessures infligées. Après, quand elle s’en prend à Mika qui fait tomber un instrument du bloc et la dégage à la fois du bloc et de son service pour une petite erreur ? J’avoue, j’ai eu du mal. Malgré tout, j’ai surtout peur pour elle. Amelia mérite tellement d’aller mieux pourtant. Et on mérite tellement de passer plus de temps avec elle plutôt que de devoir supporter les plaintes de la femme du patient auprès de Simone. Pardon. Je deviens sans cœur quand on s’attaque à mes persos préférés, et cet épisode ne semble faire que ça.

Finalement, Amelia sort du bloc à temps pour que Simone, qui venait de revenir au bloc, puisse être valorisée bien comme il faut par Winston : il lui permet de faire son premier acte de chirurgienne, et de réparer l’erreur qui suit. Au passage, il lui refait donc sa journée et tout va bien pour elle. C’était chouette de voir Winston comme ça, et s’opposer aussi aux méthodes de Maggie. Cette dernière avait sa méthode qui ne lui convenait pas ; j’aime le personnage de Winston, et je l’aime encore plus quand il s’affirme comme ça. Une vraie réussite.

Le patient peut donc finalement être sauvé de la balle qu’il avait reçu plusieurs années auparavant et qui l’a fait se comporter de manière agressive en début d’épisode, avec des pertes de mémoire en plus. Tout est bien qui finit bien pour lui, mais pas pour Mika, qui se fait défoncer par Amelia quand elle vient tenter de s’excuser. Comme Addison passe par là au moment où ça arrive, elle décide de prendre les devants et d’interrompre Amelia, pour lui foutre une petite baffe imagée.

Bordel. J’aime Addison, j’aime Amelia, j’aime la relation entre ces deux-là qui avait rendue bien moins pénible les dernières saisons de Private Practice quand la série n’avait plus grand-chose à raconter. Les revoir ensemble dans ce genre de confrontations, c’est vraiment excellent. Je suis heureux de l’évolution de ces deux personnages, heureux d’avoir Addison capable de reconnaître les signes d’une Amelia qui va mal.

Bordel, bis, ça devrait être la réaction d’Owen, en fait. Il se moque limite d’Amelia en mode « elle n’est jamais juste quand elle est en colère » alors que l’état dans lequel elle est est très précisément l’état qui la ramène toujours à la drogue. C’est son ex-mari, il devrait le savoir, non ? C’est frustrant. Owen était un peu trop concentré sur lui-même cependant, et sur l’état du pays de plus en plus catastrophique avec beaucoup trop de tueries par balles, pour voir ce qu’il en était d’Amelia. Addison, elle, gère absolument tout : le pays qui part en vrille, Miranda qui prend cher dans l’épisode (j’y viens après) et Amelia qui dérape. Tout en prenant le temps de dire à Richard qu’elle passera le voir ensuite, en plus !

Bref, Amelia se prend un sermon de la part d’Addison, mais le sermon qui passe bien, à base d’une répétition de « je t’aime », de vraie inquiétude et de vraie bienveillance. J’espère que ça suffira et que c’est ce qu’elle avait besoin d’entendre : personne ne l’abandonne, chacun fait comme il peut. La preuve ? En fin d’épisode, Richard raccroche le téléphone quand Maggie l’appelle (non, vraiment, elle ne m’a pas manqué, pas plus que Meredith d’ailleurs) pour se vanter de sa nouvelle vie parfaite, afin d’aller aider Amelia lui aussi.

En plus de toutes ces intrigues, nous suivons également Kwan aux urgences. Il reçoit ainsi un patient qui demande à être ausculté par Bailey, parce qu’elle est soi-disant une experte concernant ses symptômes, il l’a vu sur internet. Bordel. J’ai vu assez de séries pour savoir que le type est là pour s’en prendre à elle, hein.

Kwan, non, apparemment. C’est pourtant le cas : le patient ment évidemment sur son état de santé, ce que les examens révèlent, juste pour venir menacer une fois de plus Bailey, mais sur son lieu de travail cette fois. Il explique tout savoir de sa vie, menaçant finalement à demi-mot Pru. Celle-ci n’a absolument rien demandé dans l’histoire, Bailey n’est même pas sa mère biologique. En quoi s’en prendre à une enfant de quatre ans est-il normal pour un type qui soi-disant veut protéger les vies humaines en sauvant des fœtus, hein ?

Je sais, ça ne sert à rien de rationnaliser avec la haine, mais c’est tout de même dingue ce genre de psychopathes. Il finit par agresser Bailey, forçant Kwan à intervenir et l’immobiliser au sol. Une fois de plus, j’ai adoré la réaction de Teddy ensuite, s’assurant que Bailey soit en sécurité, expliquant à Kwan qu’elle ne savait rien de son altercation avec le patient qui est simplement tombé ou s’assurant que Ben ne fasse pas n’importe quoi en s’attaquant au type. C’est la Teddy que j’ai toujours aimée qui est de retour. Franchement, qu’ils se contentent d’intrigues comme ça pour elle.

En tout cas, si l’attaque confère un certain succès pour Kwan auprès des infirmières, on se rend rapidement compte que Bailey est perturbée par ce qu’il vient de se passer. Elle a heureusement Addison pour l’aider à évacuer toute sa frustration et sa colère, dans une scène excellente comme chaque fois qu’on retrouve Addison dernièrement. Oui, bon, c’est aussi parce que Bailey ne fait qu’exprimer à voix haute ce que j’ai écrit plus haut et pensé immédiatement lors de l’attaque, c’est sûr.

Addison finit par avoir une idée pour peut-être aider Bailey. Je ne sais pas si c’est vraiment possible et si ça peut vraiment bien se terminer ce genre d’idée, mais Teddy approuve sa solution : une liste des numéros harcelant Bailey est imprimée et distribuée à tout l’hôpital (et à la caserne 19, bien sûr) pour que chaque médecin prenne le temps de les rappeler, de les harceler et de… discuter avec eux. Le but n’est pas de harceler pour engueuler, mais de se partager les numéros pour parler avec ces dingues qui essaient de contacter Bailey depuis des jours.

C’est une manière de les rassurer, mais aussi d’humaniser Bailey pour éviter que la situation ne dérape plus longtemps. La scène était sympathique, le crossover court mais efficace, et ça permet à Bailey de se sentir un peu mieux en fin d’épisode, c’est déjà ça. Et d’ailleurs, ça lui permet aussi de se rendre compte qu’Addison est revenue à Seattle juste pour s’occuper d’elle et voir comment elle allait.

De bons sentiments comme ça, ça fait toujours plaisir, non ? Moi, ça me fait plaisir en tout cas, de même que le clin d’œil totalement inutile de fin d’épisode qui nous apprend que Cristina paie du matériel médical à Addison. Elle est chouette cette série quand elle le veut. J’aimerais juste qu’elle arrête de nous séparer d’Addison, parce que cette saison, Addison ne fait que montrer à quel point elle est essentielle pour que l’hôpital tienne encore debout. Que Teddy lui paie un salaire !

D’ailleurs, puisque j’en parle, j’ai adoré voir Helm s’inquiéter pour Mika quand elle la voit débarquer au bar en étant épuisée. Elle s’inquiète tellement qu’elle est prête à débarquer dans le bureau de Teddy pour engueuler la cheffe de chirurgie de ne pas s’occuper mieux que ça de ses internes. La laisser s’en aller quand ils auraient dû la retenir, c’est une chose, mais utiliser les internes au point de les laisser dans cet état quand ils n’ont même pas de quoi manger, c’est un grand non pour Helm. Oh bordel, j’aime Helm, et je suis content d’avoir eu une double dose cette semaine.

Je suis content que son personnage reste présente dans la franchise et j’espère qu’on la verra toujours dans pas mal d’épisodes pour la suite. En attendant, elle me confirme que Teddy est exactement le personnage dont nous avions besoin pour reprendre l’hôpital en main. J’étais contre et ça me paraissait la pire idée du monde parce qu’elle était insupportable depuis deux saisons, mais elle a toujours eu le caractère parfait pour prendre les bonnes décisions. J’espère qu’elle fera de Winston le nouveau chef de la cardio et que les scénaristes oublieront pour longtemps son couple avec Owen qui est ce qui a pourri le personnage jusqu’à la moelle.

