Debris – S01E07

Épisode 7 – You Can Call Her Caroline – 16/20
Cet épisode est légèrement moins prenant, je trouve, mais c’est peut-être aussi parce que je l’enchaîne juste après le précédent qui avait de beaux moments de tension. Si l’intrigue m’a moins accroché dans cet épisode, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre ; c’est juste que j’aurais aimé que plus d’attention soit portée au fil rouge. Malheureusement, ça ne peut pas être le cas à chaque fois, et il me faudra attendre impatiemment le prochain épisode, tout simplement.

Spoilers

Dans le Maine, un débris semble forcer des personnes à agir contre leur volonté, avant de leur faire oublier ce qu’elles ont fait.


I don’t think it wants us to be here.

Ouh le résumé de l’épisode triche sur certaines scènes qu’il remonte différemment, même si ça ne change pas grand-chose, ma foi. Quant à l’épisode, j’en aime beaucoup la première scène qui nous montre un couple en train de s’embrouiller pour un ferry en retard avant d’être encore plus intrigant. Il nous montre en effet un homme stressé recevant un SMS et s’apercevant que tous les gens autour de lui sont subitement figés.

Tous ? Non, il reste la femme du couple qui se lève et tend la main pour récupérer la main de l’homme, contenant probablement le débris. Le mystère est déjà prenant quand les premières notes du générique retentissent. Et je l’aime vraiment bien ce petit générique de SF des années 80, je trouve qu’il plonge bien dans l’ambiance de la série. Chacun ses goûts, je sais qu’il déplaît aussi.

Quoiqu’il en soi, après le générique, on en arrive pour la première fois il me semble à Bryan dans le bâtiment de son agence. Il a en effet rendez-vous avec Maddox qui veut le mettre au courant de ce qu’il sait sur les appels dans le Maine afin que Bryan puisse y mener l’enquête. Bien sûr, c’est là qu’aura lieu sa prochaine mission avec Finola, et pour l’instant, Bryan choisit de faire plutôt confiance à Finola qu’à son boss : il parle simplement d’une intuition, mais il avoue tout de même que Finola sait que son père est en vie car elle « agit différemment ».

Moui. Elle n’est pas ravie de l’apprendre quand Bryan lui explique qu’il ne peut laisser Maddox vulnérable face à sa boss car il refuse de penser qu’il puisse être un traitre. Pff. Bon, allez, c’est logique, c’est son boss qui lui a sauvé la vie et en qui il est censé avoir toute confiance après tout. Les scènes dans l’avion deviennent plus intéressantes maintenant qu’ils vont bosser en duo pour en savoir plus sur le complot qui se trame, franchement.

En attendant, nous partons donc dans le Maine, parce que ça tombe bien, c’est là qu’a eu lieu l’accident-suicide du début d’épisode. Et les scientifiques sont bien incapables de dire ce qu’il se passe sur la vidéo de surveillance qu’ils ont : l’homme se suicide devant des témoins qui ne se souviennent de rien et la femme qui récupère ce qui doit être le débris est retrouvée tout aussi amnésique.

Bon, en tout cas, l’homme, Liam, qui s’est suicidé était bien en présence d’un débris, c’est vite confirmé par les détecteurs de Finola et Bryan. C’est aussi confirmé par Luke, le frère de Liam, qui explique que son frère avait trouvé un bout de métal qu’il considérait être un bout d’OVNI. Ah, c’est qu’il devient difficile de cacher ce qu’il se passe dans le monde apparemment. Quant à Liam, il avait une petite fille, Caroline, qui ne sait pas encore qu’il est mort, mais ça ne l’empêchait pas d’agir très différemment durant de longues périodes après avoir trouvé le débris.

Finola s’intéresse à ces périodes, parce que ça lui rappelle ce qui lui est arrivée elle-même avec le faux petit garçon, mais aussi aux théories du complot sur les OVNI. Elle demande ainsi l’ordinateur de Liam à Luke, qui lui donne… et le retient un instant pour demander à Finola de lui expliquer comment annoncer la mort de Liam à Caroline. C’était louche, mais pas autant que la scène suivante qui nous montre les deux héros s’en aller de cette ferme où ils étaient, sans vérifier avant le lac près duquel le débris avait été trouvé.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent. Peut-être qu’ils ont vérifié et oublié ? Avec les débris, tout est possible. Et ça embête bien Finola, surtout qu’elle se rend compte qu’elle n’a aucune envie de s’approcher du lac. On note aussi avant ça que Bryan se retranche une fois de plus dans le silence quand il est question de ses années en Afghanistan et après ça que Bryan semble moins affecté que Finola par le débris – ou plus, c’est selon. Elle, elle a l’impression que le débris lui parle.

Par contre, c’est Bryan qui n’arrive pas à dormir de la nuit quand ils se rendent à l’hôtel. Le lendemain, les personnages échangent autour du buffet de l’hôtel (un truc classique dans ce genre de déplacement, pourquoi on ne le voit jamais ?) et comprennent qu’ils doivent aller voir l’ex-femme de Liam. C’est en effet à elle qu’il a téléphoné dix minutes avant sa mort. La visite est intéressante : l’ex-femme explique qu’elle a obtenu la garde de sa fille après s’être battue énormément pour l’avoir.

