Russian Doll – S02E06

Épisode 6 – Schrödinger’s Ruth – 18/20
La série ne déçoit pas avec un épisode qui va de plus en plus vite et prépare le terrain pour une fin de saison inattendue. Le rythme de l’épisode est excellent, tout va très vite et on ne sait plus où donner de la tête. Franchement, ça promet une fin réussie et rien que pour cet épisode, je suis content d’avoir assisté à toute la mise en place et aux quelques longueurs qui précèdent. C’est fucked up, pour parler comme dans la série.

Spoilers

Nadia se retrouve à devoir accoucher de… Nadia.

It’s a real subway baby.

La pauvre Nadia n’est vraiment pas aidée à l’univers : elle est coincée dans le corps de sa mère au moment d’accoucher d’elle-même et la pauvre se fait sortir du train par sa famille. Elle se retrouve donc sur son quai habituel de métro pour accoucher, et c’est bizarre comme tout car il n’y a ensuite aucun train pour passer. Par contre, il y a vraiment tout le casting avec elle, c’est dingue.

Je veux dire, elle se retrouve à accoucher aidée par Ruth, Vera, Delia, mais aussi Derek, le type au béret rouge. Il y a même un type qui retire son t-shirt pour avoir une couverture et hop, le miracle de la naissance est vite évacué de Nadia/Lenora. La pauvre Nadia assiste donc à sa naissance, et ce n’est pas glorieux. Au moins la naissance sur un quai de métro explique son obsession du métro plus tard dans sa vie, j’imagine ?

Par contre, vraiment l’accouchement est évacué de la série en moins d’une minute et bonjour le réalisme. En plus, peut-on rêver d’un endroit PIRE que le métro pour accoucher ? Avec des passants pour regarder en plus, au secours. Plus tard, Nadia reçoit à l’hôpital la visite de Chez, qui est toujours aussi insupportable. Il se montre certes plutôt très amical et cool avec elle, mais il est mal reçu par la famille de Nadia, forcément. Enfin, par les proches de Nora. BREF.

Nadia se réveille ensuite pour mieux entendre sa grand-mère – et donc la mère de Lenora – insister auprès de Ruth pour que le bébé aille chez elle plutôt que chez Lenora. Cette dernière n’est pas assez stable pour élever un bébé selon elle et selon Delia, et je suis bien forcé de leur donner raison. Toujours est-il que Nadia entend tout ça, et que ça ne doit pas être brillant de connaître la vérité sur sa naissance.

Elle laisse le temps à Vera de lui donner sa médaille en collier, puis se barre de l’hôpital avec la ferme intention d’élever elle-même ce Bébé Nadia. C’est n’importe quoi ? Elle m’a fait rire. Apparemment, elle n’apprend rien de la réalité dans laquelle elle vit : elle emmène le bébé dans le métro. Purée, elle a un sacré corps pour réussir à accoucher et si vite être sur pied pour aller dans le métro. C’est pourtant traumatique.

Le plan de Nadia fonctionne contre toute attente et nous mène au titre de l’épisode, avec la vie de Ruth en danger. Le chat de Schrödinger, c’est le chat qui est dans une boîte et est considéré comme à la fois vivant et mort tant que la boîte n’est pas ouverte, car il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’il en est tant qu’elle n’est pas ouverte. Il se passe la même chose avec Ruth : Nadia apprend qu’elle a une embolie pulmonaire et se précipite à l’hôpital, portant toujours le bébé en main.

Une fois sur place, cependant, il y a une nouvelle altération de l’espace-temps. Normal, c’est le jour de son anniversaire, il fallait bien que ça déconne sérieusement. Elle se retrouve donc deux semaines plus tôt, bébé toujours en main, pour croiser Maxine et Je-ne-sais-plus-son-nom (Lizzie). Elle leur laisse bébé Nadia et va voir Ruth, inquiète de savoir dans quel état de santé elle la trouvera. Elle va très bien, comme le laissait supposer le début de saison.

