Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

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Spoilers

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I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

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Spoilers

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I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E06

Épisode 6 – Adapt or Die – 17/20
Malgré des révélations attendues et des situations que j’espérais voir arriver depuis six épisodes, je dois bien avouer que j’ai eu plus de mal à entrer dans cet épisode qui patine un peu sur certaines intrigues et n’a pas le temps de tenir toutes ses promesses. Pour cela, il aurait fallu étendre sur un autre épisode son histoire, ce que les scénaristes n’ont pas souhaité faire, peut-être par manque de temps. L’ensemble reste très solide, évidemment, mais ça donne aussi l’impression que le tout est bâclé par moments.

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Spoilers

706

You are a valued member of our family.

Oh lala, j’avais totalement zappé le cliffhanger de l’épisode précédent, mais le résumé me remet dedans directement… pour mieux recommencer par les Chronicons dans leur pièce blanche. C’est pratique ces aliens qui font faire des économies de budget. Des économies de budget, oui, mais pas de réflexions sur les méninges : on découvre ainsi que le plan des Chronicons est de séparer les agents et de s’adapter au maximum à ce qu’il se passe. Bien, ça explique au moins le titre de l’épisode très rapidement tout ça.

C’est tout bizarre ce début d’épisode qui nous renvoie dans le passé du S.H.I.E.L.D au milieu d’un lieu que l’on connaît trop bien, le Phare. Franchement, on est habitué à le voir suréquipé de tout un tas de gadgets modernes… pas de gadgets antiques ! May et Coulson y sont capturés de découvrent avec inquiétude que les Chronicons donnent une belle longueur d’avance technologique aux humains, puisqu’ils ont déjà des radars capables de localiser le vaisseau de nos héros. Oups.

Heureusement, il y a une mise en quarantaine de la base qui permet de retarder le pire, alors que Deke et Yoyo rentrent justement au vaisseau. « L’agent Shaw » (faut s’y habituer à celle-ci !) a donc tué Malick, et ça énerve Mack. Il a de quoi être énervé après ce qu’il s’est passé avec ses parents et avec le fait que Daniel et Daisy ont disparu à présent. Mack ne me fait pas bonne impression ces derniers temps honnêtement. Il est toujours directeur cependant, donc ses désirs sont des ordres… sauf pour Yoyo.

En effet, elle refuse de l’écouter et est plutôt celle qui lui donne des ordres, s’imposant auprès de lui pour l’accompagner chercher ses parents dans le Phare. C’est une manière comme une autre de rencontrer ses beaux-parents, après tout, alors que le Phare finit par envoyer des missiles sur le vaisseau principal, piloté par Enoch n’arrivant pas à y échapper, malheureusement.

Le vaisseau essuie quelques dégâts matériels, mais il n’y a pas de perte humaine, c’est déjà ça. Pardon, je reste toujours positif, mais en vrai, c’est la catastrophe : les dégâts peuvent pulvériser le vaisseau en cas de nouveau voyage temporel, ce qui fait qu’ils n’ont pas le choix de le réparer au plus vite. Malheureusement, Jemma ne se souvient plus comment le réparer, ce qui la fait paniquer une fois de plus.

Enoch s’occupe donc d’elle et l’on découvre qu’elle a un implant qui ressemble fort à une araignée dans le cerveau. Pendant qu’il essaie de réparer cet implant, Deke les surprend et imagine aussitôt qu’Enoch est un traître. Il le met KO, réveille sa grand-mère et apprend qu’il a fait une erreur… Il lui demande aussitôt des explications, ce qui fait qu’on en a quelques-unes, enfin.

Fitz est ainsi quelque part où il peut observer les Chronicons, et Jemma est la seule à connaître son emplacement exact. Cela fait qu’elle a mis au point un implant pour supprimer ce qu’elle savait et se télécharger de nouvelles informations, un implant qui se nomme Diana selon elle. OK, pourquoi pas.

Ensemble, Deke et Jemma réussissent à réparer le vaisseau, puis Enoch répare Diana, et tout est bien qui se termine bien. Enoch peut même faire partie de leur famille comme ça.

En parallèle, Yoyo et Mack réussissent plutôt bien leur mission, même si le Directeur qui est absolument contre les changements du passé n’est pas très diplomate avec ses parents, voulant leur faire des câlins et s’énervant facilement contre eux. Il leur donne aussi son nom, quand Yoyo tentait de le dissimuler comme elle pouvait, ce qui fait qu’on sait probablement comment il a eu son prénom (à moins qu’on ne soit dans un univers parallèle).

Bon, cela dit, on apprend ensuite qu’ils ont déjà leurs enfants, ce qui est étonnant. Tout l’épisode consiste alors à trouver un moyen de sortir du Phare sans se faire repérer ni par le S.H.I.E.L.D, ni par les Chronicons, et ça semble soudainement plus compliqué que d’habitude à faire.

Coulson et May sont toujours prisonniers du Phare dans tout ça, et en étant interrogé par le général en charge, May finit par découvrir l’identité d’un Chronicon. Ah oui, quand même, le Phare est tombé sous le contrôle de leurs ennemis qui sont ceux qui ont envoyé les missiles contre le Zéphyr. Le plan des Chronicons est simple et Coulson finit par le comprendre : ils ont trouvé un moyen de récupérer les souvenirs et les émotions de leurs victimes

Ils restent des robots donc May ne peut sentir ces émotions, mais ça n’empêche qu’ils donnent davantage le change que prévu. Le général se fait avoir et a même exactement ce qu’il demande : il voulait que son visage soit effacé des murs où il apparaît en hologramme, les Chronicon proposent de lui retirer, tout simplement.

May et Coulson n’ont aucun mal à s’enfuir car des menottes ne suffisent pas à arrêter Coulson-robot. Ils arrivent donc à temps pour détruire les deux Chronicons qui s’en prenaient au général et le sauver, sauf qu’il est révélé qu’il y a trois corps humains sans visage, ce qui ne m’inspire que moyennement confiance pour la suite. Pourtant, nos héros ne semblent pas faire le calcul, et Coulson s’aventure dans l’antre du loup : le sous-sol du Phare.

Il y trouve tout un tas de pods qui sont clairement des caissons pour Chronicons, mais aussi le centre de commande qui permet d’accéder au QG des Chronicons et que l’on a découvert en début d’épisode. Il peut ainsi interroger celle qui nous commande les Chronicons et obtenir des informations précieuses sur le reste de l’équipe. Elle lui explique alors que les Chronicons n’ont pas peur de la mort, parce qu’ils ont un temps illimité, contrairement aux humains, et que c’est ça qui fait leur supériorité sur eux (enfin, sur nous, hein).

Coulson lui souligne qu’elle a tort, au cours d’un joli montage : oui, le temps est limité, mais les humains sont prêts à se sacrifier malgré tout, sans jamais abandonner les combats qu’il mène pour de bonnes raisons. Coulson lui explique aussi qu’il n’a pas peur de mourir, parce qu’il a l’habitude de le faire : son super-pouvoir est justement de mourir.

Il s’échappe donc de la conversation pour revenir au Phare et décider de tout exploser dans les caissons. Pourquoi pas… sauf qu’il y avait quelqu’un en train de descendre le rejoindre ? Je n’ai pas eu le temps de bien comprendre de qui il s’agissait, mais c’était certainement un Chronicon. Bon, au moins, on se débarrasse de tous les Chronicons qui étaient là, alors que May et le général réussissent à sauver Mack de justesse d’un autre qui s’en prenait à lui devant ses parents.

Il est donc temps de dire au revoir au général. Avant ça, May lui explique qu’elle est niveau 7 et qu’il est celui qui doit répondre à ses ordres. Elle lui demande donc de trouver une jolie diversion, avant de lui serrer la main… ce qui nous révèle qu’elle sait qu’il est un Chronicon ? Son visage révèle quelque chose en tout cas, mais on ne sait pas bien quoi.

May finit en tout cas par révéler aux autres que Coulson est mort, avant de quitter le phare. C’est gênant comme tout tout de même, mais elle est en paix avec la décision de Coulson, sachant très bien qu’il pourra revenir, ce qui est d’ailleurs la raison de son sacrifice. Il faut dire aussi qu’il a eu le temps de convaincre May qu’il était bien Coulson et qu’il était important pour elle d’avoir à nouveau des sentiments. Bref, toute l’équipe peut retourner au vaisseau…

Seulement voilà, avant de retourner vers le Zephyr, John, le père de Mack, décide de remercier May qui comprend aussitôt que les parents de Mack sont des Chronicons. C’est terrible pour Mack, surtout que le trio May, Mack et Yoyo se retrouvent à devoir se battre contre deux Chronicons, alors qu’ils ne font pas le poids. Ils s’en sortent malgré tout. Je me demande même si Yoyo n’a pas retrouvé ses pouvoirs au passage, alors que Mack est forcé de jeter sa mère par-dessus bord. Certes, ce n’est pas sa mère pour de vrai, mais tout de même, quoi !

Pendant ce temps, Daniel et Daisy sont complètement drogués par Nathanaël qui a bien l’intention d’exploiter au maximum les deux agents, qu’il pense être tous les deux des inhumains. Ce n’est pas le cas de Daniel qui ne comprend pas tout à fait ce qu’il se passe, alors que Daisy a toujours des coups d’avance sur lui. Quand elle écoute Nathaniel, elle n’a aucun mal à comprendre que Daniel Whitehall va être à nouveau lié à son destin…

Malheureusement pour elle, en plus, la drogue l’empêche d’utiliser ses pouvoirs, ce qui fait qu’elle est impuissante. Le méchant peut donc récupérer le sang de sa moelle épinière, autant que possible, afin de le synthétiser et de tenter de récupérer ses pouvoirs en s’injectant le sang à son tour. L’avantage est que toutes ces scènes participent encore et toujours à rapprocher Daisy et Daniel. Je n’aurais jamais cru que je pourrais avoir envie de voir ces deux-là finir ensemble, entre la différence d’âge et le fait que ce sont des personnages que j’appréciais pour des raisons si différentes.

Pourtant, il faut bien avouer que l’écriture est bonne et que ses personnages ensemble fonctionnent terriblement bien. Malgré la torture qu’elle subit, Daisy s’arrange pour récupérer un morceau de verre qui peut servir d’arme et la donner à Daniel en train de la réconforter et de lui affirmer qu’ils rentreront chez eux.

Sousa parvient grâce à cette arme à s’échapper, mais Nathaniel a tout de même bien récupéré les pouvoirs de Daisy. Daniel n’a pas besoin de faire face à lui cependant : les pouvoirs, il est bien incapable de les contrôler et il se tue tout seul sous un tas de poutres. Pas évident de maîtriser les pouvoirs de Quake, hein.

Du coup, c’est presque décevant, parce que le duo parvient à s’échapper sans vraie scène d’action, ni d’ailleurs avec le moindre suspense. Sousa ramène Daisy à temps au Zéphyr et elle est mise dans le caisson où était May en début de saison, prouvant que les Chronicons avaient raison d’estimer à 22% les chances que son pouvoir finisse dans de mauvaises mains et à 86% les chances de survie de Daisy. Il n’empêche que toute l’équipe est bien affaiblie lors d’un voyage dans le temps.

Mack prend alors la décision de s’échapper en moto… pour faire son deuil. Il s’éloigne du Zéphyr, avec Deke qui le suit, parce qu’il se reconnaît dans son deuil de ses parents. Pas de bol, le suivre n’était pas une bonne idée : Jemma le recontacte pour lui dire de revenir au plus vite au Zéphyr. Ni lui, ni Mack – restant parfaitement impassible aux appels, rah mais t’es relou, toi ! – ne reviennent ainsi à temps : le Zéphyr One disparaît, sans eux. Vers l’infini et l’au-delà ?

Mack et Deke sont donc abandonnés dans un champ de fleurs quelque part à une certaine époque, Coulson est mort (encore), Daisy est blessée. Cela va nous laisser l’équipe sacrément déséquilibrée pour le prochain épisode ! Quant aux ravages des voyages dans le temps, j’abandonne le combat : clairement chaque voyage va créer une nouvelle timeline, je pense, parce que cette fois, on laisse quand même Mack orphelin avant l’heure ?

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Agents of S.H.I.E.L.D – S07E05

Épisode 5 – A Trout in the Milk – 19/20
J’aimerais que la série prenne la peine de changer un peu plus la structure de sa saison, mais c’est vraiment histoire de trouver un défaut à celle-ci qui continue de nous embarquer chaque semaine dans un tourbillon de rebondissements et ramifications qui sont palpitantes et réussies. Bonne série d’action, d’espionnage et désormais de réflexion, cette saison a tout pour elle et me fait m’arracher quelques cheveux tant elle est si parfaite à mettre des bâtons logiques dans les roues de nos héros.

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Spoilers

705-2

Wait til they all get cellphones!

Ce ne sont pas les années 80, mais les années 70 ! C’est parti pour un peu yéyé, donc, et ça me convient parfaitement parce que c’est une période que j’envisage comme passionnante. Je suis super heureux de voir la série s’offrir un vrai générique de l’époque pour coller au maximum à cette époque. C’est super drôle, et j’aime bien, même si j’ai lu pas mal de critiques leur reprochant de trop se la jouer Legends of Tomorrow. Une série qu’il me reste à découvrir, donc.

En attendant, je profite à fond de celle-ci qui nous présente dans ses premières scènes la manière dont nos agents n’ont d’autres choix que de s’adapter à cette nouvelle époque. Si Coulson est comme un enfant le matin de Noël, May reste fidèle à elle-même alors que Daisy prouve comme d’habitude sa capacité à s’adapter bien vite en restant au top de la mode. Reste à gérer Daniel Sousa, bien sûr, pour qui la transition est quelque peu plus rude.

Il ne comprend pas trop cette époque qui ne lui plaît que moyennement… Tu m’étonnes, c’est violent comme transition l’air de rien de passer de l’après-guerre à une période de pleines libertés. Il ne pouvait pas s’attendre à ça et ça fait réfléchir à où on sera nous même dans vingt ans, hein. Enfin, ça, c’est juste moi, peut-être. Sousa, lui, est plus terre-à-terre et il se demande surtout s’il est vraiment mort en 1955 un jour ou s’il a toujours été retiré de justesse de l’Histoire par nos agents.

C’est une question passionnante, mais on verra bien plus tard, en gros, où ira la série avec Sousa. Je continue d’espérer qu’il finisse à la bataille de New-York, moi. Quant à nos héros, ils décident enfin de reprendre contact avec Enoch. Il était temps… Le seul problème, c’est que le Crazy Canoe est toujours un bar là, et un bar qui fonctionne à fond avec pas mal de gens bourrés.

C’est beaucoup pour May, qui découvre malgré tout qu’Enoch n’a pas été vu depuis un an au moins, tout en se bourrant par procuration à chaque contact. La pauvre. Aha ! Finalement, le plus intéressant est encore de voir Daniel avoir des cours d’Histoire ou de découvrir que Freddy est encore en vie. Oups.

Pendant ce temps, Deke s’entraîne aux sports de combat parce qu’il fait un bien mauvais agent de terrain sans ça, mais ça ne lui plaît que moyennement. Il préfère largement parler à sa grand-mère pour savoir que Freddy est mort il y a trois et surtout pour savoir si elle a eu des nouvelles de Fitz. Ce n’est pas le cas et la série essaie enfin d’avancer sur le sujet, nous révélant que Jemma a bien un étrange secret, qui prend la forme de trois points rouges dans son cou, ressemblant quelque peu à une prise. Humph. On sait au moins qu’elle n’est pas un robot : May était capable de lire ses émotions dans l’épisode précédent.

En parallèle, Yoyo et Mack sont de retour au Lighthouse, le Phare… C’est vrai que ça fait une bonne base puisque le S.H.I.E.L.D a laissé tomber ce QG en 1972, donc juste avant cette période. Après, Mack n’a pas que pour intention de vérifier la praticabilité de la base : il s’intéresse aussi à développer sa relation avec Yoyo. C’est con, parce qu’ils découvrent vite que la base n’est pas si abandonnée que ça

Il reste encore au moins un agent du S.H.I.E.L.D ici, alors que la base était censée être abandonnée.

Bref, tout ce premier long acte n’a qu’un seul but : nous faire comprendre que ça y est, l’Histoire a changé. AH. Les Chronicons sont donc vraiment utiles quand ils décident de changer l’Histoire et ça me permet d’espérer que la série va nous planter la base de ce qu’il s’est passé avec Endgame. Après tout, la série était censée être dans la même timeline à la base… mais ce serait bien de découvrir que le changement s’est fait en fin de saison 4 quand ils sont partis dans le futur et que cette saison a pour but de rétablir la boucle, non ?

Je sais, c’est encore moi m’attachant à trop de détails. Et j’en oublie de vous faire la critique, avec Daniel qui est triste de voir qu’il aurait pu rester vivant dans les années 50 si les premiers changements de timelines commencent à se faire. Outre Freddy, on découvre que son fils Nathaniel est encore en vie aussi et qu’Hydra est largement en avance sur son temps, avec le projet Insight qui est prêt à voir le jour… depuis le Phare, évidemment, ce que Yoyo et Mack découvrent donc bien malgré eux.

Dans tout ça, Jemma semble prendre particulièrement mal tous les changements dans la timeline, avec une douleur à la nuque qui n’annonce rien de bon pour son secret. Elle aimerait bien retrouver Enoch, histoire d’avoir des réponses, je pense.

Le meilleur de l’épisode ? Probablement Daniel qui se fait passer pour le fiancé de Daisy lorsque celle-ci est draguée lourdement par Gideon Malick. Oh, l’ironie du sort est jolie ! C’est génial tous ces clins d’œil à d’anciennes intrigues, et c’est surtout très fonctionnel. Ensemble, le duo Daisy/Daniel découvre aussi le bureau secret de Freddy, qui est… ben l’arrière-boutique du bar, tout simplement. Koening s’était assuré que ce soit difficile à trouver comme planque, après tout.

Si Daniel est impressionné par la technologie de Malick (lol), Daisy ne met pas longtemps à découvrir les cibles du projet Insight, et notamment un certain Bruce Banner. La série se fait vraiment plaisir à nommer un Avenger par épisode, ça faisait longtemps que ça n’arrivait plus et ça fait plaisir qu’elle revienne ainsi aux sources.

Par contre, ça ne fait pas plaisir à Freddy de découvrir que Coulson revienne aux sources lui aussi. Il le reconnaît bien évidemment et n’hésite pas à tenter de les prendre en otage… sauf que c’est sans compter sur la réactivité de Daisy qui n’hésite pas à menacer Nathaniel. Dès lors, Freddy n’a plus le choix d’empêcher les Chronicons de les tuer. Ils ne sont pas très réactifs sur ce coup-là et laissent s’échapper les agents, Daisy parvenant même à maîtriser deux Chronicons grâce à ses pouvoirs.

Daniel peut ainsi découvrir qu’il est en train de flirter avec une super-héroïne… mais Nathaniel aussi. Si les Chronicons ne sont pas réactifs dans le bar, c’est parce qu’ils savent qu’ils ont un sacré coup d’avance sur nos héros : ils peuvent changer d’époque quand bon leur semble. Et il leur semble soudainement bon de faire un nouveau bond vers le futur, sans crier gare. Toute notre équipe était heureusement à bord du Zéphyr quand ça se produit, même si c’est une catastrophe. Je m’explique : c’est une bonne chose, parce que ça permet à tous les héros de voyager dans le futur ensemble. C’est une mauvaise chose, parce que ça veut dire que le projet Insight avance sans personne pour empêcher les morts de Bruce Banner, Nick Fury ou Peggy Carter. Aaaah ! Elle est encore en vie et Daniel ne fait rien pour la revoir, c’est si triste !

Bien sûr, Yoyo tente de sortir du Zéphyr, mais ses pouvoirs ne sont toujours pas réparés, alors c’est un échec. Daniel découvre l’impuissance de ses nouveaux alliés et il n’aime pas trop ça. Il décide de confronter Jemma pour mieux savoir ce qu’il en est, et c’est excellent à voir, parce que ça se fait au moment où Jemma pouvait enfin demander de l’aide à Enoch.

Ce que j’aime le plus, néanmoins, c’est la manière dont Deke défend sa grand-mère face à Sousa, dont la colère est certes frustrante, mais largement justifiée. Après tout, ils viennent de passer de 1973 à 1976, sans crier gare. Du coup, le projet Insight est prêt à être lancé et le nouveau plan est de couler le Phare pour lancer une procédure d’évacuation.

Cela nous permet de bonnes choses, avec de nouvelles divisions d’équipes et un plan pour chacun : Mack se charge de superviser le tout, alors que les explosifs sont posés par Coulson et May, Yoyo et Deke (yay ce duo !) sont chargés d’aller cueillir Freddy au plus vite pour l’extirper de cette timeline où il n’a rien à faire et Daniel peut continuer de sympathiser avec Daisy. Ce dernier duo est vraiment l’une des meilleures choses de la saison, mais c’est peut-être aussi parce que j’adore les deux acteurs. En tout cas, j’ai bien ri du personnage de Daniel découvrant les smartphones pendant que Daisy tenter de craquer le pare-feu d’Hydra. Et oui, ça y est, la technologie fait des progrès bien trop rapides, merci les Chronicons !

Coulson et May, eux, s’éclatent à poser les explosifs, mais ils ont besoin de l’aide pour Daisy. Pas de chance, elle est attaquée par Nathaniel Malick qui est heureux de la revoir. Elle et Daniel sont donc pris par surprise, contrairement à nous : c’était évident que Daniel ne faisait pas du très bon boulot à couvrir leurs arrières à ce moment-là.

Qu’importe, il faut que le plan avance, et pour ça, Coulson et May se retrouvent à devoir neutraliser un général très important du S.H.I.E.L.D. Bon, Coulson voulait surtout le rallier à leur cause, mais ce n’est pas exactement l’envie que ressentait l’homme, d’après May en tout cas. Elle le maîtrise rapidement, heureusement, ce qui leur permet d’avoir une chance d’arrêter le lancement, en théorie.

En pratique, Deke et Yoyo retrouvent Freddy et comptent bien le kidnapper… sauf que les Chronicons avaient déjà prévu le coup et avaient préparé le terrain pour Malick qui est prêt à les accueillir. Ce coup d’avance (enfin, ces dix coups d’avance d’après Freddy) ne plait pas à Deke qui décide de tuer Malick sur le champ.

Wow. Même Yoyo n’est pas heureuse de ce changement, là, mais bon, il faudra composer avec. Elle ouvre l’enveloppe que leur proposait Freddy comme assurance-vie, et elle ne semble pas heureuse de ce qu’elle voit. Ce n’est pas la seule : Mack se rend compte que ses parents sont prisonniers du phare et qu’ils se noieront si Coulson et May devaient faire exploser les bombes. Sans surprise, il refuse catégoriquement les explosions, et on se retrouve avec Coulson et May qui sont arrêtés juste après le lancement d’Insight. C’est beau de voir May obéir à Mack comme ça, elle est vraiment fidèle aux directeurs successifs.

Bien sûr, c’est un coup des Chronicons qui ont compris la faiblesse des humains vis-à-vis des liens de parenté à présent, grâce à la réaction de Freddy ayant préféré, en 1973, sauver son fils que faire tomber ses ennemis. Cette faiblesse leur permet aussi de repérer la position du Zéphyr : Mack, Jemma et Enoch n’ont pas d’autres choix que de faire exploser le projet Insight quand celui-ci est déjà dans les airs, grâce à un missile du Zéphyr…. Reste à voir les répercussions que ça aura sur eux.

Quant à la toute fin d’épisode, elle révèle que Nathaniel prend en otage Daniel et surtout Daisy pour une bonne raison : il veut tester les théories de Daniel Whitehall (oh bordel) pour savoir s’il peut récupérer les pouvoirs de Daisy par la chirurgie. Mamamia.

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