NCIS – S20E02

Épisode 2 – Daddy Issues – 14/20
Autant Walker a pris tout son temps pour proposer à nouveau un épisode plutôt classique en ce début de saison, autant NCIS n’est pas confronté du tout à ce problème : ce second épisode nous replonge déjà dans la routine des agents – et ce n’est pas plus mal, parce que c’est tout à fait ce que j’avais envie de voir pendant mon repas. Peu de surprises, mais c’est efficace.

Spoilers

McGee se fait un nouvel ami à l’école de ses enfants.

J’ai du mal à me rendre compte que j’accumule déjà le retard au point d’avoir plus d’un mois d’épisodes à rattraper, mais c’est pourtant bel et bien le cas. Je ne sais pas, j’ai l’impression d’avoir quitté ces personnages il y a peu de temps pourtant. Cela me fait ça pour absolument toutes les séries, cependant, alors bon, il faut que je me fasse une raison sur le temps qui passe de plus en plus vite en « vieillissant ».

Quand on voit McGee sympathiser avec un père d’élève de l’école de ses enfants sans même qu’on ne voit les enfants en question, on comprend vite qu’il y aura un lien avec l’enquête de la semaine. Cela ne manque pas et la série s’avère toujours aussi prévisible, mais comme je le disais en introduction, ce n’est pas forcément désagréable de savoir à quoi s’attendre quand on regarde la série.

Le cas de la semaine est donc une effraction dans une base militaire surprotégée, et ça aussi on le devine facilement en début d’épisode. Ce que l’on devine moins, c’est que l’effraction a lieu grâce à un génie geek – le fameux papa insupportable pour McGee – et que celui-ci est en fait impliqué dans des affaires qui le dépassent, avec un bandit et du détournement d’argent de l’école. Franchement, la série fait quelques efforts avec cette intrigue alambiquée pour peu de choses (et avec sa conclusion totalement improbable sur l’argent récolté par l’école alors qu’il n’est pas à elle ?).

En revanche, si ce cas de la semaine se suit sans trop de mal et avec quelques petites surprises en cours de route, il y avait assez peu à grapiller du côté de la vie privée des agents. C’est logique : tout se centrait autour de McGee et de l’école, mais cette partie privée était finalement la partie pro. À la place de développer davantage le personnage de McGee, on insiste donc un peu lourdement sur les papas de l’école qui se font des (plusieurs, oui !) réunions entre papas pour… évoquer les sentiments qu’ils ont.

Vraiment, de l’humour lourdingue, mais c’était super bien vendu par une Jessica au top de sa forme. Toutes les mimiques qu’elle propose dans cet épisode sont géniales, même si ça donne un peu l’impression qu’on veut faire de la série une usine à memes. Il ne reste plus qu’à en faire, donc.

Ceci étant dit, Jessica a quelques avancées aussi cette semaine : son couple avec Jimmy tient toujours la route, même si tout continue de se dérouler hors écran. On sait toutefois que c’est le cas quand les deux s’avèrent avoir le même type d’humour – les jeux de mots sur le fromage étaient marrants, j’avoue – et les mêmes amis. Ils en sont à un stade de relation où ils rencontrent les amis de l’autre si l’on en croit cet épisode et la carte de l’humour (encore, décidément !) jouée avec l’amie des pompes funèbres un brin énervée par les méthodes du NCIS.

C’est une bonne chose de savoir que le couple continue de rouler et que l’école a récupéré son argent, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de cet épisode. Vraiment, cette critique aura été express, mais que voulez-vous, l’épisode était divertissant, sans plus. J’espère qu’on ne reverra pas de sitôt Carter, parce que je ne l’ai pas apprécié plus que ça, n’en déplaise aux scénaristes qui tentent vraiment de le rendre sympathique.

A un moment, la naïveté excessive, ce n’est pas sympathique. Et ce n’est pas cette conclusion faisant l’apologie du café qui me donne envie de changer d’avis, en plus, c’était un point positif du personnage de proposer un bar à jus, ça change un peu, merde !

 

The Cleaning Lady – S02E01

Épisode 1 – Sins of the Father – 13/20
La reprise n’est pas franchement à la hauteur de ce que j’attendais, parce qu’on manque d’enjeux pour l’ensemble de la saison et surtout parce qu’un paquet de scènes ne paraissent pas bien logiques. Les scénaristes galèrent à justifier l’injustifiable et l’héroïne commet des erreurs de débutante sans qu’on ne sache bien pourquoi, changeant d’avis comme certaines changent de perruques dans cet épisode. J’espère que ça continuera mieux que ça !

Spoilers

Thony tente de retrouver Marco, ghostant au passage Nadia et Arman.

For all we know, she could be headed to the airport right now.

Cette saison 2 reprend de la meilleure des manières : avec quelques images concernant le ménage à faire. Ce n’est toutefois pas Thony qui fait le ménage cette fois-ci : bien au contraire, notre Cleaning Lady est Arman. Il travaille avec Hayak pour nettoyer la prison… mais il est rapidement révélé que c’est un travail avec un bon intérêt derrière. Hayak a en effet un portable caché dans la prison et la complicité d’un garde pour s’assurer qu’il puisse être libéré bien rapidement. C’est abusé, surtout que ça donne l’impression qu’ils sont en prison depuis un moment.

Pourtant, nous retrouvons Thony toujours en panique suite à la disparition de son fils. Elle vient de faire un tour de quartier et on comprend assez vite que nous sommes exactement là où nous en étions à l’épisode précédent. Thony refuse de geler ses cartes bleues parce qu’elle pense quand même au bien de son fils et qu’elle le veut capable de manger. Oui, oui, Marco a volé ses cartes.

C’est une excellente chose : ça lui permet de recevoir une alerte l’informant que son mari a acheté des billets pour les Philippines. Quelle surprise, vraiment, personne ne s’y attendait. Sa réaction logique ? Ce devrait être d’aller à l’aéroport, mais non, elle décide plutôt de contacter… Garrett. C’est exactement ce que j’imaginais qu’elle ferait, même si ça ne plaît pas à Fi.

Garrett, lui, est occupé au FBI, à chercher l’argent qu’il a compris être en cryptomonnaie. Il est toujours mal vue par sa boss, Russo, et l’on découvre au passage qu’il a un passif avec ses témoins-clés sous couverture. Je veux dire, avant de recevoir l’appel de Thony, il repère sur un tableau de suspect Maya, une femme avec qui il travaillait – mais aussi avec qui il a couché. Putain, mais qu’est-ce qu’il fout encore au FBI ? Comment peut-on encore en être à Garrett qui fout un vent à sa boss pour décrocher le téléphone quand Thony l’appelle alors que Thony n’est plus personne pour lui ?

Malgré tout, il accepte de lui venir en aide et de l’aider à retrouver son fils. Luca est loin d’être idiot et réclame sa mère à l’aéroport, mais c’est en vain. Celle-ci n’est pas si loin : elle débarque rapidement avec Garrett, empêchant son mari de quitter le pays. Celui-ci refuse tout de même de la confronter, ce qui n’a plus aucun sens. Si son but est de repartir aux Philippines, à quoi bon lutter encore ? Elle l’empêche de le faire et Garrett confirme vite qu’il ne peut pas quitter le territoire désormais.

Tout le monde dans l’aéroport semble s’en contrefoutre de cette mère qui hurle le nom de son gamin, personne ne lui demande la moindre information, les flics semblent carrément impuissants et finalement, tout ce que Thony trouve, c’est la peluche de son fils. Ce n’est pas super bien écrit tout ça, et c’est joué avec constance par l’actrice qui semble en peine face à un scénario si peu ficelé.

