Westworld (S04)

Synopsis : Plusieurs années après les émeutes de la fin de saison 3, chacun tente de reprendre le cours de sa vie… seulement, la guerre est loin d’être terminée.

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Pour commencer, je ne sais que ça ne se voit pas du tout, mais je suis vraiment en train de me jeter sur ce début de saison. Je me rends compte à quel point je ne prends plus le temps pour les séries : l’épisode est sorti lundi dernier, on est vendredi, et c’est le premier moment où j’ai vraiment le temps de le regarder ? Rien ne va plus. De toute manière, c’est aussi les conditions de visionnage qui font ça : pour Westworld, il faut tout de même pouvoir se poser une bonne heure, voire un peu plus, histoire de savourer pleinement l’épisode, puis d’en écrire la critique. La publication, je n’en parle même pas avec mes problèmes WordPress.

Bref, ceci étant dit, je m’étais motivé tout seul à découvrir ce nouvel épisode en écrivant un résumé de la saison 3 le week-end dernier. Je sais bien que la saison 3 m’avait déçu par rapport aux précédentes, mais là aussi, c’est à nuancer : malgré la déception, la saison était d’une qualité tout à fait agréable et appréciable. Je suis curieux de connaître la trajectoire retenue pour cette saison 4, parce que la fin de saison 3 semblait presque marquer la fin de la série.

Voir aussi : Westworld revient et j’avais bien besoin d’un récap

J’imagine que cette saison 4 développera donc son univers dans une toute nouvelle direction, et ça me rend curieux. Forcément.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S04E01 – The Auguries – 17/20
La série nous propose un nouveau labyrinthe – ou une nouvelle pelote de laine à démêler – c’est certain. J’ai beaucoup aimé retrouver l’ambiance de la série et ses acteurs, mais ça semble pour l’instant manquer d’ambition dans l’histoire. On ne retrouve pas tout le monde, et c’est gênant. Comme en saison 3, par contre, la direction artistique de l’épisode est au top, que ce soit pour le visuel ou le son. Cela joue toujours beaucoup dans mes appréciations, je crois, et la scène finale ne contredit vraiment pas cet argument.
S04E02 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !
S04E03 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.
S04E04 – Generation Loss – 19/20
Les saisons passent et se ressemblent, mais j’arrive encore à me laisser entraîner par la série qui développe son intrigue de manière toujours aussi intéressante. Les surprises de l’épisode sont parfaitement dosées pour qu’on les devine juste avant la révélation, ce que j’aime beaucoup : ça permet de se sentir pleinement investi dans ce que l’on regarde. Par contre, la série parvient moins à surprendre qu’avant – on connaît trop la mélodie désormais. Ce n’est absolument pas un problème pour adorer ce que je regarde, heureusement, car il n’y a toujours pas de fausse note.
S04E05 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.
S04E06 – Fidelity – 17/20
Je suis un peu moins passionné par cet épisode, à vrai dire, même si je ne saurais trop expliquer pourquoi. Peut-être qu’il était un brin plus prévisible, peut-être que je n’ai pas été assez attentif à certains détails sur le moment, mais en tout cas, ça fonctionnait un peu moins. C’était tout de même hyper qualitatif, ça ne changera jamais ; c’est juste que je m’attendais à avoir le cerveau retourné une fois de plus, et ce ne fut pas le cas.
S04E07 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.
S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

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How I met your father – S01E10

Épisode 10 – Timing is Everything – 13/20
Oui, le timing est essentiel, c’est vrai, et les scénaristes feraient mieux de le comprendre : ça marche aussi avec l’humour ce conseil. Alors bien sûr, cet épisode final a les ingrédients classiques d’un final, mais il en est presque trop prévisible et jamais tout à fait drôle quand il tente de l’être, jamais tout à fait surprenant, jamais tout à fait triste. Pire, certaines choses sont rushées… C’est pourtant l’épisode qui aura réussi à me faire rire. Attendez, en fait, le pire, c’est que je sais que je vais être de retour en saison 2. Je suis masochiste.

Spoilers

Jesse rejoindra-t-il Sophie au restaurant ?

 

I mean, it’s not that crazy.

Après avoir trompé sa femme dans l’épisode précédent, le Captain est en plein divorce. Et ce n’est pas si simple pour lui : sa future ex-femme décide de récupérer ses bateaux pour les couler, parce qu’elle déteste les bateaux. Rien que ça. Comment ça pouvait être drôle à l’époque d’avoir le Captain et devenir si surjoué aujourd’hui ? C’est bizarre tout de même, et pour l’instant, le fait que ce soit détaché de l’intrigue principale n’aide vraiment pas à accrocher.

On en revient finalement à Sophie au restaurant avec Jesse. Oui, oui, avec Jesse : il a eu le bon goût d’être simplement très en retard. Il avait besoin de parler avec Meredith et d’obtenir une conclusion avec elle avant de se mettre avec Sophie. Oui, avec Sophie : ils couchent ensemble. Et ils dorment ensemble. Et dans son sommeil, Jesse grommelle qu’il est amoureux d’elle. Oh flemme. J’ai soupiré comme jamais tellement c’était lourd comme intrigue. Rien de nouveau là.

C’est tellement lourd comme genre d’intrigue en 2022 ? Je ne comprends pas l’idée. En plus, voir Sophie tenter de s’échapper le lendemain matin, c’est dingue comme c’était chiant. J’ai préféré la suite de ce traitement d’intrigue avec Sophie qui se rend chez Jesse pour parler clairement de ce qu’il s’est passé. Et ça fonctionnait bien mieux : elle essaie d’en rire quand elle lui annonce… mais elle ne fait que foutre la merde encore plus dans ce qu’elle dit.

C’est la soirée de son grand gala, mais voilà que Sophie est surprise d’entendre Jesse lui dire que ce n’est pas si fou de lui avoir dit qu’il était amoureux. Après tout, il a refusé de partir en tournée avec Meredith juste pour elle. Ce qui devrait être mignon fait juste peur à Sophie, mais cette fois-ci, je la comprends : c’est vrai que ça fait beaucoup pour un début de relation.

Elle finit ainsi… au McLaren’s. Oh quel plaisir de retrouver ce bar, c’est comme si on ne l’avait jamais quitté. On y retrouve même notre Carl préféré, et surtout Robin Scherbatsky en train de boire du whisky. Ah quel plaisir de retrouver ce personnage et… de l’adorer à nouveau ? Je veux dire, c’est peut-être la nostalgie qui fonctionne, mais en quelques répliques, elle arrive à vraiment apporter de l’humour dans une série qui en a cruellement manqué. Ce n’était pas une surprise de l’apercevoir car Twitter me l’avait spoilé, mais sa présence reste une bonne chose.

Et puis bien sûr, ce « je t’aime » trop rapide est une histoire que Robin connaît bien, après tout. La série nous fait quelques clins d’œil à Ted l’air de rien, avant que Robin ne conseille à Sophie de ne pas prendre de décision fondée sur la peur d’une relation qu’elle espérait avoir. Sophie décide donc grâce à Robin de retourner voir Jesse… pour mieux découvrir qu’il est de nouveau avec Meredith. Au point de l’embrasser. C’est ridicule. Franchement, personne ne change si vite d’avis ? Il vient de dire qu’il était possiblement amoureux de Sophie quoi.

Alors bien sûr, ça permet à Robin de se rappeler que le timing peut être une garce… mais tout de même, faut pas déconner.

En parallèle de tout ça, Sid et Hannah considèrent encore le fait de devoir passer un an séparé l’un de l’autre. Bizarrement, Sid ne semble pas si inquiet que ça à l’idée de passer un an loin d’Hannah, alors je ne sais pas trop pourquoi ça pose problème. Je pensais que c’était réglé avec l’épisode précédent, pas que ça jouerait autant dans l’épisode final de la série.

Bon, bien sûr, ils se mettent d’accord très vite et en reviennent aux préparatifs de mariages… sauf que ça, ça fait peur à Sid. Un seul mariage, c’est déjà un énorme coût, mais deux mariages avec deux appartements sur deux côtes des États-Unis, ce n’est pas rien quand même. Bordel, vous n’avez qu’à ré-emménager ensemble, non ? C’est fou comme les séries savent se compliquer la vie… et comme elles savent pondre des trucs qui n’ont pas de sens : Sid et Hannah décident de se marier sur un coup de tête, sans prévenir personne, pour s’éviter du stress. Euh… OK ?

