Ces personnages féminins qui mériteraient leur propre série.

Salut les sériephiles,

C’est la journée internationale des droits des femmes, et je me rends compte qu’Ibidou a mis la barre haute l’an dernier à nous parler de sa sélection séries. Outch, ça fait un an déjà ? Et oui. Bon, d’accord, c’est bien, mais ça ne fait pas avancer notre schmilblick du jour. Puisqu’elle a parlé des séries mettant en avant des femmes, j’ai envie de rebondir cette année en recherchant des héroïnes insoupçonnées, celles qui évoluent dans un milieu hyper masculin et qu’on peine parfois à trouver alors qu’elles mériteraient d’avoir leur propre série.

Voir aussi (très recommandé) – Journée de la femme : la sélection série d’Ibidouu

Je me limite à cinq, parce que cette liste sera autrement interminable. J’ai essayé de piocher dans un peu tous les genres, mais ce n’est pas évident, surtout quand les séries procédurales sont abonnées à ce problème des personnages féminins sous-exploitées. Une chose est sûre, des actrices à qui on vole des premiers rôles et qu’on cantonne à des rôles secondaires, il y en a des tas !

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  1. Kate/Ziva (NCIS)

Et probablement Bishop, mais j’ai arrêté de regarder en cours de route, parce que ça va deux secondes les départs de toutes les actrices, une à une. Quelle frustration que d’avoir adoré cette série et de m’être rendu compte petit à petit qu’il y avait tant à faire sur la place de la femme. Comme d’hab avec CBS, il faut toujours que la femme soit reléguée à la deuxième place (si ce n’est la troisième ou quatrième). Et quand on revoit les premières saisons aujourd’hui, il est encore plus difficile de ne pas grincer des dents face au comportement de DiNozzo, à qui on pardonne toujours tout les écarts les plus goujats sous prétexte que c’est l’un des personnages masculins principaux. Merci, non merci ? Dommage.

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  1. Rachel Zane (Suits)

Oui, je sais, elle est devenue princesse et c’est mort, on n’aura jamais le moindre spin-off sur la vie de Rachel… mais bon, il n’empêche pas que le personnage de Rachel aurait mérité une série rien que pour elle. Avec Suits, on est totalement dans le type de série qui sous-estime trop ses personnages féminins en permanence. C’est assez chiant, parce qu’on nous les présente a priori comme des badass, mais finalement ce n’est pas le cas du tout. Ouep, plus on avance dans la série, plus Rachel ne sert qu’à « se faire sauter dans la bibliothèque », pour citer une amie qui est en train de lire cet article par-dessus mon épaule pendant que je le rédige. Voilà, ça résume bien le problème : un personnage qui avait tout pour être passionnant, mais qui est rapidement réduit au sexe. Et une fois qu’elle s’est mise en couple avec le prince, c’était fini, elle ne servait plus qu’à être une sorte de support moral et romantique totalement sous-exploité. Dégoûté.

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  1. Beth (This is us)

J’avoue que je n’y aurais pas forcément pensé si la série n’était pas diffusée en ce moment et si je n’avais pas écrit les mots « support moral et romantique » juste au-dessus. Beth, c’est vraiment le personnage qui mériterait que l’on passe beaucoup plus de temps avec elle – et on en a eu la preuve la semaine dernière. Si elle est absolument parfaite à tout point de vue dans les deux premières saisons, cette troisième commence enfin à creuser son passé et ce qui l’a fait devenir si géniale. Il est dommage que ça se fasse à un moment où tout le monde profite de sa perfection pour empiéter sur sa vie, parce qu’elle mérite mieux que ça. En fait, ouais, là, on est plutôt sur un personnage qui commence à être vraiment bien exploité alors que ça fait deux saisons qu’elle restait trop de côté. Je trouve que ça continue d’être le cas, mais j’ai espoir pour la saison 4.

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  1. Margo (The Magicians)

J’en profite pour caser l’une de mes séries préférées ? Parfaitement. Margo est un vrai personnage intéressant à suivre si vous n’avez pas encore commencé la série. Elle est totalement sous-estimée au départ, et complétement sous-exploitée. Et puis, peu à peu, son caractère indépendant et sa tendance à être cinglante avec tout le monde est mis en avant. Plus la série progresse, plus il devient évident que Margo est un personnage incontournable, une femme forte qui n’envoie pas dire ce qu’elle a à dire et, concrètement, un personnage qui vaut le détour. En plus, la série a parfaitement conscience du problème et sait que la femme n’est pas assez mise en avant. La preuve ? Ben, l’épisode de cette semaine se consacrait volontairement à trois personnages féminins secondaires (ou carrément périphérique), vus depuis la perspective d’un homme blanc forcé de changer de regard. Le genre d’épisode dont on a encore besoin en 2019 !

