Vus cette semaine #20

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Vendredi

How to get away with murder – S06E15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.
Blindspot – S05E01 – I Came To Sleigh – 17/20 – Épisode de la semaine précédente
C’est un très bon épisode de reprise, même s’il a l’inconvénient de fonder une bonne partie de son intrigue sur une scène à laquelle je refuse de croire pour le moment. La saison est en tout cas lancée sous de bons auspices, j’espère que ça durera. Pour l’instant, j’ai retrouvé ce qui me plaisait le plus dans la série avec plaisir et je mets de côté de qui a tendance à me faire lever les yeux au ciel pour apprécier pleinement ce début de saison !
Blindspot – S05E02 – We Didn’t Start the Fire – 15/20
On retombe dans un épisode beaucoup plus classique pour cette deuxième semaine de diffusion, mais l’avantage de n’avoir qu’onze épisodes est que la série semble se centrer un peu plus sur un fil rouge de dernière saison, avec cette fois-ci le retour d’un personnage secondaire apprécié des fans pour faire avancer peu à peu les choses vers ce que l’on attend tous. Clairement, je pense que la série va capitaliser sur ce genre de scènes pour fournir des épisodes sympathiques qui ne sont pas là pour combler. J’espère, en tout cas !
Council of Dads – S01E03 – Who Do You Wanna Be ? – 15/20Épisode de la semaine précédente
Si elle n’est pas du tout au niveau de This is us qu’elle aimerait bien être, cette série s’en tire plutôt bien pour l’instant : je m’attache à ses personnages et certains d’entre eux me plaisent vraiment beaucoup. Ceux que je n’aime pas ne sont pas insupportables, et à vrai dire, l’ensemble est tellement sympathique que je n’ai pas envie de me concentrer sur les quelques faiblesses de l’épisode. Bref, j’aime bien, c’est divertissant.
Council of Dads – S01E04 – The Sixth Stage – 17/20
La série marque plein de bons points auprès de moi avec cet épisode qui parle de sujets divers avec beaucoup d’humour et de justesse. En plus, il s’agit principalement d’un épisode qui se centre sur le désir sexuel, mais le fait avec des scènes qui paraissent aussi originales qu’inédites, là où beaucoup de séries s’engouffrent habituellement dans les clichés. Là, ça m’a paru à peu près mature et, à force de regarder des séries pour adolescents, je ne suis pas habitué. C’était chouette et ça m’a rappelé les bons moments de Brothers & Sisters.
In the Dark – S02E04 – Deal Me In – 18/20 – Épisode de la semaine précédente
De coups de poker en coups de poker, la série parvient à bien mener sa barque pour que l’intrigue reste passionnante à suivre sans pour autant négliger les nombreux personnages. Ces derniers ont une trajectoire individuelle vraiment intéressante et l’ensemble continue donc d’être sacrément solide. Vraiment, j’aime beaucoup cette saison qui m’apporte tout ce que j’en attends à chaque épisode. C’est chouette !
In the Dark – S02E05 – The Unusual Suspects – 16/20
Même si je suis quelque peu déçu de ne pas avoir eu la scène que j’espérais et attendais dans cet épisode, l’épisode a réussi à me convaincre en approfondissant les relations entre deux personnages qui en avaient besoin et en proposant malgré tout ses twists habituels. Ces derniers sont toutefois parfois gros pour être crédible. Une fois de temps en temps, ça passe. Deux dans le même épisode, ça m’a un peu freiné… mais en même temps, les répliques et les personnages sont géniaux, je leur pardonne tout.
Station 19 – S03E15 – Bad Guy – 15/20 – Épisode de la semaine précédente
C’est fou comme un bon nombre des intrigues de cet épisode ont eu le don de parvenir à m’énerver beaucoup plus que nécessaire et beaucoup plus que ne le justifie cette série. Et en même temps, je me dis que si ça m’énerve autant de voir les personnages prendre de mauvaises décisions et s’autodétruire pour le fun, c’est peut-être aussi parce que je suis attaché à ces personnages, donc que la série a fait un bon job ? Allez savoir…
Station 19 – S03E16 – Louder Than a Bomb – 17/20
Je me suis mis devant cet épisode en m’attendant à totalement autre chose que ce qu’il proposait. C’est un très bon épisode, mais il n’a pas du tout la carrure d’un épisode final, je trouve. En fait, il ressemble à ce que devraient être tous les épisodes de cette série, à peu de choses près. Etonnant pour une fin de saison, mais au moins, ce n’est pas mauvais et ça fait plaisir de les quitter sur une bonne note !

Rattrapage

9-1-1 – S03E08 – Malfunction – 15/20
L’épisode était tranquillement en train de m’endormir en ce mardi soir, quand soudain, il m’a finalement réveillé. Bref, il se passe un milliard de choses en un épisode et ce n’est pas toujours exceptionnel, mais il y a des acteurs dans cette série qui se défoncent pour donner le meilleur d’eux-mêmes à chaque fois. Quant aux scénaristes, ils prennent un vicieux plaisir à torturer les personnages, clairement.
9-1-1 – S03E09 – Fallout – 15/20
Les intrigues se suivent à toute vitesse et ne se ressemblent pas. Cet épisode part très loin dans ses délires, avec deux interventions aux probabilités d’arriver pour de vrai quasi-nulles. Tout réside dans le « quasi », j’imagine. Si j’ai toujours du mal avec la rapidité de la série – et ça ne doit pas aider que je la bingewatche – j’aime beaucoup les personnages et le traitement des situations d’urgence qu’ils traversent. J’ai juste plus de mal à digérer les conséquences quasi-inexistantes. Tout réside dans le « quasi », j’imagine.
9-1-1 – S03E10 – Christmas Spirit – 15/20
Non, vraiment, il ne faut pas trop bingewatcher cette série parce qu’on finit par voir du danger partout, même là où il n’y en a pas, et ça nous donne aussi l’impression que notre vie n’avance pas du tout assez vite quand on voit la vitesse à laquelle toutes les relations et vies des personnages se déroulent. Et en même temps, je n’ai pas du tout envie d’avoir autant de problèmes qu’eux, hein. Pour un épisode de mi-saison, je me suis retrouvé bien surpris d’avoir affaire à un épisode égal aux autres, ni pire (heureusement), ni meilleur (bizarrement).
Manifest – S02E09 – Airplane Bottles – 16/20
Il faut que j’arrête d’avoir du mépris pour cette série, parce que ça fait quelques épisodes que je pense comprendre avec un coup d’avance vers quoi se dirigent les scénaristes et qu’ils me contredisent aussitôt. Bref, l’écriture n’est pas si mauvaise, c’est tout le reste qui ne va pas et qui tangue souvent. Mais pas autant que les personnages dans cet épisode, de toute évidence. Des débuts de réponses arrivent enfin, c’est agréable.
Manifest – S02E10 – Course Deviation – 15/20
Cet épisode est tout fluide et les intrigues proposées fonctionnent bien, mais j’ai trouvé que tout était exécuté un peu trop rapidement pour que ce soit parfaitement convaincant. En plus, ils me refont changer d’avis par rapport à l’épisode précédent : finalement, ils sont bel et bien plus prévisibles qu’ils ne souhaitent l’être. Il y a trop de grosses ficelles visibles pour dire le contraire…
Manifest – S02E11 – Unaccompanied Minors – 13/20
Aïe, tout mon intérêt pour les intrigues de cet épisode se sont effondrés en cours de route, peut-être parce qu’il y a un personnage qui devrait être là et qui est absent, peut-être juste parce que la série décide de perdre du temps avec un épisode qui est clairement là pour combler et n’apporte absolument rien avant ses deux dernières scènes, à vrai dire.
The Purge – S02E06 – Happy Holidays – 14/20
J’ai bien aimé l’épisode et il y avait des scènes sympathiques, c’est vrai, alors je ne suis pas très sympathique dans la notation… Seulement voilà, j’adorais la saison 1 et j’ai désormais beaucoup plus de mal à aimer ce que la série propose. J’ai l’impression que toutes les intrigues vont trop loin dans ce qu’elles proposent, ce qui leur fait malheureusement perdre en crédibilité. C’est quand même problématique quand ma trouvaille préférée de l’épisode est celle qui n’a rien à voir avec les intrigues en cours, à savoir la scène d’introduction sur la Purge et les médias…
The Purge – S02E07 – Should I Stay or Should I Go ? – 15/20
Léger mieux dans cet épisode où deux intrigues sur trois sont prenantes et plaisantes, même si la scène finale me laisse perplexe sur la construction de la saison qui est tout de même bancale à bien des égards. Au moins, la fin de saison devrait être plus percutante après des épisodes ayant trainé en longueur pour pas grand-chose finalement.
The Purge – S02E08 – Before the Sirens – 17/20
Voilà, finalement, je reviens sur ce que j’ai dit plus tôt dans mes critiques : il est clair que la série est à son meilleur dans ce genre d’épisode et dans la fin de saison à venir. Les dernières pièces du puzzle se mettent en place avant les derniers épisodes qui promettent de très bonnes choses… mais c’est ce qui pose problème à cet épisode qui, du coup, paraît être une vaste introduction qui prend encore son temps et laisse voir de trop nombreuses failles dans le scénario !
Charmed – S02E13 – Breaking The Cycle – 18/20
Je me suis donc arrêté juste avant l’épisode de toutes les révélations, en fait. C’était drôlement intéressant de revenir dans la série par cet épisode qui fait un clin d’œil bien sympa à la série d’origine (ou pas ?) tout en faisant pleuvoir les informations sur le trio. D’ailleurs, c’est bien là la force de cet épisode : on a enfin un épisode qui se centre sur le trio, un élément que j’adore et qui est totalement négligé (volontairement) dans cette saison 2. Apparemment, il y a là volonté de peut-être changer ça. Espérons. Quant à la deuxième intrigue… Je l’ai vue, quoi.
Charmed – S02E14 – Sudden Death – 16/20
Voilà un drôle d’épisode qui me perd totalement sur le plan de la logique derrière les actions des grands méchants de cette saison, avec des révélations qui tombent à plat suite à une intrigue trop basique et plate en ce qui me concerne. C’était beaucoup mieux du côté de l’autre fil rouge, parce que l’épisode s’y concentrait beaucoup plus sur les relations humaines entre ses personnages. Au moins, ça me rappelle pourquoi je suis là… et pourquoi je ne le suis pas.
Charmed – S02E15 – Third Time’s the Charm – 18/20
J’ai toujours eu un faible pour ce genre d’intrigue et ce type d’épisode, et ce n’est pas celui-ci qui va me faire dire le contraire. C’était une bonne aventure, j’ai bien aimé ce que ça donnait et ça permet d’aboutir à ce que j’attendais depuis une quinzaine d’épisodes. Par contre, côté développement, les personnages secondaires sont sur la touche et le titre spoile beaucoup trop à mon goût.
Charmed – S02E16 – The Enemy of My Frenemy – 18/20
Les différentes intrigues en fil rouge trouvent assez naturellement une place dans cet épisode qui entremêle tout ça d’une bonne manière et qui permet d’explorer des duos ou trios de personnages plutôt inattendus. C’est le but de toute cette saison que de les tester les uns après les autres, je pense, mais il faut reconnaître que ça permet d’éviter des redondances et que ça fonctionne plutôt bien.

Challenge Séries 2020

Gentleman Jack – S01E02 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.
Gentleman Jack – S01E03 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

> Vus en 2020 

Gentleman Jack – S01E03

Épisode 3 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.

> Saison 1


Spoilers

03

It’s not often I’m speechless, John.

C’est parti pour un nouvel épisode de cette série. J’ai beau l’adorer, 58 minutes, c’est toujours toute une aventure et c’est épuisant à regarder je trouve. Pourtant, chaque scène est chouette… Heureusement d’ailleurs, ça aide à tenir.

L’épisode reprend au retour d’Anne et Miss Walker de Lake District, et les rumeurs vont clairement bon train cette fois concernant les deux femmes. Mrs et Miss Rawson sont donc là pour raisonner Miss Walker, mais elles sont accueillies par le duo. Elles ont beau tenter de se débarrasser d’Anne et d’être aussi impolies avec elle que possible en restant polies, parce qu’on est en Angleterre. Anne est toujours aussi géniale et prend clairement son pied dans cette scène.

La scène suivante voit les deux femmes faire une promenade en forêt en parlant d’amis de Miss Walker supposés venir bientôt chez elle, ce qui l’embête quelque peu vis-à-vis d’Anne. Cette fois-ci, cependant, Anne est rassurée : clairement, Lake District s’est très bien passé pour elles, même si on n’a pas eu le droit de le voir. C’est dommage, il nous manque de bonnes scènes, c’est évident. En attendant, Anne emmène tout de même Miss Walker dans un superbe chalet dans la forêt, où elles peuvent toutes les deux parler un peu plus à cœur ouvert.

Rah, mais sautez-vous dessus, nom de dieu, qu’on en finisse ! Avant ça, Anne prend tout de même la peine de fermer les volets, signe que nous ne sommes pas dans une série américaine – ils se font toujours surprendre par la fenêtre, non ?

Loin de se sauter dessus, les deux femmes s’avèrent très douces l’une envers l’autre, malgré un désir qui a eu le temps de grimper en trois épisodes. J’aime beaucoup cette scène de premier baiser entre elles, mais le désir finit par les consumer quand elles rentrent chez Miss Walker et que cette dernière lui propose de rester dormir chez elle le lendemain. Yep, là, les baisers sont d’un coup bien plus passionnés, hein.

En rentrant chez elle, Anne se fait à nouveau engueuler par Marian qui était morte d’inquiétude pour elle, mais aussi pour leur tante, qui a eu de nouvelles crampes d’estomac dans la journée. Anne ne répond pas à Marian, comme d’habitude, pour se précipiter auprès de sa tante et lui raconter sa journée, puis ses rêves d’une vie en commun avec Miss Walker.

Oh, les douze ans d’écart entre elles (29 ans pour Miss Walker, donc 41 pour Anne Lister) embêtent un peu la tante, mais pas autant que le fait qu’elles soient deux femmes. Enfin, la tante n’en a rien à faire de ça, mais elle est bien forcée de faire redescendre sa nièce sur Terre, parce qu’elle rêve un peu trop d’une vie qui ne peut arriver.

Le lendemain, Anne doit faire face à sa sœur insistant auprès de son père et de sa tante pour qu’Anne s’excuse auprès des servants qu’elle a forcé à rester réveillés et auprès d’elle, et auprès de sa famille et auprès du monde entier finalement. L’attitude d’Anne ne plaît pas à Marian, pas plus que la manière dont leur père laisse tout passer en permanence (sympathique flashback, une fois de plus, pour voir Anne jouer aux cartes dans une taverne). C’était bien drôle à voir comme scène, parce que Marian s’énerve bien rapidement et prophétise la naissance de son futur fils quand elle sera mariée, un fils qui viendra reprendre les affaires familiales à la place d’Anne.

Ce n’est pourtant pas gagné pour Marian le mariage, puisqu’elle ne sort jamais de Shibden Hall. En parlant de mariage, John débarque une nouvelle fois avec un bouquet pour demander la main d’Eugénie, toujours en passant par Elizabeth. Contre toute attente, Eugénie est prête à considérer son offre et dit oui immédiatement. En même temps, elle est enceinte, elle n’a pas tellement le choix. Les deux fiancés demandent alors à Marian d’annoncer la nouvelle à Anne Lister, puisqu’ils ont besoin de son accord…

Le seul problème, c’est que Marian préfère donc se disputer avec Anne le lendemain matin, alors qu’Eugénie était en train d’apprendre des informations sur son futur époux, et se barrer chez les Dyson, qui qu’ils soient.

En tout cas, c’est énervée qu’Anne se rend sur le chantier du charbon, où elle trouve Sam Sowden complètement bourré en plein travail. Elle demande ainsi à Thomas de s’occuper de son père et de le ramener chez lui, mais ce n’est pas exactement quelque chose que Sam prend bien. Il insulte donc Anne, ce qui est la pire des idées puisqu’elle lui propose aussitôt un rendez-vous, le lendemain, pour parler de son contrat de location, oups.

Toujours aussi dure en affaire, Anne se rend ensuite en négociation avec un des frères Rawson. Soyons honnêtes, j’ai déjà oublié lequel était lequel, mais je pense qu’on a affaire ici à Jeremiah. Quoiqu’il en soit, le prénom n’a que peu d’importance, et je pense qu’il en a même peu pour Anne qui veut juste être un requin dans sa négociation. Elle en demande toujours plus et fixe des conditions bien compliquées pour Rawson qui se trouve évidemment forcé de ralentir la négociation pour en parler à son frère. C’était sympathique.

C’était bien plus sympathique que ce qu’elle doit ensuite annoncer à Miss Walker, dans leur cabane (la fameuse chaumière de l’épisode précédent) où elles s’embrassent. Si elle a bien envie de rester au dîner qu’elle lui a préparé, elle ne pourra pas rester beaucoup plus longtemps ensuite : sa dispute avec Marian fait mauvais genre et elle ne veut pas rester trop loin des servants durant la nuit, ainsi que de sa tante d’ailleurs. Surtout de sa tante si vous voulez tout savoir. En plus, Marian a donc pris la décision de partir, annonçant tout de même à sa tante qu’elle a bien un début de quelque chose de romantique avec un certain John Abbott. Génial, encore un John !

Anne, elle, apprend que Miss Walker a reçu une lettre la concernant, et la critiquant vivement. Miss Walker veut toutefois lui montrer pour lui assurer qu’elle n’en a rien à faire de sa réputation. Chouette. Anne s’en remet bien vite et se barre avec la lettre, pour aller prendre des nouvelles de sa tante avant le dîner. En partant, elle interroge le portier de Miss Walker sur l’accident de la scène d’ouverture de la série. L’occasion pour nous d’apprendre qu’apparemment Mister Rawson est celui qui conduisait et est responsable de l’accident. Reste à savoir de quel Mister Rawson il est question hein.

En tout cas, les frères Rawson sont encore ensemble au même moment, pour découvrir qu’Anne est encore et toujours plus dure en affaire : alors qu’ils pensaient acquérir au prix incroyable qu’elle demande l’ensemble du terrain d’Anne, ils découvrent que le contrat qu’elle a fait rédiger ne concerne en fait que la moitié de celui-ci.

Pas étonnant qu’Anne se fasse des ennemis et que Miss Walker reçoive des lettres lui disant de se méfier d’elle parce qu’on ne peut pas lui faire confiance en compagnie d’une femme après tout ça. La lettre affecte bien plus Anne qu’elle ne l’a laissé paraître, parce qu’elle la brûle aussitôt qu’elle est de retour à Shibden Hall. La pauvre.

C’est l’épisode de toutes les lettres : elle en reçoit ensuite une de Jeremiah à propos de leur désaccord, et la série en profite pour instiller un peu d’humour. En effet, Anne lit la lettre bien plus vite que John ne nous la lit à voix haute. C’était marrant, ça instaure un brin de folie qui colle bien à leur représentation d’Anne Lister, je trouve.

Après tout ça, Anne est donc prête à repartir pour son dîner, mais pas avant d’apprendre que John, le serviteur, va se marier, mais sans savoir à qui ; de même que Marian, qui a demandé à sa tante de ne pas révéler quoique ce soit à Anne. On se marre bien de ces quiproquos, mais qu’importe, Anne a eu une super soirée qui l’attend.

Yep, Miss Walker lui annonce qu’elle sera disponible plus tôt que prévu pour aller voyager finalement. Le voyage est un sujet de conversation entre elles, mais pas autant que la nouvelle idée fixe d’Anne qui propose carrément à Miss Walker de vivre ensemble après leur voyage. Oui, oui, après si peu de temps, Anne lui propose d’abandonner toute idée de mariage et d’enfant pour ne vivre qu’avec elle et détruire à jamais sa réputation, vu l’époque.

Ce n’est pas gagné, mais pourtant, Miss Walker considère vraiment la proposition, qu’elle voit comme des fiançailles. Elle demande ainsi à Anne un délai de six mois avant de donner sa réponse. C’est donc pour la date du 3 avril qu’Anne aura sa réponse, le jour de son anniversaire. Moi, je suis bien content de cette scène, mais pour de mauvaises raisons : Anne s’amuse à jouer avec la boucle d’oreille de Miss Walker, et ça me fait un point du Bingo Séries, yes !

Par contre, l’ambiance est rapidement refroidie entre elles quand Miss Walker interrompt une main baladeuse d’Anne. Tout ça est bien compliqué, mais voilà, Miss Walker a peur de décevoir Anne comme elle n’a jamais fait ça avant.

Elles sont finalement interrompues par l’arrivée de John qui vient chercher Anne pour la ramener à la maison – et il interrompt un nouveau moment où Anne brise le quatrième mur qui était bien trop drôle. Le problème, c’est qu’avant ça, il passe chez les voisins de Miss Walker (qui sont de sa famille, sinon ce n’est pas drôle) parce que les indications n’étaient pas claires. Les rumeurs vont aller bon train, c’est top, surtout qu’il leur dit que ça fait plusieurs soirs qu’Anne Lister y passe. Evidemment, John profite de sa promenade nocturne avec Anne pour lui expliquer ça, mais aussi pour lui demander officiellement la main d’Eugénie.

Anne en reste sans voix, ne sachant quoi décider : ils ne parlent pas la même langue, tout de même. Evidemment, elle ne veut pas gâcher le bonheur de qui que ce soit, mais elle veut tout de même en parler à Eugénie avant de prendre une décision. Bien.

Le lendemain matin, Anne apprend de sa tante que Marian envisage de se marier avec John Abbott. Aussitôt, Anne envisage immédiatement de faire des recherches sur lui, parce qu’elle a peur de ce que ça pourrait donner.

Pendant ce temps, sous l’ordre d’Anne, Thomas ramène son père bourré chez lui auprès de sa mère, et les choses tournent super mal dans leur ferme. Thomas souhaite retourner travailler, mais Sam ne le voit pas exactement comme ça. Il n’en faut pas plus pour que les choses s’enveniment : Sam s’en prend à son plus jeune fils, le battant sans vraie raison.

Aussitôt, Thomas défend son frère en attaquant leur père, mais il ne fait pas le poids. La mère est alors forcée d’intervenir à coup de seau, puis alors qu’il s’apprête clairement à la tuer, ses deux fils le maîtrisent enfin, l’accrochant avec une corde donnée par un certain Alfie. C’est que je commence à vraiment m’attacher aux Sowden à force, et particulièrement à Thomas qui n’hésite pas à enfermer son père avec les cochons et lui balancer des seaux d’eau à la tronche devant sa sœur, Amy.

Ce n’est que le lendemain matin après une nuit compliquée pour son père que Thomas revient auprès de lui, espérant le trouver dans de meilleures dispositions et prêt à parler. C’est peine perdue. C’est d’autant plus problématique qu’Anne refuse de négocier avec Thomas quand elle passe au chantier et qu’il espère la convaincre qu’il peut bien faire le travail de son père à sa place. C’est dommage pour les Sowden, ça, parce qu’Anne impose au père de passer la voir dans la journée. Or, vu la nuit qu’il a passé, c’est tout de même mal barré.

Avant ce rendez-vous, Anne retourne auprès de Miss Walker pour mieux la trouver en larmes et bouleversée, apeurée parce qu’elle n’a pas pu donner à Anne ce qu’elle voulait. Oh lala, c’est si exagéré les sentiments à cette époque dis-donc. Entre Anne blessée dans l’épisode précédent d’un refus de Miss Walker et ça, on n’est pas sorti de l’auberge. Tout semble multiplié par cent. C’est bien normal, vu l’époque, mais voilà, c’est énervant.

Dans le même genre, il est énervant de voir la voisine de Miss Walker venir prendre des nouvelles pour avoir les derniers potins… et aussi pour recadrer Miss Walker autant qu’elle peut. Elle est servie : les rideaux sont fermés, alors elle comprend que rien ne va plus pour Miss Walker. Avec l’aide de James, le majordome, elle entre sans frapper dans le salon où les deux femmes prenaient du bon temps. Ses remontrances n’ont pas vraiment l’effet escompté sur Miss Walker, par contre. Elle finit en effet par éclater de rire et proposer à Anne de se rendre dans la chambre pour faire l’amour, parce que oui, elle lui a dit qu’elle l’aimait.

C’est une bonne fin d’épisode, mais ce n’est rien par rapport à l’excellent cliffhanger du côté de Thomas. Il envoie sa mère et les plus petits se promener loin de leur ferme avant qu’il ne libère son père… sauf que lorsqu’il essaie de le faire, le père recommence à s’attaquer à lui. Ni une, ni deux, Thomas décide donc de lui trancher la gorge et de le laisser à manger au cochon. La scène est super violente et fait que toute cette intrigue des Sowden devient bien plus intéressante dans cet épisode !

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E02

Épisode 2 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.

> Saison 1


Spoilers

02

I dissected a baby once. In Paris. It was dead obviously.

« Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit. »

Ce sont les mots très sincères que je balançais à la fin de la critique du premier épisode de cette série, il y a cinq mois. J’étais plein de bonne volonté avec mon Challenge Séries 2020 et j’espérais vraiment boucler mon visionnage assez rapidement. Pourtant, 2020 n’a pas été tendre avec nous et ce n’est donc qu’en ce mois de mai que je fais enfin ce qu’il me plaît, et surtout ce qu’il plaît à Poluss qui voulait tant que je regarde sa série préférée. Merci encore à elle pour sa patience dans le prêt des DVDs !

L’épisode 2 a la bonne idée de commencer par un très bon résumé de l’épisode 1, qui me remet tout de suite dans l’ambiance. J’aime toujours autant l’accent des actrices et la musique. Cela remet tellement dans le mood du premier épisode. Il faut dire aussi que ça aide bien que l’épisode reprenne exactement là où on en était : Anne débarque pour parler avec Miss Walker et il est très clair immédiatement qu’on est sur une scène de drague.

Miss Walker rappelle évidemment à Anne qu’elles se sont déjà vues par le passé et qu’elle lui avait couru après, alors qu’Anne ne se rappelle que partiellement, soi-disant, de cette journée. Ah, le jeu de drague est si évident, l’accent des actrices est génial (je me répète hein ?) et les répliques font vraiment mouche avec déjà tellement de possibilités dès la première scène pour ma réplique préférée de l’épisode.

Oh, quant à la drague, Anne a l’air de considérer que c’est chouette de parler de dissection de bébé parisien dans une conversation de séduction. C’est super, on en a même un flashback, en français, avec les pauvres testicules non descendus du bébé. Le pire, c’est encore que Miss Walker soit fascinée par tout ça et par le discours fascinant d’Anne. J’avoue, je la comprends.

Bref, l’après-midi se passe bien pour elles et la complicité est toujours aussi évidente. Malheureusement, Miss Walker qui ne souhaite pas avoir d’enfant un jour est déjà plus ou moins promise à des parents distants, les Rawson, parce que bon, vous avez vu l’époque dans laquelle la série se déroule, non ? Miss Walker se sent donc invalide, ce qui est loin d’être le sentiment d’Anne à son égard. Et pile au moment où Miss Walker s’apprête à l’embrasser, Anne décide de s’en aller.

Il faut savoir se faire désirer, même après quatre heures, apparemment. Il n’empêche qu’Anne est totalement sous le charme, au point de ne pas entendre quand on l’appelle. Il faut dire qu’elle a toujours un business à gérer, même après avoir confié les affaires à Washington. On reprend donc cette partie de l’intrigue du charbon qui a du mal à me fasciner mais qui fait partie inhérente de la série : il y est question d’une compétition entre les Rawson, que Anne n’aime pas beaucoup, et Hinscliffe qui veulent tous acheter une partie de l’affaire d’Anne.

Après une telle insistance sur les Rawson, on nous présente donc Mr Rawson, Christopher de son petit prénom. Il est tout de suite introduit comme un personnage sacrément riche et, comme souvent avec les riches, comme un personnage un peu sombre. Yep, il est tout de suite mis au courant du retour d’Anne, dont il était déjà au courant, par un associé qui s’en inquiète, surtout qu’il a eu vent de la vente organisée par Anne.

C’est gênant comme tout, parce que la vente risquerait de faire découvrir des activités clairement pas légales des Rawson. Bon, c’est classique tout ça comme intrigue finalement, si on transpose à l’époque moderne. Je peux m’y accrocher, si j’y crois un peu plus.

De son côté, Anne se rend chez les Sowden pour leur parler un peu, mais aussi pour examiner le petit Henry qui ne parle toujours pas. Pourtant, il finit par l’ouvrir pour poser LA question qu’il n’aurait pas dû poser : il demande à Anne si elle est un homme. Aha. La réaction du personnage est géniale, parce qu’elle reste sacrément calme et froide, mais en même temps avec sympathie et chaleur, d’une certaine manière. C’est un très bon jeu d’actrice, tout ça. Dans la scène, Anne parle également de l’accident, ne comprenant pas qu’aucun témoin ne reconnaisse celui qui l’a provoqué. Elle finit par dire qu’elle rendra visite au Rawson, également.

Avant ça, elle retourne manger chez elle. Marian commençait à me manquer, alors j’étais content de ce repas de famille où une fois de plus Anne se fait remarquer avec ses projets de rénovation de Shibden Hall, leur maison ancestrale qu’elle tient en haute estime… Contrairement à Marian, qui ne la voit que comme une vieille ferme. Les choses sont claires, une fois de plus, dans l’opposition qui lie les deux sœurs.

Après ce repas, Anne retourne comme promis voir Miss Walker pour une petite balade dans le jardin et une rédaction de lettre afin de lui venir en aide. Elle espère ainsi lui redonner confiance en elle, alors que Miss Walker se met à lui parler d’un voyage de trois semaines organisé par sa famille pour qu’elle parte avec sa cousine qu’elle aime beaucoup.

Ces mots ont l’air difficile à digérer pour Anne qui a bien peur et se sent a priori jalouse, jusqu’à ce qu’elle se blesse en cassant un petit couteau et soit rassurée aussitôt par Miss Walker. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Anne propose immédiatement à Miss Walker de partir en voyage avec en Suisse au Printemps. Ah, la drague, c’est si mignon.

Après les sujets de conversation d’Anne sont tout sauf mignons : elle explique à Miss Walker que les pantalons des parisiens ont des poches spéciales pour que les hommes puissent se masturber discrètement. Charmant. Elle explique aussi qu’elle a étudié l’anatomie, beaucoup, avec un bon flashback pour nous montrer qu’elle parle de sexe lesbien, avant d’attaquer les choses sérieuses en parlant de son attraction, en caressant le menton de Miss Walker et en lui expliquant qu’elle sait qu’elle est un tout petit peu amoureuse d’elle.

Miss Walker ne sait pas trop comment réagir à une attaque aussi frontale et directe, du coup, une gêne s’installe entre elles. Je dois dire que j’ai eu du mal avec Anne dans cette scène, parce qu’elle semble d’un coup être une toute autre personne. Elle qui en impose en permanence avec son assurance et ses certitudes correctes à 100% ne semble pas bien prête à supporter la moindre blessure d’égo. Je ne sais pas bien s’il s’agit de manipulation de sa part – parce que juste après cette scène, elle est de nouveau heureuse de sa drague avec Miss Walker – ou si c’est bien une de ses faiblesses. Elle semble tout de suite imaginer le pire, qu’on ne l’aime pas, dès que Miss Walker ne réagit pas immédiatement comme elle le souhaite.

La journée continue pour Anne avec une autre sortie pour le thé, puis elle rentre chez elle pour se faire engueuler par Marian excédée de voir Anne arriver si tard alors que Rawson est passé dans l’après midi pour la rencontrer. Comme toujours, Anne n’en a rien à faire, et c’est d’autant plus vrai qu’en montant dans sa chambre, elle découvre dans son courrier un faire-part de mariage de Vere Hobart et Donald. La pauvre.

Le lendemain, Anne décide de se rendre d’elle-même auprès de Christopher Rawson pour lui parler de l’accident, mais aussi du charbon. Pour le charbon, il lui conseille de voir ça avec son frère Jeremiah, pour l’accident, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose sans témoin. C’est intéressant : il est donc « constable », que je voyais comme un mot pour désigner les gendarmes, mais ce n’est pas trop l’image qu’il renvoie ici. Je sens que je vais étendre mon vocabulaire anglais, moi !

Quant à l’accident, il est assez clair qu’Anne ne compte pas en rester là : elle tient beaucoup à ses locataires, voyez-vous, et un enfant avec une jambe coupée, ça fait de la peine. Finalement, Anne rentre chez elle faire un peu de jardinage, et c’est à ce moment-là que Rawson débarque pour parler affaire et pour parler du prix du demi-hectare. Pas de bol pour lui, il se fait totalement dominer par Anne dans la négociation.

Elle est absolument géniale, parce qu’elle sait exactement ce qu’elle veut et elle sait exactement le prix à proposer pour que le profit soit du 50/50 entre le vendeur (elle) et l’exploitant (lui). Franchement, Anne Lister est un personnage parfaitement hypnotisant. J’ai adoré toute la scène et ses explications simples, claires, précises et percutantes. Comme le personnage, donc. Elle va jusqu’à menacer les Rawson de ne plus rien leur vendre et de ne plus rien vendre à personne. Elle est si douée en affaire… Cela dérange bien les hommes autour d’elle !

De son côté, Miss Walker prépare sa valise pour partir avec sa cousine Catherine, mais il s’avère que c’est plutôt Catherine qui fait la valise alors que Miss Walker se contente de rêver à Anne Lister. Et elle en parlait tellement que Catherine finit par la mettre en garde, puisque la réputation d’Anne la précède. Miss Walker est tellement en train de tomber amoureuse, en tout cas, qu’elle défend bec et ongles Anne… avant de se rendre compte qu’elle n’est pas la première femme qu’elle drague. Oups.

Pourtant, quand elle revoit Anne, celle-ci est parfaitement charmante et lui offre un collier de Venise avant de la rassurer sur son voyage à venir. Miss Walker s’apprête à partir pour trois semaines de voyage avec Catherine et la séparation est déjà dure pour les deux futures amantes. Histoire de la rassurer complètement, Anne lui explique qu’elle est invitée à un mariage à Londres. Elle n’a pas envie d’y aller, mais elle risque de le faire quand même, pour éviter qu’on ne parle mal d’elle.

Elles sont interrompues par Catherine qui vient chercher sa cousine pour partir, mais ça n’est finalement pas un vrai problème pour Anne qui s’en va donc en marquant tout de même son territoire et pour enchaîner avec un rendez-vous chez elle, avec Hinscliffe, toujours pour le charbon. Plus malin que les Rawson qu’il n’hésite pas à critiquer, il accepte l’offre d’Anne… qui lui explique qu’elle attend de voir si un autre acheteur est prêt à lui en donner plus. Et une fois Hinscliffe congédié comme elle sait si bien le faire, elle demande également à Washington de voir combien ça lui couterait finalement de reprendre l’affaire elle-même.

Cet épisode reprend aussi sur l’intrigue d’Eugénie toujours enceinte malgré le gin qu’elle a bu. La pauvre. Tout le monde parle d’elle dans son dos dans la cuisine, à la recherche d’une solution pour cette pauvre enfant enceinte du défunt George. La solution finit par venir d’un certain John qui débarque pour lui offrir des fleurs, Elizabeth continuant d’assurer une traduction approximative en français. La scène est plutôt marrante à voir, mais cette intrigue est loin d’être aussi cool que celle d’Anne.

John envisage évidemment de se marier avec Eugénie, ce qui est d’autant plus logique qu’il est veuf et a trois petites filles à éduquer apparemment. Pas toujours évident d’être père célibataire, surtout à cette époque… Bizarrement, d’ailleurs, il demande à ses filles ce qu’elles penseraient d’un remariage pour lui. Pourquoi pas.

L’épisode se termine toutefois par Anne embarquant Eugénie à Londres pour le mariage de Vere et Donald. Miss Hobart devient donc Mme Cameron. Oh, Anne fait de la peine à voir pendant ce mariage, parce qu’elle perd définitivement celle qu’elle aime. Petite musique triste, petites larmes dans les yeux, tout ça est bien joué tout de même, de même que la tenue noire d’Anne qu’elle explique par le fait qu’elle a commencé à en porter lors du mariage de Miss Lawton avec un bouffon. Voilà qui est fait.

Une page se tourne pour Anne qui a l’occasion d’une conversation avec la mariée, sonnant comme un véritable adieu. Il faut dire que l’ex Miss Hobart n’est pas super sympathique avec Anne, non plus. Celle-ci rentre donc au plus vite avec l’intention d’aller au Lake District pour rejoindre Miss Walker. Sympathique cliffhanger, sympathique musique de fin, toujours.

> Saison 1

Vus cette semaine #19

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S03E08 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !
Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E12 – Zoey’s Extraordinary Dad – 20/20
Dingue, ils ont même réussi leur fin ! Et pour cause, il apparaît clairement que les onze épisodes précédents n’avaient que pour but d’en arriver à cet épisode qui conclue toutes les intrigues de manière parfaite et qui sert à la fois de fin de saison et de potentielle fin de série. C’est un exercice difficile que les scénaristes réussissent avec brio, fluidité et simplicité apparente. Bref, en douze épisodes, cette série s’impose tout bonnement comme une référence. À dévorer sans plus attendre…

Vendredi

How to get away with murder – S06E14 – Annalise Keating is Dead – 20/20
Ah ouais. La série ne se fout pas de nous avec un épisode de quarante minutes qui paraît en durer beaucoup plus tellement il y a tellement d’intrigues qui s’entrechoquent et de scènes magistrales, avec des twists bien amenés dans l’ensemble et un épisode qui prend déjà des allures de fin de série. Est-ce que pour une fois je vais aimer la fin d’une série Shonda Rhimes ? Comme quoi, tout arrive… En tout cas, c’était haletant, et sans même le rebondissement que j’attendais !

Rattrapage

Manifest – S02E08 – Carry On – 14/20
Une jolie performance de mon personnage préféré vient sauver un épisode assez lourd et avare en vraies révélations, jusqu’à ses cliffhangers. C’est décevant après le bon épisode 7, mais peu surprenant dans cette saison qui réussit moins à me convaincre. D’ailleurs, c’est tout le problème de cet épisode qui insiste beaucoup sur un nouveau personnage qui me laisse indifférent… Dommage !

Challenge Séries 2020

Riverdale – S01E03 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?
Riverdale – S01E04 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

> Vus en 2020