Supergirl – S03E11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 11 de la troisième saison de Supergirl.

11.jpgÉpisode 11 – Fort Rozz – 18/20
So that’s your kryptonian Alcatraz?

Me revoici devant Supergirl cette semaine et j’ai l’impression que ça fait des mois que je n’ai pas vu un épisode, allez savoir pourquoi.

L’épisode de cette semaine commence plutôt gentiment avec une Alex toujours plâtrée. C’est vrai qu’avec la médecine du futur pour se soigner, c’est logique qu’elle soit encore coincée. Cela permet à Alex de se proposer comme babysitter de Ruby. Faut bien que quelqu’un s’en occupe pendant que Reign fait n’importe quoi aussi ; et puis, c’est dans la logique de la rupture avec Maggie de la voir jouer les mamans de substitution.

Très franchement, j’ai noté cette phrase dans mes notes avant même de voir la suite de l’épisode où Maggie surgit de nulle part en envoyant un SMS à Alex pour qu’elle lui envoie par la poste son passeport car elle quitte la ville. Non mais sérieux.

Le fait qu’elle veut récupérer son passeport est sympathique, mais personne n’a pensé à payer l’actrice en revanche, pas même pour une photo de passeport. C’est sympa, ça, dis-donc. Bon, le casting de la série est large, c’est sûr que c’est compliqué de payer tout le monde. Du coup, Maggie demande à ce que son passeport lui soit envoyé par la poste, comme ça elle est là sans avoir besoin que l’actrice soit là (elle est occupée à on ne sait quoi).

Histoire d’occuper cette sous-intrigue de l’épisode, Ruby raconte ensuite qu’elle est persécutée par une fille à l’école, Erika. Alex décide donc de s’occuper de ça plutôt que de Maggie. C’était parfaitement inutile et tiré par les cheveux comme scène, mais très drôle à voir. Je ne suis pas là pour une comédie, mais bon, c’était efficace dans l’humour… juste parfaitement inutile pour la série.

Autant je trouvais l’épisode de rupture avec Maggie bâclé, autant je trouve que depuis, ils font du bon boulot avec. Certes, ça commence (déjà) à devenir longuet de voir Alex s’apitoyer sur son sort, mais ça a l’avantage de paraître bien plus crédible que la majorité des ruptures de séries que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’ici (et j’en ai vu un paquet).

Sam s’en va en voyage d’affaire important… en théorie. Le truc, c’est qu’elle est rapidement rattrapée par Reign, comme on s’en doutait. Elle est envoyée dans l’espace à la poursuite de Supergirl, avec pour mission d’arrêter son ennemie qui est à la poursuite d’information. Il faut peut-être que jexpliue cette partie de l’intrigue cela dit.

Au DEO, de nouvelles infos sur Reign sont disponibles : après avoir regardé la liste de prisonniers de Fort Rozz, Winn n’a découvert que deux prêtresses susceptibles d’avoir les infos qu’ils cherchent sur Reign, et une seule a le même logo qu’elle : Jindah. La bonne nouvelle, c’est que les infos sont probablement toujours dans Fort Rozz, la mauvaise, c’est que la prison est désormais en orbite de AZ336XB12. Ah, DC et ses noms si faciles à retenir.

C’est une mauvaise nouvelle car c’est une étoile bleue où Kara n’a pas de pouvoir et où les hommes ne peuvent survivre. Comme par hasard, cela force Supergirl a faire équipe avec Imra.

Comme c’est encore un peu juste comme équipe, Kara contacte… Livewire. Je suis heureux de la retrouver, mais c’est simple de nous dire qu’elle a gardé une surveillance accrue sur elle depuis le début. L’équipe est encore incomplète : Psi (de l’épisode 2 de cette saison) est également embauchée pour le job.

J’adore l’idée de base de cet épisode : une équipe 100% féminine, un voyage dans l’espace et définitivement une impression d’être en train de lire un comic.

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En plus, j’aimais bien Livewire et Psi comme méchantes, donc les voir faire le bien, ça devrait être cool… surtout que sur Terre, Winn sympathise avec Brainiac, ce qui est une excellente chose. En même temps, ce dernier est dépité de voir l’avancée de la technologie si en arrière par rapport à son temps, ce qui frustre Winn qui était persuadé de l’impressionner. Ce n’était absolument pas nécessaire, mais c’était marrant.

Les deux font équipe pour guider l’équipe dans l’espace et ça se passe à peu près bien. Les filles découvrent rapidement l’intérieur de Fort Rozz, où elles se font une première ennemie. Le combat qui s’ensuit voit Psi perdre le contrôle de ses pouvoirs (soi-disant) et s’attaquer à Imra. Du coup, elle récupère rapidement la couronne qui lui bride ses pouvoirs.

De retour dans le vaisseau, de nouvelles turbulences font prendre conscience à l’équipe qu’elles ont perdu le contact avec la Terre et, pire, que la prison et le vaisseau ne sont plus en orbite, mais se dirige droit vers l’étoile qui va les tuer.

C’est problématique et l’équipe se sépare donc, avec d’un côté Livewire et Supergirl en quête de Jindah (dont elles connaissent la localisation grâce à une prisonnière) et de l’autre Imra et Psi.

Sur Terre, Winn et Brainiac se disputent sur la manière de rétablir le contact. À la manière d’un combat astronaute/homme des cavernes, Brainiac refuse totalement d’écouter Winn et propose des solutions beaucoup trop complexe et impossible pour l’époque dans laquelle il se trouve ; alors que Winn trouve une solution permettant de rétablir le contact avec Imra, juste à temps pour découvrir que Reign est aussi présente dans l’espace. Oups. Imra décide donc de libéra Psi, de nouveau privée de ses pouvoirs depuis son dérapage en début d’épisode.

Pendant ce temps, Livewire se renseigne sur Imra, mais aussi sur Reign qu’elle veut tuer. C’était plutôt cool car cela montre rapidement que Leslie a beaucoup changé grâce à Supergirl (c’est ce qu’on appelle un avertissement sérieux sur la survie du personnage, ça). Elles sont toutefois rapidement séparées par une brume noire qui ne pouvait faire que ça, c’était obligée.

Dans la brume, Livewire frôle la mort mais en réchappe on ne sait trop comment grâce à ses pouvoirs (je dis ça parce qu’elle se promène quand même dans l’espace sans oxygène ou protection avant de rentrer dans le vaisseau hein). Pourtant, après autant de scènes consacrées à sa rédemption, je m’attendais à ce qu’elle y passe assez vite. J’allais juste un peu trop vite en besogne apparemment.

Si Livewire est attaquée, Supergirl a le droit à une petite visite express avec Jindah qui l’informe de l’existence d’autres Worldkillers. C’est problématique pour Reign qui débarque et les retrouve sans le moindre mal. Hop, c’en est déjà fini de Jindah qui allait encore en révéler trop sur le plan final de Reign, ce que cette dernière ne pouvait se permettre.

Bien sûr, Reign a encore ses pouvoirs malgré l’étoile bleue et elle s’en sert ensuite contre Supergirl, sauvée de justesse par une Livewire beaucoup trop gentille aujourd’hui décidément. Si elle s’épuise contre Reign, on sait bien qu’elle n’a aucune chance de gagner l’affrontement. Elle gagne néanmoins assez de temps pour que Psi les rejoigne. Leslie se sacrifie tout de même pour sauver une Kara suicidaire, qui voulait en fait se sacrifier pour Leslie. On tourne en rond.

Psi s’attaque à Reign, et c’est exactement ce que j’espérais voir en début d’épisode. Reign a ainsi le droit de voir Ruby l’appeler à l’aide, ce qui la perturbe assez pour que Sam prenne le dessus un quart de seconde et aperçoive Supergirl. Avec le masque toutefois, Kara ne reconnaît pas Sam et tout ça est vite évacué : Reign s’enfuit tel un pokémon sauvage et Leslie… meurt. Là, je suis dégoûté. J’avais bon espoir qu’elle reste et revienne encore pour quelques épisodes ; là, c’est juste beaucoup trop frustrant de la ramener juste pour ça. Au moins, ça permet à la série de faire monter les enjeux, on va dire, Reign tue des gens pour de vrai.

De retour sur Terre, Supergirl remercie Imra, mais aussi et surtout Psi, qu’elle récompense même avec une fenêtre. Grosse amélioration quoi. Kara a aussi le droit à une petite scène avec Mon-El, ce dernier voulant retrouver sa complicité avec la kryptonienne. Kara culpabilise de la mort de Leslie, qu’elle a amené dans l’espace et qu’elle n’a pas réussi à sauver malgré l’humanité qu’elle a sentie en Reign et que Psi a définitivement mise au jour.

Pour Mon-El, l’essentiel reste qu’elle a réussi à le faire avec Livewire (était-ce nécessaire de la tuer pour ça ?) et qu’elle a obtenu des infos sur ses deux prochains ennemis, Purity & Pestilence, deux autres Worldkillers. La série ne s’embête pas trop à les introduire de manière subtile avec un cliffhanger nous révélant le réveil de Julia, une femme tout à fait normale qui survit à un accident qui devrait lui être fatal. Restera à savoir s’il s’agit de Pureté ou de Pestilence.

Avant ce cliffhanger et en conclusion d’épisode, Alex et Ruby continuent de sympathiser, Alex envoyant même finalement son passeport à Maggie par la poste. Sam vient récupérer Ruby et c’est seulement maintenant qu’elle se rend compte qu’elle a perdu des heures de sa vie, et que ce n’est pas la première fois. Si le jeu de l’actrice ne m’a pas toujours convaincu par le passé, la scène a su me toucher cette fois et je trouve ça très cool qu’elle se confie à Alex. Elle n’a plus qu’à parler de ses super-pouvoirs maintenant, et quelqu’un fera peut-être le lien avec Reign.

Quant à Alex, je crois bien qu’elle va se retrouver mère (adoptive) plus vite que prévu une fois que Reign sera battue (allez, je parie sur un sacrifice de Sam pour sauver le monde).

L’épisode était vraiment sympa cette semaine, même si l’intrigue Alex/Ruby était presque en trop. J’adore Alex, hein, mais là, les scènes ne servaient vraiment à rien d’autre que combler un épisode qui s’en tirait très bien par lui-même. Quant à Cat, elle me manque toujours (plus que James lui aussi absent maintenant que j’y pense) mais les scénaristes ont prouvé qu’ils n’avaient pas forcément besoin d’elle pour affirmer le féminisme de la série.

Commencer à lire des comics

Salut les sériephiles !

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Suite à mon article de la semaine dernière sur les Comics & moi, j’ai remarqué que le sujet intéressait une partie d’entre vous. Les retours ont été nombreux dans les commentaires et comme je vous le disais, j’ai plein d’idées d’articles. Du coup, de la même manière que j’essaye de faire un « ce que c’est » chaque semaine, je me suis décidé à tenter de vous proposer un article sur les comics chaque semaine ; si possible, le samedi. Si possible, oui, car mon planning n’arrête pas bouleversé ; j’ai un article « 500 mots » que j’essaye d’écrire depuis une semaine et que je n’ai pas encore eu l’occasion de publier tellement ce mois de janvier est chargé en news !

Aujourd’hui, je voulais surtout répondre à une question qu’on me pose presque toujours quand je parle de ma lecture des comics : « Par où commencer ? ». Et d’ailleurs, ça s’est vérifié dans les commentaires de la semaine dernière. Très franchement, il n’y a pas de bonne réponse. Juste, ouvrez un comic et si jamais il vous plaît, vous serez plongés dedans et vous naviguerez facilement dans sa série. Mais encore ?

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Même sans connaître les comics, vous devez déjà avoir entendu parler et donc savoir qu’il existe deux grands groupes outre-Atlantique : Marvel et DC. Personnellement, je suis plongé jusqu’au cou dans les Marvel alors que les DC ne m’ont jamais attirés plus que ça (et ça vient d’un type qui est en train de se rattraper les séries DC avec l’Arrowverse, oui).

S’il est mieux de commencer une série de comics par un #1 (numéro 1, donc) ou même carrément par un volume 1 (= 5 ou 6 numéros compilés en un livre plus cher qu’un simple numéro, mais moins cher que l’ensemble des numéros réunis), ce n’est souvent pas obligatoire. En fait, un #1  n’est jamais tout à fait le début : les personnages évoluent tous dans le même univers, se croisent et se rencontrent ; il y aura forcément des références à tout ce passé, voire même à ce qu’il se passe ailleurs dans le monde. En effet, dans les comics Marvel comme les comics DC, il existe souvent plusieurs séries se déroulant en parallèle, avec des conséquences l’une sur l’autre (ou des paradoxes, d’ailleurs). Rassurez-vous, toutefois, les choses sont bien faites, il y a pas mal de résumés et de notes explicatives quand c’est le cas. Tout est fait pour qu’un nouveau lecteur y trouve son compte, sans pour autant déranger les lecteurs plus anciens.

Cette semaine, j’ai pris en cours de route les X-Men Gold (coucou Eva, tes Weekly Comics me manquent) au numéro 20 et comme je connais un peu les personnages (Tornade, Logan, Kitty…), je n’étais absolument pas perdu et j’en ai même eu pour mon argent vu le cliffhanger ! Pourquoi cette série-là ? Parce que j’adore le personnage de Nightcrawler (que vous connaissez peut-être sous le nom de Diablo) et qu’il fait partie de l’équipe. Si vous aimez un personnage (grâce aux films, séries ou dessins animés), trouvez une série dans laquelle il se trouve et commencez, c’est aussi simple que ça.

Enfin, une dernière parenthèse : il n’y a pas que Marvel et DC dans la vie. Il existe aussi d’autres maisons d’édition ; notamment certaines publiant des histoires indépendantes (je vous ai déjà parler de Locke & Key par exemple) ou des comics servant de suite et/ou d’inspiration à des séries télévisées par exemple. Là aussi, vous tenez une bonne porte d’entrée dans l’univers des comics avec ceux-ci, mais je vous en parlerai plus en détail la semaine prochaine (et la suivante, je pense) !

Supergirl – S03E10 Legion of Super-Heroes

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 10 de la troisième saison de Supergirl.

10 bonus.jpgÉpisode 10 – Legion of Super-Heroes – 17/20
People are dying, I have to wake up.

Nous y voilà ! Supergirl revient enfin après beaucoup trop de semaines d’attente et j’en suis ravi.

L’épisode commence par un réveil de Kara chez elle – ça sent bon le rêve. Cela est vite confirmé : Brainiac lui rend visite pour vérifier son état de santé. Brainiac ? Un allié de Mon-El, sorti de son sommeil éternel pour l’occasion. C’est un super-être, sorte d’ordinateur hyper-intelligent et capable d’aider Kara à sortir de son coma.

Et oui, Supergirl est dans le coma et sur le point de mourir, cela fait deux jours déjà qu’elle a perdu contre Reign. J’étais sceptique sur cet ordinateur/être du futur offert par Mon-El et sa femme, Imra, mais ça apporte finalement un bon humour à des scènes qui auraient autrement été longues.

Pendant ce temps, Reign n’a pas attaqué une fois en deux jours, mais les choses sont sur le point de changer car Sam phase quand elle voit une photo de Reign dans le journal. On notera la présence inutile de Ruby dans cet épisode, juste histoire de nous faire croire que Reign avait définitivement pris possession de Sam, mais en fait non. Il n’empêche que Reign prend de plus en plus le contrôle, donc je ne suis pas sûr que la compagnie de Lena survive longtemps à ce rythme. Mais bon, ce n’est évidemment pas le cœur de l’épisode.

En l’absence de Supergirl, le crime reprend de plus belle en ville. Heureusement, Reign s’en charge et rétablit la justice… sa justice : celle qui tue les méchants et qui tue ceux qui protègent les méchants, même si ce sont des policiers qui veulent les emprisonner. Cela nous change de Supergirl – et fait regretter que nous ne connaissions plus personne dans la police, hein.

Face à cette annonce de Reign, le DEO est sur les dents. Ils comptent sur l’aide de Mon-El, d’Imra et de Brainiac, puisque venant de futurs et ayant des pouvoirs, ils sont tout ce dont ils ont besoin. Ces derniers refusent toutefois d’intervenir, parce qu’ils sont en mission et ne peuvent interférer avec le passé. En plus, ils savent très bien que Supergirl va survivre et que Reign finira par dégager (génial le script qui joue sur lives/leaves et prend la tête – j’ai regardé ça sans sous-titres et les homonymes m’ont un peu fait buguer je dois dire). Personne ne songe à appeler Clark pour se confronter à Reign (alors qu’il est évoqué dans la conversation), mais bon, la série ne doit pas avoir les moyens financiers de le faire.

Alex contacte le gourou pour avoir des informations supplémentaires, mais c’est juste une scène fourre-tout qui permet de se rappeler son existence. Afin de piéger Reign, l’ensemble du DEO fait donc semblant de cambrioler une banque. C’est un bon plan… sur  le papier. En pratique, c’est un échec complet qui nous permet une jolie scène d’action où on tente de nous faire croire que Reign va se laisser avoir comme ça, alors qu’en fait non : elle met à terre Alex en lui brisant le tibia et résiste plutôt très bien à la Kryptonite. Se sentant piégée, elle décide finalement de s’enfuir alors que clairement, elle aurait pu tuer tout le monde sans trop de mal – parce que bon, ce n’est pas J’onn tout seul qui pouvait faire quoique ce soit contre elle. Bref, retour à la case départ pour le DEO qui envisage toutefois un petit shot de Kryptonite dans la jugulaire de Reign pour arranger les choses (merci Alex).

Finalement, Mon-El et sa femme décident malgré tout d’expliquer à Alex pourquoi ils ne peuvent intervenir : ils ont planqué une formule censée sauver une planète dans leur ADN. Ils doivent donc aller dans le futur à tout prix. Mouais. Bizarrement, c’est Imra qui finit par convaincre Mon-El d’agir pour aider ses amis et sauver la planète. C’est n’importe quoi, Brainiac ne veut pas trop le faire mais suit le mouvement quand même, et voilà.

Avant de parler du combat, parlons un peu de Lena et James, parce que, oui, les scénaristes ont enfin décidé de donner un rôle à James. Ainsi donc, la relation naissante de ces deux-là mènent à des moments gênants entre eux où l’amour est là sans l’être. En fait, je ne sais pas trop quel est leur problème ; c’est de l’eau de rose qui ne me passionne pas plus que ça (dit-il après avoir fait des paragraphes et des paragraphes sur Alex/Maggie… ouais, mais bon, James, je m’en fous un peu quoi).

Puisque James couvre l’absence de Kara – toujours dans le coma – en lui inventant une grippe, Lena décide de rendre une visite à sa meilleure amie pour l’aider à aller mieux. MOUAIS. Je suis un mauvais ami, je me tiens le plus éloigné possible des gens malades moi. Oups. J’onn est donc forcé de se faire passer pour Kara ayant la grippe. La bonne nouvelle, c’est que la fenêtre du loft de Kara est toujours ouverte pour une intrusion super-héroïque (n’empêche, avec le vis-à-vis qu’elle a, c’est impressionnant que personne ne sache qu’elle est Supergirl). Lena débarque et se confie à cette Kara sur sa relation sentimentale. J’onn s’avère être finalement un bon conseiller romantique. C’est un bon développement pour Lena de s’inquiéter de son nom de famille qui freine possible James. Je n’y avais pas songé, mais c’est vrai que c’est moyen un Olsen avec une Luthor.

James et Lena auront ensuite leur scène finale qui permet de les pousser dans une relation niaise digne de la série. Tiens, ça me fait penser que Winn n’a plus vu sa copine depuis une dizaine d’épisodes. Bon, ce n’est pas comme si elle me manquait cela dit. Voilà, voilà, c’était la parenthèse romantique de l’épisode ; J’onn peut retourner au DEO et nous à la critique de ce qu’il se passe d’intéressant dans l’épisode.

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Finalement, Reign s’attaque à la prison ; ce qui est un choix plutôt logique pour quelqu’un voulant rétablir sa justice meurtrière. Le problème, c’est qu’elle y tue tout le monde, y compris les gardiens. Tout le monde ? Non. Elle rencontre aussi le gourou, qu’elle décide de ne pas tuer, toute perturbée qu’elle est d’entendre résonner Bon Jovi dans la prison. Si, si.

J’onn n’a d’autres choix que de se rendre sur place pour défendre la prison, et il est seul puisque Alex n’a plus de tibia et que le reste du DEO fait uniquement office de figuration. Heureusement, maintenant que Mon El et sa sa femme ont changé d’avis, il obtient du renfort super-héroïque – et c’est ce qui donne son nom à l’épisode. En effet, dans une scène digne des Power Rangers, la légion de super-héros que constitue le trio Mon-El, Brainia et Imra, enfile ses bagues et part à l’attaque pour stopper Reign. Bien sûr, le combat est compliqué, même pour eux et les mène à une quasi-défaite, malgré le soutien musical de Bon Jovi, dont Mon-El était fan et qui est un des derniers résidus de l’histoire culturelle de la planète dans le futur. Hum, ça ne fait pas forcément rêver le futur.

Pendant tout ce temps, Kara est « torturée » dans son propre cerveau. Alors que tout indique qu’elle est prête à se réveiller, elle ne parvient pas à sortir de son loft. Cela indique clairement que la seule raison pour laquelle elle ne se réveille pas est qu’elle s’en empêche. Probablement par peur. Pourquoi pas, c’est assez classique comme intrigue pour une série de ce genre, mais ça fonctionne plutôt bien et Brainiac apporte de l’humour. Je pensais un temps que le problème de Kara serait qu’elle n’est pas en phase avec ses capacités de super-héroïne, mais elle utilise ses pouvoirs malgré tout.

Ce faisant, elle détruit une bonne partie de ses meubles et finit par comprendre d’elle-même qu’il y a quelque chose qu’elle doit voir dans l’appartement. Tout est en fait lié à l’épisode précédent où Alex lui a dit d’oublier Kara pour être une alien sans merci. Il nous faut donc supporter une scène où Kara fait un quasi-monologue sur le chat qu’elle avait recueilli étant petite – et j’aurais dû remarquer son absence de lunettes plus tôt pour avoir un coup d’avance sur le scénario. C’était toutefois bien écrit et je n’ai compris qu’en cours de route de quoi il retournait.

Kara finit par comprendre d’elle-même que ce qu’il lui manque pour se réveiller est de se reconnecter à son humanité – symbolisée par les fameuses lunettes, lui permettant d’apercevoir la clé de son appartement et donc, d’ouvrir la porte pour se réveiller. Il était temps.

Franchement, c’était une sous-intrigue sympathique et réaffirmant de manière différente de d’habitude les liens entre les sœurs ; même si on finit par le savoir à force d’en bouffer à toutes les sauces. À peine réveillée, Kara décide de redevenir Supergirl et de rejoindre le combat dont elle a entendu parler par Brainiac. C’est donc elle qui réussit à planter la seringue de Kryptonite dans la jugulaire de Reign après 30 secondes sur place. Bien sûr, l’effet n’est pas immédiat et celle-ci parvient à s’enfuir.

En fin d’épisode, nous avons droit à une scène où Mon-El dit à Kara que, grosso modo, les combats avec elle lui ont manqué. Si ce n’est pas mignon. Il est toujours marié, par contre, hein.

La conclusion de l’épisode se déroule de manière obligatoire par une scène très sympathique entre Alex et Kara. Si elle n’apporte rien de plus, elle permet de redonner le sourire. C’est très cool de retrouver la série avec ce genre de scènes après tout, le côté cheesy fait partie de l’ADN de la série. Certes, ça ne sauvera pas une planète, mais c’est sympathique.

Quant à Reign, son réveil nous sert de cliffhanger. Loin d’être mise K.O par la Kryptonite, elle se relève dans sa Forteresse de solitude et semble bien plus énervée de découvrir que Supergirl avait des amis. Par chance, son hologramme lui révèle qu’elle a elle aussi des alliés sur Terre (oups). C’est le moment que choisit le gourou pour sortir de l’ombre – mais alors comment il est arrivé là, mystère – pour lui dire qu’ils seront plus fort ensemble. Youpi. Le combat ne fait donc que commencer.

C’était un bon épisode de retour prenant le temps d’offrir des scènes à l’ensemble du casting – oh, j’aurais aimé un peu plus de Winn, il aurait pu être là dans la scène Kara/Alex à la fin – et développant la mythologie de la série. La deuxième partie de saison s’annonce toujours aussi cool avec désormais la menace Reign. Après, il sera dur de faire aussi intense que l’épisode précédent qui a failli tuer Kara, donc je suis curieux de voir comment ils feront monter la tension.

 

Arrow (S01)

Synopsis : Inspirée des comics DC, cette série raconte comment un riche héritier que tout le monde a cru mort pendant cinq ans revient en ville et devient un justicier masqué se battant contre les méchants de ce monde avec juste un arc et des flèches.

  Saison 1 | Saison 2
Arrowverse

02

Pour commencer, je n’ai jamais été un grand fan de DC et j’ai subi l’ensemble des saisons de Smallville où le personnage de Green Arrow fait plusieurs apparitions. Quand j’ai entendu parler du projet de cette série, il y a six ans, j’ai aussitôt su que je passerai mon chemin, surtout que c’était de nouveau sur la CW. Je pensais avoir déjà assez donné. Le truc, c’est qu’aujourd’hui, la CW a bâti un véritable empire autour de cette série : l’Arrowverse, un univers réunissant plusieurs séries ; et notamment Supergirl que je regarde. À coups de crossovers, ils ont finalement réussi à me convaincre de tout regarder… et me voilà.

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

S01E01 – Pilot – 16/20
Un bon épisode introductif qui nous présente un casting beaucoup plus large que je ne le pensais. La série n’est pas exceptionnelle pour le moment, mais elle fait bien son travail de divertissement et est assez différente de ce que j’en imaginais.
S01E02 – Honor Thy Father – 14/20
Du côté de la forme, la série semble se diriger vers un format procédural duquel je ne suis pas adepte. En revanche, il y a aussi un bon fil rouge et beaucoup de petits détails qui font que certains personnages commencent à être attachant. Je sens que je vais accrocher un poil plus que ce que j’imaginais, et c’est tant mieux, car six saisons m’attendent !
S01E03 – Lone Gunmen – 15/20
Si on est définitivement dans un procédural, je suis surpris par le rythme bon d’évolution des dynamiques. La saison sera longue, mais au moins, les personnages ont des relations qui changent, ce qui aide vraiment à donner envie de regarder. En revanche, certaines intrigues (coucou Thea) commencent déjà à me taper sur le système après trois épisodes.
S01E04 – An Innocent Man – 15/20
Un épisode sympathique qui continue de faire avancer les pions de l’échiquier plus vite que ce que je n’aurais cru. C’est une excellente chose car ça évite de trop s’ennuyer dans le côté procédural. En plus de tout, une double intrigue se met désormais clairement en place avec une Moira de plus en plus louche.
S01E05 – Damaged – 15/20
La saison est sacrément régulière en terme de rythme et d’intérêt, avec quelques petits temps morts négligeables et une intrigue de fond vraiment bien maîtrisée. On sent que les scénaristes nous promènent le long d’un chemin tout tracé, et ce n’est pas désagréable… même si parfois un peu prévisible.
S01E06 – Legacies – 14/20
Arrow commence à étendre son univers et surtout ses intrigues, car voler les riches, c’est fun, mais pas toujours suffisant pour tenir toute une saison. L’épisode n’est pas des plus passionnants et ralentit quelque peu le rythme du fil rouge, mais il est nécessaire d’avoir quelques bouches trous quand on envisage 23 épisodes. Cela permet toujours de mieux connaître les personnages.
S01E07 – Muse of Fire – 13/20
On continue sur les épisodes “gap-filler” qui ne font pas avancer le fil rouge, mais permettent toujours de développer les personnages. Pour une fois, je me suis trompé sur la conclusion de l’épisode, mais ça n’a tout de même pas suffi à me convaincre d’augmenter la note, car je me suis ennuyé durant ces 40 minutes.
S01E08 – Vendetta – 15/20
Mouais. L’épisode était assez long, mais mon intérêt s’est ravivé dans le dernier acte, ce qui lui permet de regagner des points. En plus, je me suis fait surprendre une deuxième fois par la conclusion d’une intrigue – je crois que j’en attends trop, tout simplement. Après tout, ce n’est que la saison 1.
S01E09 – Year’s End – 16/20
C’est improbable, mais cet épisode de Noël s’en tire plutôt bien. Les scénaristes jonglent très clairement avec toutes les intrigues en cours et se promènent tranquillement jusqu’au cliffhanger de mi-saison qui aurait pu être plus impressionnant, mais qui reste malgré tout efficace.
S01E10 – Burned – 16/20
Malgré des longueurs, des flashbacks inutiles et des répétitions, cet épisode propose l’une des meilleures intrigues « à la semaine » de la série pour l’instant (bon, il n’y en a pas encore eu des masses, mais bon). Le fil rouge a aussi l’occasion d’avancer, ce qui est évidemment une très bonne chose, même si je m’attendais à le voir avancer autrement que comme ça. Je prends ce qu’on me donne.
S01E11 – Trust but Verify – 13/20
Un classique épisode sur la confiance entre les personnages et blablabla, avec des secrets bien gardés et des révélations uniquement pour le public. Bon, au moins, cela permet d’affirmer l’amitié Diggle/Oliver et l’importance de la liste, définitivement pris dans le désordre. Heureusement, les cliffhangers aident un peu.
S01E12 – Vertigo – 15/20
L’épisode était on ne peut plus banal, mais il introduit le personnage du Comte, un dealer interprété par Seth Gabel. Et comme j’aime bien l’acteur, ça aide pas mal. Les choses continuent autrement d’avancer plutôt vite, et c’est tant mieux. Il reste toutefois onze épisodes et je ne suis pas dupe, ça ne fait que commencer et il reste beaucoup à développer, notamment sur l’intrigue Malcolm.
S01E13 – Betrayal – 15/20
Si le cas de la “semaine » est on ne peut plus classique/prévisible dans cet épisode, il apporte néanmoins de bons moments à la série. De plus, le fil rouge avance enfin vers quelque chose de nouveau et d’attendu depuis facilement une dizaine d’épisode. Le cliffhanger donne du coup très envie de poursuivre.
S01E14 – The Odissey – 16/20
Un épisode plutôt bon qui apporte enfin quelques réponses (et tout autant de questions). Si on avance en parallèle dans deux intrigues, ces deux-là ont du mal à vraiment former un tout réussi et se terminent en plus par un pas en arrière. Bon, j’en retiens tout de même pas mal de positif et un épisode meilleur que d’autres malgré l’absence d’une grosse partie du casting, c’est déjà ça.
S01E15 – Dodger – 15/20
L’épisode retombe beaucoup trop dans le schéma procédural pour moi, même si les scénaristes ont subitement envie d’y inclure de la romance dans tous les sens – et tant pis pour la crédibilité. On a donc un épisode qui jongle entre de bonnes scènes (merci Felicity pour l’humour apporté à la série) et d’autres terriblement mauvaises (merci Felicity pour ton impulsivité pas crédible deux secondes). Humph.
S01E16 – Dead to Rights – 17/20
Beaucoup de choses sont mises en place de manière très subtile dans cet épisode qui, assez clairement, est l’un des premiers à nous emmener vers ce qui sera la fin de saison – malgré un ou deux autres épisodes plus lents encore, j’imagine. C’est du coup très bien fait, on voit se mettre en place des rouages d’écriture intéressants alors que d’autres se débloquent enfin ; rendant tout cet épisode drôlement intéressant pour la suite.
S01E17 – The Huntress Returns – 16/20
La série parvient à bien capitaliser sur l’ensemble de ses personnages dans cet épisode qui exploite avec justesse les pistes ouvertes dans le passé de la série. Si on n’avance pas spécialement dans le fil rouge, tout le monde a son rôle à jouer et ça fonctionne bien dans l’ensemble. Les flashbacks affaiblissent toutefois considérablement le tout, dommage.
S01E18 – Salvation – 17/20
Les flashbacks continuent de fragiliser la série qui pourrait autrement être excellente, malgré un épisode très procédural encore cette semaine. Seulement, c’est un procédural qui prend bien le temps d’exploiter l’ensemble du casting et de nous faire suivre de fausses pistes sur ses intrigues fil rouge, alors ça passe très bien.
S01E19 – Unfinished Business – 15/20
Voici un épisode qui ralentit à nouveau le rythme et sert surtout de transition avant les épisodes finaux. C’est dommage, car il y avait de bons moments dans ces quarante minutes ; mais l’ensemble s’avère ennuyeux, sans que je ne puisse vraiment décider pourquoi. Peut-être que je suis simplement fatigué, en tout cas, je n’ai pas accroché autant que lors d’autres épisodes et j’ai trouvé ça longuet.
S01E20 – Home Invasion – 16/20
Un guest-star que j’adore, une double intrigue plutôt prenante et des scènes de combat bien maîtrisées font de cet épisode un moment agréable à passer en compagnie de toute l’équipe. En revanche, on ne se sent pas trop encore en fin de saison – mais il reste quelques épisodes encore, c’est bien normal.
S01E21 – The Undertaking – 17/20
Avec un changement de perspective, les flashbacks de cet épisode sont bien plus intéressants que d’habitude, et ça fait du bien. Tout le fil rouge avance, les réponses sur le grand mystère de la saison pleuvent et tout indique cette fois qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour en arriver enfin à la fin de saison. C’est que ça commençait à traîner en longueur ! Le problème, c’est que ce n’est que la première saison – je ne sais pas si je vais réussir à tenir le rythme pour la suite de ce défi Arrowverse. Allez, je ne vais pas me décourager maintenant quand même !
S01E22 – Darkness on the Edge of Town – 17/20
Je dois dire que je m’attendais à légèrement mieux maintenant que je suis si proche de la fin de la saison, mais cet épisode faisait bien monter la tension et était plutôt très bien écrit, avec un traitement de toutes les intrigues en parallèle. En fait, il y a désormais des sous-intrigues qui ne me plaisent plus autant qu’au début. Dans l’ensemble, ça restait un bon épisode, mais je suis sûr qu’ils peuvent faire mieux.
S01E23 – Sacrifice – 19/20
Si les flashbacks m’empêchent de monter à 20, cet épisode de conclusion était une sacrée réussite pour une fin de saison. Les enjeux étaient bons, les personnages bien traités dans leur globalité et de nombreuses pistes sont déjà ouvertes pour la saison 2, aussi bien du côté des dynamiques entre personnages que du côté des différentes périodes de la série.

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