Pendant ce temps, Charlie ne va vraiment pas bien dans son couple avec Val. La veille au soir, Val lui a expliqué qu’un jour, ils pourraient peut-être regarder le foot avec leurs enfants. C’en est trop pour lui : il ne veut pas d’enfant. Il s’en confie d’abord à Ellen, et cette intrigue nous renvoie beaucoup trop à Ted/Robin pour que ça ne sente pas le réchauffé. Et puis, le gag de Val qui tombe amoureuse d’un chat et se comporte avec comme avec un enfant pour forcer Charlie à lui dire la vérité, ce n’était pas subtil du tout.

Ce n’est pas la première fois que la série manque de subtilité, cela dit. Le chat est horrible avec Ellen évidemment, et c’est totalement logique puisqu’elle y est allergique. Il s’agit aussi du chat de Rachel qui, finalement, est prête à lui pardonner d’être une psychopathe et de lui éternuer dessus. Elle lui fixe donc un rencard, au moment même où Ellen décroche un job. Ah le timing… C’est fou comme c’est important aussi pour l’humour.

Mais bon, c’est comme ça, la série a souvent du mal à faire mouche. Cette histoire de bateau du Captain et de Becky ne prend pas du tout non plus avec moi, mais on verra probablement en saison 2 ce qu’il en est. En attendant, lors du vernissage où Sophie est exposée pour la première fois, il est temps d’apprendre le mariage de Sid et Hannah, la rupture de Charlie et Val qui ne voient pas la vie pareil concernant les enfants (c’est radical et trop rapide, en vrai) et surtout, surtout, il est temps pour Sophie de retrouver Ian. Mais ça aussi, ce sera pour la saison 2.

EN BREF – La série pourrait et devrait être une réussite avec un casting et une équipe technique au top, mais bizarrement, elle passe à côté de ce qu’elle tente de faire et tombe presque toujours à plat quand elle tente une blague. La saison fut longue pour seulement dix épisodes et j’ai trop souvent eu l’impression de regarder une comédie ratée des années 2000 – pas une production de 2022.

Pourtant, je suis resté jusqu’au bout. D’accord, la nostalgie y est pour quelque chose, mais il y a tout de même quelques personnages qui finissent par être attachant et l’espoir que ça puisse devenir quelque chose qui reste là. Les deux derniers épisodes prouvent que ce serait possible avec de bonnes idées de narration qui ne soient pas que du copier-coller.

Espérons que la saison 2 parvienne à renverser la tendance de cette saison 1 et réussisse à être bien plus originale et drôle que cette espèce d’imitation lourde qui tente trop d’être drôle pour l’être vraiment.

How I met your father – S01E09

Épisode 9 – Jay Street – 13/20
Ce n’est toujours pas drôle du tout, il y a quelques moments qui en deviennent même crispant tellement les blagues tombent à l’eau mais… mais il y a quelque chose qui n’était pas là avant avec cet épisode. Ce n’est pas le clin d’œil/guest de la série originale, c’est vraiment la narration qui arrive à créer une situation digne de la série originale. Il est évident que ça ne tient pas la comparaison à l’originale, mais retrouver une once de ce qui plaisait tant à l’époque est agréable.

Spoilers

Après leur premier baiser, Sophie et Jesse sont face à de sacrés dilemmes. Sophie doit rompre avec Drew (et ce n’est pas si simple), mais Jesse apprend que Meredith regrette leur rupture (et ce n’est pas si simple).

Look who wants to hear about his mom hooking up now ?

Oui, je sais que c’est surprenant de reprendre cette série maintenant, mais je me suis dit que ce dimanche soir était l’occasion pour moi d’enfin en finir avec cette saison 1. Et j’avoue, j’avais envie de voir un peu Hilary Duff ce soir. Je ne sais absolument pas pourquoi, mais la série réussit à me convaincre de revenir la voir à chaque fois – et pourtant, en moins d’une minute, j’étais déjà crispé par une intervention de la Sophie plus adulte là.

Avant ça, je retrouvais avec amusement le Captain d’How I met your mother sans trop savoir le pourquoi du comment il se retrouvait là encore. Je savais qu’en avançant la série en revenait à ses origines, cela dit. On ne nous explique pas exactement ce qu’il en est dès le départ, pour en revenir au cliffhanger où Sophie embrassait Jesse.

