Twisted Metal – S01E10 – SHNGRLA – 20/20

Je ne sais même pas pourquoi ça me surprend encore, mais l’épisode final était jouissif, tout simplement. On sent à quel point l’univers de la série est maîtrisée et pourquoi les scénaristes ont proposé chacun de ces dix épisodes dans cet ordre là. C’est explosif, ça réunit tout le casting dans une scène culte et ça propose de régler tous les enjeux de la saison 1. Pour autant, je meurs d’envie de voir la saison 2 qui s’annonce encore plus folle maintenant que la majorité des pistes à explorer a été évoquée. Je croise les doigts, vraiment.

Spoilers

C’est l’heure d’une ultime confrontation pour tous les personnages de cette saison.

There are no sides Stubert, everybody burn.

On ne va pas se mentir, je n’ai pas envie de terminer la saison, parce que je l’ai vraiment bien aimée et que je ne sais pas s’il y aura une saison 2 ou quand elle sera. Seulement, voilà, je suis arrivé au dernier épisode et il faut bien le voir. En plus, c’est plutôt chouette de pouvoir le regarder le soir du 31 août, juste avant ma reprise. Cela me donne l’impression d’avoir au moins achevé quelque chose pendant mon été !

Bim, bam, boum | New San Francisco | Un mois plus tard | Cliffhangers | En bref

Bim, bam, boum

Sans la moindre surprise, l’épisode reprend où le précédent s’est arrêté. C’est la moindre des choses : plein de voitures se retrouvent à se foncer dessus et à se tirer dessus, avec des explosions dans tous les sens, Quiet qui balance une hache par la fenêtre, un clown avec la tête dans le feu et un fusil qui se coince, forçant John et Quiet à changer de place. Putain, c’est très bon. C’est juste un spectacle à observer et savourer – mais dans le même temps, Quiet explique à John que Jello, c’est un dessert, pas une manière de dire au revoir.

Les scénaristes sont géniaux et ont réussi à mener tout naturellement à une ambiance hyper jeu vidéo, mais dans laquelle ils développent encore les intrigues et les personnages. C’est ainsi qu’on se retrouve avec un baiser entre John et Quiet, mais aussi avec des retrouvailles : ils retrouvent Sweet Tooth et prennent le temps de lui parler un temps, avant de découvrir Stu et Mike à l’arrière du camion de glace. Et revoir Stu est une vraie surprise pour eux. Il leur en veut encore, mais est bien forcé de leur donner son nom quand ils voient qu’ils l’ont oublié.

Ils n’ont toutefois pas le temps de s’attarder sur les retrouvailles car Stone est de la partie et n’hésite pas à envoyer un missile à tête chercheuse sur le couple. Ils sont sauvés in extremis par Watts qui s’interpose avec son kart et finit par mener le missile tout droit vers les seconds de Stone. Bye bye.

Les enjeux montent soudainement toutefois quand les flics tirent sur le camion conduit par Amber. Celle-ci se retrouve gravement blessée à la gorge, mais ça empire encore quand le camion se prend carrément un des missiles de Sweet Tooth dans la gueule. Oui, ils sont supposés être alliés, mais Sweet Tooth s’en fiche pas mal des camps : tout le monde brûle et c’est rigolo à voir. Alors oui, l’épisode est jouissif, je reconnais, mais c’est pas très sympa pour Watts de tuer Amber. Mike croit pouvoir saisir l’occasion pour tuer Sweet Tooth, mais c’est en vain : il est vite fait prisonnier du clown.

Par chance pour lui, ce dernier laisse à Stu une chance de prouver qu’il est capable de tuer son « chien ». Bien sûr, ce n’est pas le cas, mais Stu apprend tout de même à tirer : pour la première fois de la saison, il tire donc… sur Sweet Tooth. Bon, le clown semble increvable entre ça et sa brulure sur le crâne, mais qu’est-ce que c’est cool comme rebondissement. Mike et Stu sautent donc du camion de glace au plus vite, y voyant leur seule solution pour survivre. Sweet Tooth, lui, se retrouve avec une blessure par balle dans la tronche.

