Peut-être que c’est moi qui suis fatigué, mais je me sens quelque peu blasé face à cet épisode qui ouvre encore de nouvelles pistes sans vraiment les exploiter. Je sais, je sais, ce sera pour la suite, mais ça commence à faire beaucoup d’intrigues et surtout de personnages pour peu d’épisodes. J’ai l’impression qu’on tourne autour du pot, beaucoup. Pourtant, il y a de bonnes idées et une milice qui n’est pas sans rappeler l’actualité étasunienne… mais je ne sais pas, ça manque d’un élément pour m’accrocher complètement.
Spoilers
Cherry est envoyé à l’hôpital, la résistance continue à s’organiser.
C’est reparti pour un tour, avec pas moins de deux épisodes diffusés ce matin, allez savoir pourquoi. La version Disney + du premier avril, je suppose. L’épisode reprend avec une longue scène où l’on voit Cherry être emmené par une ambulance. Matt observe tout ça à distance, lisant la lame « You’re welcome » qui est écrit de manière à ce qu’il puisse lire ça, en fait. Je suis mauvaise langue.
Qui donc a sauvé Daredevil cette fois ? C’est Poindexter bien sûr. J’avais oublié son existence une fois de plus, mais évidemment que c’est lui qui vise assez bien pour sauver notre héros. Cela le plonge dans une crise de doute en plus : il a tué Foggy et maintenant il sauve Matt ? Eh, ça va être dur de se faire une idée de quoi penser de lui. Cherry, lui, s’en sort bien : son état est stable une fois à l’hôpital. Karen promet de continuer à le surveiller et le fait bien : elle envoie tout plein d’amis surveiller Cherry.
Ainsi, quand la milice de Fisk veut passer l’achever, il y a du monde pour les en empêcher. Mieux encore : les amis finissent par exfiltrer Cherry de l’hôpital alors que deux autres gardes de la milice de Fisk se font tuer par un justicier masqué. Ehe.
De son côté, Fisk apprend que Daredevil a encore fait des siennes et que Poindexter est de retour. Une fois de plus, il n’est pas ravi et s’énerve. Après tout, Poindexter est passé à ça de le tuer la dernière fois. Si seulement… Vanessa fait aussitôt le choix de mieux être armée quand elle apprend ce retour, hein. Elle fait bien, parce qu’elle est sous étroite surveillance de Poindexter, évidemment. Elle est stressée tout de même et se met à faire des cauchemars de lui. Malgré sa nuit perturbée, elle préfère encore rassurer Fisk et lui dire que tout va bien.
On conseille encore à Fisk de révéler la véritable identité de Daredevil, mais il s’y oppose : il veut étouffer l’affaire du justicier autant que possible. Pour retrouver Matt au plus vite, il décide de faire une conférence de presse où il le peint comme le héros qui a sauvé sa vie. Il demande à la ville de faire en sorte de le retrouver.
Avoir sa milice ne lui suffit donc pas ? Pour ne rien arranger, on a un revenant dans cette milice spéciale, remonté comme jamais de la mort de sept officiers la nuit précédente.
Pendant ce temps, les réseaux sociaux continuent de s’emballer avec des critiques de Fisk. Cela attire forcément l’attention de ses associés les plus proches. Daniel, en particulier, n’ose pas en parler directement à Fisk… Mais bien sûr, Fisk finit par l’apprendre et n’est pas content qu’on lui cache des choses. Il fait aussitôt la morale à son subalterne… Et ça m’ennuie.
Cela dit, Daniel n’est pas sourd quand il entend tout ça : il se met à craindre que tout vienne de sa petite amie journaliste. Il n’a bien sûr pas tort et c’est rapidement confirmé dans cet épisode, mais bon, c’est Fisk le plus louche dans cette histoire, franchement.
En parallèle, Matt continue d’enquêter sur l’affaire du Northern Star. Son but est de montrer que Fisk fait du trafic d’armes, mais Charles a bien tout dissimulé : on dirait ainsi que le cargo ne contenait que des couches pour bébés. Karen et Matt observent le déchargement comme ils peuvent, en attendant d’avoir des preuves.
On notera que Karen a encore une perruque alors que Matt non, même si la photo de Matt est sur tous les murs de la ville désormais. Ce n’est pas bien logique, mais Matt adore prendre des risques de toute manière… En tout cas, on nous montre que la Résistance est bien en place dans cet épisode, même si Matt ne semble pas vouloir se montrer auprès de ses alliés autant qu’avant. Il préfère danser avec Karen.
Leur petite dance est toutefois interrompue par la milice de Fisk qui débarque une fois de plus et vient ruiner leur petit nid d’amour. On a enfin droit à de jolies chorégraphies de combat grâce à ça : Daredevil dégomme les intrus qui s’en prennent à eux. Pour ça, il en tue plein… mais en fin d’épisode, il semble reprocher à Karen d’avoir pris un homme de la milice en otage. Pourtant, l’idée de Karen est plutôt logique. Ce n’est pas un super cliffhanger, par contre, et j’ai eu l’impression que l’épisode se terminait alors que peu de choses s’étaient vraiment déroulées… Un sentiment qui n’est pas nouveau avec cette série, mais il faut que je me réhabitue, je pense. Les scènes sont longues, mais il y a peu à raconter.
L’ambiance aux USA est tendue avec ICE, n’est-ce pas ? La série nous montre à quel point c’est dystopique avec la milice de Fisk. Une nouvelle intrigue commence ainsi dans cet épisode quand Angela est emmenée par sa tante faire les courses. La tante est une vraie gentille qui essaie d’empêcher un vol et qui se retrouve embarquée par la milice avec le voleur pour outrage à agent quand elle essaie d’empêcher l’agent d’arrêter l’adolescent. C’est plutôt efficace.
Perturbée et seule, Angela se tourne vers Kirsten pour obtenir un peu d’aide. À nouveau, je me pose la question du nombre de personnages que la série nous propose de suivre en trop peu d’épisodes, des questions que je ne me posais pas avant. J’ai vraiment l’impression qu’ils sont trop nombreux et que tout est emmené de manière alambiquée.
C’est un retour plutôt efficace du point de vue de l’action et qui sait ménager ses effets, mais le problème, c’est qu’on en sait déjà trop sur les guests à venir. Du coup, on les attend plus qu’autre chose et la surprise de fin d’épisode n’en est absolument pas une, tout ça est un peu trop prévisible à mon goût. En plus, on s’éloigne parfois de l’intrigue principale en fil rouge pour s’intéresser à des sous-intrigues pour l’instant totalement éclatées et morcelées, ça ne parvient pas à me convaincre, même si je ne doute pas que toute la lumière sera faite un peu plus tard dans la saison.
Spoilers
Matt fait couler un navire de Fisk pour révéler son trafic d’armes.
Autant l’an dernier, j’étais content de moi car j’avais réussi à rattraper toute la saison 3 de la série d’origine avant de commencer la nouvelle saison, autant cette année, c’est n’importe quoi : je voulais rattraper Punisher et Jessica Jones, je n’ai pas vu un seul épisode ; je voulais poster dans les temps, j’ai une semaine de retard. C’est le taf, que voulez-vous ?
Mon autre gros souci cette saison, c’est que je me rends compte que j’ai tout oublié de la saison 1. Cela fait pourtant à peine un an, mais le résumé ne me rappelait pas toujours quelque chose. Il y a des scènes que je découvrais au fur et à mesure alors que je les ai déjà vus. Heureusement, le résumé est long et permet efficacement de se remettre les pièces du puzzle en place. La pièce la plus importante, je l’avais déjà : Fisk est élu maire.
Comme toujours, l’épisode commence par un micro-trottoir, pour nous montrer que les gens sont heureux d’avoir un New-York sous loi martiale. Lol. La propagande, c’est toujours efficace aux USA. On sent bien que ce micro-trottoir est orienté, plus encore qu’en saison 1. Après ça, nous assistons à l’arrivée d’un navire en ville et on sait déjà qu’il aura son importance : il a le nom que porte aussi l’épisode, l’étoile du Nord. Pourquoi ça me donne envie de retourner à Disneyland profiter de Frozen Ever After plutôt que d’aller au taf après cet épisode ?
Il y a des mystères peu profonds, on va dire. En tout cas, la saison commence tout de suite par un peu d’action : Daredevil, muni de son plus beau costume, s’infiltre à bord de ce bateau en mettant KO tous les hommes qui font leur ronde dedans. C’est ironique ce que je vais dire, mais je reproche un peu à la série de nous laisser avancer à l’aveugle dans cette scène d’action, parce qu’on ne voit pas grand-chose. Là où on est habitué à de belles chorégraphies de combat, le but est ici au contraire de ne pas trop en montrer. Je suppose que ça permet quelques économies du point de vue du budget.
Même si l’attaque de Daredevil est rapidement repérée, les hommes pilotant le navire continuent de vouloir faire arriver le bateau à bon port. C’est peine perdue : celui-ci finit par couler dans un enchaînement d’événements que je trouve quelque peu flou. Qu’importe : cette saison commence par un petit Titanic et de beaux effets spéciaux. Daredevil s’en sort bien et c’est tout ce que la série voulait montrer : un héros capable de s’en sortir dans des conditions extrêmes, parce qu’il est aveugle mais a une super ouïe. Du point de vue technique, j’aime bien la facilité des changements de taille d’écran, encore et toujours. Du point de vue logique, je peine à comprendre comment il peut rejoindre le rivage, mais bon.
Le générique est toujours très chouette en tout cas, et ça, c’est un vrai point fort de la série.
Après tout ça, Daredevil rentre dans son bar favori. Celui-ci semble à l’abandon à première vue, mais on comprend assez vite qu’il s’agit d’un gymnase où nos héros s’entraînent. Nos ? Matt y retrouve Karen et lui explique enfin ce qu’il en était du Northern Star. C’est un navire qui était plein d’armes à feu : Fisk se sert du port de New-York pour faire du trafic d’armes. C’est bien de couler le navire, mais ça fait couler les preuves aussi. Karen et Matt cherchent donc un moyen de prouver ce que Fisk fait, mais pas avant d’avoir pris le temps de s’embrasser – et plus, bien sûr.
Le lendemain matin, nous découvrons qu’ils vivent carrément ensemble dans ce qui semble être un grenier assez spacieux et lumineux.
De son côté, Fisk déclare que New-York est victime d’une attaque terroriste de Daredevil : le bateau coince complètement le port, paralysant tout le trafic maritime de la ville. C’est dur, je trouve, parce que Fisk est évidemment le connard et le méchant, mais là pour le coup, bloquer la ville… Daredevil n’est pas des plus malins. Il s’est filmé à bord du Northern Star pour bien signer son crime, si jamais ce n’était pas clair.
Bien sûr, les actions de Fisk déplaisent à la gouverneure de l’Etat et au gouvernement lui-même : Fisk doit aussi faire face à une petite réunion avec ses opposants lui rappelant qu’il y a une hiérarchie et qu’il est en roue libre, à confondre justicier et terroriste, à imposer une loi martiale, etc. On nous introduit aussi une intrigue parallèle avec un type, Charles, qui vient de Washington pour régler le merdier. Pardon, de Langley. Ouep, la CIA s’en mêle. Charles est un personnage insupportable qui débarque en pleine réunion à la mairie et fait preuve de tout son pouvoir politique en un coup de fil : les opposants de Fisk se couchent donc face à lui, sans qu’on ne sache exactement pour répondre à quelle injonction politique venant de plus haut.
Je suis un peu paumé devant certaines scènes de cet épisode, honnêtement. Ainsi, on assiste à une descente de policiers en ville, avec des policiers qui font preuve de violence gratuite dans un bar. Il s’agit en fait, mais ce n’est révélé qu’après, de nous montrer que la milice de Fisk a tous les droits pour mener l’enquête sur le Northern Star. Ils arrêtent donc les deux hommes qui pilotaient le navire pour les torturer et avoir plus d’infos sur ce qu’il s’est passé exactement. Après une petite séance de torture, le capitaine se fait donc tuer d’une balle dans le crâne, alors que bon, il n’y était pour rien. Fisk est toujours un méchant.
C’est lui qui est derrière tout ça et il l’assume totalement, même devant Vanessa. Il rencontre donc Charles avec elle pour remettre Charles en place et régler le problème du Northern Star. Il est ainsi révélé que Charles fait partie du trafic d’armes et que son job ici est de déplacer les armes coulées sans que personne à New-York ne les remarque. Easy peasy. Il s’agit juste de trouver des hommes qu’on peut facilement sacrifier pour déplacer les armes dans un entrepôt avant de les tuer dans ce qui paraitra être un accident.
Bien sûr, si les micro-trottoirs sont trafiqués et orientés politiquement, il y a aussi une réponse sur internet, avec des parodies et un influenceur (au moins) dénonçant les mensonges mainstream de la télévision. J’aime bien cette idée, en vrai. Et puis, ça permet aussi de nous réintroduire la journaliste de la saison 1 – elle assiste désormais à des fêtes où on la félicite sur son travail. Elle joue un double-jeu avec Karen, qui porte une perruque digne de Riverdale pour se déplacer en pleine journée (et nuit) sans être remarquée, puisqu’elle lui transmet toutes les infos qu’elle a. La scène n’était pas géniale, avec quelques regrets de Karen sur la mort de l’oncle… mais je me suis déconnecté de toute cette intrigue, j’avoue.
Nous retrouvons aussi la psy de la saison 1 dans cet épisode. Elle interroge un justicier dont elle doit faire l’évaluation psy avant son procès – officiellement. Officieusement, elle lui rappelle qu’il est là selon des lois martiales qui le sépare de tous ses droits. Une fois l’interrogatoire fait, elle est contactée pour modifier ses réponses et faire en sorte que l’homme soit bien vu comme un sociopathe. Elle est totalement manipulée par Fisk et ses hommes, c’est triste. Ils le font grâce à son choc post-traumatique de l’agression en saison 1. Et puis, c’est facile de manipuler des réponses à un QCM quand tout est fait au crayon à papier, en plus…
J’avais un peu oublié, mais dans tout ça, Matt a toujours un bureau et des collègues, en théorie. Ceux-ci s’inquiètent pour Matt et croule sous le boulot pour oublier que Matt est aux abonnés absents. Notre avocate préférée, Kirsten, est évidemment inquiète de la disparition de celui-ci, mais elle tient une belle poker face devant tous ceux qui ne sont pas Cherry (l’ex flic). Elle se voit pourtant proposer de belles offres de corruption de la part du procureur, mais elle les refuse.
De son côté, Cherry a des contacts avec Matt, toujours. Ils ont même des contacts en plein jour, certes dans des lieux isolés, mais bien visibles. Matt informe donc Cherry de tout ce qu’il sait sur le trafic d’armes de Fisk, parce qu’il a besoin de son aide pour le démanteler.
Il a une journée chargée pour un fugitif Matt : il se rend ensuite dans le bar où la police a arrêté les hommes du Northern Star pour offrir son aide d’avocat à la propriétaire. Je ne vois pas bien ce qu’il peut faire, mais soit. Le soir, il retrouve Karen chez lui et ils partagent un petit moment émotion à se souvenir de Foggy. C’est triste. En parallèle, la propriétaire du bar rencontre un SDF qui lui explique qu’il bossait sur le Northern Star et qu’il a besoin d’aide.
Si elle assure pouvoir lui donner, le réseau de Matt commence à souffrir quelques revers. Cherry se fait tabasser chez lui par la milice de Fisk. Heureusement, Matt sent à l’avance que ça craint pour lui quand Cherry annule leur RDV. Il peut donc venir à temps pour sauver Cherry de ces hommes. Malheureusement, il entend aussi le rythme cardiaque de Cherry : es problèmes au cœur de l’ex policier le rattrapent et perturbent Daredevil pendant son combat. On l’a connu plus efficace notre justicier, mais bon, le souvenir de Foggy et de son rythme cardiaque s’arrêtant le perturbe vraiment.
Bref, Matt est mis KO par des flics en surnombre. Ainsi, la milice démasque Daredevil et découvre que c’est Matt Murdock. Sans surprise, tous les hommes qui voient son visage se font alors tuer par un allié qui reste hors écran, mais envoie une petite lame « you’re welcome » à Matt. Qui est aveugle et ne peut la lire. Hum.
PS : Comment ça y a deux épisodes qui sortent aujourd’hui ? J’ai le temps pour un seul cet après-midi, c’est malin !
PS2 : J’espérais tellement plus après le cliffhanger de la saison 1, mais non, il faut prendre tout son temps pour voir le réseau de Matt vraiment à l’œuvre…
Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…
Spoilers
JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.
Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.
L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.
Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.
Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.
La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.
Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.
Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.
Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.
Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.
J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.
Quel dommage que huit épisodes ne permettent pas de développer vraiment l’intrigue voulue. Les scénaristes font des bons de géants, l’impact émotionnel n’est pas du tout à la hauteur des enjeux présentés et il est irritant d’assister à des scènes où les personnages semblent se téléporter, surtout quand tout le reste est de qualité et qu’il y a de vraies bonnes idées… mal introduites dans la série, par manque de temps. Rendez les 22 épisodes où on s’ennuie un peu mais où on évite des clichés terriblement mauvais.
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Samantha rend visite à Alex et c’est la fin de saison.
La saison est déjà terminée et, franchement, ça me soule car il n’y a pas eu assez d’épisodes à mon goût. Il faut pourtant se faire à l’idée : c’est terminé et ce n’est pas parce que je procrastine mon visionnage que ça change quoique ce soit. C’est donc parti pour la dernière critique d’une saison au récit si ambitieux qu’elle n’a finalement pas raconté grand-chose.
Comme toujours, on commence par un flashback. Neuf ans plus tôt, Dylan est un vrai petit génie. Ben tiens. Il rencontre un éminent professeur qu’on connaît déjà et qu’on a vu se faire tuer il y a quelques épisodes, juste après le meurtre de sa femme. Tout ceci n’est pas encore arrivé dans ce flashback, évidemment. On y voit ainsi Dylan s’incruster dans la vie de son prof grâce à son prototype de génie : c’est ce qui permet au professeur de se faire remarquer, je suppose.
Dylan lui fournit en effet un micro-ordinateur surpuissant et avec IA, qui permet de faire des avancées scientifiques majeures. Le prof finit par rencontrer Samantha – qui est accompagnée de l’Ange de la Mort de Charmed, ça me fait bizarre – pour lui montrer les progrès impressionnants de sa machine. Oui, oui, il la vend comme la sienne. Et comme en plus, il se retrouve avec un budget illimité, tout est merveilleux pour lui.
L’ordinateur finit par essayer de manipuler le temps – ça parait assez improbable, et pourtant, la science ne semble pas mentir. Le professeur refuse alors de continuer ses opérations, même quand Samantha insiste, parce que l’ordinateur est capable de fournir des réponses très complexes avant même qu’on lui donne la question. MOUAIS ? J’aime bien l’idée de l’efficacité et tout, mais le coup de la réponse avant la question, je ne sais pas, comment ils savent quelle question poser s’ils n’ont pas eux-mêmes la réponse, en plus ?
En tout cas, dans le présent, quand Samantha vient rencontrer Alex, on découvre qu’il s’agit simplement de cet ordinateur/IA. Dans le présent toujours, Samantha explique au Dr Chase, l’ange de la mort a un nom et il est dans le bunker lui aussi yay, qu’elle est sûre que son fils va bien – elle pense donc que Dylan est bien son fils. Le scientifique explique alors à Samantha que l’IA fait vraiment de beaux progrès et prédit de plus en plus de choses avec exactitude. Il fournit ensuite une carte avec un message d’Alex pour elle, avant de lui indiquer qu’elle sera probablement morte d’ici la fin de la journée. C’est ce qu’Alex prédit en tout cas. Allons bon. La série change totalement de dimension avec ces nouveaux éléments. Et pourquoi pas, en vrai ? J’aime bien la SF de toute manière.
Pas si loin du bunker, dans le train qui les ramène dans le Colorado, Xavier rêve une fois de plus de Dylan. À son réveil, il apprend que le groupe qu’il rejoint a pour but d’attaquer le bunker. Cela ne lui plaît pas des masses, évidemment. Teri refuse toutefois de laisser Xavier retourner seul dans le bunker : elle veut voir ses enfants elle aussi. Voilà donc les deux parents qui partent vers le bunker en laissant derrière eux les deux gamins qu’ils viennent juste d’adopter – à la leader du train, parce que pourquoi pas.
Dans le bunker, il y a une urgence qui met tout le monde sur les dents, même Gabriella. Et pour cause : à l’extérieur, il y a des tanks qui attaquent le bunker. C’est Gabriella qui se retrouve en haut de la chaîne de commandement. Ce n’est pas bien logique : ils n’ont plus de président, OK, mais pourquoi elle ?
Elle décide en tout cas de faire ouvrir les portes du bunker, parce que pour elle, mieux vaut ça que l’alternative, qui consisterait à une surchauffe probable du bunker, et donc à sa destruction. Ainsi, Dylan et ses hommes peuvent entrer dans le bunker sans problème. Apparemment, Teri et Xavier aussi.
Après avoir ouvert les portes pour éviter le plan d’évacuation, la panne de réacteur qui suit cette explosion force Gabriella à envisager l’évacuation de la ville. J’aurais tellement adoré voir l’impact de cette évacuation sur les habitants (et sur nous !) si on n’avait pas passé une saison complète hors de celui-ci. C’est ma plus grosse frustration de la saison 2, je crois : autant la saison 1 nous enfermait dans ce bunker, autant la saison 2 me donne l’impression d’y avoir passé moins d’une heure avant cet épisode et… ben pourquoi, en fait ?
De son côté, Presley est toujours coincée dans l’ascenseur avec la fille de Sinatra. Elle tente de contacter son frère pour qu’il lui vienne en aide. La communication n’est pas excellente et il y a des explosions dans les sous-sols qui les mettent un peu en difficulté – une explosion qui s’explique par la fusion des réacteurs et qui met aussi en difficulté Robinson. Celle-ci est blessée et nous prend le temps de faire des adieux à Jeremy. C’était insupportable. Le coup de la belle-mère qui dit qu’elle n’a jamais pu dire « je t’aime » à l’ex-président assassiné là… C’est trop, surtout que c’est pour être sauvée quinze secondes après, franchement.
Pendant l’évacuation et sans qu’on ne sache trop comment, Teri et Xavier parviennent à rejoindre l’intérieur de la ville pour partir à la recherche de leurs enfants. Ils vont donc à contresens de l’évacuation et allez savoir pourquoi, ils trouvent ça surprenant de voir que les enfants ne sont pas à la maison. Le plus logique seraient qu’ils évacuent.
En tout cas, pour Teri, c’est un moment difficile à digérer : elle se rend compte de la vie qu’elle a raté dans ce bunker. Comme il n’y a que huit épisodes (je rabâche, oui), les parents finissent par retrouver James très vite malgré le chaos dans la ville. Cela permet à Xavier de le confier à Teri, pour s’assurer d’aller chercher lui-même sa fille. Après tout, il connaît tous les accès par cœur et sait où aller – et comme Presley a parlé vite fait à James, hop, il sait où aller.
Pendant ce temps, Samantha sort enfin de la salle où est Alex et découvre tout le merdier qui se déroule dans le même bunker – apparemment, pas d’alarme d’évacuation dans la salle où est Alex. Samantha reprend vite son poste de commandement, remerciant Gabriella d’avoir fait ce qu’il fallait. Je ne sais pas, mais je trouve Samantha bien trop blasée face à l’ampleur de ce qu’il se passe par contre. On dirait qu’elle s’en fout complètement. J’imagine qu’elle fait une confiance aveugle à Alex… mais du coup, elle sait qu’elle va mourir ? Panique un peu, je ne sais pas ?
En quelques secondes, Gabriella explique également à Samantha qu’elle a tué Jane, parce que Jane allait la tuer et… Sam s’en fout. Je suppose que savoir que sa fin est proche ne la rassure pas. Je suis frustré que tout le délire autour de Jane soit évacué si vite de la série… Franchement, ça méritait au moins une vraie réaction de Sinatra. Mais non, nous n’y avons pas droit ! Pourquoi avoir passé tant de temps avec Jane en antagoniste, du coup ? Samantha laisse Gabriella évacuer à son tour, avec le reste de l’équipe de commandement.
Dehors (enfin, dedans, mais dans le faux extérieur du bunker quoi), Gabriella paraît un peu ridicule à évacuer des gens en vidant les voitures des effets personnels des gens (comment ça, ils n’auront pas besoin de fringues à l’extérieur ??). Je trouve que les choses vont vite en besogne (une fois de plus), parce qu’on passe vraiment à une destruction totale du bunker. Ainsi, le bunker s’effondre peu à peu : il y a carrément une lampe qui s’effondre sur Gabriella. Pardon, mais c’est trop tôt pour détruire le bunker. En plus, on n’a même pas eu l’occasion de le voir vraiment cette saison. Vous me direz, il est temps de détruire le bunker après cette saison 2 qui passait plus de temps en-dehors de celui-ci que dedans… mais tout de même.
Comme il passe son épisode à se téléporter, Xavier et Samantha se retrouvent alors à faire équipe, et pour cause : Sam se rend compte que sa fille est tout aussi en danger que Presley. Ils retrouvent assez vite les filles, mais le bracelet d’accès de Samantha n’est pas efficace pour rouvrir l’ascenseur. Et bien sûr, la situation est de plus en plus tendue du côté du bunker qui est sur le point d’imploser.
Ils se débrouillent comme ils peuvent pour sauver les filles. Ce n’est pas gagné : la porte de l’ascenseur s’ouvre à la verticale et est trop lourde pour une personne seule. Par chance, d’autres gens finissent par arriver : Xavier peut ainsi aller à son tour dans l’ascenseur et aider les filles à évacuer par la troupe de secours en haut de celui-ci. Xavier sort juste à temps (j’vous dis, il se téléporte le gars) et se rend compte alors que face à lui se trouve Dylan.
Oui parce que les gens qui arrivent de nulle part, c’est évidemment le groupe de Dylan. Je les pensais encore en surface (ou presque), où ils rencontraient un problème quand le meilleur pote de Dylan, le vieillard (pas vraiment, mais bon), mourait. Dix secondes plus tard, il sauve Robinson avec Jeremy, quinze secondes plus tard, ils sauvent Presley. Là franchement, la série m’a perdu.
Après, c’est cool : Samantha se retrouve à nouveau face à Dylan et cette fois, elle lui dit qu’elle est sa mère. Xavier assiste à tout ça et à l’échange entre les deux qui ne tourne quasiment qu’autour d’Alex. En vrai, Xavier ne doit rien comprendre, mais il finit par empêcher Dylan de tuer Samantha en lui parlant du bébé qu’il a pu recueillir auprès d’Annie. Oh lala. Samantha découvre donc ainsi qu’elle est grand-mère, rien que ça. Alex et Dylan étant enfin face à face, ils se rendent compte qu’ils se connaissent déjà ; qu’ils ont rêvé l’un de l’autre ; qu’ils se sont déjà vus… alors que non. Les choses semblent se remettent en place progressivement sans qu’ils ne comprennent exactement ce qui leur arrive, et nous non plus du coup. C’est la partie qui me donne le plus envie de voir la saison 3, je dois dire. Le coup des saignements de temps à cause du déplacement dans le temps, j’ai l’impression d’être dans LOST. Du coup, il y a du positif quand même… mais tout va tellement vite que ça donne l’impression qu’il manque des pièces.
La saison 1 n’était pas comme ça. En tout cas, l’évacuation est de plus en plus nécessaire, mais pas encore effective. Tous les personnages finissent par remonter à la surface, même Dylan qui abandonne son idée fixe de retrouver Alex (dans quel but, en plus ?) parce que bon, il est papa quand même.
En chemin vers la sortie, Samantha comprend que le message d’Alex est en fait pour Xavier : c’est l’utilisateur X que l’ordinateur attend. Cela n’a AUCUN sens parce que ça vient d’une réplique où Presley dit à Dylan que son père s’appelle Xavier, mais que tout le monde l’appelle X. MDR. D’où ça sort, sérieusement ? Cela aurait été plus simple d’avoir Dylan qui improvise ce surnom pour un inconnu…
En tout cas, Sam comprend qu’Alex a tout prévu. Elle explique donc ceci à Xavier, sans qu’on ne l’entende… avant de se sacrifier pour la ville. Pourquoi est-ce que Xavier l’a suivi, du coup ? Et puis, que je suis frustré de la destruction du bunker, que Sam laisse se produire apparemment. J’ai vraiment l’impression que nous n’avons pas fait le tour de toutes les intrigues possibles avec. Il faut pourtant s’y faire : à l’extérieur du bunker, l’évacuation continue et tout le monde fuit loin de celui-ci.
À l’intérieur, Samantha organise le blocage du bunker – et donc sa destruction. Elle reste à l’intérieur et coule avec son navire, ce qui est cohérente en soi, mais me semble parfaitement illogique si peu de temps après avoir retrouvé son fils. Cela permet de jolies images franchement – et ça fait une belle fin de saison de voir Sinatra se balader dans une ville abandonnée et détruite. Elle sait son fils en fils, mais elle n’en profite pas. Elle le rejoint tout de même dans la mort ; on nous propose de jolies images finales pour Sinatra.
Xavier ? On ne sait pas tout de suite s’il survit ou non, ce qui fait bien peur à Teri. Certes, elle a retrouvé son fils et sa fille la rejoint en cours de route, mais elle assiste à l’explosion de la montagne du bunker sans certitude de sa survie. Et pourtant, Xavier rejoint sa famille ensuite. Le câlin familial est interrompu rapidement : Jeremy arrive et Presley veut l’embrasser. Happy end.
Et la suite ? La saison 3 est annoncée, il en faut une. C’est étonnant (et déconnant). Xavier tombe sur Gabriella qui est heureuse de le voir en vie… mais il coupe court à la conversation pour lui présenter Teri, sa femme. Gabriella est ravie, surtout qu’il… la laisse seule avec Teri ! Pardon ? C’est ridicule, comment ça tu laisses ton amante avec ta femme ? Il le fait pour aller voir Dylan qui s’occupe du bébé – bébé qui sera nommé Annie.
Tout ça ne nous vend pas la saison 3, cela dit. Non, pour ça, il nous faut un flashback sur les derniers mots de Samantha avant qu’elle ne pète un câble (et un bunker) à s’imaginer voir son fils gamin la prendre par la main : elle confie à Xavier le message d’Alex et lui apprend qu’il existe un second bunker. PARDON ? On nous a fait tout un pataquès de ce bunker dans le Colorado qui est une merveille technologique qui coûte trop cher pour exister, tout ça pour nous en sortir un deuxième ? À quel point Sinatra était-elle riche, en fait ? On se fout de nous.
Samantha/Sinatra demande ensuite à Xavier de mener toute la communauté dans ce second bunker, parce que bien sûr, tout le monde va s’obstiner à vivre sous terre maintenant qu’on sait que la vie s’est réinstallée et redéveloppée à la surface. Samantha est sûre que Xavier l’a déjà fait de toute manière. Allons bon.
Malgré tout, j’ai hâte, vraiment, de voir la saison 3. Je trouve ça simpliste le coup du deuxième bunker, et pas forcément crédible, mais j’aime le fait que ça ouvre une nouvelle perspective presque prophétique pour Xavier. Après, vraiment, The 100 réussissait bien mieux ses fins de saison et ses idées pour renouveler le show chaque année, quoi.
EN BREF
Une saison 2 qui ne réussit vraiment pas à garder la bonne qualité de la première saison. Au contraire, j’ai même l’impression que certains épisodes sont franchement ratés du côté de l’écriture. Le casting, la bande-son, les images, tout ça, ça reste vraiment incroyable. Par contre, plus on avance dans la saison, plus on se rend compte que les scénaristes ont été trop gourmands et ambitieux : ils ont eu tellement d’épisodes qu’il aurait fallu au moins seize épisodes pour tout raconter à un rythme vraiment appréciable.
Pour faire simple, la série souffre ainsi des défauts habituels aux séries depuis cinq ou six ans : il y a trop peu d’épisodes, alors on précipite des pans entiers de l’intrigue, on fait se téléporter des personnages, on dit « ta gueule, c’est magique » (enfin, là, « c’est technologique » et science-fiction), on s’attarde sur des détails inutiles pour garder de grandes surprises et hop.
Si j’aime le virage SF que l’introduction d’Alex est en train d’apporter à la série, si j’aime la notion de voyage dans le temps qui commence à prendre forme ; je trouve que la saison 2 n’est pas du tout à la hauteur et nous a servi un peu ça avec les pieds. Je suis curieux de voir ce que proposera la saison 3 après ces détours soient inutiles, soient bâclés.
DENVER LE DERNIER DES BUNKERS C’EST MON AMI ET BIEN PLUS ENCORE