Le lendemain, Jesse raconte tout à Sid et Sophie, dont la dent est réparée, raconte tout à Val. Pour le coup, c’est une bonne chose : la narration de la série et de la scène fonctionne vraiment bien. On enchaîne entre chaque personnage racontant sa version de l’histoire, avec les meilleurs amis qui posent les mêmes questions et les réponses qui soulignent les problèmes restants.

Pour Sophie, le problème restant est Drew. Elle doit encore le larguer officiellement, ce qui est supposé être facile. Pas de bol pour elle, quand elle se rend chez lui pour mettre les choses au point, il s’excuse et elle… rencontre ses parents. Ils sont à eux seuls une raison de larguer Drew : la mère force Sophie à rester à l’appartement avec elle. Forcément. Ce ne serait pas une série How I met sans ce genre de problème, après tout.

Assez vite, Sophie perd patience avec sa belle-mère et lui apprend qu’elle veut rompre avec Drew. Sue, la belle-mère, s’y refuse, parce qu’elle a une bien mauvaise nouvelle à annoncer à Drew elle aussi : son père est sur le point d’aller en prison et Sue n’y va pas de main morte à le balancer à Drew en lui expliquant qu’il a au moins Sophie.

Celle-ci s’enferme donc dans la salle de bain pour s’entraîner à rompre avec Drew quand même, ignorant qu’au même moment Val et Sid étaient en train de balancer à tout le reste du groupe qu’elle avait embrassé Jesse. Rien que ça. C’est assez violent comme situation d’avoir des amis aussi toxiques à ne pas savoir garder le moindre secret. Cela dit, ça permet aux deux amis de parler des problèmes que Sophie et Jesse rencontrent, tout en foutant un peu la merde entre Hannah et Sid quand ce dernier explique devant sa fiancée qu’il trouve que Sophie a bien fait de tromper Drew. Bon, tromper quand il s’agit d’un baiser spontané et alors qu’elle veut rompre dès que c’est fait – suite à une dispute – le mot est peut-être fort ? C’est blessant pour Drew, mais ça n’est pas la pire des tromperies du monde.

Cependant, la série manque un truc en ne laissant pas Sophie expliquer à Drew qu’elle a embrassé un autre mec. Elle préfère lui expliquer qu’elle n’est pas sûre d’elle et ne pas lui parler de son rencard du soir avec Jesse.

Pour Jesse, par contre, le problème est donc que Meredith a écrit une chanson, Jay Street, qui parle assez clairement de ses regrets de l’avoir largué. Quand Sid lui parle de la visite de Meredith la veille, Jesse se rend aussitôt chez Meredith et cette situation amoureuse où un couple est censé se retrouver pour un premier rencard le soir mais où la vie ne fait que mettre des bâtons dans les roues est vraiment parfaite pour nous rappeler l’existence d’How I met your mother.

La série ne tient pas la comparaison avec un Jesse qui semble trop vite prêt à pardonner à Meredith. Pire que tout, il paraît être un gamin assez incroyable quand il craque pour quelques frites et de la sauce piquante… Mais bon, Meredith s’excuse et lui explique qu’elle avait besoin de se trouver en tant que femme et en tant qu’artiste, et que c’est pour ça qu’elle l’a largué. L’épisode se termine donc sur un cliffhanger et, sincèrement, c’est la première fois que je me dis que j’ai envie de voir la suite immédiatement. Tout vient à point ? Non, tout vient en retard, sur ce coup-là.

Pendant ce temps, Charlie est dépassé par son nouveau groupe d’amis. Il souhaite profiter d’une soirée foot avec eux, mais Sophie préfère rompre avec Drew (en théorie), Jesse préfère parler avec Meredith, Ellen préfère tester plein de tenues (et ce n’était absolument pas un running gag marrant) et Hannah et Sid sont en plein préparatifs de mariage. Mariages avec un s, même, parce qu’il y en aura deux pour en avoir un respectant les traditions indiennes. Enfin, ça, c’est s’ils arrivent à se marier : Hannah va rester un an de plus aux côtés de Cordell Walker. Pardon, un an de plus à l’hôpital de l’autre côté du pays.

C’est problématique. Surtout que les relations à distance, c’est compliqué à gérer. C’est aussi compliqué à gérer pour Charlie : son pays natal lui manque, poussant Val à se faire un cosplay de toutes les Spice Girls à la fois. C’est too much pour me faire rire et c’est là l’un des principaux problèmes de la série, tout de même. En plus, Charlie a l’air vraiment peu heureux de son couple avec Val là.

L’autre, c’est la Sophie du futur. En plus, on nous révèle qu’elle aura un portrait de Jesse dans son salon parce que c’est son premier succès. Je veux bien, mais si ça doit devenir son ex, c’est super bizarre de l’avoir sur sa cheminée à la vue de tous, quand même.

The Orville – S03E04

Épisode 4 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.

Spoilers

Le traité de paix avec les Krill est sur le point d’être signé ; mais l’élection du prochain Chancelier Suprême de la planète est sur le point d’avoir lieu, elle aussi.

Most men who lose their heads tend to die, yes.

C’est en train de devenir un vrai petit rituel, je me pose dans mon canapé en ce dimanche pour découvrir le nouvel épisode d’une série en train de s’imposer comme l’une de mes préférées en ce moment où je ne regarde plus rien. Et pourtant, c’est un sale temps pour The Orville puisque l’épisode commence à nouveau par un hommage, cette fois-ci à Lisa Banes, décédée l’été dernier dans un accident – un scooter l’ayant renversée.

Après cet hommage nous découvrons que les Krill sont mieux organisés politiquement que ce que l’on pensait : nous assistons à un meeting politique d’extrême droite, grosso-modo. Oui, oui, il y a des extrêmes dans la politique Krill : la femme Krill qui parle n’est pas ravie par les décisions récentes de son gouvernement de faire une alliance avec l’Union et possiblement de ratifier un traité de paix les empêchant de conquérir des planètes ou les forçant à protéger des mondes qui ne sont pas les leurs.

Bref, finalement, on a beau être dans une autre galaxie, les Krill sont des extrémistes religieux et conservateurs avec des discours dignes de nos politiques. Le problème, c’est que pour nos héros, ce meeting est un vrai danger qui couve : la femme Krill souhaite en effet prendre la gouvernance des Krill et faire payer aux responsables de l’alliance avec l’Union leur crime. En sous-texte, il faut donc comprendre que le traité de paix avec les Krill est loin d’être une affaire réglée comme on nous le laissait penser depuis la fin de la saison 2.

C’est bien logique quand on y réfléchit quelques secondes, mais ce n’est pas rassurant pour la suite. La suite de l’épisode, elle, est étonnante aussi, avec une chorale étonnante d’enfants et d’artistes devant la délégation politique chargée de l’Union. Tu m’étonnes que l’extrémiste Krill considère que ses représentants politiques la trahissent.

C’est en tout cas l’occasion pour nous d’en découvrir toujours plus sur les Krill, avec notamment le fait que le soleil soit une malédiction pour eux. Il est moins surprenant de les découvrir si religieux ou si débiles lorsqu’il est question des élections : le Chancelier Suprême Krill est persuadé d’être réélu car son adversaire n’est qu’une extrémiste faisant reposer son discours sur la haine et la paix. Les humains et représentants politiques de l’Union semblent le croire quasi sur parole, alors même que sa parole est flippante et renvoie à notre propre Histoire. Bon, on ne va pas trop les critiquer, il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans les guests de cet épisode.

Tout ça nous mène à la conclusion que le traité de paix sera finalement signé à Dalakos, la capitale Krill, où le chancelier suprême invite les représentants de l’Union pour y fêter également sa réélection. Oh, ça va être un sacré bordel et on sait à quoi ça va conduire : l’Orville va être dépêché pour assurer la protection d’Halsey et de toute la délégation.

Avant ça, on a tout de même droit à une scène plus sympathique et ludique dans un western étonnant. La salle de simulation de l’Orville sert donc bien à passer de bonnes soirées entre amis, même si j’ai eu du mal à comprendre pourquoi John draguait soudainement Talla – ou pourquoi elle était promue d’ailleurs. Tout ça n’est jamais qu’accessoire par rapport à l’intrigue de l’épisode de toute manière : Kelly et Ed apprennent vite qu’ils sont chargés d’aller chercher la délégation officielle pour la mener sur la planète des Krill.

C’est l’occasion pour eux de rencontrer le président de l’Union – ou juste de se contenter de ne pas être pincé par leur supérieur alors qu’ils étaient en train de boire. Et finalement, l’épisode avance plus vite que je ne le pensais : Ed et Kelly sont mis au courant du problème capital que représente l’extrémiste politique Krill. Et contre toute attente, il s’agit en fait de Teleya. Je ne l’avais pas reconnue.

