This is us – S05E10

Épisode 10 – I’ve Got This – 14/20
L’épisode arrive davantage à me convaincre cette semaine parce qu’il reprend un schéma plus classique et développe l’ensemble des personnages de la série de manière à peu près équitable. Cela manque parfois de liens entre eux, avec toute une partie de l’intrigue isolée, et tout n’est pas également intéressant, mais l’ensemble est assez solide. Cela fait toujours plaisir de les suivre !

Spoilers

Les repas de famille chez les Pearson sont parfois plein de tension, surtout quand Toby vient de perdre son boulot et que la mère de Beth squatte chez sa fille.

Screw the dress, the entire country is on sweatpants. What did I miss ?

Ils sont une famille, tous, ça y est ! L’épisode commence par ce qu’il me manquait lors du dernier épisode, à savoir des scènes où l’on voit les parents s’occuper des bébés qui viennent juste d’arriver dans leur maison. C’est franchement ce qui me paniquerait le plus en tant que nouveau parent, bien plus que le premier trajet en voiture… mais malheureusement, la série nous montre juste que c’est facile pour les parents de s’ajuster à cette vie épuisante.

On nous case même une bonne blague où Madison est juste une vache laitière, et c’était marrant. Tous les personnages qui baillent et qui sont fatigués, en revanche, c’était un vrai clin d’œil à ma propre fatigue, non ? Comment ça, les scénaristes ne me connaissent pas ?

J’ai adoré cette scène d’introduction sur Kate et Toby avec leur nouveau bébé, Madison et Kevin avec les jumeaux et Rebecca et Jack avec les triplés. Ça fonctionnait bien. C’était un peu tout ce qui fonctionnait sur moi pour les scènes du passé, parce que j’ai eu du mal à accrocher au reste des intrigues de Rebecca et Jack. Ce dernier se retrouve forcé de payer l’ensemble d’un dîner d’affaire à 230$ parce qu’il ne veut pas paraître trop pauvre… mais bon, il a trois enfants, allô, laissez-le en paix. Evidemment qu’il propose de mettre sa carte, mais évidemment que tu insistes et refuses. Ou tu payes discrètement à sa place quand t’es son pote ?

Il n’y a pas que les nouveaux bébés dans la vie, il y a aussi les un peu plus anciens : Kate est donc vue en train de s’occuper de bébé Jack alors que Toby passe ses entretiens en caleçon dans un salon transformé comme il peut en salle de réunion. C’est un véritable échec, mais c’est bien drôle à voir, et surtout le fait que son fond s’effondre ne dérange pas du tout le recruteur qui trouve son profil intéressant.

J’ai aimé cette scène, c’est vrai que la réalité du télétravail, c’est aussi ça. Et trouver un job en pleine pandémie, c’est horrible, évidemment. Toby développe clairement des complexes par rapport à tout ça, surtout qu’il se fait refuser salement par mail alors qu’on lui a dit qu’il était un des candidats les plus appropriés pour le job. C’est d’autant plus dur pour lui qu’il reçoit le mail au moment où il arrive à un dîner chez Kevin et Madison.

Kevin est couvert de cadeau, il est riche et il a un job de rêve – même s’il vient de plaquer un contrat, ouais. Il n’est pas super malin Kevin, à fumer un cigare avec Toby et craindre l’arrivé de son ventre de papa. Il parle à Toby, oh ! Je ne sais pas trop… Kevin a toujours eu un côté égoïste bavardant sans réfléchir, mais quand même, il y a des limites.

Les gouttes d’eau s’accumulent et finissent par faire déborder le vase de manière logique et prévisible. Ainsi, c’est en plein milieu du dîner que Toby pète un câble quand il se rend compte que Kevin lui parle d’avoir une maison où ils pourraient vivre ensemble et lui offre des sushis hors de prix. Il est absolument certain que Kate a tout dit à son frère, même s’il lui avait demandé de ne pas parler de ses problèmes de boulot. Bim, il les révèle du même coup dans une scène qui nous montre bien qu’il est hyper affecté par la perte de son job et son incapacité à en retrouver un. Il se sent inutile, j’imagine, et déprimé par sa vie qui prend un tour sombre en pleine pandémie. Le pauvre.

Le pauvre me fait de la peine, mais pas autant que Madison qui rate tout et revient en pyjama pour mieux découvrir la gêne autour de la table. Alors que Kate envisage de reprendre le boulot pour aider Toby qui vient de lui balancer qu’il n’avait pas été pris à son entretien, Kevin propose aussitôt une merveilleuse idée pour lui, où il envisage de payer une nourrice supplémentaire. Toby pose alors des limites claires et douloureuses à entendre pour Kevin : ils ont chacun leur propre famille. Oui, ils sont de la même famille, mais non, ils ne partagent pas l’argent ou les mêmes murs.

C’est difficile pour Kevin qui voit toujours sa sœur comme la personne la plus proche de lui, je crois, mais ça marche drôlement bien. Toby est absolument atroce sur ce coup-là, dans la manière de dire les choses brutalement à un Kevin et une Madison qui s’en prennent plein la tronche alors qu’ils n’ont rien fait, et Kate m’a fait de la peine aussi à devoir faire face à ça. Kevin sort les rames comme il peut ensuite avec Kate, puis avec Toby qui a quand même la présence d’esprit de s’excuser. C’est déjà ça de pris.

Et ça marche bien, parce qu’il a ouvert les yeux de Kevin et ça se termine bien pour tout le monde. En fait, Kevin est même prêt à envisager sérieusement d’enfin prendre le temps d’être en famille avec Madison et les jumeaux. Sans surprise, c’est le moment que Nick choisit pour revenir dans la vie de son neveu. Quand je dis que c’est sans surprise, c’est uniquement que ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre qui frappe à la porte après une telle réplique de Kevin.

Quant à Toby, il se fait à l’idée que Kate va reprendre un travail à l’école de musique de Jack, histoire d’avoir un complément financier. Je pense aussi que ça la tente bien, en vrai. Et surtout, elle a eu sa mère au téléphone pour lui donner cette fabuleuse idée. J’ai adoré la scène entre Kate et Rebecca. C’est tellement chouette de les voir enfin s’entendre au point d’avoir ce genre d’appel où Kate remercie sa mère d’avoir été capable de gérer les finances comme ça sans que jamais les triplés ne s’aperçoivent des difficultés financières.

Pourtant, il devait y en avoir un paquet avec des triplés. La solution de Rebecca de mettre 10% du salaire de Jack de côté est une bonne idée, mais je ne sais pas si ça suffit pour mettre à l’abri des innombrables dépenses qu’impliquent des jumeaux.

Enfin, pendant que tous les autres Pearson font ce qu’ils peuvent pour s’habituer aux nouveaux bébés, Beth est en train de tenter de s’habituer à sa mère. Celle-ci s’est installée chez eux pour un temps qui arrive à sa fin… mais va rapidement se prolonger. Et ça fait péter un câble à Beth qui se sent jugée en permanence et n’aime pas l’idée d’avoir sa mère qui fouine et met son nez partout. La pauvre.

Elle est clairement énervée par la présence de sa mère, et il est évident que celle-ci fait beaucoup d’ingérence après juste une scène où on la voit gérer les trois filles de Randall et Beth bien plus que ne le fait Beth. C’est l’avantage de la grand-mère, j’imagine ? En plus, Beth est débordée par la crise d’adolescence de Tess qui continue et Randall par le copain de Déjà qui vient le voir pour quelques conseils.

C’est plutôt chouette comme relation, jusqu’à ce qu’il confie à Randall que la mère de Janelle veut revenir dans la vie de sa fille. Et tant pis si ça déglingue la relation de Déjà, qui est déjà plutôt mal barrée quand on voit comment son copain s’occupe d’elle et passe plus de temps avec son beau-père. Forcément, Déjà découvre au beau milieu d’un repas de famille où Beth a voulu confisquer les portables de tout le monde que Malick envoie des SMS à Jennifer, son ex.

Cela lui fait assez de peine pour qu’elle quitte la table bruyamment. Au moins, tout ça, ça mène à une bonne scène entre Déjà et Randall, avec la fille qui s’inquiète du retour de l’ex de son mec. C’est plutôt chouette à voir, surtout que Déjà lui explique qu’elle est énervée surtout de voir que son père a une relation avec Malick qui lui fait oublier que Déjà est censée être sa priorité. Cela termine par une petite séance de bitchage de Jennifer sur Instagram.

En parallèle, la table du repas se vide peu à peu : Tess balance qu’elle est en couple avec sa meilleure amie Alex, qui est donc un peu plus que sa meilleure amie et qui a pour pronom « they » (je me demande comment ce sera traduit en français, ce pluriel neutre), même si sa mère refuse de se faire à l’idée. Les choses tournent encore plus mal pour Beth quand elle découvre que Tess a parlé de tout ça à sa grand-mère ; et sans surprise, Tess quitte la table, suivie par sa petite sœur qu’on congédie sympathiquement à coup d’ipad.

Beth s’en prend logiquement à sa mère qu’elle ne supporte plus, alors que pour une fois, elle ne disait rien : la mère a beau dire qu’elle ne juge pas, Beth ne la croit pas trop et la fait fuir de la table, parce qu’elle est odieuse. Pourtant, quand elle retourne lui parler alors que la mère fait sa valise, tout change : la mère lui avoue en toute logique qu’elle est juste envieuse de la vie de sa fille. Ben oui, la mère a une grande maison vide et sans bruit, où elle s’ennuie clairement.

Elle adore la vie dans la maison de sa fille, forcément. Beth décide donc d’inviter sa mère à rester vivre chez elle de manière illimitée. Quelle angoisse. Elle est motivée, tout de même ! Après tout, c’est logique : Randall ne peut pas protester après tout ce qui a été fait ces dernières saisons pour sa propre famille.

 

Debris – S01E02

Épisode 2 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.

Spoilers


Les objets métalliques d’une petite ville se mettent soudainement à bouger seuls…

I shot myself today.

 Allez, j’ai beaucoup aimé les personnages et le générique de cette série lorsque j’ai regardé le pilot la semaine dernière, alors j’ai envie de croire que ça pourra être vraiment bien. En plus, j’ai lu quelques avis positifs sur cet épisode deux, ça me motive à le regarder ! Il commence par les plans d’une ville déserte et fantôme bien paisible où les objets métalliques se mettent soudainement à bouger seuls et se mouvoir vers un point qu’on ne connaît pas, a priori loin d’un homme étrange dont on ne sait rien non plus. Eh, ça fait beaucoup de mystères étranges en peu de temps !

On retrouve après le générique les personnages de Finola et Bryan, qui viennent juste d’atterrir. Finola se révèle assez vite inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa sœur, et bien évidemment, il est rapidement question de son père. Bryan n’ose rien lui dire pour autant, suivant ses ordres. Le secret va rapidement être lourd, je pense, j’espère qu’on avancera assez vite dans ce fil rouge.

En attendant, on a une enquête de la semaine à gérer avec des objets métalliques ou en alliage qui sont attirés vers un débris, sans qu’on ne sache trop pourquoi, ni comment. Tous les objets ne sont pas attirés, même s’ils sont de bonne composition, et ils se mettent à bouger en début de journée, sans qu’on ne sache si ce soit lié. Bien.

L’homme étrange ? Il est rapidement trouvé par Bryan et Finola. Il leur annonce s’appeler Eric, mais ne pas se souvenir de son nom de famille. Il semble avoir du mal à se souvenir aussi de la fin de ses phrases, et il a clairement du mal à savoir ce qu’il fait là. Il a tout de même envie de terminer ce qu’il était en train de faire, même s’il ne sait pas ce que c’est qu’il est en train de faire. Ainsi, ça ne lui plaît pas d’être emmené au loin vers la base militaire.

Les objets métalliques ? On comprend assez vite qu’il ne s’agit finalement pas d’objets attirés vers le débris : le débris a juste envie de construire un mur tout autour de la ville de Fleetwood. Pourquoi pas. Au moins, ça explique pourquoi seulement quelques objets se mettent à bouger : pour former ce mur, il n’y a pas besoin de tous les objets métalliques, juste de quelques-uns. L’ambiance tourne assez rapidement à une sorte de huis-clos oppressant, même si c’est en plein air pour les personnages.

Ils sont coupés du monde avec des perturbations électriques et magnétiques empêchant de téléphoner et un mur d’objets métalliques s’entassant encore et encore. C’est intéressant comme idée, surtout que ça permet aux personnages d’apprendre à se connaître davantage. Enfin, ça permet principalement à Bryan de poser des questions à Finola sur son père, en vrai.

Il n’est pas très discret pour un agent secret, mais Finola ne semble pas se rendre compte de quoique ce soit. Ils sont interrompus par Eric, en même temps, donc elle n’a peut-être pas le temps de capter que c’est louche : Eric a désormais la chemise en sang après s’être débarrassé des agents qui devaient l’emmener en sécurité dans une base militaire.

C’est étrange : il s’en prend à une voiture qui bouge et semble juste vouloir entrer dans celle-ci en brisant la vitre. Allez comprendre. Le mystère est très pesant, comme l’ambiance, et ça ne fait que commencer ! Eric prend en effet la fuite, jusqu’à ce que Finola arrive à le retrouver… en même temps que Bryan. Le problème ? Ils ne sont pas au même endroit.

Oui, on se retrouve avec une histoire de clones qui n’ont pas conscience d’être des clones, et il y en a au moins trois : le premier a donné son nom à Finola, mais le second non. C’est pour cela qu’il a eu peur de Finola quand elle a utilisé son prénom, d’ailleurs. C’est que ça fonctionne ! Par contre, le personnage d’Eric m’a soulé. Il n’arrête pas de crier et de bégayer sur un sujet vague, affirmant qu’il veut finir de travailler. Les trois clones sont interrogés par trois agents différents en parallèle, et ils s’énervent tellement que…

Ils font des crises cardiaques. Oups. Celui de Finola survit pourtant étrangement, avant de lui demander si elle a trouvé le bol de lumière. Oula, mais quel type de drogue les scénaristes prennent-ils ? L’homme finit par avouer à Finola qu’il a un manque important d’une femme… Pourquoi pas ?

Finola parvient heureusement à nous déduire un sens un peu plus clair de tout ça : oui, deux clones sur trois sont morts, mais pour elle, aucun d’entre eux n’est le véritable Eric. Pour elle, ils ont affaire à des fragments d’Eric : aucun des trois hommes ne semblent être émotionnellement complets ; ils sont juste chacun doté d’une partie des émotions d’Eric. C’est une théorie intéressante, mais la série ne prend pas le temps de la développer plus longtemps.

En effet, Bryan reçoit un appel d’un autre agent l’informant que les objets métalliques forment un cercle parfait dont le centre est… la maison d’Eric. L’avantage, c’est que ça va vite permettre de trouver le débris qui manquait encore. Sans trop de surprise, une fois dans la maison, les personnages découvrent qu’il y a bien un bout de la toiture qui s’est effondré. Nos agents veulent alors descendre vers le sous-sol où est probablement le débris… mais ils sont interrompus en chemin par un bruit sourd.

Il n’en faut pas plus pour que les agents se séparent : Bryan découvre rapidement le débris, avec du sang indiquant qu’Eric a dû être frappé lors de l’impact. Finola, elle, parvient à arrêter un Eric supplémentaire… sauf que celui-ci ne connaît pas son nom.

Le plus étrange n’est pas encore là : le plus étrange, c’est clairement lorsque Bryan remonte à l’étage de la maison pour se retrouver face à face avec lui-même. Ou en tout cas, une version de lui-même en larmes et quand même prête à le tuer au pistolet.

Au moins, c’est fait. Cela doit être super dérangeant, en vrai : le corps va forcément être autopsié et tout par les agents avec qui il bosse chaque jour… et si c’est un clone identique à lui, bonjour le manque d’intimité ensuite. Enfin bref, je ne sais même pas pourquoi j’ai pensé à ça, mais ça m’a décroché un instant de l’épisode. Ce fut un instant suffisant pour que les personnages se mettent à étudier le débris afin d’en savoir plus sur celui-ci.

Tout ce qu’ils y gagnent, c’est un nouvel Eric qui apparaît dans son salon alors que l’original, ensanglanté, semble s’être enfui il y a peu. Finola en retrouve la trace, mais elle confie le sale boulot à un autre agent préférant parler avec sa sœur, Dee (Deedee ?). Celle-ci est dans un étrange squat londonien où elle semble sur le point de se droguer ? Je dois vous avouer que je n’ai rien capté à cette sous-intrigue, là.

Ce n’était pas le plus intéressant en même temps, quand, à côté de ça, il y a l’intrigue des clones et qu’on peut creuser le personnage de Bryan. Celui-ci récupère une photo dans la poche de son clone, et il le fait devant Finola très intriguée. Elle n’hésite pas à lui poser la question, cherchant à comprendre la part la plus importante de lui qu’il protège encore. Leur nouvelle théorie est en effet qu’Eric protège les parties les plus intéressantes de lui-même et se débarrasse du reste.

Les traces de sang de l’Eric original ? Elle mène à son garage et à sa voiture qui n’est plus là. Alors que des agents tentent toujours de désactiver le pouvoir du débris, Bryan et Finola font ce qu’ils peuvent pour retrouver Eric. Il semblerait bien que sa voiture fasse partie du cercle, et ça leur permet d’avoir un endroit où chercher : le cercle d’objets proches de la maison. Ils y trouvent la voiture d’Eric, ainsi qu’Eric lui-même, et Bryan se faufile comme il peut pour le sauver.

Malheureusement pour lui, il le fait au moment où le débris se met à émettre une étrange onde qui créé de la lumière parcourant tout le cercle et le resserrant à chaque passage. Finola est clairement perturbée par le tout, mais Bryan s’en sort évidemment à temps. Eric peut ainsi recontacter la femme qui lui a permis de s’en sortir en étant sa fixette de l’épisode, alors que Bryan peut reprendre son rôle préféré d’agent fédéral. C’est tout ce qu’il montre à Eric, mais aussi tout ce qu’il montre à Finola.

Il est juste dommage que s’il ne lui montre que cette facette, c’est parce qu’il enquête sur elle aussi, et plus précisément sur son père… qu’elle lui confie avoir vu à la morgue après son décès. Il ne faut pas longtemps pour que le boss de Bryan soit lui aussi au courant de ce détail.

Dans les bureaux de la CIA, on retrouve le chef de Bryan en plein rendez-vous étrange avec un homme dont on ne connaît pas l’identité. Le sujet est évidemment George Jones, le père de Finola, qui est toujours en vie et a eu un problème aux yeux, apparemment. Le mystère s’épaissit de ce côté-là, mais il y a de fortes chances que ce ne soit qu’une copie du père, non ? S’il a vraiment été enterré, c’est une possibilité.

Cet agent en charge de Bryan finit par contacter le MI6 malgré tout, mais la boss de Finola ne semble pas vouloir tenir au courant son agent sur le terrain de tout ce qu’il se passe. Et la prochaine chose qui se déroulera à présent, c’est que le corps de son père sera déterré. Forcément.

On s’arrête là-dessus pour cette semaine, et je reste intrigué par l’ensemble. Je ne sais pas bien ce que j’ai regardé, en fait, parce que la série tourne autour du pot un certain temps. En plus, on ne sait pas exactement comment le débris est arrêté, c’est intrigant.

Debris – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Vraiment, je tombe dans le piège à chaque fois avec les séries de science-fiction : je suis toujours super motivé par les premiers épisodes, avant de voir que ce n’est pas dingue et que ça va se faire annuler. Cette fois, si j’aime beaucoup le mystère autour des débris et le champ des possibilités que ça va offrir à la série, je ne suis pas bien convaincu par le fonctionnement de ce premier débris. J’espère que ce sera mieux par la suite. Ca en a le potentiel et c’était convaincant comme pilot, en tout cas, en grande partie grâce aux personnages.

Spoilers


101

Hey, we’ve got a new debris event.

Ah. Je ne m’y attendais pas, ma foi, les premières images de la série nous indique que cela fait six mois que des débris d’un vaisseau extra-terrestre tombent sur Terre après avoir été repérés plus de trois avant. Pour moi, on allait débarquer au commencement de l’histoire, mais ce n’est pas exactement le cas. En fait, la série débute avec un étrange deal entre pirates illégaux : de l’argent contre des débris, tout simplement.

Au moins, on est directement plongé dans l’intrigue avec un deal qui est interrompu par des agents débarquant à l’accueil de l’hôtel où tout a lieu. Bloqués par les agents fédéraux, les pirates se séparent et laissent un bout de débris derrière eux. Rapidement, on est dans l’ambiance des débris également : retrouvé par une femme de ménage, ce premier morceau révèle un pouvoir bien embêtant quand la femme de ménage se met soudainement à traverser le sol et tomber plusieurs étages plus bas, morte à cause de la chute de quatorze étages. La pauvre.

Les débris ont toutefois clairement des propriétés que n’importe qui peut utiliser, puisque deux des pirates semblent se téléporter sans prévenir dans un coin du restaurant de l’hôtel. Bien, ça donne une bonne ambiance, tout ça. J’aime beaucoup l’idée d’un vrai générique pour la série, avec directement les explications de qui sont les personnages bossant ensemble : un agent de la CIA, Bryan, et une du MI6, Finola.

En ce qui concerne notre tout premier débris, l’enquête autour de celui-ci nous permet d’apprendre qu’il a une couleur plus sombre que ce qu’il y avait à Manchester, et on n’en saura pas beaucoup plus. On apprend toutefois à découvrir toute une équipe d’agents pour la série, avec un duo de tête, certes, mais aussi au moins une scientifique les accompagnant.

Les personnages montent ensuite dans un jet privé, mais pas avant d’avoir prévenu chacune de leurs agences de l’avancée de leurs enquêtes. Si Bryan semble surtout parler à son supérieur de sa coéquipière qu’il n’est pas sûr d’être faite pour ce job, Finola, elle, semble être celle qui est la plus sérieuse et fait le mieux son travail.

Il faut dire aussi qu’il est normal pour elle d’être plus investie dans l’affaire, parce que son père est un astrophysicien qui fut l’un des premiers sur l’affaire des débris. À sa manière de parler, on sent bien que son père est probablement mort, et ça doit la motiver à être la meilleure agent de terrain possible. Toutefois, il est bien précisé qu’elle a les capacités d’être là, elle n’est pas juste là parce qu’elle a le nom de famille qui va bien.

La scène entre elle et Bryan est plutôt sympathique pour apprendre à rapidement cerner les deux personnages : elle est là pour être le côté vraiment sérieux de la série quand il est là pour être le beau gosse de base qui ne bosse pas beaucoup. Soit.

Ils sont rapidement embarqués sur une nouvelle enquête qui va voir les corps s’entasser de manière peu appétissante : les victimes ne meurent pas, mais elles sont dans un état pire, avec aucune activité musculaire possible. C’est Sharon, une autre scientifique probablement médecin légiste qui nous l’apprend, mais avant ça, il faut toutefois que je souligne que les corps flottent dans les airs et sont attirés vers un même point, sans pour autant qu’aucun débris ne soit visible.

Le tout est d’autant plus intrigant pour nous que nous savons qu’une des victimes, une femme, semble s’être fait tuer par son fils, puisqu’on l’a vu à l’arrière de sa voiture ne pas réagir lorsque sa mère s’étouffait et saignait. C’est étrange, hein ? Ce n’est que le début : le gamin n’est pas son fils, mais celui d’une autre des victimes.

La maison de ce gamin est à proximité d’un débris énorme et lorsque l’enquête commence à accélérer son rythme, on découvre le détail embêtant que le gamin est mort depuis plusieurs mois. C’est la grande sœur qui nous l’apprend, alors que ses parents sont dans ce drôle d’état et que deux jours plus tôt, ils voulaient absolument lui montrer quelque chose, avant de changer d’avis.

C’est intrigant, et j’aime beaucoup l’ambiance de la série, même si pour l’instant tout va vite et même si elle va avoir le problème et le défaut du format de l’enquête de la semaine. Il est évident qu’on aura chaque semaine un nouveau débris et des connexions qui s’établiront tout lentement. J’espère que la série sera renouvelée, qu’on puisse en savoir plus. En attendant, force est de constater que j’accroche bien, même si tout semble aller dans tous les sens.

Pêle-mêle, on apprend donc que Bryan a probablement perdu quelqu’un – un enfant ? – quand on voit sa réaction face au deuil à venir de la sœur du petit garçon étrange alors que Finola voit une image de sa mère lorsqu’elle s’approche du débris. C’est gênant comme tout, j’imagine, de se sentir violer comme ça, mais ce n’est que le début : toutes les victimes de l’épisode se mettent à murmurer à Shannon le nom de Jenna Goldland, la mère de Finola. C’est tout de même embêtant.

Tout ça nous éloigne toutefois de l’intrigue en cours avec Kieran, le gamin mort qui ne l’est plus. Il enlève une autre femme qui n’avait rien demandé et le prend aussitôt pour son fils, mais heureusement, Finola comprend ce que fait Kieran. En effet, il semblerait que ce garçon soit réapparu à cause de la proximité du débris par rapport au deuil de la mère dans la maison voisine. S’il est réapparu, il a tout de même besoin d’énergie, et c’est pour cela qu’il aspire l’énergie musculaire – et vitale – des adultes autour de lui.

Il a commencé par son père, puis sa mère, puis des inconnus qui le prennent pour leur fils chaque fois qu’ils le touchent. C’est intéressant comme intrigue, mais je trouve ça gros que Finola découvre tout ça si rapidement et tombe juste, en plus. Je n’aime pas tellement la manière dont ça se termine, avec comme solution la sœur de Kieran, Isla, qui fait un petit discours à sa mère en suivant les ordres de Bryan.

Cela fonctionne tout de même, heureusement : la mère se réveille, de même que toutes les autres victimes, en entendant sa fille la supplier de se réveiller. Je dis heureusement, parce qu’en parallèle, Finola était en train de se prendre pour la mère de Kieran. L’avantage de cette intrigue, c’est que ça nous montre que Bryan commence à s’inquiéter vraiment pour sa partenaire. C’est meugnon. Les amis, je sens déjà un ship se créer pour ces deux-là.

En attendant, Finola ayant été infectée elle aussi, elle peut nous expliquer ce qu’il s’est passé : la mère était en plein deuil et allait chaque fois au débris parce qu’il lui donnait une image de son fils – comme Finola a eu une image de sa mère. Cette image s’est transformée en rêve, puis en être corporel, tout simplement. Soit.

Il faut encore terminer cet épisode toutefois, et ça se fait par un cliffhanger plutôt intéressant. Pour y arriver, il faut en revenir aux pirates du début de l’épisode. Les deux mêmes hommes se pointent à proximité du lieu où se trouve l’énorme débris proche de la maison de Kieran et sont repérés par un agent. C’est ce qui arrive quand on oublie de se planquer alors qu’on est un méchant recherché, apparemment.

Cela nous permet de les voir se téléporter en avalant une étrange pilule : il n’est donc pas forcément question d’un débris s’ils usent sans hésiter autant de pilules en un épisode. Ils auraient mieux fait d’y réfléchir car un des hommes se téléporte directement dans le pilier d’un pont et meurt. Cela permet à la CIA de découvrir son identité, mais aussi d’en savoir plus sur son arrivée dans le pays.

Et ça pose un gros problème parce qu’il est arrivé dans le pays avec un certain George Jones, le père de Finola. Seulement voilà, quand Bryan l’apprend de son supérieur, il reçoit également l’ordre de ne rien dire du tout à Finola. Un beau travail d’équipe en perspective, donc.

Debris (S01)

Synopsis : De mystérieux débris tombent du ciel, forçant une agence secrète internationale à enquêter pour comprendre ce qu’ils sont et pourquoi ils semblent avoir des effets aussi puissants qu’imprévisibles.

100

Pour commencer, j’ai bien conscience que cette série NBC ne semble pas inventer l’eau chaude quand on lit son synopsis, mais elle m’a donné énormément envie pour plusieurs raisons. Déjà, pour son histoire, parce qu’on est sur de la science-fiction comme j’aime habituellement. Ensuite, pour sa bande-annonce. Généralement, j’évite les bandes-annonces, c’est vrai, mais quand il s’agit des séries, je regarde parfois comme les images vont rarement au-delà du pilot, en tout cas pour les séries de network.

Franchement, il semble y avoir dans cette série tous les ingrédients que j’aime pour les séries de ce genre. Il y en a une nouvelle chaque année, et je tombe dans le piège à chaque fois avant de râler après chaque annulation – ou presque. Espérons que celle-ci échappera à cette tendance, mais je n’y crois que moyennement.

Note moyenne de la série : 17,5/20 – Annulée sans fin…

S01E01 – Pilot – 16/20
Vraiment, je tombe dans le piège à chaque fois avec les séries de science-fiction : je suis toujours super motivé par les premiers épisodes, avant de voir que ce n’est pas dingue et que ça va se faire annuler. Cette fois, si j’aime beaucoup le mystère autour des débris et le champ des possibilités que ça va offrir à la série, je ne suis pas bien convaincu par le fonctionnement de ce premier débris. J’espère que ce sera mieux par la suite. Ca en a le potentiel et c’était convaincant comme pilot, en tout cas, en grande partie grâce aux personnages.
S01E02 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.
S01E03 – Solar Winds – 17/20
J’aime toujours les personnages mais, en plus, cette fois, j’aime également l’intrigue qui m’a vraiment passionnée avec son petit côté 4400, en quelque sorte. La série est une surprise perpétuelle pour le moment, je trouve que chaque intrigue est vraiment bien pensée pour être aussi inédite que possible, tout en faisant penser à d’autres séries ou œuvres de fiction. J’aime vraiment ce qu’elle peut être, même si elle semble pour l’instant être timide et ne pas trop se dévoiler. On sent l’ambition qu’il y a derrière, j’espère qu’elle sera renouvelée, car il y a de quoi faire, c’est évident !
S01E04 – In Universe – 19/20
Cet épisode est vraiment exceptionnel, car pour la première fois, j’aperçois toutes les possibilités offertes par la mythologie de la série. Si le fil rouge n’avance pas énormément, on sent que la série entre déjà dans la cour des grands. La photographie est magnifique, la musique l’est tout autant et n’a plus rien à envier à Fringe… Les personnages ont droit à une vraie évolution et les dynamiques sont bien plus intéressantes à suivre, alors que l’intrigue de la semaine reste bluffante d’inventivité et d’innovation. Cette fois, j’accroche au point d’en faire un coup de cœur, et j’espère vraiment que la série sera renouvelée !
S01E05 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.
S01E06 – Supernova – 17/20
Je continue d’être bien trop passionné par cette série qui possède tous les ingrédients que j’aime dans la science-fiction, avec des personnages que l’on commence à mieux cerner avec cet épisode. Il y a une intrigue plus large qui se dévoile peu à peu, et j’ai hâte d’en savoir plus sur la destination visée par la série. C’est intrigant et prenant, que voulez-vous ?
S01E07 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.
S01E08 – Spaceman – 18/20
On ne me retirera pas de la tête que c’est une excellente série qui n’a rien à foutre sur un network qui risque de l’annuler, parce qu’elle ne peut pas y trouver son public. C’est très frustrant, parce que l’intrigue propose vraiment tout ce que j’adore en science-fiction, avec des cas de la semaine qui ne sont que des prétextes à un fil rouge complotiste désormais assez développé pour être tout le point d’intérêt de cet épisode.
S01E09 – Do you know about Icarus ? – 19/20
C’est un épisode franchement osé et plein d’audace, qui va clairement faire fuir toutes les audiences de la série alors que j’adore ce qu’ils proposent. La série est pour un public de niche, c’est sûr et certain, et au risque de me répéter par rapport à l’épisode précédent, elle n’a rien à faire sur un network où elle ne peut pas fidéliser grand-monde avec ce format. C’est pourtant génial. RENEW DEBRIS.
S01E10 – I Am Icarus – 18/20
La série revient comme convenu avec un épisode très prenant qui est la suite directe du précédent. Si l’impact n’est pas aussi grandiose que ce que l’univers des possibles nous laissait imaginer, je trouve tout de même que cette histoire est vraiment cool pour montrer à quel point les débris peuvent proposer une histoire grandiose. Et puis, la série ne s’encombre pas avec des fausses pistes ou des angles morts : ça tient la route, et c’est à mes yeux le plus important.
S01E11 – Asalah – 16/20
C’est un bon épisode, mais je suis déçu qu’il ne soit pas excellent comme les précédents. On touche du bout des doigts des réponses que les scénaristes refusent toujours de nous donner, ce qui laisse une grande frustration à l’écoute du générique final qui ne fait que poser les questions qu’on se pose. Le sort de la série reste incertain, en plus, mais les audiences sont au plus bas alors…
S01E12 – A Message from Ground Control – 17/20
Eh bien, je suis toujours aussi fan de la série, même après plusieurs mois. Je n’ai aucun doute, c’était l’une des meilleures nouveautés de la saison et c’est vraiment dommage de la voir annulée car les mystères et complots qu’elle renferme sont géniaux. J’espère trouver d’autres informations sur ce qu’aurait été la série en cas de saison 2, et je vais tout de suite me jeter sur le dernier épisode de la saison !
S01E13 – Celestial Body – 19/20
La fin de saison est vraiment réussie. Elle contient pile le bon équilibre entre les réponses qu’on attendait depuis treize épisodes et les nouveaux mystères, c’est-à-dire pile le bon équilibre pour lancer agréablement la saison 2 l’an prochain. Malheureusement, il n’y aura pas de saison 2. Le potentiel était là, il était maîtrisé ; la qualité était là ; tout était génial avec cette série ! Je suis vraiment déçu.