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  1. Root (Person of Interest)

Vous m’avez tous vu venir depuis le début de l’article, évidemment que j’allais vous parler d’Amy Acker à un moment. Elle est abonnée à ce type de rôles. Vous savez celui qui est prévu à la base pour un ou deux épisodes, mais qu’elle incarne tellement bien qu’on la fait revenir une fois, puis deux, puis allez, offrons lui un rôle régulier. Bref, Root est une génie de l’informatique qui finit par mieux connaître la Machine que son créateur lui-même, elle est indépendante, badass, géniale… et une série qui se concentrerait sur elle (et sur Shaw !), ça aurait été drôlement bien. Il n’y a qu’à voir les épisodes centrés sur elle(s) pour s’en convaincre et aussi, surtout ?, le nombre de gens qui ont commencé la série pour elle. J’en fais partie et, régulièrement, j’ai un commentaire TVtime recensant les gens concernés, qui remonte dans mon fil de notification. La dernière fois ? C’était hier.

Voir aussi : #TooFemale, ces séries que la CBS n’aurait pas voulu produire

Voilà, petite sélection de ces personnages féminins que j’adorerai voir évoluer dans leur propre série pour passer plus de temps avec. C’est vraiment une portion infime, parce qu’il y en a tellement qui mériteraient plus de temps d’écran ! Mais bon, malheureusement, on sait bien que la route est encore longue. J’irai me consoler devant Captain Marvel ce soir…

God Friended Me – S01E15

Épisode 15 – Two Guys, A Girl and a Thai Food Place – 18/20
Ah, voilà, gros coup de cœur sur cet épisode qui confirme que la série est toujours aussi feel-good et fournit tout ce que j’en attends : fil rouge, intrigues qui dépassent le cadre de l’épisode simple, répliques bien écrites, histoires toutes plus cheesy les unes que les autres ! J’adore cette série quand elle pond ce genre d’épisode, parce que je trouve que tout y fonctionne à merveille et avec beaucoup de fluidité – même l’intrigue que je n’ai pas aimé !

Saison 1

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Could I have decided to leave Aiden that night ?

Paye ton nom d’épisode interminable pour rien, franchement. L’épisode reprend par un Rakesh complétement stressé par son entretien avec Simon Hayes. Il en parle avec Jaya au téléphone, et celle-ci lui fait la bonne surprise d’être juste derrière la porte chez Miles. C’est un peu abusé, parce que Miles et Cara sont au courant, et parce que bon, il devrait au moins reconnaître le hall. Enfin bon, admettons.

Jaya revient en plus avec une bonne nouvelle : elle va travailler à l’hôpital désormais, et un de ceux de New-York, évidemment. C’est merveilleux, surtout que Vivian – leur nouvelle notification du jour – est dans le coma. On sent bien qu’elle leur sera un peu utile, quoi.

L’entretien avec Simon Hayes a lieu pour Rakesh, et il se voit proposer un job top secret à Palo Alto. Je n’ai aucune idée d’où c’est exactement, mais ce n’est pas à New York et ça laisse Rakeh totalement indécis sur la marche à suivre. En plus, il n’a pas réussi à savoir si Simon Hayes était bien derrière le compte de Dieu. Concrètement, tout ce qu’il dit du projet peut laisser penser que c’est ça ou totalement autre chose. Reste à savoir si ça vaut le coup pour Rakesh de s’éloigner de Jaya, ou non.

On ne les retrouve que bien plus tard dans l’épisode, avec Rakesh hésitant toujours à prendre le job. Il se décide finalement grâce à un speech de Jaya, qui se termine sur celle-ci lui disant enfin qu’elle l’aime. Oui ben après six mois interminables de séparation et des retrouvailles choupies comme ça, ce n’est pas une surprise. Il lui dit bien sûr qu’il est amoureux d’elle aussi… Mais pas avant d’avoir admis devant Simon Hayes qu’il ne veut du job que s’il peut le faire à New-York. Oh, si c’est pas merveilleux tout ça. C’était tout cheesy comme intrigue, mais justement, ça fonctionne grave bien de les voir aussi amoureux l’un de l’autre ces deux-là.