La scène suivante nous apprend que Marco a quitté l’aéroport avec son fils et voit Garrett essayer de convaincre Thony qu’elle ferait mieux de rentrer chez elle – aux Philippines. Ce serait tellement logique : elle n’a plus rien à faire aux États-Unis de toute manière. En plus, à trop se concentrer sur son fils, Thony se fait des ennemis sur le sol américain. En effet, eEn prison, Arman reçoit une visite de Nadia, et c’est une bonne chose : il apprend que ce que lui a dit Hayak est vrai… mais c’est aussi mauvais pour Thony : Nadia n’a aucune confiance en elle et n’a plus de nouvelle de la femme de ménage qui s’est barrée avec tout leur fric.

Triste. Thony est bien forcée de la ghoster quand elle est avec le FBI, mais ça n’arrange pas ses affaires. Thony continue de la ghoster quand elle rentre auprès de Fi, lui reprochant d’avoir fait de son fils un criminel, mais elle décroche tout de même le téléphone quand elle a un appel en numéro masqué. Elle espère évidemment qu’il s’agisse de Marco.

Ce n’est toutefois pas le cas : au bout du fil, elle a droit à Arman, qui s’inquiète de son silence. S’il a besoin de beaucoup d’argent pour compromettre un juge, il reste tout de même à l’écoute de sa femme de ménage quand il la comprend paniquée par quelque chose. Ce quelque chose, c’est la disparition de son fils, alors bon, il comprend le problème – mais il conclue tout de même en lui demandant de fournir l’argent.

Il conclue rapidement parce qu’il a un visiteur qui l’attend, mais aussi parce qu’il est jaloux d’entendre que Thony a fait appel à Garrett pour empêcher Marco de quitter le pays. Oui, oui, depuis sa prison où les gardes le laissent téléphoner, il arrive encore à être jaloux de Garrett. Ce dernier est justement celui qui lui rend visite, mais Arman refuse de lui parler. Le problème, c’est que Garrett parle beaucoup, lui, et que leur conversation est enregistrée par un garde qui va tout rapporter ensuite à Hayak.

C’est gênant comme tout : Hayak apprend qu’Arman est celui qui l’a balancé, et les représailles ne se feront pas attendre je pense. Il s’arrange donc pour avoir une entrevue, en prison, avec Arman qui comprend bien vite qu’il est en danger et se montre méfiant. La scène est on ne peut plus cliché avec le prisonnier qui siffle pour rameuter ses chiens de garde et les gardiens de la prison qui lui obéissent totalement. Cela marchait peut-être dans la série originale, mais pour les prisons américaines, ça paraît franchement ridicule.

Arman est envoyé dans les quartiers de population générale, et ça ne fait pas envie. Là-bas, Hayak s’arrange pour que les gardes ferment les yeux quand on lui tombe dessus. Arman finit donc blessé, mais de manière assez prévisible, il est aussi capable de mettre KO les prisonniers qui s’en prennent à lui. Cela ne l’empêche pas de terminer son épisode entre la vie et la mort.

De son côté, Garrett ne lâche pas l’affaire de la cryptomonnaie et il tente de faire pression sur Nadia. Il en faut plus que ça pour l’impressionner, cela dit. Confronté à un mur, il n’a plus d’autres choix que d’accepter l’invitation qu’il reçoit ensuite : depuis sa prison, Hayak le fait en effet convoquer pour négocier une peine de prison plus courte en échange de l’argent.

Le seul problème, c’est qu’il ne sait pas exactement où est l’argent. Il peut toutefois donner les codes d’accès de son portefeuille de cryptomonnaie en ligne à Garrett, qui les file ensuite aux experts du FBI et finissent par bloquer l’accès au compte. Ils sont en effet capables de remarquer que quelqu’un est en train de vider le portefeuille. Ce quelqu’un, c’est Fiona : elle est embauchée par Thony pour aller retirer l’argent qu’elle transfère chaque fois sur des comptes en banque auxquels Fi peut accéder, avec pas mal de perruques. C’est marrant à voir, ça n’a rien de bien crédible, mais bon, ça avait un petit côté fun agréable.

