9-1-1 Lone Star – S04E14

Épisode 14 – Tongues Out – 16/20 
Même si l’épisode passe à côté de quelques évidences et que la crédibilité n’y est toujours pas, j’ai aimé les deux intrigues de l’épisode. Contrairement au précédent, la structure était solide et fonctionnait, avec un bon rythme tout du long. J’ai eu une petite surprise que je n’avais pas vu venir, alors que j’aurais pu, et ça en fait un épisode sacrément divertissant.

Spoilers

Kendra est accusée de meurtre, Tommy de détourner son révérend de sa pureté.

.

I believe Reverend Parks is filling her with more than the holy Spirit.

Les scénaristes galèrent vraiment à nous expliquer comment il est possible que le père de Carlos raconte tous les éléments du début de son enquête à Owen et la vérité, c’est qu’ils ne trouvent aucune raison logique de le faire. Il détruit donc tout son professionnalisme, dont on avait fait tout un pataquès lors de son introduction, pour finalement balancer à notre pompier tout ce qu’il a appris sur Kendra en quelques heures.

Nous sommes le lendemain de l’épisode précédent, et le rapport d’autopsie de Brett est tombé. Il avait du liquide dans les poumons, ce qui explique que le froid l’a tué : il ne pouvait plus respirer car le liquide a gelé. Voilà donc le poison original utilisé par, possiblement, Kendra. Il restera à voir si c’est bien elle la meurtrière. Personnellement, j’en doute : les indices à son encontre sont trop gros. Owen n’arrange pas son cas, en plus, en expliquant au Texas ranger en face de lui qu’il venait de rompre avec Kendra à cause de son mari.

C’est ce qu’on appelle un mobile, et ça ne va pas dans le bon sens pour Kendra qui a aussi un deuxième ex-mari, tout aussi mort que le premier. Il s’appelait Logan et découvrir son existence perturbe pas mal Owen, qui décide de ne plus parler avec sa copine dorénavant. Bon, il tient jusqu’à ce qu’il arrive à la caserne où elle l’attend, en bonne coupable potentielle. C’est en tout aussi bonne coupable potentielle qu’elle lui explique qu’elle n’y est absolument pour rien, qu’elle est innocente et que c’est déjà suffisamment difficile à vivre comme ça d’avoir deux ex-maris morts.

Bref, elle se sent seule et elle a besoin de quelqu’un pour la réconforter, pas pour l’enfoncer. Owen décide ainsi de la croire. C’est loin d’être la meilleure idée, je trouve, mais il ne fait qu’empirer les choses ensuite. Il lui conseille ainsi de ghoster la police pour plutôt mener l’enquête par elle-même. Ils n’ont plus qu’à trouver une preuve qu’elle est innocente. Ce n’est pas gagné, et il faut évidemment trouver un détective pour ça.

Ils ont Carlos à portée de main, littéralement puisqu’il est dans la caserne, mais Owen choisit plutôt de demander à… Paul. Euh ? Je veux bien qu’il possède un bon esprit détective, mais tout de même, il ne vaut pas Carlos ! Bon, pour accentuer sur l’esprit détective de Paul, on nous sort tout de même une scène hyper longue où il parvient à résoudre le vol de son dernier pudding, par Carlos, justement.

Je veux bien que ça fasse un peu d’humour, mais ça m’a paru long pour ce que c’était. En tout cas, ça ne met pas en valeur autant que d’habitude Carlos et ça mène Paul directement chez Kendra où il repère que Brett n’a pas essayé de sortir de la machine, car il n’y a aucune trace sur celle-ci. Il repère aussi les caméras de vidéosurveillance de la propriété, qui aurait dû être à peu près le début de l’enquête pour tout le monde.

Le truc, c’est que Kendra refuse de parler aux rangers. On en arrive à un stade où elle se barre dans sa voiture de luxe, avec Paul et Owen, plutôt que de leur parler. C’est bien, c’est à peine une attitude qui la rend super suspecte, ça. Le pire, c’est qu’une fois de plus la série donne raison aux idées de merde d’Owen : en visionnant les vidéos, Paul découvre que le matin de sa mort, Brett est rentré une heure après avoir promené son chien… Et le chien était clairement malade, comme s’il avait été empoisonné.

Comme le poison n’est pas ce qui a tué Brett (c’est le froid), cela laisse une possibilité pour innocenter Kendra. Ils se rendent compte de tout ça pile à temps : au moment où le père de Carlos retrouve leur piste, évidemment. Il peut donc constater lui aussi ce qu’il se passe sur cette caméra. Cela mène les quatre personnages chez le vétérinaire, même si j’ai du mal à comprendre comment le major des rangers peut se permettre de passer tout l’après-midi seul sur cette enquête.

Il fait toutefois bien : ils passent du vétérinaire à l’écurie du coin où Brett avait une « man-cave » soi-disant pour pouvoir avoir un endroit un peu zen pour lui. C’est parfait car ça permet d’innocenter rapidement Kendra : Paul remarque une trace de bouteille sur une table et envisage que Brett s’est empoisonné seul, par accident, en renversant le poison dans une autre bouteille. Il remarque aussi que c’est parce qu’il avait du poison sur les mains qu’il est mort : c’est un produit qui est toxique même quand on ne le boit pas.

Le chien ? Brett a eu la bonne idée de le caresser. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on nous innocente rapidement Kendra après ces révélations : il est désormais sûr qu’elle n’a pas tué son mari. Forcément, elle est ravie d’être en capacité de quitter le commissariat.

Gabriel, le père de Carlos est tout de même bien énervé : il en veut à Owen d’avoir donné des informations à Kendra, mais aussi à Paul. Il l’a en plus fait dans son dos et ça l’énerve. Voilà donc les deux beaux-pères du mariage à venir qui s’embrouillent. Il ne manquait plus que ça ! C’est un peu sans surprise, cela dit, quand on voit le caractère de ces deux personnages.

Par contre, l’épisode étant loin d’être terminé, j’ai trouvé cette résolution trop rapide à innocenter Kendra… et pourtant, elle l’est bien. De son côté, Paul se fait célébrer par le reste de la caserne, qui est bien heureuse d’avoir un truc à fêter. Toutes les occasions sont bonnes, non ? Kendra est innocentée, mais Paul n’a pas encore à l’esprit à la fête – et il n’a pas l’esprit tranquille non plus. Il continue d’avoir l’impression qu’il lui manque quelque chose, que quelque chose n’est pas réglé.

Il a bien sûr raison : Brett cherchait à tuer Kendra. C’est pour cela qu’il a eu la main sous une voiture, parce qu’il essayait de couper les freins de la voiture de sa femme, et c’est pour cela qu’il s’est empoisonné : il a rempli la bouteille de whisky qu’il comptait offrir à Kendra pour son anniversaire de poisson. Ma foi !

Le problème, c’est que Paul comprend ça un peu trop tard : Kendra vient justement de boire un verre de ce whisky chez Owen. Elle s’effondre immédiatement, mais Matteo peut appeler le 9-1-1 depuis son portable pendant que Paul passe le sien à Nancy et TK qui explique à Owen tout ce qu’il faut faire pour garder Kendra en vie. Le problème, c’est qu’il faut aussi lui faire du bouche-à-bouche, alors que le poison est sur ses lèvres.

Contre toute attente, Kendra survit donc… mais Owen s’effondre dès qu’il en a le cœur net, paralysé lui aussi. C’était une très jolie scène, ma foi. J’ai cru qu’ils allaient tuer Kendra pour de vrai, la musique m’a bien porté, c’était top.

Oh bien sûr, j’en ai marre du personnage d’Owen, évidemment, mais je trouve que ça fonctionnait bien pour une fois. Par contre, l’explication en fin d’épisode était beaucoup trop longue pour ce que c’était… Je n’ai pas l’esprit de déduction aussi endormi que celui d’Owen apparemment.

En parallèle de tout ça, nous reprenons enfin l’intrigue sur le couple de Tommy. Il était temps que ça arrive, je pense, mais je ne suis pas tout à fait sûr d’aimer ce que ça donne. Déjà, on commence par une scène d’étude de la Bible et, franchement : flemme. Ensuite, on enchaîne sur une intrigue concernant les potins de la paroisse. J’ai aimé la mise en scène qui voit Grace entendre des mégères critiquer Tommy parce qu’elle couche possiblement avec le pasteur – et j’ai aimé la phrase utilisée surtout.

Par contre, la réaction de Grace est loin d’être géniale. Elle en parle à Tommy seulement le lendemain, tout ça pour savoir si elle couche vraiment avec, parce qu’elle n’est pas encore au courant et se met à se poser la question. Qu’elle soit énervée d’entendre critiquer sa pote, je veux bien, qu’elle envisage de s’en mêler alors qu’elle lui avait dit de les ignorer, pourquoi pas… Mais qu’elle veuille savoir ce qu’il se passe entre eux avant de le faire ? Eh, tu vaux mieux que ça Grace !

Tommy le sait. Elle en joue donc, ce qui était plutôt drôle. Les scénaristes n’en jouent pas tellement par contre et nous révèle que les jeudis après-midis cardio de Tommy sont remplacés par un petit slow avec son révérend. Pas de quoi exciter sa cardio. Inévitablement, Tommy finit par mentionner ce qui se dit dans leur dos à son copain et celui-ci, bien qu’il ne puisse rien se reprocher, se met à culpabiliser et flipper de tout ce qui se dit.

Les rumeurs lui ont déjà ruiné la vie une fois, le forçant à fuir son ancienne paroisse suite au divorce… et apparemment, une petite phrase assassine de deux mégères, entre elles, suffisent à lui faire envisager de larguer Tommy. C’est du grand n’importe quoi à mon sens : elle est bien sympa de le laisser s’en tirer sans s’énerver plus que ça. Il n’y a rien à faire, vous me direz, mais tout de même, défend-toi davantage et essaie de trouver une solution au problème plutôt que de lui dire « oh, ne les laisse pas te transformer comme ça ». Sérieusement.

Tommy est dépassée par ce qu’il se passe, et décide finalement d’aller raconter tout ça à ses amis. Grace en profite pour avoir confirmation qu’ils n’ont pas couché ensemble, avant de remotiver Tommy. Il est hors de question pour Grace de voir sa meilleure amie quitter sa paroisse. C’est pourtant ce que Tommy fait le dimanche suivant…

Du moins, c’est ce qu’elle envisage de faire. Finalement, elle fait la surprise à tout le monde, y compris à son mec, de débarquer en plein milieu de son sermon pour faire la lecture de la semaine, rappelant que le Seigneur demandait à ce qu’on ne parle pas mal sur les gens. BIM. Voilà qui est fait. J’ai adoré sa tenue, qui correspondait parfaitement au vitrail derrière, et j’adore Gina Torres. La scène n’est pas bien crédible, mais qu’importe : j’ai juste adoré la voir comme ça.

La fin d’épisode est totalement dans l’excès aussi, avec un baiser entre eux devant toute l’église, mais j’ai décidé de prendre le côté comique de ce qu’on nous offrait. Et ça terminait bien l’épisode après tout. J’aurais juste aimé avoir une minute de scène de plus pour les voir bien gênés de devoir reprendre la messe de la semaine, hein.

9-1-1 Lone Star – S04E13

Épisode 13 – Open – 15/20 
Est-ce qu’il n’y a pas une expression disant qu’il ne faut pas courir deux lièvres à la fois ? Je trouve que l’épisode perd clairement en intensité à vouloir trop en faire en jouant sur deux tableaux à la fois. C’est vraiment dommage. Indépendamment, les intrigues sont géniales pour l’une, passables pour l’autre. Ensemble, j’ai trouvé qu’elles ne fonctionnaient pas tellement et que la structure de l’épisode était bizarre.

Spoilers

Kendra a caché un détail d’importance à Owen ; Grace est toujours énervée contre son père.

.

See you back at the stables.

Cet épisode a un début un peu dingue, avec une intervention particulièrement marquante du point de vue visuelle : une nana qui adore faire plein de commentaires sur les potins du moment au boulot se retrouve à voir sa langue doubler, puis tripler de volume. C’est particulièrement flippant à voir, je pense que personne n’aurait envie que ça lui arrive, mais bon, tout se termine bien. On a même un petit gag sur la bague de mariage que TK ne devra surtout jamais retirer. Soit.

C’est un peu une manière d’apporter le thème de l’épisode, où le mariage aura son importance. Ou pas, justement : Owen découvre assez rapidement dans l’épisode que sa nouvelle petite-amie, Kendra, est mariée. Bon, je ne l’aimais déjà pas trop, mais avec le caractère jaloux d’Owen, je suis à peu près sûr qu’on ne la reverra pas de sitôt dans la série.

Il faut toutefois rentabiliser le casting et la paie des acteurs pour l’épisode : Brett, le mari, vient donc à la caserne pour récupérer ses lunettes de soleil qu’Owen s’est débrouillé pour embarquer. Pour un type gêné de découvrir que Kendra est mariée, il n’est pas si gêné que ça. Le mari s’amuse à marquer son territoire vis-à-vis de Kendra et balance toute la situation devant toute la caserne, mais Owen décide d’agir comme si tout était parfaitement normal.

S’il le fait devant tout le monde, il avoue tout de même qu’il n’a pas l’intention de retourner chez Kendra et Brett. Il n’en faut pas plus pour qu’une heure plus tard Owen se retrouve en intervention chez eux. Brett a réussi à se retrouver coincé sous une voiture, avec la main totalement éclatée. Malgré tout, c’est Owen qui réussit à le calmer pour qu’il puisse être soigné. Cela nous mène à une scène bien terrible pour le pompier : quand elle arrive et voit l’ambulance, Kendra est surtout inquiète pour son mari, et elle se jette sur lui sans même accorder un regard à Owen. Bim. On ne la reverra plus, c’est assez clair. Et tant mieux ?

Non, malheureusement. Après avoir ignoré Owen chez elle, elle culpabilise et décide de remercier tous les pompiers en leur organisant un petit buffet de bouffe asiatique. Oui, oui, en plein milieu de la caserne, sans en avoir parlé aux capitaines avant. Ce n’est absolument pas crédible, mais au moins, ça offre une opportunité nécessaire à Owen : il peut rompre avec elle, parce qu’il ne se sent pas de continuer à coucher avec une femme mariée, même si son discours à elle est soudainement différent de celui de son mari. Selon Kendra, leur mariage est terminé.

Difficile de savoir qui croire exactement, mais la scène suivante nous le confirme : le couple ne se supporte plus, contrairement à ce que nous avions vu en début d’épisode. Une grande dispute éclate donc au cours de laquelle Brett reproche à sa femme d’avoir trahi leur contrat : elle a eu des sentiments pour Owen et a continué de le voir, contrairement à ce que stipulait leur mariage ouvert à l’origine.

L’intrigue s’achève d’une manière bien choquante : Kendra appelle les secours car elle retrouve son mari complètement gelé dans une machine qui est censé le refroidir uniquement. C’est plutôt ironique, sachant qu’elle venait de souhaiter qu’il meure de froid juste avant. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour le sauver, le sortant de la machine dont il avait eu la bonne idée de désactiver la sécurité. Vraiment, Brett est un personnage qu’on ne peut que détester.

Une fois qu’il est sorti de la machine, Owen tente de lui faire un massage cardiaque pour mieux lui éclater la poitrine. Il n’y a pas grand-chose que Tommy puisse faire pour le sauver après ça. Au moins, Kendra et Owen ont tous les deux ce qu’ils veulent, hein. J’ai hâte de voir l’enquête policière s’en mêler par contre, parce que clairement, l’amant qui tue involontaire le mari, déjà mort gelé quand il est arrivé exactement comme le souhaitait sa femme ? Cela fait beaucoup d’un coup.

Et ça ne manque pas : en fin d’épisode, Owen assure à Kendra qu’elle n’a rien à se reprocher et que ce n’est qu’un accident… jusqu’à ce que le père de Carlos finisse par appeler Owen pour l’avertir qu’une enquête pour meurtre est ouverte. Brett est extrêmement riche, après tout, puisqu’il est marié à Kendra. Pour ne rien arranger, les examens montrent également qu’il a été empoisonné. Aie.

Loin de cette intrigue que je ne trouve pas vraiment exceptionnelle, on peut également repasser un peu de temps chez Grace et Judd. Cela faisait un moment que ce n’était pas arrivé, et je me sens un peu comme le père de Grace à être surpris de voir leur bébé en être déjà au stade de faire des dessins. Bon, cela dit, je n’aurais pas envie de faire le babysitting de Charlie, perso, mais à part ça, je me suis reconnu dans ces grands-parents qui étaient surpris par la rapidité à laquelle elle grandissait.

On sent assez vite que tout ça mène à un froid de plus en plus glacial entre Grace et son père. Entre sa demande de pouvoir être le babysitter de Charlie et sa demande que Grace se remette à chanter… il sait comment trouver les bons sujets pour souler sa fille. Grace n’a pas du tout envie que ses parents s’immiscent autant dans sa vie et elle n’apprécie pas de voir Judd accepter la proposition qu’ils font.

Leur babysitter est malade, il faut bien trouver une solution, même si Grace n’a pas envie de voir son père garder sa fille. J’avais totalement oublié la raison derrière cet énervement de Grave : son père a trompé sa mère, et ça la soule de faire comme si de rien n’était. Pour Judd, c’est un problème, parce que sa fille sent bien la tension dans la pièce. Ils en parlent donc un moment, mais de toute manière, la décision est déjà prise : les parents de Grace viendront faire du babysitting.

Le matin où ils arrivent, Judd est déjà parti et Grace les récupère comme elle peut – elle est très sympathique avec sa mère, mais très froide aussi avec son père. Celui-ci le sent bien et la confrontation a inévitablement lieu, entre deux recommandations pour la journée de baby-sitting. Le truc, c’est que la confrontation est mathématiquement courte : la mère est dans la pièce d’à côté après tout.

Grace la voit revenir avec plaisir et s’éclipse sans finir la dispute avec son père. Partir dans ces conditions ? C’est une mauvaise idée et on a vu assez de séries pour savoir que ce n’est pas une bonne idée de partir d’une pièce en pleine dispute, sur un « au moins, quand t’es là, tu n’es pas ailleurs à chercher les problèmes ». Pas besoin d’aller ailleurs pour qu’il trouve des problèmes, par contre.

Dans la journée, un appel au 9-1-1 est passé par la mère de Grace. La scène est horrible : Grace découvre ainsi par une collègue qui connaît son adresse par cœur que son père est inconscient. Elle décide de prendre l’appel et de la gérer comme elle peut – mais elle ne peut pas, évidemment. J’ai aimé voir la supérieure de Grace décider de prendre l’appel. C’était le minimum : forcément, la situation mère/fille pour sauver le père, ce n’était pas exceptionnel. Grace s’énervait au téléphone contre sa mère.

Alors que la mère se débrouille comme elle peut pour faire le massage cardiaque de son mari, Grace commence à prendre conscience de ce qu’il se passe, et de la culpabilité qu’elle a d’avoir été odieuse avec lui. Ce n’est évidemment pas Judd qui débarque pour sauver son beau-père, ce qui permet de garder le suspense ensuite quand Grace retrouve sa mère à l’hôpital – pendant que le père est en pleine opération. Judd s’occupe de placer Charlie chez la voisine le temps de l’opération du père.

Le père survit à l’opération, mais son réveil n’est toujours pas une chose certaine. C’est extrêmement compliqué à vivre pour Grace, qui finit par raconter ce qu’il s’est passé le matin et la culpabilité qu’elle porte désormais en elle. J’ai eu de la peine pour elle, mais je n’ai pas pu m’empêcher de rire quand elle a commencé à évoquer l’infidélité de son père et la difficulté que ça aurait été pour sa mère de le savoir. En fait, j’ai immédiatement perçu que ça signifiait qu’elle allait tout entendre.

Je ne m’attendais pas pour autant à ce qu’elle soit au courant de ce secret tout naze. Je ne comprends pas trop pourquoi le père n’a pas expliqué à Grace avoir avoué à sa femme sa tromperie au moment même où il le faisait. En tout cas, la mère a pardonné son mari. Voilà qui est fait. Grace peut donc se sentir encore plus bête d’avoir été si odieuse et se retrouve à chanter dans la chambre d’hôpital de son père après s’être excusée comme elle pouvait à son père comateux.

La chanson était jolie, mais elle l’était encore plus quand Grace s’est vue rejointe par ses deux sœurs. Ouais, la production s’est décidée à caster deux actrices de plus pour compléter la famille de Grace. Je ne m’attendais pas à ce qu’elles débarquent si vite de Nashville. C’est cool, j’espère qu’on apprendra à mieux les connaître par la suite !

C’est une possibilité, après tout : la chanson des trois sœurs suffit à réveiller le père et tout est bien qui finit bien. Grace peut même confier Charlie à son grand-père, en assurant à celui-ci qu’ils rattraperont le temps perdu.

9-1-1 – S06E15

Épisode 15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.

Spoilers

Dans la vie, deux choses sont inévitables, et c’est sur celles-ci que se concentre cet épisode.


Is that why you ask so many innocent questions ?

Ah, super, cet épisode commence par nous montrer un homme qui est débordé parce que ses clients ont attendu le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôts. C’est un joli moyen de me rappeler que je dois faire la mienne moi aussi, j’imagine. L’homme est en tout cas en train d’essayer de travailler lui aussi, mais ce n’est pas évident avec sa femme qui l’engueule de ne pas être capable de prendre le temps de venir voir ses parents.

En fait, l’homme est tellement préoccupé par sa conversation téléphonique qu’il ne capte même pas qu’il y a quelqu’un d’autre qui entre par effraction dans son bureau pour y foutre le feu. La scène était plus marrante qu’autre chose, même si je ne sais pas trop pourquoi ça m’a amusé de le voir rater à chaque fois la présence de cet intrus qui venait foutre le feu. Le pauvre intrus se fait finalement surprendre et sursaute, se foutant le feu par accident.

Pas d’inquiétude cependant, l’employé des impôts vient en aide à cet intrus et appelle la caserne 126 à temps. L’homme survit donc, et il va clairement le regretter. Il est gravement brûlé, a perdu une jambe dans l’opération si j’ai bien compris et va se retrouver en prison, probablement. Cela fait beaucoup… Cependant, ça n’empêche pas la victime de l’épisode de se remettre bien vite au travail, parce qu’il n’y a que deux choses inévitables dans nos vies (d’après Chimney et Buck) : la mort et les impôts. Ben super. Au moins, le titre de l’épisode est déjà donné comme ça.

La deuxième intervention de l’épisode ne se fait pas attendre non plus : on suit ainsi Athena mener une arrestation dans un quartier résidentiel tout tranquille. Elle vient aider à l’arrestation d’un homme qui a détourné les fonds de son association venant en aide aux SDF. Elle le retrouve aux toilettes, mais ne s’en inquiète pas plus que ça.

Elle aurait mieux fait de se demander ce qu’il y trafiquait. Pour moi, il a bouffé des preuves pour être sûr de s’en sortir avec une peine de prison moins lourde que prévue. On ne le saura pas immédiatement toutefois, parce qu’une fois dans la voiture avec Athena, l’homme perd connaissance. C’est pour ce genre de situation qu’il y a toujours deux flics dans les voitures de police, non ?

Athena est seule 100% du temps cela dit et ils n’ont jamais pris la peine de développer davantage le personnage. Ainsi, c’est elle qui se retrouve à devoir faire un massage cardiaque à l’homme pendant que Maddie lui envoie les pompiers. De manière surprenante, il ne s’agit pas de la caserne 126 pour une fois… Cela laisse Athena drôlement seule sur place et pour la suite. Elle cherche désespérément à comprendre ce qu’il s’est passé, culpabilisant de la mort de l’homme.

Bien sûr, l’enquête est en sa faveur : elle n’a absolument rien fait de mal et l’homme respirait encore quand il a été confié aux pompiers… Il n’empêche que cela la travaille. Elle en parle ainsi à Bobby, puis se rend à la morgue de l’hôpital pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé. On nous révèle qu’elle est pote avec la légiste, pourquoi pas, qui prend son repas au milieu des cadavres, ça tombe bien.

Athena obtient l’autorisation de regarder de manière officieuse le cadavre, au cas où ça puisse l’apaiser. A partir de là, c’est sans surprise que le corps n’est pas le bon. La manière officieuse devient forcément officielle, et l’enquête reprend pour retrouver l’homme qui n’est pas si mort que ça. Il me semble bien que l’acteur avait une tête un peu trop connue pour qu’on ne le revoit pas dans l’épisode.

J’aurais aimé qu’on nous sorte qu’il avait eu l’aide des pompiers inconnus pour que son bracelet d’épisode soit échangé avec celui d’un autre patient de l’hôpital, mais non, c’est finalement la flic qui a mal pu le surveiller, parce qu’un accident de bus a surchargé les urgences. Ils auraient pu nous faire une intrigue avec un accident de bus pour les pompiers, tant qu’ils y étaient.

Ce n’est pas le cas. À la place, ils nous proposent une enquête où l’homme a juste questionné Athena pour savoir quand retourner dans sa maison chercher l’argent. Grâce à ça, Athena sait précisément quand le retrouver et l’arrêter. Malheureusement, l’homme s’effondre à nouveau une fois au commissariat. Cette fois, il y restera, malgré les efforts d’Athena, puis de Ravi et Hen pour le ranimer. Grosso modo, la suspicion est qu’il meurt des suites de son overdose intentionnellement provoquée pour paraître mort deux jours plus tôt. Bon. Cela laisse un goût de trop peu, cette intrigue.

Nous reprenons ensuite le développement d’Eddie et Christopher dans cet épisode. Comme il est question de la mort, on nous sert une scène au cimetière pour qu’ils puissent voir la mère de Christopher. Je trouve ça bien que la série prenne le temps de faire ce genre de scènes : trop souvent, les personnages de séries meurent et sont totalement oubliés par la suite. Parfois, ils sont mentionnés… Mais aller les voir au cimetière ? Même Charmed ne l’a presque jamais fait (il y a bien l’épisode des furies, mais c’est un peu maigre) alors que bon, tout de même, ça aurait été justifié.

Autrement, j’ai bien ri de retrouver Chimney avec un tas de glaces dans cet épisode, parce qu’il y avait eu une promo dessus. Je ne l’imaginais pas forcément être du genre à dévaliser un supermarché pour cause de promo, mais c’était amusant de voir ça dans une série, pour une fois. Disons que ça ressemble à la vie pendant l’inflation galopante qu’on se mange en ce moment.

Chimney et Maddie ne sont pas rattrapés par la mort (heureusement), mais par la partie « taxes » de l’épisode : Maddie est angoissée de recevoir un courrier de l’IRS, parce qu’il n’y a aucune raison positive à recevoir un courrier de leur part. Chimney minimise autant qu’il peut pour la rassurer, jusqu’à ce qu’il trouve à son tour un courrier à son nom. Maddie et Chimney se mettent à stresser comme pas possible, ne comprenant pas ce qu’ils ont pu rater pour attirer l’attention du centre des finances.

J’ai trouvé que ça fonctionnait bien de les voir en couple comme ça et, à nouveau, je trouve qu’on ne voit pas assez les personnages se prendre la tête sur les impôts dans les séries. Je vais retenir ce surnom pour Chimney en tout cas : Papa Jail. Bon, de toute manière, ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus que stresser. Chimney évoque donc ce qui lui arrive à la caserne et reçoit l’avis de tout le monde. Je suis content de voir que Ravi est toujours là, en tout cas. Je me demande pourquoi ils avaient dégagé l’acteur, franchement. Quant aux conseils que reçoit Chimney, ce n’est pas dingue : on lui dit qu’on ne peut pas échapper aux impôts et que tout le monde déteste ça de toute manière. Certes.

Finalement, la vraie raison est que tous les deux se sont déclarés à la tête de leur foyer et de la charge de leur fille. C’était plutôt amusant à voir, en vrai. J’ai beaucoup aimé voir Chimney stresser et se demander ce que tous les gens dans la salle d’attente faisaient là. Ce serait bien mon genre d’attendre comme ça, moi.

La conclusion de l’épisode sur cette intrigue est vraiment marrante, en tout cas : Chimney fait appel à l’homme du début d’épisode pour qu’il jette un œil à leur compte, parce qu’on leur dit de les refaire pour éviter la prison. Sa solution pour éviter les problèmes et faire des économies ? Chimney et Maddie devraient vraiment se marier. C’était surtout hilarant dans la manière d’être mis en scène.

Ce n’était toutefois pas exactement la conclusion : je pensais vraiment qu’on traiterait les conséquences dans un prochain épisode, mais non. On voit Maddie commencer à se poser plein de questions et en parler à Josh, se demandant s’ils doivent vraiment se marier. De son côté, Chimney semble vraiment le considérer : on le voit ainsi consulter le prix des bagues de fiançailles…

La troisième intervention de l’épisode est impressionnante et vraiment inattendue : on y suit un enterrement qui est interrompu par… une voiture qui détruit le mur de la chapelle en pleine cérémonie, on ne voit pas ça tous les jours. C’est une idée digne de la série, et bien sûr, ça fait plein de victimes. Le conducteur de la voiture, déjà, est un vieil homme qui ne comprend pas comment il est arrivé là. La femme qui parlait, ensuite, s’est tordue la cheville pour éviter la voiture. Et enfin, la femme dont c’était l’enterrement.

Ben oui, elle n’était pas morte : c’est un enterrement d’entraînement, en gros. C’est organisé par une doula de fin de vie, dont le job est d’aider les gens à accepter la mort. Ce genre d’enterrement avec la personne encore en vie est donc un moyen d’accepter au mieux ce qui arrivera inévitablement. Pour l’instant, ce qui est inévitable, c’est que Buck tombe totalement sous le charme de la doula. Et c’est réciproque, parce qu’un beau pompier qui s’est fait frapper par la foudre qui s’intéresse à toi comme ça, apparemment, ça ne peut qu’être attirant, n’est-ce pas ?

Tout ça m’a fait rire, mais pas autant que la manière d’embarquer la femme qui était au centre de l’attention pour cet enterrement… ou que le rencard entre Buck et la Doula. Ouais, on y a droit évidemment, mais finalement, ce qui semble attirer le plus la Doula, c’est l’expérience de mort de Buck. Il lui raconte tout son coma.

C’est vrai que ça fait un bon sujet de conversation avec cette Natalia. Buck finit par raconter son rencard à Eddie, en assurant qu’elle est différente des autres. Bon, ça règle la question de revoir Lucy (ou Taylor d’ailleurs ?) prochainement, j’imagine. Il raconte tout ça à Eddie alors qu’ils sont sur la tombe de la femme au faux enterrement, qui a fini par mourir à l’hôpital. Au moins, elle a eu l’occasion de revoir sa famille et ses amis avant.

La conversation entre Eddie et Buck est toutefois vraiment intéressante : on y découvre que Buck est revenu différent de son accident. Avoir frôlé la mort lui a donné envie de profiter bien plus de la vie. C’est une drôle de chose à évoquer devant la tombe de quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais admettons.

Cela permet aussi à Eddie, en fin d’épisode, de changer de discours. Pendant l’épisode, il a assuré à sa mère qu’ils avaient le temps pour trouver un créneau afin de se voir… mais après tout cet épisode, il décide de profiter de l’instant présent et appelle sa mère pour être sûr de pouvoir la voir rapidement. Pfiou. Ca m’a rassuré : avec le placement de la scène en toute fin d’épisode, j’ai vraiment pensé qu’elle allait mourir, la pauvre. Tout les avertissements habituels des séries pour ça étaient là.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E14

Épisode 14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.

Spoilers

Crise d’angoisse et stress de ne pas être à la hauteur sont au rendez-vous.

 


You killed a baby. Again.

Le temps passe si vite que j’ai une semaine de retard, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à mes habitudes avec cette série. J’ai l’habitude de les voir par trois les épisodes, et là, je n’en ai que deux. L’assurance de passer une bonne journée, non ?

Pas forcément quand l’épisode commence par se concentrer sur Eddie. Bon, j’exagère, ça va un peu mieux cette année avec lui… Mais il reste le personnage que j’aime le moins dans la série. Pour cet épisode, Eddie est appelé par sa tante pour s’occuper d’un problème de plomberie. Du moins, en théorie. En pratique, elle lui organise un rencard en sa présence et en présence de la tante de sa nouvelle prétendante.

Ah, l’angoisse quand la famille s’en mêle. En vrai, tout part d’une bonne intention, évidemment, mais en 2023, c’est dingue de se dire que des tas de famille continuent de faire ça. J’ai l’impression que ça fait trente ans que je vois des séries proposer l’intrigue avec des personnages qui détestent cette méthode mais finissent par accepter d’aller en rencard parce que leur famille l’impose. Cet épisode fait de même avec Eddie.

Il a beau s’en plaindre à ses collègues à la caserne, il décide d’accepter de s’y rendre. Inévitablement. Et le rencard se passe à merveille, comme toujours : il stresse de devoir être à la hauteur de ce que les tantes attendent… Mais en fait, son rencard aussi n’est pas ravie de l’idée de sa tante, qui est habituée d’essayer de la caser avec la ville entière. Elle propose donc à Eddie de se mettre d’accord sur les mensonges qu’ils raconteront pour expliquer qu’ils ne se revoient pas malgré un rencard qui les met en valeur l’un et l’autre auprès des tantes.

Le truc, c’est que comme toujours dans ces cas-là, Eddie se rend compte que la femme lui plaît, en fait. C’était trop prévisible pour être amusant – ou alors, c’est parce que je déteste Eddie que l’intrigue m’a blasé. Il est possible qu’avec un autre personnage, ça serait mieux passé… mais j’en doute. En plus, le voir se morfondre de ne pas avoir eu de chance pour se présenter sous son meilleur jour à elle car elle s’est cassée immédiatement, ça l’énerve.

Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on y revient vraiment cependant. Eddie raconte les mensonges prévus à sa tante qui est étonnamment compréhensive et lui rappelle qu’on n’est jamais prêt à tomber amoureux de toute manière. Au passage, il découvre que sa tante a été mariée pendant deux ans avant son mari actuel. Bref, ça fait prendre conscience à Eddie qu’il n’a pas envie que la vie se déroule sans lui. Allons bon, il avance.

La première intervention de l’épisode n’était pas dingue, je trouve, parce qu’on y passe bien peu de temps. Il y a aussi que l’accident est largement mérité pour la victime : elle engueule son employée, ancienne collègue, de perdre trop de temps avec les sécurités des machines. Bien sûr, elle finit elle-même dans un accident avec la machine en question… Et encore, un accident… on dirait bien qu’elle fait exprès de foutre son bras dans la machine au moment où elle fonctionne. Sérieusement, quoi, elle SAIT que la machine est en marche, dans quel monde serait-elle assez rapide pour récupérer ce qu’elle a fait tomber dedans ?

Bref, elle est rapidement sauvée et nous n’en reparlons plus pour le reste de l’épisode. La seconde intervention était plus intéressante, je trouve, parce qu’il s’agissait d’une intervention uniquement au téléphone. J’adore Maddie et ça me fait plaisir de tomber sur ce genre de scènes où tout se déroule au téléphone et où on nous montre à quel point décrocher le téléphone dans un centre d’appels peut être incroyablement stressant. Bon, bien sûr, la vérité, c’est que 95% des appels doivent plutôt se terminer en « voici le numéro d’un médecin » pour traiter une grippe ou une gastro, certainement pas en appel aux enjeux aussi importants que ce à quoi fait face Maddie un épisode sur trois.

Il n’empêche que la question de vie ou de mort du jour n’en était pas une, justement : Maddie doit simplement rassurer un adolescent qui fait une crise d’angoisse avant une audition. Bon, la série s’est transformée en Glee sans crier gare quand l’ado s’est mis à chanter avec Maddie, mais au-delà de ça, l’idée était sympathique. Ce n’était pas sans rappeler Grace dans 9-1-1 Lone Star qui a aussi dû chanter pendant un appel, mais wow, Jennifer Love Hewitt a une très jolie voix.

La chanson est sympathique en plus et elle lui reste en tête pour la fin d’épisode où elle chante aussi avec Chimney pour leur fille. Mignon tout plein.

J’ai eu énormément de mal à regarder la troisième intervention. Le bodybuilding est un truc qui me dégoûte plus qu’il ne me fascine, et je ne saurais pas expliquer pourquoi. En plus, je m’attendais au pire avec l’accident à venir et la série a bien pris tout son temps à nous mettre en scène ce qui allait nécessiter l’intervention des pompiers.

Finalement, c’est à peu près ce que j’en attendais : un muscle finit par éclater et révéler que le père de l’homme qui gagne la compétition de bodybuilding était en fait un tricheur… alors que jusque-là, il était vu comme une légende. Le fils est dépité de voir que son père trichait, la foule aussi et ça complique un peu l’intervention. Heureusement, super-Athéna est là pour calmer tout le monde en les menaçant de les arrêter au micro. Jamais vu une foule se taire aussi vite… vraiment la série me vend toujours du rêve quand il est question de nous montrer l’autorité naturelle d’Athena. Si ça pouvait être si simple !

Bref, tout est bien qui finit bien dans cette intrigue, si ce n’est que le fils ne retrouve jamais ses habits, le pauvre. Le fils refuse finalement le trophée, parce que de toute manière, il le voulait pour son père et désormais, bof. Mouais. Il l’a gagné quand même et s’était foutu une pression de dingue, alors il aurait dû le garder.

Au cours de l’épisode, Bobby organise aussi des entretiens individuels en tant que capitaine. Je pensais que ça aurait plus d’importance que ça n’en a finalement dans l’épisode. Eddie passe le sien à se morfondre sur son premier rencard expéditif, alors apparemment le boulot n’a pas tant d’importance que ça dans cette caserne.

Ils sont tous beaucoup trop potes pour respecter encore une quelconque hiérarchie, j’imagine. C’est bizarre, je la trouve plus respectée et efficace dans Station 19, sans comprendre pourquoi. Inutile de dire que dans 9-1-1 Lone Star, la différence d’âge suffit à créer un bon rapport de hiérarchie… mais dans cette série, ce n’est pas ça.

Chimney y va tout confiant, mais ça ne se passe pas aussi bien que ce qu’il souhaitait. Comme son leadership n’est pas exceptionnel, Bobby décide de renvoyer son pompier à l’académie pour le remotiver. C’est du grand n’importe quoi quand on connaît leur amitié… mais c’est probablement ce que n’importe quel chef ferait.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’académie, Chimney retrouve Ravi. Le bleu des saisons précédentes dont j’avais oublié l’existence est de retour dans la série, c’est une bonne chose. Bon, le but de Bobby en renvoyant Chimney à l’académie est assez clair, contrairement à ce que dit Chimney à Ravi : il souhaite voir Chimney prendre de l’assurance en leadership.

Cela tombe bien, il y a plein de recrues qui attendent son aide, et notamment Novak, un jeune futur pompier très prometteur. Il est le seul à réussir le premier exercice proposé par Chimney, qui consiste à sauver un bébé des flammes. Cependant, Chimney repère aussi que Novak a possiblement le vertige. Il décide donc de le tester ainsi, et l’exercice se déroule mal. Novak se fige en plein milieu du mur d’escalade, la recrue qui est à ses côtés essaie de jouer les héros et finit par s’éclater au sol (j’ai mal pour son épaule) et Chimney est obligé de l’aider à descendre.

Les rêves de Novak vole en éclats… mais ce n’est pas si grave : Chimney le repère capable de gérer très bien la pression et de supporter qu’on lui crie dans l’oreille. Il lui donne donc le contact de Maddie pour en faire une nouvelle recrue du centre d’appels. Je réitère ce que j’avais déjà dit en début de saison : j’aime bien l’idée de suivre un nouveau personnage au centre d’appels, c’est vraiment la partie que je préfère dans la série. Plus il y en a, plus on a de chances d’avoir des scènes, alors ça me va ! On verra si Novak deviendra un personnage récurrent… mais j’en doute.

En effet, Chimney essaie de comprendre aussi pourquoi Ravi reste instructeur à l’académie quand il pourrait être pompier ailleurs, et c’est clairement le but de l’épisode. À mes yeux, instructeur, c’est un bon job, non ? Apparemment, c’est mal vu dans la série.

On découvre donc que Ravi s’y planque pour ne pas avoir à faire face à des interventions difficiles. Il a dû sauver les personnes d’une voiture suite à un accident : un père et ses deux enfants. Malheureusement, il n’a pu sauver que le père et un des enfants, quand le deuxième enfant est mort. Ce qui le hante, ce n’est pas le petit qui est mort, mais… le père qui voulait tuer ses enfants et qu’il a sauvé.

Effectivement, c’est violent… Mais de là à gâcher toute sa carrière ? Nope. Chimney nous ramène Ravi à la caserne. J’espère qu’on le verra plus souvent, à nouveau. Ceci dit, j’espère encore le retour de Lucy qui a disparu du jour au lendemain, hein. Je ne sais pas, une cheville cassée, ça ne justifie pas de disparaître si longtemps. En plus, j’aimais vraiment beaucoup le personnage, peut-être aussi parce que j’adore l’actrice.

Il faut encore que je revienne aux entretiens à la caserne. Celui de Buck se passe plutôt bien, même s’il est forcé de convaincre son capitaine d’arrêter d’être trop sympathique avec lui et de le laisser s’en tirer de tout suite à son accident. Il le regrette vite quand ça se retourne contre lui, avec Bobby lui demandant de lui renvoyer l’ascenseur et de lui faire son évaluation.

Oui, c’est l’obsession de Bobby, allez comprendre pourquoi. L’épisode garde toutefois Hen en dernier entretien, et tout s’y passe bien. Hen finit par en parler avec Athena, n’appréciant pas de voir que Bobby a tout fait pour la mettre en confiance et parler d’honnêteté, juste pour qu’elle soit obligée de lui faire des commentaires. Elle noie toutefois le poisson face à Bobby, puis finit par se confier à Athena sur un tout autre sujet : le père de son fils qui lui fait peur maintenant qu’il est de retour dans sa vie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit traitée dans l’épisode, franchement, et ça a plutôt bien marché.

C’était logique de toute manière : on est sur tout un épisode qui nous montre le stress de devoir faire face à une performance. La sienne est d’accueillir le père de son gamin chez elle, et la conclusion fonctionnait plutôt bien, de même que la conclusion de l’épisode était chouette. On y voit Chimney tenter de donner son avis à son capitaine, mais être interrompu par l’alarme de la caserne.

Son avis ? Il aimerait que Bobby arrête de tout transformer en devinettes et en jeu… mais Bobby trouve ça trop fun pour arrêter, apparemment.

> Saison 6