C’est rare qu’une série gère aussi bien une relation de couple à distance, avec une actrice absente durant des mois. Je suis bien content de la décision qu’ils ont prise de la faire revenir – je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé en coulisses pour justifier son absence, mais en tout cas, ça fonctionne finalement mieux que si elle était restée.

Une deuxième sous-intrigue de l’épisode suit Andrew Carver, le futur remplaçant d’Arthur, et c’était moins passionnant. Il connaît déjà Ali puisqu’un dimanche est passé, et il décide donc… de venir lui demander conseil pour réussir à percer la carapace de son paternel correctement. Et elle lui donne des conseils, parce que c’est normal de le faire, selon elle. OK. Andrew est bien embêté par Arthur, en même temps, parce que celui-ci n’arrête pas de reprendre son travail et d’effectuer des corrections.

Je ne sais pas bien pourquoi la série nous impose cette intrigue, parce que ce n’est pas bien fou. Bon, l’idée est évidemment de tester Andrew et sa confiance en lui : il reprenait ses sermons dans l’attente de voir Andrew se rebeller et affirmer ses positions, sa voix, son sermon. OK. C’est un grand classique, il n’y avait que peu de surprises là-dedans.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas l’intrigue principale de l’épisode. Non, il est en fait bien question de Vivian, une femme tombée dans le coma avant même le début de l’épisode et que Cara connaît pour avoir écrit un article sur son histoire : elle allait se marier, a disparu toute une nuit quelques jours avant, est revenue au petit matin sans que personne ne sache ce qu’elle a fait et pour mieux tomber dans le coma.

L’autre bonne nouvelle, c’est que Vivian s’est réveillée trois semaines plus tôt. La mauvaise, c’est qu’elle n’a aucun souvenir de ce qui peut expliquer le moment où elle est tombée dans le coma. Voilà donc de quoi donner une mission à nos amis, surtout qu’il faut bien qu’ils justifient leur présence à l’hôpital. Avec le retour de Jaya, Cara et Miles ont en plus une consultante médicale pour les aider. C’est bien pratique, mais finalement pas la meilleure aide.

La meilleure aide vient en effet d’Ali, qui reconnaît le badge qui était dans la poche de Vivian le jour où elle est tombée dans le coma : c’est un jeton des vestiaires du bar Josephine, un speakeasy secret et bien caché.

Avec un jeton qui date d’il y a dix mois, il n’y a normalement aucun espoir que quoique ce soit puisse arriver… mais pourtant, Miles et Cara retrouvent le manteau de Vivan. En faisant les poches, ils tombent sur une serviette en papier portant le nom de Noah, et un bout de numéro de téléphone effacé.

Ils confrontent aussitôt Vivian, qui bien évidemment se souvient parfaitement de sa dernière nuit. Elle pense être tombée amoureuse du Noah ce soir-là. C’est con pour Aiden, son fiancé, surtout qu’elle s’est rendue dans le speak-easy parce qu’elle avait peur de se marier. C’est horrible, donc, parce qu’elle a enchaîné cette soirée pour se libérer l’esprit avec la rencontre de Noah, puis dix mois de coma. Et à son réveil, Aiden l’attendait.

Cara arrive à convaincre Vivian qu’il faut absolument retrouver Noah et savoir exactement ce qu’elle veut avant de prendre la décision de se marier. C’est plutôt logique, mais ça met Miles mal à l’aise, parce qu’il trouve ça horrible pour Aiden. Oui, mais Cara a vécu ce sentiment d’incertitude avec son ex, alors bon, c’est bien normal de vouloir aider Vivian.

En revanche, cette dernière est un peu con-con : elle laisse sur la table basse, chez elle, la serviette avec le nom de Noah dessus. Forcément, Aiden retrouve la serviette et se rend dans le bureau de Cara – parce qu’elle a un bureau désormais – pour mieux confirmer ses doutes. Il comprend donc qu’elle avait des doutes… et le vit mal.

Pendant ce temps, Miles emmène Vivian à travers New-York pour rencontrer Noah. Cela n’a pas trop de sens, parce que pour le retrouver, ils utilisent la serviette en papier qui venait d’un fast-food livrant de la nourriture dans tout le quartier. Miles se fait donc passer, au téléphone, pour Noah, de manière à suivre le livreur qui ira à l’adresse habituelle. C’est un peu perché, mais ça passe : pour passer quelques soirées dans le même appartement parisien, j’ai vu à quel point certains restaurants enregistraient vite vos informations dans leur serveur.