Ainsi, Thony se débrouille pour récupérer une partie des deux millions de dollars pour Arman, ce qui énerve clairement Fi. Les promesses de clinique pour blanchir l’argent semblent déjà bien loin, quoique puisse en dire Thony. J’ai du mal à voir où ils comptent en venir après tout ça, ces scénaristes.

Toujours est-il que Thony gère en parallèle ses affaires, sachant désormais qu’elle pourra voir Marco le soir-même, parce qu’il a pris le temps de l’appeler. Si on se concentre sur cette intrigue plutôt que les autres, Thony parvient ainsi à apercevoir son fils à travers une fenêtre. Si Marco lui demande de venir seule au motel où il se cache, elle accepte que Fiona et Chris viennent avec elle. C’est étonnant, d’ailleurs, dans la manière dont c’est fait : elle refusait que Fi vienne avec elle, mais quand Chris lui demande de venir, elle n’hésite pas à accepter.

Et pendant qu’elle s’engueule avec Marco, Fi et Chris se retrouvent à s’embrouiller dans la voiture, parce que le fils espère que quelqu’un appellera la police. Il n’apprécie pas que son oncle kidnappe son neveu comme ça et ne souhaite pas le voir s’en tirer si facilement. C’est finalement Fiona qui se rend en premier dans le motel pour calmer son frère.

Comme ce n’est absolument pas efficace, Chris finit par intervenir aussi pour protéger sa mère. La tension monte assez vite quand il souhaite aller voir Luca, et il finit par pousser son oncle dans les escaliers en métal du motel. Marco fait une bien mauvaise chute, tombant donc dans les escaliers et… mourant. Cela tombe bien, tiens.

Chris est donc coupable du meurtre de son oncle et le premier réflexe de Thony est de nettoyer la scène de crime. Bon, elle le fait bien mal : elle efface certes les empreintes, mais elle balance ensuite le chiffon avec lequel elle le fait par-dessus la rambarde. Elle fait pareil avec son portefeuille dont elle vole les cartes de crédit d’ailleurs.

Cela pourrait encore passer à peu près, même si elle laisse ses empreintes dessus parce que bon, c’est la femme du défunt après tout, ses empreintes pourraient être là. Par contre, elle demande ensuite au gérant du motel d’appeler le 9-1-1, en montrant très clairement son visage. Elle ne prend pas non plus la peine de vérifier s’il y a des caméras.

Bref, certes, elle peut retrouver Luca quand la police – et Garrettt parce que le FBI est aussitôt impliqué ? – l’appelle, mais ça se fait à un prix pas terrible. En effet, le gérant du motel a une vidéo de surveillance montrant que Chris tue son oncle, et même si c’est clairement un accident, ça ne l’empêchera probablement pas de faire du chantage dans les prochains épisodes. J’ai l’impression que la série avait proposé mieux jusque-là, ce n’est pas super cohérent de voir Thony se laisser avoir par des pièges et erreurs comme ça.

NCIS – S20E01

Épisode 1 – A Family Matter (I) – 16/20
L’épisode est une bonne reprise pour la saison : je trouve qu’on a un bon équilibre qui s’installe entre les personnages, l’intrigue principale en fil rouge promet d’être intéressante et de se dérouler peut-être un peu plus vite qu’une des précédentes et dans l’ensemble, c’était un épisode efficace de bout en bout. Non, vraiment, une bonne reprise.

Spoilers

Parker tente de remonter la piste du Corbeau – et son équipe fait de même, tout en l’aidant à échapper au FBI.

La première scène n’avait de surprenant que le fait qu’on reprenne par des personnages qui sont du FBI plutôt que du NCIS : pas un instant, je n’ai imaginé que Parker serait dans le diner où le FBI le soupçonnait d’être. La saison reprend quelques jours seulement après la précédente, ce qui est plutôt une bonne chose pour les intrigues perso : Jimmy et Jessica ne sont toujours pas au clair sur ce qu’ils sont, même s’il est assez évident qu’ils sont quelque chose désormais.

Je m’avance trop, commençons par le commencement : l’équipe est dans le diner et fait perdre le temps du FBI. C’était un peu chiant comme réintroduction, car ça les fait presque passer pour des méchants et car Leon sort de son bureau, ce qui n’arrive presque jamais d’habitude. C’était toutefois une bonne solution pour nous montrer l’esprit de famille important dans cet épisode – et la stupidité du FBI qui ne met apparemment pas sur écoute McGee ou les autres membres de l’équipe alors qu’ils parlent régulièrement à Parker.

Loin d’être idiot, ce dernier comprend assez vite que Vivian lui cache des choses et qu’il doit s’en méfier. On ne va pas se mentir : elle n’est plus aussi bonne actrice que dans l’épisode précédent, c’était grillé qu’elle lui cachait quelque chose. Grâce à Kasie et Jimmy, que ça fait plaisir de retrouver, on apprend donc que Vivian parle en fait avec Sweeney, l’agent du FBI chargé de retrouver Parker. Alors… tout ce cliffhanger juste pour ça ?

C’est décevant de ne pas faire de Vivian une méchante, parce que ça signifie juste que le FBI envoie les mêmes SMS que le Corbeau ; sans être pour autant le grand méchant de la saison. Dommage. Et si Vivian semble prête à trahir Parker, elle ne le fait finalement pas, préférant retrouver Tobias pour que celui-ci vienne en aide à Parker. Trop de mièvrerie.

Nous avons alors deux intrigues en parallèle, avec Parker/Vivian et Tobias (et sa pote geek en âge d’être arrière-grand-mère ?) qui enquêtent d’un côté et de l’autre l’équipe du NCIS qui remarque que plusieurs criminels arrêtés par Parker souhaitent profiter des soupçons planant sur lui pour être libéré de prison. Jessica, Timothy et Nick interrogent donc plusieurs prisonniers en les questionnant sur le Corbeau, afin de voir si l’un d’entre eux pourrait avoir des infos sur lui car ils profitent clairement de la situation qu’il a mis en place.

Le seul qui semble connaître le Corbeau, en russe, c’est Maxwell, un détenu qui feint d’avoir beaucoup trop peur pour que je n’arrive à le croire. Cela ne manque pas : c’était finalement un simple double jeu très prévisible de sa part.

On ne le découvre toutefois qu’en fin d’épisode, une fois qu’il est en route pour Hawai’i. Et ça tombe bien, des agents du NCIS aussi ! En effet, dans cet épisode, les scénaristes usent d’une mauvaise excuse pour faire venir Jane et Ernie au NCIS. C’était presque trop grossier, mais j’ai aimé cette idée d’une « famille étendue ». En revanche, on sent bien que tout est fait pour forcer à regarder NCIS Hawai’i. Heureusement, j’aime bien la série, sinon, ça m’aurait probablement saoulé.

En plus, le personnage d’Ernie ? Franchement, ce n’est pas celui que j’avais le plus envie de retrouver. Il instaure toutefois une ambiance plutôt amusante quand il se renseigne sur le célibat de Jessica en posant la question directement à Jimmy. J’ai bien aimé voir celui-ci improviser l’existence d’un certain Rocco et toutes les interactions Jimmy/Kasie par la suite. C’était amusant sans être trop lourd, même si tout ça n’a rien à faire au travail.

Dans le même genre, les scènes entre Torres et Jessica sur ce sujet fonctionnaient bien, sans être aussi marrantes que celles entre Jane et Torres – bon, la dernière de ces deux-là où ils se retrouvent impliqués dans une fusillade au moment du transfert de Maxwell n’est pas non plus hilarante, hein. Ce dernier tente de faire croire qu’il est effrayé par le Corbeau, et ça fonctionne : tout le NCIS est sur le pied de grue pour son transfert dont il parvient à s’évader. Pourtant, l’opération était déjà compliquée : elle est menée par Parker, toujours recherché par le FBI (wtf ?). Sans trop de surprise, le FBI fait donc capoter une partie de la mission.

La seule vraie conséquence est toutefois que Vivian se fait tirer dessus en se mettant bien trop à découvert pour qu’on ne sache pas qu’elle va se manger une balle avant qu’elle ne se la mange. Tout ça mène à un cliffhanger pas si bien joué de la part de Parker – pourquoi hurle-t-il dans son téléphone ?

Maxwell est donc le Corbeau, en route pour Hawai’i. Ainsi, Torres et Knight accompagnent Jane et Ernie sur l’île pour les aider à faire face à la menace. Et avant de terminer cette critique, il faut vraiment que j’insiste sur le fait que j’adore le générique de la série. Vraiment, je ne comprends pas la tendance qui existe de supprimer tous les génériques ; quand le choix opéré pour la musique est le bon et que ça en devient iconique en étant toujours entraînant après vingt ans… ça prouve que les génériques sont indispensables ?

La suite dans : NCIS Hawai’i – S02E01 – Prisoners’ Dilemma (II)

The Cleaning Lady – S01E10

Épisode 10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

Spoilers

Thony doit aider coûte que coûte le FBI à faire une arrestation – ou finir en prison.

 

What other choice do we have?

Ce fut un visionnage intensif cette saison, finalement, mais je dois bien avouer qu’enchaîner les épisodes se fait très bien et est plutôt agréable en fait. Ce dernier épisode commence par un flashback aux Philippines, avec Thony et Marco qui vivent un orage assez semblable à celui qui était annoncé pour le moment où je regarde cet épisode – et pourtant, je n’ai eu que quelques gouttes de pluie.

Fiona se comporte comme une voleuse chez elle, se débrouillant pour récupérer en douce son passeport et celui de son fils. Elle le trimballe en-dehors dans l’orage, l’emmenant avec elle loin de Marco, même si celui-ci se réveille et lui court après. C’est une scène assez violente, où elle finit par le rejeter et le mettre par terre : elle n’a pas le choix de l’abandonner pour sauver son fils. En gros, elle a un donneur pour lui, alors à quoi bon attendre le VISA de son mari si elle a un moyen de sauver son fils.

Finalement, le personnage de Thony se résume assez simplement dans ses motivations et c’est dommage que le FBI ne soit pas capable de le comprendre. En effet, dans le présent, on retrouve Thony en cellule, mais pas pour longtemps : la cheffe de Garret lui donne rapidement un petit entretien, en présence de son agent chouchou. Garret n’est plus tout à fait un chouchou par contre : il risque tout simplement de se faire virer s’il ne parvient pas à arrêter quelqu’un avant qu’Arman ne vende les armes. La série laisse une porte de sortie pour la fin de saison là : Garret n’a même pas besoin d’arrêter Arman, finalement. Hayak, ça pourrait suffire.

Thony ? Elle est libre de circuler et d’aller voir sa famille, mais elle risque désormais la prison si elle n’aide pas le FBI à coincer quelqu’un – Arman de préférence… C’est trop simple cette affaire. Thony peut donc passer de bons moments avec son fils quand elle rentre, mais ils sont limités dans le temps.

Marco souhaite tout de même de lui parler, espérant pouvoir repartir au plus vite dans son pays. Ce n’est pas ce que souhaite faire Thony, et ce n’est pas non plus ce qu’elle peut faire : le FBI est clair, si elle tente de quitter le pays, elle sera arrêtée. C’est problématique, quand même. Thony parvient à se débarrasser de son mari, mais je l’imagine bien repartir sans elle, moi, malgré la surveillance de Fiona, de Jaz et de Chris. Personne ne semble vraiment marquer Marco sur place.

Thony n’a pas le temps de parler avec Marco de toute manière : elle veut rejoindre Arman au plus vite pour… Lui donner des informations, encore et toujours. Je trouve ça nul sa manière de vouloir doubler tout le monde. Je comprends son point de vue, j’aime qu’elle présente les choses pour arranger tout le monde, mais c’est risqué quand même.

Son nouveau plan ? Thony souhaite qu’Arman essaie de passer un deal avec Garret de manière à faire arrêter Hayak. Elle réfléchit comme moi, mais agit de manière bien peu discrète. J’aime quand même que ça mène à une scène où Thony fait le yoyo entre les hommes de sa vie. Elle passe de Marco à Arman, puis d’Arman à Garret. C’est l’occasion pour Garret de nous apprendre que Theo était son indic, on s’en doutait, et pour Thony de révéler qu’Arman n’a rien à voir avec le meurtre.

Garret ne semble pas plus affecté que ça par l’identité du meurtrier de Theo, ce qui prouve qu’il tient rigueur à Arman pour de mauvaises raisons depuis le départ. Malgré tout, Garret accepte de rencontrer Arman pour faire un deal.

Le deal ? Arman aide à arrêter Hayak en échange de sa liberté et de celle de Thony. Allez savoir comment la hiérarchie au FBI peut accepter un marché comme ça – mais ça sent la trahison de Garret. De toute manière, il y a une saison 2, alors Thony n’est pas près d’arrêter son travail d’indic’ pour le FBI, même s’ils font tout pour ne faire croire que la saison a avancé assez vite pour ça.

Avant d’en passer au deal, Thony se démerde pour assurer un rendez-vous avec Fiona afin de trouver des médicaments pour son fils – de manière illégale toujours. Il a l’air juteux ce marché noir des médicaments, quand même ! Cela ne plaît pas à Marco, forcément, mais c’est pourtant un joli moment qui montre à quel point Thony est dévouée à son fils.

Luca est toujours aussi chiant, mais il n’en est pas moins mignon pour autant. On peut comprendre que sa mère fasse tout pour le sauver. Ce ne semble pas être le cas de Marco, plus préoccupé à l’idée de quitter les USA le plus vite possible. Ce n’est pas ce que souhaite Thony, évidemment, parce que les USA, ça lui plaît bien. Le seul argument valable qu’elle trouve, par contre, c’est la présence de Fiona, Chris et Jaz… On a trouvé mieux.

De son côté, Arman met en place tout ce qu’il faut pour son deal, rassurant Nadia comme il peut et prévenant Isabel du risque qu’elle encourt. Son père a mêlé son nom aux affaires, alors elle est bien en danger. Il met ainsi en place son propre plan, et comme il n’a pas de micro le soir du deal, il a le temps de s’en confier à Thony.

Cette idiote accepte l’idée d’un nouveau plan, assurant même qu’elle fait une confiance totale à Arman. Il est à peu près évident que doubler le FBI est la pire des idées. Je ne comprends pas non plus comment Arman et Thony peuvent circuler vraiment comme bon leur semble si peu de temps avant une intervention du FBI dont ils sont la clé.

En parallèle, Garret est enfin remis à sa place par sa boss qui lui souligne qu’ils ont beau être amis, ça ne l’a pas empêché d’abuser d’elle. Autant dire que Garret n’est pas dans la meilleure des positions le lendemain pour le deal. C’est aussi le cas pour Arman : il n’a pas toute l’autorité du deal. Quand Hayak décide finalement que le deal devra se passer dans une suite différente de celle qui était prévue par le FBI. Gênant.

Garret pète un câble pour rien comme d’habitude, alors que la série révèle avec astuce que la femme de ménage présente dans la chambre en question n’est donc pas Thony, forcément, mais Fiona. C’est logique de ramener Fiona au beau milieu d’un deal d’armes, évidemment… Je trouve que la série abuse parfois. Jamais de la vie Thony n’aurait mis en danger Fiona comme ça ?

Le deal a lieu quand même, en tout cas, et Garret peut ainsi faire en sorte de coincer Hayak, Arman et un autre homme avec qui ils faisaient affaire. Le stock d’armes est aussi récupéré en parallèle par une de ses collègues, ce qui signifie que l’affaire semble rondement menée. Pas de bol, Garret oublie un détail : il n’a pas encore trouvé l’argent de ce deal, la preuve dont il a vraiment besoin, en fait.