Ca, c’est derrière le rideau numéro 3. Derrière le numéro 7, par contre, il y a une Ruth beaucoup plus mal en point. Nadia commence alors à comprendre ce qu’il se passe : c’est le bordel dans le temps parce que Ruth est sur le point de mourir. Elle est clairement en plein déni et le temps l’aide à faire face, lui présentant une autre Ruth, très mal en point, qui lui souhaite un joyeux anniversaire avec quelques jours d’avance. Je dirais donc que ça doit laisser un an à Ruth.

Nadia se laisse distraire alors par Lizzie et Maxine, qui ont toujours le bébé en pleine main, puis commence à faire une crise d’angoisse quand elle entend des médecins s’affairer auprès d’un corps en arrêt cardiaque. Il ne s’agit pas de Ruth, mais Nadia est dépitée d’être incapable de trouver la bonne Ruth.

Elle se rend finalement à la morgue, s’attendant à trouver le corps de Ruth… mais tout ce qu’elle trouve est finalement un cadavre d’elle-même. Et puis un autre. Et puis un autre. Et puis beaucoup trop en fait. En tout dernier, elle trouve toutefois un cadavre qui n’est pas le sien, mais celui d’Alan. Ah non, pas touche hein ! Elle cherche aussitôt à le contacter, en vain, et comprend que le temps est en train de partir en vrille quand elle arrive chez lui et tombe sur sa voisine qui lui explique avoir tué son poisson rouge. Deux fois. Et le poisson est encore en vie quand Nadia le regarde finalement.

Ah, changer le temps n’était pas une bonne idée, clairement, et elle le comprend en se rendant dans la salle de bain d’Alan. Joli self control, d’ailleurs, quand on sait ce qu’elle y voit.

De retour à Berlin en 1962, Alan cherche à retrouver Lenny comme il peut en se rendant à Berlin Ouest. Le trajet n’est toutefois pas évident pour lui, puisqu’il est coincé dans le corps d’Agnes. Un militaire l’arrête donc pour prendre ses papiers et lui faire remarquer qu’elle n’a pas le droit de se rendre là-bas comme ça, librement. Voilà qui est fait : Alan n’a plus d’autres choix que de faire demi-tour, le pauvre.

Il reprend un train et sort… en 1982, sur le quai de métro de Nadia, celui qu’elle a vu dans le premier épisode, au même moment. Bon, ça il ne le sait pas, mais il sent que le temps est en train de déconner. Ce n’est que le début : il se rend chez Nadia et constate que ce n’est plus chez elle. Il se rend dans leur boutique habituelle… et découvre que le père de son ami est de nouveau en vie, alors qu’il était mort trois ans plus tôt. Quand son pote lui présente son chat à nouveau, Alan comprend que le temps est complètement détraqué : son pote est en boucle et ce sont trois chats (on sent la galère des dresseurs !) qui arrivent l’un après l’autre (ou en même temps donc).

Quel enfer. Alors qu’il s’éloigne de la boutique, Alan tombe sur son lui passé, celui de la saison 1, mal en point après la rupture. La fin d’épisode nous réserve alors une bonne surprise : Alan se retrouve dans la salle de bain de la saison 1, mais pas la sienne, celle de Nadia. La musique ne trompe pas, les coups à la porte non plus. Les coups à la porte ? Nadia adulte et bébé l’attendent derrière celle-ci, parce que dans la salle de bain de l’appartement d’Alan, Nadia a retrouvé une vision qu’elle ne connaissait que trop bien. Le dernier épisode va être sacrément perché s’il doit tout résoudre.

Je suis aussi un peu déçu que l’intrigue d’Alan/Agnes soit si gâché et qu’on passe à côté de pas mal de sujets de réflexion ou d’humour sur le fait qu’Alan, un homme, se retrouve dans le corps d’une femme. Il faudra faire avec.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E04

Épisode 4 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Spoilers

Wong fait appel aux services de Jennifer pour une affaire improbable.

Did you just call me a specimen?

Je crois que j’aime me faire du mal, parce que j’ai lancé cet épisode à 23h. Autant dire que je n’étais pas tout à fait prêt pour écrire la critique complète comme il se doit. Ce n’est pas grave, c’était déjà comme ça la semaine dernière aussi… Cela dit, le début d’épisode était un peu soporifique aussi, avec un spectacle de magie de Donny Blaze sur scène.