La mauvaise nouvelle, c’est que Noah a déménagé depuis quelques semaines. La bonne nouvelle, un brin spoilée par le résumé de l’épisode, c’est que ça permet à Miles de retomber sur Fliss, qui vit juste à côté de l’ancien appartement de Noah. Je suis bien content de la retrouver, aussi perchée qu’elle soit.

Elle est d’une grande aide bien évidemment, parce que les histoires d’âme sœur à retrouver, ça la connaît la Fliss. Elle souhaite donc aider Miles dans cette nouvelle notification, et ça fonctionne parce qu’elle a tout à fait le caractère pour être un sidekick efficace dans cette quête d’un possible amour perdu – même si j’ai rapidement compris que l’épisode ne se dirigeait probablement pas vers une rupture Vivian/Aiden.

Cara rappelle Miles dès qu’Aiden a quitté son bureau pour le prévenir qu’Aiden est au courant, justement. Cela permet à l’épisode d’avancer vite, et ce n’est pas si mal : ils se rendent attendre Cara dans un bar, parce qu’ils passent leur vie dans les bars, et ça laisse le temps à Fliss de se demander quand même pourquoi Miles n’est pas en couple avec Cara, et je trouve ça toujours aussi cool de voir que les anciennes notifications qu’ils ont aidé continuent d’apparaître dans la série par moment.

Alors que tout espoir de retrouver Noah semble perdu, c’est sans la moindre cohérence ou logique que Miles finit malgré tout par retrouver le photographe (parce que Fliss sait qu’il est photographe), sur… Google. Remarque, avec un bout de son numéro de téléphone, il aurait pu aller encore plus vite à le retrouver du coup, mais bon.

La série elle-même nous a dit à quel point ça n’avait aucune chance de fonctionner de taper son nom et studio photo sur Google, mais ils le proposent quand même comme solution. Ils se rendent donc à la galerie de photographies de Noah où il est bien évidemment absent, et où la photo de Vivian est affichée.

Cela lui permet de retrouver ses souvenirs, alors qu’Aiden, qui les suivait depuis un moment, débarque et est terrifié de voir sa fiancée sur une photo où elle sourit avec amour, alors que la photo a été prise par un autre. Je m’attendais à ce qu’il soit question d’une Vivian heureuse d’avoir trouvé le photographe de son mariage, mais même pas : elle s’est simplement retrouvée par hasard à l’endroit où Aiden l’avait demandé en mariage. Cela lui a permis de prendre conscience qu’elle avait trouvé son âme sœur, et ça laisse Fliss tout heureuse de les voir partir en couple.

Et c’est d’autant plus mignon qu’en partant ensuite avec Cara et Miles pour prendre un verre (vraiment, ils passent leur vie à ça), Fliss tombe sur Noah, qui reconnaît son ancienne voisine et lui révèle qu’il aime lui aussi les longues histoires, réplique donnée à Fliss plus tôt dans l’épisode. Franchement, ça le fait. En plus, ça permet à Cara et Miles de finir la soirée tous les deux et se retrouver, évidemment, à l’endroit où Miles avait hésité à lui demander de sortir avec, quand ils avaient été interrompu par Eli, après avoir aidé Fliss.

C’est beau comme tout, ça finit donc par la promesse d’un rencard entre Miles et Cara ; alors que Jaya et Rakesh filent le parfait amour, et alors qu’Aiden et Vivian sont tout heureux aussi. Tout ça rend l’intrigue d’Andrew et Arthur particulièrement inutile quand même, mais bon. Rakesh apprend bien sûr qu’il a son job à New-York, et j’ai hâte qu’on sache de quoi il est question !

Le cliffhanger ? Cara débarque toute préparée pour son rencard avec Miles qui est fou amoureux d’elle déjà. C’est merveilleux comme fin ! Moi qui avais peur que ça traîne trop longtemps, finalement, je trouve qu’ils s’en sortent bien.

Saison 1

God Friended Me – S01E14

Épisode 14 – The Trouble with the Curve – 14/20
C’est un épisode qui s’appuie un peu trop sur une culture américaine que je n’ai pas, et qui aurait été pas mal s’il avait été diffusé autour du Superbowl – mais non, il a été diffusé une semaine après. S’il était bien, ce n’était pas tout à fait le feel-good que je recherchais. J’ai hâte de voir la suite, parce que cet épisode n’a pas réussi à m’accrocher autant que je ne le voulais (ou que les précédents tout simplement).

Saison 1

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Derrick’s our friend suggestion. We can’t let him make the wrong decision.

L’épisode 13 n’était donc pas le dernier épisode de la saison, et c’est une excellente nouvelle car je voulais vraiment une suite à cette série feel good. Tellement, d’ailleurs, que ça me paraît une bonne idée de le voir en plein milieu d’après-midi plutôt que de travailler. C’est à ça que servent les vacances, non ? Je suis étalé sur mon canapé, qui est au soleil, en plus, alors j’ai difficilement envie de faire autre chose !

La cohabitation entre Miles et sa sœur est un peu compliquée, puisqu’elle a tendance à se sentir un peu trop chez elle et oublier que son frère a un podcast à enregistrer. C’est assez amusant à voir tout ça.

Rakesh a eu une promotion… pour mieux continuer de ne pas travailler : il fuit son équipe pour venir se confier à Miles de ses problèmes. Il faut dire qu’il a vraiment du mal à asseoir son autorité sur un groupe qui voit très mal sa promotion parce qu’ils considèrent que c’est un des leurs qui aurait dû avoir la promotion. C’est ridicule comme situation, mais bon, la série est assez simpliste pour que ça passe.

Pour gagner la confiance de son équipe, Rakesh décide finalement de lancer un défi à son concurrent direct qui perd misérablement face à son nouveau boss qui est un hacker bien trop doué pour lui. Mouais, c’était rapide et clairement une intrigue pour combler le temps, mais bon, j’aime bien Rakesh alors ça me va.

Miles et Cara en sont désormais à se faire des déjeuners ensemble et à parler de leur avenir… mais toujours pas de leur avenir ensemble, malheureusement. Ils préfèrent discuter de Miles et de ses envies de voir son job prospérer autant que celui de Cara et Rakesh. Ah, la jalousie. Pas de temps à perdre avec la plateforme FreeVerse cependant, parce que Miles croise ensuite son ex-meilleur ami de lycée, Cal, puis reçoit une notification d’ami : Derrick Gomez, un lycéen qui joue au baseball dans l’équipe de l’ancien lycée de Miles.

Comme par hasard. Cara souligne la « coïncidence », mais l’enquête commence aussitôt, et tant pis s’ils ne se commandent pas à manger au passage. Notons qu’évidemment Miles était lui aussi joueur de baseball, avec Cal, quand il était au lycée, et la coïncidence devient un heureux hasard du compte de Dieu qui veut s’amuser à réconcilier Cal et Miles.

Oui, évidemment, ils se sont disputés à cause du jeu, et évidemment Cal n’est autre que l’entraîneur de Derrick. Cela aide bien Miles et Cara qui n’ont aucun mal à rencontrer Derrick et à obtenir plein d’informations sur lui grâce à Cal, notamment le fait que sa mère tient une pâtisserie. C’est facile comme tout, et ils décident donc de s’y rendre pour mieux découvrir qu’il parle à un agent… dont il ne devrait pas avoir besoin puisqu’il est accepté en université. Mouais.

Ils rencontrent donc rapidement la mère, puis retrouvent Cal pour prendre un verre avec, parce que bon, c’est le principe, non ? La série aime sa fluidité d’écriture et ça permet à Miles de se retrouver dans une boîte de nuit où Derrick passe trop de temps au lieu de travailler. Ben oui, sa carrière universitaire ne l’intéresse plus malgré les apparences, et ni sa mère, ni son coach ne semblent fichus de voir ce qui se trame.

Grâce à Rakesh, Miles arrive en tout cas à découvrir que Derrick pense vraiment trop à laisser tomber l’université, et j’avoue que le système américain m’échappe un tout petit peu trop pour tout comprendre. Il m’a donc fallu faire une rapide recherche wiki pour comprendre que Derrick veut en fait tenter l’entrée en ligue plutôt qu’en université. Le problème, c’est que c’est compliqué et qu’en cas d’échec, ben, y a pas de filet de sécurité.

À mener l’enquête comme ça, Miles et Cara se rendent en tout cas compte que Cal est en fait un menteur : il est celui qui a mis en place ce nouveau plan de carrière pour Derrick malgré l’avis de sa mère. Ah, et il a aussi menti par le passé : affecté par le manque de confiance de Miles en lui, il a décidé de faire semblant de se blesser pour ne pas avoir à gérer la pression. C’est beau. Après tout ça, Miles décide de parler de sa situation à son père qui lui fournit le bon conseil de tester lui-même Derrick pour voir si Cal a raison ou non de vouloir lui faire tester la ligue.

Sans surprise, Cal a tort et Miles le lui explique lourdement comme si de rien n’était, espérant que Derrick prenne ensuite la bonne décision grâce à de nouveaux conseils de Cal. Malheureusement, celui-ci n’est pas prêt à prendre la bonne décision tant que Miles ne lui force pas la main. Enfin, c’est peut-être heureux cela dit, parce que ça permet à Cal de changer d’avis au dernier moment, et grâce à ça, Derrick décide finalement d’aller à Stanford. C’est beau.

Bon, sinon, le père de Miles se retrouve à recruter un nouvel assistant révérend, et ça ne m’a pas passionné malheureusement, même si le nouveau est marrant à vouloir gérer les réseaux sociaux pour récupérer de nouveaux croyants. Il est immédiatement louche à trop bien maîtriser Facebook, d’ailleurs, mais c’est la faute de la série. Je me suis tout de même demandé si ça avait été une bonne idée de lancer l’épisode malgré un petit coup de barre parce que ça m’a endormi plus qu’autre chose.

Arthur en parle en tout cas à sa fille et surtout à sa nouvelle compagne, qui le réconforte comme elle peut. Cela le motive à discuter de nouveau avec l’assistant, parce qu’il prend conscience que ses idées de jeunes sont possiblement une bonne chose.

S’il savait ! Il est évident qu’Andrew, le nouveau, est en fait là pour prendre sa place, et les supérieurs n’hésitent pas à le lui apprendre en fin d’épisode. Bon, ça fera quelque chose de sympa comme intrigue pour Arthur.

Sinon, la fin d’épisode voit Miles envoyer son podcast à une plateforme et se réconcilier avec Cal en jouant au baseball avec, mais comme je ne suis pas fan de baseball, le feel good voulu m’a complétement échappé. Je suis beaucoup plus intéressé par le fait que Rakesh va avoir rendez-vous avec Simon Hayes, franchement.

Saison 1

God Friended Me – S01E13

Épisode 13 – Miracle On 123rd Street – 15/20
Cette fin de saison n’est pas à la hauteur de ce que j’en espérais, principalement parce qu’elle me donne l’impression que les scénaristes ne voulaient pas que ce soit la fin. C’est donc un épisode de facture classique, et c’est un peu dommage de partir comme ça, surtout que l’intrigue proposée est loin d’être leur meilleure. Il y a quelques évolutions qui font plaisir à voir, ça reste feel good, mais l’épisode n’est pas aussi inoubliable que je l’aurais voulu. J’ai quand même tellement envie d’une saison 2, maintenant !

Saison 1

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Sorry to break it to you, Miles, but not everything is about you.

C’est la fin ! Je n’ai pas envie que ce soit la fin ! Et le résumé rappelle tellement de choses, on sent tout de suite que ça va être chargé, en plus. Je n’avais tellement pas envie que ce soit la fin que je commence cet épisode presque trop tard pour mon propre bien. C’est pas grave, ça arrive, ça va bien se passer. D’ailleurs, ça se passe bien pour Miles qui récupère une audience avec 13% de plus. Il n’est pas si heureux que ça quand même dans sa vie, puisque Nia l’a nargué.

Al le sait bien, et elle vient donc s’installer chez lui, sous prétexte d’une fumigation dans son appartement à elle. C’est un peu gros, effectivement, mais ça peut passer. Vu la taille de l’appartement, il y a de quoi faire de toute manière. Et bizarrement, Miles la laisse s’installer pour aller travailler. Comme quoi, tout arrive. Quant à Al, ça fait quelques épisodes qu’elle parle de Dee sans qu’on ne la voit, c’est louche.

À l’arrivée au boulot, Rakesh est suspicieux de tout : il n’apprécie pas le rachat de la compagnie par Simon Hayes et s’attend au pire. Faut dire qu’il n’a pas tout à fait tort : il se voit changer de bureau et a droit à un rendez-vous le lendemain avec ses supérieurs. Forcément, il stresse puisque personne ne lui explique de quoi il s’agit.

Pourtant, l’entretien de Rakesh se passe mieux que prévu : malgré son caractère pourri et son attaque directe à sa supérieure, il découvre en effet qu’on lui propose une promotion. Cara l’avait prédit et, à vrai dire, moi aussi. Bon, cela dit, il passe d’un entretien à l’autre, et je ne vois pas bien l’intérêt : après lui avoir fait plaisir sur sa promotion, il se fait balader par une autre femme bien plus cassante et renseignée. Elle lui parle ainsi de toutes les affaires sur lesquelles il a bossé avec Miles depuis la compagnie, et forcément, il a l’air un peu con-con à dire qu’il n’est au courant de rien. C’est une intrigue hyper cohérente, ça m’a surpris de leur part.

Le lendemain (encore), il a cette fois un rendez-vous avec Spencer Holt, qui est encore plus expéditif, en apparence. En poussant Rakesh à avouer ce qu’il a fait, Spencer finit par lui offrir un job en or dans les… analyses prédictives.

De son côté, Arthur retrouve sa nouvelle copine, Trish, qui l’invite en week-end, mais il l’envoie péter. C’est fort dommage. Son problème ? Il n’apprécie pas qu’elle propose de venir le chercher après le sermon du dimanche, plutôt que pendant. Oui, il est vexé de voir qu’elle ne vient pas assister à son job… et il ne lui dit pas, hein. Sur les bons conseils d’Al, il se décide donc à en parler directement Trish et de lui expliquer que son église, c’est toute sa vie ; et que s’ils vont plus loin ensemble (ce dont ils ont envie), il faudra qu’elle s’implique aussi dans la vie de celle-ci. Logique, jusque-là.

Bon, et sinon le compte de Dieu ? Je m’attendais à une fin de saison, et ce n’était pas trop ça. En fait, ça commençait super bien avec le trio au bar d’Al, qui en plus cite le podcast « Serial ». J’étais donc tout content et quand Miles reçoit sa première notification, je me suis dit qu’on allait entrer dans le vif du sujet. Cela n’a pas raté, puisqu’il reçoit ensuite 76 demandes d’amis.

Rien que ça. Je m’attendais à ce que ça les occupe un bon moment de l’épisode, mais le sens de l’observation de Cara et les talents de hacker de Rakesh font que ça se passe beaucoup plus vite que prévu : dès le lendemain matin, ils ont réussi à cerner le point commun entre toutes ses demandes, qui est que tous les gens concernés vivent dans le même immeuble. Et pour tout simplifier, il y a un appartement vacant dans l’immeuble, donc Cara et Miles, chacun fraîchement célibataire et content de l’être, peuvent donc se faire passer pour un couple qui souhaite le visiter.

Les choses se déroulent assez vite et on comprend vite vers quoi se dirige l’épisode : ils rencontrent William, qui leur fait visiter les lieux, et tout un tas de locataires. Ah, ils sont locataires et vont avoir besoin d’aide ? Ah, Miles et Cara arrivent à squatter une réunion de locataires alors qu’ils n’ont rien à faire là après une visite méga express d’un appartement ?

Les signes sont clairs : on nous présente un immeuble utopique avec beaucoup trop de bons sentiments d’un coup, franchement même pour cette série ça faisait beaucoup, et de « j’ai vécu là toute ma vie ». Sans surprise, les propriétaires débarquent donc à la réunion pour annoncer que l’immeuble est vendu à un promoteur voulant le raser pour construire un hôtel de luxe. Ah, les requins de la finance !

Oui, mais il y a un twist : les propriétaires de l’hôtel sont Denise et Hector, respectivement la sœur et le père de William. Et bien sûr, comme Miles et Cara assistent à tout ça, ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas et William, malgré le coup de massue qu’il vient de se prendre, accepte de dialoguer pépère avec deux inconnus insupportables de bons sentiments, lui assurant que la situation va s’arranger alors que sa sœur vient d’annoncer genre trente secondes avant que tous les locataires ont trente jours pour quitter l’immeuble. BAM. C’est sympa le système immobilier aux États-Unis. Finalement, je me plains de mes déménagements, mais tout va bien pour moi, j’ai eu un petit plus de trente jours.

Bon, Miles et Cara sont toutefois plein de bonnes idées : ils se rendent voir Denise pour faire pression avec la presse et Miles finit par avoir l’idée de fonder une coopérative entre tous les locataires. L’idée est assez simple : si tout le monde rachète son appartement et un petit bout de l’immeuble, alors la vente de l’immeuble pourra être partagé entre touts les ex-locataires devenant alors propriétaires. Et comme on est dans une sorte d’utopie, tout le monde accepte de signer une promesse d’achat, alors même que c’est pas une décision qui se prend à la légère.

En plus, tous les locataires ne me paraissent pas être des millionnaires, quoi. De toute manière, une fois que c’est fait, Cara et Miles se retrouvent coincés : Denise a vendu l’immeuble puisque son père le voulait vendu super rapidement. Elle a envoyé Cara et Miles se casser les dents dans un projet qu’elle pensait irréalisable. Cela énerve William et laisse notre duo sur le carreau, car ils n’ont plus de solution.

Ils en parlent avec Al, qui reçoit des appels de Dee et refuse de les prendre. Cara n’est pas dupe et en parle avec Miles dès qu’elle a l’occasion. Un vrai petit détective, dis-donc. En parallèle, le compte de Dieu suggère un nouveau lieu à visiter : un petit phare rouge dans New-York, par-dessus lequel a été construit un pont.

Et l’histoire de ce phare est le livre d’enfance préféré de Cara, histoire de gagner du temps : elle sait où le trouver et elle connaît toute son histoire, avec le pont construit au-dessus de lui mais n’empêchant pas le phare d’être utile (euh, un peu quand même, non ?). C’est un coin sympa, ça fait de jolies images et le couple y découvre que le phare est un monument classé parce qu’il a fait partie de la vie d’une auteur célèbre.

Et devinez quoi ? Elle a aussi vécu dans l’immeuble. Voilà, voilà : si le compte de Dieu savait tout ça, à quoi bon demander de l’aide à Cara et Miles ? Le mystère demeure. En tout cas, ça permet à William de comprendre que Vanessa se fait manipuler par son père : il est en train de frauder en précipitant la vente sans préciser qu’elle pourrait être caduque. Et il met tout au nom de Vanessa.

Celle-ci prend donc la décision, poussée par William, de se rebeller contre son père, et elle rachète l’immeuble, dont elle n’a bien sûr pas l’intention de virer qui que ce soit. Tadaaa problème résolu, et elle s’installe même dans l’appartement que Cara et Miles avaient visité. C’était un peu décevant comme dernière intrigue pour la saison, possiblement la série.

Finalement, Trish prend la décision de venir assister au sermon d’Arthur le dimanche. Elle est prête à s’engager avec lui, et avec l’Eglise. Rien que ça. Al ? Miles finit par la questionner de manière plutôt habile et elle reconnaît avoir des problèmes avec Dee, sans vraiment entrer dans le détail. En tout cas, elle compte bien continuer de vivre chez son frère pour l’instant, l’empêchant de se mettre en couple avec Cara alors que la tension était une fois de plus carrément palpable devant son frigo – drôle de lieu, je sais, mais c’est la deuxième fois.

Rakesh débarque et annonce qu’il a eu sa promotion, devenant carrément chef de projet, et l’épisode se termine sur un Miles tout heureux de voir sa sœur s’entendre avec ses amis et constituer sa nouvelle famille. On sent très clairement que les scénaristes auraient bien prolongé la saison 1 pour quelques épisodes de plus ; et pourquoi pas pour une saison en 22 épisodes. Cette fin est un happy end au moins, et on n’a pas de cliffhangers insoutenables. Nous n’avons pas non plus de réponse et nous ne finissons pas sur un épisode exceptionnel, malgré ce qu’ils essaient de nous faire croire avec ces 76 notifications. Ah, et sinon, Cara, Miles puis Rakesh utilisent un bol bleu dans cette dernière scène – surtout Rakesh, puisqu’il mange la glace de Miles dedans. Cela me fait un point du Bingo Séries, avant que je n’oublie !

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On notera que ce petit phare rouge existe vraiment, tout comme le livre que raconte Cara et que Miles lui offre en fin d’épisode (cliquez pour la fiche Amazon) !

EN BREF – Cette saison 1 est vraiment top et j’espère un renouvellement. C’est l’une des nouveautés que j’apprécie le plus cette année parce qu’elle apporte quelque chose de nouveau dans les programmes que je regarde. C’est super simple, c’est très fluide et c’est feel good. Ce n’est pas forcément mon type de série préféré, mais c’était agréable de savoir que c’était là et pas prise de tête. J’ai pensé beaucoup de choses positives de ces treize épisodes, et je croise à présent les doigts pour un happy… continuing.

EDIT : et ça tombe bien, CBS a commandé six épisodes de plus. Enfin, un certain nombre de plus. C’est un gros mystère, on n’a aucune info depuis l’annonce de la saison prolongée, en octobre dernier. J’avais fini par croire que je rêvais !

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Saison 1