Enfin, une dernière intrigue de l’épisode est encore et toujours celle concernant Jo et Luna. Je me rends compte qu’elle finit souvent en dernier dans mes critiques, et ça me prouve une chose : Jo est de plus en plus détachée du reste de l’hôpital. Elle a très peu l’occasion de bosser avec les internes, puisqu’elle a repris sa carrière en pédiatrie, alors c’est logique… mais c’est aussi frustrant.

Bref, dans cet épisode, elle commence par être de nouveau énervée envers Lincoln qui lui a pourtant préparé une surprise : il a appris l’alphabet de la langue des signes avec Scout. C’est mignon tout plein, mais ça ne correspond pas vraiment à la demande de Jo, qui était qu’on lui laisse du temps pour digérer l’information. Il n’est pas fin psychologue, même s’il est charmant comme tout avec elle.

Forcément, le voir être aussi au taquet fait peur à Jo qui n’est même pas encore sûre du diagnostic médical concernant sa fille. Son job de mère tel qu’elle l’imaginait change radicalement et ça l’angoisse profondément, parce qu’elle a peur de ne pas être à la hauteur. J’étais content qu’elle puisse s’en confier à Levi.

Après tout, Lincoln n’est plus exactement son meilleur ami s’ils sont amoureux l’un de l’autre, alors c’est bien qu’elle puisse avoir Levi pour elle. Il est excellent pour lui remonter le moral en plus. Bon, en fin d’épisode, elle reçoit tout de même le verdict par téléphone : Luna a « juste » une perte d’audition, pas de cancer ou pas le moindre problème mettant sa vie en danger.

Elle se précipite auprès de Link pour lui en parler et c’était chouette comme tout de les voir partager ce moment. Elle est amoureuse de lui, c’est sûr, et c’est réciproque et ce n’est plus qu’une question de temps. Et la série en a plein à nous offrir avec une saison de plus !


 

Station 19 – S06E15


Épisode 15 – What Are You Willing To Lose – 15/20
Il est vraiment temps que certaines dynamiques bougent pour qu’on puisse de nouveau avoir de meilleurs épisodes. Si la structure de celui-ci est plutôt efficace et mène tranquillement à son point culminant, j’ai l’impression que les intrigues s’écrivent toutes seules à présent, tant il n’y a plus de surprises dans leur évolution. C’est la chance des séries qui perdurent assez longtemps : le casting est stable depuis assez longtemps pour qu’on connaisse par cœur les personnages et qu’on sache vers quoi on se dirige.

Spoilers

Ross doit faire face à la menace d’un chantage de Dixon.


I can’t afford to lose you.

Le week-end est passé trop vite pour que je puisse avoir le temps de regarder cet épisode, mais il était hors de question pour moi d’attendre beaucoup plus. J’ai trop envie de savoir la suite du cliffhanger de la semaine dernière et je suis servi : on reprend directement par l’intrigue des photos du détective privé embauché par Dixon.

Si j’aurais aimé qu’on reprenne sur une confrontation Andy/Sullivan, pour qu’il la remette à sa place, c’est finalement dans le bureau de Ross que nous reprenons cette semaine, avec Maya qui doit faire la courte liste des personnes ayant vu les photos. Heureusement, elle est courte, ce qui permet à Andy de déjà envisager plein d’idées pour sauver la réputation de sa cheffe, qu’elle refuse de perdre. Ross est une excellente cheffe après tout, et c’est une femme de couleur en plus, donc un modèle à suivre.

Le modèle à suivre a du mal à suivre toutefois la logique derrière les décisions de ses lieutenants, entre Andy dont l’ex mari est sur les photos et Maya qui cherchait à la dégager pour obtenir un meilleur poste depuis un moment. Maya a bien évolué, cependant, et c’est un plaisir de voir à quel point. Ross prend tout de même le temps de leur demander d’être celle qui annoncerait la nouvelle à Sullivan, empêchant Andy d’aller en parler à son ex-mari. Le mélange perso/pro, ça ne donne vraiment rien de dingue. Andy n’apprend rien de ses erreurs passées de toute manière, retournant à la caserne pour mieux parler d’Eli avec Travis.

