Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

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Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

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Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.

Buffy, class of ’19 : le reboot en comics

Salut les sériephiles,

Image result for buffy boom studiosS’il est tard quand sort cet article, c’est parce que j’avais pris la décision de vous parler du nouveau comic Buffy aujourd’hui après un fail il y a deux semaines – quand je pensais qu’il allait sortir et que j’avais la mauvaise date ! Cela dit, c’est bien beau d’avoir envie de vous en parler, encore fallait-il prendre le temps de l’avoir et de le lire. Maintenant que c’est chose faite, je peux vous donner mon avis sur ce reboot de ma série préférée, en comics.

La première vraie question que ça pose, c’est « Pourquoi un reboot ? ». Les saisons 8 à 12 de la série, en BD, avaient leurs points forts et leurs points faibles, mais elles fonctionnaient dans l’ensemble assez bien. Il a été décidé d’abandonner après la saison 12, probablement parce que ça tournait en rond, mais c’est dommage de recommencer à zéro si peu de temps après, alors qu’un projet de reboot à la télévision a vu le jour également – et qu’on ne sait toujours pas si c’est un reboot, un remake, ou une suite, ou un monde parallèle ou… ? Épuisant.

Ici, pas de doute avec le passage de Buffy chez Boom ! Studios : il s’agit d’un reboot, c’est-à-dire qu’on prend le parti de nous raconter les aventures de Buffy, Xander et Willow au lycée… en 2019. Autant dire que j’ai commencé ma lecture en n’étant pas serein, et que j’ai grogné quand j’ai vu la couverture de Buffy avec un smartphone dans la main. Certes, la saison 1 de la série a pris un coup de vieux du côté des effets spéciaux (quoique, quand on voit la qualité de Supergirl ou du reboot de Charmed, on se demande) et des looks, mais de là à repartir à zéro ? Humph, voyons ce que ça donne, et commençons d’abord par le négatif – attention, il y a des spoilers sur les six premières saisons de la série télé dans cet article.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 | #4

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Les moins :

  • A voir les dessins, on a peine à imaginer des adolescents. Buffy, Xander et Willow ont tous une ressemblance frappante avec leurs interprètes TV, mais les versions saisons 4 ou 5…
  • Willow est une geek, ce n’est pas nouveau, mais en 2019, les geeks sont cool. Et elle aussi. Cela nous change totalement le personnage. Et j’ai du mal à comprendre comment Xander peut traîner autant avec elle sans tomber totalement amoureux – et ça, même si elle sait déjà sa sexualité, évidemment.Image result for buffy boom studios
  • Giles est insupportable. Certes, dans la version télé, il est déjà dans ce rôle du vieil empêcheur de tourner en rond, mais il a été introduit avant comme quelqu’un de gentil, et d’aimant Buffy. Là, il apparaît d’abord comme celui qui l’engueule sans raison avant d’être celui qui tient à elle. Et bof, vraiment bof. Surtout que ça n’a aucun sens qu’il l’engueule : dans la série, ses remontrances ont toujours eu une certaine logique adulte derrière – et Buffy finit par faire les mêmes à Dawn plus tard. Ici, ben c’est juste pas justifié, redondant et tout ce qu’il faut. Franchement, ça ne donne pas envie de s’attacher au personnage alors que, purée, techniquement je le suis déjà !
  • Si les dessins sont majoritairement réussis, Joyce prend un sacré coup de jeune qui ne lui réussit pas puisque Buffy semble avoir pris un coup de vieux. On a ainsi une trentenaire maman d’une « ado » qui paraît en avoir vingt. Bof, bof.
  • Je n’aime pas du tout ce qu’ils ont fait du personnage d’Anya. Du tout. Son introduction dans la série est tellement mieux.
  • Ne pas introduire Cordelia, c’est vraiment une grosse perte, je suis dégoûté !

Les plus :

  • Image result for buffy boom studiosDès les premières pages, on sent bien que ça s’éclate à nous rappeler la série qu’on adore. De Buffy travaillant dans un fast-food voué à l’échec (qui mange du thon dans un fast-food, franchement ?) à sa manière de quitter Willow et Xander après les avoir sauvés, les clins d’œil aux saisons 6 et 5 (Double Meat Palace et la première scène du dernier épisode de la saison 5, respectivement) sont évidents.
  • Il est génial de retrouver l’humour de la série, qui, tout comme dans les comics Dark Horse, est parfaitement retranscrit sur papier. On se sent en terrain connu, définitivement.
  • Les dessins sont une vraie réussite. J’avais peur devant les couvertures, mais finalement, on a vraiment une version moderne des personnages dans les décors d’origine de la série. Franchement, ça fait sourire et ça fait plaisir.
  • Xander a pour surnom de messagerie The Xeppo. Nice touch.
  • Les relations entre le trio d’origine sont vraiment chouettes. Bon, elles sont déjà au stade fin de saison 1 trois cases après leur rencontre, mais j’aime beaucoup.
  • Les références sont partout et sont bien intégrées aux pages du comic. On sent que c’est écrit par des fans qui prennent leur pied à écrire tout ça, et c’est déjà ça de pris pour moi qui le suis aussi. De « Grr argh ! » à Wolfram & Hart, c’est motivant.
  • Joyce est en vie. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Verdict ? Je reste sur mes gardes face à ce reboot, mais un peu comme pour celui de Charmed à la TV, je trouve qu’il a son charme. Franchement, ça ne m’a pas rebuté comme celui de Roswell a pu le faire, donc tout n’est pas perdu, j’imagine. Je pense continuer à lire ces comics pour le moment, et on verra bien ce que ça donnera.

Si ça ne vaut pas la série originale, ce comic a de bons moments, donc j’ai envie de croire que ça peut être bien. On verra… je ne suis pas complétement fermé à l’idée pour le moment.

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