Cela pose problème pour plein de raisons : Ed est celui qui a laissé Teleya repartir, et désormais, il comprend qu’il a peut-être fait une erreur car Teleya ne fait qu’attiser la haine de l’Union sur sa planète. Halsey semble aussi convaincu que moi que l’élection n’est pas gagnée d’avance pour le Chancelier en titre, et tout ne fait que se complexifier quand Ed explique à Kelly qu’il a remarqué que les informations Krill étaient pleines de fake news et de deepfakes. Franchement, ça promet pour la suite de l’alliance – mais ça laisse aussi la série dans une ambiance un brin trop sérieuse par rapport à ce qu’elle était auparavant. L’humour a vraiment disparu là, et ça explique pourquoi la série a changé de titre au passage.

Bon, et puis, il y a toujours de l’humour, notamment quand Halsey fait remarquer à Ed qu’il avait parfaitement conscience qu’il était ivre lors de leur appel téléphonique de la semaine précédente. L’échange se fait pour nous prouver qu’Halsey est toujours au top de ses capacités pour mener à bien un atterrissage mouvementé sur la planète Krill. Il le fait avec Charlie en co-pilote, et c’est étonnant comme tout de voir que c’est elle qui est envoyée sur la planète plutôt que Gordon. Ce n’est peut-être que moi, mais je m’attendais à d’autres membres de l’Orville à bord du vaisseau de la délégation.

Et en même temps, Charlie est un choix logique pour provoquer la merde dont les scénaristes risquent d’avoir besoin : elle a des idées bien arrêtées et une tendance à les balancer malgré sa hiérarchie. Pourtant, elle semble vraiment ravie d’être sur place et de découvrir la ville… jusqu’à ce que la politique Krill vienne logiquement tout casser : Teleya est élue Chancelière Suprême. Elle gagne l’élection de très peu, mais avant même d’être proclamée, ses ordres sont déjà suivis par l’armée.

Pfiou, à quoi bon être dans une autre galaxie si tout le monde s’y comporte encore pareil qu’au XXIe siècle ? Rapidement, l’ancien Chancelier Suprême est arrêté par les hommes de Teleya pour trahison. C’est aussitôt suivi de l’arrestation d’Ed, Charlie, Halsey, le président de l’Union et la représentante de la planète d’origine de Talla. Pour ne rien arranger, en orbite, l’Orville est attaqué par des vaisseaux Krill qui veulent l’aborder.

Kelly ne tarde pas à lancer l’alerte rouge et tirer les premiers coups contre les vaisseaux Krill qui allaient réussir à l’envahir. Malheureusement, sans nouvelle d’Ed, sa seule option est finalement de fuir face à l’invasion Krill. Ce n’est pas glorieux, mais c’est inévitable : elle y parvient grâce à John et Claire (étrangement absente de l’épisode) qui suivent la directive 21, mais aussi grâce à Gordon qui improvise comme il peut aux manettes du vaisseau.

Pendant ce temps, sur la planète Krill, Teleya assassine l’ex Chancelier Suprême d’un petit coup de poignard parfaitement légal. Ce n’est que le cadet de nos soucis quand le reste de la délégation est toujours en prison et doit faire face à la justice également. En cellule, la délégation commence à s’impatienter et Charlie nous rappelle les enjeux de ce qu’une guerre avec les Krill signifie vis-à-vis des Kaylon.

Par chance, Ed est finalement convoqué par Teleya, alors tout espoir n’est peut-être pas perdu – même si le président de l’Union est toujours retenu prisonnier. Le dialogue avec Teleya n’en est pas moins un dialogue de sourd entre les aspirations politiques de celle-ci et l’espoir increvable d’Ed, qui tente de la raisonner comme il peut, en vain. Il faut dire que selon elle les Krill ont désormais une chance contre les Kaylon grâce à de nouvelles armes.

Ed apprend surtout le décès de l’ancien chancelier et quel idiot il était, si l’on en croit Teleya. La vérité est toutefois que Teleya regrette de devoir tuer Ed : elle ne savait pas qu’il était sur la planète Krill quand elle a annoncé que la délégation serait exécutée, et maintenant, elle se sent un peu conne. Bon, cela dit, elle s’en remet vite : elle ordonne son exécution après lui avoir expliqué son point de vue une fois de plus, puis contacte Kelly pour lui annoncer qu’elle ferait mieux de courir dans les bras d’un autre comme elle a déjà fait par le passé, car elle ne reverra plus Ed.

C’est mal connaître Kelly, qui lance aussitôt une attaque avec l’aide de l’Union – mais alors qu’on nous annonce que la directive 21 aura encore son rôle à jouer, probablement. Comme on ne sait pas bien ce qu’elle est (à moins d’avoir oublié, ce qui est possible aussi), je vais laisser ma critique se concentrer à nouveau sur la planète Krill : Ed y est mystérieusement sauvé par les militaires qui devaient le ramener en cellule pour son exécution.

Rapidement, il est enlevé par d’autres Krill violents qui n’hésitent pas à tuer les gardes, et cette capitale paraît bien peu sécurisée franchement. Cela ne me préparait pas pour autant au décrochage de mâchoire qui allait s’ensuivre : on découvre en effet qu’Ed et Teleya ont eu… un enfant ensemble. Oui, oui, il existe désormais une petite fille mi-Krill, mi-Terrienne. Teleya ne s’est jamais présentée à elle comme sa mère et Ed n’a jamais su qu’elle existait.

Anaya, c’est son nom, est une métis sympathique comme tout, mais j’ai du mal à capter l’âge avancée qu’elle a déjà. Elle est heureuse d’être dans cette maison en tout cas, et elle joue au Rubik’s Cube version Krill. En tout cas, l’existence d’Anaya est paisible, mais elle est surtout un levier politique incroyable : ceux qui l’élèvent ont décidé qu’Ed pourrait tout à fait se servir d’Anaya pour affaiblir la position de Teleya et la convaincre de changer de point de vue sur le traité avec l’Union.

Ce n’est vraiment pas gagné, surtout quand la flotte de l’Union approche dans l’espace. Ed, lui, décide de retourner auprès de Teleya. Entre temps, il a appris qu’elle était celle qui avait décidé de le laisser vivre et s’enfuir. L’épisode nous montre ainsi que Teleya a encore un semblant de cœur pour Ed, mais il tombe aussi super mal du côté de la date de diffusion : Teleya nous explique donc qu’il était impossible pour elle d’avorter car c’était un acte illégal sur sa planète. Ah.

Cela fait serrer les dents quand aux USA la Cour Suprême vient de redonner la possibilité aux États le souhaitant d’interdire l’IVG. Bref, nous, nous sommes dans le passé, Ed vit dans un futur où les Krill sont encore plus sadiques que les américains, à forcer les couples ayant décidé d’avorter d’être confrontés à un hologramme de leur enfant.

L’épisode a toutefois déjà perdu beaucoup de temps : il faut donc avancer bien vite pour en arriver à l’exécution prévue par Teleya de la délégation. Alors qu’elle s’apprête à les poignarder, elle apprend le retour de l’Orville dans le ciel. La bataille spatiale qui s’engage est impressionnante, mais elle n’est pas la seule surprise de l’épisode. En effet, la directive 21 finit par faire son petit effet : John et Claire débarquent sur la planète Krill en étant eux-mêmes des Krill. Bien joué, Claire.

Cela permet à notre duo d’intervenir à temps pour sauver la délégation, même si le président a pris un petit coup de poignard de Teleya. La délégation permet à s’enfuir grâce aux talents de pilotes de Charlie et John. La fuite est ainsi possible et permet à l’Orville comme au reste de la flotte encore non détruit de revenir sur Terre. Les Krill ne poursuivent pas les vaisseaux de l’Union et tout est bien qui finit un peu moins bien, mais pas si mal.

Kelly et Ed peuvent ainsi papoter une fois sur Terre dans un appartement semblable à celui qu’ils avaient, et ils peuvent même se prendre un petit déjeuner loin de la guerre sur le point de venir éclater ailleurs dans la galaxie. Le président de l’Union laisse le choix à Ed de tenter de stopper Teleya en révélant l’existence d’Anaya, mais celle-ci n’étant qu’une enfant de laquelle il se sent déjà proche, Ed décide de… ne pas se servir d’elle.

C’est la meilleure décision, d’autant plus que Teleya continue d’observer sa fille. Tout n’est peut-être pas perdu… mais cet épisode nous ramène quand même plusieurs pas en arrière.