Malgré l’excellente scène de l’épisode précédent, ils se comportent toujours bizarrement quand il est question de leur choix de se donner la priorité. La scène à la caserne est aussi l’occasion de nous affirmer que Jack va bien avec une nouvelle alerte. Franchement, je ne comprends pas ce qu’ils ont voulu faire de Jack la semaine dernière, ou tout au long de cette saison d’ailleurs. Il est en déperdition depuis une quinzaine d’épisodes. Je n’ai jamais été fan du personnage, mais là, c’est vraiment violent. Je me demande même ce que l’acteur fait encore là.

Quand nous suivons de nouveau Ross dans l’épisode, c’est pour qu’elle aille voir Dixon et le confronter sur ses méthodes de merde. Maintenant que Travis ne souhaite plus être maire, cependant, il n’a plus besoin d’elle autant qu’avant. Il profite donc de ce qu’il a sur elle pour lui faire du chantage et obtenir son soutien, mais c’est à peu près tout. Bon, c’est exactement le même chantage qu’avant, hein, mais ça laisse Ross en furie de voir qu’elle est totalement à la merci de Dixon.

Le seul truc à faire à présent est de simplement reconnaître qu’elle est en couple avec Sullivan, mais avant ça, il faut encore lui en parler. Cela me paraît être la seule décision rationnelle. En plus, je ne vois pas en quoi c’est vraiment un problème tant qu’elle reconnaît les faits avant que Dixon ne les utilise contre elle. D’accord, ce n’est pas bien éthique et tout ce que vous voulez, mais bon, ça arrive dans plein de taf d’avoir le chef en couple avec un subalterne.

Et puis, Sullivan a demandé sa mutation, donc techniquement, ils sont déjà dans les clous de ce qu’il faut faire ? Je ne comprends pas la panique qui s’empare d’elle durant l’épisode, mais finalement, c’est parce que j’avais oublié qu’elle avait eu la bonne idée de le promouvoir. Elle est donc bien obligée de reconnaître qu’il y a un problème avec ce qu’elle a fait maintenant qu’elle couche de nouveau avec Sullivan.

Elle décide donc de tout avouer à ses supérieurs (qui sont les dirigeants du syndicat ? Je ne comprends pas tout au fonctionnement des pompiers américains, je crois), puisque Dixon ne lui laisse qu’une journée pour le soutenir avant de sortir l’information. Ses supérieurs sont tous ravis de voir les photographies, hein. Je ne vois même pas l’intérêt de leur montrer réellement les photos, mais j’ai aimé la scène où elle finit par les engueuler parce qu’ils envisagent de ne pas lui apporter de soutien quand ils le font pour tous les pompiers qui boivent ou posent problème dans le département depuis qu’elle y est. Ma foi, elle s’est énervée un peu trop vite, je trouve, mais le message qu’elle passe est plus que vrai.

Elle est toutefois interrompue quand elle apprend qu’un pompier est en danger au lieu d’intervention où est parti la caserne 19 : l’un d’entre eux ne répond plus. Lequel ? Ehe, on le sait déjà à ce stade de l’épisode, mais pas dans ma critique, alors il est temps de revenir un peu en arrière, avec l’alarme de la caserne qui sonne.

En intervention, Andy prend le temps de s’inquiéter pour Ben. À la caserne, tout allait bien pour lui, mais dans le camion, il reconnaît être perpétuellement inquiet du côté de sa vie privée, avec son adresse qui a fuité suite aux actions de sa femme, cette grande criminelle qui… aide des femmes à avorter.

Bon, le but était de faire un point sur la situation, mais aussi d’avoir un bon conseil de la part d’Andy, qui n’est pas dans le jugement ou la demande que Bailey arrête de faire son métier aussi correctement qu’elle le souhaite. C’est agréable. Cela n’enlève rien à la tension qui suit quand ils arrivent sur les lieux de l’intervention, avec un incendie dans une maison qui sert de refuge à des drogués cherchant à se désintoxiquer.

Dix-neuf personnes vivant dans la même maison de banlieue, ça finit par poser problème et créer le risque d’un incendie, inévitablement. Et si Andy a demandé à Ben de faire en sorte de rester en sécurité et de créer un environnement sain pour sa famille, c’est pour mieux le voir tomber à travers le toit de la maison en flammes, évidemment. Dès la réplique d’Andy, j’ai su que Ben finirait mal en point dans l’épisode, mais je n’imaginais pas qu’il passerait à travers un toit pour autant.

Andy est terrifiée pour lui, surtout qu’il ne répond plus du tout à la radio. Il faut dire que la radio en question est coupée – littéralement. Il se retrouve donc à devoir se balader dans la maison tout seul, alors que les pompiers sont déjà à la recherche de trois autres personnes coincées dedans. Ben tombe sur deux d’entre eux à l’étage et prend soin d’eux comme il peut, alors qu’il est blessé.

Il se retrouve à devoir porter un des deux hommes en descendant l’escalier, promettant à l’autre qu’il reviendra pour lui. Hum. Ne jamais faire de promesse que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir tenir, non ? Il aurait mieux fait de s’abstenir.

À l’extérieur, Andy culpabilise de ne pas avoir pris le lead sur l’intervention alors que Theo continue d’être un capitaine à l’attitude vraiment discutable. Concrètement, il reproche à la femme gérant le lieu d’avoir pris trop de risques, alors que ce n’est clairement pas le moment. Je sens qu’ils finiront avec un procès au cul à ce stade.

Theo est obligé de demander l’évacuation de la maison alors qu’il sait qu’il reste encore deux personnes à l’intérieur, en plus de Ben. Il le fait sous le regard de Ross qui approuve clairement sa décision, alors qu’Andy est terrifiée d’être à ça de perdre Ben. C’est violent, mais tout finit (presque) bien quand Ben sort de la maison avec un des deux. Le problème, c’est qu’il a promis de faire demi-tour mais que personne ne le laisse faire.

C’est une décision rationnelle : l’homme qui reste dans la maison ne pourra pas s’en sortir face à la violence de cet incendie, et il vaut mieux évacuer tant qu’ils le peuvent encore. D’ailleurs, Jack et Sullivan restent coincés eux aussi pendant un moment dans la maison. Bref, même s’il reste une victime et qu’on reproche à Ben de ne pas retourner le chercher du côté des victimes, la fin d’épisode est plutôt positive. Ross décide même de féliciter Theo pour ses bonnes décisions. Il a tout de même du mal à se faire à l’idée qu’il a failli laisser Ben à l’abandon.

Jack entend la conversation et fait quelques blagues avec Theo ensuite, le remerciant de l’avoir laissé en sécurité et d’avoir été un bon capitaine ce jour-là. Bon, ma foi, ça doit être la première fois qu’ils partagent une scène et c’était tout bizarre. Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que les scénaristes sont en galère avec Jack.

De son côté, Ross prend enfin le temps de parler avec Sullivan. Malheureusement, elle intervient trop tard : il a déjà eu un appel du syndicat pour lui demander si elle l’a forcé à coucher avec lui. Cet abruti le prend pour lui, n’aimant pas qu’il devienne aux yeux de tous celui qui a couché pour avoir une promotion. Moi, je reste 100% du côté de Ross, évidemment : c’est elle qui prend le plus cher et qui risque vraiment son poste ; c’est elle qui est vue comme l’agresseur dans cette situation, bref, bien sûr que c’est surtout elle la première concernée et non Sullivan. Cela me soule qu’il soit incapable de le voir, mais bon, il me soule un épisode sur deux en moyenne depuis son arrivée, alors ce n’est pas surprenant.

En parallèle, Maya pose un jour de congé pour tenter de continuer de se réconcilier avec Carina. C’est plutôt chouette de la voir capable de mettre de côté son travail, j’espère vraiment qu’elle ne le regrettera pas. Pour l’instant, elle se montre juste ravie de pouvoir poser un jour et passer du temps avec sa femme. Concrètement, elle organise un énorme rencard pour mieux… finir au bar à côté de l’hôpital.

Sur place, elles peuvent se remémorer leur première rencontre (c’est mignon), surtout qu’Helm est leur barmaid. Cela doit faire bizarre pour les gens qui ne regardent pas Grey’s, mais bon, faisons comme si ! Helm est ravie de les voir ensemble et de les servir ; mais elle l’est moins de voir revenir trois femmes qui étaient déjà présentes la veille au soir.

Je trouvais le bar étrangement vide, mais tout s’explique : on est en pleine journée, en fait. Les trois femmes participent à un enterrement de vie de jeunes filles qui ne semble jamais s’arrêter. Il faut toutefois y mettre un terme quand la mariée s’explose le visage au sol après avoir voulu grimper sur le bar pour qu’on lui serve davantage d’alcool. On le sentait venir à des kilomètres, parce que de toute manière, il est impossible qu’un rencard dans cette série se termine sans qu’une intervention médicale ne soit nécessaire.

Après, ça a l’avantage de permettre un nouveau rencard palpitant pour le couple, avec des souvenirs du mariage qui remontent et une patiente qui les découvre mariées en cours de route. Tout le monde souligne à quel point elles font un couple magnifique (effectivement) et à quel point elles sont un modèle, même Helm. Ben putain, Helm, si elles sont ton modèle, peut-être que tu peux aller te mettre en couple avec Mika, non ?

Bon, pardon, je me trompe de série là. Toujours est-il que se faire mousser comme ça, ça plait bien aux deux femmes qui décident finalement de rentrer dans leur appartement. C’est l’occasion d’une douche bien chaude pour elles, même si le placement dans l’épisode était chelou : on les suit dans une douche brulante alors que le reste des pompiers est en train de perdre une vie dans la maison en flamme… Je ne sais pas, c’était étrange comme moment, de passer d’un extrême à l’autre.

En tout cas, on sait vers quoi l’épisode voulait culminer. Malgré tout ça, Carina n’est toujours pas à l’aise avec l’idée de revenir vivre à l’appartement, qui représente trop de mauvais souvenirs. Allez les filles, il suffit de déménager. Elles ne le font pas, mais Maya trouve les mots juste pour réconforter Carina. Elles finissent donc l’épisode ensemble à la caserne, ce qui est bon signe : tout n’est pas encore réparé entre elles, mais c’est en bonne voie.

À la caserne, elles peuvent en tout cas partager un petit déj nocturne avec le reste des pompiers, pour qui la vie continue. Andy et Sullivan continuent de ne pas se parler du sujet qui fâche, Andy conseille à Travis de recontacter Eli car il semble amoureux (mouais, Travis a vraiment des goûts particuliers… Je pense aussi que ça pourrait fonctionner entre eux, mais je n’ai plus confiance du tout en Eli après la trahison de Travis dans l’épisode précédent, alors, ça me paraît une mauvaise idée) et l’épisode se termine avec Ben forcé de prendre quelques jours d’arrêt.

Il est en effet blessé au bras et aux côtes, comme il l’explique à Theo, son capitaine qui nous fait un peu de pub pour Alexa (ce placement de produit, c’est juste pour mon point du Bingo ? Et puis, c’est énervant, j’imagine les américains devoir galérer à retirer de leur liste de shopping les produits de Theo maintenant) avant d’être validé aussi par Ben. Bref, tout est bien qui finit bien : Ben est même déjà remplacé par une certaine Kate, une ancienne de la caserne de Theo, Travis et Michael. C’est bon, on va avoir droit au flashback dramatique après la joie des retrouvailles feinte et forcée dans cet épisode, j’en suis sûr. Ouais, je n’ai pas aimé la manière dont était joué ce cliffhanger, et ça mener trop prévisiblement au poids que ça représente d’être capitaine pour Theo.

En attendant, Theo et Vic sont en froid et ne parviennent plus à se parler…