Arman se débrouille bien pour doubler le FBI : l’argent était de la cryptomonnaie sur une clé USB, et il dépose celle-ci sur le chariot de ménage de Fiona. Le temps que Garret comprenne l’entourloupe, il est déjà trop tard : Fiona est sortie de l’hôtel avec la clé, et elle la remet à Thony dans les rues de Vegas. Comme si elles pouvaient vraiment s’en sortir comme ça, si simplement.

C’est un échec pour Garret en tout cas – mais il est quand même consolé par sa cheffe qui lui apporte du bourbon des pièces à conviction. C’est un grand n’importe quoi, franchement, on sait bien que tout ça est beaucoup plus réglementé que ça. En tout cas, cette intrigue donne la possibilité à Garret de garder son job, c’est déjà ça. Il reçoit également la visite d’Isabel qui lui demande de la protéger, elle et son mari, en échange de toutes les informations qu’elle a sur son père. Ils vont finir par avoir des preuves, franchement.

De son côté, Arman souhaitait se débarrasser d’Hayak, et il y arrive plus ou moins. Il lui sauve la vie dans cet épisode, ce qui est bizarre, mais qui lui permet de récupérer tous ses business assez facilement. L’avocat d’Hayak est en effet certain qu’il pourra libérer Arman assez vite. Pas assez vite tout de même : il reçoit une visite de Thony qui lui promet de rester aux USA plutôt que de rentrer chez elle, parce qu’il est là. Bon, ben… Thony est donc amoureuse d’Arman, et inversement. Arman a une confiance aveugle en Thony : il lui file ainsi les codes d’Hayak…

Elle s’en sort super bien franchement, apportant en fin d’épisode les codes à une Nadia glaciale avec elle. Je commence à apprécier vraiment Nadia, elle a un excellent rôle, à rappeler à Thony qu’elle bosse toujours pour elle. Oui, c’est le cas, mais Thony est riche quand même : elle a décidé de rester aux USA et en parle à Fiona, mais ce n’est pas exceptionnel tout de même. Son plan ? Acheter et démarrer un nouveau business pour blanchir l’argent d’Arman et ouvrir une clinique clandestine. Franchement, qu’est-ce que c’est que cet abus ?

C’est difficile de ne pas donner raison à Marco qui préfèrerait quitter le pays avec son fils… et qui le fait. C’était évident que la saison allait finir là-dessus et Thony s’illusionnait vraiment à penser le contraire. Sans surprise, elle aura donc à faire pour retrouver son fils en saison 2 – et elle risque de passer par Garret pour cela. On verra bien, mais ça fait un bon rebondissement final, parce qu’Elodie Yung est toujours une actrice incroyable.

EN BREF – Je n’ai peut-être pas réussi à suivre la série lors de sa diffusion hebdomadaire, mais j’ai tout rattrapé avec plaisir dans un bon bingewatching de fin de vacances. Je trouve que dans les deux cas, la série fonctionne : j’aime assez l’actrice principale pour m’infliger les intrigues parfois grossières et les évolutions peu crédibles, le rythme est assez vif pour qu’on soit embarqués dans la vie de Thony et les personnages finissent par être attachants – même Arman que je n’aimais pas au début. Eh, j’ai toujours du mal avec Garret par contre.

Je trouve que la série fait un bon divertissement peu prise de tête. Dans l’ensemble, on a bien sûr l’impression d’être pris pour des jambons par moments, mais si on ne la regarde pas pour une histoire logique de bout en bout, on peut passer un vrai bon moment – de manière hebdomadaire comme en bingewatching.

Je suis donc content que la série revienne d’ici trois semaines, sans savoir encore si j’essaierai de la regarder en direct des US ou si j’attendrais une date ultérieure pour enchaîner les épisodes. Une certitude par contre : la série arrive bientôt en France, et j’espère qu’elle fonctionnera, parce qu’Elodie Yung mérite vraiment d’être plus reconnue encore. Son talent est excellent, elle porte une grosse partie de la série sur les épaules.