Alien Earth – S01E08 – The Real Monsters – 12/20

À l’image de la saison, cet épisode ne réussit qu’une seule chose, c’est le traitement d’une créature très secondaire (et encore, pas jusqu’à la dernière seconde). Pour le reste, l’ennui domine principalement par manque d’attache aux personnages qui sont tous plus détestables les uns que les autres. Et encore, même pas : s’ils étaient détestables, il y aurait de la passion. Là, on les regarde se détester, se déchirer, s’entretuer, mais il faut bien le dire, ça ne fait ni chaud, ni froid. Ajoutez à cela que la série gâche le concept même de Xenomorphe… Heureusement que c’est bien produit et joli à regarder.

Spoilers

Wendy comprend tout – ou rien, c’est au choix.

But I think they should be afraid of us.

Par pitié, j’espère que ce titre d’épisode ne nous mène pas à la conclusion que ce sont les hommes les vrais monstres, parce que ce serait tellement vu et revu comme concept ! Et ça peut me plaire de le revoir une fois de plus, mais pas quand on a eu droit à tant de médiocrité pendant huit épisodes. Pour l’instant, j’ai l’impression qu’il n’y a que l’épisode 5 à sauver.

Ce début d’épisode ne me dit rien qui vaille pour arranger les choses : on a un gros plan sur le cadavre d’Arthur, avec un crabe qui se balade sur lui et le Xenomorphe qui est filmé de jour et de si près qu’il n’arrive pas à me faire peur. Vraiment, j’ai l’impression que la série a cassé beaucoup du mythe. Ils font du Xenomorphe un simple animal sauvage, en vrai, quand il était censé être bien plus que ça – une créature extraterrestre toute puissante et intelligente.

Là, la première scène de l’épisode est juste risible. On assiste ainsi à Sylvia qui se rend sur la tombe des enfants. Déjà, pourquoi ? Elle est supposée être convaincue que les enfants sont encore en vie ? Sur place, elle est observée par le Xénomorphe qui se rapproche d’elle sans l’attaquer. Pardon ? Depuis quand les aliens nous observent et ne nous bouffent pas à la première occasion ? Apparemment, le but est de ne pas tuer Sylvia, alors qu’elle ne manquerait à personne.

Elle est sauvée in extremis par cette paresse du Xenomorphe qui ne veut pas la bouffer : le commando d’élite de l’île tire dans la tête du monstre qui s’échappe, sans demander son reste, sans s’attaquer à ces gens qui le dérangent comme ils l’ont toujours fait dans tous les films et tous les épisodes de cette série. C’est ridicule et raté, à ce stade.

Elle est escortée jusqu’à son laboratoire où l’équipe de sécurité décide d’aller se charger de Kavalier, parce qu’il est supposé être leur priorité. Se promener dans la base n’est pas une bonne idée quand on sait tout ce qu’il s’est passé avant sur place. Pourtant, ils le font et montent même dans des ascenseurs qu’ils n’ont pas appelés eux-mêmes. Faut être sacrément con. C’est sans surprise que toute l’équipe se retrouve coincée dans un ascenseur qui est ensuite à ça de s’autodétruire. Pourquoi ? Ehe, il faut que je raconte le reste de l’épisode peut-être.

On a ainsi droit à une scène où Kirsh fait un compte-rendu de l’état de l’île. Bizarrement, entre deux épisodes, tout le personnel non essentiel a été évacué. Pour autant, Kavalier refuse de partir de son labo à ciel ouvert : il aime trop ses créatures pour les abandonner, même si les risques augmentent. Qu’il crève et qu’on n’y revienne pas ! C’est si dommage que la série soit si peu réussie. Au moins, c’est une série qui ne me manquera pas dans l’entre-saison. Pourtant, elle a quelques aspects réussis.

Parmi ceux-ci, il ne faudra pas compter la scène où l’on retrouve les cinq enfants restants. Devenus des robots, ils comprennent qu’ils sont morts – Wendy racontant qu’elle a vu le cimetière. Partant de là, les Synthé essaient de juger s’ils peuvent encore se faire confiance. On pourrait croire que chacun raconterait ce qui l’a mené en cellule, mais non, ils ne communiquent pas les infos essentielles. Ils préfèrent se contenter de considérations générales sur les enfants qui sont morts et sur Wendy qui, dans Peter Pan, est la préférée de Peter avant qu’elle ne l’énerve en devenant adulte. Putain, si c’est une manière de nous dire qu’il y aura une saison 2 avec une synthé nommée Jane, ça va me faire soupirer fort.

Bon, bref, la conclusion, c’est qu’elle peut énerver Kavalier elle aussi. D’ailleurs, si les enfants sont morts et qu’ils sont des synthés indestructibles, il y a une conclusion qui s’impose à elle. Wendy affirme ainsi qu’ils devraient avoir peur d’eux, les humains… avant d’appeler à la rescousse le Xenomorphe. Non, vraiment, ils en font une créature attachante, une sorte de bête domestique là. C’est insupportable. Kavalier est un peu terrifié de voir que les caméras ne fonctionnent plus, mais il continue d’avoir une confiance aveugle en Kirsh. Soit. Je suis un peu énervé de voir qu’on justifie son comportement de merde par le fait qu’il serait TDAH. Pardon, mais ce n’est pas ça un TDAH. Bref.

