Agatha All-Along – S01E04 – If I Can’t Reach You Let My Song Teach You – 16/20

Il y a davantage de lenteurs dans l’épisode de la semaine, ce qui est ironique car contradictoire avec la suite de ce que j’ai à dire : ça va trop vite de passer d’une épreuve à l’autre et on ne sent jamais vraiment la galère et les obstacles auxquels les personnages devraient pourtant être confrontés. C’est bien, c’est une bonne série, mais ça manque de difficultés. Et surtout, je ne sais pas trop où ils veulent en venir.

Spoilers

Faut-il remplacer celle qui est morte sur la route ?


We know Agatha hates her, I guess that goes on the pro column.

Plaisir de finir tôt un jeudi soir et de pouvoir regarder Agatha avant même 18h et en ayant évité tous les spoilers… mais pas les multiples pubs sur Disney +. C’est honteux d’en foutre autant. Le résumé de l’épisode me fait aussi prendre conscience que c’est honteux d’avoir Aubrey Plaza au casting mais de si peu l’utiliser dans la série pour le moment. L’autre truc bien honteux, c’est que j’ai oublié d’expliquer qu’Alice avait un tatouage pour se protéger d’une malédiction familiale et qu’apparemment ça aura un intérêt dans l’épisode de cette semaine.

Sharon

Je suis dégoûté que Sharon soit morte si vite dans la série. Le personnage aurait mérité plus de temps d’écran, mais nous sommes dans une série de sorcières, alors allez savoir. L’ado est celui qui se contente de l’enterrer en attendant que la route reprenne. Il a tout de même un coup de main – enfin de pelle – d’Alice.

En tout cas, ce rebondissement ralentit le groupe. Agatha souhaiterait continuer de se balader sur la route avec les autres, mais il y a désormais des dissensions. Alice indique qu’elle n’est pas là pour retrouver sa mère, qui n’est pas morte sur la route d’après elle, puis tout le monde s’embrouille pour savoir s’ils ont vraiment besoin d’une sorcière verte, s’il est possible de remplacer Sharon, s’ils sont responsables ou non de la mort de Sharon. Tout ça ne semble pas évident pour eux.

Ce qu’on en retiendra, c’est que le groupe se décide finalement pour un rituel qui permette de leur ramener une sorcière pour remplacer Sharon. Chacun a alors ses attentes précises, de la beauté voulue par Jen à l’advil souhaitée par Jen. On s’amuse bien. Le rituel fait évidemment effet bien rapidement, puisque les épisodes ne sont pas si longs que ça.

Rio

La nouvelle sorcière qui rejoint le groupe d’Agatha ? Rio, interprétée par Aubrey Plaza. Qu’est-ce que j’adore cette actrice ! Elle s’éclate aussitôt à narguer Agatha, pas franchement ravie par sa présence, et se présente brièvement à ses nouvelles amies. Bon, d’accord, mais tout ça peine à me convaincre niveau utilité. En plus, c’est énervant : il y a si peu d’épisodes que les personnages ne vont jamais rencontrer de vrais obstacles.

L’Ado s’inquiète bien sûr de la présence de Rio, mais il n’a pas le temps de vraiment l’évoquer avec Agatha. Celle-ci refuse d’en parler et reprend la route, qui l’amène à une deuxième maison. Alice n’est pas ravie de devoir entrer dans une nouvelle maison meurtrière. Elle tente de faire demi-tour, en vain : la Route l’en empêche. Tous les chemins mènent à la deuxième maison, et probablement à un deuxième jugement des sorcières.

Les années 70

Tout le groupe se retrouve plongé dans les années 70. Le look est incroyable pour certaines, catastrophique pour d’autres. L’Ado, c’est pas ça ; Agatha et Rio… C’est si abusé de tels décolletés ! Bien sûr, les maquillages sont tops, les décos aussi. Alice ne veut rien manger, rien boire, rien toucher… mais l’Ado propose aussitôt de chercher une nouvelle invitation, et donc de toucher à tout. Cela fait que personne ne se concentre sur Agatha et Rio (énigmatique ce « non » d’Agatha ?) ou sur Lilia, rapidement en larmes en se promenant dans la maison. Ils feraient mieux d’y prêter attention, parce qu’elle semble ensuite possédée, probablement par la mère d’Alice. On apprend au passage que la mère d’Alice essayait d’ouvrir le chemin vers la Route en faisant chanter ses fans avec elle. J’adore l’idée.

Pendant ce temps, Rio papote avec Agatha pour comprendre qui sont les sorcières et surtout l’Ado avec elle. Agatha en profite elle pour demander une trêve à Rio. Que c’est étrange. Rio n’est pas trop fan de l’idée, et elle a bien raison : Agatha en profite pour se jouer d’elle. Elle fait donc entendre à tout le monde que Rio souhaite qu’Agatha les tue pour récupérer son pouvoir.

Ce n’est pas dingue, mais personne n’a le temps de vraiment s’en offusquer : l’Ado lance un vinyle qui se met à tourner à l’envers et qui maudit tout le groupe. Alors qu’Alice se sent d’un coup plus légère, Lilia se met à brûler. Rio est ravie d’être là et d’être testée, Alice fait preuve de la meilleure défense magique possible. Il faut dire qu’elle est habituée parce qu’elle connaît bien la malédiction : c’est la même que celle de sa famille.

Jen est la suivante à être attaquée, et elle ne quitte plus son cercle de protection une fois qu’elle en a un ; même quand l’Ado se fait attaquer lui aussi. Malgré les protestations d’Alice, tout le groupe se met alors à se convaincre qu’il faut chanter à nouveau la chanson de Lorna, la mère d’Alice, pour se sortir de ce test (et peut-être de la malédiction). La chanson est en effet une protection, parce que le but de Lorna était de protéger sa fille.

Et voilà comment tout ce groupe digne des années 70 se met à devoir jouer une chanson à nouveau. Ils vont nous faire un tube ? Je veux dire la balade était déjà bien trop cool la première fois ! Bon, après, la version proposée où ils sont tous à un instrument de musique et Agatha seule au chant alors qu’elle brûle… ce n’était pas si parfait finalement. Je préférais la version de l’épisode 2. Là, c’est certes marrant, mais c’est répétitif tout de même.

Nos personnages sont en cours de chanson encerclés par des flammes. Cela laisse finalement Alice partir en solo sur une nouvelle partie de la chanson, et c’est tellement années 70 que c’était amusant. Bon, ça l’était jusqu’à Alice voit finalement la malédiction – une sorte de harpie. La harpie faisait peur, mais elle était bien immobile tout de même. Alice s’attaque rapidement à elle et finit par réussir à la brûler.

L’Ado

La chanson s’arrête alors, le métronome de leur jugement aussi et bim, le piano d’Alice s’ouvre pour les mener vers la sortie. Ce n’est toutefois pas si simple de se sortir d’affaire : ils peuvent certes rejoindre la route, mais l’Ado est sacrément blessé. Cela permet de révéler qu’Agatha est terrifiée à l’idée qu’il lui arrive quelque chose et qu’il meure.

L’Ado s’effondre donc et Agatha demande aux sorcières de tout faire pour le sauver. Rio se la joue simple témoin de la situation, mais Jen prend les choses en main. Avec un peu d’eau et un clair de lune, elle parvient à guérir la blessure de l’Ado en à peine une minute. Il n’a plus qu’à se reposer et reprendre des forces. C’est vraiment trop simple, la série manque d’obstacles.

Et puis, du coup, on se retrouve avec des sorcières qui prennent le temps d’apprendre à se connaître au coin du feu sur la Route, pendant qu’Agatha veille sur l’Ado. Il y a beaucoup de questions, mais on s’éloigne vraiment beaucoup de ce que j’attendais de la série. Je sais, je sais : je n’attendais rien de particulier de la série.

Tandis que les sorcières apprennent à se connaître, Agatha et l’Ado ont le temps d’échanger sur le sortilège qui protège l’identité de celui-ci. On voit bien qu’il s’imagine être le fils d’Agatha, mais bon, ce n’est pas un sujet qui convient à la sorcière. On se contentera donc de savoir qu’elle ne sait pas elle-même si elle est celle qui a jeté le sortilège sur l’Ado et que le sortilège se détruira seul quand il ne sera plus utile. Après, elle abandonne l’Ado à son réveil pour rejoindre les autres sorcières.

Jen lui demande alors de montrer ses cicatrices. C’est surprenant d’avoir Agatha qui sympathise avec d’autres sorcières, comme si de rien n’était. Cela dit, le plus surprenant, c’est d’avoir Rio qui décide soudainement de se confier elle aussi sur sa cicatrice : elle a blessé quelqu’un qu’elle adorait et qui est devenu sa cicatrice à présent. Il semblerait que ce soit Agatha. Ah oui ? Bon, pourquoi pas. C’est un couple auquel on ne peut pas dire non après tout, même si elles me paraissent avoir une différence d’âge énorme.

Pourtant, Agatha est sur le point d’embrasser Rio en fin d’épisode. Malheureusement, Rio la coupe dans son élan pour affirmer que l’Ado n’est pas le fils d’Agatha. Ce serait effectivement trop simple. Est-ce que c’est Rio qui a séparé Agatha de son fils alors ? Etrange cliffhanger. Où veulent-ils en venir ?

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Grey’s Anatomy – S21E01 – If Walls Could Talk – 16/20

Sans aucune surprise, la série n’a pas perdu la main et continue de savoir comment faire pour proposer des débuts de saison sympathiques. L’épisode est plutôt routinier, propose des pistes qui devraient occuper une partie de la saison – plus ou moins selon les intrigues, certes – et de maigres changements pour mettre en avant de nouvelles dynamiques. La série capitalise aussi sur ses vingt années d’expérience et non, vraiment, c’est reparti pour un tour de carrousel comme si nous n’en étions jamais descendus. Cette série nous enterrera tous.

Spoilers

Catherine a viré tout le monde, mais l’hôpital tourne toujours.


Do you know how many doctors I have replaced in my career ?

Une matinée comme une autre

L’épisode ne perd pas de temps en revenant directement au cliffhanger de la saison précédente : Bailey met en jeu son poste et se permet d’être surprise quand Catherine décide aussitôt de la virer. Oui, oui, Bailey perd son job une fois de plus. Cette fois, elle décide de ne pas se laisser faire et rentre dans le lard de Catherine, pour mieux que la dispute se termine par… Bailey lui foutant une baffe. C’est un début de saison surprenant et c’est plus énervant encore que ce ne soit finalement qu’un rêve de Bailey. Enfin, un cauchemar. Et bim, on nous ramène Ben. Super.

Il n’est pas évident de reprendre sa carrière de médecin apparemment. Pour l’instant, il se contente d’être un volontaire pour la clinique gérée par Bailey. Oui, oui, elle a repris la clinique et bosse désormais juste à côté de l’hôpital, sans pouvoir y opérer pour autant. C’est un début de saison plutôt original, j’imagine.

Pendant ce temps, Jo est désormais enceinte, mais elle ne le dit toujours pas à Lincoln. Il faut dire qu’avec la moitié de l’hôpital qui s’est fait virer, elle a eu autre chose à penser. Le pessimisme de Lincoln sur le futur du monde ne doit pas trop lui simplifier la vie non plus. En ce début d’épisode, une manifestation coince le pont que prenne les médecins pour se rendre à l’hôpital. Lincoln soutient à fond cette manif écolo, quand Jo a plus de mal à en voir l’utilité. Ce n’est pas un retour hyper passionnant pour ces personnages, franchement.

Quelques voitures, les internes sont également coincés par la manifestation. Si Mika (toujours là, ouf) est énervée d’être en retard, elle en profite pour parler avec Kwan et Simone de Lucas. Celui-ci s’est vu offrir un job à Chicago et doit répondre au cours de la journée de ce début de saison à cette offre d’emploi. Le perdre serait dur pour la série, je trouve, j’aime beaucoup ce qu’il a apporté. Qu’on se débarrasse de Simone plutôt.

Le plafond & le mur

Une fois à l’hôpital, Mika flirte l’air de rien avec Jules, une intrigue dont j’avais tout oublié (j’ai honte), et rencontre en même temps que les autres sa nouvelle supérieure. Kali Rocha ?! Mais ? Je n’avais pas vu passer l’annonce de casting et je dois dire que je suis bien heureux de retrouver le personnage de Sydney Heron. J’aime beaucoup cette actrice et son personnage toujours de bonne humeur était vraiment un personnage que j’appréciais dans les premières saisons de la série.

Ce retour sort d’absolument nulle part, mais ce n’est pas la première fois que Grey’s nous fait le coup après tout. Voilà donc que Sydney reprend sa carrière à Seattle : elle est toujours de trop bonne humeur. Cela ne plaît pas aux internes, mais bon, je suis content.

Il y en a une autre qui n’est pas ravie de sa remplaçante : Bailey. Elle découvre que Sydney est de retour, essaie de la fuir de manière comique et est bien mise face à son échec : Sydney continue d’opérer quand Bailey doit se contenter de la clinique. Voilà Bailey qui recommence à ruminer toute la journée. Eh, ce n’est pas un retour réussi si c’est pour la revoir comme ça. La bonne humeur de Sydney fait plus de bien que les plaintes constantes de Bailey, non ?

Pour en revenir aux internes, Mika et Simone se retrouvent à bosser ensemble sur le cas d’une mère hippie complètement perchée qui n’hésite pas à s’enfuir par le plafond des toilettes pour échapper aux flics. Rien que ça. C’est l’occasion pour les internes de découvrir que leur nouvelle boss est un exemple de zen-attitude un brin flippant : elle ne les engueule pas d’avoir perdu la patiente. Au contraire, même, elle gère la situation avec le sourire et quelques blagues. La série a beau vouloir minimiser l’attitude toxique de ses personnages, moi je trouve ça bien plus mature et pratique comme manière de gérer le stress, hein. On devrait tous prendre exemple sur Sydney.

Bien sûr, c’est Bailey qui finit par être la plus utile dans l’intrigue de la patiente disparue par le plafond. Elle la retrouve alors que Simone se permet de lui faire la leçon sur le fait qu’elle devrait s’inquiéter davantage pour ses internes et pour le sort de l’hôpital, même si on l’a virée. La patiente, Wanda, est alors coincée dans un mur. Bien vite, tous les internes se retrouvent autour de Bailey qui prend le commandement des opérations pour venir en aide à la patiente. Du Grey’s on ne peut plus classique.

Seulement voilà, Sydney finit par reprendre la main quand il est question d’aller au bloc opératoire. Bien sûr. La patiente survit, tout est bien qui finit bien. Même que tout ça fait prendre conscience à Mika qu’elle ne veut pas rester coincée dans un mur elle aussi. Métaphoriquement. Cela termine par un baiser échangé avec Jules. Rien que ça. Wow. C’est un couple que je n’ai pas vu venir, mais elles envoient du pâté avec ce premier baiser !

Le doigt

En parallèle, on découvre que Richard ne veut plus opérer et se débrouille comme il peut dans un hôpital débarrassé de tous ses potes. Il n’a pas trop le choix de faire face aux soins médicaux, cela dit, surtout quand une voiture débarque avec un homme coincé à travers le pare-brise après s’être fait renverser. Cela me va bien, ça le fait bosser avec Ndugu en plus – et c’est bien son ex gendre qui force pour que Richard revienne au bloc avec lui parce qu’ils ont besoin du plus de mains possibles.

Ou pas. Ils envoient Lucas chercher le doigt perdu du patient, ce qui permet une scène où il croise à Kwan. La compétition entre ces deux personnages a toujours existé, mais c’est assez insupportable qu’ils soient toujours coincés là-dedans. En plus, tout ça ne doit pas donner pas envie de rester à Lucas. Après avoir cherché un doigt une bonne partie de la journée, il doit ensuite aider à trouver la patiente disparue dans le toit de l’hôpital. Vraiment, une blle journée pour lui.

Ceci dit, Kwan babysitte un gamin qui a pris le volant sans autorisation et s’est retrouvé impliqué dans l’accident. Ce n’est pas tellement mieux. C’est finalement lui qui retrouve le doigt manquant, d’ailleurs : il est dans le pull de l’adolescent. Tout va bien. Il décide de le retourner à Lucas pour qu’il puisse l’amener au bloc, mais c’est déjà trop tard. Au bloc, d’ailleurs, on en profite pour voir Richard reprendre confiance en lui et Levi douter de plus en plus de sa carrière.

Il en parlait comme il pouvait avec Jo le matin même, même si elle était plus préoccupée par ses propres problèmes et envies de vomir. Il en parle ensuite avec Richard, puis avec Linc. Et clairement, Levi déconne en disant à Linc qu’il sera un bon père. Sérieusement ! Bref. Levi hésite sur sa carrière, mais je veux bien le voir rester en pédiatrie moi. D’ailleurs, où est passée la nouvelle ? Elle en a marre de coucher avec Ndugu déjà ?

Levi termine chez Joe à expliquer à Jo qu’elle doit absolument dire la vérité à Linc avant qu’il ne gaffe, puis va draguer un figurant (OK ?). Et hop, Linc devine enfin que Jo est enceinte. C’est une soirée mouvementée pour les personnages : Lucas décide aussi de rester à Seattle finalement, et il le fait en partie pour Simone qu’il décide d’embrasser à nouveau. Tss.

Meredith

C’est le premier épisode de la saison, alors la série se rappelle de la présence de Meredith. Elle bosse toujours avec Amelia qui est là pour lui sauver les fesses heureusement : elle s’arrange pour éviter que Mer finisse en prison. Catherine leur envoie toute son équipe juridique en pleine face, donc bon, c’est plus que nécessaire. Meredith refuse de prendre un avocat alors que Catherine lui bloque tous les financements possibles par voie légale.

Catherine ? Elle est toujours aussi insupportable, mais elle marque des points quand on me rappelle qu’elle a viré Owen et Teddy. Le fait qu’elle vire aussi Amelia, Meredith et Miranda, c’est toutefois pas terrible. Jackson est un peu dépassé par sa mère, mais il l’est aussi par l’attitude de Meredith qui le ghoste. Oui, oui, vous avez bien lu, Jackson est de retour dans la série. En vrai, je trouve ça sympa comme manière de gérer les choses : les anciens peuvent revenir de temps en temps et ça ressemble un peu à la vie. La série profite de lui pour nous expliquer ce qu’il s’est passé dans l’entre saison : Catherine n’a gardé les internes que parce qu’ils lui permettent d’avoir une aide financière de l’Etat et qu’elle a besoin de la thune, par exemple ; et elle compte bien voir son nom posé sur les recherches de Mer parce qu’elles sont excellentes et qu’elle ne peut laisser passer ça.

Allez, Jackson débarque donc dans le bureau de Mer et d’Amelia pour négocier la paix entre sa pote et sa mère. Ils sont tous de la même famille après tout, mais une famille avec plein d’histoires d’argent. Le problème, c’est que d’après lui, Meredith devrait s’excuser auprès de Catherine pour calmer le jeu. Ce n’est pas gagné.

Elle n’en a pas l’intention, ce qui n’empêche pas Mer de faire face à Catherine quand même. Cette dernière en profite pour s’effondrer avec le plus mauvais timing. On découvre ainsi que le cancer est plus invasif que prévu et qu’elle refuse toujours les soins. Elle est insupportable. Cela dit, le fait qu’elle demande à Meredith de ne rien dire à Richard ou Jackson en lui faisant du chantage sur le job de toute sa famille n’arrange pas non plus son cas, hein.

Pourtant, Meredith accepte une fois de plus le deal de Catherine. Ainsi, Amelia peut reprendre son poste à Seattle. Reste à savoir ce que fera exactement Meredith et à voir si Bailey réussira à regagner son poste comme elle compte le faire en toute fin d’épisode. Eh oui, évidemment. Pas sûr que Sydney reste bien longtemps.

Oh, et autrement, j’avais totalement l’intrigue sur l’ex de Kwan, mais elle a fini par le reconnaître et vient le confronter en fin d’épisode. Cela devrait être intéressant à suivre. Sinon, il faut que je l’écrive car je doute que ça dure mais… QUEL BONHEUR TOUT UN ÉPISODE DE REPRISE SANS OWEN !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Agatha All-Along – S01E03 – Through Many Miles Of Tricks and Trials – 18/20

J’aurais envie d’y mettre 20, mais il faut que je sois un peu cohérent parce que même si j’adore les personnages et le ton de la série, qui mêle ses mystères incompréhensibles liés à sa propre mythologie avec un humour décalé, je dois bien reconnaître que l’intrigue me laisse plus perplexe. On sent que cet épisode est une étape, sans savoir exactement quel est le but final. Bon, donc, j’adore, mais je suis perdu. Bien sûr que c’est le but, mais tout de même, je me pose des questions et ça joue sur la qualité globale. Allez, je ne bouderai pas mon plaisir quand même !

Spoilers

Les sorcières marchent sur la route, qui souhaite les tester.


It’s exactly how I pictured it.

Comment ça 39 minutes dont générique ? Disney + nous refait une Disney + et c’est frustrant. En même temps, ça me permet de trouver facilement le temps pour le voir, et ça, c’est pas mal. Tiens, en parlant de Disney +, je retente de regarder un épisode sur la plateforme. Ils ont intérêt à ne pas me bombarder de pubs pendant l’épisode s’ils tiennent à mon abonnement. Voilà, c’est dit. C’est quand même mieux de regarder sur la plateforme après tout, pour espérer une saison 2. Lol, je déconne, c’est une série de la nouvelle génération Marvel, ça n’existe pas les saisons 2.

La route

L’épisode commence donc sur la route des sorcières où les réactions des personnages sont assez cohérentes avec le peu qu’on savait d’eux : l’Ado est ravi et passionné par ce qu’il voit, Sharon se déclare kidnappée, Jen s’inquiète de ce qui les pourchasse et toutes les sorcières se retrouvent sans pouvoir et totalement perdues. J’aime bien ce côté mystérieux pour la série. C’est inévitablement ce qu’on attend d’une série de sorcières non ?

Le problème, c’est que c’est un peut-être un peu trop exagéré : les sorcières ne savent pas à quoi elles feront face, alors qu’Agatha est déjà venue sur la route en théorie. Contre toute attente, Sharon décide aussi de s’éclipser discrètement (faut dire que tout le monde continue de l’appeler Mrs Hart la pauvre) alors que les sorcières découvrent le sort jeté sur l’Ado, l’empêchant de parler de lui.

L’épisode commence grâce à ce petit écart de Sharon, cependant. Elle s’assoit sur le bas-côté pour mieux découvrir que son sac est englouti par la boue. Elle veut le récupérer, manque de mourir, est finalement sauvée par les sorcières. « Stray not from the road ». Tout était dans la chanson de la semaine dernière : les sorcières vont être confrontées à leur plus grande peur tout en cherchant à résoudre des mystères.

C’est une série de personnages plus que de sorcellerie. J’ai hâte d’apprendre à connaître chacun d’entre eux. Pour l’instant, l’Ado est celui qui m’intrigue le plus et Sharon celle qui me fait le plus délirer : elle est incroyable et me fait rire à chaque réplique. Nous suivons donc les sorcières alors qu’elles découvrent une maison de bord de plage le long de la route.

La maison

Si Sharon veut être polie, sonner à la porte ou s’essuyer les pieds, Agatha a plutôt envie de surprendre les propriétaires. C’est top de voir qu’Agatha apporte toujours autant d’humour à son jeu. L’actrice s’éclate, tout simplement, et elle nous éclate nous aussi avec. Le problème, c’est qu’une fois dans la maison, elle veut fausser compagnie à ses nouvelles amies et ne le peut pas : la maison est grandiose, mais n’a aucune poignée pour en sortir.

Oui, la maison est grandiose. Sharon passe enfin un bon moment, tous sont relookés de manière assez incroyable (l’Ado est superbe, Alice s’inquiète pour ses amulettes) mais la série continue surtout vers un nouveau mystère. Il s’agit du début du premier procès (il y en aura un par sorcière), qui commence par une devinette. La solution ? Le vin, évidemment. Sharon se fait plaisir à vider une bouteille – même si elle accepte de la partager un peu (mais pas avec l’Ado).

Le temps que ça se fasse, on a le temps de découvrir qu’Agatha a échangé son fils contre le Dark Hold lors de sa première visite de la Route. Soit. Cela donne une identité possible pour l’Ado, mais ce serait trop simple. La série joue vraiment la carte du mystère saupoudré d’humour, et ça marche sur moi. L’étape suivante voit donc les sorcières être boursouflées et ne pas se rendre compte, une fois de plus, qu’Agatha se joue d’elles et essaie de ne pas boire le vin.

La chirurgie esthétique foirée était marrante à voir, les réactions d’Agatha m’explosent de rire à chaque fois (bon, OK, j’exagère, ça me fait sourire on va dire) et l’épisode avance vite, par manque de temps. Ainsi, les sorcières finissent par se rendre compte qu’Agatha ne boit pas le vin, parce qu’il est ensorcelé et se remplit de lui-même dans les verres tant qu’elle ne le boit pas. Dommage pour elle.

Si elle n’a pas envie de boire, elle est donc forcée de le faire – Agatha décide d’empêcher l’Ado de boire. C’est surprenant. Se pourrait-il qu’il soit son fils finalement, ou qu’au moins elle suppose qu’il le soit ? C’est étonnant de voir Agatha faire tout ce qu’elle peut pour sauver l’Ado du poison. Si elle boit et subit elle aussi la chirurgie esthétique foirée, il n’empêche qu’elles sont désormais toutes empoisonnées.

L’antidote

Il faut alors trouver une solution pour contrer le poison. C’est Jen qui est la sorcière censée être capable de mettre au point un antidote, mais ce n’est pas si évident que ça : elle a besoin d’ingrédients qui forcent les personnages à se séparer. Chacune peut alors se prendre des hallucinations dans la face. Alors qu’Agatha a un sursis et cherche du pétrole jusque dans les produits bio de Jen, Alice a ainsi la révélation que sa mère se serait suicidé après le décès de sa propre mère parce qu’elle était incapable de la protéger. Jen, elle, manque d’être noyée par un homme qui la critique en tant que femme, tandis que Lilia suit une étrange femme digne du XVIIe siècle jusqu’à une sorte de fantôme flippant. Halloween. C’est une série d’Halloween.

Dans tout ça, j’en oublie qu’elles sont aussi chronométrées depuis la première gorgée de vin. Elles aussi, apparemment, mais le chrono se rappelle à leur bon souvenir quand une des vitres de la maison commence à se fissurer et qu’elle révèle de l’eau de mer. Elles seraient donc sous la mer ? Gênant comme tout.

Heureusement, les hallucinations s’arrêtent et l’Ado ne subit pas du tout les effets du vin empoisonné, puisqu’il n’a pas bu de ce poison que Jen décrit comme de l’Alose vengeresse. Allez savoir ce que c’est exactement. Ce qui compte, c’est que les sorcières parviennent à mettre au point un antidote.

