Russian Doll – S02E04

Épisode 4 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.

Spoilers

Alan aussi voyage dans le temps – mais lui, il est coincé dans un corps qui n’est pas celui de sa mère.

Literally every movie about time travel says don’t change things.

Le changement de couleur pour le titre de la série m’a tout de suite mis le smile car il indiquait enfin un épisode centré sur Alan. Il est de loin le personnage que je préfère dans cette série, et il a manqué jusque-là. On le retrouve donc dans son bain, ou plutôt… dans le bain de sa mère. Yuk. Le pauvre !

Comme en saison 1, il lui arrive donc exactement la même chose qu’à Nadia, et le voilà coincé dans la peau de sa mère, Agnes. Nous l’apprenons quand son copain de l’époque débarque pour lui reprocher d’être en retard une fois de plus en cours. C’est particulier, surtout quand la série révèle qu’il est en 1962. Oula, ce n’est pas sa mère donc, c’est sa grand-mère ? Noire. En Allemagne. En pleine guerre froide.

Et tout ça, ça fascine Alan. Qu’est-ce que je l’adore ? Il m’a fait trop rire à se balader dans le métro allemand avec un grand sourire, admirant tout ce qu’il se passe autour de lui. De retour en 2022, il parle tout de même avec Nadia et l’on comprend que son smile vient aussi du fait qu’il apprécie passer beaucoup de temps avec Lenny. Ah ben super, le voilà qui tombe amoureux de celui qui risque d’être son grand-père ?

Par contre, comme d’habitude, les deux personnages de Nadia et Alan sont en désaccord : Nadia considère que voyager dans le temps, ça ne sert à rien si ce n’est pas pour changer le passé ; Alan pense tout le contraire, forcément. Le désaccord, ils y sont habitués : elle ne veut plus avoir à faire au passé, lui veut continuer de voir Lenny dans le passé. Chacun sa piste, j’imagine. Tant qu’à faire, je préfère qu’on enchaîne sur lui… mais ce n’est pas le cas.

Il faut encore que Nadia prenne le temps d’expliquer à Ruth ce qu’elle compte faire – et prendre quelques informations au passage sur sa grand-mère. Ruth n’en a pas tant que ça finalement, mais ça n’empêche pas Nadia de partir à Budapest, accompagnée de Maxine. Je dois dire qu’elle a réussi un peu plus à me faire rire dans cet épisode que d’habitude, avec ses envies improbables concernant Hitler (je préfère ne pas savoir) ou avec ses rêves lucides à la Nicotine.

C’est l’humour habituel de la série, un bon gros wtf classique qui ne l’empêche pas pour autant de proposer des épisodes bien écrits et super logiques dans le paradoxe temporel. Oh, ils justifient aussi les origines hongroises de Nadia, parce qu’on la pensait russe jusque-là, au moins pour justifier le titre de la série. Le russe, c’était son père (au moins en partie), sa mère, elle, elle était donc d’origine hongroise.

Bref, une fois à Budapest, Nadia se renseigne sur le descendant du garde du train, le retrouvant facilement sur Internet. En fait, avec Internet, elle connaît toute la vie de Kristof.

Par chance pour elle, il est bien de son genre à elle aussi : il est super riche, alors il invite Maxine et Nadia à le suivre à l’une de ses « soirées ». Il a carrément un club chez lui ? Et Nadia l’emmerde avec une histoire de train datant d’un passé bien trop ancien pour lui ? Autant dire que Nadia va perdre son temps. Par contre, Maxine se demande s’il ne ferait pas un super papa.

Pendant que Maxine se jette dans les bras de Kristof, Nadia fouille ses affaires et découvre qu’il est toujours aussi nazi que son grand-père, parce qu’il a plein d’affaires nazies dans sa chambre. Flippant. Pour se faire pardonner, il offre de nouvelles perspectives à Nadia, c’est-à-dire du LSD. Putain, Nadia. Faut toujours qu’elle se fasse avoir dès qu’il est question de drogue, et c’est un peu chiant. Cela mène à une jolie scène d’effets spéciaux, avec des reprises d’images de la saison 1 aussi, avec une vision de Lenora, avec Alan et Lenny qui s’embrassent ; non franchement, on s’amuse bien. Et Lenny/Alan, j’avoue que ça donne envie de shiper, même si tout ça se fonde sur un mariage.

Finalement, Maxine et Nadia se réveillent ensemble… au beau milieu d’un cimetière hongrois. Elles se recueillent sur la tombe d’un prêtre hongrois et juif, mais ça ne mène finalement à aucune piste sérieuse pour Nadia. Cela ne l’empêche pas de rentrer chez elle malgré tout. Elle y téléphone à Ruth où Nadia peut enfin reconnaître que sa mère avait tout à faire dans un asile psychiatrique finalement.  Alors que Nadia n’avait plus aucune piste, Ruth lui en donne une finalement, avec un plancher d’appartement de Lenora qui avait encore quelques secrets.

99 Luftballons se met à jouer en fond sonore alors que Nadia souhaite prendre le train pour retourner en 1982… mais elle se retrouve un petit plus loin dans le temps que ça : elle est clairement dans un train nazi pour Budapest quand elle se réveille enfin. Oups.

Pendant ce temps, Alan retourne dans le passé et découvre que Nadia avait peut-être raison : il n’est pas là pour simplement savourer le voyage, parce que le voyage prend une tournure désagréable, même s’il aimait bien son côté du mur de Berlin. En effet, Alan/Agnes rencontre Bruno et Lukas, deux amis de Lenny qui l’aident à creuser un tunnel sous le mur de Berlin, pour passer de l’autre côté. Cela fait six mois que c’est en cours, alors Agnes n’est pas censée le découvrir.

Cela peine clairement Alan qui tente alors d’empêcher Lenny de faire n’importe quoi : il sait que le mur tombera en 1989, alors il ne veut pas voir Lenny prendre le risque de mourir. Autant attendre 27 ans ? Lenny ne le voit pas exactement comme ça, bien sûr, et ça l’énerve de voir qu’Agnes part en délire sur des informations venues du futur. Il est à présent persuadé qu’elle est en train de les trahir, si elle ne l’a pas déjà fait. Tout ça mène finalement à une rupture entre eux : Lenny remarque qu’ils sont simplement à une intersection.

Alan rentre donc en 2022 pour se renseigner davantage sur ce qui a pu arriver à Lenny, en commençant par téléphoner à sa mère. Celle-ci n’a évidemment pas les informations que son fils lui demande, mais elle profite de l’avoir au téléphone pour en savoir plus sur son rencard datant déjà d’il y a trois semaines. Le temps passe vite.

Finalement, Alan retourne en 1962 pour se balader dans Berlin. Il est amusant de voir Alan se faire siffler – ça inverse un peu le harcèlement de rue, surtout qu’il a l’air de trouver ça cool, même quand ça l’emmerde comme à ce moment-là. Malheureusement, Alan arrive finalement trop tard chez Lenny : Lenny est déjà passé sous le tunnel.

Russian Doll – S02E03

Épisode 3 – Brain Dead – 17/20
Il faut peut-être que je commence à me poser des questions sur moi-même car il y a un twist de cet épisode que j’adore et que j’adore chaque fois que je le vois dans une série. Au-delà de ça, je trouve que la série nuance beaucoup mieux ses mystères qu’en saison 1. Il y a une piste que l’on peut suivre clairement d’un épisode à l’autre, et ça aide à mieux comprendre ce qu’il se passe et à suivre vraiment Nadia dans toutes ses péripéties. Cependant, il y a encore une intrigue que les scénaristes se gardent en réserve, et j’ai hâte d’y arriver.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Well inexplicable things happening is my entire modus operandi.

Nadia/Lenora passe la nuit dans le métro, dépitée d’avoir perdu son argent. Enceinte, elle attire les regards de tout le monde : bonnes sœurs, enfants, passagers… Elle finit par se réveiller au dernier arrêt parce qu’une femme s’occupe d’elle, la prenant en pitié – et aussi parce que c’est son job dans le métro. Je l’aime bien cette femme qui parle avec Nadia avec beaucoup d’honnêteté et de sympathie.

Nadia finit par comprendre qu’elle doit vraiment quitter le métro et se rend chez… Ruth. La pauvre voit débarquer sa meilleure amie qui se met à lui parler de 2022 et de sa volonté de réconcilier absolument Vera (sa grand-mère) et Nora (sa mère). Pour Ruth, en revanche, cela donne juste l’impression que sa meilleure amie est complètement schizo et se met à parler d’elle à la troisième personne.

Malgré tout, Nadia assure les examens médicaux de sa mère concernant la grossesse, tout en promettant encore et toujours qu’elle retrouvera l’or. Au passage, elle se rend compte qu’elle est en train de fusionner encore plus avec sa mère : elle se met à comprendre le hongrois, comme sa mère. En parlant un peu avec Vera, Nadia se rend également compte que sa grand-mère aussi avait perdu l’argent dans un train et qu’elle a peur de lui raconter pour ne pas passer pour folle. Ah, tout ce délire spatio-temporel serait finalement génétique ?

Le rendez-vous médical de Lenora la fait inévitablement passer une échographie, permettant à Nadia de s’admirer elle-même. C’est un peu tordu comme idée, mais venant de cette série, ce n’est pas une surprise. On pourrait penser que ça lui ferait un électrochoc, mais non : Nadia ne comprend toujours pas que l’alcool qu’elle boit en tant que Lenora est probablement mauvais pour elle. Cela me fait rire de me dire que si elle est aussi fuked up, c’est partiellement de sa faute. Les années 80 l’aident bien aussi à faire n’importe quoi de sa grossesse, j’imagine.

Tant qu’elle est dans le passé, Nadia se renseigne aussi sur sa famille et sur cette fameuse histoire de train, toujours en vain. Personne ne semble lui dire exactement ce qu’il en est. La voir fouiller tout l’appartement et voler sa propre famille, c’est étrange, mais bon, avec cette série et Nadia, plus rien ne peut être surprenant. Nadia surprend tout de même des réactions allergiques étonnantes et, franchement, inquiétante, sur les poignets de sa mère.

Nadia se rend ensuite à la bibliothèque municipale pour faire quelques recherches sur le dernier train d’or de Budapest, celui dont parle souvent sa grand-mère et qui serait peut-être une clé de ce qui lui arrive. Finalement, elle est capable de suivre un fil d’idées plus longtemps que ce que j’imaginais Nadia.

Elle se rend ensuite auprès de Danny, qu’elle avait rencontré dans le bar lors du premier épisode. C’est plutôt une bonne chose pour elle, il fallait que ce genre de détails soit important pour la suite après tout : Danny vend des télévisions, des caméras et aussi de quoi lire des diapositives, ce dont elle a besoin pour ses recherches, car il y a des diapositives intéressantes pour elle à la bibliothèque.

En attendant de pouvoir y retourner le lendemain, Nadia prend la décision de rentrer chez elle (ou chez Lenora plutôt, à force, je m’y perds aussi) afin de fouiller les affaires volées chez Vera. Elle y découvre une lettre familiale sur ses arrières-grands-parents arrêtés par des nazis, mais aussi que sa mère vivait dans une moisissure incroyable.

Les réactions allergiques sur la peau de Lenora/Nadia ? Nadia retrouve carrément un insecte sur sa peau, ou dans sa peau ? Et ça termine en délire encore plus dingue : Nadia se met à voir Lenora et lui parler. La schizophrénie est de pire en pire, et, bon, encore quand elle est seule dans l’appartement à dire qu’elle préfère croire sa mère, ça passe, mais quand il est question d’aller carrément acheter des cigarettes, c’est du grand n’importe quoi.

Tout ça ne doit pas nous détourner du fait que Nadia finit par voir ce qu’elle souhaitait voir avec le projecteur et que l’intrigue avance enfin : le train existe réellement. La femme de la bibliothèque qui devait se renseigner le fait rapidement. Elle rappelle Nadia pour lui expliquer que les familles hongroises juives ont dû mettre tous les biens de valeur dans un train allemand, avec un ticket pour les récupérer ensuite.

Bien sûr, elles n’ont jamais pu récupérer quoique ce soit, surtout que le train a lui-même disparu d’après les rapports nazis. Par contre, la schizophrénie de Nadia/Lenora empire vraiment : elles voient toutes les deux des insectes qui ne sont peut-être pas là et se parlent de plus en plus. Cela ne passe pas inaperçu, même pour Ruth.

Ainsi, Nadia termine dans un hôpital psychiatrique en fin d’épisode. C’était assez inévitable, et j’ai adoré la manière dont c’était filmé, avec une disparition de l’une et de l’autre par moments, avec les deux ensemble parfois, avec Nadia qui assure au médecin que sa mère est dans la pièce, avant de lui dire toute la vérité. La vérité est impossible à croire, par contre. C’est une vision comme une autre de la schizophrénie, après tout.

Bien sûr, Nadia ne compte pas rester de manière définitive dans cet hôpital psychiatrique : elle utilise donc sa mère pour réussir à s’échapper avec une succession de draps noués. Pourquoi pas… sauf que c’est impossible car elle est censée être seule. La série nous confirme en tout cas que Lenora s’est échappée de l’hôpital, alors que Nadia rentre enfin chez elle en 2022. Elle y trouve une note d’Alan lui demandant de la rappeler absolument – vivement l’épisode suivant ?

Elle ne le fait pas immédiatement, trop prise dans ses propres recherches familiales. Au dos d’une photo de sa mère, elle découvre en effet un ticket de reçu des biens du train d’or de Budapest, signé par un certain Marton Halasz. Nadia décide donc d’aller à Budapest pour retrouver la trace de son or familial. Normal.

Russian Doll – S02E02

Épisode 2 – Coney Island Baby – 15/20
C’est un deuxième épisode plutôt dans la lignée du premier. Si on passe beaucoup de temps sans mon personnage préféré, j’aime bien suivre Nadia dans sa quête pour l’instant. Elle est toujours odieuse avec tout le monde, comme il se doit, mais l’épisode suit un schéma logique qui ne perd pas de temps et reste divertissant. Quant au fait que Nadia soit parfois stupide dans ses actes, ce n’est pas une nouveauté, alors j’ai envie de dire que c’est simplement raccord avec la saison 1.

Spoilers

Nadia cherche à récupérer les médailles en or volées par Chez.

Yes, me, but uh I’m not even me right now.

Si je m’attendais à une autre boucle temporelle, ce n’est pas la piste retenue pour cette saison 2. Je me demande si tous les détails du premier épisode serviront donc vraiment ou si le but était juste de nous faire attendre ce qui n’arriverait jamais. Cet épisode commence par un réveil difficile pour Nadia/Lenora. Elle doit en effet expliquer à sa grand-mère, qui est désormais sa mère, qu’elle a volé l’argent, certes, mais que cet argent est en fait volé par Chez. En plus, moi, j’imaginais que sa grand-mère était Ruth, même si ça ne collait pas trop niveau âge. Je n’ai capté qu’après coup ce qu’il en était.

Ce qui est fun, c’est que Nadia a donc droit à un sermon de sa grand-mère qu’elle connaît par cœur ; mais pour une fois, ce n’est pas à elle qu’il est adressé. Nadia est patiente un temps, puis elle finit par s’énerver sur sa grand-mère : à ses yeux, l’argent perdu est son héritage, et il est perdu parce qu’elle l’a gardé pour elle pendant toute sa vie, forçant finalement sa fille à lui voler. Certes.

Nadia part finalement en lui disant qu’elle l’aime malgré tout, mais elle se met aussitôt à la recherche de Chez. Elle commence par le bottin, parce qu’il n’y a pas internet et qu’il faut bien commencer quelque part, avant d’aller chez les anges gardiens aux bérets rouges. Elle y retrouve Derek, l’ange gardien de l’épisode précédent, et lui demande son aide pour retrouver Chez. Elle heurte bien sûr une impasse, même si Derek lui promet de faire ce qu’il pourra, en quelques semaines.

Peu rassurée par l’idée, Nadia décide plutôt de rentrer chez elle pour faire ses recherches sur Internet. Ce sera probablement plus efficace. J’aime bien cette idée de prendre le métro pour voyager dans le temps, surtout quand je suis moi-même dans un train au moment de regarder cet épisode.

Dans le présent, par contre, Nadia a laissé passer un peu toute une soirée. Elle se rend compte donc que Ruth est sortie de l’hôpital sans elle et culpabilise assez vite de ne pas s’être occupée d’elle. Elle n’est pas la seule à le faire : Maxine s’en prend assez vite à sa meilleure amie pour lui faire remarquer qu’elle aurait vraiment dû s’occuper d’elle la veille car les médecins s’inquiètent pour elle.

Nadia est sûre de pouvoir bientôt lui offrir des soins de toute manière, puisqu’elle souhaite retrouver le trésor de sa famille grâce à Chez. Et grâce à Google. Contre toute attente, elle n’a aucun mal à retrouver la trace de Chez en 2022. Vu l’état de l’appartement, il est évident qu’il n’a pas l’or des médailles que Nadia recherche.

Elle cherche tout de même et n’écoute qu’à moitié ses explications, quand il lui affirme que le trésor est un « Coney Island », un concept fantasmé qui n’arrivera jamais. Pourquoi pas, j’aime bien l’histoire de famille derrière ce concept, et j’aime que Chez reconnaisse Nadia quand elle lui parle de Lenora.

Par contre, tout ça n’aide pas vraiment Nadia à retrouver son argent. Si Chez ne l’a pas, c’est probablement parce que Nadia réussira à le retrouver dans le passé, en vrai, surtout qu’il lui dit que c’est à Lenora qu’elle aurait dû demander des explications. Nadia s’en va de l’appartement de Chez 2022 et se met à chercher sa piste dans le passé.

Elle a pour cela un indice : il pratique un sport à New-York, et c’est facile pour elle de revenir en 1982  pour le rencontrer. Elle croise d’abord quelques collègues de Chez, histoire que les scénaristes s’amusent avec la situation. C’est bien beau tout ça, mais moi, j’attends toujours Alan. J’imagine qu’elle finira par le croiser.

En attendant, elle retrouve donc Chez qui lui affirme qu’il lui a déjà rendu son argent, la veille au soir. Nadia ne le croit pas immédiatement, mais quelques blagues plus tard, elle se rend à l’évidence : sa mère a bien volé l’argent de sa grand-mère, pour s’acheter une voiture décapotable rouge bien vif qui sera vite saccagé à New-York, franchement.

Au passage, Nadia tombe sur Delia, une femme qui supervise que toutes les affaires de Lenora soient déménagées… C’est fou, tout le monde traite Lenora comme on traiterait Nadia, la mère avait donc un caractère de merde elle aussi ? Nadia tombe aussi sur Ruth, et je dois dire une fois de plus que je n’ai pas tout suivi. Pour moi, c’était sa grand-mère Ruth, mais finalement, Ruth est la meilleure amie de Lenora ? Chronologiquement, ça place la Ruth de 2022 à genre 70 ans, donc ça colle effectivement davantage que les 85/90 que j’imaginais si elle avait été la grand-mère de Nadia.

En tout cas, Nadia passe le reste de l’épisode avec la meilleure amie de sa mère pour récupérer tout le trésor de sa grand-mère. Ce n’est pas rien là tout de même. Elles revendent d’abord la voiture, avec un pourcentage de moins, découvrant ainsi que la mère de Nadia a décidé d’appeler sa fille ainsi à cause de la vendeuse de voitures qu’elle connaissait bien, trainant régulièrement dans son magasin à fantasmer sur la voiture.

Dans le coffre de la voiture, elles trouvent des fourrures, qu’elles rendent en en perdant encore un pourcentage. Enfin, elles se rendent chez un prêteur sur gages pour récupérer les médailles… Ou au moins une partie d’entre elles. Nadia est désespérée de ne pouvoir tout récupérer, alors Ruthie finit par apporter les fonds qu’il lui manque pour ça : elle troque sa bague de fiançailles contre les médailles en or. Après tout, son fiancé n’est plus là, dit-elle. Euh oui, mais ça reste une sacrée fortune ?

Nadia passe ensuite encore un peu de temps avec la meilleure amie de sa mère, pour la consoler. Forcément. Avant de repartir pour 2022, elle décide aussi de passer par une cabine téléphonique pour téléphoner à sa mère et lui expliquer qu’elle est super énervée après elle : Lenora passe son temps à tout détruire autour d’elle, et sa fille ne peut qu’être déçue de ça. Snif.

La scène est un chouilla triste tout de même, non ? Nadia prend ensuite le métro et est surprise d’apercevoir Alan à travers la fenêtre, surtout qu’elle est encore dans les années 80. La pauvre est suffisamment idiote pour laisser son sac avec toutes les médailles sur le siège alors qu’elle essaie d’attirer son attention. Sans trop de surprise, le sac se fait ainsi voler. Je m’en doutais quand elle s’est levée.

Franchement, quelle idiote, parfois ?

9-1-1 Lone Star – S03E11

Épisode 11 – Prince Albert in a Can – 18/20
Forcément, quand la série se concentre d’une part sur mes deux personnages préférés et offre d’autre part un rôle de taille à mon actrice préférée (bon, une d’entre elles en tout cas), ça ne peut que me plaire. Il y a bien des défauts dans l’épisode et des moments où j’ai levé les yeux au ciel parce que c’était prévisible ou moins cohérent, mais j’ai été scotché à mon canapé pendant un bon moment. Je pense de nouveau marquer une petite pause dans mon visionnage, mais je suis content de terminer sur un épisode qui annonce de meilleures intrigues.

Spoilers

Le 9-1-1 est victime d’un canular qui tourne mal, Catherine découvre qu’elle a quelques ennemis.

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It looks like the whole thing was a prank.

L’épisode commence par un appel assez perturbant pour Grace : elle essaie de venir en aide à une femme qui est paniquée car son bébé et elle sont cachés dans un placard pendant qu’un homme qui veut foutre le feu à leur maison est à leur recherche. La bonne nouvelle avec cet appel ? Carlos est enfin de retour dans la série.

C’est clairement une affaire pour la police, mais aussi pour les pompiers : il y a une possible fuite de gaz dans la maison. Tout le monde s’affaire aussi vite que possible pour venir en aide à la mère de famille… Sans y parvenir. Alors que le SWAT entre dans la maison, Carlos remarque finalement un homme en train de s’enfuir par les jardins de la résidence.

Il le poursuit, pendant que dans la maison, Owen comprend qu’il n’y a jamais eu de bébé dans la maison. C’est bien étrange, mais l’ensemble serait un canular. Après, pour un canular, c’est violent : l’homme que poursuit Carlos a un couteau dans la main. Forcément, il le tazze… et cet abruti tombe sur son propre couteau, s’égorgeant au passage. Carlos a beau faire tout ce qu’il peut, Tommy et TK aussi quand ils arrivent sur place, c’est trop tard : l’homme meure à cause d’un canular.

Bon, il s’enfuyait quand même face à la police : il était dealer de drogue, et apparemment, c’est ce qui explique sa fuite autant que l’appel reçu par Grace. C’est Grace qui nous l’explique quand elle rentre chez elle, en congés. Bien qu’aucun soupçon ne pèse sur elle dans ce qu’il s’est passé, elle ne peut s’empêcher de s’en vouloir de ne pas avoir compris qu’il s’agissait d’un faux appel, persuadée d’avoir été distraite par les pleurs du bébé. Certes.

Judd la réconforte comme il peut, mais ce n’est pas évident, car elle culpabilise de manière bien peu rationnelle. La conversation les mène assez naturellement à Carlos, puisqu’il a tué le suspect bien malgré lui et est tout aussi arnaqué par ce faux appel que Grace.

Cette dernière débarque donc chez TK et Carlos, afin de leur parler. Elle a surtout envie de partager sa colère à Carlos, qui lui répond qu’il est plutôt frustré par la situation. Je comprends pourquoi Grace est furieuse, mais TK est clairement en plein déni de ce qui est en train de se passer. Il se réfugie dans le sport, comme il peut, et Grace se retrouve à avoir le discours que Judd lui a tenu, à peu de choses près.

Elle demande toutefois à Carlos de lui venir en aide pour comprendre ce qu’il s’est passé. Ben oui. Elle ne travaille plus car elle s’est mise en congé ; Carlos ne peut pas travailler tant qu’il n’est pas clarifié de tous soupçons, mais les voilà qui se mettent à enquêter ensemble.

Et TK les encourage ? C’est pourtant la pire des idées possibles. Carlos, bien qu’en arrêt, réussit à avoir quelques dossiers de la police d’Austin sur des personnes passant de faux appels au 9-1-1 pour se venger d’autres dealers. On en découvre tous les jours avec les séries… Malheureusement, il s’agit là d’une fausse piste pour eux, parce que tous les faux appels se ressemblent et ne correspondent vraiment pas au professionnalisme de l’arnaque de celui reçu par Grace.

À court de pistes, Carlos et Grace reçoivent finalement l’aide de Judd : il les oriente vers la piste du jeu vidéo, parce que l’homme mort était un streamer avec pas mal de personnes le regardant. Ils se mettent donc eux aussi à regarder les lives du type, même si Carlos ne peut s’empêcher d’être dans l’incompréhension la plus totale face à cette activité. Il est presque décevant.

Bref, Grace et Carlos finissent par mener l’enquête ensemble en regardant tous les haters de ce streamer. L’enquête est rapide à mener, mais ils passent trois plombes bizarrement. Leur victime avait un hater plus violent que les autres, ce qu’ils auraient pu trouver bien vite : il y a carrément des vidéos où l’autre, Megalo16, insulte, menace et s’amuse de ce qu’il pourrait faire à la victime de cet épisode. Quelques recherches sur les réseaux sociaux plus tard, Grace a son identité alors que Carlos trouve une vidéo où il confesse totalement ce qu’il est en train de faire.

Voilà donc le soi-disant crossover dont on nous avait parlé et qui fait que je regardais encore les deux séries en parallèle sans avoir forcément besoin de le faire ? Le type est à Los Angeles, ce qui fait que c’est Athena qui l’arrête. La scène était marrante à voir, mais franchement, c’est un canular qui tourne vraiment mal toute cette affaire. Après, je rappelle que j’adore Grace et Carlos qui sont mes personnages préférés dans cette série – donc forcément, avoir droit à une intrigue pour ces deux-là, c’est top. Les voir tout souriant au téléphone, c’était génial aussi. Oh le « god’s plan bitch » de Grace est presque en trop pour la crédibilité de l’ensemble, mais ce n’est pas grave. J’ai passé un vrai bon moment avec ces personnages, alors c’est un crossover que j’approuve même s’il est parfaitement inutile.

Carlos et Grace sont peut-être mes personnages préférés, mais j’apprécie vraiment le casting et les centres d’intérêt de cet épisode. Quel plaisir de voir que la série n’oublie pas non plus l’embauche d’Amy Acker avec cet épisode ! Elle est de retour dans le bar habituel de la série où elle partage un verre et une petite danse avec Owen. La bonne soirée est toutefois gâchée par un hater de Catherine : elle bosse pour un gouverneur qui n’a pas que des fans, ce qui fait qu’elle finit par se faire insulter.

Catherine demande deux fois à Owen de laisser l’affaire se tasser d’elle-même, répondant elle-même aux menaces et insultes du type… mais Owen ne supporte pas de la voir se faire insulter. Il frappe donc le type contre l’avis de Catherine et c’est le pire des moves possibles. Elle n’a pas envie d’être la demoiselle en détresse, ce qui est assez raccord avec Amy Acker, ma foi. La pauvre rentre donc chez elle raccompagnée par un Owen qui tente de lui expliquer ce qu’elle devrait ressentir. Bref, le couple connaît sa première dispute.

Bien qu’il ne soit pas forcément fier de lui et cherche à cacher au travail ce qui lui est arrivé, il finit par en parler à Paul et Tommy. Cette dernière est plutôt de bons conseils pour expliquer le point de vue de Catherine à Owen et pour lui proposer de lui envoyer des fleurs et/ou du chocolat pour se faire pardonner.

Par contre, quand on voit Catherine recevoir des fleurs à son travail, j’ai tout de suite su que c’était mauvais signe, surtout après avoir eu toute une scène avec un hater et une autre où elle certifiait à Owen qu’elle n’avait pas demandé son aide. Elle la demande bien vite au 9-1-1 : elle ouvre l’enveloppe avec les fleurs… et aussitôt de la poudre lui explose au visage. Alors. J’ai un passif avec Amy Acker se prenant de la poudre au visage et je n’aime pas ça du tout.

Elle panique immédiatement et appelle le 9-1-1, ce qui mène aussi le FBI à venir se mêler de l’affaire, parce que bon, on parle d’une attaque terroriste dans les bureaux du gouverneur. Avec autant de moyens développés, c’est presque étonnant de voir les pompiers être ceux qui interviennent pour faire les prélèvements de la poudre blanche, mais on comprend aussi l’empressement d’Owen a vouloir aider Catherine.

La pauvre est auscultée par Tommy qui n’a pas que des bonnes nouvelles : certes, elle n’a aucun symptôme, mais elle pourrait encore être empoisonnée à l’anthrax – ou pire. Catherine prend étonnamment bien la nouvelle, mais bon, que faire d’autre ? Bien que terriblement inquiète, elle ne peut s’empêcher de répéter qu’elle aurait préféré que les fleurs viennent d’Owen. Je peux la comprendre – et lui aussi. Il doit se sentir encore plus con de ne pas l’avoir fait.

A l’extérieur de l’immeuble, tout le monde s’affole pour retrouver le livreur de fleurs qui pourrait être le terroriste. Mateo est celui qui finit par le repérer et le faire arrêter alors il est tout heureux… mais il s’agit pourtant bien d’un simple livreur. Ça, il ne le sait pas immédiatement : il faut d’abord que le gamin se mette à saigner du nez (par stress) et s’évanouisse, faisant croire à tout le monde que la poudre est bien pire que de l’anthrax.

Finalement, c’est le laboratoire mobile qui finit par déterminer que Catherine n’est pas empoisonnée du tout et qui permet à toute cette intrigue d’avoir un happy end. Elle a pourtant détourné l’attention de la première intrigue pendant un long moment, alors les scénaristes décident de ne pas la laisser tomber tout de suite.

En fin d’épisode, Catherine et Owen rentrent totalement réconciliés chez lui. Au moment de passer à une jolie nuit d’amour par contre (à croire qu’ils ne sont pas épuisés par cette journée de malade mental qui mérite bien des séances chez un psy ???), ils sont perturbés par le fait qu’un cochon mort et ensanglanté soit sur le lit d’Owen. Vraiment, des chochottes.

Non plus sérieusement, le cochon est accompagné d’un charmant message (t’es un cochon toxique ??) qui n’est pas sans rappeler celui qui allait avec les fleurs reçues par Catherine, insistant pour dire qu’elle est toxique désormais. C’est un problème de taille… Elle le prend pourtant avec humour, signe que la série est vraiment écrite pour faire rire parfois. Owen soupçonnait déjà le hater du bar juste avant, la piste semble se solidifier. Ce ne sera probablement pas ça… mais qu’importe, il faudra commencer par-là.

De mon côté, et comme je l’indiquais dans l’avis sans spoiler de cet épisode, j’envisage d’arrêter ici mon visionnage de la série pour le moment. Ma priorité va être pour la série-mère, histoire de tenter de rattraper mon retard avant la reprise de la série dans une quinzaine de jours. Ce n’est pas gagné, même s’il ne me reste qu’une poignée d’épisodes, parce que c’est aussi la rentrée. 9-1-1 Lone Star ne revenant elle qu’en janvier, je me dis que j’ai le temps de la voir plus tard – peut-être aux prochaines vacances ou dans les pauses de diffusion de la série-mère. On verra bien !