The Magicians (S01)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.

Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.

Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

01.pngÉpisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20
Am I hallucinating?

Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.

02.jpgÉpisode 2 – The Source of Magic – 14/20
All we can do is make them magicians

L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passentle reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.

03.jpgÉpisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20
I’m a squat-mancer

Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.

04.jpgÉpisode 4 – The World in the Walls – 16/20
Laughing at you? What kind of a friend would do that?

Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.

05Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20
You should know better than to mess with Google magic

Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !

06Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20
The Beast isn’t in the books

Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.

07Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20
Why don’t you two just fuck?

Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.

08.jpgÉpisode 8 – The Strangled Heart – 13/20
Why is your face making that face?

Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.

09.jpgÉpisode 9 – The Writing Room – 15/20
I’m a super-villain, now talk.

L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.

10Épisode 10 – Homecoming – 14/20
All magic where I from is sex magic, don’t you know that?

Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuivre. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarqués dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez elle, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs potes veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.

11.jpgÉpisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20
We should have listened to you, Q.

L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.

12.jpgÉpisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20
All of y’all look like you did a crime last night

Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !

13.jpgÉpisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20
Geek out, we’re in the book.

Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant.  D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…

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EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !

P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !

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Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

07.png

American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

06
The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

The Man in the High Castle (S02)

Avis : Dernière saison à voir pour mon Challenge Séries 2016, The Man in the High Castle débarquait gentiment le 16 décembre pour sa deuxième salve de dix épisodes. Autant dire que ça supposait d’être au taquet pour la voir dans les temps, et que je me suis donc dégagé une journée pour me faire un bon gros bingewatching, exactement comme en saison 1 (enfin, pas tout à fait, c’est vrai, je l’ai vue sur trois jours).

Après avoir relu mon avis hyper positif sur la saison 1, j’en suis arrivé à me demander pourquoi je n’étais pas plus motivé que ça à la reprendre, et c’est peut-être parce que je me sens un peu forcé pour conclure le challenge. J’ai déjà switché One Tree Hill (faute de temps) par Utopia, je n’ai donc pas vraiment d’autre option pour le remporter (enfin, j’ai bien les webséries, mais ce n’est pas pareil). Je me suis alors motivé à faire play, après pas mal de petits aléas, dans l’espoir de retrouver ce qui m’avait tant plus en juin dernier et que j’avais de toute évidence oublié depuis. Parce que oui, avant de lancer cette saison 2, je n’avais pas spécialement envie de la commencer, malgré ce mystère final de la saison 1 qui m’avait soufflé, je me souviens bien.

Peu importe, voici donc mon avis sur l’ensemble des épisodes !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Tiger’s Cave – 16/20
But it did not bring me peace : It brought me to a strange place

L’introduction de l’épisode nous remet tout de suite dans l’ambiance et ne sert a priori pas à grand-chose, mais j’ai appris à me méfier des apparences avec eux. Le reste de l’épisode est toutefois hyper longuet et ne nous rappelle qu’à peine la situation de chaque personnage. Juliana est emprisonnée pour avoir laissé s’enfuir Joe et est apparemment fusillée au passage, Joe se retrouve dans le bateau pour le Mexique avec le film (une sous-intrigue incroyablement stupide permet alors de réaffirmer les nazis comme méchants, quand même faut pas déconner), Frank essaye toujours de sauver Ed en avouant sa culpabilité dans l’attentat. Tout cela me laisse perplexe, mais pas autant que la partie SF et japonaise à laquelle je ne comprends toujours rien – en plus, les acteurs murmurent tous leurs répliques, c’est atroce, je ne me souvenais pas que c’était à ce point, j’ai dû sortir les écouteurs pour tenter de les comprendre mieux et pour la première fois depuis un moment, j’ai même envisagé d’aller me chercher les sous-titres. Alors OK, j’étais fatigué, mais à ce point, ce n’était pas prévu quand même. J’ai eu du mal à accrocher à toute cette partie d’épisode sans Juliana avant de totalement rentrer à nouveau dans l’univers à son retour et sa rencontre avec le Man in the High Castle, figure du savant fou, qui lance totalement l’intrigue sur une nouvelle piste avec un homme à retrouver. La résistance apparaît beaucoup moins cool qu’en saison 1 et c’est plutôt une bonne chose, même si la fuite de Juliana n’est pas forcément des plus logiques. C’est toujours mieux que cette figure d’Hitler étrangement bon dans sa quête d’un film ne se terminant pas par l’utilisation de la bombe nucléaire. Bref, je suis extrêmement intrigué et l’action peine à se mettre en place (et à convaincre au départ) dans une multitude d’intrigues éclatées, mais j’ai fini par me remettre dans le bain (et à me sentir guidé par les scénaristes) au deux tiers de l’épisode. Mieux vaut tard que jamais, ça rattrape bien cet épisode qui commençait la saison de manière quelque peu décevante. Je reste partagé sur le manichéisme primaire de la série, contrebalancé par instant par des intrigues plus réfléchies et moins nettes, et sur le rôle capital de Juliana qui n’est que suggéré par ses flashbacks peu clairs et les sous-entendus assez clairs du Man in the High Castle : toutes les Juliana ne sont pas si gentilles.

02.pngÉpisode 2 – The Road Less Traveled – 14/20
It’s not safe here in the city, you should leave

Magnifique, le type que nous cherchons est donc George Dixon, le père de Trudy, et la prise de tête s’accentue avec cette révélation improbable en épisode 1 mais que l’on sent arriver dans cet épisode. Je repère un défaut cette saison qui me dérange plus encore qu’en saison 1 : je n’arrive pas à accrocher aux personnages présentés, à l’exception de ceux gravitant directement autour de Juliana. Du coup, je me perds dans les nombreuses sous-intrigues présentées et les multiples personnages secondaires, y compris en ce qui concerne Frank ou Joe cette saison. Joe reprend donc sa vie pépère comme si de rien n’était après les événements du premier épisode, et c’est un peu étrange, donc ça ne dure pas. Ili finit par se faire virer par Rita et se rend à Berlin pour retrouver son père, que l’on va enfin rencontrer et qui peut tout aussi bien être un personnage que l’on connaît déjà. Juliana est comme d’habitude poursuivie, cette fois par la résistance, mais a tellement l’habitude qu’elle excelle vraiment bien dans ce jeu de chat et la souris. Elle se rend chez Tagomi qui, lui, continue d’enquêter sur le monde qu’il a vu en fin de saison alors que moi, en ce qui me concerne, je continue d’essayer de comprendre comment il a fait. Bref, il cherche des infos sur des choses qui n’existe pas dans son monde et parcourt donc les livres censurés. La fin d’épisode nous ramène enfin Ed dans la position dans laquelle était Frank au cours du 1×02, à savoir une torture beaucoup trop maîtrisée pour ne pas être angoissante. Finalement, il retrouve Frank et les deux sont à peu près libres mais au service de Kido et des Yakuzas. C’est en tout cas ce que j’en ai compris, mais cette saison se perd un peu trop pour l’instant dans des sous-intrigues et des temps morts qui me laissent principalement perplexes. Je passe donc à côté de détails qui ne sont peut-être pas si innocents que ça. Je peux de toute évidence continuer à compter sur les fins d’épisodes pour avoir droit aux temps forts et aux montages musicaux réussis, avec Juliana qui se rend chez les nazis pour retrouver Joe. Joliment monté.

03.pngÉpisode 3 – Travelers – 14/20
I think it was because of some films she saw

Je me suis arraché les cheveux pour y accéder, mais j’ai fini par voir l’épisode 3 et les suivants, moyennant une inscription (essai gratuit, j’avoue) à Prime Video. Et le vrai avantage dans l’affaire, c’est que j’ai récupéré les sous-titres en anglais pour enfin comprendre leur murmure. Cet épisode s’ouvre sur une intrigue laissée trop longtemps en plan, avec le fils handicapé de John qu’il faut désormais dénoncer. Je me disais bien que j’avais raté la conclusion de cette affaire ! Juliana rejoint donc le Reich et découvre à ses dépens ce que c’est que le nazisme avec examens médicaux et rencontre de John, alors que ses parents reçoivent la visite de Kido et balancent tout ce qu’ils savent. De son côté, Joe retrouve son papa dans une scène pas franchement convaincante alors que Frank et Ed profitent de leur liberté relative à bosser plus ou moins pour les Yakuza. Comme toujours avec cette série, il y avait de nombreux temps morts (l’installation de Juliana notamment) qui permettent de mieux savourer les moments-clés, comme cette coupe de cheveux (ça me tétanise toujours les acteurs qui font ça à l’écran comme ça) ou Frank aidant la Résistance à tuer un Jap et se défoulant dessus. Comme d’habitude également, j’ai un peu lâché prise sur Tagomi, car je n’accroche pas au personnage – rien n’est fait pour m’aider je crois, à part ce sourire étrange en cliffhanger. C’est tout l’inverse pour John, auquel j’ai fini par accrocher en saison 1 grâce à Thomas, son fils. Bonne nouvelle, c’est toujours le cas cette saison, mais sa situation ne pourra pas durer éternellement. Bref, un épisode au niveau, qui parvient à maintenir accroché grâce à ses cliffhangers, mais pas vraiment grâce à la trame générale qui est totalement freinée.

04.pngÉpisode 4 – Escalation – 16/20
I feel better than I have in a long, long time

Il suffisait donc demander : Tagomi est tout de suite plus intéressant maintenant qu’il a une femme décédée. Bonjour le trope de la femme dans le frigo, mais bon, parfois les facilités scénaristiques existent pour une raison. Frank se remet trop vite de ce qu’il a fait, c’est donc suivi d’un retour de bâton des japonais lui permettant de prendre conscience du problème des actes de résistances toujours réprimés plus fortement. Le reste de l’épisode le voit s’enfoncer un peu plus dans la résistance, et c’est plutôt intéressant, contrairement à ce que je pensais. Sa relation avec Sara est sympa et plutôt bien amenée, même si quand même un peu trop rapide. À Berlin, Joe se rapproche d’une belle aryenne rencontrée dans l’épisode précédent et se laisse embrasser… J’ai dû rater une étape, il se laisse embobiner encore plus facilement que quand c’était Juliana quoi. Et qu’est-ce qu’ils ont à tous s’embrasser dans cet épisode ? Juliana justement continue de s’intégrer du côté nazi et étudie pour passer son test de bonne citoyenne nazie et elle devine assez vite que Thomas a un léger problème de santé, ce que sa mère rapproche vite du fait que son médecin soit mort. Sans surprise, notre héroïne se retrouve vite prise dans une étrange course poursuite, qui semble un peu trop organisée par la résistance. Comment savaient-ils qu’elle viendrait voir Dixon ? J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans cette saison et à me refaire à l’ambiance de la série, mais finalement, me voici de retour à 100% et beaucoup plus accroché à l’ensemble des intrigues. J’ai adoré une fois de plus le personnage de John et la scène de révélations à Helen, sa femme. Cette intrigue autour de la maladie de Thomas est depuis la saison 1 l’une des meilleurs choses. Les cliffhangers sont toujours aussi bons, particulièrement pour l’intrigue Dixon qui suppose donc qu’il doit faire partie de la résistance.

05.pngÉpisode 5 – Duck and Cover – 17/20
The question is to do you want to die on your knees or do you want to stand tall?

Michiko rejette assez violemment un Tagomi qui la retrouve enfin, et c’est assez prévisible sans être pour autant aussi ennuyeux que les placements de produits qui suivent lors de la fouille des placards, puis la découverte de notre monde qui ne semble pas assez le surprendre si vous voulez mon avis. On ne le retrouve dans sa découverte qu’en milieu d’épisode et ce n’est que difficilement plus accrocheur, même s’il est top de prendre un peu de temps pour revenir sur une période sombre de l’histoire des US. C’est tout de suite plus intéressant quand on enchaîne en début d’épisode sur Juliana qui rencontre George, enfin, pour lui donner toutes les infos qu’elle pense avoir. En échange, il lui fait écouter le jazz de la zone neutre qui m’intrigue de plus en plus (surtout après ce passage de frontière entre les épisodes 2 et 3) et lui offre un job de résistante, à nouveau. Plutôt banal comme évolution, mais ça craint pour elle de repartir encore dans une histoire comme ça. On lui demande donc d’au moins espionner John, peut-être plus, plus tard. Ce dernier, d’ailleurs, continue de mener sa petite vie de banlieusard tranquille et est largement ignoré en début d’épisode, avant d’être confronté à Kido lui demandant de lui livrer Juliana. Décidément, la petite civile a pris énormément de galons et fait trembler tout le monde. À San Francisco, la résistance continue de s’organiser tant bien que mal, avec de nouvelles tensions entre Franck et Ed. J’ai trouvé les Yakuza un peu long à venir se rappeler à leur bon souvenir, mais en même temps, cela a permis à Frank de se la jouer résistant trop badass un épisode de plus… juste pour qu’il se rende à un cérémonial pour Karen. Mouais. Risqué comme pratique de réunir autant de résistants pour 30 secondes de moments à pleurer. Du côté de Berlin, Joe continue d’un peu trop écouter son père et de se faire balader. C’est donc le cinquième épisode de suite que je le trouve inintéressant et chiant, il est temps que cette intrigue devienne quelque chose de cool ou soit abandonnée. Et c’est mal parti : son père lui révèle que son passé est un mensonge, qu’il est né sous surveillance d’une expérience nazie, blablabla. C’est un peu longuet et pas ma partie préférée de l’épisode, surtout que cela mène à une fausse confrontation avec John qui n’apporte pas ce que j’en attendais. En conséquence, le repas avec Juliana tombe un peu à plat, après beaucoup de tensions. Cet épisode continue donc de jongler comme il peut entre de multiples intrigues qui forcent les scénaristes à faire quelques choix dans le traitement des sujets. Ils n’arrivent en effet pas à tout gérer de front et c’est bien dommage. En plus, moi, ça me force à diviser mes critiques en cinq. Un mot des cliffhangers quand même, avec les flammes qui emportent les films : je n’ai pas bien compris le but narratif de cette scène et surtout de leur destruction, surtout le film Grasshopper si précieux en saison 1 et sur lequel la caméra s’est beaucoup attardée. Évidemment, ce qui retient mon attention pour cette mi-saison, c’est Juliana de notre côté du monde, qui se retrouve avec un bébé (pas de fracture dû à l’accident de bus ?) chez Tagomi. Il aura fallu le temps pour introduire ce qui paraissait être une base de la série dès son premier épisode et cela donne clairement envie de continuer ! Une telle révélation finale m’a fait remonter un peu la note de cet épisode, malgré ses longueurs.

06.pngÉpisode 6 – Kintsugi – 15/20
But ultimately, Helen, we will fail.

Malgré tout, je n’ai pas enchaîné et me suis couché avec tout ce suspens en tête. Autant dire que le lendemain, j’ai vite fini devant cet épisode 6 qui commence justement par le réveil de Tagomi. Tout va bien donc, je vis à leur rythme. Il est un peu dingue de voir une Juliana si épanouie dans ce monde qui approche gentiment mais sûrement de l’assassinat de JFK. Tagomi tente de comprendre ce monde étranger et ses relations totalement perturbée avec sa famille. Pas simple de découvrir que tout n’est pas si rose dans ce monde non plus, où il ne désire rester que pour sa femme. On ne sait toujours pas bien comment il est arrivé là et ça devient vraiment embêtant. Dans la chronologie principale de la série, Juliana continue sa mission d’infiltration nazie en intégrant le club des Desperate Housewives du bridge géré par une Helen terrifiée par le sort de son fils, sélectionné pour aller convertir plus de monde à la cause nazie. C’est évidemment une manigance de John pour sauver Thomas, et c’est une intrigue gérée de main de maître. L’intégration de Juliana traîne un peu en longueur, mais permet d’introduire un nouveau personnage nous expliquant un peu mieux ce qu’il se passe chez les officiels allemands, ce qui n’est pas de refus. Sans surprise, chacun a des choses à cacher dans ce monde aux apparences parfaite et il fallait que la saison 2 nous le dévoile. C’est réussi. Joe confronte Nicole qui avoue qu’elle a été envoyé par son père pour le convaincre de rester. Quelle surprise… Pourtant son espèce de philosophie à deux balles est plus gênante qu’autre chose, je n’accroche pas du tout à ce personnage et encore moins à l’intrigue berlinoise sur l’eugénisme qui a frappé toute une génération. C’est une réalité nazie, c’est vrai, mais bon. Les choses empirent encore quand Nicole l’emmène dans une espèce de bordel chic et écolo. L’équivalent de 68 en avance et dans un monde différent, quoi. Cela lui donne un nouveau but dans la vie, mais bon, je n’ai pas accroché. Le montage final est un peu tordu également, avec un discours de JFK qui s’applique effectivement à nos trois situations principales, mais qui donne l’impression que tous les personnages peuvent l’entendre alors qu’il est prononcé dans un monde différent. En définitive, cet épisode fait avancer tout le monde à pas de fourmi mais ne nous avance pas beaucoup plus dans l’intrigue générale. La saison 3 paraît déjà nécessaire pour répondre à toutes les questions.

07.pngÉpisode 7 – Land O’ Smiles – 17/20
It was like he died and then came back to me

La première scène remet tout de suite dans l’ambiance avec le rappel du meurtre de la sœur et des neveux de Frank par les japonais. Horrible cauchemar donc, qui remue le couteau dans la plaie. C’est malheureusement nécessaire, car je trouve que la série les avait un peu trop vite oubliés dans l’évolution du personnage. La série prend enfin le temps de se reconcentrer un peu sur Frank et Ed, mais bizarrement ce n’est toujours pas ça. C’est étrange, les personnages que je préférais en saison 1 sont ceux qui m’intéressent finalement le moins en saison 2, et inversement. L’affaire des Yakuzi est enfin réglé dans cet épisode, et je n’ai pas le cœur de me plaindre des facilités scénaristiques employées pour se débarrasser de cette intrigue qui gênait tout le monde. Juliana continue de jouer un rôle de parfaite espionne et ça commence à tourner en rond, même si c’est très intéressant. Le problème avec cette intrigue, c’est qu’elle passerait bien sur une saison complète de 22 épisodes, mais qu’elle est un peu frustrante sur dix. J’aimerais que les scénaristes développent un peu plus de choses s’il faut attendre un an pour la suite quoi. Cela nous permet toutefois de découvrir un enterrement selon le régime nazi et le choc psychologique du Heil Hitler sur Juliana. Les thématiques de cette intrigue sont bonnes et passionnantes, mais elles ralentissent un peu la saison. L’état de santé de Thomas continue de décliner et ça devient embêtant quand cela arrive en public, je commence à craindre une fin moins heureuse que John ne le prévoit, qui ne serait pas du tout bienvenue. Une fois de plus, Helen déchire dans son rôle de mère protective et le pacte qu’elle passe avec Juliana est stressant quand on sait que cette dernière risque de tout balancer à la résistance quand même. Pas de développement du côté de l’autre monde (que je ne sais pas trop comment appeler, j’avoue), mais une intrigue de fond excellente autour de John, Helen et Thomas qui volent cette saison. J’en redemande.

08.pngÉpisode 8 – Loose Lips – 15/20
We’re leaving today

J’en redemande aussitôt et c’est tant mieux car l’épisode reprend là où le précédent nous a quitté. Tagomi tente toujours de comprendre ce qui est arrivé dans le monde qu’il explore et Juliana, qui comprend qu’il ne se souvient pas et ne lui raconte qu’à demi-mot ce qu’il s’est produit. Il semblerait donc qu’il se soit suicidé, ce qui simplifie son incrustation définitive. J’ai un peu peur qu’il repasse de l’autre côté n’importe quand cela dit, car c’est trop simple comme voyage. Les réconciliations avec son fils sont touchantes et font de jolies scènes supplémentaires pour cette saison. Cet épisode nous ramène à nouveau à Berlin également, malheureusement, où Joe continue d’évoluer en ignorant que Juliana est en vie. Cela fait huit épisodes et il serait vraiment temps d’abréger. Les scénaristes semblent s’être dit pareil et font de son père le nouveau führer par intérim, ce qui permet de justifier l’introduction hyper longue du personnage et le départ de Joe qui quitte ainsi Nicole. Alléluia… de courte durée, car il ne part que pour mieux revenir. Juliana n’avance pas beaucoup dans cet épisode qui se concentre plutôt sur John et Helen, gérant des affaires politiques qui dépassent de loin le cadre de leurs habitudes. Cependant, elle parvient à capter des informations qu’elle ne devrait pas avoir et les transmet aussitôt à la résistance, s’inquiétant alors d’avoir lancé la destruction de sa ville d’origine. Elle prévient donc ses parents et Franck de fuir au plus vite, ce qui permet à ce dernier de comprendre qu’il est un peu concon depuis le départ. La fin d’épisode nous montre le décès d’Hitler et son remplacement inattendu de tous les personnages (mais pas tellement du spectateur il faut dire). L’épisode sert donc de grande transition vers une fin de saison qui s’annonce explosive, un classique plutôt très bien écrit à deux épisodes de la fin, mais pas franchement révolutionnaire.

09.pngÉpisode 9 – Detonation – 20/20
We will see each other again, of that I am certain

Juliana ne déconne plus et s’en prend à ses amis en bonne résistante : elle s’attaque à Lucy Collins et surtout à son mari, de manière à faire passer le message de la mort d’Hitler à la télévision. Cela fonctionne bien sûr et se conclue par la mort en direct d’Henry Collins. Voilà qui est fait. Frank perd un peu confiance en Ed qui lui a caché des informations cruciales sur l’interrogatoire de Kido, mais je n’accroche toujours pas. Après tout ce qu’Ed a fait la saison dernière pour lui, c’est vraiment du foutage de gueule, mais si cela peut l’aider à virer terroriste, pourquoi pas. Un flashback nous montre la première rencontre entre Ed et Juliana, et il est vraiment dur de ne pas kiffer Ed. Le jeu des acteurs est en tout cas parfait. De son côté, Tagomi découvre les horreurs de la bombe atomique alors que la crise de Cuba touche à sa fin… au moment où ça part en vrille dans le monde d’à côté, avec une déclaration de guerre des nazis aux japonais. Autant dire que c’est la merde. Toujours du côté de la merde, nous avons Thomas qui débarque chez Juliana pour en savoir plus sur son état de santé. Et pas un instant Juliana ne se souvient qu’ils sont filmés. Autant dire que c’est la merde, bis. L’épisode fait donc monter la tension, autour de la destruction assurée de San Francisco et autour de Thomas. La guerre est à leur porte et ce n’est pas bien rassurant et ça fait que ma critique est toute chaotique elle aussi. Tagomi décide de rentrer chez lui – dans son monde – avec un film de la bombe atomique, dans l’espoir d’empêcher un massacre, mais il arrive donc trop tard. La trame globale de guerre est retardée par les histoires personnelles de chacun et c’est justement ce qui fait la force de cet épisode. On y voit John lutter contre les idioties de son fils, Tagomi comprendre qu’il n’est pas le seul à voyager, Frank faire ses adieux à Ed avant un attentat suicide… La tension monte et c’est parfaitement mené, de l’attentat de Frank à l’arrivée de Togami sur place. Difficile de tenir en place à la fin de cet épisode, surtout que la musique y est excellente aussi. L’épisode se termine donc par une explosion qui ne laisse aucun doute sur le sort de Kido, increvable. C’était parfaitement mené d’un bout à l’autre et je m’attendais à ça en fin de saison. Dream a little dream of me…

10.pngÉpisode 10 – Fallout – 19/20
You manipulative son of a bitch

Un épisode qui entame par un flashback de Noël à une semaine des fêtes de fin d’année, c’est bien joué, d’autant plus que cela nous explique bien ce que l’on a vu cette saison et ce que va comporter cet épisode. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais c’était bien amené. C’est définitivement la merde et le flashback nous permet de mieux comprendre tout le problème. Les nazis et les japonais sont forcés d’envisager la guerre totale, parce que la résistance enchaîne les actes terroristes. Frank s’est donc sacrifié pour pas grand-chose puisque Kido lui survit et est maintenant le plus haut gradé pour prendre les décisions. Du côté nazi, la guerre est désormais déclarée et tous les officiels envisagent l’extermination et la soumission pure et simple du Japon. Joe a une soudaine crise existentielle lui rappelant que son papa est un méchant, se précipite pour faire l’amour à Nicole dans son désespoir et… ne fait rien pour contrer son père, ce qui semblait pourtant être son intention de base. Ok, ok. Heureusement, John et Kido, ces deux bons gros bâtards des deux dernières saisons, s’unissent finalement pour empêcher la guerre. Cela fonctionne diaboliquement bien de voir les méchants œuvrer pour le bien global, ne voulant tout simplement pas une guerre. À l’inverse de la résistance, qui révèle son vrai visage ici. Juliana reproduit, malgré elle, le schéma développé par le film du Man in the High Castle en butant tous les représentants de la résistance à elle toute seule, et surtout Dixon, après des menaces de leur part sur Thomas et surtout sur elle-même. Voilà qui marche très bien et nous la laisse totalement dévastée. Joe finit par apprendre que Juliana est en vie dans une scène le réunissant à John et, franchement, il était largement temps après dix épisodes de voir cela. La série aura traîné ce poids de Joe pendant toute la saison 2 et j’espère que la suite saura s’en affranchir, car ça n’a pas du tout fonctionné et c’est l’un des gros points faibles de ces dix épisodes. John maîtrise parfaitement ses coups dans cet épisode, se débarrassant de Joe et de son père qu’il accuse facilement de trahison (et on le comprend, surtout quand on voit Joe ne pas vouloir sauver la côte Ouest avant d’apprendre que Juliana est encore en vie et changer d’avis… hein ?). C’est très bien joué de la part de John et ça lui permet d’atteindre le poste suprême, en toute tranquillité. Pas vraiment de surprise, mais une belle écriture des scénaristes. La guerre est donc finalement évitée de justesse. Thomas prend la décision la plus logique pour son personnage : celle du suicide. Même si ça sort un peu de nulle part dans cet épisode, il se dénonce lui-même et est emmené à la mort sous les yeux impuissants d’Helen et du téléspectateur. C’est déchirant et ça fait réfléchir : la série nous fait finalement construire un capital sympathie pour une famille nazie, hum. La fin nous ramène à une confrontation entre Juliana et le Man in the High Castle où cette compassion s’avère justement être la clé de cette saison, venant justifier ses multiples longueurs : c’est parce que Juliana s’est attachée à Thomas que la guerre a pu être arrêtée, et c’est ce qu’espérait notre vieux fou. C’est tiré par les cheveux, c’est sûr, mais force est de constater que ça fonctionne. Le cliffhanger qui suit, je l’avais vu venir à des kilomètres : Juliana retrouve l’une des versions de Trudy, mais elle est encore loin d’imaginer ces histoires de différentes version d’un même personnage. Cela confirme une théorie que j’avais depuis la saison 1 (il existe bien différentes versions de chaque perso, ce qui explique qu’on a vu une Trudy morte) et ça me va très bien. En revanche, c’est un peu frustrant, le cliff du côté de Tagomi n’étant pas beaucoup plus fracassant : la série m’avait habitué à mieux et fait espéré mieux ! Qu’à cela ne tienne, je reviendrai de toute manière en saison 3 me plonger dans leur délire dans l’espoir d’avoir plus d’infos sur la manière dont ils passent d’un monde à l’autre. En attendant, il me reste à prier pour que la saison 3 soit confirmée !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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EN BREF – Si la série reste excellente, cette saison 2 souffre d’un certain nombre de longueurs qui étiolent un peu sa qualité et la rendent moins prenante que ce que je disais des dix premiers épisodes dans mon éloge du mois de juin. Tant pis, cela reste malgré tout une série très agréable à regarder, avec pas mal de prises de tête et de mystères à résoudre en tant que spectateurs. J’ai particulièrement aimé la manière dont les personnages que je n’appréciais pas trop l’an dernier ont réussi à me passionner cette saison, au détriment de ceux pour lesquels j’étais pourtant resté. Les thématiques de fond, surtout sur l’adaptation et l’occupation, sont traitées avec beaucoup d’intelligence et une exécution très maîtrisée. Je continuerai à conseiller la série, mais plus de la même manière : c’est une série devant laquelle il faut s’installer confortablement et prendre le temps de réfléchir aux imbrications générales et à une trame qui, malheureusement, traîne un peu trop en chemin. J’espère une saison 3 de cette même qualité, surtout côté réalisation et acting !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).