Par contre, elle n’a pas été récupéré sa fille parce qu’elle aurait sa place là-bas – c’est là-bas qu’elle devrait être. Ah, nous revoilà donc à cette mystérieuse Caroline, que l’on retrouve au bord du lac dans lequel elle s’assoit sans hésiter. Ce ne doit pourtant pas être très agréable de s’asseoir dans une eau si froide !

Une fois dedans, il se passe un truc étonnant : plusieurs débris semblent venir à elle, sans la moindre difficulté. Il y a toutefois des difficultés qui se pointent pour Caroline : les agents fédéraux sont intrigués par ce qu’il se passe et reviennent voir Caroline… qui regarde gentiment la télévision, en théorie. Finola est tout de même intriguée par Caroline, surtout qu’elle s’enfuit ensuite pour se rendre à nouveau vers le lac alors que Liam affirme qu’il n’a aucun souvenir d’avoir été conseillé de se rendre dans un hôtel.

On en revient toujours au même : ce débris mystérieux contrôle totalement les personnages qui sont autour de lui, et c’est vraiment étonnant comme pouvoir. J’ai hâte d’en savoir plus un jour sur cet OVNI, mais ça m’inquiète, parce que les audiences de la série ne sont pas excellentes. Pourtant, vraiment, elle est très cool pour une série de ce genre, je trouve. Ce n’est toutefois pas leur meilleur épisode pour le moment, avec une Caroline qui révèle à Finola un tas d’informations intéressantes.

En fait, ce n’est pas le débris qui manipule tout le monde, c’est Luke, l’oncle de Caroline. Il est énervé par quelque chose, et Bryan en profite pour parler politique avec lui après avoir constaté qu’il avait le sac bleu dans lequel était le débris en début d’épisode. Bryan ne contourne toutefois pas le problème très longtemps : il finit par demander à Luke d’arrêter ce qu’il est en train de faire.

C’est vraiment prenant comme intrigue, ça : Luke confesse sans mal ce qu’il a fait, pensant probablement pouvoir effacer ensuite la mémoire de Bryan. Si Luke a demandé à son frère de se tuer, c’est parce qu’il s’est mis en travers de la mission ; et s’il n’a pas envie de faire du mal à sa nièce, il est prêt à le faire si elle ne lui ramène pas plus de débris. Oula. La scène joue sur l’intensité de ce qui est raconté, mais je la trouve drôlement bavarde et je n’ai pas réussi à accrocher totalement à cet échange entre Luke et Bryan, probablement parce que je n’aime pas tellement l’acteur.

Il nous raconte son passé de soldat et l’aide qu’on lui a apporté en lui tendant simplement la main, mais j’ai trouvé le tout plus ridicule que réussi. Luke refuse de prendre la main tendue de Bryan, lui efface la moyenne, puis efface la mémoire de tout le monde autour du lac. Tout le monde remballe donc les affaires, mais j’espère vraiment que Finola se souvient, elle, histoire d’avancer dans l’intrigue, et puis histoire de protéger cette pauvre Caroline de son oncle.

Ce dernier se rend compte que Caroline lui ment depuis un moment et cache des débris, et comme il vient d’en utiliser beaucoup – chaque morceau de débris disparaissant après utilisation pour contrôler les pensées des uns et des autres – Luke est bien forcé de partir à la recherche de ses débris. Il en retrouve tellement, par contre, que je me demande vraiment la taille du vaisseau.

Et aussi, il serait bon d’avoir des intrigues un peu plus internationales, non ? Bon, pour l’instant, on va rester dans le Maine, puisque Finola se rend compte au moment de monter dans l’avion qu’elle ne se souvient pas comment elle est arrivée là. Ah. J’aime beaucoup cette résistance qu’elle a développé au débris, mais il va falloir nous en dire plus. En attendant, Luke explose l’avion dans lequel les agents devaient monter.

Heureusement, Finola a eu la présence d’esprit de ne pas monter dedans, et elle est la première à repérer Luke à l’aéroport. Je ne sais pas exactement ce qu’il venait y faire, mais il en profite pour s’attaquer à Finola, sauvée de justesse par l’arrivée de flics qui s’entretuent sous l’influence de Luke. Encore et toujours. Finola est aussi sauvée par Bryan, qui n’hésite pas à tirer sur un flic qui allait s’en prendre à Finola. Le pauvre flic n’avait pourtant rien demandé.

Finalement, Finola ne réussit pas à totalement empêcher Luke de contrôler son esprit, et heureusement, Caroline débarque à temps pour tuer son oncle qui menaçait de forcer Bryan à se suicider. Elle peut ainsi conclure rapidement cette intrigue et être confiée à nouveau à sa mère, qui l’aimait beaucoup, mais pas assez pour lutter contre ce débris.

Pendant ce temps, du côté des américains, on continue d’interroger le terroriste arrêté il y a deux épisodes, en le torturant. C’est si fun le Patriot Act. Comme toujours, en revanche, cette partie de l’intrigue a du mal à me passionner, parce qu’on y retrouve Maddox supervisant une torture bien dégueulasse. La scène de torture est aussi ironiquement stressante pour nous, à cause d’un son de battement de cœur, en boucle.

La torture nous balance dans une scène de pure science-fiction, par contre : les américains auraient donc la possibilité de nous relier à une machine fournissant des images à partir de nos souvenirs. J’ai des doutes sur la faisabilité d’un truc pareil, par contre. Cela permet en tout cas à Maddox d’en apprendre plus sur Jones, et sur sa localisation. Il organise aussitôt un raid, et il demande à Bryan de se mettre sur le coup, avec Finola.