Il est légitimement énervé, confie la conduite du camion à Harold (humph, j’ai un doute) et saute sur la voiture de Stone pour tenter de le tuer à main nue. Finalement, c’est le pare-brise qu’il tue, rien de plus. Sweet Tooth se fait tirer dessus par Stone, puis dégommer par une voiture conduite par Stu. Ironie du sort, c’est donc par accident qu’il se retrouve à tuer le clown ? Pff. C’est triste pour le clown, mais quelle saison pour lui !

Il ne faut pas perdre pour autant de vue le but de cette course poursuite : il s’agit de passer le barrage et de pouvoir aller jusqu’à New San Francisco. Alors que Quiet et John pensent avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça, ils se retrouvent une nouvelle fois pris en chasse par… Stone. Bien sûr. Débarrassé de Watts préoccupée par le sort d’Amber et de Sweet Tooth, il compte bien régler ses comptes avec le couple.

Et ça tombe bien : eux aussi. Ils utilisent donc les nouvelles options de leur voiture et Roadkill parvient à surprendre Stone grâce à un pare-choc amovible servant de rampe de lancement. Le flic n’a pas vu ça venir et c’était extrêmement amusant de le voir s’envoler. Après tout, c’est clairement le méchant de la série.

Il n’empêche que les deux voitures sont entrées en collision l’une l’autre et que tout le monde est soudainement bien calme sur la route. John et Quiet sont inconscients pour quelques instants. Quiet se réveille pour mieux flipper d’une possible mort de John. Elle n’a pas le temps de vérifier s’il l’est ou de le réveiller vraiment que Stone débarque et l’attrape.

Pff, j’aurais aimé le voir mort plus vite, mais non : on a encore droit à un long monologue de sa part. L’avantage, c’est que ça fait mourir de rire Quiet qui lui fait remarquer à quel point il est vieux, seul et pas intéressant. Elle m’a bien fait rire aussi et c’est une excellente analyse : elle fait mon job de critique à ma place, que dire ?

Bien sûr, elle est sauvée in extremis par John qui a enfin appris à viser quand il balance des haches à la gueule des gens. Pour autant, Stone ne meurt pas et Quiet ne le tue pas : elle lui laisse le choix de mourir lentement ou vite – en lui laissant un flingue pour la deuxième option. Je vois l’idée et la vengeance dont il est question… mais je pense quand même que c’est une erreur qui laisse trop une porte ouverte pour que Stone les rattrape plus vite. Certes, il se résigne et ne leur tire pas dessus quand ils remontent en voiture, mais tout de même. Il y a bien un coup de feu qui est tiré et qui semble être le suicide de Stone, seulement la loi des séries veut que tant qu’on ne voit pas le cadavre, il n’est pas vraiment mort. Comme Sweet Tooth, donc. C’est clairement une porte ouverte pour une saison 2, je pense.

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New San Francisco

Après tout ça, John et Quiet filent au plus vite et arrivent donc à New San Francisco pile à temps, à savoir une minute avant la fin du compte à rebours. C’est assez improbable et pourtant, la livraison est ainsi effectuée dans le délai imparti. Comme prévu, il y a toutefois un problème : Raven accepte la livraison, mais Quiet la soupçonne de ne pas respecter sa part de marché.

Elle se trompe : Raven a un marché clair avec John. Il peut entrer dans la ville. Quiet en revanche ne le peut pas. C’était sûr et certain que ça poserait problème, alors même que le paquet est arrivé à San Francisco en grande partie grâce à Quiet. John trouve ça injuste et est prêt à sacrifier son rêve de toujours pour Quiet.

Cette dernière, par contre, ne l’entend pas ainsi. Elle ne veut pas être la raison pour laquelle il renonce à son rêve – ce qui est assez compréhensible. Elle le menace donc de son flingue et finit même par tirer quand il insiste pour rester avec elle et la raisonner. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle tire vraiment. Pourtant, c’est un bon choix : ça permet à John d’avoir besoin d’attention médicale et donc d’être forcé de rentrer dans San Francisco.

On sent que Quiet plaît à Raven, mais elle ne la laisse pas entrer pour autant. Quiet se retrouve seule une fois de plus et ce n’est pas dingue comme fin pour son perso. Nous sommes toutefois au milieu de l’épisode et j’ai adoré voir qu’elle refusait de devenir milkman à son tour, préférant donner à manger aux pauvres en utilisant la bouffe qu’on lui demandait d’emmener à San Diego. Reste que j’ai du mal à croire que les soldats ne tirent pas dans le tas quand elle fait ça !

Quiet s’enfuit donc de New San Francisco alors que Raven peut ouvrir le paquet si mystérieux. Il contenait finalement une simple glace, mais même pas la glace qu’elle demandait. On découvre alors à quel point elle est égoïste, superficielle et dans son monde. Elle n’en a rien à faire de Quiet et n’est intéressée par John que parce qu’elle compte bien se servir encore de lui par la suite.

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Un mois plus tard

John est bien installé à New San Francisco désormais. Il connaît un peu ses voisins, mange tous les jours la même chose (et ça n’a pas l’air bon) et apprend à faire du vélo. Sincèrement, le montage m’a bien fait rire. Ce ne doit pas être évident pourtant de faire semblant de ne pas savoir faire du vélo. La vie continue, en tout cas, mais on sent qu’il n’est pas si ravi que ça de son nouveau quotidien.

Il se fait des potes fascinés par sa vie d’avant, ne se méfie pas du tout de Raven qui continue d’être là et se rend même à des rencards arrangés. Il y rencontre Diane, la garde qui l’a fait entrer à New San Francisco et qu’il ne reconnaît même pas. Diane est sympa avec lui et ça mène à une scène amusante où il se retrouve à devoir recevoir une livraison.

La série s’amuse aussi à faire de jolis rappels des épisodes précédents, avec les billets qui feraient de jolis feux ou Diane qui est surprise d’apprendre qu’il n’a jamais mangé de pizza – comme Quiet l’avait été elle-même. Finalement, Quiet lui manque beaucoup trop et il décide d’annoncer à Raven qu’il souhaite quitter la ville. C’est d’autant plus drôle qu’il fait ça au moment où Raven avait réuni toutes les connaissances de John pour les interroger sur ce qu’il faisait et s’il était heureux.

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Cliffhangers

Son but est qu’il soit heureux en effet. Et elle refuse de le laisser partir sans lui montrer avant ça sa maison. Pas une maison qu’elle lui offre, non, sa maison d’enfance – celle de la photo déchirée. C’est bien la première fois que je remarque qu’il avait une sœur sur la photo aussi d’ailleurs. Tous les souvenirs remontent à la surface pour John, et maintenant qu’il a temps de questions, il me paraît difficile d’envisager qu’il quitte vraiment New San Francisco.

Pourtant, malgré les photos que Raven lui donne, malgré le fait qu’il ne connaisse pas le nom de Quiet, John refuse de rester là et souhaite retrouver Quiet. Pas de bol pour lui, ce n’est pas les intentions de Raven pour lui. Cette fois, c’est sûr, on nous annonce une saison 2 et j’espère vraiment qu’elle aura lieu : Raven souhaite embaucher John pour un tournoi unique en son genre, avec les meilleurs chauffeurs qui vont devoir s’affronter. La série annonce ainsi que Watts et Mary seraient de la partie, mais aussi le chef des Holy Men et d’autres personnages cultes de la franchise Twisted Metal. Franchement, ça promet, et la petite réplique casée l’air de rien pour donner le titre de la série et nous expliquer que ça veut juste dire voiture enflammée… j’approuve !

En parallèle de tout ça, on découvre que Quiet s’est découverte une nouvelle vocation. Elle est un vrai Robin des Bois pour les pauvres : elle pille les livreurs pour redonner la moitié des cargaisons aux pauvres et aux gens de l’extérieur. Bref, elle est lassée du pouvoir laissé aux gens de l’intérieur. Et en un mois, elle est aussi confrontée, c’est logique, à quelques problèmes logistiques avec Roadkill. En suivant les conseils de John, elle parvient toutefois à réparer la voiture. Bref, tout est bien pour elle, jusqu’à ce qu’elle tombe dans un piège en ne regardant pas – une fois de plus ! – la route, mais la carte de John. Le piège est tendue par un tas de femmes masquées, dont le leader n’est autre que… la sœur de John. Mais… what ? Comment peut-elle-même savoir qui il est ? Bordel.

C’était une excellente fin pour donner envie de voir la saison 2 franchement… Et le générique de fin est interrompu également pour un troisième cliffhanger. La série fait bien les choses ! Le troisième cliffhanger, alors que Stu et Mike savourent leur nouvelle liberté avec des mannequins de femmes… mais ils sont interrompus dans leur bonheur quand Sweet Tooth sort de nulle part. Oui, le clown est encore en vie et non, il ne leur pardonne pas vraiment la trahison. Il tue donc Mike (du moins, il y a du sang qui gicle) et embarque Stu avec lui. Mais on ne saura pas où avant la saison 2 !

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En bref

Il y avait un moment qu’une série n’avait pas réussi autant à m’embarquer dans son univers. C’est loufoque, mais tout est maîtrisé depuis le départ pour proposer une vraie saison bien construite et pleine de révélations. Difficile de bouder son plaisir sur ces dix épisodes qui développent des personnages et une saison parfaitement menée de bout en bout pour mener à un début de dernier épisode explosif et génial.

Et la suite maintenant ? Difficile à prédire avec la grève des scénaristes, mais j’espère vraiment qu’une saison 2 verra le jour car cet univers totalement barré est vraiment bon. J’ai envie de voir la suite tellement c’est maîtrisé pour mener à un truc fou. C’est parti d’une série simpliste pour aboutir à une vraie intrigue suivie, les enjeux sont clairs tout du long, les personnages attachants. Aaah. J’ai envie de voir l’épisode suivant dès maintenant !

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Twisted Metal – S01E09 – R04DK11 – 18/20

C’est encore un excellent épisode et je suis amusé de voir à quel point il y est fait référence au jeu vidéo. Non, je ne le connais pas vraiment ce jeu, mais on sent que plein d’éléments du scénario sont tirés de celui-ci. C’est un plus pour l’épisode, parce que les scénaristes se débrouillent pour faire passer comme crédibles des idées qui ne devraient pas l’être. Et ça donne vraiment envie de rester pour le dernier épisode !

Spoilers

John et Quiet doivent se retrouver – et toujours rejoindre New San Francisco ?

I can’t imagine Day 11 without you.

La fin de saison approche et ça me frustre vachement de voir que cet épisode ne dure que 23 minutes. C’est beaucoup trop peu !

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Sweet Tooth

L’épisode reprend sur l’intrigue de Sweet Tooth. Cela ne me surprend pas vraiment, j’étais plutôt étonné de ne pas le voir dans l’épisode précédent. On reprend donc par Mike qui se fait réveiller par le clown de la meilleure des manières : avec un collier électronique. Le pauvre. Oui, j’ai finalement de la peine pour ce type qui a été atroce avec son meilleur ami, comme quoi tout arrive.

Il faut dire que les scénaristes ne sont pas tendre avec lui, Sweet Tooth utilisant aussi un pulvérisateur pour lui balancer de la pisse au visage. Vraiment, ce n’est pas la meilleure des situations pour lui et il essaie de raisonner Stu dès qu’il a un moment avec lui. Seulement, après la trahison de Mike, Stu n’est pas prêt à écouter ce que lui dit son ancien meilleur ami.

Objectivement, Mike a raison : Sweet Tooth est un psychopathe qui va tuer beaucoup de gens, et possiblement Stu aussi. Et ça ne rate pas : ils reprennent la route tous les trois ensuite. Sweet Tooth insiste toutefois pour maquiller ses invités. Et pour se mettre de l’essence sur la gueule. Et pour que Stu le brûle. Le tout en étant dans le camion, ce qui ne donne pas trop envie.

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Retrouver Quiet

On retrouve John où on l’a laissé dans l’épisode précédent. Le pauvre a donc rassemblé des pièces d’Evelyn et finit par s’en aller avec le volant à la main. Son but ? Eh bien, c’est toujours de rejoindre New San Francisco. Ce n’est pas gagné pour autant : il lui reste 48h pour traverser les USA et il découvre avec énervement que Quiet est partie avec le paquet. Forcément.

Incapable de se repérer sur une carte, Quiet est rapidement dans la merde au début de cet épisode. Déjà, elle est donc paumée au milieu des USA. Ensuite, elle regarde la carte plutôt que la route. Ainsi, elle manque de peu de percuter le cadavre d’un animal, mais c’est suffisant pour la faire sortir de la route. Dès lors, elle se retrouve coincée au bord de la route…

C’est sans surprise qu’un Vautour débarque alors pour la tuer et lui voler ses biens. Le truc, c’est que Quiet est au beau milieu d’un pétage de boulon quand il arrive – jamais elle n’a aussi mal porté son surnom. J’aime le fait que John puisse avoir une telle influence sur elle-même quand elle n’est plus avec lui.

Toujours est-il que le Vautour a pitié d’elle et prend le temps de parler avec elle. Elle lui raconte toute son histoire, ils deviennent amis et… il ne perd pas le Nord pour autant, lui dérobant son couteau et voulant récupérer pour lui le fameux paquet – toujours sans savoir ce qu’il y a dedans. Quiet décide donc de lui balancer loin derrière lui, dans l’espoir de gagner du temps pour atteindre un flingue.

Elle n’y parvient pas, mais ce n’est pas grave. Elle est sauvée in extremis par… Le convoi ! Je me doutais qu’on n’en avait pas fini avec ces personnages, mais la surprise est tout de même très bonne. Non seulement, elles reviennent, mais en plus, elles le font parce qu’elles sont rencardées par John. Il a repris contact avec les camionneuses, même si on ne sait pas comment, et a donc demandé à suivre le chemin de la carte pour retrouver Quiet.

Seulement voilà, Quiet est toujours bien énervée après lui. Inévitablement. Elle est donc froide avec lui, et pas en étant silencieuse, mais en s’en prenant à lui. En plus, elle apprend qu’Evelyn n’est plus de ce monde. Tout ça pour ça ? Ouais, ça ne valait pas le coup.

Quiet ne le jette pas par-dessus bord parce qu’elle espère bien garder une place dans le convoi, mais les choses sont claires : ils ne sont plus une équipe, il n’est pas son partenaire. C’est con, parce qu’il va avoir besoin d’aide s’il souhaite atteindre San Francisco.

En effet, Quiet et John apprennent que Sweet Tooth continue de faire des siennes et s’en prend désormais à Stone. Si en théorie c’est une bonne chose pour eux aussi, ça pose un problème : ils ne peuvent plus repasser par le barrage. Ils vont devoir contourner celui-ci et le convoi veut bien les aider à les approcher de leur destination, mais pas se mêler des combats qui auront forcément lieu ensuite.

Malgré les différents entre eux, ils sont bien forcés de bosser ensemble puisque le convoi ne veut pas avoir affaire à Stone. Ils réparent ensemble la voiture de Mark, le Vautour qui voulait tuer Quiet. Enfin, réparent. Ils réparent surtout la relation entre eux, parce que la voiture, bon, Quiet n’hésite pas à crever un pneu pour bien faire comprendre à John qu’elle lui en veut encore : il lui a promis qu’ils étaient partenaires, mais elle a été abandonnée. Pire encore, elle a cru qu’il était mort, et c’est trop pour elle.

Bon, en vrai, on sent bien que c’est une scène nécessaire pour que la colère de Quiet passe et qu’ils puissent se réconcilier. Cela se fait quand elle trouve une hache dans la boîte à gant, laissée là par John qui voulait lui faire la surprise. Un joli petit discours sentimental plus tard, le couple est enfin réconcilié et c’est pile à temps : le convoi se fait attaquer par des hommes de Stone. Les policiers laissent quelques blessés dans le convoi et se font clairement de nouveaux ennemis que je n’aimerais pas avoir à leur place.

Tout le convoi est aussitôt en état d’alerte et OK pour faire face à leur nouvel ennemi. Ainsi, il faut s’armer et préparer sa voiture correctement. Là, et c’est l’une des premières fois, j’ai senti vraiment l’influence du jeu vidéo dans l’épisode. John explique ainsi les différentes caractéristiques à maîtriser et à avoir dans une voiture, ainsi que l’importance du poids de chacune d’elle. C’était 100% un discours de fan de jeux vidéos.

On en retient que John et Quiet en sont à se faire à nouveau des compliments et qu’ils trouvent même un pare-brise pare-balle ! C’est plutôt pratique vu la vie qu’ils mènent. Ils sont en tout cas prêts à reprendre la route. Ils trouvent un nom pour leur nouvelle voiture, écoutent la playlist que Mark avait prévue pour son ex et sortent du convoi. Oh, et j’ai bien aimé ce moment de l’épisode où John découvre que quelqu’un a dû lui apprendre à conduire, parce que non, ce n’était pas inné. Il était temps qu’une Quiet débarque dans sa vie.

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

Roadkill

John et Quiet partent donc à bord de Roadkill… Mais ce n’est pas la fin de l’épisode pour autant. En effet, il reste alors une dernière scène : l’arrivée au blocage de Stone. Grosso modo, il a empilé des centaines de voitures les unes sur les autres pour s’assurer de faire un barrage contre leurs ennemis. Quand nos héros arrivent, il n’y a apparemment plus personne, mais on a vu dans l’épisode à quel point Stone était prêt à tout.

Quand John fait remarquer qu’il est écrit « resisted » sur les voitures abandonnées qui se trouvent à la suite du barrage, Quiet comprend aussitôt que Stone est là et est flippée. Par chance, ils ont un nouveau parebrise : Stone essaie de sniper Quiet, en vain. Par contre, c’est parti pour une vraie partie de jeu vidéo et tout a mené tellement naturellement à ça qu’un jeu vidéo à l’univers décalé qui paraissait peu crédible apparaît désormais hyper crédible.

Toutes les voitures autour d’eux sont en fait piégées : il y a des policiers dedans. Je m’en doutais, franchement. Le but ? Réintroduire ici encore un élément du jeu vidéo, ça se sent. C’est triste car je n’ai pas la réf, mais ça fait rire tout de même de voir le kart dans le convoi. Et pour tout arranger, Sweet Tooth se ramène aussi. Quand j’ai vu ses cheveux prendre feu ? Eh. Je suis sûr que j’ai déjà joué à Twisted Metal, même si je ne m’en souvenais pas. Un clown comme ça, on n’oublie pas l’avoir déjà aperçu !

Sweet Tooth | Retrouver Quiet | Roadkill

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Toni en famille (2023)

Salut les cinéphiles,

Hier soir, j’ai décidé de me faire une petite soirée cinéma et mon choix s’est porté sur Toni en famille, sorti mercredi dernier. Ce film français réalisé par Nathan Ambrosioni met en scène une famille nombreuse complexe mais terriblement attachante.

C’était le choix parfait pour une soirée détente – et c’est un film familial pour ceux qui vont au ciné en famille. Ce n’est pas mon cas ; et j’ai quand même passé un bon moment.

Un casting épatant

Camille Cottin, que l’on ne présente plus, incarne ici Toni, une mère de famille de 42 ans. Elle est tout simplement époustouflante dans ce rôle, jonglant habilement entre humour et émotion. Sa performance est d’une justesse incroyable, et elle réussit à me faire rire autant qu’à m’émouvoir. On découvre aussi qu’elle sait chanter une chanson digne des années 2000, d’ailleurs.

Oui, parce que côté musique, la bande originale est vraiment au top. Elle crée une ambiance sonore qui colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. Petit bémol, la chanson phare du film n’est pas (encore ?) disponible en ligne, ce qui est vraiment dommage car je voudrais bien la réécouter. En fait, moi aussi je suis fan de Toni… Et pas qu’un peu ! (ouais, c’est une blague que vous comprendrez en regardant le film).

Pour autant, les jeunes acteurs du film ne sont pas en reste. Ils apportent une vraie fraîcheur et une authenticité à l’ensemble, ce qui rend le film encore plus agréable à regarder. Je trouve ça chouette que le film donne à chacun l’occasion de briller et d’avoir son intrigue, même si ça donne parfois l’impression qu’on aborde quelque chose pour finalement le mettre de côté un peu trop vite. C’est le problème des films, il n’y a pas le temps de tout développer, et avec cinq enfants inévitablement… On en veut plus.

Le scénario est assez intelligent (petit spoiler dans la suite de ce paragraphe, du coup, attention si vous ne voulez rien savoir, passez au point suivant) pour faire dire à Toni qu’elle a conscience d’avoir trop tendance à tous les considérer comme un ensemble plutôt qu’à les voir individuellement. C’est malin car ça se sent aussi dans l’écriture par moments et car ça justifie bien ce qui aurait pu être un gros défaut.

Une promo débile

Ce film nous plonge avec efficacité dans le quotidien de cette famille, avec ses hauts et ses bas. C’est une belle tranche de vie, même si on aurait peut-être préféré découvrir cette histoire sous forme de série pour avoir le temps de s’attacher encore plus aux personnages – vraiment, la fin est frustrante et arrive trop vite. J’ai l’impression d’avoir vu un pilot sous forme de double épisode !

Et d’ailleurs, gros point noir pour la bande-annonce, qui est sans doute la pire de l’année. Je déteste les bande-annonces, ce n’est pas nouveau, mais celle-ci est quand même particulièrement débile – je n’aime pas trop insulter gratuitement sur le blog, mais là, vraiment, promis, c’est mérité. Elle dévoile beaucoup trop d’éléments clés de l’intrigue, ce qui gâche la surprise, le suspense et une grosse partie des enjeux du film. Donc si vous pouvez et si ce n’est pas trop tard, évitez de la regarder avant de voir le film…

Personnellement, la scène que j’avais le plus retenu de la bande-annonce et que je considérais être celle présentant l’intrigue… était finalement à moins de dix minutes de la fin du film. Bref, c’est ce que j’appelle un spoiler qui gâche franchement une grosse partie du film. Bien sûr, ce n’est pas si grave car le film a beaucoup de choses à dire, mais tout de même, je n’ai pas eu du tout le film que je venais voir. Heureusement, la bande-annonce se concentrait sur Toni et il n’y avait pas qu’elle dans le film. Et pas que son intrigue… Mais ça aussi, on nous faisait croire le contraire dans la bande-annonce !

En bref

Toni en famille est un film qui fait du bien. Il est porté par des acteurs au top de leur forme, notamment Camille Cottin. Malgré une bande-annonce qui détruit une grosse partie du film, c’est un excellent choix pour un dimanche soir. Ou pour un autre, c’est juste que j’aime bien ce genre de film un dimanche. Bref, si vous cherchez un film pour vous détendre et passer un bon moment, foncez !

PS un peu spoiler : si comme Toni vous cherchez à rejoindre l’enseignement à un moment dans votre vie, sachez que les concours sont accessibles sans diplôme si vous avez eu trois enfants… Et ça m’a un peu sorti du film que personne ne lui dise ça ou ne lui propose d’être contractuelle (ou AESH d’ailleurs !) malgré son absence de diplôme, parce que bon, ce serait ça la vraie réalité du terrain !

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

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Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

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Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

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