Manifest – S03E03

Épisode 3 – Wingman – 13/20
La force de la série réside dans sa capacité à toujours réussir à tout relier et fait qu’elle reste agréable à regarder pour ça – ainsi que pour les puzzles que constituent les Appels des personnages. L’écriture des personnages n’est pas dingue, il y a des énormités… mais j’aime la fluidité avec laquelle tout est toujours connecté, ce qui fait que je lui passe plus facilement ses défauts. Quant aux cliffhangers, ils sont efficaces, tout de même.

Spoilers

Le papyrus d’Al-Zuras commence à révéler quelques maigres secrets à Olive, pendant que Ben et Michaela ont chacun un Appel à poursuivre. Enfin, Cal ne sait pas bien si ce qu’il voit est réel ou non.

He’s 12. Lies at this age is not cute anymore.

Aahahah. Qu’est-ce que cette série est mauvaise et parodique quand elle s’y met. On reprend sur Vance interrogé par le gouvernement sur ses différents crimes depuis la première saison. Cela fait apparemment plusieurs jours qu’il est interrogé dans le noir et ça finit par l’énerver vraiment d’être traité en criminel après tout ce qu’il a fait pour son pays. Allons bon.

Dans le garage des Stones, Jared apprend toute la vérité sur la femme disparue qu’il cherchait. Et il ne perd pas le Nord dans son enquête, parce qu’il comprend que Saanvi est une actrice-clé de l’enquête. Michaela et Ben sont persuadées que la Major est en train de préparer un sale coup, lui, il doit voir un peu plus loin que le bout de son nez. J’espère.

Il décide donc d’aller voir Saanvi, et c’est l’occasion pour nous de découvrir que désormais Zeke est clairement l’assistant de Saanvi. Je veux dire, dans l’épisode précédent, il paraissait être un patient puisqu’il avait rendez-vous. Là, les scénaristes ne savent plus quoi faire de lui, franchement. Saanvi trouve en tout cas une nouvelle raison de geindre, encore une, puisqu’elle apprend que la Major avait une fille.

Elle culpabilise à nouveau et dès que Jared s’en va, sans qu’elle ne montre trop de culpabilité, elle envoie un SMS à… Vance ? Putain, mais elle est censée être au courant qu’il est enlevé à Cuba et/ou sauvé par le gouvernement américain en train de l’interroger. Honnêtement ?! Ca n’a aucun sens. Sans trop de surprise, Vance ne pourra pas se pointer au rendez-vous qu’elle tente de lui donner. La fin de l’épisode le voit accepter de prendre le rôle qu’avait la Major.

Il découvre alors qu’il y a désormais toute une pièce secrète du Gouvernement en train de travailler sur le vol 828. On ne voit rien, malheureusement, on ne fait qu’entendre ce qu’il s’y passe. Quant à Jared, il recontacte la fille de la Major pour lui indiquer que sa mère n’était pas quelqu’un de bien et torturait parfois des gens pour en savoir plus sur le vol 828. Je n’arrive pas à savoir exactement de quel côté il est, ça me stresse un peu.

Pendant que Jared fait tout ça, Michaela et Ben en sont encore à s’engueuler dans le garage, parce que la sœur trouve que le frère veut trop jouer au héros. Tu m’étonnes. Elle s’en va juste après cette dispute qui n’a pas trop de fin, et ça permet à Ben d’avoir une petite vision d’un autre passager, Eagan, assommé dans ce qui ressemble à un magasin d’antiquités. Soit. Bon, Ben assure voir un gamin blessé, moi j’ai vu Eagan. Avec cette série, cela dit, je capte jamais rien aux Appels.

Ben remonte aussitôt la piste de ce Eagan, qui joue aux échecs pour gagner du fric. Depuis l’atterrissage du 828, il a perdu une bonne partie de sa vie sociale, sa copine, son appartement… C’est sympa de disparaître cinq ans à cet âge. Eagan est un personnage plutôt chouette qui mène l’enquête avec Ben pendant tout l’épisode.

C’est pratique, en plus, parce qu’Eagan a une mémoire photographique qui permet à Ben et lui de rapidement reconstituer tout ce qu’ils ont vu dans leur vision… sur un plateau d’échec, allons savoir pourquoi et comment. Cela leur permet finalement de comprendre que leur vision leur montrait la réserve d’un musée, et la salle 601 de celle-ci. Ils s’introduisent rapidement dans le seul musée répondant à tous les critères de leur recherche, avant de comprendre que Ben regardait ce 601 dans un reflet, donc à l’envers.

Ils retrouvent à temps Caleb, « l’enfant » de l’Appel, et lui sauvent la vie alors que l’immeuble est en train de s’effondrer. C’est si étrange comme intrigue, parce qu’il y a des tremblements de terre et une fuite de gaz menant à une explosion dégueulasse. Genre vraiment, je fais de meilleurs effets que ça sur Photoshop !

Ben pense un temps qu’Eagan y passe dans l’explosion, mais il réapparaît mystérieusement dans la rue auprès de Ben et Caleb, avant de disparaître juste après ça. Cela permet à Ben de ramener ensuite Caleb, qui était un fugueur, chez lui. Et tout termine bien… jusqu’à ce qu’on découvre que Caleb est le petit frère d’un des membres du Trio. Bien joué, je ne l’avais pas vu venir, et évidemment, Ben ne le voit pas non plus. Ce sera pour plus tard.

Au travail, Michaela est la flic chargée de l’interrogatoire de Pete, forcément. Elle cherche à comprendre pourquoi il ne s’est pas enfui lorsqu’il a entendu Michaela et sa partenaire arriver très discrètement sur la scène, alarme hurlante. C’est vrai que c’est étonnant que les deux frères se soient barrés sans avoir la moindre chance de savoir que les flics arrivaient, hein.

Pete refuse en tout cas de coopérer, sans surprise, et Michaela abandonne… Avant d’avoir un ancien Appel qui revient : elle entend un cœur battre. Cela la pousse à retourner voir Beverly, la mère de sa pote Ivy, qui souffre toujours de démence. Notre policière préférée découvre ainsi que Glenn est mort ; Glenn étant celui qui s’occupait d’elle jusque-là, le père d’Ivy.

Cela la perturbe énormément et elle appelle Jared et Ben à la rescousse. Le second est occupé avec son Appel, mais le premier l’est avec Saanvi. Cela est bien pratique car ça permet à Jared de ramener avec lui Zeke qui n’est pas du tout jaloux de savoir que sa femme a préféré appeler son ex en premier. C’est plutôt logique après tout, puisqu’il connaissait Glenn lui, mais tout de même.

Cette partie de l’intrigue est quelque peu étrange, mais d’autres battements de cœur finissent par mener Michaela à des DVDs et Zeke à un DVD au nom de Michaela. Et il fait vraiment bien de lui donner parce qu’il s’agit d’un testament vidéo de Glenn expliquant qu’il a prévu une place dans un hospice pour sa femme et qu’il souhaite lui léguer la maison, à elle, Michaela, parce que la revoir fut pour eux comme revoir une part d’Ivy. Oui, oui, Michaela se retrouve avec une maison, super.

Aussitôt après ça, les bagages de Beverly sont faits rapidement par Michaela… sauf que Beverly ne prend pas bien du tout le fait de devoir déménager. Elle veut juste revoir Ivy et Glenn et part dans une grande crise de démence particulièrement violente à observer. Par chance, Zeke trouve exactement les mots qu’il faut pour l’aider, et pour cause : il a de nouveau un pressentiment qui lui permet de comprendre ce que traverse Beverly, comme pour Saanvi dans l’épisode d’avant. Cette fois, on a aussi des effets spéciaux qui vont avec.

Tout ça finit par faire prendre conscience à Michaela qu’elle est passée à côté d’une partie de son Appel et que le but était en fait de lui faire comprendre qu’Angelina et Pete avait besoin de se parler. Elle organise donc une rencontre eux où Angelina lui assure que la photo d’eux enfants est forcément un signe.

Mouais. L’intrigue de Beverly ? Elle arrive rapidement à sa conclusion quand Michaela comprend qu’elle ne peut la voir partir comme ça en maison de retraite et devoir abandonner toute sa vie. Michaela décide donc de la garder dans cette maison, et de venir s’y installer avec Zeke pour prendre soin de Beverly, quitte à engager aussi une infirmière au passage. Après tout, ils sont riches maintenant. Et comme ils viennent de gagner une maison, ils se montrent aussi généreux et acceptent de ne pas être remboursé du premier mois de la maison de retraite. Michaela assure que c’est ce qu’Ivy souhaiterait, et ça suffit pour que Zeke accepte la situation et la décision de sa femme, prise sur un coup de tête.

Pendant ce temps, Cal aperçoit un paon dans la forêt et il n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’un Appel ou non. Il en parle à Liv au téléphone avant d’en parler à Grace, devant son oncle, qui n’est pas trop ravi des mensonges de son neveu. Il n’a jamais vu de paon auparavant, alors il met en doute la parole de Cal, ce qui forcément ne plaît pas à Grace. Pff. Ils vont vite me saouler à s’engueuler tout le temps ces deux-là, mais au moins, ça me rassure, ça fait des frères et sœurs crédibles.

Les jumeaux de la série, qui n’en sont plus, le sont aussi. Ainsi, Olive a besoin de prendre régulièrement des nouvelles de son frère, et ils s’entendent toujours aussi bien. C’est plutôt cool à voir, je dois dire, et je comprends le sourire niais de Grace face à ses enfants. Elle peut à nouveau se réconcilier avec son frère, partageant avec lui que si elle ne l’a pas aidé quelques années plus tôt, c’est parce que son fils avait une leucémie et qu’elle avait donc d’autres choses à gérer que son frère ayant besoin d’aide pour s’occuper de son père (à lui, si je comprends bien, car elle l’a appelé beau-père ?).

Il reste une intrigue pour Liv et Angelina, mais franchement, j’en ai raté une étape lorsqu’elle a été introduite et je n’ai pas compris ce qu’Angelina foutait là. Elles se rendent à la fac et étudient le papyrus d’Al-Zuras qu’il faut reconstituer avec… le nouvel assistant de Ben ? Je ne sais vraiment pas ce qu’est devenu l’ancien, mais il va falloir qu’Olive règle son complexe d’Œdipe parce qu’elle est clairement directement dans une dynamique de drague avec ce nouvel assistant de son père.

Il est parfaitement insupportable comme l’ancien, mais il finit par laisser Angelina et Olive s’occuper du papyrus elles aussi. Elles comprennent assez vite, et plus vite que lui, que le papyrus ressemble à un paon. La fin d’épisode voit Ben venir enquêter avec sa fille, qui après une journée d’étude n’a toujours pas la moindre idée de ce que papyrus doit lui apprendre. Il faut dire qu’il manque une pièce précieuse du puzzle… qui se trouve dans l’urne au cœur de l’Appel de Ben dans cet épisode.

Oui, oui, c’est gros, mais dans cette série tout passe toujours bien. L’urne n’a pas explosé en plus, elle a été récupérée par Eagan, et voilà donc ce qu’il faisait lorsqu’il a disparu alors que Ben sauvait Caleb. Eagan est ainsi un voleur qui se fait du fric en vendant cette urne, sous le nom de Ben Stone, parce qu’il lui a également volé sa sacoche avec son pass d’université (ce qui ne semble pas avoir posé de problème à Ben d’ailleurs, ça me fascine). Juste après ça, il jette la sacoche de Ben dans une poubelle, avec la pièce manquante. Elles devraient être retrouvées par Ben, ça va, surtout qu’il aura l’aide d’Appels au pire. J’ai d’ailleurs bien aimé le fait que Ben reconnaisse qu’il ne faisait pas totalement confiance à Eagan… notamment parce qu’il est plus fort que lui à percer les mystères des Appels. Ehe.

L’épisode se termine enfin par un dernier cliffhanger, toujours à propos du paon. Il semblerait que celui aperçu par Cal ne soit pas qu’une vision, puisque le vent lui apporte une plume. Alors que Cal décide d’en faire une vidéo avec le bébé pour Olive en chantant la comptine de leur enfance sur une chasse au trésor, la voix de Cal retentit dans la tête de Pete, dans celle du frère de Caleb et dans celle d’un troisième homme qu’on ne voit pas – c’est forcément le dernier membre du trio ? En tout cas, c’est quelqu’un qui est obsédé par Cal, Ben et Michaela, au point de coller des photos d’eux partout dans sa caravane et de leur crever les yeux. Charmant.

 

Manifest – S03E02

Épisode 2 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.

Spoilers

Ben cherche un moyen de venir en aide à Vance alors que Michaela reprend le travail après sa lune de miel.

They’re alive again.

Forcément, après le premier épisode de cette saison, j’ai eu du mal à me décider à voir cet épisode. Je n’ai pas l’impression que ça fasse déjà deux semaines d’ailleurs, mais c’est pourtant le cas. J’ai vu un tas d’épisodes d’autres séries depuis, en plus, alors je me sens pas mal déconnecté pour ce rattrapage dominical en bonne et due forme.

L’épisode reprend sur la nouvelle protégée des Stone qui a des visions d’un ange de la mort la poursuivant, ce qui n’est pas un Appel rassurant. C’est finalement Liv qui s’en rend compte en premier alors que la nana veut tout cacher de ses Appels. En deux phrases, Liv la débloque et lui permet de se confier davantage, pour lui expliquer ensuite qu’elle doit comprendre l’Appel pour qu’il s’arrête. Elle est devenue plutôt douée à ça, Liv, et elle trouve immédiatement une piste pour aider sa nouvelle amie.

Difficile de ne pas rire lorsqu’on retrouve Ben dans cet épisode et qu’il cherche… ses lunettes. C’est vraiment son accessoire de la saison, non ? Il est désormais en pleines recherches pour venir en aide à Vance, même s’il lui a demandé de ne rien faire de tout ça. Ben est toutefois interrompu par la Directrice Zemmer du Pentagone, lui rendant visite avec quelques agents fédéraux.

Ils veulent savoir d’où ils revenaient dans l’épisode précédent, lui et les autres passagers. Le plus drôle est d’avoir Grace qui les écoute « discrètement » depuis la cuisine avant de les interrompre pour parler d’avocat. La scène était plutôt marrante et j’aime bien Grace, mais par contre, dès que les agents sont en-dehors de la maison, ils reprennent leur conversation sur Ben voulant retrouver Vance, sans même chercher à savoir s’ils sont écoutés. N’ont-ils jamais vu le moindre film ?

De son côté, Michaela reprend le travail et c’est plutôt sympathique, contre toute attente. Peut-être que c’est le côté policier qui manquait à la série dans le précédent épisode ? J’ai aimé ses interactions avec Jared (devenu lieutenant) dans tout l’épisode, ses retrouvailles avec sa partenaire et le fait qu’elles menaient l’enquête ensemble. Avant ça, Michaela est toutefois convoquée par sa boss qui lui explique qu’elle a eu bien du mal à lui assurer sa place car la hiérarchie voulait se séparer de Michaela. Notre héroïne comprend donc qu’elle doit faire profil bas et mener un travail de qualité, ce qui risque d’être compliqué avec les Appels et le fait que sa première enquête est celle du lac. On lui envoie ainsi une vidéo montrant les trois criminels de la saison précédente revenir à la vie et sortir du lac.

Ben découvre rapidement un message vocal de sa sœur pour le prévenir, et nous reprenons ensuite avec une bonne scène de stress pour Grace et Ben. Il faut dire qu’elle est plutôt maligne à imaginer qu’ils veulent se venger, alors que Ben calcule qu’ils ont simplement à attendre 84 jours pour que les criminels re-disparaissent et meurent pour de bon.

En tout cas, c’est intrigant de savoir pourquoi ils ont disparu comme ça, eux. L’avion ou Zeke, on comprend, ils étaient plutôt isolés… mais les criminels ? Grace décide en tout cas de se réfugier chez son petit frère pour protéger Cal : il est difficile de le trouver selon elle, surtout qu’ils n’ont pas été en contact depuis un moment.

En parallèle, Michaela et sa partenaire se rendent au lac pour retrouver la piste du Trio. Elles la retrouvent rapidement, puisqu’ils ont pris la décision d’agresser un couple qui n’avait rien fait dans les bois, juste pour le fun. Par contre, ça commence à diviser le Trio, parce qu’il y en a un qui regrette le tournant des événements. Ils ont bien compris qu’ils avaient ressuscité et il a envie de changer de vie pour devenir quelqu’un de bien, quand son partenaire n’a aucun problème à tenter de faire exploser Michaela et sa coéquipière lors d’une bonne scène de course poursuite.

Chez les Stone, Ben décide de rester en arrière un instant, mais ça fait que finalement, il n’y a que Grace et Cal qui s’en vont. Liv en profite en effet pour rester avec sa nouvelle amie parce qu’elle est sait qu’elle est censée aider sa nouvelle pote à résoudre ses Appels. Non, Liv, tu n’es personne dans la mythologie de cette série et des Appels, pardon. Quoique, au rythme où va la série, elle sera celle qui développera la technologie qui est derrière tout ça.

Je vois loin, mais comme la série sera probablement annulée, je peux dire ce que je veux, non ? En tout cas, Olive parvient rapidement à convaincre sa mère que ça vaut le coup de se séparer comme avant le fameux vol 828 et elle accompagne donc Angelina (il fallait bien que je retrouve son nom) dans son ancien collège où elle retrouve son ange de la mort. Yep, le collège a un joli vitrail avec un ange aux plumes de paon. Allez comprendre.

Comme Angelina a aussi enterré une capsule temporelle juste à côté, ça tombe bien, Liv l’aide à la déterrer. Personne ne vient s’occuper de ces adolescentes qui explosent un parterre du jardin, et Angelina peut ainsi retrouver une photo de son enfance devant un fastfood. Le lieu aura forcément un rôle à jouer, même si Liv ne s’en rend pas encore compte.

Elle emmène donc sa pote acheter des slushies dans ce fastfood, où la gamine perd sa photo… sur laquelle se trouve aussi un petit garçon en train de la regarder. Et Liv ne l’a pas vu ? Pardon ? Pete, le membre du Trio qui veut devenir un gentil, ne met pas longtemps à se reconnaître sur la photo. Ben oui, évidemment que le Trio finit devant ce fastfood et reçoit un Appel où ils entendent Cal leur dire d’aller la retrouver.

Après un petit roadtrip, Cal et sa mère arrive donc chez le petit-frère de celle-ci. Il n’est pas ravi de revoir Grace et il lui reproche de ne pas l’avoir aidé quelques années plus tôt quand il en avait vraiment besoin. Il lui claque donc la porte au nez, et j’ai trouvé la scène très marrante à voir. Bien sûr, le petit frère culpabilise de laisser sa sœur dans la merde alors il se retrouve à jouer au basket avec son neveu. Ce dernier finit par convaincre son oncle d’aller la retrouver pour se réconcilier avec.

Et hop, le Trio entend la voix de Cal et finit par se séparer, puisque Pete aperçoit la photo. Il est alors obsédé à l’idée de retrouver Angelina, et nous comprenons juste après pourquoi : il est également sur cette photo, à l’arrière-plan. Tout ça, on ne l’apprend que lorsqu’Angelina révèle que la photo est à elle et qu’elle est sur la photo qu’elle a fait tomber plus tôt.

Elle le révèle à Michaela qui, alors même qu’elle était encore en forêt quand elle a appris où était le Trio, est évidemment la première sur les lieux. On applaudit bien fort sa voiture, également, parce que l’airbag a vite été replié et les conséquences de l’explosion à laquelle Michaela et sa partenaire ont échappé de peu sont invisibles. Vraiment, cette série nous en fait un peu trop parfois.

Au-delà de ce détail, toutes les énormités de l’épisode, à commencer par la photo, sont justifiées par des Appels, alors on peut leur pardonner… même si on ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont censés être. Liv et Angelina qui arrivent sur place pour tout résoudre avec les explications sur la photo, ça tombait vachement bien, mais ça ne faisait pas non plus cheveux sur la soupe, contrairement à certains événements de l’épisode précédent. Quant à Angelina et Liv, c’est toujours un meilleur duo que celui qu’elle formait avec son mec l’an dernier (il est devenu quoi lui d’ailleurs ?).

Michaela refuse de leur laisser la photo qu’elles se sont données tant de mal à récupérer, et elle apparaît pour la première fois comme une adulte responsable, dis donc. Son but est très clairement de redevenir une flic professionnelle, et ça paie : sa capitaine lui laisse récupérer la photo et commence à ouvrir un peu son esprit à d’autres possibilités, parce qu’elle a vu la vidéo du Trio sortant du lac après trois mois. À ce sujet, Pete termine en prison alors que ses deux frères d’arme sont toujours en cavale.

Pendant ce temps, nous découvrons que Zaanvi est complètement débordée de travail… mais que fait-elle au juste ? Bon, on s’en fout, c’était vraiment juste pour lui donner une scène avant qu’elle ne prenne Zeke en consultation. Il est assez clair qu’elle est envieuse de découvrir que Zeke n’a plus d’Appel, ni de problèmes génétiques, ni de maladie.

Ben les interrompt toutefois pour leur apprendre le retour du Trio, et ça stresse énormément Saanvi. Pas pour les mêmes raisons que Ben, cela dit. Elle, elle a peur que le gouvernement remonte la piste de Vance en plus, quand Ben s’inquiète surtout pour la Major. Lol. Ben est vraiment à l’Ouest, et comme chaque fois qu’il stresse et déprime, il retire et jette ses lunettes sur le bureau face à lui. Bon, j’oublie de préciser qu’il le fait quand il comprend que partir à la recherche de Vance n’est vraiment pas jouable.

Il se résout donc à se rendre chez la femme de Vance pour lui apprendre que son mari est coincé à Cuba par les autorités… et ça se termine par un moment où il comprend qu’un des agents fédéraux étant passé le voir est probablement un allié de Vance, parce qu’il lui a dit « la vérité te libèrera », ce qui est aussi gravé sur l’alliance de sa femme. Ou sur la tombe de Vance.

LOL. La femme indique que seuls ceux qui sont assez potes avec Vance peuvent le savoir puisqu’ils sont allés visiter sa tombe et… bon. On parle d’agents fédéraux, de la NSA, etc. Je ne sais pas, ce sont des pros de la communication, c’est écrit sur la tombe du mec qu’ils traquent, EVIDEMMENT QU’ILS LE SAVENT.

On dirait en plus une formule de Charmed franchement – le pouvoir des trois nous libérera. Bon, Ben se rend donc sur la tombe de Vance, et il retrouve ainsi l’agent. Merveilleux. Ben boit les paroles de cet agent et lui annonce ainsi que Vance est encore en vie, ce qui est du grand n’importe quoi pour un secret aussi important. En plus, le plan de Ben est de faire un échange politique, et pour ça, il trahit tout les secrets mis en place depuis quelques temps.

Cela paie apparemment, puisqu’il reçoit un SMS lui assurant que Vance va être libéré. C’est plutôt une bonne chose pour lui, mais les passagers du vol 828 vont devoir faire face à plus embêtant désormais : la presse apprend que le vol 828 a été retrouvé dans l’océan. Aussitôt la presse débarque devant chez Ben pour avoir une interview et savoir ce qu’il en est, parce que les spéculations vont bon train sur ce que les passagers peuvent être.

Cela embête bien Ben, Angelina et Liv qui s’apprêtaient à rejoindre Grace, réconciliée avec son frère. Ils ne peuvent plus se le permettre et l’épisode s’arrête donc là pour eux. Il fallait toutefois un cliffhanger, et nous en aurons deux : Michaela qui se rend compte qu’il y a une enquête sur la Major d’une part, Ben qui se rend compte que sa main brille à nouveau d’autre part. Et pas que sa main : son empreinte sur le bout d’avion qu’il a touché et l’échantillon de sa brûlure prélevée sur sa main par Saanvi également.

Cette dernière ne se rend toutefois pas compte que quelque chose brille dans son labo au moment de s’en aller. Pour sa défense, elle a un nouveau sujet de jérémiade : Zeke pense qu’il n’a plus d’Appel et a pu vivre parce qu’il était allé au bout de ses Appels… sauf que Saanvi n’a plus d’Appel depuis qu’elle a tenté de se guérir. Elle ne pourra donc peut-être pas survivre, c’est con.

Le plus drôle reste encore qu’elle ne comprend pas comment Zeke a pu voir qu’elle était rongée par la folie alors que personne ne s’en était rendu compte. On nous vend une sorte de pouvoir omniscient de la part de Zeke là, alors que franchement, Saanvi, elle fait peur à voir tellement elle ne dort plus, quoi…

 

This is us – S05E13

Épisode 13 – Brotherly Love – 17/20
L’épisode aborde des sujets bien complexes et, à vrai dire, trop complexes pour que ma critique les aborde tous et leur fasse justice. Parlons-en en commentaire, et en attendant, célébrons la fluidité d’écriture de cet épisode qui rend plus simple que jamais des sujets de société encore parfois tabous ou juste jamais exploités. Une belle performance d’écriture, donc, emmenée par des acteurs qui savent ce qu’ils font et sont toujours excellents.

Spoilers

Kevin et Randall ont besoin de faire le point sur leur relation après la dispute de l’an dernier, et ça se fait enfin dans un épisode qui aura mis du temps à arriver.

It really doesn’t matter what color they are.

Après le cliffhanger de la semaine dernière, difficile de ne pas avoir envie de se jeter sur cet épisode, et pourtant, j’ai tenu une bonne partie de la journée, tout de même. Je suis fier de moi, j’ai réussi à bosser sans le faire, et maintenant, je regrette car le titre est très clair : Kevin et Randall doivent être vaccinés et ils vont se retrouver pour faire le point sur leur enfance.

Pourtant, l’intrigue repart une fois de plus dans le passé, avec un petit Randall qui s’imagine une vie entourée de parents noirs. Oh, c’est triste comme scène, surtout après ce qui a été dit la semaine dernière. La série change toutefois les acteurs enfants pour Kevin et Randall, inévitablement, et ça m’a quelque peu perturbé. L’avantage, c’est qu’on a ensuite un flashback de Jack en train d’utiliser sa télécommande pour arrêter la télévision, et ça, c’est un point du Bingo Séries du mois !

J’étais bien content, je comptais sur cette série, on ne va pas se mentir ! En tout cas, l’intrigue de ce flashback est sympathique, avec Jack qui fait plaisir à ses fils en leur donnant l’occasion de rencontrer leur star de talk-show préféré. Un talk-show à la télévision ? C’est une bonne idée… mais ça pose tout de même un grand problème : on est dans les années où le tri du public se fait aussi en fonction de la couleur de la peau.

J’ai presque de la peine pour l’assistant qui se fait avoir et se retrouve à devoir placer Randall sur un des premiers rangs alors que c’est clairement ce qu’il est censé ne pas faire. Je veux dire, c’est un boulot de merde, et il ne peut pas exactement aller à l’encontre de celui-ci, surtout à cette époque. Il est plutôt victime du système lui-même si on en croit son regard. Enfin, j’espère.

Tout se passe finalement plutôt bien sur le plateau de tournage, mais Kevin ne peut s’empêcher d’envier la place de son frère avant d’être un enfant insupportable qui se croit tout permis. Randall se retrouve alors seul à parler avec une marionnette à qui il confie qu’il s’imagine parfois d’autres parents. C’est tout touchant, cette confession, et ça ne l’empêche pas de finir cette intrigue à manger avec son frère et son père, tout allant bien entre eux.

Nous retrouvons un autre flashback plus près du présent, avec Randall rendant visite à Kevin à la fac. Si Kevin a bien envie de faire la fête pendant le Spring Break de son frère, Randall reste fidèle à lui-même et souhaite continuer de travailler, mais il se laisse convaincre par son frère de faire la fête. Ce n’est pas la meilleure des idées, surtout quand Kevin propose aussitôt de l’alcool.

La fête se passe plutôt bien, en vrai, mais ça se passe uniquement dans la chambre de Kevin, qui explique plus tard à Randall qu’il n’avait pas le choix de boire pour se préparer à passer la soirée avec son frère. Randall le force finalement à sortir de la chambre pour aller à une fête, et dans le taxi, Kevin est un pur connard avec le chauffeur, noir, bien sûr. Là, on voit très bien où sont les problèmes de Kevin en tant que personnage, ce jeune white privileged qui ne se rend même pas compte de ce qu’il fait.

Il est insupportable, et Randall a beau essayer d’atténuer la situation et de lui faire prendre conscience de son attitude. Tout ça finit en combat entre les deux, un combat qui s’arrête bien vite quand Kevin sent son visage être menacé… Et qu’il se rend compte qu’il a perdu ses clés, aussi. Avant de se rendre compte que les clés étaient dans sa poche.

Il est insupportable, vraiment, mais il est marrant aussi ce Kevin adolescent bourré. Il finit par reconnaître qu’il était chiant avec le chauffeur de taxi, parce qu’il l’est avec tous, peu importe leur couleur. Bim. Le sujet du racisme pourrait être abordé par Kevin pour s’ouvrir un peu au monde, mais non, il préfère se renfermer sur lui-même et sur ce qui lui arrive : il raconte ainsi à Randall que sa vie est déprimante à Los Angeles.

Une fois encore, Kevin est envieux de son frère qui a tout, avec les études et Beth, alors qu’il n’a rien d’autres qu’une peinture ratée qu’il a peint lui-même et une succession d’auditions ratées. Les deux frères finissent ainsi par se réconcilier et passer une bonne soirée, mais en évitant le sujet qui fâche, encore et toujours.

Dans le présent, Beth décide d’être comme toujours aussi géniale que possible avec son mari, en le soutenant comme elle peut… et en se barrant le plus loin possible, avec les filles, de la maison où l’oncle Kevin s’apprête à arriver pour avoir une conversation qui a attendu bien trop longtemps. Elle assure que ça ne pourra pas être pire que la fin de saison dernière. Humph, ça le pourrait quand même, même si Kevin traverse le pays pour parler à son frère.

Quand il arrive, il faut d’abord évacuer le small talk, mais Kevin n’est clairement pas là pour ça – même s’il a encore sa carrière qui le freine dans cette conversation, avec un appel de De Niro à attendre pour savoir s’il pourra recommencer à tourner avec lui après l’avoir planté sans prévenir pour assister à l’accouchement de ses jumeaux.

Kevin commence donc par mettre les pieds dans le pas et lui annoncer qu’il a des choses à lui dire. Ah. Moment parfait pour la pub. Quand on les retrouve enfin après quelques flashbacks, les personnages sont assis dans le salon, et il est temps de parler enfin de la question qui fâche : Randall est noir, mai sil a grandi dans une famille de blancs qui était majoritairement colorblind.

La série n’est jamais totalement passée à côté de cette intrigue, et ça paraît plutôt naturel d’y arriver sur cette saison, contrairement à d’autres séries qui y vont lourdement après deux saisons de silence sur les questions raciales. C’est plutôt intéressant de les voir ainsi s’appuyer sur des histoires que nous avions déjà vu dans les épisodes précédents, notamment le bal de promo, pour avoir ensuite Kevin qui s’excuse d’avoir pu contribuer au malaise de Randall.

C’est bien beau ces beaux sentiments, mais ce n’est pas suffisant pour Randall. Il faut dire que les excuses de Kevin se font dans un sens, toujours en refusant d’écouter Randall et en étant clairement répétée. Et ça vient d’un personnage acteur, alors ça pose un grand problème. Je suis totalement du côté de Randall qui l’accuse de vouloir faire la bonne chose sans la comprendre, et je trouve ça vraiment bien écrit.

J’adore Kevin, mais sur ce coup-là, il n’est pas exceptionnel. C’est ce qui fonctionne avec cette série : les personnages ont aussi des défauts. Randall, par exemple, refuse tout de même de dialoguer à sa manière, exactement comme Kevin, et c’est embêtant. Il décide ainsi d’aller prendre l’air, et les deux personnages se retrouvent coincés en-dehors de la maison quand Kevin ne lui laisse pas d’espace. Quelle idée de laisser la porte se fermer sans prendre de clé !

Je l’ai vu venir, mais ça m’a fait rire cette situation avec Kevin qui rate son appel de De Niro parce que son portable est à l’intérieur. Le pauvre. Tout ce qui est en train de se passer rend Kevin encore plus susceptible de se vexer quand Randall essaie de lui montrer qu’il a des points à revoir sur son attitude générale envers son frère, et ce sont des points qui le font se sentir raciste soudainement.

Pfiou, je ne sais pas qui a écrit cet épisode, mais il est un très bon scénariste : l’épisode est hyper fluide, avec des avancées qui se font naturellement dans la conversation, aidée par ce qu’il se passe autour des personnages. Les deux personnages ne restent pas coincés trop longtemps car Randall a donné la clé à une voisine, et la réaction de la voisine vient prouver le point proposé par Randall juste avant : elle remarque aussitôt que Randall a été adopté et devait avoir des parents merveilleux. Il continue ainsi de devoir être reconnaissant de tout ce qu’il a eu, alors que c’est précisément ce qui le fait souffrir.

La voisine n’est pas trop cool avec Kevin non plus, cela dit, à lui reprocher ses choix de carrière pour qu’il revienne à l’humour. Cela faisait une respiration bien trouvée dans l’épisode, tout en faisant avancer les conversations. Bien sûr, Kevin ne comprend pas comment Randall ne peut être reconnaissant, et uniquement reconnaissant, envers ses parents après l’enfance quasi-parfaite qu’il a eu.

Il est alors temps pour Kevin d’ignorer volontairement son portable pour enfin parler à son frère. Et ça marche bien mieux une fois que Randall lui explique qu’il est à présent dans un groupe de parole qui lui a parlé pour la première fois d’un « ghost kingdom ». Les scénaristes n’avaient jamais pensé à nous montrer ça avant, mais ça marche dans cet épisode, avec des flashbacks montrant Randall s’enfermer dans ce monde imaginaire où ses parents sont la bibliothécaire noire et le présentateur météo noir. Voilà qui est fait. Cela souligne aussi l’importance de la représentation à l’écran, avec Randall qui ajoute cependant qu’il culpabilisait à chaque fois, parce qu’il aime aussi sa famille blanche.

Ainsi, il imagine toujours les Pearson dans ce ghost kingdom, y compris Rebecca. Ah, cela fait plaisir de revoir Mandy Moore, de dos pour cacher sa grossesse. Bien joué les scénaristes, une fois de plus.

La série s’en tire bien avec cet échange entre les frères qui leur permet finalement d’en revenir à la relation qu’ils ont toujours eu, celles de deux frères qui ont des différences de points de vue, mais sont capables de sympathiser. Et reconnaître que Kevin est meilleur pour la comédie que pour le drama. Le personnage peut-être, l’acteur de cette série, certainement pas.

Il est très bon dans le drama aussi, et il finit par reconnaître qu’il a bien eu un souci avec la couleur de son frère en grandissant, ayant l’impression que c’était ce qui expliquait certains des avantages de Randall. Il reconnaît enfin sa jalousie et son envie envers son frère, dans une scène toujours bien écrite. Je n’ai jamais douté que l’épisode en arriverait là, et en quarante minutes, il y a inévitablement des raccourcis pour en arriver là, mais ça marche bien dans l’ensemble. D’ailleurs, ça marche aussi pour Kevin et sa relation à De Niro qui n’en a pas grand-chose à faire de ce tournage reporté et du manque de professionnalisme de son collègue.

Et comment ne pas évoquer aussi les nièces de Kevin ravies de le retrouver, car c’est bien cool à voir, autant que la dernière scène de cet épisode où Randall s’imagine enfant avec ses parents biologiques. C’est beau comme rêve, c’était une jolie conclusion pour l’épisode.

 

Debris – S01E07

Épisode 7 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.

Spoilers

Dans le Maine, un débris semble forcer des personnes à agir contre leur volonté, avant de leur faire oublier ce qu’elles ont fait.


I don’t think it wants us to be here.

Ouh le résumé de l’épisode triche sur certaines scènes qu’il remonte différemment, même si ça ne change pas grand-chose, ma foi. Quant à l’épisode, j’en aime beaucoup la première scène qui nous montre un couple en train de s’embrouiller pour un ferry en retard avant d’être encore plus intrigant. Il nous montre en effet un homme stressé recevant un SMS et s’apercevant que tous les gens autour de lui sont subitement figés.

Tous ? Non, il reste la femme du couple qui se lève et tend la main pour récupérer la main de l’homme, contenant probablement le débris. Le mystère est déjà prenant quand les premières notes du générique retentissent. Et je l’aime vraiment bien ce petit générique de SF des années 80, je trouve qu’il plonge bien dans l’ambiance de la série. Chacun ses goûts, je sais qu’il déplaît aussi.

Quoiqu’il en soi, après le générique, on en arrive pour la première fois il me semble à Bryan dans le bâtiment de son agence. Il a en effet rendez-vous avec Maddox qui veut le mettre au courant de ce qu’il sait sur les appels dans le Maine afin que Bryan puisse y mener l’enquête. Bien sûr, c’est là qu’aura lieu sa prochaine mission avec Finola, et pour l’instant, Bryan choisit de faire plutôt confiance à Finola qu’à son boss : il parle simplement d’une intuition, mais il avoue tout de même que Finola sait que son père est en vie car elle « agit différemment ».

Moui. Elle n’est pas ravie de l’apprendre quand Bryan lui explique qu’il ne peut laisser Maddox vulnérable face à sa boss car il refuse de penser qu’il puisse être un traitre. Pff. Bon, allez, c’est logique, c’est son boss qui lui a sauvé la vie et en qui il est censé avoir toute confiance après tout. Les scènes dans l’avion deviennent plus intéressantes maintenant qu’ils vont bosser en duo pour en savoir plus sur le complot qui se trame, franchement.

En attendant, nous partons donc dans le Maine, parce que ça tombe bien, c’est là qu’a eu lieu l’accident-suicide du début d’épisode. Et les scientifiques sont bien incapables de dire ce qu’il se passe sur la vidéo de surveillance qu’ils ont : l’homme se suicide devant des témoins qui ne se souviennent de rien et la femme qui récupère ce qui doit être le débris est retrouvée tout aussi amnésique.

Bon, en tout cas, l’homme, Liam, qui s’est suicidé était bien en présence d’un débris, c’est vite confirmé par les détecteurs de Finola et Bryan. C’est aussi confirmé par Luke, le frère de Liam, qui explique que son frère avait trouvé un bout de métal qu’il considérait être un bout d’OVNI. Ah, c’est qu’il devient difficile de cacher ce qu’il se passe dans le monde apparemment. Quant à Liam, il avait une petite fille, Caroline, qui ne sait pas encore qu’il est mort, mais ça ne l’empêchait pas d’agir très différemment durant de longues périodes après avoir trouvé le débris.

Finola s’intéresse à ces périodes, parce que ça lui rappelle ce qui lui est arrivée elle-même avec le faux petit garçon, mais aussi aux théories du complot sur les OVNI. Elle demande ainsi l’ordinateur de Liam à Luke, qui lui donne… et le retient un instant pour demander à Finola de lui expliquer comment annoncer la mort de Liam à Caroline. C’était louche, mais pas autant que la scène suivante qui nous montre les deux héros s’en aller de cette ferme où ils étaient, sans vérifier avant le lac près duquel le débris avait été trouvé.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Peut-être qu’ils ont vérifié et oublié ? Avec les débris, tout est possible. Et ça embête bien Finola, surtout qu’elle se rend compte qu’elle n’a aucune envie de s’approcher du lac. On note aussi avant ça que Bryan se retranche une fois de plus dans le silence quand il est question de ses années en Afghanistan et après ça que Bryan semble moins affecté que Finola par le débris – ou plus, c’est selon. Elle, elle a l’impression que le débris lui parle.

Par contre, c’est Bryan qui n’arrive pas à dormir de la nuit quand ils se rendent à l’hôtel. Le lendemain, les personnages échangent autour du buffet de l’hôtel (un truc classique dans ce genre de déplacement, pourquoi on ne le voit jamais ?) et comprennent qu’ils doivent aller voir l’ex-femme de Liam. C’est en effet à elle qu’il a téléphoné dix minutes avant sa mort. La visite est intéressante : l’ex-femme explique qu’elle a obtenu la garde de sa fille après s’être battue énormément pour l’avoir.

Par contre, elle n’a pas été récupéré sa fille parce qu’elle aurait sa place là-bas – c’est là-bas qu’elle devrait être. Ah, nous revoilà donc à cette mystérieuse Caroline, que l’on retrouve au bord du lac dans lequel elle s’assoit sans hésiter. Ce ne doit pourtant pas être très agréable de s’asseoir dans une eau si froide !

Une fois dedans, il se passe un truc étonnant : plusieurs débris semblent venir à elle, sans la moindre difficulté. Il y a toutefois des difficultés qui se pointent pour Caroline : les agents fédéraux sont intrigués par ce qu’il se passe et reviennent voir Caroline… qui regarde gentiment la télévision, en théorie. Finola est tout de même intriguée par Caroline, surtout qu’elle s’enfuit ensuite pour se rendre à nouveau vers le lac alors que Liam affirme qu’il n’a aucun souvenir d’avoir été conseillé de se rendre dans un hôtel.

On en revient toujours au même : ce débris mystérieux contrôle totalement les personnages qui sont autour de lui, et c’est vraiment étonnant comme pouvoir. J’ai hâte d’en savoir plus un jour sur cet OVNI, mais ça m’inquiète, parce que les audiences de la série ne sont pas excellentes. Pourtant, vraiment, elle est très cool pour une série de ce genre, je trouve. Ce n’est toutefois pas leur meilleur épisode pour le moment, avec une Caroline qui révèle à Finola un tas d’informations intéressantes.

En fait, ce n’est pas le débris qui manipule tout le monde, c’est Luke, l’oncle de Caroline. Il est énervé par quelque chose, et Bryan en profite pour parler politique avec lui après avoir constaté qu’il avait le sac bleu dans lequel était le débris en début d’épisode. Bryan ne contourne toutefois pas le problème très longtemps : il finit par demander à Luke d’arrêter ce qu’il est en train de faire.

C’est vraiment prenant comme intrigue, ça : Luke confesse sans mal ce qu’il a fait, pensant probablement pouvoir effacer ensuite la mémoire de Bryan. Si Luke a demandé à son frère de se tuer, c’est parce qu’il s’est mis en travers de la mission ; et s’il n’a pas envie de faire du mal à sa nièce, il est prêt à le faire si elle ne lui ramène pas plus de débris. Oula. La scène joue sur l’intensité de ce qui est raconté, mais je la trouve drôlement bavarde et je n’ai pas réussi à accrocher totalement à cet échange entre Luke et Bryan, probablement parce que je n’aime pas tellement l’acteur.

Il nous raconte son passé de soldat et l’aide qu’on lui a apporté en lui tendant simplement la main, mais j’ai trouvé le tout plus ridicule que réussi. Luke refuse de prendre la main tendue de Bryan, lui efface la moyenne, puis efface la mémoire de tout le monde autour du lac. Tout le monde remballe donc les affaires, mais j’espère vraiment que Finola se souvient, elle, histoire d’avancer dans l’intrigue, et puis histoire de protéger cette pauvre Caroline de son oncle.

Ce dernier se rend compte que Caroline lui ment depuis un moment et cache des débris, et comme il vient d’en utiliser beaucoup – chaque morceau de débris disparaissant après utilisation pour contrôler les pensées des uns et des autres – Luke est bien forcé de partir à la recherche de ses débris. Il en retrouve tellement, par contre, que je me demande vraiment la taille du vaisseau.

Et aussi, il serait bon d’avoir des intrigues un peu plus internationales, non ? Bon, pour l’instant, on va rester dans le Maine, puisque Finola se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là. Ah. J’aime beaucoup cette résistance qu’elle a développé au débris, mais il va falloir nous en dire plus. En attendant, Luke explose l’avion dans lequel les agents devaient monter.

Heureusement, Finola a eu la présence d’esprit de ne pas monter dedans, et elle est la première à repérer Luke à l’aéroport. Je ne sais pas exactement ce qu’il venait y faire, mais il en profite pour s’attaquer à Finola, sauvée de justesse par l’arrivée de flics qui s’entretuent sous l’influence de Luke. Encore et toujours. Finola est aussi sauvée par Bryan, qui n’hésite pas à tirer sur un flic qui allait s’en prendre à Finola. Le pauvre flic n’avait pourtant rien demandé.

Finalement, Finola ne réussit pas à totalement empêcher Luke de contrôler son esprit, et heureusement, Caroline débarque à temps pour tuer son oncle qui menaçait de forcer Bryan à se suicider. Elle peut ainsi conclure rapidement cette intrigue et être confiée à nouveau à sa mère, qui l’aimait beaucoup, mais pas assez pour lutter contre ce débris.

Pendant ce temps, du côté des américains, on continue d’interroger le terroriste arrêté il y a deux épisodes, en le torturant. C’est si fun le Patriot Act. Comme toujours, en revanche, cette partie de l’intrigue a du mal à me passionner, parce qu’on y retrouve Maddox supervisant une torture bien dégueulasse. La scène de torture est aussi ironiquement stressante pour nous, à cause d’un son de battement de cœur, en boucle.

La torture nous balance dans une scène de pure science-fiction, par contre : les américains auraient donc la possibilité de nous relier à une machine fournissant des images à partir de nos souvenirs. J’ai des doutes sur la faisabilité d’un truc pareil, par contre. Cela permet en tout cas à Maddox d’en apprendre plus sur Jones, et sur sa localisation. Il organise aussitôt un raid, et il demande à Bryan de se mettre sur le coup, avec Finola.

Le problème, c’est que la fin d’épisode est hyper intrigante, avec la sœur de Finola qui l’appelle et fait tout pour qu’elle revienne au plus vite à Londres. Elle utilise même un code de leur enfance qui lui permet de faire comprendre à sa sœur qu’elles sont sur écoute et ne peuvent pas tout se dire… et pour cause, elle est avec la boss de Finola qui surveille tout ça.

La fin d’épisode est franchement réussie, avec un bon travail du son pour nous lâcher un cliffhanger que l’on voit venir. Vivement le prochain épisode !

PS : Merci l’accent de Finola pour le Bingo Séries !