Le problème, c’est que la fin d’épisode est hyper intrigante, avec la sœur de Finola qui l’appelle et fait tout pour qu’elle revienne au plus vite à Londres. Elle utilise même un code de leur enfance qui lui permet de faire comprendre à sa sœur qu’elles sont sur écoute et ne peuvent pas tout se dire… et pour cause, elle est avec la boss de Finola qui surveille tout ça.

La fin d’épisode est franchement réussie, avec un bon travail du son pour nous lâcher un cliffhanger que l’on voit venir. Vivement le prochain épisode !

PS : Merci l’accent de Finola pour le Bingo Séries !

Debris – S01E06

Épisode 6 – Supernova – 17/20
Je continue d’être bien trop passionné par cette série qui possède tous les ingrédients que j’aime dans la science-fiction, avec des personnages que l’on commence à mieux cerner avec cet épisode. Il y a une intrigue plus large qui se dévoile peu à peu, et j’ai hâte d’en savoir plus sur la destination visée par la série. C’est intrigant et prenant, que voulez-vous ?

Spoilers

Un groupe de jeunes se trouve en présence d’étranges cadavres qui vont attirer l’attention de nos agents.


They will die if we run further.

Comment ça, ça fait déjà deux semaines que je n’ai pas regardé cette série ? Je l’aime pourtant vraiment bien, et c’est avec plaisir que j’y reviens. Quitte à avoir du retard, je me suis dit que je pourrais attendre d’en avoir deux à regarder pour me faire une bonne soirée. Finalement, je ne sais pas si j’aurais la motivation de regarder les deux ce soir, mais bon, j’ai envie de voir le premier au moins.

Bref, ce début d’épisode 6 est très étrange, avec un adolescent qui dépouille une maison de ses plantes en bon état alors qu’il y a des cadavres un peu partout autour de lui. J’exagère, il y a deux ou trois corps, mais ceux-là sont liés à l’intrigue de la série puisqu’il s’agit de squelettes entourés d’étranges particules.

Comme d’habitude, je trouve ça intéressant comme intrigue, parce que c’est un peu original, au moins. La relation tendue entre Finola et Bryan est originale aussi, tellement on est habitué de voir le duo d’enquêteurs qui se drague et/ou se chamaille. Là, il y a une tension non exploitée et, malgré cela, Finola se confie tout de même à Bryan sur la vidéo envoyée par sa sœur lors de l’épisode précédent.

Une fois que c’est fait, elle appelle sa boss et on comprend mieux ce qu’il se passe : elle fait exprès de raconter des souvenirs concernant les lieux où son père était avant sa mort – la Grèce et, la prochaine fois, Chypre – à Bryan, afin que sa boss puisse vérifier ce qu’il raconte ensuite à son boss à lui.

Vraiment, cet espionnage permanent entre eux, j’ai hâte que ça se termine, mais je le trouve intéressant malgré tout. Bon, bien sûr, une fois que ceci est mis de côté, les personnages sont envoyés sur la scène de crime de début d’épisode, où ils découvrent que les cadavres squelettiques sont ceux de personnes âgées. Elles ont probablement été emmenées là par un groupe d’adolescents, mais il reste à comprendre pourquoi. Peut-être que le champ électromagnétique autour des cadavres, suffisamment puissant pour charger des portables en pleine forêt, explique cela, non ? Bon, non, et c’est pour ça que je ne suis pas enquêteur.

Bryan et Finola préfèrent faire un tour dans la forêt pour chercher une piste, et ils trouvent des arbres marqués à la craie. Chaque fois qu’ils sont séparés, cependant, Bryan et Finola semblent contacter leur boss respectif. Ainsi, Bryan se retrouve à devoir enquêter sur le père de Finola pour savoir s’il s’est rendu à Chypre. Cela tombe bien, dis donc. Et c’est prenant de voir une double enquête se dérouler en parallèle : il a à peine appris ça qu’il découvre qu’un nouveau senior a disparu.

Les méchants adolescents continuent donc de travailler, et on les retrouve au bord d’une route à faire d’étranges expériences avec un cerceau et une distance de toute évidence importante. La jeune femme semble épuisée chaque fois qu’elle est trop loin du débris, donc, et ça inquiète son copain de la voir si affaiblie. Il se rend donc à nouveau auprès d’une nouvelle personne âgée qu’il écoute, lui promettant de l’aider quand il explique n’avoir aucune envie de continuer à vivre dans cet état misérable de vieux monsieur. Peu ou prou. Peu importe, en fait.

Pour en revenir à l’intrigue concernant Bryan et Finola enquêtant l’un sur l’autre, on se rend compte rapidement que tout cela les dépasse complètement : Bryan reçoit encore un coup de fil au cours de l’épisode qui lui apprend que des agents de son agence à lui sont dans son appartement à elle. Et ça commence à ne plus trop lui convenir d’enquêter sur sa partenaire.

Pourtant, il n’hésite pas à recommencer – ils font une planque pour vérifier si les méchants de l’épisode vont revenir à leur voiture ou non – et lui poser plein de question sur son père. Il souhaite confirmer les informations fournies par son patron sur le possible voyage à Chypre. Il le fait avec une discrétion toute relative, parce qu’il culpabilise et parce qu’elle sait déjà ce qu’il en est de ce qu’est en train de faire son « partenaire ».

Finola finit par mettre les pieds dans le plat et lui demander pourquoi il lui pose toutes ces questions, et il lui avoue enfin la vérité. Finola a une sacrée poker face qui dure un bon moment, avant de balancer qu’elle savait qu’il savait. C’est plutôt intéressant comme scène, parce que les deux acteurs la gèrent à merveille. Le sujet est prenant, puisqu’il s’agit du fil rouge.

En plus, Bryan se met enfin à table et ne cache plus rien à Finola : il lui raconte tout ce qu’il a appris au cours des épisodes précédents, avant de terminer en expliquant qu’il espère pouvoir faire confiance à Finola désormais. Elle, elle préfère sortir de la voiture sans ajouter un mot, bien consciente qu’elle a menti sur son père aimant beaucoup Chypre.

Même si toute cette intrigue est prenante, il ne faut pas oublier que nous avons également une affaire en cours avec des adolescents… qui sont finalement très surprenants. En fait, ils ne sont pas si jeunes que ça : il s’agit au contraire de personnes âgées, rajeunies par le débris. On s’en rend compte un peu trop tard, par contre ! En effet, les agents font savoir qu’ils sont présents quand deux adolescents se rapprochent de la voiture. Enfin, ados… ils ont une bonne vingtaine, je pense.

Ce n’est toutefois pas l’intérêt de l’épisode : le fonctionnement du débris est vraiment intéressant, avec un effet rajeunissant sur ceux qui le touchent, grâce à une inversion biologique. Je ne suis pas sûr que ça passe vraiment côté scientifique ce qu’on nous avance là, mais l’épisode est vraiment sympathique. Les cadavres ? C’est qu’il y a un effet « boomerang biologique » peu agréable lorsqu’on s’éloigne trop du débris après avoir été rajeuni : on revieillit, avec un bonus d’âge qui fait que l’on meurt.

Eh, au moins, on peut charger des portables, c’est déjà ça ! Le couple-phare des ados de l’épisode est donc le couple qui a trouvé en premier le débris et ses propriétés magiques. Bizarrement, ils ne veulent pas se rendre, même lorsque deux d’entre eux sont capturés. La femme refuse d’être responsable de la mort de leurs amis, alors ils restent dans le périmètre.

Le couple espère vainement récupérer leurs amis et pouvoir continuer leurs expérimentations : plus il y a de personnes rajeunies par le débris, plus le périmètre où ils peuvent être s’agrandit. C’est donc intéressant de propager la jeunesse à d’autres… mais pour une raison ou une autre, les agents s’y opposent. Honnêtement, je n’ai pas trop compris nos héros dans cet épisode : tout le monde cherche la jeunesse éternelle, non ? On a là un débris hyper utile pour l’histoire de l’humanité, et ils refusent de le laisser au main d’un scientifique.

Le couple décide alors de se suicider, tout simplement. C’est beau comme intrigue de sortie : on comprend un peu mieux ce qu’il en est du marquage des arbres qui était en fait un moyen de marquer la frontière qu’ils pouvaient passer. C’est une belle scène finale pour ce couple qui regarde le paysage bien joli depuis une falaise, après avoir abandonné derrière eux le débris. Ils ont eu une vie ensemble, et c’est tout ce qu’ils souhaitaient. Ils ne veulent pas redevenir les personnes âgées qu’ils étaient, surtout qu’elle était malade.

C’était un bel épisode, mais il aurait pu être encore plus fort en émotions avec des petites images d’une vie partagée. Allez, ça aurait coûté trop cher pour la série.

En parallèle de tout ça, nous découvrons en plus que Bryan s’injecte un produit de manière régulière – mais cette fois-ci, c’est plus tôt que d’habitude. Finola n’est pas au courant de ce qu’il se passe, et ça m’énerve : il venait enfin de lui balancer une grosse partie des secrets, en théorie. Il ne le fait pas de tout l’épisode, préférant finir sur une nouvelle engueulade avec elle alors même qu’elle lui confie qu’ils peuvent se faire confiance.

Finola révèle donc que sa boss aussi a un plan étrange en tête avec cette histoire de Grèce et de Chypre, mais elle insiste pour expliquer à Bryan qu’il ne peut pas faire confiance à Maddox, bossant contre la coalition, peut-être avec des chinois. Bryan n’a pas trop envie d’entendre ça ou de la croire, mais il lâche en retour que l’appartement de Finola est surveillé. C’est déjà ça.

Sans trop de surprise, la série en revient également à l’intrigue Influx avec le terroriste arrêté dans l’épisode précédent. Il a un sacré pedigree résumé par le boss de Bryan. Maddox cherche à en savoir plus sur les intentions d’Influx, mais c’est sans succès : le terroriste refuse de parler, même quand il est question du père de Finola. C’est frustrant, surtout que je ne crois pas tellement aux théories de Maddox.

Le terroriste semble toutefois indiquer que George Jones est peut-être torturé… mais il a à peine dit ça qu’il s’endort de manière étrange. Nous n’en saurons pas plus pour l’instant. Dans un laboratoire, nous découvrons également que le téléphone portable du terroriste est en train d’être hacké par un scientifique qui galère dessus… mais qui finit par découvrir que le terroriste reçoit des appels depuis le Maine.

Maddox, lui, continue d’avoir des relations étranges avec des russes, si je ne me trompe pas sur l’accent. Pas vraiment les chinois, donc. Il obtient grâce à son premier contact de rencontrer une femme blonde qui lui donne l’accès à un débris elle aussi. Je ne comprends pas tellement ce qu’il manigance pour l’instant, mais si je suis honnête, je n’en ai pas grand-chose à faire, je trouve qu’il s’agit du point faible de la série pour le moment… Nous n’en savons pas assez sur lui pour être vraiment intéressé par ce qu’il fait !

Walker – S01E08 (express)

Épisode 8 – Fine is a Four Letter Word – 14/20
Si la série reste peu surprenante, je commence vraiment à me faire à ses personnages et à accrocher à certaines intrigues. Cette semaine, quelques effets spéciaux et un événement un brin dramatique suffisent ainsi à accrocher mon attention suffisamment pour que la note monte un peu quand même. Après, je vais lancer une pétition pour entarter toute la famille Walker, je crois.

Spoilers

Les adolescents se préparent au bal de promo, Micki se fait encore aux dernières révélations et Cordell n’a aucune idée de ce que fait son frère dans son dos.

Par où commencer au juste avec cet épisode ? C’est compliqué, parce que je ne comprends toujours pas le rythme de la série, ni l’équilibre qu’elle tente de trouver… en vain. Concrètement, j’ai eu l’impression de regarder deux séries différentes en un seul épisode, et ce n’était pas un effet agréable comme ça peut parfois l’être. Commençons par le pire, donc, et ce sera sans surprise les adolescents.

Le bal de promo est un passage inévitable pour les séries adolescentes, et c’est un peu le problème : ça n’a pas grand-chose à faire ici, dans une série qui n’est pas supposée être centrée sur eux. Par chance, un avis de tempête est émis et annule le bal en question, qui se fait en comité très restreint. Tellement restreint en fait qu’il ne reste que les adolescents que l’on connaît déjà, ça tombe bien. Et leurs aventures sont loin d’être palpitantes ou originales. Autrement dit, j’ai décroché sur un grand nombre de scènes de l’épisode, et le seul moment censé nous faire réagir m’a fait sourire tant c’était stupide.

Comme dans toutes les séries et tous les films du monde, Trevor donne ainsi sa veste de costume à sa copine qui aurait apparemment froid et comme dans toutes les séries et tous les films du monde, il oublie de retirer un objet compromettant de sa veste. Stella découvre donc l’identité de son mec. Bon, ben ça, c’est fait, comme on dit. Le problème, c’est que ça devrait la bouleverser plus que ça ne le fait et que l’intrigue romantique qui en découle avec une dernière danse ensemble ou je ne sais trop quoi n’avait aucun sens. Pourquoi n’en parle-t-elle pas à son père ? Ou au moins à quelqu’un ? Insupportable.

Je passe mon chemin, et j’évacue le reste des relations romantiques insupportables de l’épisode : Cordell se fait draguer par une prof du lycée et c’était tellement lourd et mal écrit que je me demande vraiment pourquoi on nous inflige ça, surtout pour nous dire ensuite qu’il n’est pas prêt à se remettre en selle. C’est vrai qu’on le voit peu sur un cheval. Autrement, les parents de Cordell ne servent toujours à rien d’autres que m’énerver, apparemment. Malgré les disputes et le froid entre eux, les voilà donc qui se réconcilient au bal de promo (logique), parce que leur fils a trompé son copain et que, du coup, ça donne envie au père d’aimer à nouveau sa femme. What the fuck ?

C’est au mieux écrit avec les pieds, au pire, écrit dans les années 90 ? Franchement, la morale du père était insupportable. Soutiens ton gamin avant de juger comme ça, le jugement pourra venir après, il est visiblement pas bien ton môme, c’est quoi l’intérêt de le pousser au suicide ? Eh, ça nous ferait du drama au moins. Pardon, je reviens en arrière sur ce fils dont je n’ai toujours pas retenu le prénom. Il y a deux problèmes avec son couple : je ne l’aime pas trop lui, en tant qu’acteur, et son copain, c’est Niko de Grey’s Anatomy que je déteste également en tant que personnages dans la série d’ABC.

Ici, pourtant, leur couple fonctionne bien face au drama : le frère de Cordell décide de mentir sur ce qui s’est passé dans l’épisode précédent. Plutôt que d’avouer à son copain qu’on essaie de le tuer, il préfère le larguer pour le protéger, en s’assurant qu’il pense avoir été trompé. C’est tellement mieux la vérité, dis donc. Finalement, le copain a beau être relou, il a bien raison quand il analyse son mec comme un type voulant tout contrôler. Et pourtant, Micki l’a bien conseillé en début d’épisode.

Oui, parce que ça y est, Micki a fait ses propres recherches malgré son drama personnel et elle a fait parler le frère de Cordell : elle comprend donc qu’Emily n’a pas été tué par l’homme qu’ils ont envoyé en prison. C’est embêtant comme tout, cette affaire. Elle conseille donc au frère de Cordell de dire la vérité, ce qu’il fait en fin d’épisode pour mieux s’attirer les foudres de son père. J’ai tous envie de les tarter dans cette famille, à n’accepter aucune erreur de personne. En plus, là, il n’a même pas vraiment fait d’erreurs ? Heureusement que je marquais un point du Bingo Séries avec Cordell voyant toujours son ex-femme partout, parce que la scène m’a vraiment énervé, surtout après tous les mouvements de Micki qui a ramé tout l’épisode à faire comprendre à Cordell que certains secrets méritent d’être gardés le temps d’être digéré.

Oui, parce que (bis) Micki est aussi un brin hypocrite quand elle conseille au frère de balancer toute la vérité alors qu’elle ne dit toujours rien à son propre copain sur sa véritable identité bouleversée dans l’épisode précédent. On ne va pas se mentir, j’avais déjà oublié en début d’épisode que sa mère lui avait menti toute sa vie, mais c’est revenu bien vite dans l’épisode, heureusement. J’ai bien aimé la manière dont c’était traité et dont son copain se vexe d’être au courant après Cordell. Par contre, lui et son « tu sais quoi qui t’affecte plus que prévu », mais quel horrible type égoïste ? C’est quoi ça, elle a dit qu’elle ne voulait pas en parler, tu n’en parles pas devant son mec ?

Trop bizarre. Bref. J’ai bien aimé les conséquences de cette intrigue improbable et la crise d’angoisse de Micki, ça ajoutait du sel à cet épisode. Les effets spéciaux sont également plutôt bons cette semaine, avec une intrigue qui nous propose une tornade histoire de stresser un coup et de montrer avec une métaphore peu subtile que les personnages sont bouleversés par une tempête en plein dans leur petits cœurs. Pas subtile, je sais, comme tout le reste de la série… Mais un peu divertissant quand même.


Resident Alien – S01E08

Épisode 8 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Spoilers

Harry, Asta et D’Arcy se réveillent après une chute dans une crevasse au milieu de nulle part. Ils vont devoir trouver un moyen de s’en sortir vite, surtout qu’Harry est blessé.


What the hell are you?

Il était hors de question de terminer ma semaine sans avoir vu cet épisode, et tant pis si ça m’a fait me coucher à pas d’heure et que cet article n’a pu paraître que ce matin. En plus, le cliffhanger de l’épisode précédent était vraiment excellent… On reprend cette semaine sur celui-ci et ma foi, c’est toujours aussi bien pensé : Asta, D’Arcy et Harry sont donc dans une crevasse au milieu de nulle part dans un désert de glace.

Harry a la jambe coincée par le glacier et il craint le pire concernant ce qui permet de cacher son apparence d’alien aux yeux des autres. Pour l’instant,

Asta cherche forcément de savoir si elle a du réseau, mais bien sûr que non. La seule solution est probablement dans la clé du vaisseau d’Harry, mais les filles ne le savent pas. Elles espèrent pouvoir atteindre le jet ski, alors qu’Harry, lui, veut juste atteindre sa radio et appeler sa planète pour détruire la nôtre. La radio lui est toutefois inaccessible et, de toute manière, Harry et Asta tombent encore plus bas dans la crevasse lorsque suite à un mauvais mouvement, D’Arcy fait tomber le jet ski de la fragile plateforme où il était. Elle s’éclate la tronche au passage, en plus.

Et la radio d’Harry n’appréciant pas la chute, le vaisseau disparaît à nouveau et le signal disparaît, ce qui n’arrange pas du tout les militaires qui continuaient d’observer tout ça. Ils ont toutefois une piste : le Colorado.

Comme je l’espérais, dans la crevasse, Asta découvre rapidement qu’Harry est un extra-terrestre puisqu’une moitié de son visage est bleu – et qu’il n’arrive pas à lui cacher bien longtemps vu les conditions. Il a beau improviser qu’il est allergique aux abeilles des neiges, ça ne passe que moyennement pour Asta qui finit par découvrir la vérité. La seule réaction d’Asta ? Elle est nauséeuse. Ma foi, ça peut se comprendre. Harry veut rester discret, bien sûr, et elle semble le comprendre assez vite. Harry est également génial, à nous balancer qu’il y a donc aussi d’autres races extraterrestres expérimentant sur Terre, les reptiliens.

Il reste néanmoins une substance bleue, étrange pour Asta, tout autour d’eux dans la neige. Cette substance permet à Asta de comprendre soudainement que son ami extra-terrestre est blessé et en train de saigner. Cela fonctionne vraiment énormément bien de voir Asta s’inquiéter pour Harry et réussir par elle-même à comprendre que ce qu’il cherchait dans la glace, c’était une radio, parce que tous les aliens dans les films cherchent toujours à tuer l’espèce humaine ou à contacter leur planète.

Asta retrouve aussi l’humour excellent d’Harry lorsqu’il lui affirme qu’il n’aime pas manger les humains… mais pas qu’il ne les tue pas. Pour le sauver, Asta se retrouve à lui toucher le pénis, ce qui était bien drôle, avant de comprendre qu’elle peut cautériser la plaie avec un fusil de secours. Le hurlement d’Harry alors qu’elle cautérise la plaie à vif nous réveille enfin D’Arcy qui est dans un état pire que prévu : elle a une main brisée par la paroi, en plus du reste.

Persuadée d’avoir tuer ses amis, D’Arcy passe une bien mauvaise journée et tente de les contacter. Asta lui assure que tout va bien, même si elle a les mains pleines de sang d’alien. Charmant. Le truc, c’est qu’Harry est bien plus flippé qu’Asta par l’idée d’un groupe de sauvetage : il n’a pas envie de devenir l’attraction de la ville, ni que le reste de la ville veuille le tuer. Asta essaie désespérément de le rassurer, mais ce n’est pas gagné.

Par conséquent, elle change de sujet et essaie de comprendre un peu plus cet alien qui a eu l’idée bizarre de prendre l’identité d’Harry. L’extraterrestre lui ment bien mal en assurant ne pas avoir la moindre idée de ce qu’est devenu le médecin dont il aurait pris l’ADN grâce à ce qui traînait en ville. Asta croit pourtant tout ce qu’Harry lui raconte, sans sembler avoir un jugement bien à elle. Il faut dire qu’il lui dit une bonne partie de la vérité, aussi, notamment en ce qui concerne Isabelle qui n’est pas enceinte de lui ou qui n’est pas très prude en ce qui concerne la sexualité avec son mari. Comme toujours, la série parvient à manier l’humour dans les moments les plus inattendus et ce qui pourrait casser le charme de la série le renforce encore plus.

Bien sûr, Asta comprend également qu’Harry n’a pas menti sur la mort de son épouse, même si c’est un peu plus complexe que ça pour son espèce. S’il assure qu’il n’est pas triste de cette mort, les larmes qui coulent le long de ses joues disent évidemment le contraire. Harry est bien forcé de lui expliquer qu’il a commencé à développer des sentiments depuis qu’il est dans la peau d’un humain, et que ça lui fait bizarre de gérer tout ça. S’il en a quelques-uns, il n’a pas encore tout ce qu’il faut comme sentiments, ne comprenant toujours pas pourquoi Asta est si déprimée à l’idée d’avoir eu un seul enfant abandonné quand lui en a abandonné des centaines – quatre centaines, en fait.

L’espèce d’Harry est une espèce vraiment charmante, en tout cas, avec des abandons de bébé et des rejet de la peau d’un coup. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette intrigue et ce long dialogue entre Harry et Asta qui fonctionne à merveille. Je suis content de voir la série avancer dans cette direction honnêtement, surtout qu’Asta apprend à aimer cet extra-terrestre.

Côté production de la série, le maquillage est bon, en plus, parce qu’Asta s’éclate à l’essuyer sur son visage et il tient bien… contrairement au personnage qui continue de perdre ses forces. Et pour cause, il est blessé ailleurs qu’à la jambe. Asta n’est certes pas dégoûtée par le visage déformé d’Harry, mais quand elle voit son torse et ses mains supplémentaires, elle change soudain d’idée. Malgré tout, elle a pour intention de sauver Harry et elle est prête à s’improviser chirurgienne pour lui. Elle plonge directement la main dans son corps, et les scénaristes s’amusent à nous ajouter des dents dans le ventre de l’extraterrestre ou des petits bras qui s’agrippent à Asta.

En revanche, si Asta et Harry sont sûrs qu’ils vont s’en sortir grâce à D’Arcy… en fait, D’Arcy est incapable d’escalader la crevasse. Elle fait quelques vidéos pour elle-même, si elle s’en sort, ou pour les autres, si c’est son cadavre qui est retrouvé. La scène était beaucoup plus poignante que prévu, parce que malgré l’humour du scénario qui continue de percer dans ces vidéos, on sent la détresse du personnage. Et j’aime ce personnage.

Elle finit par retrouver sa motivation à vivre en se rappelant le jour où elle a failli perdre la jambe et où Asta l’a forcée à survivre en revenant de loin pour la voir. C’était sympathique là où ça aurait pu être longuet, précisément parce que c’est réglé en une scène, même si l’ascension de D’Arcy prendra quasiment tout l’épisode.

En bas, Asta et Harry continuent en tout cas leur discussion en parlant analyse de film, radio alien à retrouver et vrai prénom d’Harry qui est impossible à répéter sans faire d’erreur, pour le dire gentiment. Asta effectue ses recherches en vain, toutefois, et elle finit par poser des questions à Harry sur sa planète qu’il décrit comme merveilleuse. Harry révèle alors à Asta que son espèce, celle des humains, fait franchement de la merde… et ça la remotive à trouver la radio, car elle sent qu’Harry n’a pas forcément que des intentions positives et pacifiques. Il faut dire qu’il lui a dit avant que les humains coopéraient un temps avec les aliens avant que l’harmonie entre les espèces soit ruinée… rien de bien rassurant pour une Asta qui a vu suffisamment de films pour se méfier.

Pendant ce temps en ville, tout va aussi bien que d’habitude, avec un maire qui est bien incapable de gérer sa ville puisqu’il ne sait pas dire non à qui que ce soit. Il prend des conseils du shérif pour cela, cependant, alors je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée. Et je ne suis pas sûr que ce soit une scène géniale, non plus. Il y avait un bon humour, OK, mais ça nous casse l’épisode, tout de même. Je préfère l’intensité de l’intrigue dans la crevasse.

Après, l’humour de la député Liv (ah c’est donc ça son nom ?) qui revient chercher ses affaires et fait passer ses messages à travers Ben, j’avoue, ça m’a fait éclater de rire. Dans le diner de la ville, cependant, nous avons de nouveaux arrivants qui nous ramènent bien du suspense : le soldat de l’armée et son escorte agent très spéciale sont arrivés, en effet, et ils se mettent à la recherche d’Harry.

Ils sentent bien qu’ils ne trouveront jamais l’alien, ce qui fait que le militaire est prêt à appeler du renfort, oubliant que la mission est supposée être secrète. L’agent est ainsi prête à le tuer sans la moindre hésitation… mais il est sauvé in extremis par l’une des affiches de Max recherchant un extraterrestre et ramenée par le vent.

C’est merveilleux. Le vent ? C’est qu’une tempête s’apprête à éclater en ville. Malgré celle-ci, Ben emmène sa femme au restaurant où il impose ses choix pour la commande, avec bien des difficultés, tout ça à cause du shérif. Ce dernier essaie de ridiculiser le père d’Asta qui signale sa disparition, mais en jouant la carte militaire, le père finit par convaincre le shérif de lui faire confiance. Pour en revenir au restaurant, Ben découvre que manger des escargots, c’est compliqué, alors que nous découvrons que Liv vit sa meilleure vie. Ben essaie ainsi de l’imiter dans un baiser à Kate, mais ça ne marche pas exactement comme ça : il saigne de la lèvre, alors ça part en vrille.

Bon, Kate réussit finalement à rassurer Ben sur l’état de leur couple, et moi, je n’ai pas tout à fait accroché à cette scène. Enfin, c’était de la bonne comédie et construction de personnages, mais pour l’instant, je voulais surtout passer mon temps du côté d’Harry et Asta ; pas tellement en perdre avec eux. Heureusement, quand il aperçoit le shérif parler au rencard de Liv (accessoirement collègue de D’Arcy), Ben se lève et vient voir ce qu’il se passe.

Les choses se mettent assez vite en place pour lancer des recherches, mais la pauvre Liv est laissée sans la moindre chance de pouvoir participer à ses recherches… alors que la femme de Sam est surprise en plein rencard avec un amant. Voilà qui change tout à l’intrigue servant de fil rouge à ce début de saison. Enfin, Kate passe aussi aux toilettes et rencontre l’agent qui s’arrange pour obtenir plus d’information sur elle, son mari et surtout sur Max. « Sarah », comme elle décide de se faire appeler, est ravie de cette nouvelle amitié avec la femme du maire, mais c’est surtout parce qu’elle a hâte de rencontrer Max et d’en apprendre plus sur l’alien.

Malgré la tempête et sa blessure à la main, D’Arcy finit par réussir à grimper au sommet de la crevasse et balancer ce qu’il faut pour remonter Harry et Asta. Contre toute attente, elle est donc capable de remonter Harry à elle toute seule, à la force de ses bras – et Asta a la bonne idée de couvrir le visage d’Harry d’une cagoule. OK pour la cagoule, mais D’Arcy qui a encore assez de forces pour remonter Harry, j’ai du mal à y croire tout de même. En plus, elle avait un jet ski à tenter d’allumer pour le remonter bien vite, non ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, les scénaristes ne s’encombrent pas de ce détail (qui n’en est pas un). Asta est elle aussi remontée par D’Arcy, et elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher la véritable nature d’Harry à D’Arcy. Celle-ci les emmène aux urgences, mais Asta a un autre plan : elle demande de l’aide à son père, le seul en qui elle peut avoir confiance sur le sujet. Elle abandonne donc D’Arcy aux urgences, et j’ai trouvé ça bien dommage pour leur amitié qui va forcément en prendre un coup.

Une fois au diner où Harry perd un tas de sang dans des endroits improbables, le père d’Asta a la meilleure réaction face à l’alien désormais dans sa vraie forme et totalement dénudée, à savoir un bon « oh hell no ». S’il pense d’abord qu’il s’agit de Ben quand il apprend qu’il s’agit d’une personne qu’il connaît, le père est surpris de découvrir que c’est en fait Harry. Quant au fait que sa fille lui ramène un extra-terrestre, il semble s’en remettre vachement vite alors que c’est quand même super surprenant comme fin de soirée, surtout que la soirée a été forte en émotions pour lui.

Asta est déprimée, en tout cas, parce qu’elle sent qu’Harry est en train de mourir. Le père a bien peur de l’alien, mais il décide de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à sa fille qui a confiance en l’extra-terrestre. C’est suffisant pour lui – et ça ne devrait pas, parce qu’Harry n’est pas exactement un pacifiste. En attendant, le père se débarrasse donc du shérif et accepte de les aider à sauver Harry. Oui, Asta veut bien aider Harry, mais elle ne peut rien faire pour lui tant qu’elle ne dit pas exactement ce qu’il se passe.

Pour sauver Harry, il faut ainsi couper la jambe d’Harry au hachoir, et c’était bien drôle à voir comme extrémité. Asta en est incapable, mais elle peut au moins rassurer Harry en lui donnant sa radio – ce que la voix off nous rappelle être une très mauvaise idée pour l’espèce humaine. Malgré son état, Harry pense encore à détruire notre espèce qui lui vient pourtant en aide. Il va vite changer d’avis, je crois. De toute manière, la radio est probablement cassée. Et puis, il y a une saison 2, on ne terminera donc pas sur la destruction de l’humanité dans deux épisodes.

Voilà en tout que le père coupe la jambe sans trop d’hésitation, et ça fait un cliffhanger bien trop improbable et excellent, franchement. Bon, maintenant, j’ai très envie de voir la suite, et il est très probable que je ne résiste pas au visionnage de deux épisodes la semaine prochaine. On verra bien.