Il est peut-être temps que je fasse le point sur les derniers comics qu’il me reste à évoquer pour faire le tour de tout ce que j’ai lu durant le Mois de la BD de Ludo. J’attendais d’en avoir fini avec l’ensemble de ce premier run de comics consacrés à Willow, et maintenant que c’est chose faite puisque j’ai lu le dernier numéro dans le bus ce matin, je peux le faire ! Alors… Une fois de plus, je suis mitigé face à ce reboot, pour tout un tas de raisons.
Du côté du synopsis, nous retrouvons donc le personnage de Willow qui quitte Sunnydale après un accident ayant eu lieu dans l’arc Hellmouth des comics. Pendant celui-ci, en effet, Xander, qui avait une partie de l’âme de Willow depuis qu’il était devenu vampire (c’est compliqué, ouais, là-dessus, ils sont à peu près fidèles à la série comme ça, même si ce choix était hyper perché) est mort. C’est embêtant, et ça dévaste Willow qui a besoin de s’aérer l’esprit, quitte à tirer une croix sur sa copine – qui se console dans les bras de Kendra, parce que pourquoi pas.
La voilà donc qui s’évade et finit par atterrir dans une étrange communauté de sorcières qui va lui apprendre bien des choses sur la magie… mais qui cache inévitablement sa part d’ombre, sinon, il n’y aurait pas d’histoire à raconter. Qu’en ai-je pensé alors ?
C’est peut-être la meilleure partie de ce reboot, parce que le personnage de Willow a quand même gagné un look bien plus classe durant ce reboot. Son pull des derniers numéros est génialissime. En revanche, vous vous doutez bien que si comme point positif, le premier truc qui me vient, c’est le look d’un personnage dessiné, c’est qu’il y a un problème. Ou plusieurs mêmes.
Le premier problème évident, pour moi, c’est l’intrigue elle-même qui n’est pas très originale et n’apporte pas grand-chose au délire de culte parfois associé aux sorcières. Pourtant, le scénario essaie de faire croire que si et fait quelques références non précises à des œuvres sur les sorcières, pour faire comme si les personnages étaient critiques de tout ce mouvement qui rend les sorcières cool dans la pop culture alors que c’est ce qu’elles font elles-mêmes.
Ensuite, le personnage de Willow, bon. La voir quitter ses amis et sa copine parce que Xander est mort, c’est bizarre. C’est un reboot d’accord, mais il surfe sur les personnages que l’on connaît en leur rendant les mêmes caractères… alors pourquoi ce virage à 360° pour le personnage de Willow ? On est toujours sur l’équivalent de la saison 1, en théorie, mais on en est déjà à la Willow de la saison 8 : elle finit cet arc avec énormément de magie, une copine cheloue et un caractère bien trempé. C’est dommage. Tout ce reboot semble vouloir profiter du fait qu’on connaît l’évolution de ces personnages, mais sans jamais faire ce travail d’évolution, et c’est frustrant.
Dans les frustrations aussi, j’ai eu l’impression que les scénaristes voulaient nous ramener le personnage de Tara. Ils n’arrêtent pas de ramener tous les personnages de la série, alors ça me paraissait logique quand j’ai vu débarquer une sorcière qui bégaie et qui ressemble très vaguement à Amber Benson qu’on tenait la nouvelle Tara… Finalement, c’est juste une sorcière voulant s’enfuir de ce clan sans qu’on ne sache bien pourquoi, et qui finira… Ben on ne sait pas non plus, parce que Willow semble complètement l’oublier au cours du dernier numéro qui se veut déstabilisant à téléporter les personnages toutes les deux pages.
Bref, c’était étrange comme construction et, pire encore, ça n’avait pas de sens au sein même de l’univers de ce reboot. Ainsi, Willow était déjà de retour à Sunnydale dans les derniers numéros de Buffy, alors que son aventure n’était pas encore terminée. C’est bizarre à lire, même si bien sûr, on est capable de savoir dans quel sens tout se passe. C’est juste que ça donne le sentiment d’être spoilé, puisqu’on savait déjà dans quel état Willow rentrait et qu’il ne fallait pas être sorcier pour comprendre pourquoi et comment.
Ce reboot continue d’être franchement médiocre par rapport à la série. Si j’y suis attaché, c’est parce que j’aime les personnages et que je me rattache à mon souvenir de la série et à mes habitudes de lire les comics des saisons 8 à 12, mais clairement Boom nous sort une fanfiction sacrément perchée et multiplie autant que possible les titres pour se faire du fric auprès des fans nostalgiques comme moi. C’est une stratégie qui marche, après tout.
Une chouette couverture, un comic pas ouf auquel je ne suis pas sûr d’avoir tout pigé franchement. Et un lifting flippant.
Il est temps pour moi de revenir sur mes lectures du mois de la BD, parce que c’était il y a deux semaines tout de même que ça s’est terminé. Je reprends donc cette semaine avec mon avancée sur le reboot de Buffy, dans lequel je suis enfin à jour – j’ai même lu celui de la semaine dernière avant d’écrire cet article. Il est donc temps de faire le point sur les comics 13 à 17 et… oups, j’ai déjà tout oublié.
J’exagère, évidemment, mais soyons clairs, plus on avance, moins j’accroche à ce reboot. Evidemment, les décisions des débuts font que la série n’a plus rien à voir avec l’originale, mais le vrai problème, c’est surtout que je trouve les personnages très peu développés. En fait, il est assez clair qu’on essaie de nous vendre un produit dans lequel on connaît déjà les personnages et les caractères, donc on ne cherche pas à les développer plus que ça… sauf qu’en contrepartie, les histoires changent du tout au tout, et les caractères aussi, sans explication. Parfois, je retrouve totalement certains personnages… et parfois je ne les reconnais pas du tout. Le tout dans le même livre. C’est gênant.
L’autre détail qui me gêne de plus en plus, et ça me gênait déjà avant le reboot dans les saisons 8 à 12, c’est que les dessinateurs changent régulièrement. Parfois, on a vraiment des planches où Buffy EST Sarah Michelle Gellar, c’est évident. Et puis parfois, on a des planches où… hum, le dessin est totalement différent et ne fait pas l’effort de ressembler au moins à ce qu’il se passait dans le comic précédent ? Je ne dis pas que je veux que Buffy ressemble toujours comme deux gouttes d’eau à SMG, juste qu’un peu de suivi d’un comic à l’autre serait appréciable. Bon, ça, déjà, mais aussi juste qu’il soit possible de vraiment distinguer les personnages. Dans le numéro 17, il y a une planche où je n’étais vraiment pas sûr de moi, mais si, c’était bien Buffy et Joyce, sa mère :
A ce stade, je ne sais vraiment pas comment on a pu en arriver là ?
Sérieusement ?! Elles ont le même âge sur cette planche, c’est de pire en pire – pourtant, il y a eu un comic où ce n’était pas le cas plus tôt. Bref, il est difficile de s’accrocher avec ces personnages qui changent d’apparence et d’âge à chaque fois.
On partait de ça quand même… C’était top, même si cette fois, c’est SMG qui ne paraît pas du tout avoir 17 ans.
Du côté de l’histoire, j’accroche énormément au personnage de Robin rajeuni. Il n’a à mes yeux absolument plus rien à voir avec le Robin que l’on connaît, mais alors plus rien du tout… Ca le rend quand même cool. Son couple avec Buffy est bien plus sympathique que ne l’était Buffy/Angel, comme je n’ai jamais vraiment accroché à ce ship… par contre faire un reboot de Buffy sans ce couple mythique, c’est un peu bizarre.
Dans le genre bizarre, nous avons aussi Willow qui s’est barrée de Sunnydale à la mort de Xander, histoire de faire sa vie dans ses comics solo dont je parlerai dans un autre article quand les cinq tomes prévus seront parus (d’ici un mois, donc)… mais qui est revenue avant que ne s’achève son arc solo ? Cela représente quand même plusieurs mois pour Buffy, mais on doit donc suivre deux Willow, et je trouve ça dommage pour le suivi au sein de l’univers… Sans compter que ça nous spoile totalement une des intrigues en cours et un gros échec sentimental de plus pour Willow.
Du côté des bonnes trouvailles (ou pas) de ce reboot, j’aime bien voir Xander, parce que non, finalement, il n’est pas vraiment mort. Le voilà donc devenu l’équivalent d’Angelus, mais je trouve ça assez fou qu’en si peu de temps, il puisse devenir un grand méchant avec plein de gens sous son pouvoir. C’est Xander quoi, même en vampire, ça n’a pas de sens de le voir devenir si méchant. En plus, tout le monde lui tourne le dos et même Willow est prête à le tuer désormais… alors qu’elle lui avait donné un bout de son âme pour le sauver tout de même !
Quand tu as envie de revoir l’épisode Passion parce que sa réécriture n’est pas si ouf.
Enfin, si j’aime beaucoup voir Kendra être développée en tant que personnage parce que la série était frustrante sur le sujet, je trouve assez schématique de la faire sortir avec Rose. Paradoxalement, ce sont peut-être deux personnages parmi les plus développés, même si on voit de moins en moins Rose au fur et à mesure des comics. Après, il y a tellement de personnages à gérer que Cordelia ou Anya ont disparu de la circulation, et c’est quand même dommage. Il n’y a plus qu’à attendre l’arrivée de Tara maintenant. Comme pour faire vendre, Boom semble vouloir ramener tout le monde aussi vite que possible dans ses séries de comics, je ne doute pas qu’elle finira par apparaître assez vite – j’ai déjà eu un gros doute à la fin du Willow du mois de septembre, mais je n’ai pas encore lu celui d’hier. C’est en tout cas grâce à cette stratégie qu’on s’est retrouvé avec tout un comic consacré à Wesley qui semblait n’avoir rien à foutre là. Tant qu’on m’introduit rapidement Faith comme ça semble être la perspective, ça me va !
Au moins, ça me validait sans problème le point bibliothèque du mois de la BD ça :’)
C’est juste un peu chiant de se farcir tout un comic sans Buffy quand c’est le titre, surtout que tu ne sais jamais à l’avance à quoi t’attendre en commençant un nouveau numéro. Puis, ce Wesley aussi est rebooté, bien moins maladroit et avec Ethan qui le hante allez savoir pourquoi. Franchement, le duo est intéressant, mais ça n’a pas trop de sens, même dan la manière dont on nous les présente. J’ai peur pour Faith !
Bref, je continue à lire parce que j’aime retrouver les personnages, mais Jordie Bellaire s’éclate à l’écriture et semble faire un peu n’importe quoi. J’ai lu des fanfics plus efficaces que ça… Je continue par habitude, en fait, et puis maintenant que j’ai lu 17 tomes, autant continuer. Non ? En tout cas… J’ai trouvé la suite de cases parfaite pour exprimer mon ressenti face à ces comics depuis le tome 1 :
Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !
Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.
Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…
Hellmouth (1-5)
Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.
Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.
C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !
Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.
Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?
Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.
La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.
Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.
Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.
En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?
Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !
Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05
Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).
La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.
Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.
J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.
Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.
Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.
Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.
L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !
Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.
Je fais une rapide pause dans mon challenge du #WESéries afin de vous parler de… Euh, beh, je ne sais pas en fait. Dans mon agenda, il est écrit depuis des mois qu’aujourd’hui, je vous parlerai du Free Comics Book Day, parce que depuis 2002, c’est tous les premiers samedis du mois de mai qu’il a lieu et que depuis un an ou deux, il s’est importé assez en France pour que je puisse en profiter (officiellement, il est arrivé en France en 2014).
Oui, mais non. Et non, vous ne rêvez pas : c’est bien Astérix aux côtés de Spiderman sur cette image officielle de présentation… On rate vraiment quelque chose !
Malheureusement, il n’est pas évident de se rendre dans un magasin de comics en cette période de confinement et les organisateurs en ont bien conscience. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’annuler l’édition 2020 après plusieurs péripéties. Ils ont notamment envisagé de faire un évènement durant tout le mois, une idée qui me plaisait beaucoup… mais qui n’a du tout rencontré de succès auprès des différents acteurs de l’organisation trouvant dommage de ne pas en faire quelque chose d’unique rassemblant tous les fans.
Bon, je comprends cette volonté de rassemblement, mais ça me fait de la peine de ne pas avoir ma dose de comics gratuits moi ! Il faudra attendre cet été pour vivre une nouvelle journée comme celle-ci, mais la date exacte n’a pas encore été communiquée. C’est plutôt logique : les organisateurs savent bien que ça dépasse les frontières des États-Unis, et il n’est pas facile de mettre au point une date mondiale de déconfinement permettant la réunion des fans. C’est dommage, parce que j’avais adoré y participer l’an dernier.
Cette décision provoque tout un tas de remous sur l’industrie des comics en revanche : Diamond Comics, l’organisateur de cette journée spéciale, a décidé malgré tout d’envoyer des comics gratuits en mai pour ne pas mettre à mal le système de distribution, là ou pour d’autres maisons d’édition, le décalage de la journée spéciale va forcément entraîner le décalage de la publication de tous les titres liés au Free Comic Book Day. Pour rappel, les maisons d’éditions de comics ont tendance à capitaliser sur cette journée pour offrir des prologues gratuits à des arcs plus importants. C’était notamment le cas chez DC l’an dernier…
Quelles décisions vont-ils prendre ? Pour l’instant, le mystère demeure, mais une chose est sûre, le Covid vient mettre à mal une industrie qui est certes juteuse par certains aspects, mais qui a surtout souvent la tête juste hors de l’eau. Au moment où j’écris, les éditeurs envisagent doucement la reprise de leurs activités : Diamond Comics l’a annoncé pour le 20 mai, alors que Marvel, un peu plus frileux, annonce le 27. Moi, j’ai hâte de cette reprise, parce que la première semaine de juin, Marvel sortira enfin un omnibus du run de Joss Whedon et John Cassaday sur Astonishing X-Men. Il sera donc peut-être temps pour de compléter ma collection Whedon en physique cette fois… Enfin, il me manque tellement de comics Buffy en même temps !
Si tout ça concernait les États-Unis, il va sans dire que la France aussi est impactée et que les maisons d’édition ont mis la clé sous la porte pendant le confinement. Aucune annonce officielle n’est encore faite concernant le Free Comic Book Day, mais j’essaierai de me tenir informé des décisions à venir pour pouvoir en profiter quand il aura lieu. Rien ne dit que la date américaine sera la date française, puisque côté logistique ce serait compliqué à organiser… Mais bon, un Free Comic Book Day sans les comics VO gratuits, est-ce vraiment un FCBD ? Le casse-tête est compliqué ! On peut toujours se consoler avec les initiatives de premiers tomes numériques gratuits lancés chez quelques éditeurs, mais bon.