Jen donne toutes les indications pour y parvenir. Agatha manque de tout faire foirer en ayant sa propre hallucination terrifiante où les cris d’un bébé la mène au Dark Hold. Bien sûr, Jen oublie de parler d’un ingrédient, mais un petit discours d’Agatha la remotive finalement et lui met les idées en place : elles ont besoin du sang de quelqu’un qi n’est pas empoisonné. Heureusement que l’Ado est là finalement. Bon, elles oublient un temps de sauver Sharon mais s’en occupent finalement, pile à temps. Le timer sonne la fin du décompte tout de même.

Le retour

Moi, j’étais dégoûté de sentir qu’on se rapprochait de la fin de l’épisode. J’aime beaucoup l’ambiance de la série et ses personnages, mais pas tellement l’intrigue : du coup, j’avais envie de rester dans l’univers plus longtemps pour en arriver à quelque chose de mieux. Ce ne sera pas le cas. Il reste bien sûr à se sauver de cette maison sous la mer, et cela se fait en passant par le four. Cela ajoute évidemment un peu d’humour aux derniers instants de l’épisode.

Toutes finissent par passer par le four, y compris Agatha qui accepte d’aider à transporter Sharon. Malheureusement, cela signifie aussi qu’elles reviennent à la case départ : tous les personnages se retrouvent donc sur la route des sorcières à nouveau. Elles ont passé le premier procès, cependant, et sont toutes en vie. C’est du moins ce qu’on croit, jusqu’à ce que l’Ado parle à nouveau.

Comment ça Sharon est morte ? Est-ce qu’elles auraient dû lui faire boire plus vite l’antidote ? Je suis un peu dégoûté si elle ne ressuscite pas d’une manière ou d’une autre par la suite. Certes, Agatha m’a fait rire en demandant qui était Sharon, mais je suis un peu dég tout de même de sa mort. Heureusement, le générique de fin est incroyable une fois de plus. J’adore les chansons choisies, j’adore le visuel sur les sorcières. Et je me demande si l’Ado est vraiment un gentil. C’est trop suspect cette mort de Sharon. Elle avait tellement rien demandé la pauvre !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Les Anneaux de Pouvoir – S02E07 – Doomed to Die – 19/20

Quel épisode de fou. Plus d’une fois, j’ai regretté de ne pas le voir au cinéma tellement tout ça a désormais des allures de film grand écran. Le budget est toujours là, les deux ans d’attente sont récompensés et la saison est une vraie réussite rien que parce qu’elle a pu mener à un épisode si bien maîtrisé d’un bout à l’autre – écriture, effets spéciaux, acteurs. C’est vraiment chouette. Et énervant par certains aspects, mais le bon énervement.

Spoilers

Le siège d’Eregion commence.


There is a dearth of Elven heroes this night. It would be a pity to lose another.

Quoi de mieux pour bien commencer le week-end qu’un rattrapage en bonne et due forme d’un nouvel épisode de cette saison 2 ? En plus, j’attends beaucoup de celui-ci, parce que tout est en place pour que ça pète un bon coup et que ce soit dingue à suivre : Sauron a eu ce qu’il voulait, l’épisode précédent s’est fini par la promesse d’une guerre.

Celebrimbor

Aussi, le début de cet épisode est doublement étonnant : on nous dispense du générique et on suit Celebrimbor boire son thé en paix. Moi aussi pour la peine. Dans la paix totale d’Eregion, il nous forge des anneaux supplémentaires pour les hommes. Il y en a bien neuf, comme prévu… et il ne se doute pas un instant de la guerre qui fait rage à ses portes. Il est puissant ce Sauron tout de même.

Puissant, oui, mais pas tout-puissant non plus : Celebrimbor voit bien qu’il y a des détails qui déraillent. Il manque une pierre à son marteau, le reflet dans le miroir le reflète tel qu’il est vraiment… mais bon, il se laisse amadouer tout de même par Annatar. Il lui promet des anneaux, mais joue la montre tout de même. On sait qu’ils sont au complet, mais Sauron pense que non.

Pourtant, pour lui, le temps presse : Adar assiège la ville et la Forge. Si officiellement Sauron continue de dire que Celebrimbor ne veut pas contre-attaquer, il se rend compte que pour gagner du temps, il n’a pas le choix : il faut bien contre-attaquer. Sauron prend donc le commandement d’Eregion, s’attire les yeux doux de Mirdania de Celebrimbor et se prépare à un siège qui tourne mal. Il comprend vite le problème : Adar détourne finalement les catapultes vers les montagnes proches. Sa stratégie est évidente : bloquer la rivière qui protège la ville.

Ce faisant, il provoque un barrage qui affaiblit considérablement Eregion. Même Arondir est déprimé par ce qu’il voit, mais Celebrimbor continue de ne rien savoir. Il se doute tout de même de quelque chose, marquant ses bougies et observant une souris qui fait tout le temps le même trajet, en boucle, mais bon, le temps presse en vrai. Celebrimbor finit par confronter Annatar sur ce schéma qui se répète et les bougies qui ne se consument pas. Il est loin d’être aussi apaisé que prévu, et ça ne fait qu’empirer quand il brise un carreau et entend soudainement les cris de la ville en flammes.

Son paradis sympathique se brise en même temps que la vitre : Celebrimbor découvre soudainement qu’il a raté le siège. Les orques sont en effet en train de traverser la rivière et de se rapprocher dangereusement de la ville, malgré les excellents archers côté elfes. En vrai, comme en saison 1, cet épisode a un vrai look de film. La bataille n’a rien à envier aux productions grand écran (enfin, si, justement : le grand écran ; ça manque un peu).

Sauron libère donc Celebrimbor de son emprise, permettant au forgeron de découvrir avec horreur le champ de bataille devant lui et son stock de mithril… qui est en fait le sang de Sauron. Oui, ça y est, ENFIN, Celebrimbor a compris avoir affaire à Sauron. C’est terrible. En plus, il n’a le temps de prévenir personne qu’il se fait déjà assommé par un boulet de canon. Sympa cette bataille.

Si Celebrimbor fait tout pour prévenir les autres de ce qu’il s’est passé, il n’est pas bien convaincant quand il débarque comme un fou auprès de Mirdania pour lui dire qu’il était dans une prison de l’esprit. Sauron est bien trop fort pour lui : il s’est assuré pendant tout ce temps d’avoir la confiance totale de tous les elfes d’Eregion.

Celebrimbor peut bien dire tout ce qu’il veut, c’est peine perdue : Sauron utilise ses pouvoirs pour montrer à tous qu’il a du sang rouge, pas noir comme l’affirme le forgeron, mais aussi pour faire en sorte que Celembrimbor pousse Mirdania du haut de la muraille vers une fin atroce. La pauvre tombe donc pour mieux se faire abattre à coup de hache par un orque. C’est terrible. Je suis vraiment triste pour elle, même si je n’aimais que moyennement son personnage : c’est vraiment une fin horrible. Elle ne saura rien de la véritable cause de sa mort. Sauron l’aura manipulée pour mieux s’en débarrassée après l’avoir séduite pendant deux épisodes. Dur.

En tout cas, ça force Celebrimbor à travailler à nouveau avec Sauron, l’occasion pour le Forgeron de se rendre compte que Sauron ment tellement bien qu’il arrive à se convaincre et s’illusionner lui-même. Il profite d’un instant d’inattention de Sauron pour brûler les neuf anneaux – comme si. Cela ne fonctionne pas et force Celebrimbor a récupérer les anneaux. Pris de désespoir et forcé de s’enfuir pour échapper à Sauron, il doit alors se débarrasser de ses menottes. La seule solution qu’il trouve est de… se couper le pouce. Et bon appétit.

Malheureusement pour lui, il se fait assommer une deuxième fois par un boulet de canon et est récupéré par des elfes qui le pensent fous.

Elrond

Pendant ce temps, du côté des nains, le roi continue de vouloir reprendre la mine. Tant pis pour son fils et sa belle-fille : il sait ce qu’il veut, et c’est creuser. De manière inattendue, le chef de l’armée change alors de camp : il décide d’expliquer à Durin et Dina qu’il est désormais dans le même camp qu’eux. Si ça fait plaisir à Durin ce n’est rien par rapport à la bonne nouvelle qui suit : Elrond souhaite lui parler.

L’elfe bannit des terres des nains débarque en effet dans la montagne pour parler à son vieil ami, dont il découvre le plan de détrôner son père. Le timing ne l’arrange pas vraiment : Elrond aurait bien besoin de l’aide des nains pour renforcer les rangs de l’armée allant vers Eregion.

Il débarque juste après la mort de Mirdania et emmène toute une armée d’elfes pour s’en prendre aux orques. Il arrête toutefois de charger ses ennemis quand il découvre que Galadriel est prisonnière et menacée de mort par Adar en cas d’attaque. En vrai… Une vie pour toute une ville, et une guerre ? Eh, il aurait mieux fait de continuer de charger.

C’est justement ce que lui dit Galadriel quand Elrond prend le temps de s’attabler avec le chef des orques. En effet, Adar veut passer un marché avec Elrond : c’est facile de le deviner, ce qu’il veut, c’est l’anneau. Et en échange, il lui rend Galadriel. Adar insistant sur le fait qu’il a une armée plus grosse et plus de compétences qu’Elrond en stratégie militaire, le marché paraît alléchant. Seulement voilà, c’est mal connaître Elrond. Il fait le choix de sacrifier Galadriel, évidemment.

Il demande tout de même à dire adieu à Galadriel, qui accepte totalement le sacrifice et souhaite voir les elfes victorieux. Elrond nous fait alors le coup de la diversion en embrassant Galadriel… pour mieux lui donner quelque chose. Je m’attendais vraiment à ce que ce soit l’anneau, mais c’est en fait juste la broche qu’on venait de le voir retirer de son épaule. C’est très malin, tout ça. Il fallait bien lui laisser l’occasion de se sauver.

Elrond la quitte ensuite pour assurer à son second qu’ils sortiront victorieux de tout ça. Il sait que les nains vont venir leur prêter main forte. Le prince Durin est en effet en train de faire un discours pour motiver ses troupes au même moment, en leur expliquant le plan de Sauron : il joue sur leur cupidité pour les distraire des combats. À nouveau, ça donne envie de voir tout ça sur grand écran, surtout que les combats reprennent dans la forêt autour d’Eregion. Elfes et orques s’entretuent dans de jolies scènes de bataille – et Elrond s’énerve quand on égorge son cheval. Pauvre cheval – sa mort m’a provoqué la même réaction que celle de Mirdania, tout de même. Pauvre Mirdania, je ne la respecte pas. Elrond venge son cheval bien mieux que Mirdania ne le sera jamais, en plus.

Dans la bataille, on suit également une elfe asiatique, Rian. C’est chouette pour la représentation, je ne dis pas, mais ça aurait été cool de lui donner une réplique ou d’en faire un personnage pour de vrai. Entre ça et Mirdania qui se fait tuer bêtement, la série n’arrive pas à me convaincre tout à fait côté féminisme. OK, Rian a un prénom et quelques lignes de dialogues un peu après, mais elle se prend quinze flèches d’un coup dix secondes après. OK, super, elle est méga héroïque, se relève et lance LA flèche enflammée qui provoque une explosion de dingue dégommant plein d’elfes ; mais je suis vraiment énervé. C’est un personnage qui aurait pu être tellement intéressant, en vrai.

Galadriel

Par conséquent, Elrond fait de sacrés dégâts parmi les troupes d’Adar. Celui-ci perd peu à peu la confiance de ses troupes : il est censé les aimer, mais il les laisse se faire descendre. Eh, franchement, nous faire des scènes d’émotions de la part des orques, c’est inattendu cette série. Pour autant, j’aime bien ce que ça donne (enfin tant que la série n’en fait pas des caisses non plus comme avec la cérémonie d’incinération).

Adar s’en tire par un discours malhabile, juste avant de découvrir que Galadriel a pu s’échapper grâce à Elrond. Celle-ci est encore dans le camp, cherchant à dissimuler son visage comme elle peut dans des habits d’Orque. Elle est maligne, tout de même. Il lui faut tout de même l’aide inattendue d’Arondir pour avoir la vie sauve, hein. On pourrait croire qu’elle serait reconnaissante et ferait tout ce qu’il veut ensuite, mais non. Elle le détourne aussitôt de sa mission de se venger d’Adar, lui assurant qu’ils ont besoin d’héros comme lui. Franchement, c’est pas cool. La réplique est géniale, mais elle est vraiment égoïste, non ?

Bon peut-être qu’elle a raison. Elle débarque pile à temps à Eregion pour arrêter les elfes qui s’en prennent à Celebrimbor et lui assurent qu’il devrait rester dans sa tour. C’est chouette de sa part : elle a encore assez d’autorité pour convaincre tout le monde que Celebrimbor n’est pas fou – peut-être un peu trop vite d’ailleurs. Tout aussi vite (on a que huit épisodes après tout), Galadriel découvre donc le plan de Sauron et les neuf anneaux.

Elle veut aussitôt que Celebrimbor parte de la ville avec les anneaux, mais le forgeron regrette trop de s’être laissé manipuler par Annatar. Il avoue avoir toujours su qu’il avait affaire à Sauron au fond de lui et confie les neuf anneaux à Galadriel. Le but de celle-ci est donc de quitter à nouveau la ville et de s’enfuir le plus loin possible, tout en sauvant un max de gens. Namarie.

Celebrimbor, au contraire, reste un peu plus longtemps et a désormais pour rôle de retenir Sauron le plus longtemps possible. Du moins, c’est ce que j’en avais compris. Ces abrutis d’elfes prennent finalement la décision de confronter directement Sauron et de l’arrêter comme un vulgaire criminel. Ce n’est pas ce qu’il est : Sauron révèle une fois de plus l’étendue de ses pouvoirs. Je suis énervé. Celebrimbor est vraiment un abruti fini à ce stade : il regarde Sauron faire s’entretuer tous les gardes et se retrouve seul face à lui. Un cliffhanger un brin énervant (mais ce n’est rien par rapport à plein d’autres scènes).

Adar

Dans tout ça, Arondir a eu la bonne idée d’écouter Galadriel et de venir en Eregion pour aider les elfes à protéger la cité. Il fait bien : c’est depuis la muraille qu’il découvre qu’Adar a pris la décision de faire appel à un troll, rien que ça. Le géant débarque donc sur le champ de batailles et représente une vraie menace. Il ne doit absolument pas atteindre la muraille de la ville.

Tous les elfes présents font leur possible pour défendre la ville. J’ai beaucoup aimé la scène, d’autant qu’elle permet à Arondir d’avoir enfin une scène avec Elrond. En effet, les deux se croisent sur le chemin du troll. Les flèches d’Arondir ne lui font pas grand-chose, le piège tendu par Elrond ne fonctionne que partiellement, mais eh… Le Roi lui-même débarque alors pour les aider à venir au bout du Troll. C’était très chouette à voir comme scène. L’union des trois elfes permet certes de se débarrasser de cet ennemi redoutable, mais les orques ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Adar lance donc un nouvel assaut ensuite, et c’est celui qui sera le plus douloureux à suivre.

Le jour se lève et les nouvelles ne sont pas bonnes. Il ne reste pas beaucoup d’elfes. Certes, Elrond compte sur les nains, mais ceux-ci n’arrivent pas. À la place, c’est le second d’Elrond qui débarque pour lui annoncer que Khazad-Dûm vient de fermer ses portes. En effet, le prince Durin revient sur sa promesse, bien forcé : son père a pété un câble, s’en est pris à l’armée, à tué des nains et est retourné creuser. Dina était donc en danger, et toute la montagne avec. Durin fait le choix de sauver sa maison plutôt que son pote.

Cela peut se comprendre, mais la fin de cet épisode est ainsi teintée de désespoir : Arondir se fait transpercer par Adar (ils ne viennent quand même pas de le tuer là ?), le roi aussi, puis Elrond… a la vie sauve, mais uniquement parce qu’Adar préfère lui arracher l’anneau de Galadriel. Ouais, vraiment, c’est la merde. Et en plus, je suis sûr qu’on va rester coincé dans ces intrigues pour retourner auprès de Nori, Poppy et l’Etranger. Flemme. Allez, Isildur me manque après tout.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer