Salut les cinéphiles,
Oui, finalement, je reparle à nouveau d’un film aujourd’hui, parce que j’ai terminé hier soir un film que j’ai beaucoup aimé, encore. Ce n’est pas exactement un coup de cœur car il a trop de longueurs à mon goût, même si les longueurs se justifient toutes dans les dernières scènes, mais j’en ai beaucoup aimé le message, assez original pour un film (partiellement) américain. Le partiellement a son importance, je cherchais à voir un bon film espagnol à l’origine – mais justement, un film d’origine partiellement hispanique avec Sigourney Weaver, ça a attiré mon attention.
Les connaisseurs et les plus cinéphiles sauront déjà que je parle de A Monster calls. Ceux qui ont lu le titre de l’article aussi. En espagnol, le film à un titre encore plus juste : Un Monstruo Viene a Verme. En français en revanche, on perd tout le délire du monstre pour éviter d’être dans la catégorie film d’horreur, et ça s’appelle Quelques minutes après minuit. Quand on voit le film, ça a du sens, mais franchement, dans le genre trahison de l’intention originale, ça se place là. Et en parlant d’intention originale, il faut noter que tout ça est inspiré d’un roman… Que je n’ai pas lu. Peut-être un jour, cela dit, ça m’intrigue.
Bon, l’histoire du film, peut-être ? Il est question de Conor, un petit garçon dont la mère est malade – même si on ne sait jamais exactement la maladie qu’elle affronte. Pour fuir les difficultés de sa vie, Conor fait appel bien malgré lui à un monstre, un arbre gigantesque, qui vient l’aider… en lui racontant des histoires.
Très clairement, la meilleure partie du film, ce sont ces histoires racontées par l’arbre. Elles sont magnifiques, tout simplement : si le film est en live-action, les histoires sont des passages animés, et les animations sont belles. Les histoires racontées sont aussi très intéressantes, parce qu’elles sont à la fois des contes très classiques, mais aussi très surprenants : l’arbre a une manière de les raconter qui nous fait voir que tout n’est pas toujours aussi simple que ce qu’un enfant voudrait. Et c’est là tout l’intérêt du film, à vrai dire.
Nous suivons Conor dans sa vie de tous les jours (et ce n’est pas forcément passionnant à première vue d’ailleurs), mais l’arbre parvient toujours à faire des parallèles très intéressants entre ses histoires et ce qu’il se passe dans la vie de Conor. Inévitablement, tout cela finit par apporter des leçons de vie importantes à Connor, mais aussi à la personne qui regarde le film et se retrouve piégé à attendre les histoires de minuit sept, encore et encore.
C’est un film que je trouve vraiment intéressant pour le message qu’il porte sur le deuil, la maladie, la manière de faire face à la perte d’un proche. Nous suivons les conséquences psychologiques sur le fils de la mère malade, et c’est assez violent quand l’on prend conscience que tout est lié, que des ramifications sont à faire entre chaque branche du film. Par contre, le film nous laisse nous débrouiller pour cela : jamais pris par la main, nous sommes confrontés scène après scène à des vérités qu’il faut être capable d’entendre et déduire de nous-mêmes.
C’est très étonnant, donc, et c’est ce qui m’a donné envie d’écrire un article dessus, parce qu’il est rare, quand je finis un film, que je revienne dessus aussitôt pour revoir certaines scènes. Et pourtant, j’ai revu chacune des quatre histoires du film pour bien comprendre la progression logique proposée et le message du film. Attention, je spoile ce message juste après, parce qu’il est important à mes yeux – si vous n’avez pas vu le film, regardez-le avant de lire le dernier paragraphe !
Le message du film est donc que la vérité est parfois bien plus douloureuse que les histoires qu’on se raconte, mais qu’il est nécessaire de se raconter des histoires à cause de la vérité. C’est d’une simplicité désarmante quand on voit la complexité narrative du film, mais tout le but du film est de nous faire arriver à cette conclusion en même temps que son personnage principal.
Nous voilà donc à la place de l’enfant, forcés d’écouter ce monstre, de s’attacher à lui tout en le détestant et en le craignant. Belle métaphore de la vie et de la mort, donc.
Sinon, j’ai découvert après coup que le réalisateur de ce film était Juan Antonio Bayona. Il faut que je me fasse une raison : j’adore l’ensemble de son œuvre, je crois. On lui doit également un de mes films préférés, The Impossible, un de mes coups de cœur de l’an dernier, Le Secret des Marrowbone, mais aussi un volet de Jurassic World (un de mes préférés, le cinquième, avec le volcan) ou le classique indétrônable qu’est L’Orphelinat. Sacrée carrière, le type !

Plus sérieusement, je voulais continuer cette semaine de faire le tour des autres films vus en 2021, mais il s’avère que j’ai finalement trouvé plus important à évoquer avec vous : un nouveau coup de cœur ciné. Et il a eu lieu sur Netflix par un hasard quasi-total.
J’espère que le reste de l’article suffira à vous convaincre, sans avoir à lire toute l’histoire avant de la découvrir dans le film. Impossible tout de même de ne pas évoquer au moins la présence de chiens au casting de ce film, donc si vous aimez les chiens, vous serez probablement très touchés par ce film. Si vous ne les aimez pas, vous serez touchés aussi, parce qu’il n’y a pas que ça. Par contre, vous n’avez pas de cœur si vous n’êtes pas attendris par cette histoire de chien(s).
Ce n’est pas du spoil, c’est simplement un mot qui est utilisé dans le film et qui, en gros, signifie à la fois « le chemin » en Hindi et « dire quelque chose en un minimum de mots »… C’est tout à fait ce que fait le film : nous suivons le chemin et le voyage du personnage principal, Hector, alors même que le film délivre bien des messages sans jamais les exprimer avec des mots.
Histoire de famille, d’amitié, de liens à son chien, d’acceptation de la différence surtout, d’argent rapidement, Seventeen est un film dans lequel je suis bien vite entré par la porte de l’humour, mais qui traite finalement de nombreux sujets sous un angle un peu différent de ce qu’on voit d’habitude.



Avec ce synopsis, vous devez avoir rapidement cerné qu’il s’agissait d’un film d’horreur (et déconseillé au moins de 16 ans en plus) jouant encore et toujours sur le délire de la maison hantée. On aime ou on n’aime pas, je sais, mais généralement quand c’est bien foutu, j’ai envie de le regarder ! C’est donc ce qu’il s’est passé hier (hum, j’ai écrit cet article hier, oui, je ne finis pas les films d’horreur à 9h du matin en général). Il me reste à souligner que le film est « inspiré de faits réels », même si on ne sait pas exactement où s’arrête l’inspiration et où commence la fiction. Clairement, il y a de la fiction. J’espère.
Côté horreur, je trouve qu’il fonctionne bien, avec des moments dérangeants et de l’horreur comme je l’aime : nous ne sommes pas sur du gore, juste sur des peurs insidieuses et des choses que l’on ne comprend pas trop. S’il est loin d’être le premier du genre, je dois bien avouer que j’ai forcément deviné assez souvent vers quoi on se dirigeait. C’était loin d’être grave, par contre, parce qu’au contraire, ça me donnait envie de voir la suite. J’étais à fond, en fait, pour vérifier si mon intuition était la bonne. Et elle l’était.
Mon vrai petit plaisir était de retrouver Britt Baron, cela dit, parce que je l’adore dans tous ses rôles, même si je ne la reconnais JAMAIS. C’est donc Justine de