Wendy s’arrange pour couper à distance la communication micro entre Kavalier et Kirsh. Partant de là, Kavalier est aculé, au point d’envisager de donner un humain à bouffer à l’Œil. Wendy, elle, sait parfaitement ce qu’elle fait : elle devient une sorte d’entité d’intelligence artificielle qui s’infiltre partout. Son nouveau but est de rendre folle Sylvia : elle lui diffuse dans son bureau des extraits vidéos de ses sessions psy avec les gosses, avant qu’ils ne deviennent des robots. L’idée est déjà un brin ridicule, mais c’est en plus mal joué ? Quelle purge !

C’est donc Wendy qui provoque également le décompte d’autodestruction de l’ascenseur, avant d’ouvrir la cage dans laquelle sont Morrow et Joe. C’est stupide putain ! Elle libère tout le monde, mais les enfants restent tous dans leur cage, bien sagement, et personne ne vient l’arrêter ? Personne ne se rend compte de ce qu’il se passe ? Ils sont tous plus stupides que prévu. Wendy aussi, hein, ne croyez pas qu’être une entité toute puissante lui fait échapper à mon énervement : au contraire, même. Elle en veut à présent à Joe parce qu’il a choisi les humains dans le cliffhanger de l’épisode précédent… En même temps ! Quel choix avait-il ?

Une fois Morrow et Joe libérés, les deux se séparent. Le premier décide de se rendre auprès de Kirsh, pur l’attaquer. C’est mal connaître ce synthé qui sent son ennemi arriver. Pardon, mais n’ont-ils pas le même objectif ? Le double jeu de Kirsh est si peu clairement expliqué ! Autant vous dire que je n’ai aucune compassion pour lui – surtout qu’il tire des balles dans un labo plein d’aliens…

Inévitablement, il y a un alien qui en profite pour péter sa cage et s’échapper. Il détourne l’attention de Morrow qui était à ça de gagner et finit par être étranglé par un Kirsh déjà mortellement blessé. Le tout est observé de manière particulièrement blasée par Wendy. Heureusement qu’elle est supposée être une amie ! Et oui, le choix du mot blasé est voulu : elle l’est tout autant que moi sur mon canapé ce matin !

Elle reçoit la visite de Kavalier, persuadé d’avoir toute la maîtrise du jeu encore. Ce n’est pourtant pas le cas : Wendy a fait appel au Xenomorphe, qui se rapproche, et n’est pas en cage comme il le pense : elle est capable d’ouvrir la porte quand elle le veut, et elle lui prouve vite. C’était amusant… mais j’ai totalement décroché quand Kavalier s’est lancé dans un monologue sur son enfance. En vrai, ça aurait pu être intéressant si j’en avais quoique ce soit à faire de ces personnages. La vérité triste, c’est qu’il n’y a aucun personnage que je trouve attachant.

Par conséquent, quand les enfants se rebellent, que Nibbs dégomme un soldat et que Wendy dit à Kavalier de s’enfuir… eh bien, ce n’est pas grandiose : j’en ai rien à faire. En vrai, les synthé m’ont fait rire plus qu’ils ne m’ont fait peur. En plus, l’idée de Wendy de jouer à cache-cache plutôt que se débarrasser du problème directement est sacrément conne. Et ça me fait poser la question : de quel côté est-on censé être ? Celui des enfants psychopathes ? Celui du génie détestable ? Celui de l’alien ? Franchement… Quel étrange récit que celui de cette saison ! Tout n’a pas être binaire et la dichotomie n’est pas toujours bienvenue, mais… pourquoi est-ce si peu intéressant ?

Bref. Tous les enfants suivent les ordres de Wendy – même la plus rebelle d’entre tous qui décident désormais de répondre au nom de Jane. Tss. Nibbs, la plus flippante allez, retrouve Sylvia et s’en occupe. Mouche et Slightly, eux, sont chargés de s’occuper de Morrow et Kirsh. C’est assez facile puisqu’ils se sont quasiment entretués.

De son côté, Joe est retrouvé par un bras droit de Kavalier. Il n’a aucune conscience d’être recherché par Wendy et suit aveuglément ce vieillard qui est forcément là pour le piéger. Il l’emmène finalement dans un appartement classe où il y a l’ancienne cage de l’Œil. Oui, oui. Joe se retrouve face à face avec le mouton contaminé par l’extraterrestre. Joe comprend un rien trop tard qu’il est dans la merde, mais il reste paralysé par la peur.

Il a finalement un bon réflexe en s’enfermant de lui-même dans la cage du mouton. Cela ne peut durer qu’un temps car l’Œil est suffisamment malin pour ouvrir la cage – que ce soit avec la poignée ou le garde-manger. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait et j’ai particulièrement kiffé cet Œil. Il est la seule bonne trouvaille de la série. C’est un alien hyper malin et terrifiant. Je veux dire, les araignées, c’est déjà dérangeant en soi, mais là, on a carrément un œil qui se déplace et fait tout pour nous bouffer, avec des tentacules capables de s’étendre.

D’ailleurs, chapeau bas à Joe qui ne hurle pas dans toute la scène où ce truc s’attaque à lui. Il s’agit vraiment des trente secondes les plus sympathiques de la série. Je n’aime pas Joe, mais personne ne mérite de mourir comme ça et, pour une fois, ça fait vraiment peur. Ils ont réussi à rater le Xenomorphe, mais pas l’Œil. C’est déjà ça. Bon, évidemment, Joe survit encore : Wendy le retrouve à temps pour le sauver.

Elle s’attaque plusieurs fois à l’Œil qui sait vraiment ce qu’il veut. Il lui faut un hôte et il est prêt à tout pour cela. Pour autant, elle est coincée à un moment par le bras droit de Kavalier. Cela ne dure pas car il est révélé ensuite que ce bras droit est un autre robot qu’elle peut contrôler à distance. C’est si raté ! On se croirait devant un mauvais Westworld à ce stade. Finalement, l’Œil s’échappe, Joe est sauvé et cela permet à Wendy de le confronter sur son choix de s’attaquer à Nibs dans l’épisode précédent. C’est bon, elle n’est pas morte, contrairement aux humains. Il a fait le bon choix, hein.

Frère et sœur se réconcilient donc et peuvent sortir de l’appartement luxueux à temps pour tomber nez à nez avec Kavalier. Celui-ci est confronté au Xenomorphe qui ne l’attaque pas. C’est simple : il écoute tout ce que Wendy lui dit de faire. Que c’est mauvais. Kavalier est heureux de tomber sur Wendy et surtout sur Joe, mais il déchante vite malgré tout. Ils ne sont plus de son côté.

Pendant ce temps, le reste de l’équipe de sécurité est mise à mal par un alien qui s’attaque à celle qui était peut-être ma préférée. Cette dernière fusille toute son équipe sans le vouloir, à l’exception d’un type qui se fait assommer par Jane. Bon, soit.

La saison peut alors s’approcher de sa fin, enfin. Wendy a réuni tous les méchants dans la cage, les méchants étant finalement toute l’équipe de Kavalier. Bref, les enfants se sont rebellés contre les créateurs, et ça donne une scène où Wendy fait remarquer à Kavalier qu’il n’est pas Peter Pan, mais juste un homme méchant et hargneux. OK.

Malgré tout, Kavalier est heureux, il a obtenu ce qu’il voulait : des machines surpuissantes. Wendy n’est peut-être qu’une gamine, mais elle a désormais deux Xenomorphes à ses bottes et des envies de gouverner. Now we rule ? Mais tu rules quoi ma chérie à part mon ennui et mes soupirs ? Rah lala. Quel dommage ce gâchis !

Allez, trouve du positif ! Je suis au moins ravi que la conclusion de l’épisode soit que les vrais monstres soient les enfants, pas les humains. L’inversion des rôles dans la cage, c’est d’une subtilité digne d’un enfant de quatre ans vraiment, est bienvenue.

Du côté des cliffhangers, parce qu’il y en a quand même, les scénaristes nous teasent une arrivée de l’autre entreprise – Yasuda – sur l’île et la fuite de deux aliens. Le premier, c’est la plante qui a tué Isaac. Le second, c’est l’Œil. Mais même ça, ils parviennent à en casser le potentiel : l’Œil s’échappe du labo et ne trouve aucun hôte à habiter pendant assez longtemps pour finalement retomber sur le cadavre d’Arthur. C’est ce cadavre encore tiède que l’extraterrestre décide de posséder. La scène est un peu gore (l’œil arraché, yummy), mais ça n’a pas tellement de sens qu’il tombe sur ce cadavre à des kilomètres du labo en premier. Puis pourquoi posséder un cadavre ? Etrange.

En bref

Enormément de critiques positives dans les médias pour cette série qui n’en vaut pas tant : si ça fait plaisir de voir la franchise se renouveler et revenir sur le devant de la scène, il est malheureux que ce soit fait avec tant de médiocrités. Il y a des points positifs : l’Œil est une super invention, définitivement, et certaines scènes sont sorties du lot grâce à lui. … En fait, il n’y a qu’un point positif ? C’est vraiment tout ce que je trouve, avec peut-être une production qui est vraiment léchée, c’est vrai.

Pour le reste… Il est impossible de s’attacher aux personnages. Tous sont creux, stéréotypés et peu aimables, sous tous les sens du terme. OK, il y avait l’intrigue Morrow/Slightly qui aurait pu donner quelque chose, mais c’est avorté trop vite. OK, Arthur aurait peut-être pu être un point d’ancrage pour nous, mais il est mort trop vite. En fait, tout va trop vite dans une série qui se distingue pourtant par sa lenteur (les deux premiers épisodes étaient si longs !).

Il y a du potentiel, il y a des concepts, il y a une idée de base qui aurait pu être sympathique. Malheureusement, on s’éloigne tellement de la franchise (à part pour l’épisode 5). Et quitte à me répéter : le plus gros défaut, ce sont les personnages. Je n’en ai rien à carrer d’eux, donc je ne peux pas pardonner les aberrations du scénario (les personnages qui vont d’un point à un autre à toute vitesse ou qui oublient leur propre priorité dans des décisions irrationnelles) si je n’ai pas au minimum quelqu’un que j’aime bien à suivre.

La saison 2 ? Elle sera probablement dans deux ou trois ans. Je n’ai pas beaucoup d’espoir : ils ne reverront pas leur copie. Je reviendrai pour l’Œil, et pour l’Œil uniquement. Non parce que les Xenomorphes qui sont des chiens de compagnie pour Wendy… Je ne m’en remets pas.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E03 – El Sacrificio – 14/20

Franchement, la saison est intéressante, mais cet épisode a deux gros problèmes : d’abord, son titre spoile totalement la fin que j’ai vu arriver dès la première scène de l’épisode honnêtement, ensuite, le développement des nouveaux personnages est raté à mon sens. C’est dommage : il y aurait de quoi faire une bonne histoire, mais les décisions qu’ils prennent n’apparaissent pas logique par rapport à ce qu’on savait d’eux dans l’épisode précédent. Une fois n’est pas coutume, ça donne l’impression que les scénaristes ne se parlent pas entre eux à l’écriture des différents épisodes, c’est vraiment étrange. Et ça plombe ce qui aurait pu être un excellent twist.

Spoilers

Carol continue de se mêler de ce qui ne la regarde pas, Alcazar recherche ses hommes disparus, Daryl passe la journée avec Roberto.


Hay mas pueblos, sabes, con las chicas...

La série ne perd pas de temps cette semaine, car l’épisode est plus court. C’est une bonne chose : je suis en retard et je n’ai pas de temps à perdre moi-même. Dès le départ, on assiste donc à une scène avec tous les nouveaux personnages de la saison qui ne survivront probablement pas bien longtemps, en vrai. Ainsi, on suit Guillermo (d’Alcazar) venir parler à Federico de son mécontentement vis-à-vis de son village. Oups.

Il n’est pas content parce que plusieurs de ses hommes ont été tués quelques jours plus tôt et que le seul qui a survécu est désormais porté disparu, depuis les célébrations de la veille. Il n’en faut pas plus pour qu’il soupçonne le village de Fede d’être responsable de tous ses malheurs. Le problème, c’est qu’il a un ascendant sur lui, avec ses richesses et le pouvoir de la couronne derrière lui. Il menace donc Fede de ne pas revenir s’il ne prouve pas rapidement que le village est bien un village de confiance.

On devine assez vite que ça terminera en sacrifice de Justina tout ça, surtout avec le nom de l’épisode. Peut-être que je me trompe, cela dit, on verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Fede est prêt à tout faire pour s’assurer que son village reste dans les bonnes grâces d’El Alcazar. Ce n’est pas bon signe, surtout quand on comprend que ce roi de pacotille n’aime pas beaucoup les manières des américains. Tu m’étonnes : Carol a été odieuse avec lui.

Pourtant, au petit matin, Carol se réveille et se sent toujours la bienvenue dans le village. Il faut dire qu’elle a un hôte qui sait prendre soin d’elle. Même si on l’a remise assez justement à sa place la veille, on découvre qu’elle continue de vouloir imposer ses vues à tout le monde. Je trouve ça si abusé ! Ainsi, elle tente de convaincre Daryl de faire quelque chose pour sauver Alba d’El Alcazar. Mais pourquoi ? Franchement, je suis d’accord avec elle sur le principe, mais pas du tout sur ses manières. En plus, elle n’est supposée être là que pour quelques jours – quelques heures même ! – alors pourquoi faire chier comme ça ?

Si Daryl paraît sans cœur, je trouve son attitude bien plus logique : il réplique à Carol « Alba qui ? » ahaha. La tête de Carol m’a buté de rire, je dois bien l’avouer. Carol reste en tout cas en arrière pour se reposer de ses blessures et être draguée par le daddy español. Il prend soin d’elle, soigne ses blessures, lui raconte un peu sa vie… et finit par être mal à l’aise. Il sait que Carol repart, alors à quoi bon retomber dans les plaisirs de la chair, je suppose ?

On découvre en tout cas qu’il a eu toute une vie avant l’apocalypse (avec une femme qui ressemble fort à celle que Roberto va présenter à Daryl dans l’épisode), mais qu’il en a une aussi après. Il a même de quoi se faire une séance de cinéma à la maison, puisqu’il a un projecteur et de vieux films en noir et blanc. On apprend ainsi que la culture est importante pour lui. Carol est tellement à fond sur lui, c’est ridicule !

Finalement, Carol passe donc sa journée à se transformer en mamie espagnole, c’est assez perturbant. Elle a de bonnes capacités d’adaptation, on le sait après tout. La voilà donc qui, vers la fin de l’épisode, doit consoler Justina qui ne se remet pas du sacrifice d’Alba dans l’épisode précédent. Elle culpabilise de ne pas avoir été tirée au sort six fois de suite alors que ce n’est jamais qu’un jeu de hasard. Justina explique donc à Carol qu’elle est frustrée et ne peut pas rester les bras croisés. Contre toute attente, c’est Carol qui finit par prendre la défense du système en place : elle veut que Justina survive et fait en sorte qu’elle ne fasse pas de connerie. C’est logique… mais très con tout de même, car elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut la Carol.

Pardon, on sait tous ce qu’elle veut : sauter sur son hôte, et pas pour le tuer. Celui-ci lui organise un dîner incroyable et lui propose tout ce qu’elle veut, parce qu’elle a sauvé la vie de son fils (et parce qu’il veut lui aussi lui sauter dessus, clairement). Au cours du repas, Carol comprend juste à temps qu’elle n’a pas réussi à convaincre Justina. C’est complètement débile et un rebondissement franchement raté : c’est Justina elle-même qui se sacrifie et demande à remplacer Alba. Je pensais au moins que ce serait un cadeau de Fede à Alcazar pour compenser ses conneries, mais même pas ? Cela n’a aucun sens !! Alba reste au village, Justina est emmenée par Alcazar sans même dire au revoir à Roberto (WHAT THE FUCK ?) et l’épisode se termine sur son départ. Pardon, mais c’est complètement con et contraire à tout ce qu’on sait du personnage ?

En parallèle, on a aussi un rapide développement de Paz. Il est sûr qu’elle accompagnera Carol, Daryl et Roberto à la recherche de Justina : elle couche avec la future reine d’Espagne qui est donc bien son ex (enfin, pas tant que ça ex du coup) comme il était facile de le soupçonner avec l’épisode précédent. Je n’ai rien de plus à dire sur cette scène, ça tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’épisode. Ecoutez. Ils font comme ils peuvent et ils ne sont pas si bons scénaristes ?

De son côté, Daryl passe la journée avec Roberto. Ce dernier lui dit connaître quelqu’un qui pourrait réparer son bateau. Il est bien gentil à vouloir aider comme ça, mais ce n’est pas désintéressé bien sûr. On apprendra bien sûr qu’il fait tout ça dans le but d’obtenir à son tour une place sur le bateau de Daryl. Daryl refuse, mais c’est sans compter sur l’improbable capitaine à qui il a affaire. La femme refuse de lui venir en aide s’il n’aide pas Roberto et Justina. Allez.

Il faut peut-être que j’explique un peu qui est cette capitaine : la femme s’est retranchée dans un phare avec ses deux amants (maris ?) et est excellente, tout simplement. J’aime beaucoup son personnage : elle a clairement du pouvoir, sait ce qu’elle veut et ne s’excuse pas d’avoir ce qu’elle veut. Elle parle anglais, ce qui aide Daryl dans les négociations, et est lucide sur l’idée complètement conne de Daryl. Repartir aux USA en bateau ? AHA. Ce n’est pas gagné, son affaire.

Elle négocie tout de même 5 kg de poudre, que Roberto devra trouver (qu’il se démerde), et assure qu’elle pourra réparer le bateau – elle l’a pourtant vu échouer. Bon, Daryl accompagne donc Roberto le long de la côte, histoire de connaître un peu plus la culture espagnole à travers la série, mais aussi ses paysages. Leur nouveau but est de trouver du matériel pour aider à réparer le bateau. Pendant qu’ils le font, ils ont l’occasion de papoter – on nous impose ainsi même des flashbacks de Daryl. Improbable.

J’ai beaucoup aimé, en revanche, le fait que travailler sur le bateau finissent par attirer les zombies du coin. Ils font plein de bruit, et ça s’entend de loin. Il y a donc un zombie qui arrive depuis l’océan et manque de peu de tuer Roberto. Super-Daryl et son fusil est là heureusement : il parvient à tuer un zombie grâce à ça.

Sur la plage, la situation n’est pas mieux : ils ont attiré plein de zombies qui arrivent sur place et force Daryl à se battre. De son côté, Roberto n’est pas intimidé apparemment. Il laisse Daryl se démerder seul avec les zombies sur la plage et retourne dans l’eau chercher le morceau dont ils ont besoin. J’ai trouvé ça tellement ridicule : faites les choses dans l’ordre ? Tuez les zombies sur la plage, puis allez chercher le morceau dans l’eau ?

C’est franchement dommage de nous présenter ça comme ça, car Roberto apparaît complètement con et sans instinct de survie. Le tout ne sert qu’à faire un faux suspense sur sa survie quand il est attaqué à nouveau par trois zombies dans l’océan. La scène aurait pu être super, mais tout est expédié si vite, c’est tellement dommage ! Daryl tue les trois zombies de l’océan avec son flingue et hop, tout est bien qui finit bien. Il peut même laisser une petite pensée à Laurent sur le chemin du retour, est-ce que c’est pas trop mignon (non) ?

Daryl ramène donc Roberto, mais la nuit tombe vite. Cela fait qu’ils ne sont pas de retour à temps pour assister au départ de Justina. Et cela n’a aucun sens.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

NCIS Tony & Ziva – S01E05 – To Be Determined – 15/20

Allez ! Les enjeux s’accélèrent dans l’épisode maintenant que les masques tombent les uns après les autres. Les scénaristes continuent de mettre quelques gags et même si dans l’ensemble, c’est très prévisible et pas toujours bien logique quand on s’attarde sur des détails de l’intrigue, je dois bien dire que la série fonctionne déjà mieux qu’à ses débuts. C’est divertissant… Et ça le serait tellement plus sans Tony, je ne le supporte vraiment plus !

Spoilers

Tony et Ziva planifient encore une évasion de prison.

You’ve got to admit it : it’s gonna be hilarious.

Une semaine déjà ? Le temps passe à une vitesse qui me fait peur, j’ai l’impression d’avoir vu l’épisode hier. Et pourtant, non ! Je m’en rends un peu compte quand même quand il s’agit de replonger dans l’intrigue. En octobre 2025, donc, Ziva, Tony, Boris, Claudette et Fruszina détournent un avion, avec Claudette qui recommence à ne pas aimer de faire des actes illégaux. La différence, c’est que maintenant, elle les fait, par contre.

Concrètement, Fruszina (qui me fait de plus en plus rire) a volé le sac de Martine, ce qui permet à nos héros d’utiliser son avion d’Interpol pour se balader. Leur destination ? Une prison, où ils veulent faire évader encore une autre personne. Est-ce qu’ils vont passer la saison à faire sortir des gens de prison ? Il faut croire. En plus, en prison, ça prend des allures de mauvais épisode de Prison Break avec du métal indétectable planqué dans un chausson. Sérieusement.

Nos héros ne restent pas longtemps dans l’avion. On retrouve ensuite Tony et Ziva au bord d’une route avec une voiture et un camion en panne. Les autres ne sont pas là. Pardon ? Est-ce qu’ils ont coupé des scènes ? Je sais que je ne suis qu’à moitié la série parce que je suis défoncé par des antibiotiques, mais tout de même !

Bon, le camion n’était pas vraiment en panne : Ziva le trafiquait pour qu’il puisse permettre de faire diversion à l’entrée de la prison. Elle se fait passer pour un livreur dont le camion prend feu, en profitant pour trafiquer la base de données de la prison. Je ne sais pas si ça pourrait vraiment se passer comme ça, mais écoutez, pour aujourd’hui, ça permet à Tony d’entrer dans la prison en se faisant passer pour un agent de la CIA.

À distance, Claudette et Boris se débrouillent comme ils peuvent pour que tout soit fluide sur place : Ziva peut ainsi retourner sa veste (littéralement) et devenir gardienne de la prison, l’air de rien. C’est amusant, on va dire, ça fait un peu plus série d’espionnage et on s’amuse bien. Enfin, on s’amuserait plus si Tony savait fermer sa gueule, je reconnais. Plus le temps passe, moins je supporte son personnage – et l’acteur. Enfin, l’acteur, ça fait un moment que c’est consommé.

Bien sûr, Tony et Ziva sont vite rattrapés par Martine. Claudette et Boris s’aperçoivent qu’elle est quelque part dans la prison, sans pouvoir la localiser précisément (c’est complètement con : il y a d’autres gens avec un tag autour d’elle, il suffit de vérifier où eux ils sont). Cela n’empêche pas Tony de contribuer comme prévu à la libération d’Oscar, son ancien pote. Le problème, c’est que lui aussi retourne sa veste, mais moins littéralement que Ziva. Non, lui, il révèle qu’il bosse en fait avec Martine – et Tony comme Ziva le comprennent un tout petit peu trop tard en apprenant qu’il y a un drone dans la prison.

Martine et Oscar retournent donc le jeu en leur faveur : Martine peut demander à Boris de se rendre, Tony a le temps de lancer un message à Claudette avant de se faire cogner et malgré la résistance qu’ils tentent d’opposer, Tony et Ziva finissent prisonniers – un comble dans une prison, non ? Tony est tellement mauvais, je suis sûr que Ziva aurait pu s’en sortir si elle avait été seule. Après, il faut que je souligne le plaisir d’avoir Oscar qui se fout de la gueule de Tony incapable de trouver un jeu de mots dans cette situation.

Oscar passe du statut d’allié au statut de gros connard en très peu de temps : il récupère la clé USB dont Ziva s’est servie pour pirater le serveur de la prison avant de proposer à Martine de s’occuper du couple du NCIS en utilisant Tali. Martine s’y refuse, et elle a des arguments pour qu’Oscar lui cède tout ce qu’elle veut : ils sont en couple.

En tout cas, Tony est blessé au crâne pour le reste de l’épisode. Cela ne suffit pas à le faire taire. Au moins, il a pu avant de se faire assommer filer un message codé à Claudette. Celle-ci explique le code pour le déchiffrer à Boris et Fruszina. Vraiment, je n’aimais pas le couple lors de son introduction, mais ils font beaucoup pour l’humour de la série.

C’est finalement Fruszina qui déchiffre le code de Tony : il leur demande de retirer les étiquettes de noms de tout le monde à la prison, un gadget qu’ils ont beaucoup utilisé pendant l’épisode en vrai. Pendant ce temps, Tony et Ziva sont enfermés dans une cellule et peuvent ruminer la situation. Enfin, Tony rumine et Ziva fait un peu de yoga. Je la comprends : ça doit être sacrément énervant d’être coincé comme ça avec Tony, ce type insupportable. Son point de vue n’est pas celui-ci : bien sûr qu’elle l’aime.

Quand Claudette et Boris agissent finalement et réussissent à retirer les étiquettes de noms de tout le monde de la vidéosurveillance, Tony et Ziva peuvent planifier leur évasion. Ils n’ont aucun mal à sortir de la cellule où ils sont coincés. Toutefois, ils sont pris au piège quand trop de gardes les empêchent de se déplacer comme ils veulent. Acculés, ils décident de contacter Henry. Celui-ci arrive justement à la prison où Martine lui tend un piège… Mais leur fera-t-il confiance ?

Il pourrait y avoir du suspense si nous n’étions pas sur une série si prévisible dans les grandes lignes. OK, l’intrigue est faussement complexe et tout n’est pas toujours limpide, mais là, on sait qu’il sera de leur côté au bon moment, non ? Les gentils gagnent toujours. D’ailleurs, Tony et Ziva parviennent à recontacter le trio qui leur vient en aide à distance à prouver qu’ils ne mentent pas à Henry : ils ont besoin d’images de vidéosurveillance de Martine à Budapest.

De son côté, Martine est toujours avec Oscar. Ils libèrent quelques prisonniers pour semer le chaos dans la prison, puis recrutent l’un d’eux face au drone. Les deux agents d’Interpol sont clairement en train de partir en vrille. Par chance, Henry se range donc du côté de Tony et Ziva quand il reçoit la vidéo de Martine et comprend qu’elle est une traitresse. Il débarque juste à temps pour aider Tony et Ziva à s’évader de la prison.

Tout pourrait être bien dans le meilleur des mondes, sauf qu’on se retrouve alors avec un sacré problème : Claudette reçoit un message de Sophie, en fait envoyé par Tali. Elle comprend que celle-ci est en danger avec quelqu’un dans l’appartement. Pour ne rien arranger, Martine et Oscar parviennent à activer le drone. Ils sont de sacrés méchants : le drone fait exploser la prison, rien que ça.

Le problème, c’est qu’avant ça, Henry aide Tony et Ziva à récupérer la voiture de Martine. Cela leur permet d’aller chercher Tali et la sauver, en théorie. En pratique, ça fait qu’Henry reste seul avec Martine, Oscar et le prisonnier qui code les drones. Il se laisse distraire par l’explosion de la prison et se retrouve ainsi poignardé par Oscar.

Tony s’en rend compte, le couple hésite à faire demi-tour pour sauver Henry, mais c’est trop tard : il se fait abattre sous leurs yeux. Ziva a beau essayer de se convaincre qu’ils ont fait le bon choix en décidant de passer Tali en priorité, ça n’empêche pas que Tony culpabilise de la mort de son pote, qu’il venait juste de retrouver. Allez, ça donne un peu plus d’enjeux de voir qu’Oscar est un grand méchant, plus que Martine.

Un flashback nous renvoie cette fois en juillet 2020 à Vincennes. C’est original comme destination. On y suit Tony et Ziva faire une thérapie de couple. Pour la deuxième fois de l’épisode, on voit Tony se défiler et demander à Ziva de prendre le lead de toutes les conversations de couple. La série veut trop le faire passer pour un chic type ensuite (Non, Ziva, tu ne me blesses jamais blablabla) qui est fou amoureux, mais c’est trop. C’est juste trop, ça sonne faux et ça fait que je le déteste encore plus.

Heureusement, le psy ne semble pas dupe et sait à qui il a affaire. C’est déjà ça de pris ! Il le confronte pendant la nuit et je trouve ça un peu étonnant tout de même que Tony connaisse aussi si bien le psy de Ziva. Cela aide la série à nous faire comprendre certaines décisions prises dans le présent, mais bon. C’était un peu longuet. Ils ne savent plus quoi faire des flashbacks.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Alien Earth – S01E07 – Emergence – 13/20

Un épisode dans la lignée du précédent, avec des avancées dans l’intrigue et quelques révélations qui ont enfin lieu – on l’avait déjà compris avant, mais c’est bien que ce soit explicité et montré à l’écran. S’il y a de bons moments dans l’action, ça reste tout de même trop souvent écrit avec les pieds : il y a des passages entiers que je ne trouve pas cohérents avec ce qu’on sait des personnages ou simplement avec ce qui devrait se dérouler si on suivait un chemin logique… Mais à quoi bon être logique quand on peut faire quelques scènes d’action, quitte à piétiner toute une excellente saga au passage ? Bref, vraiment, ce qui est fait des Xenomorphes… Je suis très loin d’être fan !

Spoilers

Slightly a fait une connerie et ne s’en rend pas encore compte ; Joe en a fait une et essaie de convaincre Wendy de le suivre.

What did you do ?

Est-ce qu’on va enfin sortir de l’impression de grande introduction des épisodes précédents et avoir enfin une histoire passionnante et digne de la saga ? L’épisode précédent me laissait sur une belle promesse, à tel point que j’ai failli me jeter sur celui-ci dès le réveil. Finalement, quelques petits soucis médicaux (ironiquement, à l’œil, c’est probablement à cause de ce nouvel alien !) m’ont trop retardé pour que je prenne le risque vis-à-vis du boulot. Bref, me voilà présent maintenant pour regarder cet épisode en fin d’après-midi. J’ai réussi à échapper aux spoilers, et ce n’était pas compliqué comme j’avais plein de travail et un peu de ménage à faire.

Bref, si je m’égare dans de telles considérations perso, c’est parce que ça donne un ordre d’idée, d’abord sur mon état d’esprit au moment de lancer l’épisode (flemme l’emportant), ensuite sur le début d’épisode qui m’a permis de raconter tout ça comme il ne se passait rien. Ouep. L’épisode reprend sur Slightly qui admire le Xénomorphe bouffer Arthur sans comprendre ce qu’il regarde. Il n’est pas au courant qu’il vient de tuer Arthur, apparemment, parce qu’il a été manipulé. Slightly en est même à essayer de nourrir Arthur pendant qu’il se fait bouffer par le mini-alien. C’est drôle, franchement.

Bon, ça ne l’est pas pour Arthur qui était peut-être un des rares bons persos de cette série. On ne saura jamais, maintenant. Slightly panique un peu, surtout quand Mouche arrive et découvre à son tour le corps d’Arthur inconscient. Son meilleur ami arrive vite à le convaincre qu’Arthur ne risque rien cependant et hop, Mouche aide Slightly à déplacer le corps d’Arthur.

En parallèle de tout ça, Kirsh rentre au labo pour mieux découvrir qu’il y a plein d’aliens qui ont pu se faire la malle. L’Œil continue de tout observer depuis sa cage, Kirsh envoie quelques humains faire le ménage dans le labo et tout est bien, finalement. Le ménage ? Ils mettent KO les extraterrestres. Kavalier est mis au courant de la fuite dans le labo, mais il y vient quand même pied nu. Il Est perturbé de découvrir la perte de son investissement de six milliards (Tootles est mort), mais assez fasciné quand il comprend, grâce à Kirsh, que l’Œil est responsable de ce meurtre.

Kavalier demande à ce qu’aucun des enfants ne puisse venir au laboratoire ; mais il autorise tout de même la présence de Wendy, parce que bon, il a envie de communiquer avec les Xenomorphes. Le truc, c’est que Wendy est choquée de découvrir le cadavre de Tootles. Comprenant qu’elle n’est pas invincible, elle veut aussitôt prévenir les autres enfants.

Ce faisant, elle désobéit directement aux ordres de Kavalier. Il faut dire qu’il ne peut pas faire grand-chose contre ses créations, et particulièrement contre Wendy. Non seulement, il découvre que les GPS des enfants sont désactivés, mais en plus, il s’aperçoit que Wendy communique vraiment efficacement avec les Xenomorphes. Un petit sifflement et l’alien se comporte comme un chien enragé.

S’il y a de bonnes idées, je dois dire que j’ai du mal avec cette idée de la domestication d’un Xenomorphe. Le personnage de Wendy me soule toujours autant, en plus : elle veut s’enfuir, mais ne profite pas de l’offre de son frère qui veut se barrer avec elle. Pour elle, il est inenvisageable de partir sans les autres enfants. Je veux bien qu’elle soit une sorte de leader pour les enfants, mais je n’ai pas vu de vrais liens se tisser entre elle et eux pour que ce soit crédible qu’elle tienne tant à les emmener avec elle. De toute manière, elle comprend assez vite que personne ne veut la suivre. Elle fait promettre à l’autre préférée de Kavalier, celle qui parle français, de ne pas révéler ce qu’elle est en train de faire – la mettant dans le mal, elle finira même par aller pleurer dans les jupons de Sylvia.

Nibs la suit tout de même, parce qu’elle est trop perchée et perdue dans sa tête pour ne pas le faire. Avant de quitter l’île, Wendy a assez la drôle d’idée de libérer le Xenomorphe qui était en cage. C’est franchement nul de sa part et pas cohérent : en le libérant, elle lui permet de tuer plein de scientifiques qui n’ont rien demandé. Clairement, qu’elle veuille se venger de Kavalier, ça pourrait se comprendre, mais même le tuer… Non ? C’est une enfant.

Kavalier mène l’enquête sur cette situation qui lui échappe de plus en plus et enrage très clairement : il comprend qu’Arthur a désactivé les GPS, que Sylvia ne sait rien et que le Xenomorphe est en liberté. En plus, il continue d’avoir une confiance aveugle en Kirsh, ce qui est une mauvaise idée : celui-ci est un traître qui vient finalement en aide à Mouche et Slightly, et donc à Morrow si on voit plus loin.

Cela dit, faire confiance à des enfants, ce n’est pas la plus belle des idées. Ils réussissent ensuite à perdre Arthur, avant de se rendre compte qu’il est finalement toujours là. Le Xenomorphe qui le bouffait depuis le début de l’épisode ? Slightly et Mouche l’écrasent quand ils le voient se balader en liberté dans la forêt. Qu’importe, ils s’en tiennent à leur plan initial : ils décident d’emmener Arthur sur la plage. Celui-ci est confus, ne se souvenant plus trop ce qu’il s’est passé. Slightly et Mouche improvisent une fuite de gaz pour expliquer cette confusion, et hop, problème réglé.

Arthur finit par les remercier et être tout sympa avec eux… juste avant que le Xenomorphe en lui ne lui explose la poitrine. La scène est aussi violente que d’habitude, mais elle se déroule en présence des deux enfants qui ne s’attendaient pas à ça, évidemment. L’autre problème, c’est que le « monstre » s’échappe. Mouche en veut à Slightly de lui avoir menti sur la survie d’Arthur. De toute manière, maintenant, c’est trop tard.

Slightly poursuit sa mission et apporte le cadavre d’Arthur sur la plage. Ce n’est pas exactement ce dont Morrow avait besoin cela dit. Quand il arrive sur l’île, Morrow se rend compte qu’il n’y a qu’un cadavre et deux enfants parfaitement inutiles pour lui. Le cadavre d’Arthur est abandonné dans l’eau de la rivière et Morrow décide de passer à la mission suivante, avec deux amis à lui et les deux meilleurs amis enfants forcés de le suivre.

Il est tout de même surpris quand il arrive au labo et découvre que plein de soldats, aux ordres de Kirsh, l’attendent. Où est Kavalier dans tout ça ? Eh bien, il est en train d’étudier l’Œil et de voir que le mouton connaît les décimales de Pi (sort of). C’était amusant.

Loin de tout ça, on découvre que Wendy n’en a rien à faire de Mouche et Slightly. Elle ne les a pas attendus et est partie avec son frère et Nibs pour fuir l’île. Elle ne les mentionne même pas ? Je ne comprends pas comment ça peut être si mal écrit ! En chemin, notre trio tombe sur le cimetière creusé pour les enfants : c’est bien beau de les mettre dans des robots, mais il faut encore enterrer les corps humains…

Nibs est persuadée de ne plus être de ce monde, Wendy persiste dans le mensonge du labo et on enchaîne rapidement sur autre chose : ils continuent leur route et tombent finalement sur des soldats de Kavalier. Ce n’est pas un problème pour Wendy : elle décide tout simplement de leur envoyer le Xenomorphe dans la gueule. Pardon, mais pourquoi l’alien lui obéit-il au doigt et à l’œil comme ça ? C’est quoi le délire ? Les scénaristes ont vu Game of thrones et ont eu envie de créer une Khaleesi des Xénomorphes ? C’est l’impression que ça m’a donné, et ce n’est pas une bonne idée.

En plus, l’extraterrestre fait un véritable massacre devant elle, Nibs (qui trouve ça drôle) et Joe, mais ils ne prennent pas un instant pour discuter du fait que tuer les gens, c’est mal ? C’est un peu la base, tout de même. J’ai du mal à comprendre l’écriture de cette série. Wendy arrive finalement au bateau promis par son frère mais n’apprécie pas de voir les collègues de celui-ci sur place. Une baston commence et elle n’appelle pas le Xenomorphe, bizarrement. N’aimant pas voir ses potes se faire déglinguer par Wendy et Nibs, Joe décide de neutraliser Nibs en utilisant une arme qui la met KO… et la tue au passage. Wendy le vit mal, bichette. Elle s’attendait à quoi au juste en tuant 36 000 humains devant son frère ? Elle peut faire le caprice qu’elle veut dans le cliffhanger, elle n’a que ce qu’elle mérite (et j’avoue, je ne suis pas mécontent qu’on soit débarrassé de Nibs, je n’accrochais pas du tout à son intrigue).

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer