Station 19 – S06E17 – All These Things That I’ve Done – 15/20


L’épisode met un terme à certaines intrigues entamées depuis un moment, tout en préparant très clairement le terrain pour l’épisode final de la saison. C’est efficace comme tout : on sent que la saison touche à sa fin, mais elle a encore quelques surprises en stock et de quoi assurer ses arrières pour une saison 7. Et ça, ça fait plaisir après six saisons ! Par contre, moi, je l’ai vu au mauvais moment, je crois, j’ai eu du mal à me mettre dedans.

Spoilers

Il est temps pour Seattle de changer de maire !


It’s no secret I want to be captain more than anything.

Claqué par une semaine de travail ? Rien de tel qu’un petit épisode pour s’en remettre ! Vous me pardonnerez les fautes nombreuses et les raccourcis en cours de critique, je fais ce que je peux, mais eh, j’ai eu envie de voir l’épisode malgré la fatigue. Pourquoi toutes mes critiques commencent-elles comme ça dernièrement ?

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

L’élection

Le début d’épisode met plutôt de bonne humeur, avec les pompiers qui organisent une fois de plus la caserne pour la transformer en tout sauf une caserne : c’est le jour de l’élection du maire et tout le monde va pouvoir venir voter à la caserne 19, évidemment. En vérité, c’est une idée brillante de Ross, qui a aussi décidé de renouveler l’équipement pour les femmes pompiers, sachant bien que ce sera plus agréable pour elles d’avoir des vêtements plus adaptés à leur morphologie.

Si elle fait tout ça, c’est parce qu’elle sait qu’elle ne gardera peut-être pas son poste pour bien longtemps. Partant de là, autant débourser le fric qu’elle garde habituellement. Ross profite de son passage à la caserne pour féliciter Travis pour son attitude positive et le changement qu’il a apporté à la ville de Seattle. Cependant, leur joie est de courte durée lorsque le couple Dixon arrive, parce qu’il pourrait causer des problèmes à la caserne.

En vrai, Natasha s’en tire bien pour l’opération com. Les sourires de façade continuent tant qu’ils sont pris en photo, mais elle répond à ses menaces de la virer s’il gagne par des menaces de révélations sur l’ensemble de son passé. Elle gère, je l’adore… contrairement à Dixon, qui définitivement ne sert à rien.

De son côté, Travis continue de soutenir la candidature de Robel, son ancien adversaire pour qui il s’est retiré de la course. Il a toutefois mal à la gorge en chemin pour aller l’aider et Vic lui apporte tout son soutien, à base de blague sur ses futures retrouvailles avec Eli au cours de la journée. J’ai trouvé ça insupportable les scènes Eli/Travis pendant l’épisode ; surtout les premières retrouvailles. Les secondes, j’y reviens plus tard, et c’était un peu mieux.

Bon, sinon, organiser une élection dans une caserne où toutes les semaines il y a des patients qui débarquent pour demander des soins ? Ce n’était pas une excellente idée et ça se confirme quand deux ados y viennent après un accident de scotter. Ce n’est pas l’intervention du siècle, mais l’idée est une fois de plus de faire passer un message social avec des jeunes si pressés de voter qu’ils font la course et ont un accident. Bref, comptons sur la jeunesse pour sauver le monde par des votes. Mouais.

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

Beckett

L’épisode ne met pas bien longtemps à ramener l’intrigue Beckett sur le tapis. Je me demandais si ça serait traité de manière dramatique, et ce n’est finalement pas le choix des scénaristes. On nous confirme juste que Vic a bien pressenti les choses dans l’épisode précédent. Quand Theo lui annonce que Beckett a posé un jour de congé maladie, Vic s’inquiète donc pour lui, au point de débarquer chez lui pendant son service, en faisant passer ça pour une simple procédure mise en place par Diane pour s’assurer du « check-in » de tout le monde.

Elle plante Theo, son capitaine, pour aller s’occuper de Beckett, sans prévenir personne ? C’est un peu abusé de nous faire croire qu’il n’existe pas de protocole plus adapté. En vrai, je trouve que Vic s’en sort bien comme psy et j’aime la voir s’occuper comme ça d’un ancien capitaine qu’elle détestait. Beckett fait tellement peur en même temps à vouloir se débarrasser de toutes ses affaires depuis deux épisodes.

Bien sûr, voir Vic s’incruster autant chez Beckett, c’est un peu abusé. Elle est insupportable avec lui à fouiller même ses poubelles, pour s’assurer qu’il ne regrette pas ses décisions. Elle a peur d’une décision radicale, clairement, et d’un suicide. Ceci étant dit, je comprends assez vite pourquoi Beckett s’énerve contre Vic : ils n’ont jamais été potes et elle se retrouve à fouiller ses poubelles et les objets dont il souhaite se séparer ? C’est abusé.

Elle parvient toutefois à gagner sa confiance de manière totalement inattendue : autour d’une petite partie de basket. Ma foi, Beckett apparaît vraiment sympathique depuis deux épisodes. C’est dingue comme c’est appréciable de le voir plus humain, au point d’oser poser des questions personnelles à Vic également.

Cela dit, quand la partie de basket s’interrompt, Vic se remet à flipper pour sa sécurité et sa santé. Elle repart donc à l’attaque. C’est étonnant comme épisode de passer autant de temps devant un garage et des poubelles, mais ça ne fait que confirmer que j’adore le personnage de Vic. Elle réussit à faire parler Beckett à chaque fois qu’elle essaie, tout de même !

Beckett se confie donc à sa collègue plus qu’il ne l’a jamais fait depuis qu’il est dans la série ; les scénaristes continuent de nous le rendre attachant en le faisant évoquer ses douleurs. Il finit même par s’écrouler en larmes, devant Vic. Dingue de se dire qu’ensuite Theo en veut à Vic d’avoir disparu ! Tout est bien qui termine bien en tout cas : Beckett accepte de retourner se faire soigner, grâce à l’aide de Vic qui lui fait même un câlin au passage. Improbable il y a encore dix épisodes, ça ! Je me demande comment il reviendra ensuite.

Vic peut ensuite aller pleurer dans sa voiture quand elle se retrouve seule et s’attirer toute ma sympathie, une fois de plus. C’était une intrigue chargée en émotions, et pourtant, j’ai l’impression que le plus gros de l’émotion était mis de côté et se passait toujours hors écran.

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

La médaille

Pendant ce temps, Ben est énervé de devoir recevoir une médaille d’honneur et il passe sa mauvaise humeur sur à peu près tout le monde à la caserne. Les scénaristes décident que c’est sur Carina qu’il aura le droit de s’énerver cette semaine, parce qu’elle a encore ramené ses amies à la caserne pour qu’elles aident avec les élections.

La médaille reçue par Ben est l’occasion d’organiser une grande soirée, probablement dans l’épisode final. Comme il n’est pas satisfait de la récompense à venir pour une intervention où il n’a pas pu sauver tout le monde, Ben parle avec Natasha pour essayer de comprendre la décision qui a été prise. Alors qu’elle essaie de lui faire comprendre qu’il mérite sa médaille quoiqu’il en pense, un ancien patient débarque pour voter et le remercier de lui avoir sauver la vie. C’était tellement, mais tellement, abusé !

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

Jack

Marsha est de retour dans la série ? Je ne m’y attendais, et ça compte déjà pour le point 3 du Bingo Séries, je pense. Si elle revient à la caserne pour voter, elle en profite aussi pour parler avec Jack. Les scénaristes essaient de nous le rendre attachant et intéressant à nouveau par tous les moyens. J’ai l’impression que ça fait dix épisodes qu’à chaque épisode, on essaie de lui trouver une intrigue ou quelque chose à faire et que ça ne marche pas. Cela faisait longtemps que je n’avais plus eu de personnage comme ça !

La scène avec Marsha n’est jamais qu’un prétexte pour le voir parler de sa famille. Il l’évoque ensuite avec Maya, ce qui nous permet d’apprendre que Jack stresse de devoir revoir Brooke, parce qu’elle souhaite organiser un repas avec un membre de sa famille. On sent qu’il n’est pas habitué à avoir une famille… mais bon, je ne comprends pas pourquoi sa relation avec Brooke se développe autant hors écran, elle aussi. C’était peut-être ça l’intrigue à côté de laquelle les scénaristes sont passés ?

Brooke a pourtant une jolie surprise pour lui : elle a retrouvé Lila, la sœur que Jack avait en famille d’adoption. Incroyable…ment inutile ? Bon, on verra ce que ça apporte, mais là, on passe à côté des émotions.

L’élection | Beckett | La médaille | Jack | Capitaine(s)

Capitaine(s)

Dans tout ça, on en oublierait presque qu’on a affaire à une série de pompiers. Il y a bien une intervention dans l’épisode, mais avant celle-ci, Ross revient à la caserne pour demander à tous les lieutenants ceux qui souhaitent devenir capitaine. Contre toute attente, Maya décide de laisser passer cette opportunité professionnelle qui était pourtant celle dont elle rêvait. Malgré cela, la tension est clairement palpable : Andy, Theo et Sullivan postulent tous les trois. Ce n’est pas une surprise pour les deux premiers, j’ai même trouvé qu’Andy mettait longtemps à se porter volontaire.

Sullivan, ce n’était pas forcément nécessaire, par contre. Je croyais qu’il demandait une mutation ailleurs, lui ? Bon, allez, J’ai aimé voir Andy et Theo s’en prendre l’un à l’autre aussitôt. Ils le font sous forme de blagues et de pics qui passent bien… avant que ça ne se fasse sur le terrain et qu’ils perdent mon soutien.

En pleine intervention, Andy décide ainsi de ne pas suivre les ordres de Theo. C’est du grand n’importe quoi – il y a une hiérarchie à respecter. Theo envoie donc Sullivan la surveiller et ça permet aux ex-mariés de donner leur opinion sur la manière d’être capitaine de Theo. Pour eux, ils jouent trop la sécurité à cause de ce qui lui est arrivé la dernière fois qu’il était capitaine.

Sullivan insiste tout de même pour rester aussi chiant que d’habitude. Il a tenté pendant tout l’épisode de retourner Andy et Theo l’un contre l’autre, les a manipulés et les a énervés : et c’était efficace une fois en intervention pour venir en aide à un couple à la voiture accidentée dans une station-service, à la machine nettoyant les voitures.

Andy a carrément désobéi à Theo et s’est mise en danger en pénétrant dans une zone dangereuse avant la coupure du courant. Certes, elle a réussi à sauver les personnes prises au piège, mais elle a aussi mis en danger Maya. Theo avait raison de lui dire d’attendre, mais elle ne l’a pas écouté, par prétention de penser qu’elle avait plus de talent que lui pour être capitaine.

L’intrigue n’a fait que me stresser tout du long, parce qu’on sentait bien qu’Andy retombait dans ses travers et que ça allait lui retomber dessus. Ainsi, c’est sans surprise que la machine se remet en marche au pire moment et que ça dérape. Ce n’était absolument pas drôle, mais Maya qui se retrouve coincée m’a fait mourir de rire. Elle se retrouve à tourner en rond collée à l’éponge géante du car-wash, une image qui va me rester en tête un moment à la fois pour le fou rire que ça m’a provoqué et parce que ça symbolise bien Maya dans son couple et ses désirs d’être capitaine.

Dans cet épisode, Maya fait le bon choix en décidant de ne pas chercher à redevenir capitaine, vraiment. Cela lui permet tout de même de se réconcilier avec Carina de manière définitive. Quand Carina apprend qu’elle ne souhaite pas devenir capitaine alors que c’est ce qu’elle pensait que sa femme voulait le plus au monde, elle décide enfin de revenir chez elle… mais moi, j’espère quand même que Ross envisagera de faire de Maya la cheffe.

Je pense que ce n’est pas anodin si, en fin d’intervention, Ross a réalisé que Sullivan, Andy et Theo n’étaient peut-être pas faits pour être capitaine à long terme et ne se comportaient pas comme un bon capitaine à se disputer et ne pas respecter les ordres, alors que Maya était encore là.

Nous verrons bien ce que ça donnera par la suite ! Andy et Sullivan passent tout de même du bon temps en salle de pause ensuite. Eh, ça rend Sullivan nostalgique de sa relation avec Andy. J’avoue que je n’ai pas compris à quel moment ils s’étaient séparés autant franchement, mais j’aime les retrouver comme ça.

La scène est interrompue toutefois par le premier pré-résultat de l’élection pour le maire de Seattle : ce n’est pas Dixon, yeah ! Tout le monde laisse éclater sa joie… mais c’est parfaitement insupportable pour Eli. Il confronte donc Travis pour faire face à sa joie, n’aimant pas trop le voir si heureux alors que c’est son poste que l’autre candidat obtient. Allez, il se laisse embrasser quand même et les revoilà en couple… alors que pas un moment il n’a été question entre eux du fait qu’Eli jouait sur deux tableaux avec Andy aussi. Peut-être que ce sera pour la semaine prochaine !

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Grey’s Anatomy – S19E17 – Come Fly With Me – 17/20

Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.

Spoilers

Mika a peur de croiser Teddy suite à l’intervention d’Helm, Lincoln se retrouve à gérer un cas médical ambitieux.


Is it annoying if I say you were extremely lucky ?


Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Les requêtes des internes

Alors qu’elle arrive à l’hôpital avec ses colocataires, en retard comme toujours, Mika se cache soudainement – elle a peur de Teddy. Helm lui a raconté avoir pété un câble sur Teddy, mais ne se souvient plus exactement ce qu’elle a dit, menant Mika à penser qu’elle va se faire virer à cause d’Helm. Je doute que ce soit le chemin emprunté par la série, mais en attendant, elles m’ont fait mourir de rire avec Simone à essayer de cacher Mika de Teddy.

Pourtant, c’est tout l’inverse qui occupe Teddy à présent : loin de vouloir virer ses internes, elle prend conscience du problème de leur salaire insuffisant pour vivre à Seattle. Je trouve ça bien que la série prenne le temps d’en parelr, ça n’a jamais été évoqué aussi clairement avant dans la série – malgré la colocation. En fait, on n’a jamais bien vu la différence entre Meredith pauvre en début de série et richissime à la fin, car l’argent est resté largement tabou – souvenons-nous de la scène cette saison où le salaire de chef est resté caché sur un papier. Toujours est-il que Teddy se retrouve à organiser une réunion avec les chefs des services pour parler de la situation des internes et des requêtes faites sur des sondages anonymes.

Je trouve qu’on arrive à peu près à deviner qui est qui cela dit, et celui de Mika est criant de vérité sur l’instabilité financière. La pauvre (littéralement, du coup) a dû bosser en tant que barmaid en tant que barmaid pour tenter de s’en sortir. C’est quelque chose qui choque particulièrement Teddy, voulant résoudre le problème. Elle se heurte à un Richard qui rappelle que les internes ont toujours été mal payés de toute manière, en parlant de son époque.

S’il entraîne un temps Amelia, Nick (les deux m’ont fait rire en vrai) et Miranda, la balance se renverse quand il est question des vacances que les résidents sont supposés pouvoir avoir. Miranda évoque ainsi le cas de son supérieur qui lui avait refusé du temps off pour s’occuper d’un enterrement familial, choquant Richard voulant se renseigner sur le médecin qui a pu lui refuser ça. Le problème ? C’était lui-même. Bref, il y a tout un système à changer.

Tous les médecins se mettent à raconter les histoires du passé, avec un harcèlement au travail clairement présent depuis toujours dans les hôpitaux. Ce n’est rien de nouveau, donc.

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Lucas & Nick

Après deux semaines, j’ai presque l’impression que Nick est de retour de très loin dans la série. L’épisode commence par un échange intrigant entre lui et Amelia, où il assure qu’on lui a posé un lapin. Finalement, la série finit par révéler que c’est Lucas qui le lui a posé : son nouveau mentor est ainsi bien énervé quand il arrive enfin à l’hôpital, en retard.

Cela ne l’empêche pas de vouloir bosser avec lui quand même et de lui confier une liste de tâches à faire, à toute vitesse. Lucas se retrouve à galérer toute la journée à suivre les instructions de son supérieur. En plus, il écrit comme un médecin apparemment, ce qui fait que Lucas rate plusieurs informations importantes, menant à une patiente qui a un problème aux urgences.

Une fois de plus, Lucas essaie de s’excuser, mais ce n’est pas ce que Nick veut entendre. Il veut que son interne essaie davantage et réussisse à mieux gérer ses médicaments, parce qu’il est évident qu’il n’arrive pas à gérer son trouble TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité). C’est vrai que ça pourrait coller au personnage.

Par contre, il ne l’avait absolument jamais envisagé. Même si elle a d’autres choses en tête, il se confie à Mika pour avoir son avis médical sur la question, et Mika n’hésite pas un quart de seconde. Elle s’énerve contre Lucas qui a encore son job après son erreur médical, alors qu’elle sait qu’une grande partie de leurs supérieurs sont en train d’avoir une réunion à son sujet. Bon, elle se trompe un peu, évidemment, mais ne l’apprend qu’après.

Toujours est-il que ce diagnostic sorti de nulle part perturbe Lucas au plus haut point, parce qu’il n’avait jamais considéré qu’il pouvait avoir des troubles. Il s’inquiète aussi pour sa carrière de chirurgien, même s’il ne le dit pas exactement comme ça. Pourtant, Nick le rassure en fin d’épisode quand il le retrouve et comprend son erreur : lui aussi a un trouble TDAH, mais il prend des médicaments et peut ainsi être un excellent chirurgien.

Franchement, c’est un peu caricaturé et simplifié une condition médicale difficile à diagnostiquer et maîtriser ; surtout quand elle est découverte à l’âge adulte. C’est évidemment une facilité scénaristique bienvenue que Nick le soit aussi, mais quitte à faire une intrigue dessus, j’espère que les scénaristes prendront le temps de montrer aussi les difficultés que ça va poser pour Lucas. En temps normal, avec cette série, ça ne m’inquiéterait pas plus que ça, mais on approche à grands pas de la fin de saison, ça donne l’impression que ça peut être vite zappé.

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

75 ?!

Owen demande de l’aide à Linc pour une consultation un peu particulière : les sports extrêmes, c’est de la merde. Ils se retrouvent à s’occuper d’un patient qui s’est brisé le fémur, le tibia, l’humérus ou le pelvis… Rien que ça, et probablement d’autres choses, mais bon, je n’avais pas les sous-titres et pas l’envie de faire pause toutes les phrases non plus : il en avait 75 de cassés, sans être paralysé pour autant.

Le patient est jeune, mais il a désormais un échafaudage pour le maintenir, tellement il est cassé de partout. Yep, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais en même temps, il s’est retrouvé là en faisant un truc que je ne ferais jamais. C’est un ancien soldat qui espère pouvoir être rétabli pour l’été, afin d’aider son neveu à apprendre à faire du vélo. Ce n’est pas gagné, tout de même. En plus, Owen a beau vendre Lincoln comme un super chirurgien, sa réputation est faite avant même qu’il ne rencontre le patient : il a tué une super star aux yeux de la presse.

Comme Jules et Simone bossent ensemble sur ce cas, Jules en profite aussi pour parler du mariage de sa nouvelle amie. Le problème, c’est qu’elle n’était pas au courant que Lucas s’était déchargé de son rôle sur Jules. C’est du grand n’importe quoi de l’apprendre comme ça. Elles en parlent pendant une bonne partie de l’épisode, apprenant aussi à se connaître parce que Jules estime que c’est facile en posant quelques questions. Franchement, Jules m’a fait rire à plusieurs reprises et a totalement cerné les dysfonctionnements dans la relation Simone/Lucas. Après, ce n’est pas compliqué non plus.

De son côté, Linc prend le challenge de ce patient avec plaisir : il envisage son cas comme un puzzle à reconstituer, mais en plusieurs jours et plusieurs opérations. Jules s’inquiète tout de même de devoir attendre si longtemps, et on sent qu’Owen aussi. En vrai, Lincoln affirme que c’est pour éviter des risques d’une anesthésie trop longue, mais on le sent quand même traumatisé de ce qui est arrivé avec The Tank.

Quand Lincoln évoque le risque d’une amputation, le patient assure qu’il ne veut pas vivre avec un membre de moins. Cela mène clairement à un Owen qui ne respecte pas sa place : alors que Lincoln est clair sur ce qu’il veut faire, Owen finit par évoquer devant le patient la possibilité d’une chirurgie invasive et longue. C’est insupportable. Il est insupportable. Putain, mais quand est-ce qu’on se débarrassera de ce personnage ?

Une fois de plus, Owen dérape totalement parce qu’il se projette dans le cas de ce patient qui est un ancien militaire et qu’il est sûr de prendre la bonne décision. C’est faux. C’est forcément faux. J’ai adoré voir Lincoln le congédier sans y mettre plus de formes que ça : il est temps que plus de gens fassent prendre conscience à Owen qu’il est imblairable et travaille mal en équipe. Et puis, là, ce n’est pas sa spécialité, en plus.

De son côté, Jo galère à gérer de front son job de maman et son job à l’hôpital, mais elle semble tout de même s’en sortir à merveille. Elle est juste débordée de tous les côtés, ce qui ne l’empêche pas de s’inquiéter et de s’occuper de Link évidemment. Elle le pousse à se détendre et à évoquer clairement ce dont il a besoin pour mener à bien son opération impossible. Il se rend compte ainsi qu’il a besoin de six chirurgiens. Jo se porte volontaire pour son opération et le remotive immédiatement, ce qui fait que ça peut finalement se faire.

Jo rencontre bien évidemment le patient, qui en profite immédiatement pour la draguer. On suppose déjà que s’il survit à l’épisode, il sera pour plusieurs épisodes car il est dans un état qui va nécessiter du post-opératoire et car on prend le temps de nous le présenter comme quelqu’un de bien malgré sa folie initiale – il n’hésite pas à demander qu’on s’occupe bien de son meilleur ami si lui devait mourir sur la table d’opération. On le suppose encore plus quand il se met à draguer Jo. Bordel, mais casez-la avec Linc une fois pour toute plutôt que de proposer ce genre de délire.

Bien sûr, Simone se montre inquiète de voir Linc se réembarquer là-dedans, et ça offre l’occasion à Jules de lui montrer qu’elle la connaît bien, car elle s’en rend compte et sait exactement pourquoi. Cela pousse finalement Simone à faire part de ses inquiétudes à Owen et Lincoln. Owen est un gros con criant aussitôt sur Simone, ce qui ne surprendra plus personne à ce stade. Heureusement que Lincoln est plus malin que ça.

Il a les bons mots pour la rassurer et surtout la reconcentrer sur cette immense opération qui se prépare et qui a lieu sans le moindre souci. C’est une belle chose : tout est bien qui finit bien. Lincoln décide tout de même de rester avec Sam, le patient, jusqu’à ce qu’il se réveille, au cas où. Voilà comment il se réconcilie ainsi avec Simone – ce n’a jamais été une vraie dispute, mais au moins, elle l’estime à nouveau. Quant à Owen, Lincoln lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à se comporter une nouvelle fois comme ça avec lui. Bim.

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Le retour de Max

De son côté, Jules est clairement jalouse de ce qu’il se passe avec Kwan. Il continue de draguer son infirmière et les trois prennent évidemment l’ascenseur ensemble, sinon ce ne serait pas drôle. Kwan se rend ensuite aux urgences où Miranda insiste pour le remercier de l’avoir sauvée de son agresseur et où il tombe sur Maxine, la colocataire de Jules. Si Max apprécie d’être traitée en VIP par Kwan, elle ne veut surtout pas que Jules soit au courant de sa présence. Cela ne peut que mal se terminer.

Levi est rapidement mêlé à l’intrigue également, et s’occupe de son cas médical avec sourire et bienveillance, tout en la confiant à Kwan. Ce dernier en profite clairement pour essayer de lui soutirer des informations sur ce que Jules a bien pu dire sur lui – des amis avec bénéfices.

Cela dit, ça va un temps : s’occuper d’une personne âgée avec une infection urinaire, c’est moins intéressant que de s’occuper d’un trauma. Avec la permission de Max, Kwan s’éclipse donc. Le problème, c’est que ce n’est pas à la patiente de décider ce qu’il doit faire, c’est à Levi. Et Levi est énervé d’apprendre que Kwan s’est absenté, surtout quand il l’apprend parce que Bailey retrouve Max en train d’errer dans l’hôpital.

Quand ils s’occupent tous les trois de la patiente, ils se rendent compte que la colocataire de Jules a des symptômes de démence et de délires, probablement dus à son infection urinaire. Cette fois, ils n’ont d’autres choix que de biper Jules pour la prévenir. Malheureusement, son état s’est dégradé, et c’est en grande partie de la faute de Kwan qui doit expliquer la situation à Jules. Dur.

On peut penser ce qu’on veut, mais en ce qui me concerne, Jules est parfaitement légitime quand elle s’énerve après lui et lui reproche son inconscience la plus totale de ne pas l’avoir contactée et d’avoir laissé de côté Max parce qu’elle lui demandait. C’était n’importe quoi de sa part. J’ai aimé la dernière scène qui voit Simone s’inquiéter aussi pour Jules. Vraiment, ces nouveaux internes sont géniaux.

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Une pluie d’excuses

Reste à gérer le problème de Mika qui a stressé toute la journée de la réunion des chefs de service. La conclusion est surprenante quand elle arrive enfin : Mika se décide à interrompre la réunion sans y être invitée pour engueuler tout le monde et se défendre ; puis pour démissionner quand elle sent qu’elle est sur le point de se virer.

J’ai aimé cette fin d’intrigue – et d’épisode : elle se trompe évidemment et Teddy finit par lui expliquer qu’elle ouvre au contraire un fond pour aider les internes en ayant le plus besoin à boucler les fins de mois ; un fond dont Mika sera la première à bénéficier. C’est un beau cadeau pour Mika et aussi une belle manière de s’excuser pour la manière dont elle a pu être traitée.

Toutefois, Amelia a su reconnaître aussi qu’elle avait déconné en l’engueulant dans l’épisode précédent. Je n’ai pas trop aimé la manière dont c’est minimisé par ses collègues, mais j’ai adoré la voir ensuite aller s’excuser auprès de Mika. La pauvre ne sait plus où se mettre et est toute stressée, mais c’est une bonne chose que les scénaristes prennent le temps de mettre les excuses en scène.

J’aime tellement cet aspect d’Amelia. Elle est capable de reconnaître ses erreurs, et cet épisode la montre sous sa meilleure facette. L’épisode se termine ainsi par les excuses qu’elle fait à Winston, forçant toutefois un peu trop pour lui parler alors qu’il lui demande d’être tranquille. De là à mériter qu’il lui foute un tel vent en fin d’épisode ? Probablement pas, mais bon, elle récolte ce qu’elle a semé je pense. Et puis, je doute que Winston ne reste énervé après elle bien longtemps.

Enfin, suite à cette réunion sur les problèmes systémiques de l’hôpital, Richard retourne chez Jo’s, sachant bien qu’il a déconné en début de saison. Ainsi, il intervient dans la vie d’Helm aussi, lui demandant ce qu’il faudrait mettre en place pour qu’elle revienne à l’hôpital. Oh. J’aimerais tellement son retour ! Et son flirt avec Mika, bordel, quand est-ce qu’ils vont concrétiser ça ?

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

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Station 19 – S06E16 – Dirty Laundry – 18/20


Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?

Spoilers

Les pompiers interviennent sur un carambolage, afin d’extraire les victimes de l’accident.


You’re gonna make a damn good chief, one day.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

La vie de la caserne

Dans ce début d’épisode, il y a encore et toujours l’élection du maire en toile de fond et Dixon s’en donne à cœur joie du drama révélé de la relation entre Ross et Sullivan. Autrement dit, la situation n’est pas idéale – surtout quand la télévision est allumée en salle de pause de la caserne sur une interview de Dixon. C’est alors la panique pour trouver la télécommande, et ils m’ont bien fait rire quand il y avait une attitude évidente à avoir… Maya a finalement cette réaction la plus logique : débrancher la télévision. La télécommande ? Elle réapparaît quelques minutes plus tard, c’est Travis qui l’avait déplacée, mais c’est révélé tout discrètement.

La première scène est très fluide et était top à voir : on passe de la salle de pause à la cuisine, où Andy sert le petit déjeuner et où la conversation finit par être l’inscription pour aller voter. La série en profite pour faire passer le message que c’est important de le faire, à travers le personnage de Jack qui, évidemment, ne vote pas par flemme de s’inscrire en ligne. Une fois convaincu que ça peut être bien de le faire, Travis le pelote sans vergogne sous prétexte de chercher son téléphone. C’était un peu abusé comme gestes, non ?

On ne s’y attarde pas de toute manière car Powell débarque dans la cuisine. La nouvelle – qui remplace temporairement Ben, arrêté car blessé – est absolument insupportable et je comprends pourquoi j’avais oublié qu’elle était là. En fait, elle se positionne d’elle-même en intrus dans la caserne, s’attaquant sans raison aux autres avec des surnoms parfois insultants et des commentaires narquois qui n’ont rien à faire là. Par exemple, Powell s’amuse à critiquer Sullivan qui a couché pour atteindre le sommet. Je ne sais pas, si tu essaies de te faire une place dans une caserne, ne commence peut-être pas par là ?

Je ne doute pas que l’on finira par l’apprécier – peut-être même juste avant qu’elle ne meure parce que ça fait longtemps que personne n’est mort ; mais en attendant, elle a réussi à me souler autant, si ce n’est plus, que Beckett en quelques scènes seulement. D’ailleurs, c’est une transition facile : Beckett est de retour, mais son statut est probatoire uniquement. Ainsi, Theo reste le capitaine par interim – et il est le capitaine de Beckett également en attendant qu’il puisse récupérer son poste. Allons bon, voilà une situation qui risque d’être intéressante.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

Ross

Comme prévu, c’est le bordel dans la vie de Ross et Sullivan maintenant que leur relation est connue de tous. J’ai un peu de mal à croire que la presse puisse s’en mêler autant, parce que je n’ai pas l’impression que les chefs des pompiers puissent avoir une telle popularité ? J’imagine que si, en cas de scandale, mais de là à finir dans la presse people, et en couverture parfois, c’est excessif, je pense.

En tout cas, la pauvre Ross est harcelée de coups de téléphone pour commenter la situation et Sullivan s’enferme dans une rage qui n’annonce rien de bon.

Bien sûr, maintenant que la relation est connue de tous, on peut reprendre l’intrigue entre Andy et Sullivan. Après tout, elle en veut encore à Sullivan de lui avoir menti pendant si longtemps. Et puis, Andy analyse correctement la situation quand elle se rend compte qu’il est surtout énervé pour les mauvaises raisons et ferait mieux de s’occuper de soutenir Ross que de s’enfermer dans sa colère.

Comme Sullivan est occupé sur le terrain, c’est finalement Andy qui décide qui s’en occupe. Ross a déjà prévu de démissionner et est en train de ranger ses affaires quand Andy débarque. La cheffe est bien patiente avec sa subalterne, lui expliquant patiemment sa décision. Franchement, Andy est dans l’insubordination totale et refuse d’écouter même l’ordre de Ross qui lui demande de retourner à la caserne – parce qu’elle refuse de prendre des ordres de quelqu’un qui abandonne.

Andy décide donc de passer sa journée dans le bureau de sa cheffe – qui est aussi la copine de son ex-mari, rappelons-le. C’est au-delà du harcèlement à ce stade, mais bon, ça passe car c’est fait par l’héroïne de la série, évidemment. Les conseils d’Andy sont aussi naïfs que Ross le souligne : parler à la presse dans cette situation, ça ne peut qu’empirer la situation. Pourtant, Andy lui assure que si elle parle, elle pourra changer l’angle d’attaque de la presse. Il suffit de dire non à la pression qu’elle se prend et de faire voir son excellent point de vue.

C’est suffisant pour convaincre Ross qui reprend dès lors son travail en abandonnant son plan de tout abandonner, quelle ironie du sort. Avant de partir, elle souligne tout de même qu’Andy fera une excellente cheffe des pompiers un jour, et qu’elle y arrivera par elle-même et non grâce à l’exemple que Ross donne. Faut pas donner de mauvaises idées comme ça à Andy, madame, l’autorité ne lui va pas toujours, hein.

Sinon, Ross essaie aussi, en fin d’épisode, de parler à Sullivan avant d’avoir affaire à la presse. Malheureusement, il s’y refuse. C’est débile, mais c’est Sully.

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Le carambolage

Lorsque l’alarme de la caserne sonne enfin dans cet épisode, tout le monde part en intervention, sauf Andy vous l’aurez compris. Cela permet à Beckett de vouloir se la jouer collègue sympathique. C’est compliqué face à l’hostilité générale dans laquelle il est coincé, mais c’était bien drôle à voir. Et puis, un peu d’humour était nécessaire avant qu’on en arrive à un carambolage impressionnant et des victimes dont on n’aimerait pas être à la place.

Je veux dire Vic tombe sur une première voiture où l’angoisse est palpable. C’est horrible à voir : deux adolescentes sont dans la voiture. L’une avait ses pieds sur la plage avant, ce qui est la pire des idées et qu’on nous confirme : elle a le pied retourné qui lui fait face.

Paige, la conductrice, est totalement en état de choc. On la voit respirer, mais être incapable de réagir autrement. Il faut dire qu’il y a aussi un troisième adolescent à l’arrière. Mort. C’est Beckett qui le trouve, histoire qu’on soit bien empathique avec lui aussi – et ça marche. Il est aussi calme que possible pendant toute l’intervention, alors que les adolescentes prennent conscience peu à peu de la situation.

Il y a aussi un portable à récupérer au sol et toujours un adolescent mort à l’arrière. Quand elles finissent par en prendre conscience et que la première adolescente peut décrocher son téléphone… C’était glaçant. Je ne sais pas si ça vient de moi qui regarde ça au mauvais moment ou qui vieillis mal, mais vraiment, j’ai trouvé ça horriblement prenant niveau émotions. Quand la première adolescente est évacuée, Paige se retrouve seule dans la voiture.

Elle peut pleinement culpabiliser, parce qu’elle était au volant et se sent responsable de l’accident. Elle voulait juste écouter à nouveau sa chanson préférée. C’est con tant de drama pour si peu. Maintenant, elle se retrouve à avoir tué quelqu’un et clairement sa vie sera plus compliquée que prévu.

Ce n’est pas un souci d’après Beckett : il se montre fin psychologue avec l’adolescente, parlant de ses propres regrets d’avoir probablement tué son ami, père d’une petite fille qui sera condamnée à ne pas avoir son père pour le reste de sa vie. Vic entend tout ça et le message est clair : il est temps de changer d’avis concernant Beckett.

En parallèle, Travis et Jack s’occupent d’une autre voiture où ils trouvent un couple plus âgé, aussi bloqués dans leur voiture. Du côté des émotions, même si on s’y attarde moins, il y a aussi de quoi faire avec un couple qui a été séparé de nombreuses années mais s’est enfin retrouvé ; et une demande en mariage qui couvait jusqu’à ce que la femme l’accepte en craignant de perdre définitivement son peut-être futur mari. Mignon.

Ross finit par débarquer aussi sur le lieu de l’accident, où Maya fait le filtrage pour éviter que les civils ne viennent interrompre l’intervention des pompiers. Elle peut ainsi la remercier d’avoir fait ce qu’il fallait, même si ça ne s’est pas terminé comme elles l’espéraient. La scène était intéressante pour développer le personnage de Maya. L’embouteillage est énorme, évidemment. Un conducteur finit par s’impatienter et venir engueuler Maya qui est capable de le recadrer à merveille. Elle s’est montrée patiente avant de péter un câble, c’est quelque chose. Cela dit, je dis péter un câble, mais justement non : elle est ferme, autoritaire, crie, mais elle fait bien les choses sans insulter l’homme. Et puis, juste derrière elle, la mère de l’adolescent apprend la mort de son fils à l’arrière d’une voiture – ça fait relativiser beaucoup les abrutis égoïstes (que nous sommes tous un jour ou l’autre) coincés dans l’embouteillage. Une jolie manière de faire passer une leçon, l’air de rien.

C’est à Ross qu’incombe la tâche d’expliquer à la mère que son enfant est mort, puis de lui remettre son sac à dos comme preuve. La scène était choquante, il faut bien le dire, et réussie côté catharsis. Finalement, pas besoin de Carina dans un épisode pour que ce soit dramatique à souhait. Espérons que les scénaristes s’en souviennent et apaisent un peu la vie de Carina la saison prochaine.

Bon, par contre, ça m’a soulé de voir comment cette intervention se terminait. On était sur un épisode d’émotions et de choc, c’était réussi… et on termine par un pompier qui se moque de leur cheffe en présence de Sullivan. Celui-ci s’énerve et rappelle qu’elle est une vraie héroïne de guerre. Je comprends l’intérêt de montrer ce genre de remous suite aux révélations… mais ça m’énerve un peu tout de même que ça tombe à ce moment de l’épisode, car ça paraissait plus forcé qu’autre chose. Et puis sa décision de fin d’épisode à la lueur de cet incident… Débile.

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Le poste de capitaine

De retour à la caserne, Jack prend le temps d’appeler l’hôpital pour prendre des nouvelles de son patient, histoire qu’on nous montre qu’il a vraiment évolué en tant que personnage. Désormais, c’est un vrai être humain comme le souligne Travis. Ma foi, ce fut long et douloureux d’en arriver là.

Dans le même genre, ce fut long et douloureux d’humaniser Beckett, mais cet épisode parvient à le faire hyper rapidement. Le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne chose : l’ancien capitaine fait donc un barbecue pour ses collègues, s’excuse auprès de tous et assure qu’il ne cherchera pas à redevenir capitaine, devant Theo, qui le prend avec humour.

Powell souligne aussi à Theo qu’elle est bien heureuse de le retrouver comme capitaine. Je ne sais pas s’ils essaient d’en faire quelque chose de plus permanent, mais une chose est sûre : il aura Andy sur son chemin. Dans cet épisode, elle indique quand même être prête à devenir cheffe des pompiers un jour, et ça commence par le bas de l’échelle, inévitablement.

Le problème, planté comme une petite graine en fin d’épisode, c’est que Beckett a beau prétendre vouloir changer, il ne va pas bien. Vic s’en rend compte : elle l’a entendu s’accuser de la mort de son ami, elle l’a vu s’excuser, elle le voit encore en fin d’épisode venir donner un objet personnel à Theo, son nouveau capitaine. Bon, l’objet est une hache avec une inscription, c’est pas si ouf non plus, mais il a une valeur sentimentale. Un changement si brutal dans l’attitude, des remords et le don d’objets ? Vic se retrouve dans l’incroyable position de s’inquiéter pour lui.

Theo balaie ses inquiétudes d’un geste de main, mais je crois bien qu’on nous présente un Beckett au bord de l’autodestruction dans sa volonté d’être plus humain. Flippant.

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La culpabilité de Ben

Pendant ce temps, Ben est coincé à l’hôpital. Franchement, j’avais oublié l’intrigue après deux semaines, puisqu’il y a eu une pause dans la diffusion. Je ne comprends pas en quoi ce patient devient une fixette pour Ben : il a perdu d’autres victimes par le passé, il sait qu’il ne faut pas faire de promesses inutiles en sauvant les gens et que même en sortant une victime d’un incendie, elle peut ne pas s’en remettre.

C’est le cas : l’adolescent est dans le coma désormais. Bailey s’inquiète de voir son mari être dévoré par ce cas médical et fait le maximum pour l’aider, tout en gérant son propre boulot prenant. Elle le force ainsi à manger et à se changer les idées autant qu’elle le peut… pour mieux le laisser seul dans la chambre quand la mère de l’adolescent débarque.

Elle prend d’abord Ben pour un médecin, puis comprend qu’il est pompier. C’est horrible, parce que Ben est donc logiquement celui qui se sent responsable de la mort de son ami, mais il se retrouve à devoir rassurer et réconforter la femme. Elle se sent tout aussi coupable que lui en plus, parce qu’à ses yeux, c’est elle qui a envoyé son fils dans ce foyer où l’incendie s’est répandu et l’a empêché de sortir plus vite.

Quand la mère le remercie de prendre le temps d’être là pour son fils, Ben finit par être obligé de lui expliquer qu’il a dû faire un choix horrible dans la maison en flammes. Quand même. Après tout ça, Milo finit par se réveiller de son coma, devant un Ben tout heureux.

Pourtant, les mots de Milo sont clairs quand il le voit : il le déteste et ne veut plus le voir. Oui, logique. Je ne sais pas bien à quoi s’attendait à Ben en restant comme ça dans la chambre. Evidemment que c’est plus facile à Milo d’en vouloir à Ben, surtout au réveil. Ben peut donc finir l’épisode énervé par la situation, surtout qu’il reçoit aussi un appel de Ross pour lui indiquer qu’il va se voir remettre une médaille. Il ne s’y attendait pas et il n’est pas sûr d’en vouloir, à vrai dire, parce qu’il a sauvé la famille de Milo, mais pas celle de son pote.

Bref, on fait du surplace. Et je veux bien que ce soit une intrigue réaliste et tout… mais bon, on l’a déjà vécue j’ai l’impression. C’est du surplace qui tourne en rond pour le personnage de Ben, bim, il va recommencer à m’énerver.

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Grey’s Anatomy – S19E16

Épisode 16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?

Spoilers

Addison revient une fois de plus et elle sauve ses amies, l’hôpital et l’épisode.


Kill ‘em with kindness, Miranda. I just wish that I could kill them with the truth.

Je poursuis ma soirée à Seattle, parce que… ben parce que, en fait, c’est toujours ce que je fais après un épisode de Station 19, non ? En plus, bizarrement, c’est un crossover. Oui, là où la semaine dernière on avait ce qu’il faut pour faire un crossover intéressant avec Jack, les scénaristes choisissent de nous ramener une fois de plus Ben dans cet épisode. Après l’incendie dans lequel il a du laisser malgré lui un homme mourir (alors qu’il avait promis de le soigner), le voilà qui débarque à l’hôpital pour veiller au chevet de celui qu’il a pu sauver.

C’est encore un matin compliqué pour les internes. Ils sont clairement en retard et épuisés, comme toujours, mais ça ne les empêche pas de faire semblant d’être en pleine forme (pour Mika) ou de s’occuper du mariage de Simone (pour Lucas qui a les pires cravates du monde). De son côté, Kwan propose à Jules de venir checker avec lui un bar qui vient d’ouvrir à côté de chez lui. Elle le rembarre toutefois, parce que ça ressemble trop à un rencard selon elle et qu’elle n’a pas envie de passer du temps avec lui. Prends toi ça dans les dents, Kwan, elle n’aime pas les relations amoureuses, tu devrais le savoir, tout de même.

J’ai de la peine pour lui, un peu, mais bon, j’adore le personnage de Jules pour ça. Elle n’aime pas l’amour et c’est bien de voir ce genre de personnage de temps en temps. Espérons qu’elle reste longtemps dans ce mood, pour coller à la réalité de ce genre de caractère. La pauvre n’est toutefois pas servie dans l’épisode, avec un patient qui est fou amoureux. En effet, Levi s’occupe de Matt un patient qui a pris un coup de sabre. Il fait du LARP – du jeu de rôle donc – et j’aurais aimé voir le combat pour marquer un point de Bingo qui commence à me paraître compliqué vu les séries que j’ai en stock.

Bref, j’ai perdu de vue mon objectif de paragraphe en cours de route : le patient s’est battu pour déclarer son amour à sa princesse, ce qui énerve bien Jules, mais qui fait rire Lucas. J’aime bien ce duo d’internes, on a peu eu l’occasion de les voir interagir, mais ils sont radicalement opposés. Et quand il s’agit de s’occuper d’un patient comme ça, ça fonctionne toujours très bien d’avoir des points de vue opposés. La série peut se permettre plein d’humour autour de ce joueur de LARP qui veut quitter l’hôpital au plus vite pour aller confesser son amour à une princesse dont il ne connaît même pas le vrai prénom.

Le patient est un peu attachant, on ne va pas se mentir, et ça rend frustrant ce qu’il se passe ensuite : il fait un arrêt cardiaque en présence de Lucas et Jules, parce qu’il n’arrive plus à respirer. Putain, pour un combat à la fausse épée, c’est con quand même. Comme il ne parvient plus à respirer, Lucas finit par être obligé d’intervenir sur lui-même sur la gorge du patient.

On a l’habitude de ce genre d’intrigues, mais cette fois, c’est vite évacué, avec juste Levi engueulant Lucas et Jules d’avoir fait la bonne chose. Le patient est finalement sauvé, la princesse Astrid débarque à l’hôpital dans l’espoir d’avoir de ses nouvelles et la romance plane à nouveau dans l’hôpital. Tellement, en fait, que Lucas comprend qu’il ne pourra pas être le témoin de Simone à son mariage. Il demande à Jules de prendre sa place, ce qu’elle finit par accepter, en lui laissant toutes les pires tâches médicales possibles.

Cela dit, ça ne lui soignera probablement pas le cœur en fin d’hôpital quand elle verra Kwan se barrer avec une infirmière plutôt qu’avec elle. On sent bien qu’il y aura à creuser ce personnage par la suite : elle avoue notamment à Lucas, au cours de l’épisode, qu’elle a fini dans ce programme au rabais parce qu’elle avait foiré un examen par amour d’un type qui avait finalement choisi sa meilleure amie plutôt qu’elle.

Ailleurs dans l’hôpital, Mika se retrouve à bosser avec Richard. C’est l’occasion de nouvelles scènes réussies pour Mika, qui enchaîne ses deux boulots. On la voit essayer de regagner de l’énergie comme elle peut pendant tout l’épisode, tout en continuant d’être un vrai larbin : Richard et Owen l’envoient chercher Amelia chez elle, alors qu’elle était en train de déprimer. Oui, oui, on l’envoie harceler sa supérieure sur son jour de congé… C’est un magnifique hôpital.

Pourquoi Amelia est-elle si nécessaire ? Parce que le patient a une balle coincée dans le corps et qu’elle est la seule à pouvoir la retirer d’après Owen. Faut pas se rendre indispensable comme ça, apparemment.

Contre toute attente, Addison est de nouveau retour dans la série. Je pensais qu’après son dernier épisode, elle était partie pour un bon moment, mais quel plaisir de la retrouver une fois de plus. J’aimerais bien qu’on nous refasse une série sur elle, vraiment. En attendant, il faut se contenter de multiples scènes avec Bailey, histoire de voir leur amitié continuer de se développer.

Ainsi, Bailey était censée avoir un nouveau numéro, mais elle continue d’être harcelée sur son téléphone. C’est bien de pouvoir en parler à Addison, parce qu’elle a eu l’occasion de vivre cet enfer elle aussi. J’aime aussi que la série prenne le temps de nous montrer que malgré leur amitié, une distance s’était installée entre elles à un moment, au point de voir Addison découvrir la crise cardiaque de Bailey seulement aujourd’hui.

Oui, l’absence d’Addison lui a fait manquer plein de choses, mais même en étant de retour tous les deux épisodes, elle rate encore plein d’éléments. Ainsi, elle croise par hasard Amelia pour mieux découvrir que son amie – ex belle sœur, sœur, comme vous voulez – est au plus bas dans sa vie, une fois de plus. En fait, elle est loin d’être au plus bas quand on y réfléchit, mais elle ne va pas bien, à force d’être abandonnée par tout le monde. C’est sûr que toute sa vie vient de s’effondrer en un mois.

Cela nous ramène une Amelia que j’aime bien parce qu’elle me fait rire, mais que je déteste car ça signifie qu’elle va super mal : elle est horrible avec tout le monde. Bon, pas Addison, évidemment, mais elle est odieuse avec Owen (yay !) et Winston. Ce dernier ne mérite pas tellement de se prendre en pleine face la haine d’Amelia – je comprends pourquoi il est une cible facile pour elle, étant donné que c’était le mari de Maggie, mais bon, Maggie a pris sa décision seule.

J’ai bien aimé voir Winston venir confronter Maggie pour savoir ce qu’il en était, mais une fois de plus, Amelia fait ce qu’elle sait faire de mieux quand elle se sent abandonner : elle pousse ceux qui restent à l’abandonner à son tour, ou en tout cas à la détester. Elle n’hésite donc pas à être bien sadique et méchante avec Winston, lui reprochant de ne pas avoir su garder Maggie et de rester à vie dans son ombre. Elle passe totalement à côté de ce qu’il s’est passé, et venant de n’importe quel autre personnage, ça m’énerverait au point de la haïr…

Mais c’est Amelia, je ne peux pas la détester quand elle ne fait que réagir face aux blessures infligées. Après, quand elle s’en prend à Mika qui fait tomber un instrument du bloc et la dégage à la fois du bloc et de son service pour une petite erreur ? J’avoue, j’ai eu du mal. Malgré tout, j’ai surtout peur pour elle. Amelia mérite tellement d’aller mieux pourtant. Et on mérite tellement de passer plus de temps avec elle plutôt que de devoir supporter les plaintes de la femme du patient auprès de Simone. Pardon. Je deviens sans cœur quand on s’attaque à mes persos préférés, et cet épisode ne semble faire que ça.

Finalement, Amelia sort du bloc à temps pour que Simone, qui venait de revenir au bloc, puisse être valorisée bien comme il faut par Winston : il lui permet de faire son premier acte de chirurgienne, et de réparer l’erreur qui suit. Au passage, il lui refait donc sa journée et tout va bien pour elle. C’était chouette de voir Winston comme ça, et s’opposer aussi aux méthodes de Maggie. Cette dernière avait sa méthode qui ne lui convenait pas ; j’aime le personnage de Winston, et je l’aime encore plus quand il s’affirme comme ça. Une vraie réussite.

Le patient peut donc finalement être sauvé de la balle qu’il avait reçu plusieurs années auparavant et qui l’a fait se comporter de manière agressive en début d’épisode, avec des pertes de mémoire en plus. Tout est bien qui finit bien pour lui, mais pas pour Mika, qui se fait défoncer par Amelia quand elle vient tenter de s’excuser. Comme Addison passe par là au moment où ça arrive, elle décide de prendre les devants et d’interrompre Amelia, pour lui foutre une petite baffe imagée.

Bordel. J’aime Addison, j’aime Amelia, j’aime la relation entre ces deux-là qui avait rendue bien moins pénible les dernières saisons de Private Practice quand la série n’avait plus grand-chose à raconter. Les revoir ensemble dans ce genre de confrontations, c’est vraiment excellent. Je suis heureux de l’évolution de ces deux personnages, heureux d’avoir Addison capable de reconnaître les signes d’une Amelia qui va mal.

Bordel, bis, ça devrait être la réaction d’Owen, en fait. Il se moque limite d’Amelia en mode « elle n’est jamais juste quand elle est en colère » alors que l’état dans lequel elle est est très précisément l’état qui la ramène toujours à la drogue. C’est son ex-mari, il devrait le savoir, non ? C’est frustrant. Owen était un peu trop concentré sur lui-même cependant, et sur l’état du pays de plus en plus catastrophique avec beaucoup trop de tueries par balles, pour voir ce qu’il en était d’Amelia. Addison, elle, gère absolument tout : le pays qui part en vrille, Miranda qui prend cher dans l’épisode (j’y viens après) et Amelia qui dérape. Tout en prenant le temps de dire à Richard qu’elle passera le voir ensuite, en plus !

Bref, Amelia se prend un sermon de la part d’Addison, mais le sermon qui passe bien, à base d’une répétition de « je t’aime », de vraie inquiétude et de vraie bienveillance. J’espère que ça suffira et que c’est ce qu’elle avait besoin d’entendre : personne ne l’abandonne, chacun fait comme il peut. La preuve ? En fin d’épisode, Richard raccroche le téléphone quand Maggie l’appelle (non, vraiment, elle ne m’a pas manqué, pas plus que Meredith d’ailleurs) pour se vanter de sa nouvelle vie parfaite, afin d’aller aider Amelia lui aussi.

En plus de toutes ces intrigues, nous suivons également Kwan aux urgences. Il reçoit ainsi un patient qui demande à être ausculté par Bailey, parce qu’elle est soi-disant une experte concernant ses symptômes, il l’a vu sur internet. Bordel. J’ai vu assez de séries pour savoir que le type est là pour s’en prendre à elle, hein.

Kwan, non, apparemment. C’est pourtant le cas : le patient ment évidemment sur son état de santé, ce que les examens révèlent, juste pour venir menacer une fois de plus Bailey, mais sur son lieu de travail cette fois. Il explique tout savoir de sa vie, menaçant finalement à demi-mot Pru. Celle-ci n’a absolument rien demandé dans l’histoire, Bailey n’est même pas sa mère biologique. En quoi s’en prendre à une enfant de quatre ans est-il normal pour un type qui soi-disant veut protéger les vies humaines en sauvant des fœtus, hein ?

Je sais, ça ne sert à rien de rationnaliser avec la haine, mais c’est tout de même dingue ce genre de psychopathes. Il finit par agresser Bailey, forçant Kwan à intervenir et l’immobiliser au sol. Une fois de plus, j’ai adoré la réaction de Teddy ensuite, s’assurant que Bailey soit en sécurité, expliquant à Kwan qu’elle ne savait rien de son altercation avec le patient qui est simplement tombé ou s’assurant que Ben ne fasse pas n’importe quoi en s’attaquant au type. C’est la Teddy que j’ai toujours aimée qui est de retour. Franchement, qu’ils se contentent d’intrigues comme ça pour elle.

En tout cas, si l’attaque confère un certain succès pour Kwan auprès des infirmières, on se rend rapidement compte que Bailey est perturbée par ce qu’il vient de se passer. Elle a heureusement Addison pour l’aider à évacuer toute sa frustration et sa colère, dans une scène excellente comme chaque fois qu’on retrouve Addison dernièrement. Oui, bon, c’est aussi parce que Bailey ne fait qu’exprimer à voix haute ce que j’ai écrit plus haut et pensé immédiatement lors de l’attaque, c’est sûr.

Addison finit par avoir une idée pour peut-être aider Bailey. Je ne sais pas si c’est vraiment possible et si ça peut vraiment bien se terminer ce genre d’idée, mais Teddy approuve sa solution : une liste des numéros harcelant Bailey est imprimée et distribuée à tout l’hôpital (et à la caserne 19, bien sûr) pour que chaque médecin prenne le temps de les rappeler, de les harceler et de… discuter avec eux. Le but n’est pas de harceler pour engueuler, mais de se partager les numéros pour parler avec ces dingues qui essaient de contacter Bailey depuis des jours.

C’est une manière de les rassurer, mais aussi d’humaniser Bailey pour éviter que la situation ne dérape plus longtemps. La scène était sympathique, le crossover court mais efficace, et ça permet à Bailey de se sentir un peu mieux en fin d’épisode, c’est déjà ça. Et d’ailleurs, ça lui permet aussi de se rendre compte qu’Addison est revenue à Seattle juste pour s’occuper d’elle et voir comment elle allait.

De bons sentiments comme ça, ça fait toujours plaisir, non ? Moi, ça me fait plaisir en tout cas, de même que le clin d’œil totalement inutile de fin d’épisode qui nous apprend que Cristina paie du matériel médical à Addison. Elle est chouette cette série quand elle le veut. J’aimerais juste qu’elle arrête de nous séparer d’Addison, parce que cette saison, Addison ne fait que montrer à quel point elle est essentielle pour que l’hôpital tienne encore debout. Que Teddy lui paie un salaire !

D’ailleurs, puisque j’en parle, j’ai adoré voir Helm s’inquiéter pour Mika quand elle la voit débarquer au bar en étant épuisée. Elle s’inquiète tellement qu’elle est prête à débarquer dans le bureau de Teddy pour engueuler la cheffe de chirurgie de ne pas s’occuper mieux que ça de ses internes. La laisser s’en aller quand ils auraient dû la retenir, c’est une chose, mais utiliser les internes au point de les laisser dans cet état quand ils n’ont même pas de quoi manger, c’est un grand non pour Helm. Oh bordel, j’aime Helm, et je suis content d’avoir eu une double dose cette semaine.

Je suis content que son personnage reste présente dans la franchise et j’espère qu’on la verra toujours dans pas mal d’épisodes pour la suite. En attendant, elle me confirme que Teddy est exactement le personnage dont nous avions besoin pour reprendre l’hôpital en main. J’étais contre et ça me paraissait la pire idée du monde parce qu’elle était insupportable depuis deux saisons, mais elle a toujours eu le caractère parfait pour prendre les bonnes décisions. J’espère qu’elle fera de Winston le nouveau chef de la cardio et que les scénaristes oublieront pour longtemps son couple avec Owen qui est ce qui a pourri le personnage jusqu’à la moelle.

Enfin, une dernière intrigue de l’épisode est encore et toujours celle concernant Jo et Luna. Je me rends compte qu’elle finit souvent en dernier dans mes critiques, et ça me prouve une chose : Jo est de plus en plus détachée du reste de l’hôpital. Elle a très peu l’occasion de bosser avec les internes, puisqu’elle a repris sa carrière en pédiatrie, alors c’est logique… mais c’est aussi frustrant.

Bref, dans cet épisode, elle commence par être de nouveau énervée envers Lincoln qui lui a pourtant préparé une surprise : il a appris l’alphabet de la langue des signes avec Scout. C’est mignon tout plein, mais ça ne correspond pas vraiment à la demande de Jo, qui était qu’on lui laisse du temps pour digérer l’information. Il n’est pas fin psychologue, même s’il est charmant comme tout avec elle.

Forcément, le voir être aussi au taquet fait peur à Jo qui n’est même pas encore sûre du diagnostic médical concernant sa fille. Son job de mère tel qu’elle l’imaginait change radicalement et ça l’angoisse profondément, parce qu’elle a peur de ne pas être à la hauteur. J’étais content qu’elle puisse s’en confier à Levi.

Après tout, Lincoln n’est plus exactement son meilleur ami s’ils sont amoureux l’un de l’autre, alors c’est bien qu’elle puisse avoir Levi pour elle. Il est excellent pour lui remonter le moral en plus. Bon, en fin d’épisode, elle reçoit tout de même le verdict par téléphone : Luna a « juste » une perte d’audition, pas de cancer ou pas le moindre problème mettant sa vie en danger.

Elle se précipite auprès de Link pour lui en parler et c’était chouette comme tout de les voir partager ce moment. Elle est amoureuse de lui, c’est sûr, et c’est réciproque et ce n’est plus qu’une question de temps. Et la série en a plein à nous offrir avec une saison de plus !