Debris – S01E08

Épisode 8 – Spaceman – 18/20
On ne me retirera pas de la tête que c’est une excellente série qui n’a rien à foutre sur un network qui risque de l’annuler, parce qu’elle ne peut pas y trouver son public. C’est très frustrant, parce que l’intrigue propose vraiment tout ce que j’adore en science-fiction, avec des cas de la semaine qui ne sont que des prétextes à un fil rouge complotiste désormais assez développé pour être tout le point d’intérêt de cet épisode.

Spoilers

Maddox a retrouvé la piste de George Jones. Bryan et Finola doivent donc le retrouver, mais les ordres des agences pour lesquelles ils travaillent diffèrent fortement.


How are you alive?

Deux semaines déjà depuis mon dernier épisode de cette série, ça passe beaucoup trop vite. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de le lancer à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais trouvé le temps pour. Une partie de moi espérait aussi voir passer une annonce de renouvellement, parce que la série m’emballe énormément et ça me rassurerait qu’elle soit déjà renouvelée pour pouvoir la reprendre en toute tranquillité d’esprit.

Ce n’est pas le cas, mais ça n’empêche pas ce début d’épisode d’être très prenant avec une femme sujet d’une expérience tentant de s’enfuir et lutter pour sa vie. Elle découvre au passage, dans un entrepôt, qu’il y a plein d’autres sujets de l’expérience à présent à l’état de cadavres. Ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle pour elle par contre, puisque ça signifie qu’elle risque de finir dans le même état.

D’ailleurs, quand elle est repérée, elle est obligée de se cacher dans un des sacs mortuaires. Grand bien lui en fait : grâce à ça, quand elle est retrouvée et passe à travers un homme qui veut la tuer, elle laisse en lui une partie de ce sac, qui finit par le tuer, très lentement et très douloureusement. Au secours, ça ne donne pas envie comme manière de mourir – bon, ça ne donne pas envie de mourir, je sais.

Loin de tout ça, George Jones est donc en vie, et c’est le sujet de la réunion lors de laquelle nous retrouvons Bryan et Finola. C’est Maddox qui gère cette réunion où il nous indique qu’ils ont plein d’informations sur l’endroit où il se pourrait trouver – et qui est justement l’endroit où se déroulait ce début d’épisode. L’équipe est donc envoyée pour récupérer George et tout paraît assez limpide sur la suite des événements.

Le seul problème, c’est que c’est trop simple pour la série d’en arriver là comme ça, alors tout est d’un coup beaucoup plus compliqué quand Maddox insiste très fortement auprès de Bryan pour qu’il tue George – et il lui annonce également que son collègue, Shea, est au courant. Bryan fait tout ce qu’il peut pour faire changer d’avis son supérieur, mais c’est en vain, nous laissant avec plein de questions sur les vraies intentions de Maddox. Comme d’habitude.

De son côté, Ferris, la boss de Finola, lui ordonne de s’exfiltrer avec son collègue, Phelps, lorsqu’elle aura récupéré son père. Un avion les attendra bien gentiment en-dehors du convoi prévu pour acheminer George – sauf que les américains n’ont pas vraiment de convoi prévu pour ça. Finola le découvre vite parce que la série a fait le choix désormais de faire collaborer les deux agents ensemble. J’ai vu la scène arriver, et j’en suis très content.

Je trouve que ça fonctionne bien comme manière de nous introduire cet épisode : on a un cas de la semaine, puis le duo d’enquêteurs qui continue de bosser ensemble malgré les ordres contradictoires qu’ils reçoivent. Ils ne savent pas trop comment se débarrasser de Sha et faire en sorte que George survive, mais c’est au moins clair cette fois : Bryan sera du côté de Finola, peu importe les règles.

En chemin, ils rencontrent la jeune femme du début d’épisode qui a continué de développer ses super pouvoirs, au point de devenir quasi invisible cette fois. On nous explique rapidement, par l’intermédiaire de Finola, qu’elle bouge si vite qu’on ne la voit plus tellement – et une fois que c’est fait, ils peuvent l’interroger sur l’endroit dont elle vient de s’enfuir.

Ils se rendent surtout compte qu’elle a été greffée avec un débris. Oui, oui, la série développe sa mythologie avec des personnes implantées désormais ; et j’en arrive à me dire que les pilules avalées permettant de se téléporter sont certainement des bouts de débris, en fait. En tout cas, c’est intéressant comme possibilité pour la suite : si ça existe dans la série, ça finira par être stabilisé pour donner des pouvoirs à n’importe qui, y compris nos agents.

En attendant d’en arriver là, Finola confie la femme à un autre agent, mais celle-ci lui explique tout de même qu’elle n’a aucune idée d’où est la boule de lumière avant ça. La boule de lumière ? Il en avait été question dans l’épisode des clones, mais on ne sait pas encore de quoi il est question. C’est lié aux débris, c’est sûr, mais pas encore bien clair pour nous. J’imagine que la saison 1 se terminera là-dessus et sur quelques réponses concernant les Jones.

Ben oui, parce que tout de même, quand Finola arrive dans la base d’où la femme s’enfuyait, c’est pour mieux découvrir que son père y est bien : elle retrouve en effet son écriture sur un tableau couvert de formules auxquelles nous ne comprenons absolument rien. Elle non plus, mais forte de cette certitude, la mission prend une toute autre ampleur désormais. C’est vrai que la série nous laisse le doute sur la possibilité d’un clone avec une autre scène voyant un homme se faire une greffe de visage à partir de la peau de ce qui ressemble fort à son jumeau (mais un jumeau qu’il attache et n’hésite pas à scalper, donc)… mais l’écriture, ça ne se clone pas.

Dans la base qu’ils fouillent, Finola, Phelphs, Bryan et Sha parviennent à libérer des cobayes, avant de tomber sur un scientifique, de dos, qui ressemble fort au père de Finola. Elle a un doute jusqu’à ce qu’il retourne, c’est très clair. Sha n’hésite pas à tirer en tout cas, même si ce n’est finalement pas George. On est au clair sur ses ordres après tout. D’ailleurs, en parlant de « clair », le reste du building est désert quand ils le fouillent. Parce que oui, ils le fouillent, une fois que Finola a eu la bonne idée de se prendre une balle et d’être défendue par Bryan, tout semble désert…

Finola finit toutefois par tomber sur son père, qui lui fait un rapide câlin. Humph, je ne sais pas quoi en penser là. Ca non plus, on ne peut pas le feindre : l’odeur de quelqu’un, sa manière de faire un câlin à sa fille… Elle l’aurait tout de suite grillé si ce n’était pas lui, non ? On arrive vite à un moment de grande tension en tout cas : Sha les retrouve en premier et pointe son flingue sur George, sans hésiter, une fois de plus.

Par chance, Finola le voit à temps pour s’interposer… et ça part en vrille avec l’arrivée de Bryan, puis de Phelps qui n’hésite pas à pointer à son tour son collègue américain avec son arme de service. Oups. Lorsque Bryan parvient à calmer la situation, Sha tente tout de même l’impossible en tirant sur Phelps, avant de tenter de tuer George. Pas de bol pour lui, il a sous-estimé Bryan : il n’hésite pas à tirer sur son partenaire. Sha finit donc au sol alors que le reste de l’équipe parvient à s’enfuir, difficilement tout de même.

Phelps finit par mourir en-dehors de la base, pendant que Bryan s’occupe des caméras de surveillance pour s’assurer que tout le monde pense que George n’était pas là. C’est un bon plan, je trouve, et il ment donc ensuite à Maddox en arrangeant un peu la réalité. Finola, Bryan et George peuvent alors prendre la voiture – c’est pratique les deux collègues qu’on connaissait peu qui meurent dans cet épisode, tout de même.

Le trio est toutefois interrompu par un coup de téléphone de Dee Dee, la sœur de Finola. Si Finola fait le choix de ne rien dire à sa sœur de son père ressuscité, elle apprend donc que Ferris la manipule depuis un moment pour la faire revenir en Angleterre. Elle fait ce qu’elle peut à distance pour protéger sa sœur, puis comprend qu’ils ne doivent pas se rendre au point de rendez-vous prévu par Ferris.

L’homme greffé du visage se retrouve donc à attendre sur la route pour rien – parce qu’il bosse pour Ferris, évidemment. Finola et Bryan ont donc eu la bonne idée de changer leur plan au dernier moment : ils se rendent dans un motel pour protéger George coûte que coûte.

Je trouve que ça fonctionne bien, de même que les révélations de George qui explique qu’il était bien mort, mais qu’on lui a greffé un morceau de débris dans l’œil – la paupière ? – pour le ramener à la vie. Ils sont sympathiques ces Influx. Ils le ramènent à la vie avec un but toutefois : ils ont besoin de lui pour construire une machine à partir des débris. Bon, le seul problème, c’est que George n’est pas un témoin très fiable. Il a plein de trous de mémoire concernant sa résurrection et ce qu’il a fait depuis.

S’il est certain d’avoir quasiment terminé la machine, il ne peut pas expliquer à quoi elle servait. C’est problématique tout de même. Et ça arrange bien les scénaristes : il a juste assez d’informations pour nous satisfaire et nous garder dans le flou sur la suite de la série.

Avant d’en arriver là, on en arrive au moment émotion qu’il fallait bien avoir : Finola confronte donc son père sur son retour, sur son absence et sur la difficulté à se faire à son absence. C’était une très jolie scène, avec George se justifiant finalement sous l’importance de la technologie apportée par les Debris. En quoi est-ce que ça justifie exactement un suicide ? Parce qu’il s’est suicidé non ?

Il les voit comme un don capable de sauver l’espèce humaine et de faire repousser des forêts en quelques jours, par exemple, alors tout ça valait bien de sacrifier sa famille et leur tranquillité d’esprit. Finola reste importante aux yeux de son père (enfin, à l’œil), mais la planète était sa priorité avant sa mort. Et même après, du coup. Tout ça n’est pas bien clair, mais Finola semble trouver la force de lui pardonner en tout cas. Et nous, on avance dans la série.

Pas dans le bon sens, en revanche. En effet, on découvre que le père de Finola lui demande de récupérer un dossier pour construire un scanner, et j’ai trouvé ça super louche de sa part. Bryan semble tout de même OK pour faire tout ce que lui dit Finola ensuite, alors qu’il la soigne de sa blessure par balle qui n’est qu’une « égratignure ». Ben oui, bien sûr, classique.

La série multiplie les secrets par contre, c’est très clair. Finola en révèle tout de même un à sa boss : elle lui indique qu’elle est avec son père, que Bryan a menti et qu’elle a besoin d’elle pour accéder aux dossiers de son père. Le cliffhanger nous laisse là et franchement, je n’ai pas du tout capté que ça allait être la fin. C’est très frustrant et je suis content d’avoir un deuxième épisode à voir pour mieux comprendre ce que George fout de son côté à emprunter de l’aluminium pour s’en recouvrir de la tête au pied afin de dormir.

J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)

Salut les sériephiles,

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Voici le SOS d’un sériephile en détresse

Ce soir à 21h, on sera de nouveau en direct sur la chaîne Youtube de Geeleek pour un podcast de 42 minutes. Le thème du jour consiste à parler de séries qui ont un bon concept, mais qui ne parviennent pas pour autant à être de bonnes séries ! L’occasion parfaite pour moi de me lancer dans The Wilds, une production Prime Vidéo parue sur la plateforme en décembre dernier et qui aurait pu m’attirer au premier abord… mais qui était il y a quelques jours une candidate parfaite comme série « anti-moi » afin de marquer un point supplémentaire au Bingo Séries.

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de SériesEt pour cause ! La série a un joli synopsis : des adolescentes difficiles se retrouvent à devoir survivre sur une île déserte après un crash de l’avion qui les menait dans une retraite entre filles, mais très vite, on comprend qu’il y a un mystère derrière tout ça. Le mystère est incarné en partie par le personnage de Rachel Griffiths, la géniale Sarah de Brothers & Sisters, alors la série aurait pu me faire envie sur le papier. Le truc, c’est qu’avant même sa diffusion, la bande-annonce ne donnait pas franchement envie. Et depuis la diffusion de la série le 11 décembre dernier, je n’en entends que du négatif. Vraiment. De tous les horizons (même de certaines élèves, et ça me fait plaisir), les critiques négatives pleuvent parmi les sériephiles.

Une exception notable : les influenceurs adooooorent la série. Hum. Sont-ils payés pour ça ? Je ne sais pas, on va dire qu’ils ne sont peut-être pas sériephiles. Il serait hypocrite de ma part de dire que ça ne plaît à aucun ado parce qu’on voit des tweets qui disent du bien de la série, aussi, et qu’une saison 2 est prévue suite à de bonnes audiences (mais là également, vu la promo, ce n’est pas étonnant).

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Oui, il y aura une saison 2, je sais…

Bon, et si on entrait dans le vif du sujet ? Qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Je ne sais pas trop par où commencer, honnêtement. Par le premier épisode sûrement… Comment dire ? C’était pénible à regarder. Les adolescentes sont présentées comme des clichés sur pattes, mais pas tellement des clichés réalistes de ce qu’on pourrait croiser face à des ados difficiles, juste l’image que se ferait des boomers d’ados difficiles. Jeanette GIFs | TenorEt encore, difficiles avec énormément de guillemets, parce qu’on apprend à connaître leur passé, et ça va, on a connu pire.

Le passé, justement. La formule des survivants sur une île déserte avec des flashbacks permettant de les découvrir, elle était originale il y a vingt ans. La série ne parvient pas à surprendre par sa forme, surtout qu’elle nous ajoute une notion d’interrogatoire a posteriori qui ne laisse que peu de suspense sur le futur (à chaque épisode ou presque, on apprend la survie future d’une des ados) et m’a fait penser à l’horrible saison 3 de 13 Reasons Why. En pire, parce que toutes les ados sont des Annie en puissance ; et les inspecteurs sont… peu intéressants, dirons-nous.

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La formule de la série ne surprend pas, bon, ça pourrait encore passer ; même avec des personnages peu originaux. Le truc, c’est que ça ne s’arrête pas là : les personnages ont des passés très clichés, qui forment une collection de tous les traumas possibles pour les ados ; mais elles ont aussi des réactions totalement stupides (eh, si je faisais tomber mon portable dans l’eau ? Si on faisait un concours de construction de cabane pour savoir qui va manger les chips ?), des anecdotes qui les desservent en permanence (je suis fière d’avoir jeté ma pisse sur quelqu’un ???) et des répliques… “There was trauma. But being a teenage girl… That was the real living hell”. Non. Ce sont les répliques de cette série qui sont le « real living hell ».

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Et comme je suis allé au bout de la série, j’ai plein d’anecdotes du genre qui décrédibilisent vachement l’ensemble de la série. La fin du premier épisode (spoiler) nous révèle qu’il s’agit en fait d’une expérience où les filles sont filmées en permanence. Dans quel but ? C’est encore plus drôle : celui de prouver que les femmes peuvent créer une société plus juste et avec un partage des taches plus équilibrés que ce que les hommes ne font.

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptOui, oui, la série endosse un rôle pseudo-féministe tout du long, et c’est ce qui était je pense le plus dérangeant au milieu de plans à fond dans le male gaze. On sent la tentative de l’être, mais c’est un calvaire même de ce point de vue-là. Par exemple, Gretchen nous fait tout un laïus sur les chaussures à talons qui sont horribles à porter et sont clairement un impératif du patriarcat… juste avant de nous dire qu’elle en porte parce que ça lui fait de belles jambes. Genre, non ? Ne déconstruis pas ce que tu tentes maladroitement de construire sous couvert d’une bonne blague ? (qui n’est pas bonne, d’ailleurs). Alors oui, le casting est en grande partie féminin (et on nous en présente certaines comme très intelligentes, hum) et ça passe le Bechdel test à chaque épisode, mais ça ne fait pas tout, et j’ai même l’impression que ça fait plus de mal au message que ça tente de faire passer.

Every step of the way
Une des rares fois où l’une est reprise quand elle se fout des règles d’une autre (?)… et ça se fait juste par un regard, quoi.

De toute manière, les ados entre elles passent leur temps à se bodyshamer ou slutshamer, tout en se disant fan du « girl power »… Humph, ce n’est pas exactement ça la représentation dont on a besoin pour les adolescents, désolé. Pas plus qu’on a besoin de Leah amoureuse de son copain qui ressemble fort à un prédateur sexuel à coucher avec une gamine de 17 ans. On sait quand même que ce genre de série fonctionne vachement sur l’identification aux personnages, et c’est hyper problématique de vendre ça : aucune des filles ne semble vraiment être un modèle (à part peut-être Nora, mais faut voir ce qu’ils lui font faire aux autres) à suivre, or, face à ce type de séries, les ados ont tendance à s’identifier et reproduire.

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(SPOILERS) Trop vendeur cette relation de hate/love, ça me donne envie d’être en couple, dis donc !

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptLa violence survient régulièrement, souvent sans la moindre raison valable (et parfois en allant trop loin toujours sans raison ?), les rebondissements sont franchement déjà vus depuis vingt ans (je veux dire, LOST n’inventait déjà pas l’eau chaude en ce qui concernait les rebondissements liés à la survie sur une île déserte, mais depuis…) et la série n’a pas grand-chose à dire finalement, à part peut-être qu’elle n’a rien compris au féminisme et surfe sur une tendance à proposer des personnages féminins… que je ne peux pas dire complexes tant elles sont toutes le stéréotype de base (l’athlète qui ne peut plus l’être, la catholique en crise de foi, etc.).

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Je n’ai même pas réussi à accrocher à 100% à Toni !

Il y aura tout de même une saison 2, et je suis sûr que je vais la regarder, parce que ça fait un bon fond sonore en travaillant. Et puis, on avait des questions sans réponses en fin de saison 1 (eh, spoilers) avec des cliffhangers parfaitement inattendus, en plus ! The Wilds GIF by Amazon Prime VideoGenre, EVIDEMMENT, il y en a une en danger de mort et COMME PAR HASARD, on ne l’a jamais vue dans le futur dis donc. Ah, et la base scientifique de la série qui nous dit qu’on veut prouver que les filles sont meilleures que les mecs à créer une société juste ? Il faut le prouver, avec la même expérience concernant des mecs, of course. Je peux déjà parier que le fils de Gretchen en fera partie ; il correspond à la définition « à problème » puisqu’il a tué le copain de Nora (à cause du patriarcat bien sûr).

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de Séries
La série a aussi tendance à se reposer sur la musique parfois, et c’est peut-être l’un des rares trucs positifs à en dire, ça, j’ai bien aimé.

Non, vraiment, j’ai cherché, j’ai tenu jusqu’au bout, mais la saison 1 obtient l’improbable moyenne de 9,6/20, bien moins que Riverdale encore. Les acteurs sont (parfois) bons dans la série de la CW… là, non, on voit qu’ils ne savent pas ce qu’ils jouent et sont mal dirigés. Au cas où, les notes des épisodes sont, dans l’ordre : 6, 7, 9, 9, 12, 10, 11, 11, 8 et 13. Cinq épisodes avant d’y mettre la moyenne ! Hâte d’en parler ce soir dans 42 minutes !

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Bordel, j’avais déjà oublié cette scène, c’est si ridicule !

The Nevers – S01E02

Épisode 2 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.

Spoilers

Mundis met tout en son pouvoir pour retrouver Mary, sauf que justement, il n’a pas de pouvoirs lui !

How are you not wonderful ?

Il est bon signe que je me souvienne du nom d’une majorité des personnages après une semaine, mais aussi que l’envie de revenir soit forte, malgré une durée d’épisode (et interviews, j’imagine) affichant 1h12 de spectacle. Le résumé de l’épisode précédent est, comme souvent avec ce genre de série, une excellente chose permettant de démêler la complexité de l’intrigue.

Malgré tout ça, la série reprend sur deux personnages qu’on ne connaît pas, notamment une certaine Miss Cassidy, une italienne, dont l’amie aimerait bien être une Touchée elle aussi, pour se transformer en une femme d’exception. Cela ne fait pas rire Miss Cassidy, et pour cause : on finit par découvrir qu’elle est elle-même une Touchée, dont le pouvoir est de faire léviter les objets qu’elle touche de ses mains nues. Une chance que la société de l’époque laisse les gants à la mode.

Miss Cassidy est rapidement repérée comme une Touchée dans son magasin suite à un incident et comme suite à l’attaque de Maladie de l’épisode précédent tout le monde est effrayé par les Touchés, elle est forcée de s’enfuir, en direction de l’Orphelinat. Elle passe avant ça par chez elle où elle découvre que son amie est prête à la trahir sans le moindre remords. Sympathique. Elle a failli lui dire où elle irait, mais ne l’a pas fait heureusement.

Malheureusement, l’adresse qu’elle a n’est pas la bonne. La série joue bien avec nous sur ce coup-là, parce qu’on pense vraiment qu’elle met trois plombes à s’y rendre et qu’elle est sauvée in extremis d’une énième milice anti-Touché, alors qu’elle tombe en fait directement dans gueule du loup. La pauvre.

Quand on revient enfin à l’orphelinat d’Amalia True, c’est pour découvrir que le policier, Mundis, y emmène ses hommes. Ceux-ci mènent une perquisition très envahissante dans l’orphelinat, à la recherche d’éléments prouvant leur lien avec Maladie. C’est en vain bien sûr, mais ça nous permet de découvrir un peu mieux certains personnages et certains dons, tout en réaffirmant que True et Penance Adair sont des personnages très cool.

Amalia est forcée de subir un entretien avec Mundis, et il est évident qu’Adair s’y incruste, pour ne pas laisser son amie seule face au policier. Il n’y a pas grand-chose à retenir de cette longue scène, si ce n’est qu’il est évident que Mundis n’a pas l’intention de cacher son lien avec Mary, la Touchée à la voix d’or, kidnappée dans l’épisode précédent. Cet entretien est plein d’un humour excellent, notamment lorsqu’il est question du témoignage d’Hugo ou de la dévalorisation de True vis-à-vis d’elle-même.

Le personnage d’Olivia Williams, Mrs Bildow, débarque alors et met un terme à l’entretien, avec un fauteuil et un pouvoir qui vraiment lui donnent des allures de Professeur Xavier. Oui, l’entretien est vite terminé et si Mary n’est pas encore retrouvée, elle reste le centre d’intérêt de nos personnages. Mrs Bildow annonce donc qu’elle s’attendait à cette descente de police depuis deux jours. Elle est aussi là pour donner une mission à Penance.

Elle a besoin d’elle et de quelques touchées pour faire… de la figuration ? De l’animation est un terme plus juste. De l’animation ? Elle l’emmène dans une réception entre riches dans un très joli château XVIIe. Bref, Mrs Bildow exploite totalement les touchées et elle leur demande même de mettre un ruban pour qu’on puisse bien les reconnaître. Oula. C’est touchy comme pratique si je peux me permettre le jeu de mots.

Le plus intéressant est encore que Penance y retrouve Augustus, qui a très envie de lui parler. On voit bien que sa sœur se fait des films, mais elle est loin de se douter que son frère est lui aussi un Touché. On comprend bien que toute la société pense qu’il s’agit d’un problème exclusivement féminin, alors que non. Augustus révèle que son pouvoir est tout simplement de se transformer en corbeau, et ça semble coller parfaitement à son personnage, d’une manière ou d’une autre. C’est fou, non ?

J’ai aimé cette scène où ils parlent des sensations provoquées par les pouvoirs qu’ils ont obtenus. Ils sont interrompus par une Touchée, ce qui permet à Augustus de découvrir que sa sœur était dans une pièce adjacente. Elle est très déçue de découvrir que son frère ne fait aucun effort pour elle : il a été vu s’en aller de cette petite fête avec Penance alors qu’il était normalement là pour l’aider avec les donateurs. Ouep, cette petite soirée entre riches est un événement caritatif censé permettre à Bildow de réunir assez de fonds pour avancer dans son projet.

C’est intéressant, mais j’ai surtout aimé voir Olivia Williams dans un nouveau rôle d’autorité bien glaçant, alors qu’Augustus s’écrasait face à elle. Et puis, bien sûr, il y a de l’humour dans les démonstrations de pouvoirs des filles, et ça, c’est cool – contrairement à Augustus obéissant à sa sœur. Penance tombe donc de haut quand elle retrouve Augustus juste après. Elle avait l’impression d’avoir un vrai quelque chose avec lui, mais ce n’est pas le cas. Cela fait de la peine à Lucy de voir Penance avoir le cœur brisé. C’est un peu extrême, tout de même, et nous voyons donc Penance s’en aller de la barraque en utilisant à nouveau sa voiture qui n’est plus qu’un prototype.

Augustus aussi la voit s’enfuir… et il se téléporte aussitôt dans la tête d’un corbeau qui passait par-là. Ah, il ne se transforme pas lui-même, il est connecté à eux. C’est intéressant comme pouvoir, ça change un peu. Malheureusement, il est interrompu par du bruit à la fête, et par un verre de champagne. Il perd la trace de Penance un peu trop tôt et ne la voit pas être interrompue dans son trajet par des hommes flippants l’entourant. Et la kidnappant ?

Augustus, lui, il préfère s’entourer d’Hugo et des prostituées qu’Hugo lui impose… mais je n’ai rien suivi au reste de la scène dans ce club privé d’Hugo, qui semble vouloir se servir du nom d’Augustus Bildow pour faire bien.

Pendant ce temps à l’Orphelinat et comme toujours, Amalia a une petite vision pour nous indiquer ce qui l’attend et ne donne pas envie pour elle, avant de rencontrer une certaine Désirée. Celle-ci est très expansive et bavarde, et elle cherche un endroit où se loger. Elle est en effet effrayée par un de ses clients qui veut la tuer. Elle est clairement une prostituée, et elle a un personnage qui permet un petit gag sur la vulgarité du langage devant certains enfants, puisqu’elle en a un qui s’appelle Nigel.

Elle est aussi une Touchée qui a un pouvoir bien particulier : elle est capable de faire parler n’importe qui, avec expansion… mais elle a aussi tendance à tout oublier. Malaria trouve tout de suite son avantage en Désirée, même si elle peur d’être espionnée par elle. Elle l’emmène malgré tout au commissariat pour en savoir plus sur la relation entre Mary et Mundis. Elle a bien compris qu’il y avait quelque chose à creuser, et Mundis révèle évidemment qu’il avait une jolie relation avec Mary dans le passé.

Quand elle a ce qu’elle veut, Amalia fait sortir Désirée de la pièce et peut avoir une vraie conversation honnête avec le flic : il n’apprécie pas les méthodes d’Amalia, mais cela fonctionne malgré tout. Elle voulait s’assurer qu’il s’inquiétait plus pour Mary qu’il ne voulait tuer Maladie. Une fois que c’est fait, Amalia lui révèle que Mary a chanté une chanson que seuls les Touchés ont chanté et Mundis essaie de mieux comprendre le pouvoir d’Amalia.

C’est l’occasion de savoir qu’elle n’arrive pas à changer ses visions (pour l’instant), mais que cela lui donne un certain calme car elle sait ce qu’il va se passer. Soit. Il est intéressant de voir les deux personnages travailler ensemble, mais la scène tourne vite au bavardage… Et c’est un problème que j’ai avec cette série, je la trouve très, très bavarde et elle m’épuise un brin avec ses accents à couper au couteau, parce que je n’y suis pas tellement habitué.

En tout cas, Amalia finit par avoir une jolie vision de Maladie en train de la frapper, et ça lui donne une piste. Elle ne dit rien à Mundis, préférant garder une longueur d’avance et laisser Désirée lui indiquer qu’elle est partie quand il la cherchera.

Nous retrouvons aussi Lord Massen dans cet épisode, et son intrigue reste celle qui m’intéresse le moins. On voit bien qu’il est conservateur et effrayé par les Touchés ; particulièrement depuis ce qu’il s’est passé à l’Opéra. Par contre, tout ça continue de désintéresser Hugo, qui s’avère toujours aussi désinvolte. Cela énerve inévitablement le Lord – et nous, ça nous permet de prendre conscience d’une intrigue plus large avec un frère pour Hugo, Caleb, mort noyé, et un père très puissant.

Bien évidemment, l’épisode vient aussi nous donner des nouvelles de Mary. Elle est enfermée dans les égouts, je pense, en compagnie d’une Maladie toujours aussi cinglés, mais aussi de ses hommes de main. Nous avons celle qui maîtrise le feu, mais aussi un autre capable de créer des illusions et transformer les rats en morceau de poulet appétissant.

Enfin, Mary est avec une femme qui espère devenir une Touchée par tous les moyens, y compris en s’arrachant les orteils. C’est particulièrement déprimant pour Mary, surtout qu’elle comprend bien qu’on veut exploiter ses pouvoirs alors qu’elle est incapable de les utiliser sur demande : ils sont clairement liés à ses émotions.

J’ai eu du mal à accrocher aux scènes entre Maladie et Mary cependant. Autant la folie douce de Maladie fonctionne bien avec le côté théâtral de l’Opéra, autant dans un lieu sombre et dégoûtant, elle est moins effrayante. Par contre, elle est toujours aussi perchée : elle ne veut pas entendre Mary chanter, mais elle ne veut pas non plus la libérer sous caution. Oui, elle veut de l’argent, mais non, elle n’en veut pas. Sublime.

L’intrigue commençait à patiner, mais heureusement, Amalia finit par remonter leur piste, bien aidée par la pyromane, évidemment, et elle tombe sur une Maladie qui continue de s’écouter parler encore et encore, même après avoir été tabassée par Amalia. Elle a un bon syndrome connu chez les méchantes de Whedon, finalement, et ce n’est pas surprenant. Ce qui est un peu plus surprenant, c’est finalement qu’Amalia reconnaît Maladie comme une certaine Sarah, une ancienne amie auprès de qui elle s’excuse de manière bien formelle.

Maladie s’avère alors jalouse de l’amitié entre Amalia et Penance. Elle place donc Amalia face à un choix impossible : elle lui donne un pistolet et le choix de sauver soit Mary, soit Penance. Ben oui, Penance est évidemment tombée dans les mains de Maladie, et en bonne malade, celle-ci envisage de les pendre.

Face à choix stupide qui ne lui permet pas non plus de tirer sur Maladie, Amalia prend alors le choix de se tirer une balle dans le ventre. C’était inattendu et ça perturbe le plan de Maladie, tout en permettant aux flics d’intervenir à temps pour sauver Mary et Penance. C’est bien gros tout ça, mais ça marche plutôt pas mal. Il est juste dommage que malgré une balle prise aussi dans le ventre, Maladie parvienne à s’échapper.

Amalia, elle, est rapidement sauvée par Horatio dont c’est le pouvoir. Elle se fait certes disputer par Penance, mais c’est pour le principe : tout finit bien entre les deux femmes et Amalia s’en sortira probablement sans la moindre séquelle au prochain épisode. Mary est elle aussi sauvée sans problème, et elle fait le choix de prendre une chambre à l’orphelinat elle aussi, expliquant à Mundis que ça vaut mieux car elles sont préparées pour se battre contre Maladie après tout.

Il est alors temps d’en arriver à la fin de l’épisode nous révélant Mrs Bildow comme une méchante, elle aussi. Elle est en effet la patronne d’un étrange groupe de scientifiques qui travaillent dans l’ombre à des sous-terrains de la ville à… déterrer l’étrange OVNI de l’épisode précédent. S’ils y travaillent, ce ne sont pas eux qui se salissent les mains. Le cliffhanger nous révèle au contraire que Mrs Bildow est à la tête de la menace qui s’empare des Touché(e) en les kidnappant, puisque Miss Cassidy est là, lobotomisée, à déplacer des pierres elle aussi. Etrange. Reste à savoir quel sera le rôle de Mrs Bildow dans le futur, parce qu’elle annonce une guerre maintenant…


C’est tout pour l’épisode, mais je tiens à dire que j’aime beaucoup le petit reportage qui suit sur la manière dont est créé la série. Après l’Opéra la semaine dernière, on se concentre aujourd’hui sur le gala, les effets spéciaux pour créer une Primrose géante ou sur la relation Augustus/Penance. Et dire que Whedon disait que les comics permettaient justement à l’univers de Buffy d’avoir un personnage géant alors que ça aurait été impossible financièrement à l’écran ! Maintenant, ils sont capables d’avoir ce type d’effets spéciaux filmés en direct. C’est dingue.

Big Shot – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Plutôt une bonne surprise cet épisode ! Je m’attendais à une comédie au format 20/25 minutes et je ne me suis rendu compte qu’à la trentième minute que ce n’était pas le cas. C’est positif et bon signe pour la série, je trouve. Si elle ne révolutionne rien, elle est divertissante et sympathique. En revanche, après cet épisode, une chose est sûre : il va falloir qu’elle trouve son rythme et son public, parce qu’on oscille entre des moments très Disney Channel (d’accord, j’exagère) et d’autres beaucoup moins naïfs et plus modernes. C’est déstabilisant.

Spoilers

Marvyn est un coach de basketball se retrouvant forcé de prendre en charge une équipe de filles dans un lycée loin de sa ville natale.

101

You need a second chance, this is the only one I can get you.

Etrange début de série honnêtement, avec Stamos vu dans un montage en train de conduire et en train de s’énerver lors d’un match de basket où il est coach. Il jette ainsi une chaise sur un arbitre, et on comprend assez vite qu’il a été viré et est bon pour changer de vie, et de job. Il voyage donc le long d’une côte américaine et arrive devant une école.

24h plus tôt, loin de l’océan, le personnage principal de la série, Marvyn est convoqué pour une réunion avec un boss et/ou ami, je n’ai pas réussi à savoir. Il est question de la suite de sa carrière après ce dérapage contre un arbitre, et il apprend donc qu’il va devoir entraîner une équipe de filles dans une école privée. Et même pas à l’université, donc ; au lycée. C’est la dégringolade totale juste pour une chaise jetée, et ce n’est pas exactement son rêve. C’est en tout cas rapidement drôle avec un personnage qui se retrouve plongé dans un collège de filles, perdu au milieu du hall.

Il cherche ainsi le bureau de la principale, qui est aussi la principale raison pour laquelle je suis devant cette série : Yvette Nicole Brown. J’adore cette actrice, et ce rôle lui va plutôt bien. Elle insiste pour que Marvyn soit un exemple pour les filles et se comporte en professeur, pas uniquement en coach. Ce n’est pas gagné, on ne s’improvise pas professeur.

Au téléphone, le boss ou pote de Marvyn insiste pour lui expliquer que personne ne veut de lui et qu’il doit juste survivre jusqu’au prochain moment où il pourra être embauché. Il est forcé de raccrocher pour rencontrer toutefois son assistante, Holly. Cette dernière est fan de lui, mais pas au point de lui demander d’entraîner les filles comme il le faisait avec les garçons, puisqu’il ne les traitait pas si bien que ça de toute évidence.

Il y a des moments drôles, j’aime les acteurs et je vais donner une chance à la série, mais clairement, ce n’est pas trop mon genre de comédie qui se développe pour l’instant. Le coach peut ensuite commencer son premier entraînement, avec un coup de sifflet qui déplaît à Olive, une de ses étudiantes. Bim, deuxième coup de sifflet. Le coach est loin d’être sympathique avec son équipe, n’hésitant pas à dire que certaines doivent perdre du poids d’entrée de jeu. Oui, il bodyshame l’une d’entre elle, avant de s’en prendre à une seconde qui s’avère avoir une condition médicale expliquant son comportement. Ah, la vie de prof…

Marvyn finit par s’en prendre à Louise, une autre étudiante, qui est aussi de la famille ayant fondé l’école, ou au moins le gymnase. C’est assez drôle à voir, parce que la gamine qui bouffe un chewin-gum est parfaitement insolente avec son coach et Marvyn décide aussitôt d’en faire un exemple, même si elle est une fille à papa. Louise est ainsi suspendue de l’équipe, et ça fait que Marvyn est aussitôt convoqué dans le bureau de la directrice.

Cette dernière n’apprécie pas de voir Marvyn faire déjà le contraire de ce qu’elle lui demandait, à savoir un #PasDeVague, finalement. Elle n’est pas au bout de ses peines avec ce coach, et on voit bien que c’est un humour sur lequel la série tente de jouer.

Dans les vestiaires, les filles se moquent du coach et j’avoue que la scène était plutôt marrante, même si ça ne plaît pas à toutes les filles de l’équipe. Il y en a une qui n’apprécie pas tellement d’avoir été informée qu’elle devait perdre du poids. Elle se rend donc dans le bureau du coach pour se plaindre, et c’est l’occasion pour nous de voir ce que Marvyn va donner comme professeur.

Il semble plutôt bien s’y prendre avec elle, lui expliquant qu’il ne voit pas les gens comme gros ou mince, mais comme des athlètes qui ont besoin de conseils pour être les meilleurs. Elle ne le voit pas comme ça, elle, et elle comprend que loin d’être un psychopathe, Marvyn est en fait un harceleur.

Voilà qui est fait et qui m’accroche davantage à la série, parce que le héros est un connard qui a du chemin à faire et qui va probablement le faire grâce à son équipe. J’espère, en tout cas. En attendant, il se retrouve à boire une bière avec Holly, et ça, ce n’était pas exactement ce que j’avais envie de voir, par contre. On apprend donc qu’Holly est divorcée parce qu’elle a trompé son mari, et que Marvyn est divorcé sans ami, lui aussi. On comprend vite pourquoi il n’a pas vraiment d’amis : il est insupportable avec tout le monde, et aussi avec Holly qui essaie de lui faire prendre conscience qu’il confond ces collégiennes avec les athlètes qu’il a entraînés.

Pourtant, ces collégiennes sont de futures PDG et elles sont probablement plus riches et avec plus de pouvoir que lui. Voilà qui est fait. Le personnage de Marvyn est clairement en difficulté avec ce job, et il s’enferme un peu dans ses souvenirs, mais il a heureusement sa fille, Emma, pour l’aider à se faire à sa nouvelle vie. Pourtant, celles qui ont vraiment du souci à se faire pour se faire à leur nouvelle vie, ce sont ses élèves. Il décide en effet de les faire venir à six heures du matin pour un entraînement, parce qu’il y en aura deux jusqu’au week-end où elles doivent se battre contre Laguna, une autre école du coin.

Le problème de ce match, c’est aussi qu’il y aura des recruteurs là-bas, pour surveiller une autre gamine, Savannah Gibson, qui est une excellente joueuse. Le père de Louise, qui est celui qui a fait en sorte que Marvyn soit embauché dans l’école et aide sa fille à être meilleure, prend donc forcément mal que sa fille soit exclue pour ce match. Pourtant, Marvyn ne change absolument pas d’avis quand le père lui demande de faire jouer sa fille.

Ce qui le fait changer d’avis, c’est Louise elle-même. Elle manque de le renverser, déprimée, et il cherche à savoir ce qui explique ce comportement de la gamine. Les scénaristes ne se foulent pas et en font une fille à papa qui veut rendre son paternel fier mais ne sait pas trop comment s’y prendre. C’est pour cela qu’elle se cache derrière une carapace plutôt désagréable, mais ça suffit à convaincre Marvyn de lui dire qu’elle pourra assister au match en tenue, sur le banc, sans paraître être suspendue.

La directrice passe évidemment par là et est terrifiée de voir Marvyn sortir de la voiture de son élève. J’ai tellement ri, parce que je me suis fait la réflexion lorsqu’il est monté dans la voiture. Quel genre de prof, surtout d’un sexe différent, ose se retrouver seul à seul avec un élève dans un espace confiné en 2021 ? On évite au max de le faire. Bon, cela dit, la série ne s’embarrasse pas avec le covid, alors allez savoir en quelle année nous sommes ! Je l’ai déjà écrit ailleurs, mais pour moi, les séries font une erreur lorsqu’elles n’intègrent pas le covid, car le retour à la « vie normale » n’est pas pour tout de suite à mes yeux. J’espère me tromper.

L’entrainement peut en tout cas reprendre – même si les filles ont envisagé de tout laisser tomber et de toutes démissionner à la cafétéria dans une excellente scène. J’aime bien ces scènes pour la série – oui, ça donne envie de faire du sport, mais ce que j’aime, c’est surtout que les actrices ont l’air de faire elles-mêmes une bonne partie de l’entraînement.

Marvyn n’est toutefois pas prêt pour ce qui suit : il demande à deux joueuses de passer tout leur temps ensemble en attendant le match, et il tombe mal, puisque Mouse a peur que sa coéquipière soit amoureuse d’elle. Ah, les adolescentes. Marvyn repasse une soirée à boire de la bière avec Holly pour lui expliquer qu’il est complètement dépassé par ce job. Le collège, c’est trop pour lui, il n’est pas prêt pour tout ça.

Elle lui remonte le moral comme elle peut en lui disant qu’il s’y fera et nous pouvons donc suivre le match pour la fin de l’épisode. Louise étant sur le banc pendant tout le match, c’est la catastrophe pour les filles. Elles se font défoncer par l’équipe adverse, et l’arbitre est clairement aveugle à un certain nombre de fautes. Moi, c’est le moment où je me suis rendu compte que cette série était composée d’épisodes de 40 minutes.

Jusque-là, j’étais sûr que c’était une comédie de 25 minutes. Bon, je ne l’aurais peut-être pas commencé si j’avais su qu’elle était si longue, alors on va dire que c’est une bonne chose pour elle. J’ai quand même l’impression que la série se trompe de format. L’épisode aurait bénéficié d’un format plus court ici, et je sens que ça risque d’être le cas plus tard aussi.

En attendant, Marvyn fait donc un discours trop long pour remonter le moral de ses troupes, après les avoir engueulées un moment. C’est l’occasion pour moi de me faire aux visages des différentes actrices et, très franchement, je vois en elles un certain potentiel pour une grande carrière d’actrices, déjà. Je ne sais pas, j’ai un bon feeling avec certaines, notamment Louise ; je sens qu’il y a du potentiel du côté du jeu. C’est peut-être parce que c’est une de celle qui a eu le plus à faire.

En tout cas le discours du coach finit par faire son effet sur l’équipe. En deuxième mi-temps, la musique change et les filles remontent progressivement le score. Je dois bien avouer que je ne me suis jamais passionné pour le basket, alors je n’y connais pas grand-chose et certains gestes me paraissent être des fautes, mais ne le sont apparemment pas. En tout cas, il ne reste que peu de temps pour rattraper définitivement le score.

Nous sommes à 50-56, alors ça pose un grand problème au coach. La seule joueuse capable d’aller au bout et de rattraper ce score est Louise. Bien qu’il ne veuille pas la faire jouer, Marvyn se décide alors à mettre Louise sur le terrain. Cela commence plutôt bien, puisqu’elle met trois points d’un coup… mais elle rate le coup de la victoire et déçoit aussitôt son père. Oups.

Le match est perdu, mais le coach, qui annonce à son équipe que c’est inacceptable, insiste également pour dire que ce n’est qu’un début. C’est plutôt encourageant pour la suite, surtout que la directrice est aussi heureuse de cette défaite, meilleure que bien des défaites. Allez, je suis pris au jeu de cette série, elle a ses bons moments, même si on sent bien que nous sommes sur une chaîne Disney à d’autres. J’ai envie de croire que la saison sera intéressante, malgré des intrigues peu intéressantes, du genre la relation entre Emma et son père. On verra bien, mais cette fin, même sans cliffhanger a été efficace sur moi.