Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

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American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

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The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

The Man in the High Castle (S02)

Avis : Dernière saison à voir pour mon Challenge Séries 2016, The Man in the High Castle débarquait gentiment le 16 décembre pour sa deuxième salve de dix épisodes. Autant dire que ça supposait d’être au taquet pour la voir dans les temps, et que je me suis donc dégagé une journée pour me faire un bon gros bingewatching, exactement comme en saison 1 (enfin, pas tout à fait, c’est vrai, je l’ai vue sur trois jours).

Après avoir relu mon avis hyper positif sur la saison 1, j’en suis arrivé à me demander pourquoi je n’étais pas plus motivé que ça à la reprendre, et c’est peut-être parce que je me sens un peu forcé pour conclure le challenge. J’ai déjà switché One Tree Hill (faute de temps) par Utopia, je n’ai donc pas vraiment d’autre option pour le remporter (enfin, j’ai bien les webséries, mais ce n’est pas pareil). Je me suis alors motivé à faire play, après pas mal de petits aléas, dans l’espoir de retrouver ce qui m’avait tant plus en juin dernier et que j’avais de toute évidence oublié depuis. Parce que oui, avant de lancer cette saison 2, je n’avais pas spécialement envie de la commencer, malgré ce mystère final de la saison 1 qui m’avait soufflé, je me souviens bien.

Peu importe, voici donc mon avis sur l’ensemble des épisodes !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Tiger’s Cave – 16/20
But it did not bring me peace : It brought me to a strange place

L’introduction de l’épisode nous remet tout de suite dans l’ambiance et ne sert a priori pas à grand-chose, mais j’ai appris à me méfier des apparences avec eux. Le reste de l’épisode est toutefois hyper longuet et ne nous rappelle qu’à peine la situation de chaque personnage. Juliana est emprisonnée pour avoir laissé s’enfuir Joe et est apparemment fusillée au passage, Joe se retrouve dans le bateau pour le Mexique avec le film (une sous-intrigue incroyablement stupide permet alors de réaffirmer les nazis comme méchants, quand même faut pas déconner), Frank essaye toujours de sauver Ed en avouant sa culpabilité dans l’attentat. Tout cela me laisse perplexe, mais pas autant que la partie SF et japonaise à laquelle je ne comprends toujours rien – en plus, les acteurs murmurent tous leurs répliques, c’est atroce, je ne me souvenais pas que c’était à ce point, j’ai dû sortir les écouteurs pour tenter de les comprendre mieux et pour la première fois depuis un moment, j’ai même envisagé d’aller me chercher les sous-titres. Alors OK, j’étais fatigué, mais à ce point, ce n’était pas prévu quand même. J’ai eu du mal à accrocher à toute cette partie d’épisode sans Juliana avant de totalement rentrer à nouveau dans l’univers à son retour et sa rencontre avec le Man in the High Castle, figure du savant fou, qui lance totalement l’intrigue sur une nouvelle piste avec un homme à retrouver. La résistance apparaît beaucoup moins cool qu’en saison 1 et c’est plutôt une bonne chose, même si la fuite de Juliana n’est pas forcément des plus logiques. C’est toujours mieux que cette figure d’Hitler étrangement bon dans sa quête d’un film ne se terminant pas par l’utilisation de la bombe nucléaire. Bref, je suis extrêmement intrigué et l’action peine à se mettre en place (et à convaincre au départ) dans une multitude d’intrigues éclatées, mais j’ai fini par me remettre dans le bain (et à me sentir guidé par les scénaristes) au deux tiers de l’épisode. Mieux vaut tard que jamais, ça rattrape bien cet épisode qui commençait la saison de manière quelque peu décevante. Je reste partagé sur le manichéisme primaire de la série, contrebalancé par instant par des intrigues plus réfléchies et moins nettes, et sur le rôle capital de Juliana qui n’est que suggéré par ses flashbacks peu clairs et les sous-entendus assez clairs du Man in the High Castle : toutes les Juliana ne sont pas si gentilles.

02.pngÉpisode 2 – The Road Less Traveled – 14/20
It’s not safe here in the city, you should leave

Magnifique, le type que nous cherchons est donc George Dixon, le père de Trudy, et la prise de tête s’accentue avec cette révélation improbable en épisode 1 mais que l’on sent arriver dans cet épisode. Je repère un défaut cette saison qui me dérange plus encore qu’en saison 1 : je n’arrive pas à accrocher aux personnages présentés, à l’exception de ceux gravitant directement autour de Juliana. Du coup, je me perds dans les nombreuses sous-intrigues présentées et les multiples personnages secondaires, y compris en ce qui concerne Frank ou Joe cette saison. Joe reprend donc sa vie pépère comme si de rien n’était après les événements du premier épisode, et c’est un peu étrange, donc ça ne dure pas. Ili finit par se faire virer par Rita et se rend à Berlin pour retrouver son père, que l’on va enfin rencontrer et qui peut tout aussi bien être un personnage que l’on connaît déjà. Juliana est comme d’habitude poursuivie, cette fois par la résistance, mais a tellement l’habitude qu’elle excelle vraiment bien dans ce jeu de chat et la souris. Elle se rend chez Tagomi qui, lui, continue d’enquêter sur le monde qu’il a vu en fin de saison alors que moi, en ce qui me concerne, je continue d’essayer de comprendre comment il a fait. Bref, il cherche des infos sur des choses qui n’existe pas dans son monde et parcourt donc les livres censurés. La fin d’épisode nous ramène enfin Ed dans la position dans laquelle était Frank au cours du 1×02, à savoir une torture beaucoup trop maîtrisée pour ne pas être angoissante. Finalement, il retrouve Frank et les deux sont à peu près libres mais au service de Kido et des Yakuzas. C’est en tout cas ce que j’en ai compris, mais cette saison se perd un peu trop pour l’instant dans des sous-intrigues et des temps morts qui me laissent principalement perplexes. Je passe donc à côté de détails qui ne sont peut-être pas si innocents que ça. Je peux de toute évidence continuer à compter sur les fins d’épisodes pour avoir droit aux temps forts et aux montages musicaux réussis, avec Juliana qui se rend chez les nazis pour retrouver Joe. Joliment monté.

03.pngÉpisode 3 – Travelers – 14/20
I think it was because of some films she saw

Je me suis arraché les cheveux pour y accéder, mais j’ai fini par voir l’épisode 3 et les suivants, moyennant une inscription (essai gratuit, j’avoue) à Prime Video. Et le vrai avantage dans l’affaire, c’est que j’ai récupéré les sous-titres en anglais pour enfin comprendre leur murmure. Cet épisode s’ouvre sur une intrigue laissée trop longtemps en plan, avec le fils handicapé de John qu’il faut désormais dénoncer. Je me disais bien que j’avais raté la conclusion de cette affaire ! Juliana rejoint donc le Reich et découvre à ses dépens ce que c’est que le nazisme avec examens médicaux et rencontre de John, alors que ses parents reçoivent la visite de Kido et balancent tout ce qu’ils savent. De son côté, Joe retrouve son papa dans une scène pas franchement convaincante alors que Frank et Ed profitent de leur liberté relative à bosser plus ou moins pour les Yakuza. Comme toujours avec cette série, il y avait de nombreux temps morts (l’installation de Juliana notamment) qui permettent de mieux savourer les moments-clés, comme cette coupe de cheveux (ça me tétanise toujours les acteurs qui font ça à l’écran comme ça) ou Frank aidant la Résistance à tuer un Jap et se défoulant dessus. Comme d’habitude également, j’ai un peu lâché prise sur Tagomi, car je n’accroche pas au personnage – rien n’est fait pour m’aider je crois, à part ce sourire étrange en cliffhanger. C’est tout l’inverse pour John, auquel j’ai fini par accrocher en saison 1 grâce à Thomas, son fils. Bonne nouvelle, c’est toujours le cas cette saison, mais sa situation ne pourra pas durer éternellement. Bref, un épisode au niveau, qui parvient à maintenir accroché grâce à ses cliffhangers, mais pas vraiment grâce à la trame générale qui est totalement freinée.

04.pngÉpisode 4 – Escalation – 16/20
I feel better than I have in a long, long time

Il suffisait donc demander : Tagomi est tout de suite plus intéressant maintenant qu’il a une femme décédée. Bonjour le trope de la femme dans le frigo, mais bon, parfois les facilités scénaristiques existent pour une raison. Frank se remet trop vite de ce qu’il a fait, c’est donc suivi d’un retour de bâton des japonais lui permettant de prendre conscience du problème des actes de résistances toujours réprimés plus fortement. Le reste de l’épisode le voit s’enfoncer un peu plus dans la résistance, et c’est plutôt intéressant, contrairement à ce que je pensais. Sa relation avec Sara est sympa et plutôt bien amenée, même si quand même un peu trop rapide. À Berlin, Joe se rapproche d’une belle aryenne rencontrée dans l’épisode précédent et se laisse embrasser… J’ai dû rater une étape, il se laisse embobiner encore plus facilement que quand c’était Juliana quoi. Et qu’est-ce qu’ils ont à tous s’embrasser dans cet épisode ? Juliana justement continue de s’intégrer du côté nazi et étudie pour passer son test de bonne citoyenne nazie et elle devine assez vite que Thomas a un léger problème de santé, ce que sa mère rapproche vite du fait que son médecin soit mort. Sans surprise, notre héroïne se retrouve vite prise dans une étrange course poursuite, qui semble un peu trop organisée par la résistance. Comment savaient-ils qu’elle viendrait voir Dixon ? J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans cette saison et à me refaire à l’ambiance de la série, mais finalement, me voici de retour à 100% et beaucoup plus accroché à l’ensemble des intrigues. J’ai adoré une fois de plus le personnage de John et la scène de révélations à Helen, sa femme. Cette intrigue autour de la maladie de Thomas est depuis la saison 1 l’une des meilleurs choses. Les cliffhangers sont toujours aussi bons, particulièrement pour l’intrigue Dixon qui suppose donc qu’il doit faire partie de la résistance.

05.pngÉpisode 5 – Duck and Cover – 17/20
The question is to do you want to die on your knees or do you want to stand tall?

Michiko rejette assez violemment un Tagomi qui la retrouve enfin, et c’est assez prévisible sans être pour autant aussi ennuyeux que les placements de produits qui suivent lors de la fouille des placards, puis la découverte de notre monde qui ne semble pas assez le surprendre si vous voulez mon avis. On ne le retrouve dans sa découverte qu’en milieu d’épisode et ce n’est que difficilement plus accrocheur, même s’il est top de prendre un peu de temps pour revenir sur une période sombre de l’histoire des US. C’est tout de suite plus intéressant quand on enchaîne en début d’épisode sur Juliana qui rencontre George, enfin, pour lui donner toutes les infos qu’elle pense avoir. En échange, il lui fait écouter le jazz de la zone neutre qui m’intrigue de plus en plus (surtout après ce passage de frontière entre les épisodes 2 et 3) et lui offre un job de résistante, à nouveau. Plutôt banal comme évolution, mais ça craint pour elle de repartir encore dans une histoire comme ça. On lui demande donc d’au moins espionner John, peut-être plus, plus tard. Ce dernier, d’ailleurs, continue de mener sa petite vie de banlieusard tranquille et est largement ignoré en début d’épisode, avant d’être confronté à Kido lui demandant de lui livrer Juliana. Décidément, la petite civile a pris énormément de galons et fait trembler tout le monde. À San Francisco, la résistance continue de s’organiser tant bien que mal, avec de nouvelles tensions entre Franck et Ed. J’ai trouvé les Yakuza un peu long à venir se rappeler à leur bon souvenir, mais en même temps, cela a permis à Frank de se la jouer résistant trop badass un épisode de plus… juste pour qu’il se rende à un cérémonial pour Karen. Mouais. Risqué comme pratique de réunir autant de résistants pour 30 secondes de moments à pleurer. Du côté de Berlin, Joe continue d’un peu trop écouter son père et de se faire balader. C’est donc le cinquième épisode de suite que je le trouve inintéressant et chiant, il est temps que cette intrigue devienne quelque chose de cool ou soit abandonnée. Et c’est mal parti : son père lui révèle que son passé est un mensonge, qu’il est né sous surveillance d’une expérience nazie, blablabla. C’est un peu longuet et pas ma partie préférée de l’épisode, surtout que cela mène à une fausse confrontation avec John qui n’apporte pas ce que j’en attendais. En conséquence, le repas avec Juliana tombe un peu à plat, après beaucoup de tensions. Cet épisode continue donc de jongler comme il peut entre de multiples intrigues qui forcent les scénaristes à faire quelques choix dans le traitement des sujets. Ils n’arrivent en effet pas à tout gérer de front et c’est bien dommage. En plus, moi, ça me force à diviser mes critiques en cinq. Un mot des cliffhangers quand même, avec les flammes qui emportent les films : je n’ai pas bien compris le but narratif de cette scène et surtout de leur destruction, surtout le film Grasshopper si précieux en saison 1 et sur lequel la caméra s’est beaucoup attardée. Évidemment, ce qui retient mon attention pour cette mi-saison, c’est Juliana de notre côté du monde, qui se retrouve avec un bébé (pas de fracture dû à l’accident de bus ?) chez Tagomi. Il aura fallu le temps pour introduire ce qui paraissait être une base de la série dès son premier épisode et cela donne clairement envie de continuer ! Une telle révélation finale m’a fait remonter un peu la note de cet épisode, malgré ses longueurs.

06.pngÉpisode 6 – Kintsugi – 15/20
But ultimately, Helen, we will fail.

Malgré tout, je n’ai pas enchaîné et me suis couché avec tout ce suspens en tête. Autant dire que le lendemain, j’ai vite fini devant cet épisode 6 qui commence justement par le réveil de Tagomi. Tout va bien donc, je vis à leur rythme. Il est un peu dingue de voir une Juliana si épanouie dans ce monde qui approche gentiment mais sûrement de l’assassinat de JFK. Tagomi tente de comprendre ce monde étranger et ses relations totalement perturbée avec sa famille. Pas simple de découvrir que tout n’est pas si rose dans ce monde non plus, où il ne désire rester que pour sa femme. On ne sait toujours pas bien comment il est arrivé là et ça devient vraiment embêtant. Dans la chronologie principale de la série, Juliana continue sa mission d’infiltration nazie en intégrant le club des Desperate Housewives du bridge géré par une Helen terrifiée par le sort de son fils, sélectionné pour aller convertir plus de monde à la cause nazie. C’est évidemment une manigance de John pour sauver Thomas, et c’est une intrigue gérée de main de maître. L’intégration de Juliana traîne un peu en longueur, mais permet d’introduire un nouveau personnage nous expliquant un peu mieux ce qu’il se passe chez les officiels allemands, ce qui n’est pas de refus. Sans surprise, chacun a des choses à cacher dans ce monde aux apparences parfaite et il fallait que la saison 2 nous le dévoile. C’est réussi. Joe confronte Nicole qui avoue qu’elle a été envoyé par son père pour le convaincre de rester. Quelle surprise… Pourtant son espèce de philosophie à deux balles est plus gênante qu’autre chose, je n’accroche pas du tout à ce personnage et encore moins à l’intrigue berlinoise sur l’eugénisme qui a frappé toute une génération. C’est une réalité nazie, c’est vrai, mais bon. Les choses empirent encore quand Nicole l’emmène dans une espèce de bordel chic et écolo. L’équivalent de 68 en avance et dans un monde différent, quoi. Cela lui donne un nouveau but dans la vie, mais bon, je n’ai pas accroché. Le montage final est un peu tordu également, avec un discours de JFK qui s’applique effectivement à nos trois situations principales, mais qui donne l’impression que tous les personnages peuvent l’entendre alors qu’il est prononcé dans un monde différent. En définitive, cet épisode fait avancer tout le monde à pas de fourmi mais ne nous avance pas beaucoup plus dans l’intrigue générale. La saison 3 paraît déjà nécessaire pour répondre à toutes les questions.

07.pngÉpisode 7 – Land O’ Smiles – 17/20
It was like he died and then came back to me

La première scène remet tout de suite dans l’ambiance avec le rappel du meurtre de la sœur et des neveux de Frank par les japonais. Horrible cauchemar donc, qui remue le couteau dans la plaie. C’est malheureusement nécessaire, car je trouve que la série les avait un peu trop vite oubliés dans l’évolution du personnage. La série prend enfin le temps de se reconcentrer un peu sur Frank et Ed, mais bizarrement ce n’est toujours pas ça. C’est étrange, les personnages que je préférais en saison 1 sont ceux qui m’intéressent finalement le moins en saison 2, et inversement. L’affaire des Yakuzi est enfin réglé dans cet épisode, et je n’ai pas le cœur de me plaindre des facilités scénaristiques employées pour se débarrasser de cette intrigue qui gênait tout le monde. Juliana continue de jouer un rôle de parfaite espionne et ça commence à tourner en rond, même si c’est très intéressant. Le problème avec cette intrigue, c’est qu’elle passerait bien sur une saison complète de 22 épisodes, mais qu’elle est un peu frustrante sur dix. J’aimerais que les scénaristes développent un peu plus de choses s’il faut attendre un an pour la suite quoi. Cela nous permet toutefois de découvrir un enterrement selon le régime nazi et le choc psychologique du Heil Hitler sur Juliana. Les thématiques de cette intrigue sont bonnes et passionnantes, mais elles ralentissent un peu la saison. L’état de santé de Thomas continue de décliner et ça devient embêtant quand cela arrive en public, je commence à craindre une fin moins heureuse que John ne le prévoit, qui ne serait pas du tout bienvenue. Une fois de plus, Helen déchire dans son rôle de mère protective et le pacte qu’elle passe avec Juliana est stressant quand on sait que cette dernière risque de tout balancer à la résistance quand même. Pas de développement du côté de l’autre monde (que je ne sais pas trop comment appeler, j’avoue), mais une intrigue de fond excellente autour de John, Helen et Thomas qui volent cette saison. J’en redemande.

08.pngÉpisode 8 – Loose Lips – 15/20
We’re leaving today

J’en redemande aussitôt et c’est tant mieux car l’épisode reprend là où le précédent nous a quitté. Tagomi tente toujours de comprendre ce qui est arrivé dans le monde qu’il explore et Juliana, qui comprend qu’il ne se souvient pas et ne lui raconte qu’à demi-mot ce qu’il s’est produit. Il semblerait donc qu’il se soit suicidé, ce qui simplifie son incrustation définitive. J’ai un peu peur qu’il repasse de l’autre côté n’importe quand cela dit, car c’est trop simple comme voyage. Les réconciliations avec son fils sont touchantes et font de jolies scènes supplémentaires pour cette saison. Cet épisode nous ramène à nouveau à Berlin également, malheureusement, où Joe continue d’évoluer en ignorant que Juliana est en vie. Cela fait huit épisodes et il serait vraiment temps d’abréger. Les scénaristes semblent s’être dit pareil et font de son père le nouveau führer par intérim, ce qui permet de justifier l’introduction hyper longue du personnage et le départ de Joe qui quitte ainsi Nicole. Alléluia… de courte durée, car il ne part que pour mieux revenir. Juliana n’avance pas beaucoup dans cet épisode qui se concentre plutôt sur John et Helen, gérant des affaires politiques qui dépassent de loin le cadre de leurs habitudes. Cependant, elle parvient à capter des informations qu’elle ne devrait pas avoir et les transmet aussitôt à la résistance, s’inquiétant alors d’avoir lancé la destruction de sa ville d’origine. Elle prévient donc ses parents et Franck de fuir au plus vite, ce qui permet à ce dernier de comprendre qu’il est un peu concon depuis le départ. La fin d’épisode nous montre le décès d’Hitler et son remplacement inattendu de tous les personnages (mais pas tellement du spectateur il faut dire). L’épisode sert donc de grande transition vers une fin de saison qui s’annonce explosive, un classique plutôt très bien écrit à deux épisodes de la fin, mais pas franchement révolutionnaire.

09.pngÉpisode 9 – Detonation – 20/20
We will see each other again, of that I am certain

Juliana ne déconne plus et s’en prend à ses amis en bonne résistante : elle s’attaque à Lucy Collins et surtout à son mari, de manière à faire passer le message de la mort d’Hitler à la télévision. Cela fonctionne bien sûr et se conclue par la mort en direct d’Henry Collins. Voilà qui est fait. Frank perd un peu confiance en Ed qui lui a caché des informations cruciales sur l’interrogatoire de Kido, mais je n’accroche toujours pas. Après tout ce qu’Ed a fait la saison dernière pour lui, c’est vraiment du foutage de gueule, mais si cela peut l’aider à virer terroriste, pourquoi pas. Un flashback nous montre la première rencontre entre Ed et Juliana, et il est vraiment dur de ne pas kiffer Ed. Le jeu des acteurs est en tout cas parfait. De son côté, Tagomi découvre les horreurs de la bombe atomique alors que la crise de Cuba touche à sa fin… au moment où ça part en vrille dans le monde d’à côté, avec une déclaration de guerre des nazis aux japonais. Autant dire que c’est la merde. Toujours du côté de la merde, nous avons Thomas qui débarque chez Juliana pour en savoir plus sur son état de santé. Et pas un instant Juliana ne se souvient qu’ils sont filmés. Autant dire que c’est la merde, bis. L’épisode fait donc monter la tension, autour de la destruction assurée de San Francisco et autour de Thomas. La guerre est à leur porte et ce n’est pas bien rassurant et ça fait que ma critique est toute chaotique elle aussi. Tagomi décide de rentrer chez lui – dans son monde – avec un film de la bombe atomique, dans l’espoir d’empêcher un massacre, mais il arrive donc trop tard. La trame globale de guerre est retardée par les histoires personnelles de chacun et c’est justement ce qui fait la force de cet épisode. On y voit John lutter contre les idioties de son fils, Tagomi comprendre qu’il n’est pas le seul à voyager, Frank faire ses adieux à Ed avant un attentat suicide… La tension monte et c’est parfaitement mené, de l’attentat de Frank à l’arrivée de Togami sur place. Difficile de tenir en place à la fin de cet épisode, surtout que la musique y est excellente aussi. L’épisode se termine donc par une explosion qui ne laisse aucun doute sur le sort de Kido, increvable. C’était parfaitement mené d’un bout à l’autre et je m’attendais à ça en fin de saison. Dream a little dream of me…

10.pngÉpisode 10 – Fallout – 19/20
You manipulative son of a bitch

Un épisode qui entame par un flashback de Noël à une semaine des fêtes de fin d’année, c’est bien joué, d’autant plus que cela nous explique bien ce que l’on a vu cette saison et ce que va comporter cet épisode. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais c’était bien amené. C’est définitivement la merde et le flashback nous permet de mieux comprendre tout le problème. Les nazis et les japonais sont forcés d’envisager la guerre totale, parce que la résistance enchaîne les actes terroristes. Frank s’est donc sacrifié pour pas grand-chose puisque Kido lui survit et est maintenant le plus haut gradé pour prendre les décisions. Du côté nazi, la guerre est désormais déclarée et tous les officiels envisagent l’extermination et la soumission pure et simple du Japon. Joe a une soudaine crise existentielle lui rappelant que son papa est un méchant, se précipite pour faire l’amour à Nicole dans son désespoir et… ne fait rien pour contrer son père, ce qui semblait pourtant être son intention de base. Ok, ok. Heureusement, John et Kido, ces deux bons gros bâtards des deux dernières saisons, s’unissent finalement pour empêcher la guerre. Cela fonctionne diaboliquement bien de voir les méchants œuvrer pour le bien global, ne voulant tout simplement pas une guerre. À l’inverse de la résistance, qui révèle son vrai visage ici. Juliana reproduit, malgré elle, le schéma développé par le film du Man in the High Castle en butant tous les représentants de la résistance à elle toute seule, et surtout Dixon, après des menaces de leur part sur Thomas et surtout sur elle-même. Voilà qui marche très bien et nous la laisse totalement dévastée. Joe finit par apprendre que Juliana est en vie dans une scène le réunissant à John et, franchement, il était largement temps après dix épisodes de voir cela. La série aura traîné ce poids de Joe pendant toute la saison 2 et j’espère que la suite saura s’en affranchir, car ça n’a pas du tout fonctionné et c’est l’un des gros points faibles de ces dix épisodes. John maîtrise parfaitement ses coups dans cet épisode, se débarrassant de Joe et de son père qu’il accuse facilement de trahison (et on le comprend, surtout quand on voit Joe ne pas vouloir sauver la côte Ouest avant d’apprendre que Juliana est encore en vie et changer d’avis… hein ?). C’est très bien joué de la part de John et ça lui permet d’atteindre le poste suprême, en toute tranquillité. Pas vraiment de surprise, mais une belle écriture des scénaristes. La guerre est donc finalement évitée de justesse. Thomas prend la décision la plus logique pour son personnage : celle du suicide. Même si ça sort un peu de nulle part dans cet épisode, il se dénonce lui-même et est emmené à la mort sous les yeux impuissants d’Helen et du téléspectateur. C’est déchirant et ça fait réfléchir : la série nous fait finalement construire un capital sympathie pour une famille nazie, hum. La fin nous ramène à une confrontation entre Juliana et le Man in the High Castle où cette compassion s’avère justement être la clé de cette saison, venant justifier ses multiples longueurs : c’est parce que Juliana s’est attachée à Thomas que la guerre a pu être arrêtée, et c’est ce qu’espérait notre vieux fou. C’est tiré par les cheveux, c’est sûr, mais force est de constater que ça fonctionne. Le cliffhanger qui suit, je l’avais vu venir à des kilomètres : Juliana retrouve l’une des versions de Trudy, mais elle est encore loin d’imaginer ces histoires de différentes version d’un même personnage. Cela confirme une théorie que j’avais depuis la saison 1 (il existe bien différentes versions de chaque perso, ce qui explique qu’on a vu une Trudy morte) et ça me va très bien. En revanche, c’est un peu frustrant, le cliff du côté de Tagomi n’étant pas beaucoup plus fracassant : la série m’avait habitué à mieux et fait espéré mieux ! Qu’à cela ne tienne, je reviendrai de toute manière en saison 3 me plonger dans leur délire dans l’espoir d’avoir plus d’infos sur la manière dont ils passent d’un monde à l’autre. En attendant, il me reste à prier pour que la saison 3 soit confirmée !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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EN BREF – Si la série reste excellente, cette saison 2 souffre d’un certain nombre de longueurs qui étiolent un peu sa qualité et la rendent moins prenante que ce que je disais des dix premiers épisodes dans mon éloge du mois de juin. Tant pis, cela reste malgré tout une série très agréable à regarder, avec pas mal de prises de tête et de mystères à résoudre en tant que spectateurs. J’ai particulièrement aimé la manière dont les personnages que je n’appréciais pas trop l’an dernier ont réussi à me passionner cette saison, au détriment de ceux pour lesquels j’étais pourtant resté. Les thématiques de fond, surtout sur l’adaptation et l’occupation, sont traitées avec beaucoup d’intelligence et une exécution très maîtrisée. Je continuerai à conseiller la série, mais plus de la même manière : c’est une série devant laquelle il faut s’installer confortablement et prendre le temps de réfléchir aux imbrications générales et à une trame qui, malheureusement, traîne un peu trop en chemin. J’espère une saison 3 de cette même qualité, surtout côté réalisation et acting !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).

One Tree Hill (S02)

Avis : C’est avec beaucoup de mauvaise foi que je m’apprête à commencer la seconde saison de One Tree Hill, deux semaines après avoir achevé la première et deux jours après avoir conclu un énorme marathon That ‘70s show qui a occupé le blog tous les mardis. Il paraît logique de le poursuivre avec OTH, malgré ma mauvaise foi !

Pourquoi suis-je de mauvaise foi ? Et bien le final de la saison 1 m’a laissé carrément perplexe, avec le mariage d’Haley et Nathan sortant de nulle part, avec Keith/Deb sortant de nulle part et avec des conclusions de storylines dignes d’une série annulée je trouve. À aucun moment je n’ai eu envie de me précipiter sur la seconde saison.

Bon, avant qu’une horde de fans ne s’abatte sur moi (parce que quand même, j’ai remarqué l’audience de mon premier article OTH), je ne dis pas que tout est mauvais, loin de là. Je suis totalement sous le charme de Brooke (et de moins en moins d’Haley au fur et à mesure de la saison 1), il y a un vrai côté soap qui donne envie de savoir ce qu’il va se passer, etc. Seulement, le public visé est clairement les adolescentes et je ne suis pas vraiment ni dans la tranche d’âge, ni du sexe concerné. Seulement, une promesse est une promesse et j’ai promis de voir cette série. Et puis je ne peux pas dire que c’est désagréable à regarder ou que ça m’ennuie profondément, c’est juste que c’est souvent moyen. On verra, mais il y avait de bons moments dans la saison 1, j’ai confiance pour la suite. Puis surtout, c’est ma dernière série du challenge, ça motive !

Ci-dessous, mon avis sur tous les épisodes de la saison 2, donc. Merci de ne pas me spoiler les saisons suivantes dans les commentaires, je n’ai pas encore vu toute la série !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Desperate Kingdom of Love – 15/20
Is he gonna die?

Et c’est reparti pour avoir le générique en tête tous les jours ! Deux bonnes minutes de résumé sont largement suffisante pour se remettre dedans et nous faire croire à la mort de Dan, mais non, c’était une blague. Merci les scénaristes. L’épisode reprend quasiment là où nous avions laissé les personnages, le surlendemain pour être précis, ce qui aide bien à se replonger dans les intrigues, mais permet quand même quelques flashbacks pour un rythme très similaire au final de la saison précédente. Il s’agit en fait dans l’écriture d’un double épisode, ce qui n’est pas plus mal mais ne justifie pas trop les changements de coupe des acteurs. Lucas passe l’épisode à se demander s’il ne ferait pas mieux de rentrer à Tree Hill, Karen à considérer sa vie auprès d’un Whitey toujours alité, Haley et Nathan à (ne pas) annoncer leur mariage, Debbie à culpabiliser et Peyton/Brooke à entretenir leur amitié/haine l’une de l’autre. Aucun changement pour ce début de saison dans l’écriture, qui continue le développement des intrigues entreprise l’année précédente sans vraiment en ajouter. Oh, et nouvelle catégorie pour finir le résumé/critique dans cette série : « Le relou de l’épisode ». Et là, c’est Keith, même s’il finit par revenir à Tree Hill quand même et que ça permet le réveil prévisible de Dan au pire moment.

02Épisode 2 – Truth Doesn’t Make A Noise – 16/20
– I’m not pregnant
– Oh you never know. He’s a Scott after all.

Lucas et Keith sont donc de retour à Tree Hill et ce premier décide d’organiser une fête pour le mariage de sa meilleure amie, ce qui est une meilleure raison que se barrer et changer de ville. Les cinq jeunes du casting sont pour la première fois depuis longtemps réunis dans une scène qui nous les montre tous potes, c’est une bonne chose pour ce début de saison 2. Brooke cherche un mec à Peyton pendant qu’Haley essaye de se réconcilier avec sa belle-mère et que Lucas se réinstalle dans sa ville. L’avantage de ce début de saison est qu’il ne s’embarrasse pas du lycée et, vu l’âge des acteurs, on en oublie presque les incohérences qui ponctuent le scénario, comme les parents d’Haley qui se barrent aussitôt leur ado mariée et rebellée après sa belle-mère. L’épisode règle cependant le triangle Brooke/Lucas/Peyton au moins pour un temps sans arranger les histoires des adultes. Le teen drama en arrive donc à être surtout un adult drama pour le moment, ce qui est encore moins crédible, alors que l’épisode était appréciable justement parce que les jeunes sont tous potes. Je ne me fais pas d’illusion, ça ne durera pas éternellement, mais c’était sympa de voir ce montage final qui, en plus, affichait un joli petit cliffhanger. Le relou de l’épisode reste Keith.

03.pngÉpisode 3 – Near Wild Heaven – 16/20
I think Mrs Scott had a long night

Les choses continuent à se passer dans l’ordre avec désormais les enterrements de vie de jeune garçon et fille des jeunes mariés. On ne s’en sort plus ! Côté garçons, ça se passe au plus mal avec carrément une arrestation, alors que du côté des filles, Brooke organise une soirée totalement dingue. Juste quand je me disais que ses parents devaient être quand même sacrément riches, ses cartes bleues ne passent plus. Sinon, Lucas se réconcilie plus ou moins avec son père biologique et ça empire encore quand il se rend compte qu’il s’est toujours intéressé à lui. Oui, je dis empire, car je ne crois pas une seconde à la rédemption du grand-méchant dans un soap. Dan doit donc changer de vie et le fait théoriquement, en demandant à Lucas de l’aider. Cet épisode est donc plutôt marrant jusqu’à son montage final qui inverse les rôles de Nathan et Lucas auprès de leur famille et qui laisse Brooke sur le carreau. Le relou de l’épisode sera la stripteaseuse pas franchement crédible tentant de coucher avec Nathan.

04.pngÉpisode 4 – You Can’t Always Get What You Want – 12/20
Right. I siento you too.

Bon, cet épisode met définitivement derrière l’intrigue Karen/père de Peyton, rature déjà esquissé dans l’épisode précédent. Maintenant que la saison est bien entamée et le mariage terminé, il faut redéfinir les différents objectifs de personnages : bim, love interest nu, insupportable et riche dans la piscine de Brooke en la personne de Felix, Karen entre à l’université et se fait aussitôt draguer par son prof, Lucas est pote avec Dan et obtient ainsi la conduite de sa voiture, Haley et Nathan eux veulent s’acheter une voiture… Ils sont tous précipités dans la vie adulte, quoi. Cela dit, c’est la vie adulte à l’américaine : Haley rêve de chanter, Peyton se trouve à essayer de bosser pour un drogué avant d’être embauché par Karen pour son nouveau club, Lucas et Felix font une course de voitures, la vie quoi. C’est pas du tout abusé comme type d’intrigue, je me sens pas trop pris pour un con. Le relou de l’épisode est évidemment Felix.

05.pngÉpisode 5 – I Will Dare – 14/20
Yeah what the hell I’m up for something daring.

Felix organise une soirée de défis pour Lucas, Nathan, Brooke, Peyton, Haley, Mouth et toute la bande, y compris Tim qui s’incruste. C’est une idée totalement stupide, du coup ils sont tous partants pour le faire, évidemment. Pendant ce temps, Karen continue de se faire draguer par un prof et Lucas par une nouvelle arrivée nommée Anna, pourtant en ville depuis le début. Keith profite de ces 40 minutes pour draguer une cliente et Felix continue de jouer avec Brooke. Bref, tout le monde drague de manière hyper subtile et spontanée dans cet épisode, accentuant encore un peu plus le côté teen drama qu’on aurait pu oublier. Les défis sont plutôt marrants dans l’ensemble, jusqu’à ce que Peyton ruine le fun avec une confession sur sa mère morte, pour changer. Evidemment, Lucas s’est encore arrangé pour fricoter avec la mauvaise fille : la sœur de Felix. Ah lala, ces américains… Le relou de l’épisode est une fille, et vous le savez déjà, c’est Peyton. Il faut toutefois noter que c’est l’un des premiers épisodes où je supporte Lucas.

06.pngÉpisode 6 – We Might As Well Be Strangers – 13/20
Half the kids of this town have been conceived during the first date.

Bim, la sœur de Felix fait sa rentrée et le coach Whitey aussi. L’acteur est quand même au générique de tous les épisodes alors qu’il vient sûrement de réapparaître et grâce à Lucas, il se décide finalement à faire son opération des yeux. Bon. Du côté des relations amoureuses, tout continue de manière un peu taré : Lucas et Anna apprennent à se connaître en secret (et ça ne plaît pas à monsieur), Keith embrasse Jules, Karen accepte de se faire draguer par son prof et Brooke couche avec Felix avant de l’envoyer chier. Deux fois. OK. Pendant ce temps, Mouth essaye de la soutenir, le pauvre. Le plus intéressant vient peut-être d’Haley et Nathan, avec le sacrifice de celui-ci sans qu’elle ne le sache et la manière qu’il a de la pousser à accomplir son rêve de chanteuse. Si c’est pas mignon. Nouveau petit montage qui nous montre tous ces couples, y compris Deb et Dan, puis Peyton si seule, isolée et solitaire (il me faudrait presque un synonyme de plus même). Je tiens à noter aussi la lourdeur des métaphores avec les étoiles et l’espace, ça mériterait de faire de ce scénariste le relou de l’épisode, mais le nouveau love interest de Peyton/chanteur fait tout aussi bien l’affaire.

07.pngÉpisode 7 – Let the Reigns Go Loose – 12/20
Sometimes you gotta break the rules.

Dans la lancée de la saison, l’épisode apporte pas mal d’évolution aux différentes dynamiques de la série : Karen apprend que Keith et Deb ont couché ensemble, mais cette dernière ment et dit que c’est faux. Le mec de Karen rencontre Lucas, Keith ramène sa nouvelle copine devant toute la bande, Haley monte enfin sur scène et surtout Felix et sa sœur semble cacher un lourd passé digne d’une saison de Desperate Housewives (je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Applewhite, mais je pense que ce sera moins tordu que ça). En bref, ce sont vraiment tous les codes du soap qui sont utilisés ici et ça fonctionne plus ou moins bien. J’ai pas mal de peine pour Mouth qui passe pour un gros creep friendzoné avec Brooke et dont Felix s’attribue les mérites (mais en même temps, il ne fait que lui renvoyer l’ascenseur). Le relou de l’épisode sera malgré tout Felix, en compétition très serré avec le love interest de Peyton qui veut se faire Haley et dont j’ai oublié le nom.

08.pngÉpisode 8 – Truth, Bitter Truth – 11/20
Huh OK, Tree Hill got some drama.

On tombe dans les clichés de plus en plus total sur la pauvreté de Brooke quand son lit disparaît et sur l’addiction à la drogue naissante de Peyton. Non, franchement, je n’accroche pas du tout à cette saison 2 et à ses intrigues qui voient tous les personnages avoir des vrais problèmes d’adultes quand ils sont tous ados… et qu’on nous le rappelle avec des pyjamas parties et des batailles de coussins totalement clichées. La série se rappelle subitement son obsession pour le basket en envoyant les deux frères être à nouveau meilleurs amis devant un match, OK. Enfin, les « adultes » dans le tas se retrouvent dans un double date au même restaurant. OK. Rien ne va quoi, même s’il y a des scènes marrantes pour sauver le tout comme Brooke dans le lit d’Haley ou la dispute des trois filles sur leurs mensonges. Le relou de l’épisode est à nouveau Felix, personnage qui n’a rien pour plaire décidément (mais c’est fait exprès en même temps).

09.pngÉpisode 9 – The Trick is to Keep Breathing – 12/20
That’s why I love you Mouth, you totally get me

Comme toute série américaine qui se respecte, One Tree Hill propose des épisodes bal de promo et ça tombe sur celui-ci – il n’est toujours pas question de basket, alors que je voyais vraiment ça comme la composante principale de la série. Il faudra repasser. Bref, ce bal est l’occasion pour Haley de tout foirer magistralement (mais elle n’a que la moitié des infos) et pour Anna de vouloir accélérer les choses avec un Lucas frileux et pas très crédible si vous me demandez mon avis (et si vous me le demandez pas, pourquoi lire ces lignes, hein ?). Brooke se sent trahie par la vie quand elle apprend la vérité à la fois sur Felix et sur Mouth. Ce dernier ferait presque de la peine à être le cliché parfait du Nice Guy (encore qu’il n’est pas des plus connards avec elle et mérite de relancer le vieux débat friendzone/nice guy). Qu’est-ce que j’oublie ? Dan et Deb qui se réconcilient après que celui-ci lui révèle aussi ses mensonges, Nathan qui est énervé de s’être sacrifié pour qu’Haley (ne) fricote (pas) avec Chris. Pas-sion-nant. Il n’y a plus que Lucas qui ment à tout le monde (sur ses tests médicaux pour le cœur). La relou de l’épisode est sans contestation possible Peyton. On a compris que ta mère était morte et que la vie c’est duuuuur. Je suis sans cœur, peut-être. En tout cas, le prochain épisode ce sera sûrement Chris maintenant qu’il a vu Lucas ramener Brooke chez elle aux premiers rayons du soleil. Pff.

10.pngÉpisode 10 – Don’t Take me for Granted – 13/20
In case you haven’t noticed, I’m married

Bon ben la vie continue à Tree Hill et cette fois c’est Karen qui s’en prend plein la gueule. Elle apprend que son fils est possible cardiaque et que sa nouvelle bestie a couché avec son ex-non boyfriend. Bien joué les scénaristes. Peyton continue de partir en vrille un peu sans vraie raison, Haley comprend qu’elle a été naïve envers les vraies intentions de Chris et Mouth a pété le pare-brise de Brooke, mais elle pense que c’est Felix. Tout ça passe à peu près… jusqu’à la fin qui me fait imaginer qu’il s’agit d’une mi-saison vu les bouleversements. Lucas rompt avec Anna pour retourner avec Brooke qui est avec Felix, Peyton retrouve son Jake qui lui a manqué-et-c’est-ça-sa-vraie-douleur au moment où elle allait craquer pour la drogue et Haley se barre à New-York à Chris. Pardon ? Je sais même pas si je dois mettre une bonne note à l’épisode pour tous ces bouleversements ou juste pleurer du manque de crédibilité, surtout pour Haley, ça correspond pas du tout à ce qu’ils ont présenté du personnage. Le relou de l’épisode sera Chris, mais je crois qu’ils ont tous voulu gagner le titre là. Oui, même Dan qui ô surprise prépare sa vengeance envers Keith grâce à Jules. Évidemment.

11Épisode 11 – The Hart Brings You Back – 13/20
I still can’t believe little sis snag ged such a hootie. I mean usually I get them first.

C’est reparti pour un tour de flashbacks et autres jeu de chronologie : Haley est dans un bus mais en fait non ? C’est donc ce qu’elle imagine en l’embrassant, apparemment, ou un flashback plus long. Peyton rêve de Jake mais en fait il est bien là… Et bien sûr, il pleut. Bon, donc, j’aime beaucoup l’actrice qui joue Jules, mais le personnage est pas des plus gentils. Elle est évidemment une des pauvres victimes supplémentaires de Dan achetée par l’argent. C’est précisément l’argent qui est le problème de Brooke dans sa relation avec Felix. Mouais. Jake révèle à Peyton qu’Haley a embrassé Chris, c’est foutu pour son secret. La sœur d’Haley (décidemment, elle est dans toutes les storylines Tutor Girl) est de retour en ville et Nathan découvre que c’est la première avec qui il a couché dans sa vie, Anna en veut à Lucas d’avoir rompu avec elle (lui s’en veut car Brooke est en couple) et tente donc logiquement d’embrasser Peyton. Prévisible depuis un ou deux épisodes elle s’avère être bi. Oh et Karen boude autant Deb que son amant prof. Le bordel, quoi, mais ça ne dure qu’un épisode, à la fin tout est rentré dans l’ordre pour à peu près tout le monde, sauf pour Keith toujours dans la merde sans le savoir avec Jules et pour Nathan que Taylor drague lourdement. Le relou de l’épisode sera donc une fille, et ce sera Taylor.

12.pngÉpisode 12 – Between Order and Randomness – 10/20
Do you really think Keith would forgive you if he knew the truth?

De retour à Tree Hill pour une nouvelle flopée de mensonges, de trahisons et surtout de secrets. Je trouve que ça commence à faire beaucoup. Keith ignore toujours tout du plan de base de Jules, Lucas finit par passer le test pour son cœur, Brooke est jetée dans une intrigue pas franchement passionnante sur les conditions de travail des crabes (et ils ont essayé d’en faire quelque chose), Anna assume un peu plus sa bisexualité sans le dire pour autant à qui que ce soit… La seule lumière de l’épisode, c’est que Peyton ne soit pas là ! Haley de son côté apprend que Taylor a couché avec Nathan et Taylor apprend qu’Haley a embrassé Chris. Malgré son chantage pour rester, elle protège toutefois Haley en envoyant Chris voir ailleurs, ce qui promet un retour de flamme intéressant assez vite. Franchement, autant de mensonges d’un coup, c’est purement toxique et j’aurais juste envie de leur faire une bonne grosse soirée révélations. Ce n’est pas la seule série à suivre ce schéma et dans le même genre, j’ai adoré Brothers & Sisters, mais il y avait plus d’humour dans cette dernière et les personnages étaient plus attachants. En fait, c’est vraiment ça qu’il me manque devant One Tree Hill : être vraiment attaché aux persos. Je n’y arrive pas, car je trouve que pas mal de leurs réactions manquent de crédibilité par rapport à ce que l’on sait d’eux au long terme. On verra par la suite, mais pour l’instant, je suis loin d’être accro… Et le relou de l’épisode sera Dan, même si c’était marrant de le voir jongler avec les quiproquos.

13.pngÉpisode 13 – The Hero Dies in This One – 14/20
I wanna move in with Dan

C’est un peu mieux dans cet épisode, uniquement parce qu’il y a la présence de Michelle Branch et The Wreckers, j’avais totalement oublié qu’elles étaient passées par One Tree Hill et c’était donc une bonne surprise. Et ainsi Haley se barre bien en bus avec Chris… C’est déjà plus crédible que trois épisodes plus tôt je trouve, il y a désormais une vraie opportunité et tout. C’est bien triste pour Nathan. Brooke se présente aux élections, c’est pas des plus passionnants, mais ça permet à Mouth d’enfin avouer la vérité à son tour alors pourquoi pas. Peyton est de retour, mais elle continue de faire de la figuration avec Jake qui confirme son très bon rôle (l’un des meilleurs pour le moment). Le relou de l’épisode… Et bien ce sera Lucas avec cette intrigue où il souhaite aller vivre chez Dan pour ne pas avouer qu’il a le problème cardiaque de son père et pour éviter d’avoir à confronter Keith à la dure réalité. Pour une fois, les personnages semblent motivés par des raisons valables. De mauvaises raisons, mais des raisons valables. Ça change un peu de ce que propose la série d’habitude, cet épisode est donc un peu au-dessus du niveau des autres. Je désespère pas, il m’en reste plus de 150 à voir…

14.pngÉpisode 14 – The Quiet Thing That No One Ever Knows – 13/20
Maybe you’re right, Peyton: people always leave

Arf, tout un épisode ou presque sans Haley… C’était étonnamment pas si mauvais. Mouth trouve le meilleur moyen de se réconcilier avec Brooke en lui sauvant la peau sur l’élection à la présidence, et le pire c’est que ça fonctionne. Brooke Davis est donc désormais présidente, youpi. De son côté, Peyton se met enfin en couple avec Jake après une autre de ses crises insupportables, pour changer. Elle reste la relou de l’épisode, mais elle est en bonne voie pour s’améliorer apparemment. Nathan lui déprime totalement et fait ainsi une crise d’ado, Lucas continue sa petite vie chez Dan et Deb… et l’épisode se passe à la fois de Felix et Anna… ce qui fonctionne très bien. J’ai aimé aussi qu’on voit moins Keith dont l’intrigue ne m’intéresse finalement pas plus que ça tant c’est vu et revu dans des tas de sitcoms. Un léger, très léger mieux par rapport à pas mal d’épisodes de la saison en ce qui me concerne donc.

15.pngÉpisode 15 – Unopened Letter to the World – 14/20
My name is Anna and I’m just trying to find my way like all kids. I guess that part is timeless.

L’idée de base de l’épisode est sympa : chacun enregistre un message pour le futur. Evidemment, nous avons le droit de voir ces messages… et Mouth comme Anna s’octroient le droit de les voir aussi. C’est une très bonne idée de la part des scénaristes de nous rapprocher ces deux-là, ça fonctionne plutôt bien et c’est cool de les voir développer un peu vu que les scénaristes ne savent plus quoi en faire (ni l’un ni l’autre). Pendant ce temps, Nathan et Lucas continuent leur pseudo rivalité à deux balles et leurs conneries (Lucas trouve ainsi le moyen d’encore monter dans une voiture avec un taré du volant). Karen perd sans trop de surprise la garde de son fils et son sang-froid, Keith achète une maison à Jules (non mais sérieux) et Haley est toujours aux abonnés absents. Étrangement, ça marche plutôt pas mal, à l’exception de Peyton et Jake, pas très utiles ici. Brooke aussi, mais la voir grandir est plutôt cool. Le relou de l’épisode est Karen, parce qu’elle ne comprend pas que son fils veut juste détruire son papa de l’intérieur… Oh, quel plan, quel badass !

16.pngÉpisode 16 – Somewhere a Clock is Ticking – 16/20
Love triangle are so last season

Est-ce que je retrouve un peu espoir en la série? Pas vraiment, seulement je m’attendais à ce que le mariage de Keith soit la conclusion de la saison et c’est donc très cool de voir ce mariage foiré dès maintenant ! On boucle enfin cette storyline longuette, il ne reste plus qu’à ce que tout le monde découvre ce qu’il s’est vraiment passé, ce qui ne devrait plus être trop long j’espère. La fin d’épisode tease le retour de Nikki que j’attendais très précisément à la fin de cet épisode puisque Peyton a enfin couché avec Jake après plus d’un an à faire trainer les choses, ce qui est remarquable dans une série comme celle-ci. En plus, il n’y avait pas de Felix dans cet épisode et Dan était le grand méchant, c’est donc très cool. Sans oublier que j’aime beaucoup le couple Brooke/Lucas (oui, je sais comment finit la série, pas la peine de spoiler en commentaire), donc c’était très cool de les voir « être amis » comme ils disent bien. Le relou de l’épisode, ce sera quand même Keith et sa naïveté totale. Puis qui choisit comme témoin la femme dont il a été amoureux toute sa vie et la dernière avec qui il a couché avant sa future femme ? Ça sentait pas bon dès le début, coco. Bref, un épisode assez chargé qui du coup était un peu plus sympa que les précédents. Il est rigolo de voir Karen se sentir conne du départ de Jules, qu’elle voulait un peu, quand même.

17.pngÉpisode 17 – Something I Can Never Have – 12/20
I miss the girl behind the red door.

Nikki a donc gagné un procès auquel Jake ne s’est jamais pointé, Anna se venge de son frère en le dénonçant au principal, Keith s’énerve enfin contre Dan après avoir compris qu’il était le dindon de la farce, Brooke rompt une fois de plus avec Felix, Nathan se rend à Atlanta pour retrouver Haley. Cette dernière intrigue est l’occasion d’un tas de flashbacks pour le coupe. Nikki de retour, c’est une très bonne chose car ça libère le côté bitch d’un peu tout le monde et surtout Brooke, qui veut désormais vivre avec Peyton. Évidemment. Elle finit par vivre dans la chambre de Lucas chez Karen. Encore plus évident. C’est d’une logique à toute épreuve, comme toujours. Bref, les choses ne s’arrêtent pas de bouger à Tree Hill, à l’exception de Lucas qui continue de vivre chez Dan, faute de pouvoir faire mieux. Felix, quant à lui, se retrouve envoyé en école privé grâce à Anna, qui en profite pour enfin s’affirmer pour ce qu’elle est. Ce n’est jamais que la quatrième ou cinquième fois de la saison, les scénaristes savent profiter du filon. Et pendant ce temps-là, Nathan et Haley continuent leur vie sans leur bague. Ah la vie est si compliquée à Tree Hill.

18.pngÉpisode 18 – The Lonesome Road – 14/20
Hey Lucas, I’ll be seeing you.

Taylor est de retour et c’est mauvais pour les affaires de Nathan, qui se laisse draguer grossièrement avant de comprendre qu’elle s’occupe de lui comme une grande sœur. Cela dit, son absence prolongée arrange Peyton et Jake qui s’installent comme ça chez lui. Pendant ce temps, Darby débarque à Tree Hill et entend bien reprendre sa relation avec Anna, car oui, c’est sa petite amie et elle est hyper cool par rapport à son ex dans le placard qui sort avec Lucas. Anna, elle, se fait encore un autre coming out, auprès de ses parents dont on ne voit pas la réaction. Après le départ de Felix, c’est donc celui d’Anna qui est orchestrée : elle retourne dans son ancienne école. Quant à Nikki, elle révèle que Jake n’a jamais été le père de Jenny… Vu comme ça. Et enfin, le côté un peu plus sombre de cet épisode voit Jake se faire arrêter et le coach partir avec Jenny. Tout aussi sombre : Dan a un énorme sac plein d’argent aperçu par Lucas, qui espionne de manière pas très discrète son paternel. Bien qu’il mène l’enquête n’oublie pas de draguer Brooke, punie par Karen. Bref, chacun a son rôle à jouer dans cet épisode qui se déroule sans Keith et ça fonctionne plutôt bien, pas trop le temps de s’ennuyer avec l’enchaînement des intrigues et des avancées remarquables dans chacune d’entre elles. C’est Nikki qui sera la relou de l’épisode cette fois.

19.pngÉpisode 19 – I’m Wide Awake, It’s Morning – 15/20
How’s your karma, Dan?

Cet épisode était drôlement lent pendant ses trois quarts pour repartir bien plus vite ensuite. Alors donc on a Deb en pleine dépression alcoolique, Dan qui fait virer l’amant de Karen, Nathan retrouve son oncle et ses cousins en compagnie de Lucas et Peyton continue de faire sa dépression elle aussi. Bref, ce n’est pas un épisode des plus passionnants, même s’il était cool de voir Mouth se rapprocher d’Erica et Brooke retrouver son sourire. Le moment d’apogée de l’épisode était Nathan qui décide de faire son kéké au volant d’une voiture de sport et qui dérape évidemment. Une saison après l’accident de voiture de Lucas, c’est donc au tour de Nathan de se faire opérer et d’osciller entre la vie et la mort. Deb lui donne bien son sang, mais ça ne sert à rien parce que madame se drogue. Malgré tout ça, c’est Peyton qui pleure le plus dans cet épisode et qui est la pauvre petite qu’il faut réconforter. Elle n’a pas volé sa place de relou de l’épisode, une fois de plus. Cet épisode réussit donc, grâce à son dernier acte, à décrocher une bonne note parce que l’air de rien voir Nathan et Deb dans ces états-là, c’était assez dramatiques et c’était précisément ce que voulaient les scénaristes. Tout n’est pas perdu pour les saisons à venir (je crois que je me répète un peu, je suis un éternel optimiste, que voulez-vous ?)

20.pngÉpisode 20 – Lifetime Piling Up – 13/20
And you really think things would have been different if he married my mom? You’re a fool.

Ma première réaction à la scène d’introduction fut : « Non, ils vont pas faire ça ? ». Et ils l’ont fait. L’épisode explore le coma de Nathan qui imagine ce qu’il se serait passé si Dan s’était marié à Karen. Bref, c’est hyper prévisible et les scénaristes en jouent : cet épisode est une série lourde de clins d’œil et de références pas du tout discrète à la première saison et aux premiers épisodes de la série. C’est trop tôt pour me rendre nostalgique et trop tard pour me passionner niveau construction des personnages. L’épisode est bien foutu, crédible dans son ensemble, mais bon, il n’est pas d’un grand intérêt pour la dynamique générale de la saison/série. Dommage. Bon, dans la réalité, Deb décide de se faire soigner après s’être réconcilié avec son fils. Et puisqu’il me faut bien un relou, ce sera Nathan, parce que tout est de sa faute et que coup de fil, merci quoi.

21.pngÉpisode 21 – What Could Have Been – 12/20
Every Sherlock needs a doctor What’s-it right?

Wow, Brooke regarde la météo sur son téléphone dans cet épisode ! La technologie débarque dans les années 2000 ! L’épisode gère les conséquences de l’accident de Nathan avec ses problèmes financiers, apparemment miraculeusement payé par une assurance imaginaire… C’est bien sûr Dan qui paye tout, comme d’habitude. Heureusement, Brooke entre dans la course pour le faire tomber en reconstituant les documents broyés que Lucas avait récupéré. Bien sûr, moi aussi quand je m’ennuie, je fais ça vite fait pour mon crush. Dans un twist sadique, les scénaristes trouvent un moyen de rapprocher ces deux-là tout en les éloignant : Brooke a le cœur brisé et Lucas aussi, le tout pour rien vu qu’ils se kiffent. Ah les teen dramas. Pendant ce temps, Nathan signe les papiers du divorce gentiment déposés à Haley par Dan, au moment où elle comptait revenir à Tree Hill, c’est bête. Peyton sera pour changer la relou de l’épisode (mais Nathan a vraiment failli l’être) simplement parce qu’elle a encore réussi à faire référence à sa maman morte quand Nathan se plaignait auprès d’elle. Deux fois. Wow, lourde.

22.pngÉpisode 22 – The Tide that Left and Never Came Back – 15/20
And this year, I lost my way

Ce avant-dernier épisode s’ouvre sur une petite réflexion de chacun des adolescents concernant le parcours effectué durant cette saison. C’est dingue de nous faire croire qu’ils en ont parcouru tant que ça quand ils sont pas mal restés coincés au même stade, à l’exception bien sûr du couple Haley/Nathan. Sans les réunir pour autant, cet épisode se centre sur leur rupture qui apparaît inévitable. C’est aussi un épisode qui conclut l’intrigue Jake/Peyton en envoyant Jake sur les traces de Nikki qui a trouvé le moyen de lui repiquer Jenny. Facilité scénaristique totalement frustrante, l’ensemble de leurs intrigues est toujours un arrière-plan de la série et j’ai du mal à comprendre pourquoi ils ne sont pas plus au premier plan, car ce sont des personnages un peu plus intéressants que d’autres… je ne vise pas du tout la romance de Karen et de son prof en disant ça, bien sûr. En écho au début, ça se termine sur une suite de vœux de chacun des personnages. La Relou de cet épisode sera… Peyton et ses larmes de joie, de tristesse, de tous les instants. J’en peux plus d’elle.

23.pngÉpisode 23 – The Leavers Dance – 17/20
Guess that ends the season

Et l’épisode final est enfin là après une saison sacrément longue et interminable. C’est un peu étrange d’avoir un 23 alors que le 22 semblait conclure déjà pas mal de choses. Évidemment, il restait à conclure l’intrigue Dan et surtout Lucas devait conclure avec Brooke, au moins dans ses rêves. Karen se barre à son tour de Tree Hill, c’est un peu la mode de la saison et surtout de l’épisode (après tout, c’est son titre), Deb se débrouille pour que Nathan parte aussi et Brooke décide de le faire toute seule comme une grande, pour l’été. Lucas réussit à se brouiller à nouveau avec son demi-frère et Dan est persuadé de gagner une nouvelle victoire. Le choix des scénaristes est définitivement de nous offrir un final des plus anxiogène : Brooke se barre sans répondre à la déclaration d’amour de Lucas, Peyton découvre que sa mère est finalement toujours en vie (PUTAIN TOUT CA POUR CA ?), Haley débarque à Tree Hill et Dan finit la saison, à nouveau, entre la vie et la mort. Quand je disais que les personnages n’avaient pas tant évolué que ça. Reste à savoir qui a voulu tuer Dan et pas mal de cliffhangers sont semés dans le dernier acte de l’épisode. Juste ce qu’il faut pour donner envie de revenir, cet épisode fait au moins super bien son taf.

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EN BREF – Cette saison empire son côté teen drama avec une ambiance purement toxique de mensonges permanents et de secrets entremêlés, de relations contrariées et de crédibilité un peu abandonnée. La série perd de son ADN en lançant Haley sur la poursuite de ses rêves : elle s’éloigne ainsi de Tree Hill. Il n’y a pas à dire, elle manque dans les épisodes où elle n’est pas/peu là. Je devrais probablement dire la même chose de Keith, mais ce serait un mensonge, il ne me manque pas vraiment. Et puis le départ d’Haley exporte surtout la série en dehors de Tree Hill, ce qui est toujours un peu étrange. Bref, beaucoup de longueurs dans cette saison, mais surtout un rythme qui s’est trouvé, avec une construction en flashbacks qui devient leur marque de fabrique et des prises de risques dans des épisodes spéciaux dans le coma des personnages. Pourquoi pas ? J’étais moyennement convaincu sur tout le début de saison, ça s’est amélioré un peu sur la fin, mais c’est franchement pas transcendant pour le moment en ce qui me concerne. Ça l’est toujours assez pour que je sois là en saison 3, mais bon…