Difficile de faire de la magie intéressante dans un monde de super-héros et de grands sorciers après. Le type n’est donc pas tout à fait acclamé quand tout ce qu’il est capable de faire, c’est de faire apparaître des roses sur scène, dans les mains d’une volontaire bourrée qui m’aura bien fait rire. Par contre, une fois poussé par son manager ou par le gérant de la salle, allez savoir, tout change de manière inattendue car dans sa poche… Il a de quoi se faire un portail ?

Oui, oui, Donny Blaze n’a aucun scrupule à utiliser de la vraie magie pour en faire un show en ville, et il ouvre un portail pour on ne sait où. Bien sûr, il ne le maîtrise pas tout à fait et la volontaire, Madisynn avec deux N et un Y là où on ne l’attend pas (euh si ?) débarque alors au Népal avec un cœur humain dans la main. Cela ne dit rien qui vaille et Wong le sait bien. Oui, oui, elle débarque chez Wong.

Elle l’interrompt en plein visionnage des Sopranos, apparemment, sur Disney + évidemment, et lui spoiler complètement l’épisode au passage. Franchement, si Wong en veut à Donny Blaze de lui envoyer ce spoiler ambulant qui m’aura beaucoup fait rire, pour moi, c’est She-Hulk qui va payer pour ce spoiler. Quelle idée ? Après, j’étais tellement énervé que j’en ai oublié qu’on avait de nouveau un caméo avec l’arrivée de Wong – heureusement, Jennifer nous le rappelle dès qu’elle apparaît à l’écran.

Elle est ensuite interrompue dans la petite conversation qu’elle mène avec nous. En effet, le père de Jennifer débarque chez sa fille avec une pelle parce qu’il n’aime pas bien l’idée de voir sa fille se faire agresser. Les détails de la série me font rire quand même, parce qu’elle a bien sûr un costume trop grand pour elle et que le père se pointe avec une pelle – j’aimerais tellement le voir attaquer les agresseurs de sa fille.

On apprend rapidement qu’elle n’a pas porté plainte, là où je m’attendais à ce que ça se retourne contre elle et que ses agresseurs portent plainte puisqu’elle les a blessés. Ce n’est toutefois pas le cas et Jen peut donc aller au travail. C’est marrant, car c’est la première fois qu’on voit la série limiter son budget pour réduire la présence d’une She-Hulk verte : on ne la voit pas arriver dans le bâtiment et on ne la voit pas allumer son ordinateur, la série se contentant d’un plan large dans l’entreprise et de l’écran de l’ordinateur.

C’est suffisant pour comprendre ce qu’il se passe et pour limiter les frais. Nikki débarque alors pour proposer à Jen d’enfin regarder son interview de l’épisode précédent en entier. Malheureusement pour nous (et pour Jen qui n’a toujours pas regardé ça en entier), elles sont interrompues par l’arrivée inattendue et non annoncée de Wong. Il est toujours aussi énervé, et il décide de porter plainte contre Donny Blaze parce qu’il n’a pas respecté les arts de la magie ancestrale en l’utilisant dans un spectacle.

Bien sûr, Jennifer ne peut pas faire grand-chose pour lui : elle cherche des parades légales à quelque chose qui n’a rien à voir avec la légalité et les lois américaines. Pas évident de signer un contrat quand on vient être formé auprès d’un Sorcier Suprême. Parce que oui, Donny Blaze est un ancien étudiant de Wong. Tous ne peuvent pas avoir le même succès que les apprentis qu’on a pu connaître jusque-là après tout.

Jennifer et Nikki se rendent ensuite au bar pour travailler – et se faire draguer lourdement au passage. En même temps quelle idée d’aller dans un bar pour travailler ? Cela ne fonctionne pas. Et puisque ça ne fonctionne pas, Nikki décide d’aller sur le portable de Jen pour gérer son profil sur les applications de rencontre. Il y en a vraiment besoin, on ne va pas se mentir, mais bon, moi, la photo pro de Jen, elle suffirait à me donner envie de matcher avec elle, non ?

Le lendemain, Jennifer accepte de prendre l’affaire de Wong et s’en va donc avec son client pour prévenir Donny Blaze qu’il n’a plus le droit d’utiliser la magie. Il ne l’entend pas tout à fait de cette oreille et la série utilise quelques gags par rapport à la magie et aux tours les plus classiques. Cela ne prend pas du tout sur Jen qui est capable de garder son sérieux et de décrypter les tours qu’elle voit.  De manière tout aussi inefficace pour lui, elle se fait aussi draguer par Donny Blaze quand il se rend compte qu’elle utilise Matcher, l’application de rencontres, et franchement, la série gère bien l’humour dans cet épisode. Tout le côté She-Hulk célibataire n’a pas réussi à prendre tout à fait sur moi.

J’espérais que le côté rencard apporte du fun, mais c’est finalement un peu trop convenu pour ça. Que ce soit le commentaire sur l’application ou le premier rencard que l’on voit pour Jen avec un type absolument horrible, c’est prévisible et un peu insipide : il y a quelques gags qui fonctionnent, mais c’est tellement cliché qu’on finit par être un peu déçu. Enfin moi, en tout cas. Reste à savoir si le type paiera ou non l’addition. Et évidemment non. Et bim, pile quand je trouvais l’humour de la série marrant avec Donny Blaze, on tombe sur cette scène pas bien exceptionnelle.

Heureusement, on ne reste pas longtemps sur cette intrigue pour en revenir plutôt à celle de Wong : on le retrouve au tribunal avec Jen, face à Donny Blaze qui ne voit pas bien ce qu’on lui reproche. Pour montrer le danger à l’utilisation non appropriée de la magie dans un spectacle, She-Hulk décide de faire appel au seul témoin qu’elle peut avoir : Madisynn, avec deux n et un y, mais pas là où le pense (désolé greffier !). Elle est toujours bourrée et beaucoup drôle. Jennifer n’est plus si sûre de son coup quand elle l’entend parler : Madisynn a eu beaucoup de fun, malheureusement, dans son aventure à travers le portail de Donny. Pourtant, elle dit quand même avoir signé un pacte avec un démon.

La juge retient pourtant la notion de fun dans son discours, et quand même l’avocat s’avère magicien et que Donny fait des tours en plein milieu du tribunal (après avoir passé la sécurité avec des boules de fumée ?), ça devient compliqué de garder le sérieux de l’affaire en ligne de mire. Wong demande alors à prendre la parole, ce que Jen n’a pas envie de voir. Elle n’a pas vraiment le choix, cependant. Malgré son affirmation que l’utilisation de la magie peut mettre les univers en danger, parce que merde, on est quand même dans du Marvel, l’audience est décalée de deux semaines, le temps que la juge puisse se faire un avis (moi, ça pourrait me laisser le temps de me familiariser avec les procédures et les termes corrects concernant le boulot de Jen aux USA, mais bon).

La bataille n’est pas gagnée, il leur restera la guerre. En attendant, Madisynn peut passer un peu de temps avec Wongers – c’est comme ça qu’elle a décidé de l’appeler oui. Le soir, Jen reçoit une notification lui apprenant qu’elle n’a pas de match sur son application. Cela m’a fait rire, et ça la pousse à suivre l’idée et blague de Nikki : elle se créé un profil avec une photo de She-Hulk, avant d’aller liker plein de types au hasard. Les expressions de Tatiana Maslany sont toujours aussi dingues, il faut bien le dire, son petit sourire au milieu des matchs là, elle m’a tué. Par contre, jamais de la vie on me fera croire qu’elle n’avait aucun match en Jennifer. Les matchs juste parce qu’elle est She-Hulk ? Bof.

Là encore, on repart sur des rencards insipides – ça me donne l’impression d’en avoir vu des tas et des tas dans des séries et films. Cela finit par être intéressant tout de même, quand elle rencontre un cardio-chirurgien après quelques blagues (et je ne vais pas mentir, certains des mecs qu’elle rencontre étaient drôles malgré eux, c’est peut-être juste moi qui suis blasé trop facilement). Malheureusement, ce rencard avec le chirurgien a beau se passer à merveille, il est interrompu par un coup de fil professionnel… qu’elle ignore. Elle n’aurait peut-être pas dû ; mais le rencard était vraiment intéressant.

Pendant ce temps, Donny continue lui de faire ses spectacles de magie, mais le coup du portail commence à lasser son petit public qui le connaît par cœur et en connaît les défauts – du genre se retrouver dans un parking miteux loin de tout. Pour convaincre à nouveau son public qu’il vaut le détour, Donny fait apparaître une colombe qui vient pondre un œuf dans la main de sa volontaire. Si ce n’est pas mignon comme symbole.

Le problème, c’est que l’’œuf finit par éclore. Cela laisse apparaître une sorte de gobelin ou de lutin – un démon qui n’hésite pas à s’attaquer à la volontaire. Alors que Wong enchaîne sur This is us, et j’avoue que j’ai eu peur d’être spoilé à ce stade, il est donc interrompu parce que Donny débarque chez lui : le gobelin, il a réussi à le maîtriser ; mais il a ramené plein de ses potes dans le théâtre et a attaqué tout son public. Face à une situation qui le dépasse, Wong décide de faire appel à son avocate, quitte à interrompre son rencard en utilisant un portail.

Avec tous les contacts que Wong doit avoir, c’est un peu étonnant de faire appel à son avocate, mais pourquoi pas, ça avait un petit côté marrant. Wong l’emmène donc malgré elle sur le lieu de la bataille où il lui demande de se la jouer Hulk, mais c’est compliqué quand les créatures refusent de mourir et qu’il y a toujours un portail ouvert vers le monde de ces démons.

Wong finit par réussir à fermer le portail, mais il faut encore se débarrasser de tous les démons. Il décide de les envoyer en Antarctique, et je ne suis pas sûr que ce soit une solution vraiment viable à long terme. Une chose est sûre, il s’éclate avec sa magie et la série bascule soudainement dans une très bonne scène d’action voyant Jen aux prises avec les démons. Pour une nana qui voulait rester loin de la vie de super-héros, elle est servie.

Elle ne perd pas le Nord, toutefois, elle reste avocate avant tout : elle entend bien se servir de cette crise pour gagner l’affaire de Wong vs Donny. Rapide et efficace, cette avocate. Une fois que c’est réglé, elle peut se débarrasser de la bave de démon comme elle peut, avant de retourner auprès de son rencard – ou plutôt sur son rencard, parce que le portail que Wong ouvre est sympa pour ça. She-Hulk peut alors porter le chirurgien jusqu’à son lit. C’était bien marrant à voir – et je me dis que la série perd l’occasion d’une scène au lit marrante, mais bon, c’est une série familiale.

La fin de l’épisode est surprenante : il est de nouveau question de Titania. Il était temps parce qu’on m’avait vendu la présence de l’actrice au casting et on ne la voit quasiment pas finalement. C’est super frustrant. Toujours est-il que ce n’est qu’à ce moment-là que le beau chirurgien découvre la vraie Jen… et décide de se barrer, en laissant son pull derrière lui. Attendez, mais à quel moment il se barre après une nuit avec She-Hulk ? Ah, c’est d’un frustrant.

Et alors que Jen essaie de se convaincre – et nous avec – qu’elle s’y attendait et que les chirurgiens, c’est surfait, on sonne à sa porte. Il ne s’agit toutefois pas du chirurgien comme elle l’espérait (moi, je ne l’attendais plus), mais d’un huissier. En effet, Titania décide de l’attaquer en justice parce qu’elle utilise une marque déposée par elle : She-Hulk. C’est mal barré cette affaire, mais ça devrait permettre quelques bonnes blagues par la suite.

Le générique de fin est toujours aussi cool, surtout que ça permet de suivre davantage Madisynn et son pacte ave le démon. C’était marrant. Quant à la scène post-générique, annoncée par Jennifer, elle aura réussi à me faire rire par son existence, malgré sa lourdeur : devant This is us, Madisynn interroge Wong sur ses cocktails préférés. C’est bon, j’ai une nouvelle personnage préférée dans l’univers Marvel !

Russian Doll – S02E05

Épisode 5 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.

Spoilers

Nadia se retrouve coincée en 1944 dans le corps de sa grand-mère : l’occasion pour elle de chercher à retrouver la fortune familiale.

Welcome to fucking Budapest. At least, my Hungarian is getting better.

Que le temps passe vite : nous sommes déjà au cinquième épisode de la saison, et mon train approche de son terminus. Nadia aussi : son terminus, c’est 1944. Elle se retrouve en plein dans un pays envahi par les nazis et se comporte comme si de rien n’était, kiffant le reflet de sa grand-mère et donnant son nom juif au premier garde venu.

Elle a heureusement une amie pour s’occuper d’elle et lui rappeler qu’elle ne s’appelle plus Vera, mais Erzebet. Il faut ce qu’il faut pour se protéger des nazis. Si Nadia espérait retrouver son trésor de famille avant le départ du train, il n’en est rien finalement : le train d’or est déjà parti. Elle n’a d’autres choix que de retourner dans l’appartement de sa grand-mère, qui est majestueux… mais complètement pillé de tous ses biens. Evidemment.

Tous ou presque, en tout cas : une femme l’appelle et Nadia comprend vite qu’il s’agit de Delia, l’amie de sa grand-mère qui lui révèle un passage secret derrière une salle de bain. La bonne nouvelle pour nous c’est que Vera et Delia ont appris l’anglais ensemble, alors elle laisse tombe le hongrois pour l’anglais, même si Delia aimerait apprendre le russe maintenant.

Le train d’or ? Il n’est pas encore parti finalement : il est simplement dans un hangar. Delia est pleine d’informations utiles finalement, elle était une jeune femme plutôt cool. Nadia se renseigne et se débrouille donc pour se balader jusqu’au hangar qui est devenu une boutique. Le comportement qu’elle a, très normal pour 2022, est franchement inconscient pour une femme qui se promène en 1944, mais la série ne semble pas prendre la peine de le souligner autant qu’il le faudrait. Et puis, merde, arrêtez avec Nadia, rendez-moi Alan et dites-moi ce qu’il devient (oui, je sais, ça se voit que je ne regarde cette saison 2 presque que pour lui – et pourtant, j’adore Nadia aussi, c’est juste qu’on fait une overdose avec elle).

Toujours est-il que Nadia parvient dans l’arrière-salle de ce magasin/hangar. Cette fois, ça ressemble beaucoup plus à un hangar et elle parvient, à force de recherches, à retrouver le trésor familial de sa grand-mère. La scène est pleine d’émotions – et doit l’être encore plus pour les familles ayant une histoire impactée par les vols de nazis… mais je trouve ça bien trop facile.

Tout ça nous mène finalement à une scène que nous avions déjà vu en début de saison : Nadia se rend dans ce qui ressemble à un égout pour y enfouir les biens de famille et pouvoir les retrouver en 2022. Elle espère pouvoir s’y retrouver bien vite, mais quand elle s’endort, ce n’est pas en 2022 qu’elle termine. Elle se réveille au contraire au beau milieu d’une église – et vu le prestige de celle-ci, elle doit être un lieu touristique de dingue ; un lieu historique que je devrais connaître peut-être. Eh, je ne suis jamais allé à Budapest, ce n’est pas de ma faute.

Bref, dans l’Eglise, elle retrouve contre toute attente le prêtre juif dont elle a vu la tombe dans l’épisode précédent. Cela donne une scène marrante où elle lui annonce son futur, sa mort à un âge avancé et marié. Elle gagne ainsi sa confiance et c’est une excellente chose : quand elle retourne à la gare, une péripétie lui fait perdre le plan de son trésor, avec le nom de Vera dessus. Difficile de garder son calme quand on crie son nom au milieu de nazis.

Elle remet finalement le plan au prêtre, puis prend le premier train… qui l’emmène heureusement dans le futur, mais pas le sien. Elle se retrouve ainsi dans la peau de sa grand-mère à nouveau, en 1968 cette fois. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait, mais ça lui permet de retrouver le trésor familial une fois à Budapest avec sa meilleure amie. Malheureusement, cette dernière est celle qui prend en charge l’affaire et s’occupe de revendre tout le trésor… en échange de pièces d’or. Oh bordel.

Nadia comprend qu’elle est idiote et qu’elle n’a rien changé du tout avec ce trésor : elle n’a fait que s’assurer que la fortune familiale soit en place pour que sa mère – et même plutôt Nadia elle-même – puisse les voler et les perdre. La scène est un peu violente et mène à une conclusion d’épisode où Nadia avertit une jeune Lenora de tout ce qui leur arrivera.

C’est triste pour Nadia quand même : elle se rend compte qu’Alan avait raison et que le passé ne peut être changé. Je m’y attendais vraiment à ce rebondissement, c’était trop simple qu’elle obtienne une fortune comme ça, malgré tous les efforts que ça représente. En ce qui concerne Alan par contre, je suis à peu près sûr qu’il pensera tout le contraire, lui.

Nadia retourne finalement en 2022 où elle entend un homme proférer une injure raciste. Elle n’aime pas trop ça : elle décide d’aller à sa poursuite, et c’est la pire des idées. Chaque fois qu’elle change de wagon, elle remonte ainsi le temps, d’abord en tant que Lenora, puis en tant que Vera en 1968, puis en tant que celle de 1944. C’est pas mal du tout, franchement, mais l’épisode se termine alors qu’elle est en Lenora et qu’elle perd les eaux. Inattendu.

Russian Doll – S02E04

Épisode 4 – Station to Station – 17/20
Plus que les précédents, cet épisode a réussi à me mettre le smile en divisant enfin son intrigue en deux – et les deux étaient hyper intéressantes à suivre et offraient des perspectives que j’aime beaucoup pour la suite. Maintenant qu’on est enfin au cœur de la saison, on voit mieux vers quoi la série se dirige et c’est très efficace comme ça. Je retrouve le sentiment que j’avais en saison 1 : aucune envie de m’arrêter tellement c’est cool.

Spoilers

Alan aussi voyage dans le temps – mais lui, il est coincé dans un corps qui n’est pas celui de sa mère.

Literally every movie about time travel says don’t change things.

Le changement de couleur pour le titre de la série m’a tout de suite mis le smile car il indiquait enfin un épisode centré sur Alan. Il est de loin le personnage que je préfère dans cette série, et il a manqué jusque-là. On le retrouve donc dans son bain, ou plutôt… dans le bain de sa mère. Yuk. Le pauvre !

Comme en saison 1, il lui arrive donc exactement la même chose qu’à Nadia, et le voilà coincé dans la peau de sa mère, Agnes. Nous l’apprenons quand son copain de l’époque débarque pour lui reprocher d’être en retard une fois de plus en cours. C’est particulier, surtout quand la série révèle qu’il est en 1962. Oula, ce n’est pas sa mère donc, c’est sa grand-mère ? Noire. En Allemagne. En pleine guerre froide.

Et tout ça, ça fascine Alan. Qu’est-ce que je l’adore ? Il m’a fait trop rire à se balader dans le métro allemand avec un grand sourire, admirant tout ce qu’il se passe autour de lui. De retour en 2022, il parle tout de même avec Nadia et l’on comprend que son smile vient aussi du fait qu’il apprécie passer beaucoup de temps avec Lenny. Ah ben super, le voilà qui tombe amoureux de celui qui risque d’être son grand-père ?

Par contre, comme d’habitude, les deux personnages de Nadia et Alan sont en désaccord : Nadia considère que voyager dans le temps, ça ne sert à rien si ce n’est pas pour changer le passé ; Alan pense tout le contraire, forcément. Le désaccord, ils y sont habitués : elle ne veut plus avoir à faire au passé, lui veut continuer de voir Lenny dans le passé. Chacun sa piste, j’imagine. Tant qu’à faire, je préfère qu’on enchaîne sur lui… mais ce n’est pas le cas.

Il faut encore que Nadia prenne le temps d’expliquer à Ruth ce qu’elle compte faire – et prendre quelques informations au passage sur sa grand-mère. Ruth n’en a pas tant que ça finalement, mais ça n’empêche pas Nadia de partir à Budapest, accompagnée de Maxine. Je dois dire qu’elle a réussi un peu plus à me faire rire dans cet épisode que d’habitude, avec ses envies improbables concernant Hitler (je préfère ne pas savoir) ou avec ses rêves lucides à la Nicotine.

C’est l’humour habituel de la série, un bon gros wtf classique qui ne l’empêche pas pour autant de proposer des épisodes bien écrits et super logiques dans le paradoxe temporel. Oh, ils justifient aussi les origines hongroises de Nadia, parce qu’on la pensait russe jusque-là, au moins pour justifier le titre de la série. Le russe, c’était son père (au moins en partie), sa mère, elle, elle était donc d’origine hongroise.

Bref, une fois à Budapest, Nadia se renseigne sur le descendant du garde du train, le retrouvant facilement sur Internet. En fait, avec Internet, elle connaît toute la vie de Kristof.

Par chance pour elle, il est bien de son genre à elle aussi : il est super riche, alors il invite Maxine et Nadia à le suivre à l’une de ses « soirées ». Il a carrément un club chez lui ? Et Nadia l’emmerde avec une histoire de train datant d’un passé bien trop ancien pour lui ? Autant dire que Nadia va perdre son temps. Par contre, Maxine se demande s’il ne ferait pas un super papa.

Pendant que Maxine se jette dans les bras de Kristof, Nadia fouille ses affaires et découvre qu’il est toujours aussi nazi que son grand-père, parce qu’il a plein d’affaires nazies dans sa chambre. Flippant. Pour se faire pardonner, il offre de nouvelles perspectives à Nadia, c’est-à-dire du LSD. Putain, Nadia. Faut toujours qu’elle se fasse avoir dès qu’il est question de drogue, et c’est un peu chiant. Cela mène à une jolie scène d’effets spéciaux, avec des reprises d’images de la saison 1 aussi, avec une vision de Lenora, avec Alan et Lenny qui s’embrassent ; non franchement, on s’amuse bien. Et Lenny/Alan, j’avoue que ça donne envie de shiper, même si tout ça se fonde sur un mariage.

Finalement, Maxine et Nadia se réveillent ensemble… au beau milieu d’un cimetière hongrois. Elles se recueillent sur la tombe d’un prêtre hongrois et juif, mais ça ne mène finalement à aucune piste sérieuse pour Nadia. Cela ne l’empêche pas de rentrer chez elle malgré tout. Elle y téléphone à Ruth où Nadia peut enfin reconnaître que sa mère avait tout à faire dans un asile psychiatrique finalement.  Alors que Nadia n’avait plus aucune piste, Ruth lui en donne une finalement, avec un plancher d’appartement de Lenora qui avait encore quelques secrets.

99 Luftballons se met à jouer en fond sonore alors que Nadia souhaite prendre le train pour retourner en 1982… mais elle se retrouve un petit plus loin dans le temps que ça : elle est clairement dans un train nazi pour Budapest quand elle se réveille enfin. Oups.

Pendant ce temps, Alan retourne dans le passé et découvre que Nadia avait peut-être raison : il n’est pas là pour simplement savourer le voyage, parce que le voyage prend une tournure désagréable, même s’il aimait bien son côté du mur de Berlin. En effet, Alan/Agnes rencontre Bruno et Lukas, deux amis de Lenny qui l’aident à creuser un tunnel sous le mur de Berlin, pour passer de l’autre côté. Cela fait six mois que c’est en cours, alors Agnes n’est pas censée le découvrir.

Cela peine clairement Alan qui tente alors d’empêcher Lenny de faire n’importe quoi : il sait que le mur tombera en 1989, alors il ne veut pas voir Lenny prendre le risque de mourir. Autant attendre 27 ans ? Lenny ne le voit pas exactement comme ça, bien sûr, et ça l’énerve de voir qu’Agnes part en délire sur des informations venues du futur. Il est à présent persuadé qu’elle est en train de les trahir, si elle ne l’a pas déjà fait. Tout ça mène finalement à une rupture entre eux : Lenny remarque qu’ils sont simplement à une intersection.

Alan rentre donc en 2022 pour se renseigner davantage sur ce qui a pu arriver à Lenny, en commençant par téléphoner à sa mère. Celle-ci n’a évidemment pas les informations que son fils lui demande, mais elle profite de l’avoir au téléphone pour en savoir plus sur son rencard datant déjà d’il y a trois semaines. Le temps passe vite.

Finalement, Alan retourne en 1962 pour se balader dans Berlin. Il est amusant de voir Alan se faire siffler – ça inverse un peu le harcèlement de rue, surtout qu’il a l’air de trouver ça cool, même quand ça l’emmerde comme à ce moment-là. Malheureusement, Alan arrive finalement trop tard chez Lenny : Lenny est déjà passé sous le tunnel.