The Irrational – S01E02 – Dead Woman Walking – 13/20

Comme de nombreuses séries procédurales, celle-ci peine à surprendre dans l’enquête principale de l’épisode que j’avais résolu 35 minutes avant le héros. C’est gênant sur un épisode de 41 minutes. Cependant, j’accroche bien au fil rouge et à certains aspects de la série, les commentaires sur la nature humaine étant généralement plutôt sympathiques. Il y a de nombreux axes d’amélioration, une actrice que je commence déjà à ne plus supporter et des grosses ficelles trop visibles, mais c’est un divertissement qui fonctionne comme il se doit. Et bordel, la structure en fil rouge sur une saison complète me manquait.

Spoilers

Pourquoi utiliser l’un des poisons les plus rares du monde sur l’une des seules personnes capables de le reconnaître ?


Are you seriously playing with fire ?

Non contente d’être la seule série de network diffusée en ce moment, la série s’offre aussi un long résumé du premier épisode avant d’entamer le second, histoire qu’on soit bien sûrs de ne rien avoir oublié de l’épisode. C’était un peu trop répétitif, mais bon, je vais l’effort de supporter pour l’instant : j’ai envie de croire en la possibilité que représente cette série.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

Le fil rouge

L’épisode reprend d’abord par le fil rouge de la saison, et c’est bien normal : l’explosion de l’Eglise. Alec ne s’en souvient toujours pas précisément, alors il tente de recréer les conditions de l’explosion. Il se souvient avoir senti les flammes, forcément, mais aussi un parfum floral. Le voilà en pleine recherches avec son eau de Cologne pour se souvenir de détails supplémentaires. Pour cela, il faudra attendre la fin de l’épisode : pendant son enquête, il va trouver la bonne fleur par pur hasard (et on s’en doutait dès le départ de l’épisode).

Ainsi, en fin d’épisode, il retente son expérience de brûler la fleur et l’odeur lui débloque un de ses souvenirs – la voiture du terroriste avait des jantes particulièrement laides, mais reconnaissables. C’est un détail de plus pour la suite de la saison, et j’avoue que je tombe dans le piège de ma propre curiosité sur ce fil rouge. J’espère qu’on en saura vite plus.

En attendant, il faut se taper une enquête trop facile à démêler et la conséquence du cliffhanger précédent : les caméras de surveillance n’ont que le dos de l’homme. Pff. On vous croit les gars. Bref, la première expérience matinale d’Alec est un échec, donc il se rend ensuite au boulot. J’adore ces personnages de séries qui ont toujours le temps de mener toute une vie avant d’aller au boulot – mais en même temps, je regarde cet épisode avant d’aller au boulot, donc je suis comme eux.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

Le poison

À peine arrivé à l’université, Alec tombe sur une vieille amie qui n’est pas là pour une visite sociale. Elle souhaite au contraire obtenir l’aide d’Alec pour résoudre… son propre meurtre. Rien que ça ! Elle s’est rendue compte qu’elle était empoisonnée avec une substance mortelle, généralement utilisée pour tuer des espions russes.

Lui, il aimerait plutôt l’aider à se soigner – mais les antidotes sont trop expérimentaux pour cette amie qui refuse de voir son cerveau réduit en bouillie dans l’affaire. C’est un peu osé de nous introduire un perso cool voué à mourir dès le deuxième épisode de la série. Cela dit, j’aime bien cette manière de nous présenter une nouvelle enquête, et c’est suffisamment original pour ne pas avoir un sentiment de répétitions dans les épisodes suivants. J’imagine qu’il vaut mieux viser haut dans l’originalité des premiers épisodes pour marquer les esprits avant que ça ne devienne trop routinier.

En tout cas, l’enquête semble un peu simple : CJ, la femme empoisonnée, a déjà un suspect qui aurait un mobile et un accès au poison. Toutefois, elle doute tout de même, se disant qu’elle pourrait être un dommage collatéral et que la victime aurait pu être cet homme.

Après, quand on apprend qu’elle a un partenaire d’écriture, Jean (je crois ? Gene ? Who cares ?), on sent bien que l’intrigue va avoir un petit peu de fun à nous proposer pour finalement l’accuser. Par contre, c’est trop gros qu’Alec ne pense même pas à le soupçonner un quart de seconde – et ça en faisait aussitôt le coupable idéal.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

L’enquête

L’enquête prend une tournure bien différente de l’épisode de la semaine dernière. Marissa ne souhaite pas trop que son mari soit si impliqué, mais c’est trop tard : c’est CJ elle-même qui le pousse à enquêter après tout. Il me reste un problème avec Alec : je ne vois pas pourquoi il aime tant se mettre en danger. En attendant qu’il le fasse, on le voit mener l’enquête. Et en fait, il ne fait rien du tout, se reposant à 100% sur ses étudiants.

J’ai bien aimé leur petit brainstorming pour attirer à eux l’un des principaux suspects de l’empoisonnement de CJ. Grosso modo, c’est facile : il suffit de le leurrer avec un produit gratuit. Bon, autant le brainstorming était sympa, autant le résultat était un peu ridicule ! L’étudiante totalement 100% amoureuse de son prof envoie un simple message Whatsapp pour un échiquier gratuit et hop, ça fonctionne ? Qui répond à ce genre de messages sur des trucs gratuits venant d’un inconnu là ?

Je veux bien qu’il soit fan d’échecs, mais s’il est fan du site, il doit bien se rendre compte que c’est une arnaque. Bon, on va passer sur cette faille dans le scénario et en arriver au moment où Alec se met en danger, fixant un rendez-vous avec son suspect principal. Il s’y rend seul, avec une Marissa évidemment en retard pour que le suspense soit plus grand. Quand il rencontre le suspect, il vient de se faire tuer par ce qui ressemble à un tueur professionnel.

Et c’est parfaitement irrationnel de voir Alec tenter de s’en sortir en plongeant dans l’eau. J’ai aimé le moment où il raisonne avec le tueur comme il peut, mais c’est vraiment pas terrible de le voir ensuite prendre un chemin à découvert pour s’enfuir alors que clairement il y avait une solution pour plonger sans risquer de se prendre une balle.

Bien sûr, Alec survit et cela permet de relancer l’enquête dans une nouvelle direction. Au passage, on nous fait aussi un petit aparté sur la curiosité qui est un moyen précieux de piéger les gens et de les pousser à faire des choses. C’est pas faux, ma foi. J’aime vraiment ce petit côté faussement scientifique et la manipulation que propose la série. C’est pour moi la force de cette série procédurale et j’espère qu’elle va s’en rendre compte pour réduire d’autres scènes moins intéressantes.

En attendant, on en revient donc à l’enquête, où CJ explique qu’elle pense avoir été empoisonnée pendant un déjeuner au restaurant. Par chance, il y a eu une demande en mariage ce jour-là, donc il existe une vidéo. Avec sa sœur, Alec la visionne et finit par remarquer que la théière a été échangée sur la table. Cela frustre énormément CJ quand elle l’apprend, parce qu’elle est sûre d’être quelqu’un qui remarque tout, tout le temps.

Alec lui prouve que non avec une autre expérience et… putain, mais ils recommencent ! Exactement comme la semaine dernière, ils nous privent de l’expérience qui serait pourtant sûrement marrante à vivre. Je veux dire, il lui prouve qu’en se concentrant sur un détail, on en oublie de regarder ce qu’il se passe en général… mais nous, on ne nous montre pas l’expérience. Par conséquent, on n’a aucune chance de savoir si on aurait remarqué ou non l’ours qui passe en arrière-plan. Et j’ai du mal à croire qu’on puisse le manquer.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

Diversion

C’est totalement naze de nous faire ça. En tout cas, ça relance l’enquête dans une nouvelle direction : Alec comprend que la demande en mariage était une diversion. Et il a raison : il s’agit en fait de deux acteurs embauchés pour l’occasion. Reste à savoir qui a bien pu les engager pour ça, parce que c’est tout de même une drôle de manière de planifier un meurtre. Soit. Cela fonctionne plutôt bien : Alec comprend vite qu’il tient un nouveau suspect, parce qu’un ancien employé des acteurs est une entreprise sur laquelle CJ et Jean ont écrit un article peu flatteur.

C’est ce qu’on appelle un mobile. Partant de là, Alec prend la décision d’organiser un faux entretien d’embauche avec l’aide de ses étudiants – encore et toujours. Cela lui permet de piéger un homme de l’entreprise, parce qu’il sait qu’à un entretien, on a tendance à se vanter. Soit. On a aussi tendance à mentir un peu pour se mettre en avant, non ?

Bon, en tout cas, ça permet à Alec d’avoir plein d’informations. En parallèle, ses étudiants décident de faire dans le social. Même si CJ ne veut pas que sa fille soit au courant de son empoisonnement, les deux étudiants font ce qu’ils font pour la prévenir. C’est un développement secondaire qui permet de mieux connaître ces deux personnages et, ma foi, je pense que je vais les apprécier s’ils enchaînent les théories et débats comme ça à chaque épisode. Il y a tout de même un problème avec cette théorie : j’ai beaucoup de mal avec le jeu de l’actrice. Beaucoup, beaucoup. Elle est jolie, hein, mais son jeu n’est pas exactement une réussite.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

Narcissisme

L’étudiante nous partage un peu plus son passé (ou pas ? Une part de moi n’a pas pu s’empêcher de penser que c’était de la manipulation) avec une mère décédée quand elle était en froid avec, et ça finit par convaincre la fille de CJ. Je retiens de la scène le sens de l’observation des deux étudiants, c’était sympa. Sinon, ben, ce n’était pas de la manipulation : en fin d’épisode, Alec prend le temps de parler avec son étudiante de la culpabilité qu’elle ressent encore concernant la mort de sa mère. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fais pas confiance à cette étudiante – oui, même si on la voit sur la tombe de sa mère. C’est peut-être parce qu’elle joue mal, je ne fais jamais confiance aux acteurs qui jouent mal. Après, c’était une bonne scène pour apprendre à connaître le personnage que de la voir se confier avec Alec.

Avant d’en arriver là, Alec mène l’enquête pour de vrai et se rend compte d’une évidence élémentaire : il n’a pas soupçonné Jean. Genre, le type que j’ai soupçonné au moment où on nous a introduit son existence est évidemment le coupable. Alec en a la certitude, mais doit encore le prouver. Il décide donc de le piéger en jouant sur son désir d’être reconnu comme un mastermind de criminel. Evidemment, il le fait en mentant : il lui explique que le tueur est un génie qui voulait simplement battre CJ à son propre jeu, mais que c’est lui qui se fait avoir car il ne verra jamais sur le visage de CJ sa victoire.

C’est débile, mais ça fonctionne. Jean veut aussitôt aller se vanter auprès de CJ et lui dire qu’il est parvenu à la battre. Sauf que ce n’est pas le cas : CJ n’est pas dans le coma comme Alec l’a prétendu, et elle filme les aveux. Hop, hop, hop, on en arrive à la fin de l’épisode. Et c’est presque un happy end où CJ accepte finalement le traitement expérimental pour tenter de survivre et revoit sa fille.

Alec prend le temps de papoter avec son étudiante, puis prépare tout un cours sur le cas de CJ. Cette dernière a carrément écrit un article sur le crime imparfait de Jean et sur son narcissisme. Oui, oui, il s’est fait arrêter par narcissisme et par volonté que le monde entier sache ce qui lui est arrivé. Une enquête pas dingue, mais une réussite tout de même pour Alec. Allez.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant par les premiers éléments de fil rouge, tout permet de s’accrocher juste assez pour avoir envie de voir la suite. Ce ne sera pas la série de l’année, mais ça va se regarder à défaut d’avoir autre chose à se mettre sous la dent.

Spoilers

Pourquoi confesser un meurtre alors qu’on n’est pas le meurtrier ?


People are irrational. But predictably so.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Irrationnel

La série commence plutôt pas mal, même si c’est avec une scène aussi prévisible que ce que la voix-off nous explique : les gens sont irrationnels, mais de manière prédictible, avec des décisions qui sont prises par instinct plutôt que par logique. C’est un constat simple, mais plutôt vrai, qui est mis en avant par plusieurs exemples plutôt marrants – la fastfood, les achats compulsifs, tout ça, tout ça. C’est une bonne manière d’introduire le héros de cette série qui explique que c’est suite à plusieurs décisions faites par instinct que l’on a besoin de lui, parce qu’on a enchaîné trop de mauvaises erreurs.

Franchement, c’est fluide et je vois mal comment on aurait pu introduire différemment le personnage central de la série, Alec, donc. Enfin, si, je vois : on aurait pu nous donner son nom autrement que dans le synopsis, surtout que le générique (inexistant) nous informe qu’il sera omniprésent pour la série. Bref, c’est prévisible, c’est un procédural NBC, mais pourquoi pas ?

Je suis là pour me laisser convaincre, après tout. J’aime bien la première intervention de l’épisode qui nous introduit Alec comme un négociateur dans les prises d’otages. Nous le suivons donc alors qu’il essaie de convaincre un père de famille de ne pas tirer sur sa femme ou sur son bébé. Pour se faire, il décide de le faire réfléchir à ses choix et ses envies du moment, pour qu’il se rende compte que c’est une mauvaise idée.

Evidemment, on est sur un pilot alors notre héros parvient à faire en sorte que le personnage ne tue pas tout le monde. On voit toutefois que ses méthodes ne sont pas convaincantes pour tous les gens sur place – à commencer par les policiers. Il n’y en a qu’une qui semble lui faire confiance, Marissa, et pour cause : on apprend rapidement qu’elle est la femme du héros.

Bon, par contre, ils ont rompu. Ils ne sont pas divorcés (pas encore, en tout cas), mais ne vivent plus ensemble. C’est un peu lourd comme duo, mais ce sera parfait pour nous faire un will they/won’t they un peu différent des autres séries. Leur alchimie est plutôt chouette, en plus, et on comprend bien que la rupture vient du fait que le héros dissocie trop les émotions de la réalité, se contentant de la logique et de l’irrationnel, enfin de l’instinct, pour tout expliquer.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Alec

Cette introduction faite, il nous faut plonger un peu plus précisément dans ce qui a rendu Alec comme cela. Nous découvrons donc qu’il est professeur de fac et nous suivons son premier cours face à de nouveaux étudiants, pour vraiment apprendre à le connaître. Il a donc un passé un peu sordide, avec des brûlures dans le cou qui viennent d’un accident. Ce sont ses brûlures qui ont fini par le rendre comme il est aujourd’hui : il explique que les infirmières retiraient brutalement ses bandages et que ça lui faisait bien plus mal que si elles y allaient lentement.

Cette décision fondée sur l’instinct l’a beaucoup fait réfléchir : c’est comme cela qu’il est devenu ce qu’il est, parce qu’il a fini par comprendre que les infirmières géraient la douleur d’infliger de la douleur comme cela. Et les brûlures ? On a quelques flashbacks précipités pour nous faire comprendre qu’il y aura quelque chose à creuser un jour de ce côté-là. Mais pas aujourd’hui. En effet, le héros ne se souvient pas exactement de tout ce qu’il s’est passé, alors il invente une fausse excuse – ce qu’il explique ensuite à son assistante. Bon. Un mystère pour la suite, c’est vraiment une série procédurale.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Dylan

On tombe alors dans la série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique avec une enquête de la semaine, enquête un peu précipitée inévitablement. L’épisode doit forcément accélérer les choses puisqu’il y avait toute la partie introduction au départ. Bref, c’est la maire qui fait appel directement à Alec pour qu’il prouve l’innocence (ou la culpabilité d’ailleurs) de Dylan, un étudiant qui affirme avoir tué sa copine (Jasmine). Seulement voilà, ça n’arrange pas la maire parce que c’est le fils d’un sénateur.

C’est gênant comme situation, alors hop, Alec débarque pour tenter de régler ce qu’il se passe. J’aime bien l’idée de l’épisode, mais je me demande vraiment comment cette série va pouvoir tenir sur une vingtaine d’épisodes sans être répétitive dans les schémas proposés. Il faudra que les personnages soient vraiment chouettes, et ce n’est pas encore le cas.

En ce qui concerne l’enquête, Alec assiste à l’interrogatoire de la police et pose des questions étranges, comme les positions dans lesquelles Dylan et Jasmine ont bien pu coucher ensemble. Son but ? Démontrer qu’il affirme avoir tué Jasmine mais qu’il ne s’en souvient pas précisément : on se souvient des choses par image, mais ce n’est pas le cas dans le cas du meurtre. Cela l’interroge sur la raison pour laquelle il confesse, et ce sera le cœur de l’enquête.

Après, il n’y a pas d’enquête tant qu’il n’y a pas de corps, hein. Voilà donc Alec qui se rend sur la scène de crime. Pour pouvoir y entrer, il fait appel à Marissa qui lui donne ses accès sans problème. Ils rencontrent ensemble l’enquêtrice sur le cas, ce qui permet de perturber celle-ci. Elle était sûre que l’affaire était réglée parce que Dylan avait confessé… seulement voilà, s’il avait confessé être innocente, elle aurait mené une enquête.

Bref, Alec lui rappelle qu’elle a un métier à faire et que ce serait mieux de le faire correctement. Pour la convaincre qu’il est possible de confesser de quelque chose qu’on n’a pas fait en étant sûr de l’avoir fait, Alec met aussi en place une expérience à la fac. J’ai trouvé dommage que cette expérience soit présentée en moins d’une minute : je trouve que la série passe à côté de quelque chose. Après tout, on est là pour ce que la science pourrait apporter – un peu comme dans Numb3rs où on venait pour les maths. Or, là, la science est mise de côté avec juste la révélation du résultat de l’expérience – ils mentent tous quand on leur dit qu’ils ont été filmés en train d’abîmer du matériel lors d’un moment où ils devaient aller vite à un autre endroit – parce que c’est ce qui permet à l’épisode d’avancer.

La détective sur l’affaire n’est pas trop convaincue pour autant que c’est la même chose que lors d’une confession de meurtre. Ce n’est pas grave : ça conforte Alec dans ses certitudes. Il décide donc de poursuivre l’enquête autant que possible : il se rend donc dans une réunion pour alcooliques anonymes où Dylan se rendait régulièrement. À partir de là, je tenais mon coupable : le parrain de Dylan.

Alec n’en arrive pas si vite à la même conclusion que moi, et pourtant, tout se dirige vers là avec un jeton de cinq ans de sobriété retrouvé sur la scène du crime, là où les deux protagonistes, Dylan et Jasmine, n’en sont qu’à quelques mois. Je trouve ça gros que personne ne cherche plus loin l’origine de ce jeton, pas même Alec.

Pour leur défense, ils sont perturbés par l’arrivée d’une influenceuse rivale de Jasmine dans l’histoire, parce qu’évidemment Jasmine était une influenceuse. Si elle ment et que la révélation du mensonge est marrante à suivre, on voit rapidement que c’est une fausse piste cette dispute entre influenceuses. Elle permet de prouver une fois de plus qu’Alec est malin et fait attention aux détails. Dans le même genre, à la réunion des AA, Alec est plutôt marrant à expliquer comment on fait soudainement attention au bruit de fond lorsqu’il est question de sexe ou d’un nom que l’on connaît. C’est comme ça qu’il attire l’attention de ceux connaissant le nom de Dylan. Et ça fonctionne.

C’est comme ça que moi j’ai trouvé mon coupable. Alec met du temps à s’en rendre compte, mais l’enquête le ramène une fois de plus aux AA où il finit par comprendre que Ray doit être le coupable bien planqué. Il lui rend son jeton de cinq ans de sobriété et fait aussitôt appeler Marissa pour qu’elle vienne sur place.

Il fait bien. Quand il confronte Ray, ce dernier sort aussitôt un flingue – l’arme du crime. Pour un personnage intelligent, il se met en danger sans raison là. Le voilà pris en otage, mais le genre d’otage que personne n’aimerait avoir : il papote tranquillement avec Ray et lui souligne toutes les mauvaises décisions qu’il est en train de prendre.

Ma foi, ce ne sera pas la série du siècle. Alors qu’Alec conduit, Ray lui donne des coups de poing et confesse peu à peu ce qu’il s’est passé. Nous n’avions pas besoin de tant de détails, en plus, parce que j’avais de toute évidence un coup d’avance sur le personnage. Ce n’est pas compliqué : Ray a donc tué Jasmine, puis s’est servi de la confiance que Dylan avait en lui pour le droguer, le faire rechuter et le faire accuser.

Simple et efficace. Une fois que la confession est faite, Marissa débarque en voiture, mais la série n’a pas le budget pour une vraie course poursuite. Voilà donc Alec qui provoque un accident volontaire de manière à neutraliser définitivement Ray. Dylan est alors relâché et tout est bien qui finit bien. On peut même nous vendre un triangle amoureux entre Alec, Marissa (son ex-femme beaucoup trop accrochée à lui) et la nouvelle enquêtrice qui semble vouloir bosser à nouveau avec lui. Je crois que son nom est Bowen… mais franchement, ils ne se sont pas trop souciés de nous faire apprendre les noms des personnages pour l’instant !

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Le fil rouge

En me concentrant sur l’enquête, j’ai volontairement mis de côté dans ma critique une grosse partie de ce pilot qui se concentre sur une intrigue qui sera en fil rouge et qui concerne le passé de notre personnage. En fait, c’est toute sa vie perso que j’ai mise de côté pour l’instant. On découvre donc qu’il vit désormais chez sa sœur, un personnage secondaire qui sera là pour le soutenir quoiqu’il arrive dans sa vie. Je l’aime bien, elle apportera une dynamique intéressante avec le personnage principal – elle le connaît par cœur, elle sait comment lui parler, elle le ramène au monde des émotions. En gros.

Des émotions, le personnage principal en a plein. Seulement, il veut les mettre de côté parce qu’il est aussi perturbé par son passé. Tout au long de l’épisode, on en découvre plus sur lui et ses brûlures. L’origine ? Une bombe a explosé dans une église. Il y a perdu un proche – son frère ? – et obtenu de grosses brûlures dans le cou. L’avantage, c’est que l’enquête menée par le FBI lui a permis de rencontrer Marissa. Oui, parce qu’elle est du FBI, en fait.

Aujourd’hui, son ex-femme a gardé la maison, mais elle est encore amoureuse de lui et pas encore divorcée. Bon, ça, je l’avais déjà dit. Et je crois que grosso modo, c’est tout ce qu’on appris sur le passé du personnage.

On en revient alors au présent et à de vraies questions pour la suite de la série : il fallait un fil rouge et on l’obtient quand le poseur de bombe, un certain Wes, demande à être libéré plus tôt que prévu. Lors de l’audience, tout se déroule à merveille et il est prêt à être libéré, mais il aperçoit alors quelqu’un dans le cadre d’une porte. Il n’en faut pas plus pour qu’il exprime aussitôt son souhait de commettre d’autres attentats.

Marissa et Alec ont beau courir vite (non), ils ne parviennent pas à rattraper l’homme qui se tenait dans le cadre de la porte. Ils n’ont soi-disant aucune piste pour le retrouver car Alec n’a pas retenu sa plaque, mais ils comprennent en tout cas que Wes n’agissait pas seul. S’il a un complice qui tire les ficelles, l’enquête doit être rouverte… De quoi nous garder Marissa et Alec proches l’un de l’autre un bon moment. Sinon, je vous présente le seul palais de justice de l’histoire des séries qui n’a pas de gardiens ou de caméras de surveillance. J’imagine qu’on nous dira que le chapeau cache l’identité du type – que je soupçonne très fortement d’être le frère d’Alec, pour le bien du drama. L’histoire nous le dira – parce que je pense que je vais continuer la série, elle met en place ses petits rituels déjà, ça va se regarder tout seul.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Irrational (S01)

Synopsis : Alec Mercer est un professeur de psychologie comportementale de renommée mondiale. Avec son expertise unique en matière de nature humaine, il intervient dans des affaires à haut risque.

Pour commencer, The Irrational est un peu comme un cadeau tombé du ciel. Avec la grève des scénaristes qui vient tout juste de se terminer hier et les acteurs toujours en grève, les nouveautés se font rares cette saison. En fait, c’est quasiment la seule nouveauté, parce que NBC se l’est mise de côté rien que pour cette occasion.

Du coup, cette série a tout mon temps et mon attention, et franchement, ça tombe bien. J’avais un petit vide à combler dans ma liste de séries procédurales originales, surtout que je n’ai jamais repris Lucifer (un jour, un jour). Après, je suis un peu dans le flou. Je ne connais ni le casting en détail, ni les producteurs, et je n’ai pas vraiment d’infos sur le ton que la série va adopter. Mais bon, découvrir quelque chose sans a priori, surtout quand le paysage télévisuel est aussi désert, c’est plutôt cool, on va dire. Je n’aurais probablement jamais regardé s’il n’y avait pas eu grève et pénurie de nouveautés.

Et peut-être que j’aurais dû ne pas regarder quand même quand je vois tout ce que j’ai à rattraper… mais c’est plus fort que moi, j’aime trop les diffusions hebdomadaires pour passer à côté de ce qui s’annonce déjà comme un procédural à vitesse de croisière déjà connue. Parfait pour entamer une nouvelle routine de mardi matin.

Note moyenne de la saison : 

The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant…

Lire la suite

The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est…

Lire la suite

The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us…

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

Paris | La fuite | L’école | Le château

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer