How I met your father – S01E07

Épisode 7 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.

Spoilers

Figurez-vous que ce groupe de new-yorkais est comme tout le monde : il doit travailler de temps en temps. Ou pas.

Shortie McTalkie is here to see you.

L’épisode commence cette fois-ci par Sophie racontant son travail à son fils, et ça nous change un peu. L’épisode précédent se terminait encore sur une blague de cul entre mère et fils, et c’était un peu déroutant tout de même. Cela commence mal pour Sophie par contre : elle est sur le point de rencontrer une de ses idoles qui veut l’embaucher pour… la bat mitzvah de sa fille. Ce n’est pas exactement le pic de sa carrière, mais bon, elle va devoir faire avec.

Il y a un peu d’humour avec tout ça, mais j’ai trouvé l’épisode très lourd en name dropping de plein de stars pour le principe de les nommer et de faire de l’humour. On apprend ainsi que Timothée Chalamet serait sur le point de devenir un lutteur impressionnant ? Euh. En quoi est-ce drôle ?

En fait, mon vrai problème vient du fait que l’humour de la série n’est pas drôle – ou en tout cas ne me fait pas rire ? C’est triste. Bon, allez, on en revient assez vite à la formule habituelle des épisodes, avec Sophie qui se rend au bar pour parler à ses amis et embaucher Valentina comme assistante, quitte à ce qu’elle perde son boulot. Ben oui, il n’y a pas que Sophie qui travaille, quoi. D’ailleurs, il y a aussi Charles. Il est toujours barman avec Sid, qui perd de l’argent avec son bar, et il développe une obsession pour ses critiques Yelp.

Il a beaucoup de positif… mais aussi une critique qui dit qu’il a des fesses plates et des cocktails dégueulasses. Le voilà déprimé à demander de l’aide pas Ellen, parce qu’Ellen ne travaille toujours pas elle ; elle écoute des mémoires pour écrire les siennes. Elle prend aussi le temps d’écrire des reviews sur Yelp après avoir trop bu pour critiquer son colocataire qui n’arrête pas de lui dire qu’elle a besoin de se trouver un job. OK ?

Tout finit bien entre eux, même si Charles a encore besoin d’apprendre à ne pas écrire n’importe quoi sur internet – et surtout pas le numéro d’une amie dont il donne l’impression qu’elle est prête à coucher merveilleusement bien.

Pendant ce temps, Jesse et Sid s’isolent dans l’appartement pour passer la journée à bosser. Ils ont chacun besoin d’avancer dans des projets différents, mais Jesse n’est pas près d’écrire une chanson sans Meredith si le pigeon a la fenêtre n’arrête pas de chanter. Il n’en faut pas plus pour qu’une recherche Google improbable de Sid les fassent tenter un make-up de pigeon.

Bon. Euh. C’était plus ou moins marrant jusque-là, mais on sent bien que ça va finir en invasion de pigeons et très rapidement on devine que ça finira avec les deux amis coincés sur le balcon. Au moins, c’est à peu près marrant dans la manière dont c’est mené. Par contre, les gags en cours de route n’étaient pas glorieux – le pire étant la danse Tik Tok, je crois. Je sais que je leur ai reproché d’avoir de l’humour trop daté, mais une fois de plus, ça essaie trop d’être jeune alors que ça ne l’est pas. Ils sont finalement sauvés par le service de contrôle des animaux.

Jesse peut alors se mettre à écrire une chanson qui sera probablement un carton puisqu’il l’écrit grâce au bracelet porte-bonheur de Sophie. Que c’est lourd comme mise en place pour le couple ! Déjà à l’épisode précédent j’avais trouvé moyen de nous laisser en plan sur une question d’Ellen lui demandant s’il était amoureux d’elle, mais là.

Bref, j’en oublie toute la partie de l’intrigue sur Sophie et Valentina, probablement parce que ça m’a moins plu que le reste. Elles sont amenées à la soirée de la gamine influenceuse la plus exécrable et cliché possible, et la gamine finit par répondre correctement à leur chantage quand elles la menacent de révéler qu’elle s’est droguée après avoir volé les pilules de Valentina – sauf que l’ado ne s’est pas du tout drogué, c’est juste un placebo.

Il faut surtout en retenir que la série essaie de nous intégrer le coup de la chèvre avec un Halloween 2018 dont Sophie ne parlera soi-disant jamais (ça viendra forcément vu la longueur de la saison 2 annoncée) et que l’amitié entre Valentina et Sophie se développe autour d’une nouvelle intrigue sympathique sur le fait de ne plus se mentir – Val n’est pas si heureuse que ça dans son job, mais elle aide Sophie à progresser dans le sien.

Et Drew ? Et la vie sentimentale de Sophie ? On n’est tout de même pas là pour que Sophie raconte à son fils comment elle a rencontré son père, si ?

How I met your father – S01E06

Épisode 6 – Stacey – 11/20
Les personnages ont à peine le temps de se trouver un équilibre en tant que groupes – et en tant que personnages individuels d’ailleurs – qu’ils sont déjà déséquilibrés par des décisions douteuses de la part des scénaristes. Si l’humour semble plus fluide dans cet épisode, on a tout de même du mal à cerner les vraies intentions et à être vraiment amusé.

Spoilers

Hannah et Sid invitent Sophie et Drew à un week-end romantique ; Charles et Ellen organisent la première soirée chez eux.

Cool euphemism for pathetically single

Hannah, la fiancée de Sid revient en ville parce que Sid et elle doivent se rendre en week-end pour préparer le mariage. Ils invitent au passage Sophie et Drew, parce que ça fait déjà un mois que ces deux-là sortent ensemble apparemment.

Je ne vais pas chercher plus loin que ça et me contenter de regarder l’épisode, je crois qu’on a déjà établi que la série n’avait pas trop de cohérence ? Je me le suis établi tout seul en tout cas, et la série ne fait que le confirmer quand elle nous apprend ensuite que Sophie n’a toujours pas couché avec Drew après un mois. Avec une colocataire comme Valentina, racontant tous ses exploits sexuels, ne le découvrant qu’au détour d’une conversation avec Sophie.

De toute manière, peu importe, ce n’est pas le sujet de l’épisode. Le sujet de l’épisode, c’est qu’Hannah annonce à tout le groupe qu’elle part en week-end avec Stacey et Drew, en parlant de Sophie. Stacey, bien sûr, est l’ex de Drew avec qui Hannah s’entendait bien et que Valentina ne met pas longtemps à retrouver sur Instagram.

C’est la pire idée possible : elle montre les photos à Sophie, qui se met aussitôt à se comparer à cette Stacey qu’on voit à peine. L’idée fixe de Sophie pendant tout l’épisode ? Eh bien, c’est que Drew est déjà venu auparavant dans le restaurant où Sid et Hannah les traînent. Par conséquent, elle essaie d’avoir la vérité de sa part, mais il lui assure n’être jamais venu… et ça, c’est une grossière erreur. Il est assez évident que ça l’est d’ailleurs, mais bon, allez comprendre pourquoi, Drew continue de mentir pendant que Sophie mène une enquête ridicule.

Elle prend donc une photo du livre d’or de l’hôtel dans lequel Stacey a signé pour l’envoyer à Valentina, mais elle se démerde pour l’envoyer à… Stacey elle-même. Alors dans aucun monde ça ne peut arriver ? Genre pourquoi suivrait-elle Stacey, pourquoi pourrait-elle lui envoyer un message si simplement et rapidement et surtout pourquoi Stacey se prendrait-elle ensuite la peine d’envoyer un message à Drew pour lui dire que Sophie est folle ?

À la rigueur, sur un coup comme ça, je la verrais plus critiquer Drew que Sophie ? Pendant ce temps, le week-end se passe mal pour Sid également, parce qu’il raconte qu’il a laissé tomber ses études sur un coup de tête pour ouvrir un bar, et ça rappelle à Hannah qu’elle n’est pas si à l’aise que ça avec cette idée. Euh, il serait temps d’en parler effectivement.

Pourtant, c’est de Sophie que Sid s’occupe. Celle-ci révèle alors qu’elle n’a jamais eu de relation suffisamment sérieuse dans sa vie pour avoir un ex comme Stacey l’est pour Drew. C’est intéressant. Enfin ! Voilà une scène qui permet de vraiment construire le personnage de Sophie – et en plus, ça permet aussi de faire le point sur Sid et son amitié avec. Il lui confie ainsi son erreur vis-à-vis d’Hannah, même s’il ne regrette pas d’avoir racheté le bar dans lequel il étudiait alors qu’il ne pouvait pas être médecin lui-même.

Finalement, tout se termine bien pour les deux couples, avec Sid qui se fait pardonner et Drew qui révèle à Sophie que Stacey voulait tout le temps des photos sur instagram, ce qui le saoulait trop. Mouais. C’est rapide comme résolution.

Du côté de la construction de l’épisode, on est sur une formule assez classique : la première scène introduit les enjeux de l’épisode et les intrigues. Outre cette intrigue de week-end pour préparer un mariage, il y a donc aussi la première soirée organisée par Charles et Ellen, parce qu’ils vivent ensemble depuis plus d’un mois mais n’ont jamais invité personne alors qu’ils entrent sans frapper dans l’appartement de Sid et Jesse dans à peu près chaque épisode. Makes sense.

Bref, peu importe, hein, ce qui est important est que Charles veut absolument que tout se passe bien sans que ce ne soit trop possible puisqu’il n’a pas acheté de nourriture. De toute manière, il y a deux raisons qui font que ça va mal se passer : Mia, la nouvelle conquête de Jesse, débarque et ça permet à Ellen de se rendre compte qu’elle a déjà couché avec alors que Valentina assure qu’il n’y a pas de mal à parler des ex… jusqu’à ce que Charles révèle qu’il a déménagé plusieurs fois à l’autre bout du monde pour suive une fille.

Pas de bol, Valentina se rend compte que si, elle est jalouse elle aussi. La soirée tourne mal très rapidement, mais ça permet au moins de bonnes blagues. J’ai bien accroché à la manière dont Mia est insupportable avec son activisme et dont sa coucherie avec Ellen est révélée à Jesse. Cela donnait l’impression d’être bien écrit, et ça montrait aussi que les personnages trouvaient un peu plus leur rythme.

Valentina s’énerve assez vite contre Charles, et on s’amuse bien jusqu’à ce que ça vire au drama. Il finit par brûler son passeport pour prouver qu’il n’ira nulle part (mais du coup, il n’a plus de papier ????) et elle lui avoue qu’elle réagit un peu trop intensément parce qu’elle est amoureuse de lui. Allons bon. Ca aussi, c’est rapide. Mais peut-être pas aussi rapide que la manière dont les scénaristes évacuent la question posée à Jesse sur ses sentiments pour Sophie…

How I met your father – S01E05

Épisode 5 – The Good Mom – 07/20
Je veux bien être compréhensif face à une série qui a besoin de temps pour s’établir, mais je ne comprends pas comment un casting aussi parfait peut être aussi mal exploité et comment personne n’a pu se rendre compte à quel point la série était désastreuse. Elle tente d’être drôle, mais tous les gags tombent à l’eau tellement il manque de fluidité et de cohérence. Genre, ça ne se passerait jamais comme ça, et sans un brin de crédibilité, ça ne peut pas être drôle ?

Spoilers

La mère de Sophie débarque à l’improviste dans la vie de sa fille.

Not anymore. She’s full of dead.

Je sais que le but d’un #WESéries est plutôt de gagner des minutes avec de longs épisodes, mais bon, j’ai trois épisodes de retard dans cette série, alors bon, il faut que je me rattrape. Et ce n’est pas gagné, parce que les épisodes ont beau être court, je sens que ça va être long en ressenti. Cet épisode commence par une blague absolument pas drôle sur les parents des autres et sur Sophie, et bon, non merci.

L’avantage des scènes de Kim Cattral ? Elles ne durent pas trop longtemps non plus. On repart donc assez vite dans l’histoire se déroulant en 2022, et on rencontre ainsi la mère de Sophie. Ils ne traînent pas à ajouter ce personnage à la série dis-donc, mais une fois de plus le casting est parfait : Paget Brewster. Oui, Paget en mère pour Sophie ??? C’est compliqué d’y croire, mais faisons comme si.

Je ne comprends absolument pas la relation entre Sophie et sa mère, en plus, parce qu’elle semble saoulée de la voir débarquer à l’improviste pour son anniversaire (avec une semaine de retard, donc), mais… elle est aussitôt motivée à l’inviter au bar de Jesse ?

C’est ridicule, personne ne ferait ça ? Et en plus, on voit assez vite que Sid connaît déjà la mère de Sophie, mais tout le monde s’en fout ? Et on reprend de vieux gags comme s’ils étaient déjà établis dans la série alors qu’on ne les a jamais vus avant ?

Bref, ce n’est que le début d’une longue liste de choses qui ne vont pas avec Lori, la mère de Sophie. Soyons clairs : tout l’épisode est de plus en plus ridicule à partir de là. Sophie annule ses plans avec Drew (qui n’est absolument pas drôle) parce que sa mère veut lui présenter Ash, son nouveau mec. Cela inquiète Sophie parce que sa mère choisit toujours de mauvais mecs selon elle… mais tout va bien quand elle rencontre Ash, un jeune rappeur de 27 ans. Elle s’inquiétait de voir sa mère dans les bras d’un homme plus vieux mais ça lui va de la voir avec un homme plus jeune que Sophie elle-même ?

Alors. Admettons ? Je ne sais pas quoi en penser. Pour ne rien arranger, on découvre ensuite que Lori couche avec le manager d’Ash, et ça permet à Valentina de faire comprendre à Sophie que le problème dans les relations de sa mère vient peut-être de sa mère elle-même. Pourquoi pas, ça fait une idée de scénario intéressante… mais qu’est-ce que c’est mal écrit.

Cela fonctionne au moins de voir Sophie nous expliquer qu’il était important pour elle de confronter sa mère et d’ouvrir les yeux sur son enfance compliquée par la présence de sa mère. Bref, ils ont eu Paget Brewster et ils n’en ont rien fait. OK.

Vous vous souvenez quand j’écrivais que Sid connaissait la mère de Sophie ? C’est une ancienne mannequin, et il s’est masturbée devant une photo d’elle pour la toute première fois en tant qu’adolescent… mais pas avant d’avoir tué son hamster parce que c’est… rigolo ? J’espère que ces points de suspension et mon point d’interrogation transmettent à la fois mon dégoût et mon incompréhension la plus totale face à cette idée de scénario.

Autrement, l’épisode donne une intrigue à Ellen également. Je trouvais l’idée plutôt intéressante, parce que j’aime bien l’actrice et que tant qu’à faire, c’est celle qui est la plus bizarre du groupe, alors autant la suivre… mais… comment dire ? L’intrigue était encore plus gênante que la masturbation et le hamster mort de Sid, c’est dire.

Elle s’isole en effet pour passer une soirée devant sa télévision, mais sa soirée tombe à l’eau quand elle ouvre une tomate pourrie. Euh ? Outre la gueule de la tomate qui n’a rien de crédible, je crois que je n’ai jamais vu une actrice jouer aussi mal le dégoût ? Jusque-là, je l’aimais bien Ellen, mais là, vraiment, c’était raté. Et ce n’était que le début.

Elle sort de chez elle pour aller acheter d’autres tomates – sans prendre de sac ou manteau hein, donc elle a sa carte sur elle en permanence ? – mais tombe sur un serveur (vit-elle dans un hôtel ????) qui apporte des tomates, justement, au buffet de l’appartement d’en face. Un buffet ? La propriétaire de l’appartement est morte.

Il s’agit d’une femme âgée, mais elle avait une petite-fille qu’Ellen trouve tout à fait à son goût et qu’elle drague aussitôt. Drôle d’endroit pour draguer, elle le sait bien, mais elle fait comme si. Quand il s’agit d’expliquer comment elle connaît sa voisine, en revanche, elle explique qu’elles se connaissent car elles sont… meilleures amies ?

ALORS. Déjà, ce n’est pas drôle ? Ensuite, ça n’a aucun sens ? Dit que tu viens car c’est ta voisine et que tu es triste pour elle, ce sera déjà bien suffisant. Enfin, dans quel monde la petite-fille ne se rend-elle pas compte de l’arnaque ? Pourquoi trouve-t-elle normal de draguer à l’enterrement de sa grand-mère ?

Même l’idée finale avec Charles qui connaît les infos sur la grand-mère (sympa comme idée) et se plante finalement de voisine pourrait être sympa mais tombe à l’eau tellement c’est mal écrit. Enfin, ce n’est rien par rapport à l’intrigue de Jesse dans cet épisode. Confronté pour la première fois à la vidéo de sa demande en mariage foirée et à la scène sur laquelle cela est arrivé, tout ce qu’il parvient à faire, c’est de se ridiculiser à nouveau.

Et putain, là encore le casting est parfait : l’ex de Jesse, c’est tout de même Blair Waldorf xoxo. Et même elle, les scénaristes n’arrivent pas à s’en servir correctement ? Quelle tristesse. Je me raccroche encore à Charles, qui devient barman pour Sid, mais c’est mal barré. Ils passent même à côté de la blague sur le fait que Sophie soit sur la photo du poster de Sid adolescent – dans le ventre de sa mère, mais tout de même.

Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.