Films vus en 2020 #31

Salut les cinéphiles,

C’est avec plaisir que je vous annonce que cet article sur mes films vus en 2020 va enfin sortir de la période de confinement, ce qui fait que mon retard va se réduire drastiquement car j’ai réduit le rythme depuis. Oh, j’irai quand même facilement à 200 films visionnés pendant l’année, mais en attendant d’y arriver, c’est reparti pour les derniers jours de confinement !

Film : Mama, ou comment j'ai été traumatisée.

Mama

Vous aurez compris à présent que j’ai fini par me découvrir un faible pour les films d’horreur depuis mon visionnage de La Cabane dans les Bois il y a quelques années. Et ça tombe bien : j’ai plein de choses à rattraper dans ce genre. Ce film en faisait partie, parce que j’en avais souvent entendu parler.

Verdict ? J’ai beaucoup aimé cette intrigue que j’ai trouvé plutôt originale : deux fillettes sont enlevées par leur père qui vient juste de tuer leur mère, mais elles vont vite se retrouver orphelines et protégées par Mama, un esprit dont je ne peux pas dire grand-chose de plus sans trop vous spoiler. Le point faible du film est finalement son casting qui n’est pas toujours aussi brillant que ce qu’il pourrait être, mais l’ensemble est assez satisfaisant malgré tout.

Côté intrigue, il y a un ou deux jumpscares et des effets spéciaux qui permettent bien de rendre ce que veut le scénario du côté de la tension et de la peur. C’est efficace en son genre et il y a tout de même des surprises en cours de route. Pas un coup de cœur, mais un bon film d’horreur.

House at the End of the Street (2012). Tyler Reynolds (Nolan ...

La maison au bout de la rue

Vendu comme film d’horreur par le catalogue de Prime Video, ce film n’est qu’un simple thriller, mais il a l’avantage d’avoir réussi à me balader totalement. Peut-être que j’étais fatigué après deux mois sur mon canapé, mais je n’ai pas vu venir l’ensemble des twists d’un film par ailleurs pourtant très prévisible.

On y suit la vie d’une adolescente et de sa mère qui s’installent dans une maison (au bout de la rue, donc) assez isolée, voisine d’une autre maison dans lequel a eu lieu un double meurtre des années plus tôt. Le double meurtre constitue la scène d’introduction du film et nous met dans l’ambiance assez vite… Sans ça, je serais probablement parti en cours de route car le début du film n’est pas exceptionnel.

Jennifer Lawrence n’est pas encore aussi rôdée que ce qu’elle peut l’être aujourd’hui dans ce film, mais ça se regarde bien et il y a quelques scènes marquantes qui font que j’ai bien aimé l’ensemble. Si vous en avez l’occasion, regardez-le !

L'INSULTO - Trailer Ufficiale Italiano GIF | Gfycat

L’insulte

Dernière soirée du confinement, ça y est ! Pour le terminer, rien de tel que ce film qui ne me tentait absolument pas au premier abord et dont la première moitié m’a ennuyé à mourir. Vraiment, ça donnait envie de sortir dans la rue immédiatement, hum.

Concrètement, le film raconte l’histoire d’un ouvrier de chantier faisant du zèle et d’un propriétaire appréciant peu ce zèle, finissant par une insulte. Le seul problème, c’est que le film se déroule à Beyrouth et que ça se fait sur fond de haine religieuse entre chrétien libanais et réfugié palestinien, alors l’escalade est importante : cette petite insulte de rien du tout dérape en incident géopolitique qui dépasse totalement tous les personnages.

La seconde partie du film est donc bien plus intéressante pour montrer au mieux les raisons et justifications de chacun, quand la première partie donne juste envie de leur dire à tous de se calmer parce qu’il n’y a pas de raison de s’énerver. Ce dérapage est super frustrant, donc, mais bon, c’est peut-être la vision occidentale qui me fait ça. Pas de quoi en faire un plat… mais de quoi faire un film qui réussit à devenir intéressant avec le temps, si on lui consacre du temps. Et puis, je ne connaissais pas grand-chose du Liban avant ce film, et c’est toujours bien d’élargir un peu son horizon culturel.

Neel Sethi – petitsfilmsentreamis

Le Livre de la Jungle

Il faut bien justifier l’abonnement Disney + de temps à autre, alors je me suis décidé à regarder ce film, mais en live action. Le dessin animé était très loin dans mon souvenir, la version Netflix beaucoup moins. Honnêtement, Disney a réussi à plus me marquer que la version Netflix. Après, rien d’exceptionnel ou de bien nouveau dans ce film.

J’ai passé un bon moment devant, c’est époustouflant par moment du côté des effets spéciaux (dommage, ce n’est pas une série, ça ne compte pas pour le Bingo Séries), même si les animaux qui parlent sont parfois peu crédibles (inévitablement) et c’est sympathique aussi, d’autant que le très jeune acteur s’en sort à merveille. Toujours pas un coup de cœur, mais tout ne peut pas être coup de cœur après tout !

Bambi - Blog de Sparkling-disney

Bambi

Après la forêt magnifique du film précédent, pourquoi ne pas enchaîner avec un dessin animé connu justement pour son cadre magnifique ? Grosse surprise de redécouvrir le film, déjà parce qu’il ne dure qu’une heure et quart quand je le pensais bien plus long. Enfant, il me paraissait durer des heures… Au moins, ça permet de mieux comprendre les enfants qui s’ennuient devant les dessin-animés de 2h qui existent aujourd’hui !

Autre grosse surprise : le rebondissement qui a fait pleurer tous les enfants – mais pas moi, désolé ! – est bien plus tardif que je ne le pensais et la construction du film est vraiment bien réfléchie, avec un tour par chaque saison pour nous montrer l’évolution de ce prince… dont je ne me souvenais pas les traits si féminins, hum.

Panpan reste mon favori après tout ce temps et le film est une belle redécouverte, ne serait-ce que pour ses magnifiques dessins et sa musique toujours aussi enchanteresse. Bref, ça valait le coup de revoir ce film et je vous le conseille aussi (notons que c’est parfait pour s’endormir) !

Articles de movie-poster taggés "Choi Woo-shik" - Blog de movie ...

Dernier train pour Busan

J’ai toujours entendu beaucoup de bien de ce film, alors quand je l’ai vu sur Netflix, je me suis dit qu’il fallait quand même que je le regarde… Et j’ai bien fait, parce que ce fut un coup de cœur ! Cette histoire de train est bien mieux gérée que celle de Snowpiercer tout de même, et j’avais déjà beaucoup aimé ce film-là.

Concrètement, il est question du voyage en train de tout un groupe de personnes qui va découvrir en cours de route qu’une étrange épidémie s’empare de la population et les transforme un à un en zombie… Une histoire de zombies dans un train ? Ma foi, c’était fait pour me plaire et ça ne manque pas, surtout que les effets spéciaux sont très bons et les acteurs bien castés. Mieux : il y a des enfants pas trop relous et on s’attache malgré nous aux personnages que le film n’épargne pas toujours.

Il y a un sacré nombre de clichés et de moments prévisibles, notamment dans la construction des personnages tous stéréotypés comme l’exige ce genre de film, mais ça n’empêche jamais la pression de monter et le stress de se faire ressentir, donc pour le coup, j’étais scotché au canapé pendant un bon moment de ce film très long. Impossible de faire pause, non ? Un coup de cœur, je vous dis, si vous êtes passés à côté, allez-y les yeux fermés… Fin, ouvrez-les pour voir le film quand même !

Voilà donc qui nous fait toucher à la fin du mois de mai, à peu de choses près. Mercredi prochain, je reviendrai donc avec un article films lgbt pour le mois de juin et la Pride… En août, oui, mieux vaut tard que jamais, écoutez !

Natalia Cordova-Buckley (#97)

Salut les sériephiles,

Très franchement, j’ai bien cru que je n’allais encore pas trouver à qui attribuer ma performance de la semaine, avant de me souvenir subitement que j’avais vu un bon épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D ! La série approche de sa fin et tous les acteurs méritent un article, mais ils ne pourront pas tous en avoir un au rythme d’un par semaine… Tant pis, je vais faire ce que je peux, et je commence aujourd’hui avec une actrice que j’aime beaucoup !

Marvel's Agents Of S.H.I.E.L.D.'s Yo-Yo Rodriguez Gets Her Own ...

La performance de la semaine :
Natalia Cordova-Buckley

La série concernée : Agents of S.H.I.E.L.D
L’épisode : S07E08 – After, Before – 19/20


Pourquoi ? Natalia Cordova-Buckley est arrivée en cours de route dans la série, mais elle s’est rapidement imposée comme un ajout gagnant pour l’équipe du S.H.I.E.L.D, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, son pouvoir, qui lui donne son surnom original de « Yo-Yo » est une bonne trouvaille : c’est un bon twist sur le pouvoir de Flash, grosso modo, avec sa particularité de toujours rebondir pour revenir à son point d’origine.

Ensuite, elle a rejoint l’équipe pour faire partie d’une sous-équipe dirigée par Daisy. À l’époque, l’ex-Skye avait vraiment besoin d’une occupation et de nouvelles responsabilités, et ça avait fait du bien à la série d’avoir cette troupe de super-héros.

Joey and Yo-Yo Agents of Shield 3x17 The Team | Super powers ...
J’aurais bien voulu que Joey reste aussi moi, il a disparu du jour au lendemain !

Pourtant, seule Elena, le personnage de Natalia Cordova-Buckley, est restée à l’écran pour les saisons 4 à 7 (tout de même !). C’est qu’elle a réussit à s’imposer et rester en devenant le love interest de Mack, un personnage qui était jusque-là un peu bourru. De là à dire que le couple est ce qui a permis aux deux personnages d’être plus intéressants à développer, il n’y a qu’un pas.

Toujours est-il que Yo-Yo n’est pas forcément le personnage préféré des fans, à cause de son fort caractère et de son tempérament à toujours dire ce qu’elle pense, particulièrement quand elle pense le contraire des autres et de ce qu’on aimerait. C’était particulièrement visible tout au long de la saison 5 où son parti pris était tout de même bien énervant…

elena yoyo rodriguez | Tumblr

Pourtant, la raison qui me mène à la proposer comme performance de la semaine, c’est justement que son personnage a enfin pu montrer d’autres failles et une vulnérabilité certaine dans l’épisode de cette semaine. Afin de faire face à des problèmes avec ses pouvoirs, Yo-Yo se retrouve obligée d’embarquer dans une quête de reconquête de son pouvoir, d’abord biologiquement, puis émotionnellement. Sur le côté des émotions, l’actrice est excellente et son duo avec May a très bien fonctionné.

Pour tout dire, j’ai hésité à parler de Ming Na dans cet article, tellement ce sont les scènes des deux actrices qui portaient l’épisode, particulièrement au moment du combat entre elles… Mais justement : on a l’habitude de voir Ming Na se battre alors que Natalia Cordova-Buckley, de part son pouvoir, est moins souvent dans la chorégraphie physique. Autrement dit, cet épisode était l’occasion de la voir aller chercher dans ses ressources physiques pour le combat et émotionnelles pour ses scènes permettant de vraiment construire son personnage et l’aider à dépasser ses traumatismes.

elena rodriguez imagine | Tumblr

Dans les deux cas, c’était très réussi et ça lui permet de rendre cet épisode encore plus passionnant !


Vue aussi dans : Dans pas grand-chose ! L’actrice avait commencé sa carrière en espagnol dans tout un tas de projets que je n’ai pas eu l’occasion de voir… Agents of S.H.I.E.L.D est son premier rôle aux États-Unis, et elle a réussi à décrocher le gros lot tout de suite, puisque son personnage est resté pour plus de la moitié de la série tout de même.

p: natalia cordova buckley | Tumblr

Mieux que ça, elle a réussi à décrocher sa propre websérie en cours de route, avec une saison de Slingshot (qui est en fait un épisode de plus de la série tournant autour de Yo-Yo). En parallèle, elle prête sa voix à l’un des personnages de Coco et a eu un petit rôle à jouer dans Bates Motel. Actuellement, elle est attendue comme personnage régulier dans une nouvelle série dont on n’a pas de nouvelles : Coyote. La série racontera l’histoire d’enquêteurs découvrant l’existence d’un tunnel entre les États-Unis et le Mexique… Pour passer de la drogue, bien sûr, j’imagine. Concrètement, ça sent la mini-série et le mini-rôle pour Natalia Cordova-Buckley, mais je lui souhaite de continuer à se faire remarquer !

Elena Rodriguez | Wiki Univers Cinématographique Marvel | Fandom
J’aimerais que sa carrière la voit multiplier les rôles, tout de même !

L’info en + : C’est rare que je pense à regarder, mais TVLine écrit aussi des articles sur les performances de la semaine… L’actrice n’a pas décroché le sésame pour cet épisode, mais elle s’est tout de même fait remarquer par le site américain qui la cite comme une des meilleures performances de la semaine. Cela fait toujours plaisir de voir que je ne suis pas le seul à apprécier un jeu d’acteur… Sur Twitter, Drew Z. Greenberg, scénariste d’Agents of S.H.I.E.L.D notamment, n’a pas hésité à réagir à l’article en réclamant plus de récompenses pour celle qui est tout de même la première super-héroïne latino de la télévision ! L’actrice, forcément, s’en est émue et l’a remercié. Ah, le monde merveilleux des séries !

natalia buckley | Tumblr


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Ce que c’est que le Peak TV

Salut les sériephiles,

Il est tard pour un article du jour ? Désolé, c’est que j’ai eu un peu de travail encore aujourd’hui. Tout va bien pour autant et c’est avec plaisir que je reviens avec un article qui va à nouveau venir compléter le lexique du sériephile. Oui, je grille toutes mes cartouches d’articles pour celui-ci en ce moment, mais je n’avais pas spécialement envie de réfléchir à un autre sujet ou de revenir sur les récentes annonces Netflix déjà lues partout (pour l’instant… je trouverais bien un angle d’attaque à un moment). Bref, dans le lexique aujourd’hui, on va parler de ce qui explique que je sois si en retard dans mes rattrapages de saison dernièrement : le concept de Peak TV !

Blog de La-Folie-des-seriesTv - Page 3 - La Folie des Séries ...

Alors c’est quoi le Peak TV… la Peak TV ? Concrètement, c’est ce qui désigne la période actuelle de production de séries télévisuelles. Par « période actuelle », j’entends les cinq dernières années, où l’industrie télévisuelle hollywoodienne est montée à près de 500 productions annuelle, un nombre qui augmente encore et toujours.

Series: This Week's TV MVPs - Week 1 ~ Just About WriteLe concept est simple : il y a tellement de séries que l’on va finir par atteindre un sommet, un pic, dont on ne pourra pas revenir. C’est une sorte de plafond de verre qui fait que ça risque de s’effondrer : à multiplier les produits et les acteurs sur le marché, on se dirige vers un phénomène compliqué où le gros succès est difficile à obtenir, parce que les spectateurs se répartissent trop sur différentes œuvres. On peut remercier Netflix pour ça, parce qu’ils ont ouvert le chemin avec leurs productions originales et que tous les services de streaming ont embrayé ensuite : Amazon, Disney +, Hulu, Apple TV… Même Quibi, sérieux !

Voir aussi : Quibi ou l’histoire d’un échec ?

Get Your First Look At "Unreal" Season 2

C’est quoi ce nom ? Franchement, rien de bien compliqué encore cette semaine. « Peak » veut dire « pic » et « tv » veut dire… ben… TV. C’est donc un « pic télévisuel », tout simplement, c’est-à-dire que la télévision est au sommet de son art en ce moment. Par conséquent, il faut comprendre, vu la traduction, que c’est plutôt une appellation à utiliser au masculin en français. Pourtant, tout le monde ne semble pas d’accord et, à l’origine, on trouvé surtout des articles la référençant au féminin, parce que pour des français, « TV » ça sonne féminin et « peak » comme un adjectif. Encore une histoire de la covid, le covid. Les américains diraient potato, tomato (une sombre histoire de prononciation et d’accentuation différente du « a »).

Quelle origine ? On commence à parler de « peak TV » en 2015, lorsque John Landgraf, président de la chaîne FX (celle derrière la saison 1 de You’re the worst par exemple) l’emploie pour analyser son obsession de la quantité astronomique de séries produites chaque année. À l’époque, on approchait simplement des 400… Pas de quoi s’affoler, on pouvait donc faire encore beaucoup plus ! Le problème, c’est que déjà à 400 séries, personne ne peut tout regarder et ça commence à poser des soucis, notamment lors des grandes cérémonies de récompenses où des séries sont oubliées, puisque tout le monde ne peut être récompensés.

jimmy shive overly | Tumblr

Bon, après, ça, c’est jamais qu’une excuse plutôt mauvaise si vous voulez mon avis. Tous les fans de Buffy savent qu’elle n’a pas eu les Emmy Awards qu’elle méritait (concrètement, aucun acteur n’en a eu, mais ils ont eu ceux de musique et maquillage… pas exactement de quoi les distinguer parmi les gagnants, et puis, ça vieillit mal du côté du maquillage).

7 things you never knew about Buffy The Vampire Slayer | bloggy balboa
Aujourd’hui, tout le monde sait que Sarah Michelle Gellar mérite au moins une récompense des Emmy pour cet épisode, sérieux.

Et aujourd’hui ? Cela fait cinq ans que l’on évoque un pic télévisuel qui n’arrive pas et chaque année voit la production de séries augmenter… à moins que ! En 2020, nous avons donc un trimestre de production à jeter à l’eau à cause du coronavirus, ce qui fait que le nombre diminuera peut-être. En plus, une crise économique est à craindre pour la suite, alors 2021 va peut-être mettre un frein à tout ça… surtout que bon nombre de séries se terminaient en 2020.

 

À titre personnel, je le sens passer ce pic télévisuel. Je sais que c’est aussi lié à mon âge et à mes activités diverses, mais j’ai tout de même l’impression de n’avoir plus du tout le temps de regarder tout ce que je voudrais et je sais pertinemment que je passe fréquemment à côté de pépites que j’adorerais (coucou Dark). C’est d’autant plus paradoxal que j’en continue d’autres pour aller jusqu’au bout alors que je les trouve médiocres (coucou 13 reasons why), mais ça, j’imagine que l’on fait tous nos propres choix. Je préfère m’investir jusqu’au bout dans les histoires commencées, en général.

24h après : la fin de 13 Reasons Why (#4) | Just One More Episode
It didn’t.

Avec toutes les séries que je termine en ce moment il faudra de toute manière que je me renouvelle un jour ou l’autre… alors je profiterais des stocks fournis par ce pic télévisuel. Quant à savoir si le plafond est atteint, j’imagine que l’avenir nous le dira, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça n’a pas réussi à John Langdraf !

Films vus en 2020 (#26)

Salut les cinéphiles !

Cette fois, ça y est, c’est dans cet article que je vais enfin pouvoir évoquer mon centième film de l’année ! L’occasion pour moi de me rendre compte qu’il faudra peut-être que je passe un jour à deux articles par semaine sur les films si je veux évoquer mon 150e avant le mois de décembre… Mais bon, ça, c’est une autre histoire ! Avant tout, revenons sur une poignée de films vus à la mi-avril 😉

Dark Waters

dark waters | TumblrAh. Pensant l’avoir raté pour de bon au cinéma, je découvre qu’il est de nouveau au salle depuis deux jours… C’est malin ! En tout cas, le film est plutôt intéressant à revenir sur un scandale dont on a tous entendu parler parce qu’on en est tous victimes… sans pour autant que de vraies conséquences semblent peser sur les responsables. Pour vérifier ça, rien de tel qu’un film.

Le film revient donc sur le scandale sanitaire lié au Teflon, avec un avocat qui se retrouve embarqué dans ce qui ressemble fort à une conspiration qui le dépasse. J’ai bien aimé le film qui est porté comme il se doit par un Mark Ruffalo plutôt en forme, mais il est loin d’atteindre la catégorie de mes films préférés. En plus, il a tendance à traîner beaucoup trop en longueur à mon goût, et ça, c’est fort dommage car il me semble qu’il aurait pu être plus percutant.

Après, la mode est aux films très longs…

6 Disney Wedding Ideas Inspired By 'Cinderella,' So Start Planning ...

Cendrillon

Deux salles, deux ambiances, me voilà de retour sur Disney + pour découvrir cette adaptation du dessin animé… Le film est très sympathique et réussit plutôt bien à satisfaire les attentes que j’en avais, sans pour autant être exceptionnel non plus. C’est toujours un peu magique de voir les dessins prendre vie. L’humour du film est bon, les acteurs s’en tirent bien (ah la bonne fée !) et l’histoire fonctionne toujours aussi bien en 2020. Concrètement, c’est un bon moment à passer, histoire d’avoir des étoiles plein les yeux.

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Upside Down

Ce film aurait peut-être pu un coup de cœur et je me demande, avec le recul, pourquoi il ne l’est pas. À vue de nez : parce que je suis frustré que ce ne soit pas une série, tout simplement ! Si vous ne connaissez pas, ça raconte l’histoire d’un monde, ou plutôt de deux mondes, vivant en miroir l’un au-dessus de l’autre. Le monde du dessus est bien plus riche que le monde du dessous dont il exploite les ressources ; la gravité n’y est pas la même et il est évidemment interdit de passer d’un monde à l’autre…

Vous le voyez venir, cette belle histoire de science-fiction est aussi une belle histoire d’amour entre un jeune homme du monde d’en bas et une demoiselle du monde d’en haut. L’intrigue est celle que l’on peut attendre avec un tel point de départ, mais elle possède tout de même des surprises et des rebondissements bien vus. Les acteurs s’en tirent tous très bien et on en prend plein la vue du côté des effets spéciaux.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas attendu parler de ce film avant, alors qu’il est vraiment superbe, jusque dans ses choix musicaux envoûtants. Je recommande chaudement, c’est une claque visuelle !

Ocean's 8" : des actrices sous-exploitées pour un casse un peu ...

Ocean’s Eight

Le voilà enfin mon centième film de l’année ! Avec un nombre si symbolique qui était celui que je visais dans mes résolutions, autant dire que le choix était rude et un peu inquiétant : pas question de voir un film médiocre à ce moment-là. Ce n’est évidemment pas le cas avec ce film que j’ai beaucoup aimé.

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Concrètement, la formule est la même que dans tous les Ocean, mais avec quelques personnages de moins parce que ça semble trop compliqué de trouver onze à treize femmes célèbres ? Je retrouve dans ce film un paquet de choses que j’adore, à commencer par des personnages féminins bien écrits et bien interprétés. De ce côté-là, chapeau bas à Rihanna. Je n’aime pas spécialement sa carrière musicale (désolé pour les fans), mais c’est une actrice formidable !

Le film a un bon humour, des retournements bien écrits et est à la hauteur de la franchise… même un peu plus. Je l’ai largement préféré aux autres films de la franchise (bon, il faudrait que je revoie Eleven que j’avais beaucoup aimé à l’époque), donc c’était un très bon choix pour marquer le centenaire !

John Q

Je n’allais pas pour autant m’arrêter en si bon chemin ! Ce film sur les aberrations du système de couverture sociale américain est plutôt anecdotique dans mon année, mais j’en garde un bon souvenir.

john q | Tumblr
My son is going to bury me.

On y suit l’histoire d’un père prêt à tout pour sauver la vie de son enfant dont il découvre que les soins ne sont pas pris en charge par son assurance, suite à un changement dans le contrat de la part de son employeur. Le problème vient bien sûr du côté « prêt à tout ».

Si le film exagère certains traits de la société américaine, il n’en reste pas moins une œuvre à voir pour voir les dérives du système, surtout quand on voit ce que Trump en fait. Espérons ne jamais en arriver là en France où le système n’est plus tout à fait ce qu’il était non plus. Concrètement, c’est autrement un bon film qui nous fait nous attacher très rapidement à son personnage principal dont on comprend bien la cause.

De là à dire que j’aurais fait comme lui, en revanche, il y a un paquet de pas. Le scénario est parfois un peu paresseux à mon goût, en laissant passer des grosses ficelles ou des évolutions de personnages pas très logiques… Ce qui explique probablement que je le considère comme anecdotique, alors qu’il m’a fait pas mal réfléchir !

La couleur des sentiments - Blog de movie-poster

La couleur des sentiments

Voilà un film qui m’attendait depuis un moment, mais que je repoussais toujours par peur de ne pas accrocher à l’adaptation, qui est pourtant plutôt réussi. Le casting est excellent, certaines scènes sont hilarantes à voir grâce à la justesse du jeu des acteurs et j’ai passé un agréable moment…

Bien sûr, tous les personnages ne sont pas agréables et certains clichés sont difficiles à supporter, mais ce qui rend un personnage cliché est aussi parfois ce qui le rend bien plus crédible et réaliste (coucou la journaliste), aussi pénible cela soit-il à supporter.

D’autres critiques à faire dessus pour justifier qu’il ne soit pas un coup de cœur ? La longueur, probablement, surtout que je me souvenais assez bien de l’histoire. C’est injuste, je sais, mais c’est comme ça ! Après, ça m’a donné envie de le découvrir en anglais le roman… J’ai tellement d’autres choses à lire, cela dit.

Tel père, tel fils | Transmettre le cinéma

Tel père, tel fils

Je me suis lancé dans ce film simplement en me fiant à son excellente note et ses excellentes critiques, sans savoir de quoi il retournait, et j’ai apprécié en découvrir la surprise… En même temps, le début était un peu lent quand je ne savais pas encore où ça allait. À vous de voir ce que vous préférez, donc, mais je vous donne le synopsis si vous voulez savoir : le film traite d’une situation qui fait frémir tous les nouveaux parents je pense, l’échange de deux enfants à leur naissance à l’hôpital… ce que les parents ne découvrent que des années plus tard.

Bien sûr, le film a aussi à cœur de traiter l’aspect social de cette question, avec deux couples parentaux très différents : l’un riche et vivant en ville, l’autre pauvre et vivant dans la campagne proche. Il y a donc en plus de l’aspect dramatique familial une critique de la société japonaise qui s’écrit en creux et qui est sympathique.

J’ai bien aimé ce film, mais là encore, j’ai trouvé qu’il était assez lent à se mettre en place, mais que, paradoxalement, sa conclusion arrivait un peu rapidement. Une chose est sûre, ça fait réfléchir !

Voilà pour moi cette semaine. Oui, j’ai encore poussé le bouchon un peu loin et j’ai proposé cette fois sept films au lieu de cinq, mais c’est parce que ça me permettra de consacrer l’article de la semaine prochaine à toute une saga ! Cela aurait été bête d’avoir un ou deux films trainant la patte à côté d’une grosse saga !