Et oui, encore un article, c’est la folie cette semaine !
Comme je le disais dans mon article sur le challenge Week-end en séries, ce mois de mars a été une catastrophe du point de vue de mon challenge séries 2017 et, plus globalement, de ma gestion du blog. J’ai eu à gérer tout un tas de choses, à commencer par mon concours, et mon bilan est totalement honteux ce mois-ci. Je n’ai quand même pas tout laissé tomber et je suis assez content de mon 200e article qui parle autant du blog que des 20 ans de Buffy.
J’espère réussir à me remettre dedans d’ici le mois prochain, parce que là, je ne suis même plus sûr de réussir à boucler mon challenge, et c’est quand même bien con, parce que je l’avais tout bien planifié et que c’est toujours une fierté de le boucler.
La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Et en saison 2, certains deviennent roi du royaume de Fillory, qu’ils connaissaient dans un livre qu’ils lisaient gamins. Chaque épisode les voit s’embarquer dans des aventures de plus en plus rocambolesques et surprenantes, pour le meilleur comme pour le pire.
Cela va sans dire, mais il y a des spoilers dans les paragraphes qui suivent.
Cette saison 2 continue d’évoluer en dents de scie, avec de bons épisodes et de moins bons. Je rédécouvre un peu mes personnages préférés, qui sont toujours Penny et Julia, sous de nouveaux jours, mais c’est clairement volontaire de la part des scénaristes.
Quentin continue de blaser de plus en plus, de même qu’Alice, mais leur duo fonctionne bien mieux dans cette partie de saison. L’autre duo qui déchire tout pour moi cette année est Margo/Eliot, tous deux étant de bonnes surprises. Je ne les aimais pas du tout en saison 1, mais maintenant qu’ils ont trouvé un rôle en gouvernant Fillory, ça se passe beaucoup mieux. Il leur fallait juste quelque chose à faire.
Quant à Kady, j’aime bien la manière dont elle revient sur le devant de la scène, même si je n’accroche pas du tout à ses réconciliations expéditives avec Penny. Bon, la saison 2 s’en tire bien : il y a certains épisodes où The Magicians pourrait franchement être ma série préférée, et d’autres où je m’ennuie ferme.
Oui, c’est tout ce que j’ai vu pour mon challenge. Hum.
ET LE MOIS PROCHAIN :
Je devrais arrêter de tenter de parler de ce que je vais voir, car quand je regarde mes prévisions du mois de février et bien… je n’ai juste rien vu, hormis The Magicians que je vais effectivement continuer. Non, mais ça va le faire.
Bon, je compte bien commencer ce soir Iron Fist ou 13 reasons why (je n’ai pas encore décidé laquelle) et si possible me finir les deux durant ce grand week-end de séries. En même temps, je sais que je vais sortir voir ma meilleure amie, alors je ne sais pas trop. J’ai espoir de trouver le temps pour Supernatural et Brooklyn 99 évidemment, beaucoup moins pour OTH. Hum.
Du côté des nouveautés 2017, je compte jeter un oeil au retour de Prison Break (et le regretter aussitôt) et je ne m’exclue pas de commencer Shots Fired (qui a déjà deux épisodes diffusés), Girlboss et surtout Great News. Sur Amazon, la série sur American Playboy m’intrigue, tout comme Dear White People en fin de mois. Je suis aussi censé ralentir mon rythme des nouveautés, alors il faudra voir, j’ai déjà commencé Imaginary Mary hier.
Pour ne rien arranger à mes affaires, trois séries sont sur le retour au mois d’avril : la saison 2 d’Outcast (oui, j’ai dit que j’arrêtais, je sais), 10% sur France 2 (le 19 !) et Silicon Valley saison 4 en fin de mois.
Cela se passe beaucoup mieux pour mes inédits à la semaine ! J’ai accumulé du retard dans certaines séries, c’est évident, et il y en a d’autres qu’il va vraiment falloir que je reprenne, mais la bonne nouvelle, c’est que quelques saisons se sont terminées ce mois-ci. Il y en a eu cinq pour être précis, et je n’en ai commencé que deux nouvelles, c’est donc qu’en théorie mon emploi du temps s’éclaircit un peu (mais ceci n’est que la théorie, car j’ai aussi une montagne de boulot, en fait).
Attention, là encore, ce qui est en italique présente la saison en question, il y a donc des spoilers sur les saisons précédentes, logique.
Dans cette nouvelle saison, la firme connaît un véritable coup de tonnerre et est totalement vidée de ses clients et employés. Quant à Mike, il se retrouve en prison. Plot twist : il va trouver le moyen de ne pas y rester et l’un des acteurs principaux va quitter la série…
J’ai eu parfois du mal avec cette saison des avocats sur mesure, mais dans l’ensemble, elle reste un divertissement très agréable à suivre. Le départ d’un des personnages principaux fait du mal à la série qui patine un peu et manque parfois de souffle, mais ça réussit malgré tout à faire son travail. Je vois d’un bon œil l’annonce d’un spin-off, même s’il faudra qu’il soit un peu plus dynamique que la série-mère qui a tendance à vieillir.
Josh, le célibataire le plus endurci et le plus geek du petit écran revient pour une troisième fournée de dix épisodes riches en métaphores décalées et en scènes loufoques. Plot twist : cette année, il semblerait que sa recherche touche à sa fin.
Tout simplement la meilleure saison de la série. L’humour y est toujours présent, les parodies impeccables et le casting confirme une fois de plus tout son talent. L’ajout d’un personnage bien particulier rend cette saison exceptionnelle et nous permet de découvrir Josh, tout autant que la série, sous un nouveau jour. Le renouvellement n’est toujours pas annoncé et ce n’est même pas si grave : cette saison peut se vivre comme une conclusion finale autant que comme une étape de plus. Énorme coup de cœur, malgré quelques épisodes un peu en-dessous qui baissent la moyenne générale de cette saison.
Cette série se concentre sur la vie de quatre personnages qui sont nés le même jour. On suit leur petit tracas du quotidien, leur joie, leur peine. Plot twist : la date de naissance n’est pas la seule chose qui les unit…
This is us est la bonne surprise de septembre 2016. Concrètement, face à une telle série, ça passe ou ça casse. Or, tout le monde est d’accord pour dire que ça passe très bien. Il faut s’armer, pour les plus sensibles, d’une bonne boîte de mouchoirs, car la série sait toujours toucher la corde sensible.
Je cherchais ce type de soap depuis l’arrêt de Brothers & Sisters, et je ne suis pas déçu du voyage. Chaque personnage est très réussi, la série aborde des thématiques pas toujours évidentes et parfois plus rares à la télé (comme l’obésité ou les burn-out) de manière très juste.
C’est le genre de série devant laquelle on sait qu’on va passer un bon moment, même si c’est parfois dur à encaisser. En ce qui me concerne, je la trouve parfois un peu trop lente, et c’est dommage.
Les cinq profs tarées sont de retour pour une nouvelle année dans leur école primaire. Plot twist : cette nouvelle rentrée ne se fait pas heurts, avec des changements de classes pour chacune. Comment ça, ça n’a rien d’un plot twist ? On voit que vous n’êtes pas profs…
Cette série est une de mes meilleures découvertes de l’an dernier, mais il faut bien noter que je ne suis pas objectif sur la question puisque j’envisage de devenir prof moi-même. Les cinq profs sont toujours aussi cinglées, chacune a ses névroses et la dynamique d’ensemble est parfaitement maîtrisée.
La série conserve son excellent niveau de la première année, malgré une petite baisse de régime en mi-saison. Cela n’empêche pas qu’elle reste particulièrement drôle et savoureuse, je la recommande et la conseille à tours de bras, car elle gagne vraiment à être connue si vous aimez l’humour un peu décalé (à la Community) s’il y a des fans dans mes lecteurs (soyez vraiment les bienvenus, on est sûr de s’entendre) !
David est schizophrène et enfermé en hôpital psychiatrique, où il fréquente d’autres patients qui sont ses amis. Plot twist : David est aussi un mutant télépathe et vous vous apprêtez à entrer dans sa tête.
Voici une autre bonne découverte en cette année 2017, la saison étant décidément un bon cru. La saison s’est achevée hier (et en ce qui me concerne, une heure avant de rédiger ces quelques lignes) alors je vais avoir du mal à être clair dessus.
D’un point de vue technique, c’est une série parfaite, avec un casting excellent et une esthétique à couper le souffle. D’un point de vue narratif, asseyez-vous et laissez-vous porter. Le but de la série est tout à fait de vous perdre, tout en vous guidant toujours, sans même que vous ne le sachiez, vers la résolution de la série.
Étonnante, Legion a réussi à m’emmener vers des territoires inexplorés à la télévision et possède une maîtrise parfaite des rebondissements. Soyons clairs, avec cette série, plus besoin de tester la drogue, vous saurez ce que c’est de délirer et de partir en vrille totale.
Eh, je trouve que c’est une belle manière de conclure cet article ! Rendez-vous dans un mois pour un autre bilan ou bien plus tôt, pour mes critiques à la semaine de chaque série que je regarde ou pour le #WESeries qui commence tout bientôt !
J’avais bien dit que j’aurais du retard pour publier mon bilan du mois de février, mais je ne m’attendais pas à galérer autant à trouver un peu de temps pour rédiger un article, surtout que l’article est bien plus court que prévu. Oui, février a été une catastrophe pour le challenge et si je suis 100% honnête, Mars s’annonce encore pire parce qu’on est déjà mi-mars et je n’ai rien avancé. Non seulement je n’ai rien avancé, mais en plus, j’ai du retard dans mes séries à la semaine. Oups. Bon, en même temps, j’ai passé un concours hyper dur et j’avais prévu d’être dans la merde. Mais pas à ce point !
La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 2 jusque-là (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés qui finissent rois d’un royaume fantastique qu’ils connaissaient uniquement à travers des bouquins, et qui sont totalement dépassés par les événements – jusqu’à en mourir.
La saison 2 s’avère particulièrement inégale pour l’instant, avec des épisodes tout bonnement hallucinants (le 3 !) et d’autres trop routiniers pour être vraiment passionnants (le 5). Il n’empêche que c’est très divertissant et que ça fait bien son travail pour le moment. Il y a des rebondissements de manière à peu près constante et, à l’image de la saison 1, les délires magiques sont assez bien fichus, avec des effets spéciaux réussis et des explications toujours plus dingues.
L’autre grosse amélioration cette saison, c’est le choix des lieux de tournage et des décors. Cela confère à la série une esthétique vraiment magnifique, particulièrement lorsqu’il s’agit de Fillory. Je suis moins fan des filtres qui s’appliquent à toutes les scènes de l’intrigue Jules, mais bon, c’est un parti pris intéressant de jouer sur les couleurs.
J’aime bien revenir chaque jeudi pour découvrir un nouvel épisode, et en même temps, je ne me sens pas toujours passionné par tout ça.
Cette série raconte l’histoire de Paul, un ado comme les autres qui voit des morts, pas comme les autres. Les esprits des défunts coincés sur Terre récupèrent peu à peu de la force et cherchent à revivre, ce qui engendre tout un tas de problèmes, dont l’apocalypse.
Je ne savais pas trop quoi m’attendre avec cette série, et c’est à peu près ce que j’ai eu. C’est un produit 100% britannique, jusque dans la longueur de la série (6 épisodes) et dans l’ouverture finale.
Concrètement, la justesse du casting, l’excellence de l’écriture et la vivacité du rythme font que je conseille cette série à tous ceux qui veulent un truc vite vu et malgré tout passionnant. Il y a quelques prises de risques bien sûr, des rebondissements assez dingues et une mythologie complexe que nous n’arrivons jamais à tout à fait comprendre. Et c’est ce qui en fait toute la force.
– Et l’angoisse de ce mois de février, c’est que je n’ai pas vu un épisode de Supernatural. Ni envisagé de réussir le premier mini-défi. Oups, oups, oups.
ET LE MOIS PROCHAIN :
Autrement dit, ce mois-ci… Et ben, je ne vais pas m’avancer car je suis à la bourre partout. Donc ce mois-ci, il y aura The Magicians, c’est sûr, car je suis à jour. Et le reste, je vais tenter, surtout Supernatural, mais Netflix propose un calendrier de dingue avec la saison 2 de Love, les premières de 13 Reasons Why et Iron Fist, sans oublier la 3 de Grace and Frankie, mais comme je n’ai même pas encore publié mon avis sur la 2… Bref, hier, une amie m’a dit que ce blog demandait une rigueur qu’elle ne pourrait pas avoir et qu’elle trouvait cool que j’y arrive. Oui, beh peut-être pas tant que ça en fait ! Je fais ce que je peux, et c’est déjà pas mal après tout.
ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?
Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en février en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr ! Malheureusement, là aussi il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Les Bouley et les Lepic sont de retour pour de derniers épisodes mouvementés qui verra tout ce petit monde grandir une dernière fois sur nos écrans. Plot twist : la saison se déroule sur 10 ans.
Un peu de déception pour une fin moyenne à une série qui était brillante et géniale, drôle tout du long, malgré un humour percutant sur sa fin. Je retiens de la série de vraies révélations côté acteurs (de Valérie Bonneton à Tiphaine Haas, à la tête aujourd’hui de Jeune diplômée, une websérie marrante à découvrir sur Youtube), des répliques cultes (ta professeur de français est une CONNE) et une découverte non-négligeable : oui, on peut faire de bonnes séries en France. Dire adieu à la série n’a malgré tout pas été facile, et j’ai passé pas mal de temps à revoir mes scènes préférées ou des interviews des acteurs…
Nouvelle saison, nouveau mystère à éclaircir : la maison d’Annalise s’apprête à cramer et quelqu’un y laissera la vie. Plot twist : ben, il est déjà écrit dans la phrase précédente en fait…
Si la première moitié de saison s’est enfermée dans une routine un peu trop marquée, la suite a su se révéler comme passionnante. Comme toujours, la mi-saison était explosive, mais cette fois-ci, littéralement. Les personnages ont su évoluer, rarement dans la direction que j’attendais, les mystères ont été bien menés et les révélations à la hauteur de mes attentes. Je reconnais finir la saison un peu frustré, mais qu’à cela ne tienne, la saison 4 est programmée, tout va bien !
Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de février. Je vous avais prévenu que c’était la catastrophe !
Attention, si vous décidez de laisser un commentaire, merci de ne pas me spoiler les onze saisons suivantes, même celles que je dis avoir vu, car je les ai vues il y a dix ans, donc j’ai oublié pas mal de choses et je n’ai pas envie de m’en souvenir avant d’y être. Merci.
Spoilers sur l’ensemble de la saison 1 dans cet article, évidemment, puisque j’y critique les épisodes un à un.
Avis : Et voilà, mon énorme morceau du challenge séries 2017 est Supernatural et j’ai prévu d’en voir au moins une saison par mois, autant dire que si ça a l’air faisable, ça reste pas mal ambitieux ! L’idée était de m’en faire un épisode par jour, mais c’est loin d’être simple.
Pourquoi j’ai envie de (re)voir Supernatural ? Déjà, parce que j’aimais bien la série quand elle passait sur M6. Mais si, pour de vrai. Et puis M6 en a tué la diffusion avec des horaires improbables et un ordre totalement aléatoire. Je n’étais pas méga fan de la forme un peu trop « à la semaine » de la série, surtout sur cette saison 1. Cependant, j’en ai vu un peu plus de trois saisons quand même, ce n’est pas pour rien. Elle est vraiment cool à regarder dans le noir avant d’aller se coucher. Et puis, les guest stars sont le plus souvent des acteurs que j’adore.
Je l’avais commencée à l’époque pour Jensen Ackles que j’avais adoré dans Smallville et pour sa ressemblance avec Charmed. C’est un peu la série Wyatt/Chris que nous n’avons jamais eu alors… Je ne crachais pas dessus. Je sais bien que la série n’est pas la meilleure dans son genre, mais c’est clairement l’une des plus longues et rien que pour ça je suis un peu frustré de passer à côté de près de dix ans. Alors je suis bien spoilé évidemment, mais pas encore assez pour que ça gâche tout mon plaisir. Et puis, les premières saisons, je les ai vues il y a presque dix ans, autant dire que c’est un peu loin ! Bon, cette introduction ne sert pas à grand-chose, tout le monde connaît déjà la série de toute manière, c’est parti pour les 22 premiers épisodes de cette grande saga qui occupera tout 2017 !
Note moyenne de la saison : 15/20.
Épisode 1 – Pilot – 18/20 We’ve got work to do
Ce pilot est quand même drôlement bien foutu pour un pilot, du flashback initial qui nous montre la mort de la mère à la mise en place d’une intrigue à plus long terme, avec le père à retrouver et Jessica qui brûle à la fin. Beaucoup de mystères, ça promet tout de suite un fil rouge qui ne peut que réussir. Ironiquement, si j’ai commencé la série pour Dean à l’époque, j’ai toujours préféré Sam et ça se confirme dès ce premier épisode, donc voilà, vous êtes avertis pour les treize saisons à venir. Treize saisons qui s’annoncent déjà longues à base de « Moi, j’aurais pas fait comme ça », de « Mais n’y vas pas, reste dans ta caisse/baraque », de « oh mais c’est l’actrice de [insérer ici une série que j’adore] » et de bonne musique rock des années 80. Ce premier épisode met bien en place la série en cochant toutes ces cases l’air de rien (et même x2 pour certaines parce qu’il y a de bien jeunes Sarah Shahi – Person of Interest – et Adrianne Padalecki – Agents of SHIELD – en guest). La relation entre les frères est hyper bien travaillée, chacun ayant son caractère et une crédibilité fraternelle assez dingue malgré le manque de ressemblance. L’enquête de la semaine (que j’entends bien convertir en enquête du jour pour tout voir à temps) me laisse un peu plus de marbre, c’est sûr, puisque c’est une bête histoire de fantôme, de dame blanche qui tue les hommes infidèles, mais c’est là le principe de Supernatural de toute manière. Je reconnais que bien que toute bête, cette intrigue fonctionne et il va de toute manière falloir que je m’habitue à ingurgiter ce type d’histoire, j’en ai plus de 200 à avaler encore. Peu importe, la mythologie est assez bien établie avec deux frères experts, une histoire à la semaine réglée (mais qui peut tout à fait recommencer plus tard), la dose de frisson, le suspens du cliffhanger, tout est très bien équilibré. Et vous savez quoi ? Soudainement, la trilogie du samedi me manque parce que OUI, cette série en a un jour fait partie (ça doit bien être l’une des dernières d’ailleurs).
Épisode 2 – Wendigo – 13/20 Sam, you know we’re gonna find Dad right?
Le Previously On souligne quand même hyper bien l’importance du pilot, mais nous voilà déjà dans un épisode qui se suffit à lui-même. Et surtout, faut pas s’étonner que je la compare à Charmed quand ils font un épisode sur le Wendigo, quoi. La scène d’introduction me permet déjà de cocher quelques cases de Bingo, car moi, j’aurais pas sorti ma tête de la tente comme le fait… Cory Monteith ? Sérieusement ? C’est dingue, tous ces guests ! Cet épisode est assez similaire à ce que je me souvenais, à savoir qu’il n’est pas grandiose après un excellent pilot et qu’il entame une longue série de flirts pour les frères Winchester (ouais, j’avais réussi à m’épargner leur nom jusque-là). Donc, on a une intrigue de la semaine pas franchement passionnante et pas digne de me filer des frissons, même si elle est plutôt bien écrite et sympa, avec ses jumpscares bien foutus. Comme la série est elle-même bien fichue, on progresse aussi sur le fil rouge, avec Dean qui arrive à convaincre Sam de continuer le boulot de leur père tant qu’ils ne l’auront pas retrouvés. Et ce n’était pas évident, parce que si son brushing reste impeccable au beau milieu des bois, Sam n’en est pas moins énervé du meurtre surnaturel de Jessica. Je le comprends, mais bon, la colère ne lui va pas trop, vivement que ça lui passe. Un dernier point sur les effets spéciaux qui ont parfois un peu de mal à survivre à la HD, l’image elle-même étant elle-même pleine de grain parce que le filtre Supernatural veut ça. Ah, le passé !
Épisode 3 – Dead in the Water – 15/20 This isn’t a creature
Pas besoin de chercher bien loin ma guest dans cet épisode : Amy Acker, qui est l’une des raisons qui m’avaient fait adorer cet épisode à l’époque. Et pourtant, il est parfaitement inutile au fil rouge et n’est pas sans rappeler, à son tour, ce bon vieil épisode de Charmed (encore !) sur le monstre de l’eau. C’est un peu abusé comme les parallèles sont simples quand même, mais en même temps, les deux séries tapent dans la même mythologie, alors forcément l’originalité est un peu dure. Tant que j’en suis à parler d’Amy Acker, on note qu’elle est un flirt de plus pour Dean. Ceci n’est pas du tout abusé. L’épisode en lui-même n’apporte donc pas grand-chose pour la série, mais il est malgré tout très bien maîtrisé. J’en aime le suspense et l’histoire pas si évidente que cela à deviner à l’avance. Non et puis, de toute manière, Amy Acker sauve toujours tout et tant pis si j’ai écrit son nom trois fois en quelques lignes.
Épisode 4 – Phantom Traveler – 17/20 Time really does fly
Pas besoin de chercher loin pour trouver une guest qui a une tête connue : dès la scène de l’avion, j’ai reconnu une régulière de Veronica Mars (la femme du doyen). C’est un jeu sacrément marrant à faire et je me demande si ça va vraiment marcher pour chaque épisode, c’est pire qu’Ally McBeal à ce stade. Bon, il s’agit clairement du premier épisode de la série que j’ai dû voir, mais dont je n’avais aucun souvenir. Autant dire que j’ai trouvé ça un peu inquiétant en le commençant : s’il ne m’a pas marqué, ce n’est peut-être pas pour rien. Pourtant, j’ai trouvé ça plutôt sympa comme épisode. J’en arrive à me demander s’il avait été diffusé à l’époque sur M6, parce qu’il est vraiment cool et bien foutu. L’intrigue est plutôt originale et je ne vois pas comment j’ai pu oublier ça, alors qu’en revanche, j’imagine bien M6 le censurer suite à un crash d’avion, comme c’est souvent la « mode » dans ce cas-là. Bon, peu importe, l’épisode nous apporte que les démons se connaissent entre eux et ont des infos sur la mort de Jessica, ce qui sert carrément le fil rouge, tout en jouant sur la peur des avions. Très bien joué comme intrigue, surtout que les deux frères apprennent également que leur père est encore en vie et refile leur numéro à tous ceux cherchant de l’aide. Franchement, faudrait être difficile pour critiquer cet épisode et lui mettre une sale note, il a beaucoup de choses pour lui malgré son statut de stand-alone. J’en arrive carrément à me dire que la série est peut-être meilleure que dans mon souvenir et que les treize saisons vont passer vite à ce rythme.
Épisode 5 – Bloody Mary – 16/20 Believe me, I won’t say it.
Voici un épisode dont je me souvenais très bien et que j’avais trouvé marquant, trouvant totalement stupide l’idée d’aller dire trois fois Bloody Mary dans une salle de bain et terriblement flippant la sortie du miroir. Enfin bon, pourquoi pas, faut bien faire des épisodes et c’est sûr qu’il y en a pour le faire. L’intrigue en elle-même est bien menée et l’épisode ne perd des points que parce que je m’en souvenais un peu trop pour être surpris. Il n’empêche que cette saison démarre très bien et que si je tombais sur une série comme ça aujourd’hui, il y a de grandes chances que je choisirais de la regarder. Cependant, ça y est, je commence à sentir déjà avec cet épisode que la série étire un peu son fil rouge : les cauchemars récurrents et la culpabilité de Sam commencent à me saouler, même si c’est plutôt une bonne construction de personnage. C’est juste que je sais combien de temps ça dure et ça ravive mes souvenirs d’impatience d’avoir la réponse. Vu que je regarde ça plus vite cette année, ça m’aidera peut-être. Pour le long terme, l’épisode est intéressant car l’on apprend que Sam faisait des cauchemars avant le meurtre de Jessica et que c’est pour ça qu’il culpabilise. Huhu, je connais des scénaristes qui se préparent le terrain. Quant aux guest-stars, je me souvenais évidemment de l’insupportable Marnette Patterson dans cet épisode – cherchez pas, elle sera à jamais insupportable à cause de son rôle dans Charmed, oui, je sais, ENCORE cette série -, mais j’avoue avoir été totalement bluffé/surpris de tomber sur Genevieve Buechner (Fox dans The 100, génialissime Madison dans Unreal). J’avais pourtant dû voir qu’elle avait joué dedans quand j’avais consulté mon IMDB pour la nommer « performance de la semaine », mais ça m’était sorti de la tête. C’est dingue, elle est toute enfant dans cet épisode, que j’aimais déjà il y a dix ans et qui se confirme comme réussi. Quant à vous, j’espère que vous ne lisez pas cet article à voix haute dans votre salle de bain, sinon vous avez dit trois fois Bloody Mary et vous êtes dans la merde les gars !
Épisode 6 – Skin – 13/20 It does not sound like our kind of problem.
J’ai soit une mémoire bien meilleure que ce que je pensais, soit vu cette saison 1 plus d’une fois, car c’est un épisode qui ne me disait rien en lisant le résumé, mais qui m’est totalement revenu dès la première scène qui commence par la fin. Je n’aime toujours pas ce type d’épisode (et en plus plein de séries le font pour leur épisode 6, allez savoir pourquoi). Bref, il est question dans cette intrigue à la semaine de shape-shifter, mais ce n’est pas vraiment la meilleure intrigue de ce type que j’ai eu l’occasion de voir. Disons que comme toujours ça fonctionne, mais sans plus, surtout qu’il y avait pas mal de longueurs (mais qu’attends-tu pour tirer ?) que les scènes bien gores ne rattrapent pas forcément. Je trouve que les effets spéciaux patinent un peu avec le recul, genre on est loin du level Orphan Black quand il y a deux Dean à l’écran. L’air de rien, cet épisode travaille un peu le personnage de Sam, de manière à expliquer pourquoi il continue cet interminable roadtrip sans avoir besoin de faire référence au père. Ah et purée, j’ai bien cru pendant un moment qu’il n’y aurait pas de guests remarquables, et puis, j’ai reconnu un acteur de Daredevil. Bon, c’est clairement pas aussi WTF que d’habitude, mais quand même, c’est assez dingue. En même temps, ça fait 12 ans, ces acteurs secondaires ont eu plus d’une occasion de percer.
Épisode 7 – Hook man – 13/20 Dad would check it out
« Putain, mais t’as un portable et du réseau meuf ! » n’ai-je pas pu m’empêcher de crier lors de cette longue introduction qui voit la classique petite amie en danger de mort imminente. À quoi bon, me diriez-vous, quand elle peut simplement sortir de la voiture et se confronter à un agresseur invisible ? Oui, non, ça n’a aucun sens. L’intrigue n’est pas dingue d’originalité et, un peu comme dans l’épisode précédent, elle fonctionne mais ne me marquera pas outre mesure. Je pense que d’ici une ou deux saisons, j’aurais totalement oublié cet épisode. Bon, pas totalement, car la légende dont il s’inspire est connue, mais voilà quoi. Il ne m’a pas particulièrement fait frissonner (comme une majorité d’épisode donc), ni passionner. C’est comme ça. Au moins, il aura servi à ce que Sam prenne un bon temps en oubliant Jessica. Et puis, le complexe de Dean avec son papa, on en parle ? Non parce que le « il aurait vérifié » comme excuse pour aller checker chacun des cas de la saison, c’est moyen un peu. Côté guests, il y a bien le révérend dont la tête me dit grave quelque chose mais dont l’IMDB me dit qu’il est peu probable que je le connaisse et Drake d’X-Men 2, mais c’est le premier épisode sans tête familière à outrance. Je me demande comment le vive ces personnages secondaires qui n’ont pas eu de succès au milieu de tant de guests à la carrière de folie post-Supernatural.
Épisode 8 – Bugs – 11/20 I wanna find dad.
Cette saison s’occupe de toutes les légendes urbaines une à une, il fallait donc un épisode sur des insectes tueurs, sinon ce n’était pas drôle, et j’ai trouvé ça bien drôle que cet épisode explore un peu la relation au père (et le complexe de Dean dont je parlais ci-dessus). C’est bien le seul intérêt de cet épisode d’ailleurs, de nous montrer la différence d’éducation entre les deux frères, expliquant aussi leurs différents caractères. L’épisode est particulièrement mauvais et les effets spéciaux n’aident pas, c’est galère de créer une invasion d’insectes, que voulez-vous ? En plus, on n’a pas vraiment de conclusion et ça semble ne gêner personne. Dommage. Côté guest, la première réplique est énoncée par Brad de Continuum, donc j’ai pas eu à chercher longtemps, même si j’ai un peu galéré à reconnaître l’acteur qui a changé de look. Au départ, il m’a fait penser à Faraday de Lost, j’avoue. C’était rigolo aussi de voir ensuite un acteur de 4400… décidémment.
Épisode 9 – Home – 17/20 I have those nightmares… and sometimes they come true.
Retour à Lawrence, ça faisait longtemps qu’on n’était pas venu chez les Winchester… et eux aussi. Sam avoue enfin à Dean qu’il fait des cauchemars parfois prémonitoires. C’est ce qui leur permet un retour à la maison malgré un Dean pseudo-sensible et si fragile qui a décidé de ne jamais y retourner. OK, OK. Cet épisode propose de vraiment s’intéresser au passé des Winchester et c’est une excellente chose, car il donne l’impression d’avancer dans le fil rouge. Il révèle bien la sensibilité des deux personnages principaux, et ils en ont besoin après ces derniers épisodes où ils sont trop mis en avant comme des experts invincibles (mais tout le problème est qu’ils le sont, une série avec un si petit casting, on sait bien qu’ils vont survivre). Je n’ai aucun souvenir de cet épisode qui pourtant a de quoi marquer, notamment avec la scène du bébé dans le frigo, qui est pas mal stressante dans son genre. J’ai un problème avec les maisons hantées de toute manière et cet épisode y va plutôt fort de côté-là. Les épisodes qui touchent la corde personnelle des deux frères sont clairement nécessaires pour maintenir l’attention et l’intérêt pour la série, et ce cliffhanger avec l’excellent Jeffrey Dean Morgan sait comment le faire ! Il veut savoir la vérité, mais allez savoir sur quoi, et Sam a des pouvoirs, mais allez savoir lesquels. Il était cool aussi de s’approcher du fil rouge de la saison avec l’esprit de la mère, à ne pas confondre avec le démon tout feu tout flamme qui l’a tué. C’est juste génial cette manière de distiller les éléments dans l’épisode, mais c’est dommage qu’ils n’aient mieux réparti ça sur les 22 épisodes, car ça créé de sacrés différences de qualité entre les épisodes. Celui-ci manque un peu de clarté sur la mère, mais il gère plutôt pas mal. Côté guest, c’est Adèle de Grey’s Anatomy que j’ai reconnu à la voix, parce que le look est bien différent. Pourtant, c’est la même année que ses premiers épisodes dans Grey’s, mais bon, ça date, alors je ne me souviens pas…
Épisode 10 – Asylum – 16/20 Dude, she kissed me, I’m scarred for life.
Et voici le très classique épisode sur l’asile psychiatrique, un grand incontournable des séries d’horreur et/ou de fantasy. L’hôpital hanté est donc revisité de manière plutôt banale avec des fantômes, des possessions et une histoire chargée… C’est un classique qui a fait ses preuves et qui est très bien exploité. Certes, on n’est pas au niveau de l’épisode précédent, mais on remonte la pente des épisodes 7 et 8 qui avaient perdu en qualité avec cette très bonne légende urbaine. Et puis, il y a même un jump scare terriblement prévisible qui a fonctionné sur moi. Au-delà de cette intrigue, le fil rouge continue de s’étirer à l’infini : leur père leur envoie désormais des coordonnées par SMS, mais comme il n’est toujours pas là, Sam s’énerve et Dean s’énerve que Sam s’énerve car il veut juste suivre les ordres de papa. Une scène qui a tendance à déjà se répéter et ça ne fait que dix épisodes (sur 250, merci bien). Cette fois, l’absence du père est même au cœur de la possession par le docteur fou, puisque Sam dit tout ce qu’il a sur le cœur une fois possédé. Classique, comme je le disais plus haut, mais efficace. Quant au cliffhanger, il est assez violent car inattendu et brusque, avec une fin bien placée. Tu parles d’une mi-saison (oui j’ai vérifié, je pensais que c’était le précédent et en fait non, c’est celui-ci). Autrement, c’est encore un épisode qui a su me faire croire qu’il n’y aurait personne de connu parmi ses rôles secondaires, pour mieux me surprendre avec Nikki des 4400. Et comme j’adore l’actrice (qui n’a malheureusement pas trop percé depuis), c’était très bien. Ce défilé de visages connus, c’est juste dingue !
Épisode 11 – Scarecrow – 14/20 Well, then this selfish bastard is going to California
« Je regarde un épisode par jour en 2017 » qu’il disait. Et le voilà, le 28 janvier, à l’épisode 11. Tout va bien, c’est largement faisable, n’est-ce pas ? Suite au coup de fil du cliffhanger, le père Winchester donne des noms sur lesquels enquêter mais la division entre les frères n’est que plus perceptible. Sam veut chercher papa, Dean veut obéir à papa. C’est un peu le résumé de la saison 1, de toute manière, et je suis bien sûr du côté de Sam, toujours. Alors l’intrigue de l’épouvantail n’est pas vraiment super passionnante et fait un peu redite de l’épisode avec le crochet, jouant sur les mêmes peurs des petites villes des USA finalement. Le genre de ville que je kifferais visiter mais qui en même temps est toujours synonyme de films d’horreur. Il y a des côtés que j’aime bien dans l’enquête malgré tout, car elle montre bien la nécessité qu’ont les deux frères à bosser ensemble désormais, ce qui crève l’écran dans des scènes au téléphone. Le coup de tête de Sam est donc un peu libérateur par rapport à l’intrigue lourde et répétitive, ça permet de donner un peu de consistance au fil rouge et de le faire rencontrer une autre fille sexy, encore. Je sais, j’ai intérêt à m’y habituer, il me reste 12 saisons comme ça à avaler encore. Et puis, c’est Meg, je l’aime beaucoup comme personnage, elle apporte une touche féminine sympa au casting et il est évident qu’on la reverra après un tel cliffhanger, qui intrigue déjà beaucoup plus et donne encore plus envie de (re)découvrir la suite. Quoiqu’il en soit, il y a pas mal de facilités dans le scénario, notamment la nana qui n’en a plus rien à foutre de la mort de ses parents juste parce qu’ils ont tenté de la sacrifier ou Sam qui retrouve Dean en cinq minutes et sans galérer. Cela dit, pour la réunion des frères, c’était bien joué et l’intrigue avance. Pas trop de guests reconnaissables pour moi dans ce Scarecrow… mais il y a un acteur de Zoo, d’après IMDB. C’est dingue, ça va vraiment être dans chaque épisode ! Petite mention aussi sur la technologie de ouf, téléphones à clapet et tout ! Trop la classe, ces Winchester.
Épisode 12 – Faith – 15/20 I’m not gonna let you die, period.
Ah le classique coup de la marche et de l’escalier à trous ! Cet épisode est sympa parce qu’il change la structure habituelle de Supernatural en nous montrant d’avance la fin d’un cas et en envoyant Dean à l’hôpital. Croyez-moi, quand on sort soi-même d’une chirurgie ambulatoire où on a trouvé le moyen de se faire grave chier à l’hôpital alors qu’on y est resté 5h tout compris, on comprend l’angoisse de cet épisode ! Il faut donc sauver Dean dans cet épisode, et ça nous fait presque oublier le fil rouge de la saison. Bon, par contre, c’est un épisode dont je me suis souvenu en cours de route, alors ça casse un peu le suspens (déjà pas trop présent puisqu’on sait que Dean va survivre). J’aime bien cet épisode, qui exploite le concept des sectes, encore et toujours, concept qu’on retrouve dans pas mal des séries du genre. Il ne révolutionne rien, et certainement pas la série, mais il se laisse regarder avec de bons moments. Est-il utile de parler guest-star quand Julie Benz est dans l’épisode ? Non, c’est bien ce que je pensais. Oh et puis, il y a aussi l’acteur du révérend, qui était dans le premier épisode de la saison 2 de The Magicians, histoire de rester dans le cadre du challenge. Côté musique, excellent usage de « Don’t fear the Reaper », que j’ai adoré découvrir (du moins, je le croyais) en lisant Career of Evil de JK Rowling Robert Galbraith.
La route 66 est mythique, il fallait donc un épisode qui s’en inspire au sein de cette première saison, c’était tout bonnement inévitable… Mais ce n’est pas forcément leur meilleur, loin s’en faut. Dean décide donc de rendre service à son ex, Cassie, dont on n’a jamais entendu parler, lorsqu’elle l’appelle à la mort de son père, tué par un camion fantôme (mais ça, elle ne le sait pas encore). L’épisode est très ennuyeux et seule l’ancienne relation amoureuse de Dean vient sauver ça en approfondissant un peu le personnage (mais tout semble indiquer que c’est pour un épisode et qu’on oubliera tout ça dès le prochain, jusque dans le script). Cela dit, tout oublier, c’est un peu l’envie qu’on a en finissant l’épisode – et pourtant, je m’en souvenais, pas pour les bonnes raisons, donc. J’ai malgré tout apprécié le côté #AllLivesMatter avant l’heure, mais ça paraît un peu trop forcé, malheureusement. Disons que ça se note pour l’époque, c’est osé (et tout à fait nécessaire), mais la l’histoire de fond est chiante et les courses poursuite pas si bonnes que ça, alors ça ne rattrape pas tout. Côté guest, c’est donc un vrai plaisir de découvrir Megalyn Echikunwoke interprétant l’ex de Dean. L’actrice que j’ai adorée dans 4400 est juste géniale, alors ça ne devrait pas m’étonner que ses débuts soient dans Supernatural. Elle remonte largement le niveau de cet épisode médiocre en tout cas, et pas que grâce au personnage. Dernière réflexion, parce que je trouve ça surprenant, pour un épisode 13, ils auraient pu faire sur le vendredi 13… ou tout simplement, ne pas laisser la piste Meg traîner si longtemps.
Épisode 14 – Nightmare – 14/20 The same things killed our mother
Ah, encore un épisode dont je me souvenais en fait, c’est marrant comment tout me revient petit à petit (bon et un peu rassurant pour ma mémoire également, même si c’est le côté prêtres qui m’est revenu en premier aha, puis les différents meurtres qui m’ont marqué, allez savoir pourquoi). Sam fait un nouveau cauchemar, mais il arrive trop tard pour sauver la victime, un peu comme pour Jessica, et il y a de quoi être frustré. L’épisode en lui-même est très prévisible, avec Sam qui a des visions de futurs meurtres, qu’il cherche à endiguer et le fils complétement cinglé qui est responsable de tout ça. C’est triste, parce que j’avais un bon souvenir de cet épisode, mais finalement, ce n’est pas si exceptionnel que ça. Il est intéressant de voir les pouvoirs de Sam se développer un peu plus, en tout cas, mais tout est trop prévisible jusqu’à la révélation du démon, qui nous apprend plein de choses sur le fil rouge de la saison et permet à Sam de débloquer la télékinésie. Autrement dit, il y a beaucoup de choses qui se dessinent avec ce nouvel épisode, mais toujours pas d’avancées majeures. Toute la saison traîne en longueur, exactement comme dans mon souvenir. Côté guest, il faut parler de Beth Broderick évidemment, de Sabrina l’apprentie sorcière. Encore une déjà célèbre avant de venir dans la série, mais quand même, un visage connu de plus.
Épisode 15 – The Benders – 07/20 But the best hunt is human
Je devais beaucoup trop de temps sur M6 le samedi soir très tard, car cet épisode, je m’en souviens aussi, de mon premier visionnage dans le noir pendant la trilogie du samedi (tellement de souvenirs !). Il y est question d’enlèvement, et c’est Sam qui disparaît dès le départ de l’enquête. Et franchement, ce n’est pas bien passionnant. La série s’éloigne des histoires surnaturelles pour proposer une intrigue hors propos du fil rouge et du genre : une famille de cinglés qui aime traquer les humains. Pourquoi pas, l’idée, sur le papier, est bonne… mais seulement sur le papier. Aussitôt vu, aussitôt oublié, franchement. C’est décevant, jusque dans la pseudo relation entre Dean et la flic, quoi. D’ailleurs, quel mauvais perso que cette flic hantée par la mort de son frère. Rien n’allait. Et oh ! Comme c’est étonnant, c’est un épisode où personne n’a percé dans les guests ! Tous ont eu des petits rôles à droite ou à gauche d’après IMDB, mais c’est tout. Décidément, cet épisode n’a rien pour lui… mais ça peut être pour ça aussi que personne n’a percé. Allez savoir, il faut bien des ratés dans chaque saison. Celui-là en revanche, il y va fort et je me demande si je ne m’étais pas endormi devant petit. On ne saura jamais, je pense, mais ce ne serait pas étonnant.
Épisode 16 – Shadow – 16/20 Hiding’s a little bit childish, don’t you think ?
Et c’est le retour des écouteurs qui ne fonctionnent pas avec cet épisode, la série propose quand même beaucoup de récurrences (et une ruelle qui a servi à de multiples épisodes d’Angel, entre autres). J’aime bien l’idée d’origine en tout cas, cette ombre qui s’attaque à ses victimes. Cet épisode entre une nouvelle fois dans la liste de ceux que j’avais oublié mais dont je me souviens une fois devant, principalement grâce à Dean se vantant de ses conquêtes, parce que c’est bon, stop. Je dis la même chose de quasiment toute la saison, je sais. Le retour de Meg est absolument génial, même si vraiment pas crédible du point de vue de Sam, qui heureusement s’en méfie. J’aime beaucoup l’intrigue autour du personnage de Meg, même si je continue de regretter les quelques stand-alones depuis sa dernière apparition. C’est un truc qui m’a toujours énervé dans Supernatural, il y a trop d’épisodes qui servent à combler les trous de manière pas trop discrète. L’avantage, c’est que ce n’est pas le cas de cet épisode qui joue aussi avec nos nerfs : les victimes de Lawrence, Meg qui s’avère être une invicible bitch totale et le retour du père parfait, qui aide enfin à avancer… du moins, le pense-t-on ! Voir les Winchester ensemble est un truc qu’on a attendu seize épisodes, juste pour que ça dure deux scènes et que le cliffhanger nous relance dans la série qu’on a connu depuis le début et en conservant le mystère de Meg qu’on a cru réglé un moment. Ah les bâtards ! Côté guest star, j’ai eu un doute qu’IMDB a confirmé : la victime de base de l’épisode (Meredith) a servi d’assistante à un certain Mike Ross dans Suits. Et puis Jeffrey Dean Morgan, quand même.
Épisode 17 – Hell House – 15/20 You did this ? You’re a freaking jerk !
Nouvel épisode, nouveau grand classique et comme j’enchaîne les épisodes tout mon dimanche, ça devient presque too much. Peu importe. La relation entre frères fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui relance les hostilités amusantes entre eux. Et heureusement, parce que l’intrigue est donc plutôt banale avec une maison hantée et deux pseudo-journalistes web qui enquêtent sur des fantômes. Il était temps que l’on rencontre d’autres chasseurs pour la crédibilité de la série, malheureusement, ces deux-là sont juste le cliché habituel des mauvais amateurs qui se croient pros. S’il n’y a rien de bien original dans la proposition d’histoire pour cet épisode, celle-ci est bien menée du début à la fin, avec des twists un peu prévisibles, mais sympas, et surtout plus d’humour que d’habitude. Or, la série fonctionne toujours bien quand elle se lance dans l’humour… et ici, avec en plus, une pseudo morale philosophique sur les gens qui croient trop facilement aux histoires d’horreur. Côté guests, on retrouve la Stargirl de Smallville, dont je savais avoir vu le visage quelque part. J’aurais été incapable de dire où et elle ne sert à rien, je tiens à le dire. Sinon, et c’est un spoil sur la suite de la série, je me rappelle que les deux cinglés du site web sont appelés à revenir. C’est donc des visages qui deviennent connus grâce à la série.
Épisode 18 – Something Wicked this Way Comes – 14/20 Because I’m the oldest which means I’m always right
Comme ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de Charmed dans cet article, je profite du titre de cet épisode pour le faire. De rien. Et pour ceux qui ne comprendraient pas, c’est le titre du pilot (et du 7×22, à peu de choses près). Cet épisode est absolument terrifiant d’un point de vue enfantin, avec un monstre qui vient aspirer leur force vitale pendant la nuit. Côté fil conducteur de la saison, cet épisode explore à nouveau la relation entre les deux frères (il n’y a que ça dans cette série de toute manière) à travers des flashbacks de Dean protégeant son frère… et foirant son rôle de grand frère, ce qui le trouble encore aujourd’hui. Trow de sensibilitad kwa. Je me moque, mais ça donne un épisode vraiment sympa, malgré l’absence de vraie avancée. J’aurais aimé par exemple que Sam se serve de son pouvoir contre le monstre, mais non. Quant au monstre en lui-même, il a le look des détraqueurs en plus creepy encore, alors forcément, ça file les frissons. Niveau guest… Il y a un gamin qui a joué dans Angel aussi, ce n’est pas forcément un visage connu, je sais, mais sa tronche de merdeux (ouuups), je m’en souviens.
Épisode 19 – Provenance – 15/20 It’s not a who, it’s a what.
Oh, je me souviens de ce tableau et de ces idiots achetant un tableau si creepy. Je veux dire, il y a des gens qui cherchent à mourir quand même ! L’épisode en lui-même ne m’a pas passionné pendant un bon moment, il faut bien le dire. Disons que c’est un autre moyen de passer le temps, et que c’est un peu frustrant quand on sent toute la mythologie en place derrière dans la série. Sam drague encore une nouvelle nana, Dean aussi au départ dans le bar d’ailleurs et ça finit par être un débat entre eux, qui est probablement la scène la plus intéressante de tout l’épisode. Sam est mignon à draguer et à avoir peur pour la vie de sa future petite amie. Quant au tableau, il s’avère que l’esprit du père de famille le hante pour aller égorger tous les proprios… à moins que ce ne soit la petite fille qu’il tente de surveiller. L’intrigue fonctionne, une fois de plus, sur un bon rebondissement final qui améliore la qualité du tout et un jump scare qui m’a totalement eu malgré sa prévisibilité. Côté guest star, on retrouve une vraie tête connue (en tout cas pour moi) avec une actrice d’Heroes (et d’une mini-série Heroes). Mais il m’a fallu un peu de temps pour la replacer. Plus on avance dans la série, plus c’est difficile de trouver… Il y avait également une actrice des 4400, mais j’avoue que j’ai cherché sur IMDB, je ne sais pas si ça compte vraiment aha !
Épisode 20 – Dead Man’s Blood – 17/20 We’re not different. Not anymore.
La fin de saison approche avec cet épisode sur les vampires et la cohérence interne est à peu près respectée (plus que d’habitude en tout cas) avec une mention de Sarah, la nana draguée par Sam dans l’épisode précédent. Cependant, ce n’est pas ça qui nous approche de la fin de saison, mais bien l’intrigue : le mentor de John Winchester se fait buter par des vampires (surprise, ils existent… Je ne vois pas trop pourquoi ils ont décidé d’en faire une surprise avec tous les monstres qui existent de toute manière) et donc le papa se pointe pour aider ses gosses. Sam passe son temps à le questionner, et il n’y a pas à dire, je le préfère vraiment à Dean, surtout quand il s’engueule avec son père. Il faut de la gueule pour s’engueuler avec Jeffrey Dean Morgan (et que ça soit crédible). Toujours pour aider l’intrigue générale, qu’il faut bien amener à sa conclusion maintenant qu’on est à l’épisode 20, l’idée du Colt est introduite ; une arme capable de tuer n’importe quel démon… pratique et un peu deus ex machina comme solution, mais l’épisode est plutôt bon avec son gang de vampires… et un Jeffrey Dean Morgan tellement badass avec le colt. C’est une fin magistrale, avec un cliffhanger parfait. Côté guest, j’ai immédiatement reconnu Warren Christie, acteur dans la trop éphémère Happy Town et dans tout un tas d’autres séries depuis, apparemment. Tant mieux pour lui, parce que John n’a pas laissé beaucoup de chance à son personnage !
Épisode 21 – Salvation (part.1) – 18/20 After all these years we’re finally here
Meg est de retour ! J’en avais presque oublié son existence, c’est mal. Les Winchester sont enfin unis pour trouver et tuer le démon qui s’en est pris à leur famille, et comme ça ne fait jamais qu’une saison que j’attendais ça, c’est parfait. Et puis, l’épisode parvient même à jouer sur ma peur des clowns, l’air de rien. J’aime la manière dont les visions de Sam se produisent de plus en plus souvent et suggèrent une avancée vers une mythologie plus poussée. Mythologie qui se développe d’elle-même avec une Deb particulièrement violente dans cet épisode et un chantage autour du Colt, ajout de l’épisode précédent qui révèle toute son utilité scénaristique ici dans une intrigue qui en revient au premier démon à l’origine de tout. Et cette fois, les deux frères parviennent à sauver Monica, mais pas à tuer le démon pour autant. Pendant ce temps, leur père se plante avec Meg qui découvre (à ses dépens) que le Colt est un faux. Bref, autant dire que l’épisode y va à fond dans les tensions, les twists, les drames et que jusqu’au coup de fil final, la tension est à son comble. Très bon cliffhanger qui lance parfaitement le season final ! Côté guest (je vais réussir à tenir toute la saison !), j’ai reconnu l’héroïne de Riftworld Chronicles, websérie dont j’attends toujours la suite et encore plus maintenant que j’ai revu l’actrice (dans le rôle de Monica).
Épisode 22 – Devil’s Trap (part.2) – 19/20 Fine, you’re both so sure. Go ahead. Kill me… I thought so.
Les deux frères s’en font à nouveau pour leur père, mais cette fois, ils ont de bonnes raisons d’avoir peur et on ne sait pas non plus s’il est en vie ou non. Ils se rendent chez Bobby, un ami de leur père qui sort un peu de nulle part et qui les aide à capturer Meg. C’est parfait : il est temps de la torturer avec un petit exorcisme, mais tout cela va un peu trop vite, je trouve, une impression que j’avais déjà eu il y a dix ans. La mort de Meg parvient quand même à être touchante malgré cette rapidité d’exécution. C’est frustrant d’avoir attendu 22 épisodes pour que tout se précipite comme ça, mais ça fonctionne bien parce que le rythme est du coup carrément plus pressant que l’habitude créée par la série. Le coup des possessions dans l’immeuble est un excellent moyen d’ajouter de la pression, de même que le décompte des balles du Colt. Côté twist, ça fonctionne bien avec la révélation du père possédé, la torture de Dean, la balle perdue dans la jambe de John et bien sûr l’accident de voiture final. Cliffhanger de merde ! C’est genre la pire des fins de saison, l’épisode est dingue, mais rien n’est résolu, pire on régresse. J’avais réussi à oublier la frustration du final… et pourtant ! Je la revis de plein fouet et il n’y a pas à douter, je serais de retour pour la saison 2. Côté guest… Eh bien, il n’y en a pas dans cet épisode, il n’y a que des acteurs récurrents de la série ou des figurants, ce qui est un peu normal pour un final. Cette saison restera la plus compacte de ma vie en guests, c’est pire que quand je regardais Ally McBeal !
Incroyable mais vrai : j’ai tenu toute la saison sans poster une seule photo de la voiture. BAM.
En bref – La saison a bien tous les défauts dont je me souvenais (beaucoup d’errance et un fil rouge trop souvent absent), mais elle est aussi bien meilleure que ce que je croyais. L’urban fantasy me manquait ces derniers temps et le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis servi avec Supernatural. C’était un plaisir de revoir ces épisodes, la majorité d’entre eux en tout cas, et de redécouvrir une intrigue complexe enveloppée dans une mythologie qui tarde toujours à se dévoiler. L’intrigue de la saison n’est même pas achevée avec un recommencement promis juste avant un accident qui va changer la donne, de manière évidente. Malgré cette frustration finale, la saison 1 est tout bonnement géniale, réunit un tas de très bons acteurs tout au long de ses 22 épisodes et propose une histoire bien à elle, passionnante, au milieu de réécritures de légendes urbaines plus ou moins réussies qui font tout le charme de la chose. Je ne regrette vraiment pas de me relancer dans l’aventure Supernatural, et ce n’était pas gagné avec autant d’épisodes à revoir ! Rendez-vous en février pour la saison 2 🙂
Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.
Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.
Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.
Épisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20 Am I hallucinating?
Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.
Épisode 2 – The Source of Magic – 14/20 All we can do is make them magicians
L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passentle reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.
Épisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20 I’m a squat-mancer
Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.
Épisode 4 – The World in the Walls – 16/20 Laughing at you? What kind of a friend would do that?
Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.
Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20 You should know better than to mess with Google magic
Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !
Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20 The Beast isn’t in the books
Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.
Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20 Why don’t you two just fuck?
Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.
Épisode 8 – The Strangled Heart – 13/20 Why is your face making that face?
Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.
Épisode 9 – The Writing Room – 15/20 I’m a super-villain, now talk.
L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.
Épisode 10 – Homecoming – 14/20 All magic where I from is sex magic, don’t you know that?
Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuivre. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarqués dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez elle, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs potes veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.
Épisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20 We should have listened to you, Q.
L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.
Épisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20 All of y’all look like you did a crime last night
Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !
Épisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20 Geek out, we’re in the book.
Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant. D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…
EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !
P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !