Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Scrubs (2026) – S01E02 – My 2nd First Day – 14/20

Le fait que le revival ne se plante pas totalement est plutôt rassurant. Elle se cherche encore dans ce deuxième épisode et réussit moins à me faire rire. J’attends encore une série qui me fasse rire à gorge déployée, mais en attendant, celle-ci peut faire le taf de divertissement qu’on attend d’une comédie et ce n’est déjà pas si mal, je suppose.

Spoilers

C’est l’heure du premier jour de JD en tant que Chef de service.

I got you this: two chiefs.

Le retour faisait du bien dès le premier épisode, mais nous voici déjà avec un deuxième épisode. Je pense que ce n’est pas forcément une bonne idée d’en avoir balancé deux d’un coup, surtout qu’il n’y en a que neuf. Rendez-nous les vraies saisons, bordel !

JD commence donc en tant que chef de service de l’hôpital dans cet épisode et on nous met de côté toutes les scènes intéressantes où il aurait pu l’annoncer aux autres. À la place, on nous sert une scène où Turk offre à JD des bracelets d’amitié. Vraiment rien ne change et on a trop d’humour forcé là. Les voir marcher en dansant dans l’hôpital ? Je ne suis pas convaincu. Je sais que ça marchait il y a vingt ans (outch), mais là… Nope.

Exactement comme la série se cherche, JD cherche bien sûr son style en tant que chef de service pendant les rondes. Là encore, ça me rappelle Grey’s Anatomy (quelque part en début de saison 5) et ça permet des gags faciles, notamment quand il dit de Sam qu’elle est une « hot mouth ». J’ai ri. JD est aussitôt convoqué par la RH, que je suis content de voir revenir. Elle s’appelle Sibby.

Je pense vraiment que la série va pouvoir me faire rire si on lui laisse le temps de retrouver son rythme. C’est un peu ce qu’il manque pour le moment : elle va à toute vitesse et tout n’est pas aussi brillant ou drôle que ça l’était à la base. Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle n’a que neuf épisodes pour trouver vraiment son rythme. Ce n’est pas si facile, je suppose.

Une chose est sûre, les délires de JD dans sa tête ont du mal à prendre sur moi maintenant qu’il est si âgé. Sa relation conflictuelle avec le médecin qui voulait être chef de service, Park, pourrait être bien, mais le personnage est enfermé dans un stéréotype qui me rappelle un peu trop Chang de Community. Il le joue exactement de la même manière, avec la proximité, les murmures à l’oreille, les mimiques exagérées et son plaisir de voir JD foirer tout ce qu’il entreprend. Eh, je l’aime bien du coup.

Bien sûr, nous sommes dans un hôpital universitaire. Les internes apprennent plein de choses, mais il y a un problème : Eliott ne peut pas leur apprendre grand-chose à cause du matériel bien trop daté de l’hôpital. Elle s’en plaint à JD maintenant qu’il est chef de service… La série ne prend pas le temps d’analyser vraiment leur relation, c’est fou. Ils sont divorcés, elle lui demande dans le premier épisode de garder la distance entre eux comme ils l’ont vu en thérapie de couple et elle ne lui reproche même pas d’être là ? C’est un peu abusé d’avoir si peu de suivi.

Par contre, il y a de nouveaux réceptionnistes (infirmiers ?) pour dire à JD qu’ils savent qu’il a trompé Elliot. JD n’apprécie pas le mensonge d’Elliot et s’en plaint, pour mieux découvrir que ça vient de Turk qui a inventé une « Valentina » pour qu’il puisse avoir un peu d’estime de lui.

Cependant, la série n’a que neuf épisodes et fait des choix. Leur but est clairement d’accentuer l’humour et de proposer 150 rêveries de JD. Ce dernier fait tout ce qu’il peut pour proposer un max de changements dans l’hôpital : il accepte tout ce qu’on lui demande et veut faire plein de changements, parce qu’il n’aime pas l’idée que l’hôpital soit traité comme un circuit de F1.

JD demande donc à Asher, son interne, de faire tout ce qu’il peut pour aider un patient, mais c’est aussi une erreur. Il finit par comprendre qu’il fait plein d’erreurs quand sa nouvelle némesis, Dr. Park, l’attend dans son bureau pour le voir s’effondrer sous la pression : Turk est énervé de savoir que JD l’empêche d’avoir un robot high-tech car il accepte le renouvellement de matériel d’Elliot, Elliot n’apprécie pas que son équipement ne soit pas renouvelé, Asher s’énerve trop au téléphone.

Bref, JD est forcé de prendre des décisions et de faire des choix. Il n’est pas le tuteur qu’il rêve d’être pour Asher, parce que la réalité a ses limites ; il vexe à nouveau Elliot en choisissant de financer le projet de Turk à la place du sien. J’aime le fait que ça provoque des remous dans la relation entre Elliot et Turk, histoire qu’on voit où ils en sont 25 ans plus tard. Ils parviennent à se réconcilier vite, mais la dispute était too much. Vraiment, la série en fait trop pour être pleinement drôle.

Bon, la série veut aussi nous développer d’autres personnages. Il n’y a pas que les anciens. Les internes dorment dans l’hôpital, bien sûr, et c’est l’occasion d’essayer de nous les présenter plus longuement. Je tiens à dire tout de suite que j’aime beaucoup Dashana et que Sam, pour l’instant, est trop clichée avec ses blagues sur le fait qu’elle soit influenceuse pour que ça prenne sur moi. Bien sûr que j’aime Dashana quand elle critique Sam, du coup.

Il est dommage que Sam l’entende, évidemment, et pire encore que Dashana essaie ensuite de s’entraîner pour s’excuser sans passer par Sibby (je dois avouer que son ton over the top me fait rire), ça m’a peu accroché. J’aime bien l’idée que Dashana rembourse ses crédits avec les réseaux sociaux, par contre. Faut juste m’expliquer comment elle trouve le temps de faire médecine ET gérer ses réseaux, mais bon. L’intrigue est un peu trop bâclée, je trouve, mais bon, les épisodes ne durent que vingt minutes.

Du côté d’Asher, on se concentre surtout sur sa relation élève/prof avec JD, et c’est dommage. Il obtient aussi le numéro d’un autre interne et j’attends de voir où ils veulent aller avec ça, parce que pour le moment, nous n’y sommes pas.

Le gag de fin d’épisode ? Je n’arrive pas encore à accrocher (et puis toute cette histoire de dîner pour fêter l’arrivée de JD auquel il ne se rend même pas, ça ne m’a pas inspiré grand-chose), mais je ne désespère pas, comme pour le reste de la série. Franchement, ce n’est pas une catastrophe, ce n’est pas un échec et je pense qu’ils peuvent en faire quelque chose. C’est mieux que ce à quoi je m’attendais en voyant la bande-annonce, c’est moins bien que la série dans ses meilleures heures de gloire. Il faut aussi que je souligne que Carla manque dans l’épisode et, à vrai dire, Perry aussi, même si moins.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Scrubs (2026) – S01E01 – My Return – 16/20

Certes, la série force pour justifier son existence et essaie vraiment d’en faire des caisses pour convaincre qu’elle a des choses à raconter et des blagues à nous livrer. Si ça ne fonctionne pas toujours, je retrouve le rythme et le ton de la série de l’époque. Je ne surfe pas trop sur la nostalgie, parce que je ne me souviens plus assez de la série d’origine, mais juste assez pour que ce revival me fasse plaisir. J’ai envie de lui laisser sa chance.

Spoilers

JD revient à l’hôpital.

It’s so nice to meet an incredible stupid person.

Cet épisode me donne l’impression d’être devant Grey’s Anatomy parce que la première scène est beaucoup trop sérieuse. On y voit JD être en pleine intervention aux urgences et c’est drôlement sérieux. Rapidement, on retrouve le délire habituel de la série cela dit : JD sauve le patient et est aussitôt acclamé par tout l’hôpital. On comprend bien vite qu’il s’agit d’un rêve de JD à l’excès qui est mis en avant. Cela dit, ça fait partie de l’ADN de la série d’avoir JD qui rêve éveillé et c’est plutôt bien foutu pour un retour.

Très vite, on apprend que JD a des enfants dont il s’occupe car il est devenu médecin généraliste à domicile… mais nous ne voyons pas ses enfants pour autant. S’il fait des visites à domicile, c’est donc qu’il ne bosse plus en hôpital. Et pourtant, malgré tout, JD revient à l’hôpital Sacred Heart pour la première fois depuis des années dans cet épisode. Il vit à une heure de celui-ci, son ex-femme y bosse, mais il n’a aucune raison d’y mettre les pieds.

Pour lui comme pour nous, le retour n’est pas si dépaysant. Carla est toujours là, Turk n’est pas censé savoir que JD est là, mais pas d’inquiétude, il est toujours capable de le sentir à distance et, bref, on retrouve le ton de l’époque. La jeunesse n’est plus ce qu’elle était par contre : Turk s’écrase au sol sous le poids de JD quand il le prend sur son dos.

La jeunesse est encore un peu ce qu’elle était : le générique est resté le même ! Je m’attendais à un mauvais reboot et ça fait plaisir de le retrouver comme ça, parce que ça a toujours été un point fort de la série à mon sens. I’m not Superman.

Bon, sinon, Turk a désormais quatre filles, ce qui lui laisse peu de temps libre, mais Carla lui en laisse pour qu’il puisse passer du temps avec JD. L’humour a encore du mal à prendre sur moi. Le rythme est vif, tout n’est pas fluide et la série tente trop de choses différentes en peu de temps. Au moins, cela lui permet d’avoir quelques gags qui réussissent à prendre.

Bien évidemment, JD et Elliot ne sont plus ensemble. Un petit flashback nous rappelle à quel point ils aiment les placards de l’hôpital, mais ils sont désormais divorcés. Quand ils se retrouvent dans leur placard, c’est pour s’engueuler désormais. J’ai eu du mal à accrocher à ce rôle proposé pour Elliot. Je suis content que tout le monde soit de retour, mais c’est étonnant.

JD finit par trouver sa patiente dans l’hôpital, car c’est la raison pour laquelle il est là. Son médecin de l’hôpital est aussitôt un antagoniste pour lui. JD s’en plaint donc au chef de service, et… Perry est toujours chef de service apparemment, ce qui permet aussi le retour de son personnage. Il appelle désormais JD « Oldie », ce qu’on avait vu dans la bande-annonce et qui fonctionne à peu près.

Il faut dire que la nouvelle génération l’épuise encore plus que celle de JD. J’ai l’impression que la série essaie un peu trop de forcer pour tomber dans ses anciennes habitudes. Il y a quelques faux raccords et bien trop de clichés sur la Gen Z qui est accro à TikTok – ce sont les nouveaux internes et ils permettent un peu d’humour. Je n’accroche pas à 100% à certains délires non plus. Je ne sais pas, c’est raccord avec le ton et l’ambiance de la série d’avant, mais la « Feeling Police » qui fait rêver JD comme s’il avait encore 20 ans… C’est étrange.

La série essaie aussi de nous présenter de nouveaux personnages, comme Dashana ou un nouveau docteur qui fait fantasmer Elliot. Comme pour les internes, je suis sceptique pour l’instant, mais ça a toujours fait partie de la série d’avoir des médecins en train d’apprendre n’importe comment la profession.

Ceci étant, ce revival réussit plutôt bien à introduire des personnages en s’appuyant sur les stéréotypes et en enchaînant avec beaucoup de rythme tous les gags. Malgré la volonté de forcer l’humour, sans forcément y arriver (mon seul vrai éclat de rire est pas assumable, c’est pour le surnom de la dernière gamine de Turk), la série prend aussi le temps d’aborder quelques intrigues plus graves. On a un message social plus ou moins explicite avec les patients qui ne veulent pas entrer dans les urgences ou surtout un Turk qui se plaint d’être en burn-out et complètement déprimé. Il a bien besoin de retrouver son meilleur ami, mais comme il ne veut pas parler de ses sentiments toute la nuit, il le plante alors même que Carla avait accepté qu’il passe une nuit loin de chez lui.

Le lendemain, JD est énervé de voir que Turk est sorti avec The Todd plutôt que lui (c’est un peu trop forcé tous les personnages secondaires), Elliot est énervée de voir JD rester plus longtemps que prévu et… Ouais, je ne sais pas, la série semble trop vouloir essayer de trouver des raisons de faire rester JD et de justifier son existence. Pour se faire, JD nous assure en voix off qu’il adore enseigner et que ça lui manque de ne plus le faire.

On voit donc JD expliquer à Sam comment faire une procédure compliquée, toujours avec humour (feeling silly, ça marche sur moi), puis c’est Perry lui-même qui explique à JD qu’il faut qu’il revienne. Il a envie que JD revienne parce qu’il fait bien le job et qu’il aimait ce qu’il faisait, et l’hôpital a besoin de bons feelings.

En effet, Turk est déprimée et ça force même Dashana à lui expliquer qu’elle était dans cet hôpital pour lui parce qu’il était une légende vivante. Voilà donc la fin d’épisode qui nous réserve quelques surprises, avec un peu de Coldplay, JD qui se voit offrir un job et un des internes qui regrette de ne pas être venu en aide à une patiente quand il aurait pu encore la sauver. Cela permet de créer du lien entre les internes, devant JD. JD décide de prendre le poste que Perry lui offrait, avant de découvrir que le job en question est justement celui du Dr Cox. Oh.

Cela n’a aucun sens que le flambeau soit transmis comme ça, mais admettons. Là encore, la série semble vouloir trop forcer et justifier son existence, mais je crois qu’il y a des idées qui fonctionnent malgré tout.

Enfin, on retrouve les gags de fin d’épisode… sans que ça n’arrive à me convaincre pour l’instant. Mais bon, eh, JD et Turk sur le toit de l’hôpital, ça offre quelques promesses pour la suite.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer