Films vus en 2020 #36

Salut les cinéphiles !

Comme chaque mercredi, je vous propose aujourd’hui de faire le point sur les films vus au cours de cette année interminable. Elle est surtout interminable du côté du nombre de films que je regarde, cela dit, et je ne m’arrête toujours pas dans mes visionnages, même si je commence à rattraper un peu ma liste dans ces articles. En effet, depuis le confinement, j’ai tendance à écrire ces articles avec un retard de plus d’un mois sur mon visionnage du film. Disons que ça a au moins l’avantage de me ralentir dans la frénésie d’écriture où je suis avec certains films. Bon, là, c’est l’introduction qui prend déjà trop de lignes… Allez, hop, j’enchaîne !

CINE BOOK - Detroit - Wattpad

Detroit

En plein mouvement #BlackLivesMatter, ça paraissait logique de regarder ce film qui a d’excellentes notes un peu partout et qui revient sur les émeutes de Détroit en 1967, évoquant précisément les questions de racisme de la police aux États-Unis à l’aube des années 70. Le film est ainsi bien dérangeant dans ce qu’il met en scène, avec des bavures à vomir et des comportements plus que discutables envers les noirs (surtout) et les pauvres (un peu). Le genre de film qui vous donne envie d’être au bon endroit au bon moment, et pas l’inverse, donc.

Le problème, c’est que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans malgré un excellent casting, parce qu’il y a toute une partie du film qui reprend ce qui semble être des images documentaires. Du coup, c’est très long à mettre en place, notamment en début, avec des plans qui se multiplient sans qu’on ne sache vraiment de quoi il en retourne par rapport au film en lui-même.

On nous raconte l’Histoire, mais pas l’histoire du film, et j’ai besoin du prisme des personnages et des points de vue pour vraiment accrocher quand on me raconte une histoire – c’est peut-être pour ça que j’ai eu bien du mal avec les cours d’Histoire pendant fort longtemps avant de découvrir une manière d’apprendre l’Histoire autrement ; et pour ça que j’ai du mal avec les films historiques se contentant trop souvent de mettre en avant sa matière plutôt que les personnages réels. BREF.

C’est un bon film, mais il faut s’accrocher. Et c’est malheureusement prévisible… Par contre, le casting est génialissime, ça sauve tout !

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Les Immortels

Une errance sur Prime Video plus tard, je me suis retrouvé devant ce film qui a l’avantage de nous parler un peu de mythologie, avec de jolis effets spéciaux et des scènes de combats plutôt au point. Entre mes connaissances mythologiques et mes connaissances face à un scénario très classique, j’ai eu peu de surprises devant le film, mais c’était malgré tout un bon moment à passer. Les péplums et autres films de ce genre ne sont pas spécialement ma came, mais une fois de temps en temps, ça passe très bien ces histoires de Dieux de l’Olympe et peuples persécutés, loin de nous… et en même temps toujours si proches et d’actualités !

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Jaws

Un grand classique qu’il était plus que temps que je… découvre pour la première fois. Oh bien sûr, je savais qu’il était question de requins et je connaissais comme tout le monde la bande-originale de ce film culte (baby shark tudududududu), mais c’est à peu près tout. Je me suis lancé dedans en m’attendant à un film ayant franchement mal vieilli… et heureusement !

Oh, côté effets spéciaux et ambiance, c’est plutôt au point après autant d’années et je vois parfaitement pourquoi il est considéré comme véritablement culte. J’ai passé un très bon moment avec ce film, j’ai eu un ou deux sursauts et je trouve que dans l’ensemble son intrigue fonctionne bien. Evidemment. Par contre, il vieillit super mal du côté des personnages et du scénario, et c’est triste ça… Que je m’explique pour être plus clair : au secours, la confrontation du trio de mâles alpha dans le bateau là…

Il y a des scènes interminables, et la nuit sur le bateau, ça m’a complètement décroché du film. Limite, ça m’a donné envie de les voir se faire bouffer, parce que purée, cette conversation interminable entre couilles là, mais sortez-moi de là, je n’en ai rien à taper de savoir qui a la plus grosse (cicatrice). Est-ce que le film a continué de ne pas me donner envie d’aller à la plage ? Parfaitement. Enfin, c’est la baignade dans la mer qui me laisse perplexe. Pas faute d’avoir nagé plus d’une fois aux limites des zones de baignade pourtant… mais voilà, je n’aime pas les vagues et les plages bondées. J’aime bien voir la mer, cependant.

Et j’aime aussi voir des films qui se passe en pleine mer comme ça, c’était cool pour certaines scènes, plus que soporifiques pour d’autres. Par contre, jolis effets spéciaux.

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Oh, alors là, une vraie bonne surprise qui a frôlé le coup de cœur honnêtement. Déjà parce que Justin Timberlake est étonnamment un bon acteur, ensuite parce que j’aime toujours retrouver Amanda Seyfried dans un rôle autre que celui de Lily Kane.

Le synopsis du film m’a immédiatement intrigué : l’argent n’existe plus et est remplacé par le temps. Chacun a ainsi un compteur au poignet sur lequel le temps lui restant à vivre défile. Tout le monde vit jusqu’à sa 25e année, puis arrête de vieillir, avec une immortalité promise aux plus riches qui ont toujours du temps au poignet… quand les plus pauvres doivent survivre avec des recharges de 24h ou moins. Et bien sûr, si du côté des riches, la criminalité diminue (avec des frontières dures à franchir), du côté des pauvres les échanges de temps et les rackets sont fréquents, quitte à te laisser mourir pour que d’autres survivre plus longtemps.

Vraiment, le concept est excellent et permet des scènes très marquantes dans le film, même s’il y a aussi ces drôles de moments où tout le monde ayant 25 ans, tu te demandes comment ça peut fonctionner sans que l’inceste ne s’en mêle à un moment ou un autre. Il y a quelques problèmes de cohérence si on prend énormément de recul, mais les prémices permettent à ce film de proposer une histoire vraiment sympa.

Pourquoi n’est-ce pas un coup de cœur ? Parce que j’ai vu trop de films cette année, parce que celui-ci est très prévisible et parce que je ne suis pas super fan de la toute fin du film. Autrement, rien à redire, c’est tout à fait le genre d’intrigues que j’adore, un peu à la Altered Carbon d’une certaine manière, mais aussi dystopique à la Hunger Games ou autres avec ses districts. Finalement, la frustration la plus grande est qu’il s’agisse d’un film et non d’une série. Je regarderais tellement une série Time Out !

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City Lights (Les Lumières de la ville)

Ah Charlie Chaplin ! Vous devez commencer à le savoir, j’ai un grand faible pour les films de Charlie Chaplin qui parviennent toujours à beaucoup me faire rire. Dans celui-ci, je pense que j’ai toutefois un peu moins ri pour accrocher davantage à cette histoire de SDF tombant amoureux d’une jeune fleuriste aveugle qui le croit immédiatement très riche quand il lui donne tout l’argent qu’il lui reste… OK, le film date de 1931, mais c’est peut-être l’un des moins prévisibles de l’article du jour, parce qu’il y a des rebondissements et un rythme différent !

The last house on the left GIF - Find on GIFER

La dernière maison sur la gauche

Bon, je ne peux m’empêcher de le confondre avec La maison au bout de la rue, c’est terrible, tout de même ! Là, on est sur un film très différent pourtant, même si en plus du titre, ils ont en commun d’être classé comme film d’horreur alors qu’on est plutôt sur du thriller. Que dire de ce film ? Il raconte l’histoire de deux jeunes filles qui se retrouvent chez un ami qui a peur de son père, redoutable criminel pourtant en liberté. C’est lui qui l’élève – même si on peut plutôt parler de torture à ce stade – et lorsque son fils ramène ses amies chez lui, il est loin de se douter qu’ils tomberont tous les trois sur son père, sa maîtresse et un de leurs amis aussi cinglé et psychopathe qu’eux…

La torture, c’est un peu le sentiment que j’ai eu devant ce film. Déjà, je l’ai vu dans sa (très mauvaise !) VF parce qu’il n’était finalement pas dispo en VO, mais que je voulais le voir quand même pour une actrice (Riki Lindhome) et pour ce synopsis un peu intrigant par rapport à l’affiche et au titre. Finalement, c’était donc une torture pendant toute la première (longue) partie du film. Et pour cause : le film est divisé en deux parties, et autant dire que sur la première on s’ennuie ferme, malgré de bons acteurs (Aaron Paul ou Garret Dillahunt, décidément très bon acteur).

Et puis, d’un coup, ça vire au thriller et ça s’améliore un peu, avec des scènes choquantes qui surprennent par rapport au début insipide. Certains rebondissements sont prévisibles, mais quand ça commence enfin à être sanglant, on en a un peu plus pour notre argent (même si je n’ai pas payé, OK). Bon, ce début le plombe trop pour que je vous le conseille vraiment, mais disons que si vous tombez dessus, il vaut le coup une fois le premier bon quart du film passé.

C’est dommage : le début est carrément dispensable et le film paraît interminable à cause de ses nombreuses lenteurs initiales, mais la fin est cool. Vous verrez (peut-être), mais attention aux âmes sensibles et aux trigger warnings ! Et c’est tout pour aujourd’hui !

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Films vus en 2020 #34

Salut les cinéphiles,

Nous revoilà partis pour une nouvelle semaine à parler de films que j’ai pu voir ces dernières semaines. Même si le mois d’août est bien entamé désormais, je n’en suis qu’au mois de juin en ce qui concerne cette liste de films… L’avantage, c’est que j’associe juin au début de l’été (et pourtant, ce n’était pas une période agréable côté boulot) donc j’ai moins l’impression d’être en retard ! Au programme, de l’horreur, de la romance ado et un film pour enfant. Normal.

Novinky z kategórie Herci » Daniel Radcliffe (Harry Potter ...

La dame en noir

Non, je n’avais toujours pas vu ce film qui avait fait l’événement en castant Daniel Radcliffe juste après Harry Potter dans un rôle radicalement différent. Je n’étais pas encore prêt à le regarder, tout simplement. Avec le temps, ça va mieux, et voir Daniel Radcliffe jouer un adulte et papa ne me fait plus si bizarre. En ce qui concerne le film, ben ma foi… Je ne regrette pas de ne pas avoir payé une place de cinéma.

Il y a des scènes sympathiques et j’aime bien le concept du film, notamment une de ses premières scènes avec les trois gamines et la fenêtre, qui est qu’une dame en noir se balade et que des enfants meurent régulièrement dans un village où se rend le personnage de Daniel Radcliffe pour savoir quoi faire de la maison de la fameuse dame en noir.

Par contre, je suis moins fan des développements du film, et notamment de sa conclusion. C’était bien à voir, c’est un film d’horreur divertissant, mais sans plus.

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Bad Match

Encore un film d’horreur de plus à mon actif, encore un « mouais ». J’ai bien aimé le concept, mais je trouve que c’était beaucoup, beaucoup trop prévisible, même si je n’avais pas exactement tout deviné, j’avais au moins l’élément principal. De quoi ça parle ? D’un homme qui collectionne les filles sur une appli de rencontre, jusqu’à ce qu’il tombe sur une femme qui prend un peu trop mal le fait qu’il couche avec elle sans vouloir s’attacher, alors qu’elle est attachée, elle.

Rapidement, les choses partent en vrille et virent au thriller (plus qu’au film d’horreur d’ailleurs) avec du drame et l’implication de la police. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoilé. J’ai bien accroché à certaines scènes, mais il y a un sexisme vraiment pas terrible et d’autres scènes qui m’ont fait lever les yeux au ciel. Rien d’exceptionnel.

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Five Feet Apart

Il faut croire que Riverdale ne me suffit pas ou que j’étais curieux de voir à quoi ressemblait Jug sans son bonnet… Non, je déconne, ce n’est qu’après coup, pendant le film, que j’ai capté que c’était lui. Prime video m’a mis le film en avant et je me suis dit « pourquoi pas ? » parce qu’après tout, j’aime Les Bracelets rouges et que je trouvais ironique ce film sur deux adolescents malades devant rester à plus d’un mètre d’écart en plein déconfinement et distanciation sociale.

Verdict ? C’est une jolie histoire d’amour adolescente, dans la lignée de Nos étoiles contraires. Ce n’est pas incontournable, c’est sympathique et les personnages sont attachants, quand bien même ils sont parfois très cons aussi. Ouais, en fait, c’est surtout ça que je retiens du film, ils m’ont fait péter un câble à être des adolescents débiles. Désolé pour les ados !

Complètement Dingo depuis 25 ans | Ton petit look

Dingo & Max

Franchement, je n’avais jamais entendu parler de ce Disney avant, mais je me suis dis pourquoi pas pour rentabiliser Disney + et parce que j’étais avec quelqu’un adorant le film ! C’est un Disney très sympa, avec un petit roadtrip et des aventures marrantes. Parfait pour les enfants, parfait pour poser son cerveau et passer un bon moment. Vous connaissez les Disney, je pense que vous voyez d’avance de quel genre de film il s’agit. Je vous le conseille si vous ne le connaissez pas, c’est très sympa et sur la relation père/fils, ça change un peu des autres Disney (et des milliards de princesses ou pères morts en cours de route).

tumbbad | Tumblr

Tumbbad

J’ai hésité à faire un article à part pour ce film tellement je l’ai adoré. Trouvé sur Prime Video, je l’ai regardé parce que j’ai vu qu’il avait une note dingue sur IMDB et que je cherchais un très bon film d’horreur en bonne qualité. Pour la qualité, Prime Video est incontournable, mais les sous-titres sont en anglais. Pour les sous-titres VF… Youtube est votre ami. À vous de voir, je vous conseille vraiment la qualité de l’image si vous pouvez comprendre la VO (il y a tout de même du vocabulaire spécifique).

Bon, et pourquoi en faire un article à part alors ? Tout simplement parce que c’est un coup de cœur, et un vrai, parce que j’ai déjà vu le film trois fois en trois mois. De quoi ça parle ? Aïe, difficile de ne pas spoiler ! Concrètement, le film commence par une voix off nous racontant la légende du fils d’une déesse qui a voulu lui voler son argent et sa nourriture. S’il a pu voler la richesse infinie, avant d’atteindre la nourriture, il a été puni par ses frères et sœurs et la déesse a fini par le sauver en le mettant dans son ventre. La légende a évidemment un impact de nos jours sur une ville maudite par la pluie éternelle pour sa cupidité et son envie de trouver cette richesse infinie.

tumbbad Tumblr posts - Tumbral.com

Pourquoi ça marche si bien ? Le film nous dépayse et nous déstabilise en s’appuyant sur des légendes fécondes que nous ne connaissons pas vraiment. Sa narration est complexe : on ne comprend rien pendant un bon moment du premier visionnage, mais on a peur quand même. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas dit qu’un film me faisait peur, pour de vrai. Je survends un peu, mais vraiment une scène du début du film m’a vraiment inquiété : comme on ne connaît pas du tout la légende ou ce style de film hindou, on est inévitablement perturbé par ce qu’on voit.

Le film semble d’ailleurs passer à côté d’un potentiel énorme au départ, mais il retombe plutôt bien sur ses pieds. On comprend peu à peu l’intrigue, on pense savoir où l’on va, on est surpris plusieurs fois et on se retrouve à crier pour la survie des personnages sans même s’en rendre compte. Un coup de cœur comme je n’en ai pas souvent, donc…

tumbbad | Tumblr

Le revoir est presque nécessaire pour mieux le savourer. Le revoir une troisième fois, c’était juste pour le kiff, parce que vraiment, il est superbe : belles images, bons jeux d’acteurs, musique entraînante et effets spéciaux qui suivent comme il faut. En plus, il y a même une morale à déduire du film. Parfait !

Bref, foncez-le voir dès ce soir, s’il vous plaît, même s’il est long !

Dark Stories (S01)

Synopsis : Une anthologie d’épisodes de 15 minutes avec des histoires terrifiantes…

Pour commencer, je ne me prends pas trop la tête à vous faire une critique aussi détaillée que d’habitude, parce que j’ai eu l’occasion de voir trois des cinq épisodes de cette saison en avant-première au Comic Con Paris dimanche dernier. L’équipe était super sympa, le projet est cool, les épisodes parfois vraiment bons… Impossible de ne pas en parler sur le blog !

Par conséquent, et comme je n’ai pas pu écrire devant, je me suis dit que j’allais enchaîner les deux derniers pour vous en faire simplement une critique simpliste comme je le fais parfois ailleurs. Voici donc mon avis sur ces cinq épisodes, d’abord sans (en petit), puis avec spoilers ! Et pour les voir, n’hésitez pas à foncer tout de suite par ici, vous allez voir, rien que le générique vaut le détour, c’est glaçant 😉

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

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Épisode 1 – Boughtat – 18/20
Une vraie bonne surprise ! Je m’attendais à bien aimer cette série, mais certainement pas à accrocher autant au premier épisode. Certes, ça aide de le voir sur grand écran dans une salle pleine de courants d’air, mais vraiment cette histoire en quinze minutes était hyper prenante !

Mon seul regret face à cet épisode, c’est que la série soit sous le format de l’anthologie, car j’aurais adoré avoir la suite de cette histoire extrêmement intéressante et, honnêtement, flippante. Je me suis laissé embarquer dans l’univers proposé durant un quart d’heure. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Haunting of Hill House ou à Evil quand il est question de paralysie du sommeil, mais le tout a été tourné avant, alors l’idée était encore originale. Et puis, c’est traité à la française avec le marabout, alors c’est un bon kiff. En plus, la paralysie du sommeil, c’est un sujet qui me parle puisque ça m’arrive d’en faire.

D’ailleurs, Tiphaine Daviot déchire tout dans son rôle – et ça ne gâche rien qu’elle soit très sympathique car j’ai eu l’occasion de lui parler une minute ou deux à la fin de la projection. Au départ, je n’étais pas trop convaincu par la manière dont est mise en scène la paralysie, mais plus on avance dans l’épisode, plus j’ai aimé la manière dont elle jouait la terreur du personnage – les yeux restent bien marquants notamment. L’histoire du Boughtat est sacrément efficace pour l’aider, cela dit, de même que la « créature », qui est donc un figurant bien maquillé.

J’ai aimé le jeu d’acteur durant tout l’épisode, qui oscille avec brio entre ambiance inquiétante et humour. On sent bien qu’il y a du potentiel et il est exploité tout du long, que ce soit dans le bar, chez le marabout ou au moment de la réplique qui devrait devenir culte, « tu veux simplement me sauter ». Oups. Vraiment, c’est efficace.

Et puis, honnêtement, la scène finale a fait son job et a tout rattrapé pour moi : c’est le genre de scènes qui retourne le cerveau et se fait dire « ah ouais, bien joué ». C’était franchement flippant de suivre la révélation, surtout que je ne les avais pas vus apparaître avant. Chapeau bas !

 

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Épisode 2 – Mort mais vivant – 16/20
Changement d’ambiance avec cet épisode plus humoristique que flippant, mais malgré tout capable de pousser la réflexion. Le format 15 minutes est vraiment intéressant : je pense que ça m’aurait rapidement lassé sur plus longtemps, mais là, ça fonctionne. En plus, je voyais à peu près où ça allait tout du long, alors c’est toujours sympa.

Il faut noter qu’au Comic Con, on nous a diffusé cet épisode en troisième, et je trouvais sa place beaucoup plus intéressante comme ça, car le changement de ton permettait d’éviter de se lasser et donnait l’impression, finalement, de se retrouver avec un bonbon : on savoure sans savoir à quoi s’attendre. L’image du bonbon vient de Tiphaine Daviot lors de la projection de dimanche dernier, mais je trouve que ça résume bien les choses, alors je me permets de lui piquer.

Les effets spéciaux de cet épisode ne sont pas réalisés grâce au numérique, mais sont quasi tous faits « en dur ». Cela se sent quand on le regarde : l’image est impeccable et c’est beau à voir, même quand c’est supposé être glauque. L’acteur principal déchire absolument tout dans son rôle – y compris sa peau – parce qu’il joue avec beaucoup de sérieux une histoire qui, finalement, a un côté absurde assez évident. Le décalage fonctionne à merveille pour passer de la peur au rire.

J’ai bien aimé l’histoire, comme je le disais plus haut, j’ai trouvé ça prévisible, mais le script contenait un nombre incalculable de gags qui rendent ça savoureux. Après, c’est sûr, il faut accrocher à l’ambiance. On n’est pas sur du 100% crédible, il y a des partis pris – le légiste qui n’est pas surpris ? – à la limite de l’absurde, mais ça permet aussi d’instaurer une ambiance et un cadre pour l’ensemble de la série. Bon, de toute manière, vous aurez compris à la note que ça m’a plu.


Épisode 3 – Le jugement dernier – 14/20
Il faut dire ce qui est : j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode… mais c’est l’intrigue qui n’est pas spécialement passé, alors que le casting et la réalisation sont toujours impeccables. Il en faut pour tous les goûts, et c’est toujours le problème des anthologies.

Visionné en deuxième, cet épisode avait quand même la lourde tâche de passer après le premier épisode que j’ai adoré et de me faire comprendre que c’était une anthologie qui ne reviendrait pas du tout sur le Boughtat, alors que je n’avais qu’une envie : en voir beaucoup plus. Heureusement que pour lutter contre ma frustration, il y avait Florent Dorin, l’acteur adoré du Visiteur du futur, sinon, ça n’aurait pas réussi à me prendre du tout, je crois.

Pourtant, l’épisode est très sympa. On est sur une ambiance plus anglaise, et pas seulement parce que les trois quarts de l’épisode sont en anglais, mais bien parce que la météo, la campagne, l’histoire d’aliens, font penser à la Grande-Bretagne. Allez, avec les extraterrestres, j’ai carrément envie de parler de Dr Who. J’ai aimé, cela dit, le jeu entre anglais et français. Ca donne tout de suite un peu plus de gueule à l’ensemble – même si c’est triste de dire ça en tant que français, je crois.

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était longue à se mettre en place. Certes, les acteurs sont bons, on voyait là aussi qu’on allait en venir à cette histoire d’extra-terrestres… mais je ne sais pas, ça manquait d’un quelque chose pendant un bon moment. La toute fin, cependant, est une véritable claque. J’aime ce côté « fin ouverte » qui permet de choisir la réponse que l’on veut. Je trouve que c’est parfaitement adapté au format de cette série, et ça m’a convaincu que même les épisodes plus « faibles » étaient capables d’apporter leur pierre à l’édifice : on est plus sur de la réflexion que de l’horreur avec celui-ci.

 

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Épisode 4 – Le Festin des Goules – 16/20
Un peu comme pour l’épisode 2, on repart sur un ton qui oscille bien entre humour et terreur et comme dans le trois, on passe du français à l’anglais avec beaucoup de fluidité. L’histoire a le mérite de m’être plus originale que les trois premières, alors forcément, ça aide à pénétrer l’univers mis en scène. C’était bien sympa.

Julien Pestel ! Décidément, le casting est vraiment top pour cette mini-série, et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’elle vaut le détour. J’ai revu Preview il y a deux semaines, alors j’étais content de retrouver si vite cet acteur sur mon écran. Par contre, c’est vrai que de le voir, je m’attendais tout de suite à une forme de comique plus mis en avant, au détriment de l’horreur.

Je ne connais que peu d’histoire de goules, et c’est un vrai plus pour l’épisode qui a pu me balader avec son histoire. Pour moi, les goules, c’est ce qui hante le grenier du Terrier, pas cette sorte de monstre de dessin animé qui sort des tableaux de l’épisode. Je pense d’ailleurs qu’avec un « vrai » monstre, j’aurais été un peu plus terrifié, alors que là, la goule est visuellement sympathique. Cela pourrait créer un décalage la rendant encore plus horrible, mais moi, ça m’a paradoxalement rassuré.

On retrouve dans cet épisode le mélange entre anglais et français, entre humour et horreur, et ça donne vraiment le ton de cette série cette fois. Je trouve dommage de me dire qu’il ne me reste plus qu’un épisode à voir après celui-ci, parce que la mise en place de chaque histoire est sympathique et je commençais à prendre le pli et le rythme.

 

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Épisode 5 – La Poupée Sanglante – 18/20
François Descraques avait promis l’émergence d’un fil rouge et je l’ai bien trouvé dans cet épisode qui capitalise à merveille sur l’ambiance et les retournements de situation des épisodes précédents. Bref, ça tire toute la force possible du format de l’anthologie pour livrer une dernière histoire qui est, il faut bien le reconnaître, sanglante… et laisse un peu sur notre faim, du coup !

Plus court que les autres, je ne savais pas trop quoi attendre de cet épisode qui repose principalement sur les épaules d’une actrice internationale – la classe – et sur celle de Davy Mourier qu’on ne voit jamais, tout remplacé qu’il est à l’écran par une… poupée. Comme pour la paralysie du sommeil (et dans une moindre mesure la goule), cet épisode a pour lui qu’il joue avec un élément que j’ai toujours trouvé flippant. Oui, je collectionne les Funko Pop, mais j’ai du mal avec les poupées qui réussissent toujours à me faire flipper, allez comprendre !

J’ai beaucoup aimé cet épisode et son idée de base qui est finalement de nous faire croire d’abord que la victime est l’actrice principale avant de renverser la tendance sur sa fin. Entre temps, elle nous raconte à la poupée chacune des quatre histoires vues dans les épisodes précédents. Le concept est simple, mais c’est efficace : le lien est aussitôt fait entre tous les épisodes. Le format de l’anthologie s’y prête : chaque épisode est une petite histoire que l’on pourrait effectivement raconter à l’oral, au coin du feu.

Une fois qu’elle en termine avec les quatre épisodes, le personnage principal nous raconte alors son histoire à elle, celle d’une nonne ayant recueilli un enfant qui aime sucer le sang et ne fera qu’une bouchée de la poupée de Davy Mourier. Gloups. Le coup du couvent, c’était sympa et un peu cliché, le coup du papa, je n’ai pas bien compris à quoi ça servait, mais le coup de l’enfant qui dévore la poupée, ça m’a laissé sur les fesses, parce que les effets spéciaux sont géniaux et un brin flippant !

 

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EN BREF – Voilà une production française comme j’aimerai en voir plus souvent, parce qu’elle a carrément de la gueule. Je dis souvent que je n’aime pas le format de l’anthologie, mais sur un format de 20 minutes, je reconnais que ça tient bien la route et que ça m’ennuie un peu moins. Chacune des petites histoires a su jouer habilement avec mes attentes et j’ai beaucoup aimé le côté fin ouverte – ce n’est pas sans me rappeler la saison 1 de Buffy, à vrai dire !

Si Dark Stories ne sera pas la série la plus flippante que j’ai pu voir, elle fait quand même bien son travail de ce côté-là, avec quelques scènes et révélations en cours de route qui étaient particulièrement glaçantes. Quand elle n’est pas sur ce registre-là, on la retrouve dans l’humour, pas toujours volontaire, jamais forcé, toujours issu d’un décalage bien amené par le scénario et bien interprété.

Vraiment, l’image de bonbon se prête bien à cette série qui est absolument parfaite pour Halloween. Pas de regret d’avoir commencé ma soirée d’horreur par-là ! J’espère qu’une saison 2 sera commandée, surtout que c’est toujours un plaisir de voir le travail de François Descraques et que le casting s’appuyait beaucoup sur des acteurs géniaux avec qui il a déjà travaillé… il en reste quelques-uns qui ne sont pas passés par la case Dark Stories, ce serait dommage de s’arrêter là !

 

La Purge recommence…

Salut les sériephiles !

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Bonne nouvelle aujourd’hui pour tous les fans de séries d’horreur – ou pour tous ceux cherchant encore des points de la grille du Bingo Séries ! – un nouvel épisode de The Purge est disponible ! Souvenez-vous, l’an dernier, je tombais sous le charme de cette saga en me voyant d’abord tous les films, puis en frissonnant chaque mercredi soir à la lueur de la bougie.

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Depuis près d’un an, j’attends donc la suite des aventures de nos héros et cette fois, ça y est, la nouvelle saison démarre. Si je suis à peu prêt pour la re-débuter (ce soir, j’espère, sauf nouveau cas de flemmingite aiguë comme ces deux derniers soirs), il m’a paru tout de même important de refaire le point sur là où la série nous avait lâché l’an dernier. Et elle nous avait lâché sur la promesse d’une nouvelle purge.

La première nuit que nous avons pu suivre se terminait tout de même bien dans l’ensemble – et j’espère que la saison 2 saura prendre une tournure virant un peu plus au slasher, parce que finalement, c’était trop simple le choix de la survie de tous les héros (ou presque, je n’oublie pas ceux qui sont tombés) ! Cependant, non contents d’avoir réussis à survivre, nos héros semblent en redemander un an plus tard !

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Ainsi, Miguel et Pénélope sont toujours aux États-Unis se retrouvent dans le fameux bar de la saison 1 pour boire du whisky avec Pete (l’ex policier qui les avait sauvés), puis envisager de se rendre dans les rues sauver des vies. La nouvelle saison promet clairement de s’intéresser à de nouveaux personnages, ce qui est pour moi une bonne idée, mais je me dis que de tels sauveurs sont forcément capables d’être ceux qui viendront en aide au nouveau casting. C’est en tout cas comme ça que je la jouerai si j’étais scénariste. Même si c’est prévisible, ça fera du bien aux audiences.

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D’un autre côté, je n’oublie pas non plus que nous avions Jenna en France en fin de saison dernière et qu’elle voyait à la télévision qu’il était question d’instaurer une purge en France également. Comme la franchise semble vouloir jouer la carte de l’internationale aussi, je me demande si cette saison 2 ne prendra le parti de traiter plus concrètement la géopolitique derrière cette idée loufoque.

En effet, c’est un gros manque des films : on n’a pas le temps de traiter tout ce qu’il se passe entre les purges. Bien sûr, la saga a abordé l’aspect politique a de nombreuses reprises, mais je me dis qu’en série, il y a vraiment moyen de pousser la réflexion beaucoup plus loin que ce qui a été fait jusque-là. Comme j’ai bien compris qu’ils n’avaient pas l’intention de nous faire une nuit en temps réel – alors que ça aurait été génial comme construction – et qu’ils aiment trop les flashbacks pour les abandonner, j’aimerais bien un approfondissement de la réflexion.

Mais bon, je ne vais pas commencer ça tout de suite. C’est une série qui est faite pour être vue durant la nuit, et je ne compte pas déroger à mes petites habitudes. Mes bougies sont prêtes, j’assume de rester en retard dans d’autres séries et je pense que je vais même préparer les bonbons d’Halloween.