Walker – S01E08 (express)

Épisode 8 – Fine is a Four Letter Word – 14/20
Si la série reste peu surprenante, je commence vraiment à me faire à ses personnages et à accrocher à certaines intrigues. Cette semaine, quelques effets spéciaux et un événement un brin dramatique suffisent ainsi à accrocher mon attention suffisamment pour que la note monte un peu quand même. Après, je vais lancer une pétition pour entarter toute la famille Walker, je crois.

Spoilers

Les adolescents se préparent au bal de promo, Micki se fait encore aux dernières révélations et Cordell n’a aucune idée de ce que fait son frère dans son dos.

Par où commencer au juste avec cet épisode ? C’est compliqué, parce que je ne comprends toujours pas le rythme de la série, ni l’équilibre qu’elle tente de trouver… en vain. Concrètement, j’ai eu l’impression de regarder deux séries différentes en un seul épisode, et ce n’était pas un effet agréable comme ça peut parfois l’être. Commençons par le pire, donc, et ce sera sans surprise les adolescents.

Le bal de promo est un passage inévitable pour les séries adolescentes, et c’est un peu le problème : ça n’a pas grand-chose à faire ici, dans une série qui n’est pas supposée être centrée sur eux. Par chance, un avis de tempête est émis et annule le bal en question, qui se fait en comité très restreint. Tellement restreint en fait qu’il ne reste que les adolescents que l’on connaît déjà, ça tombe bien. Et leurs aventures sont loin d’être palpitantes ou originales. Autrement dit, j’ai décroché sur un grand nombre de scènes de l’épisode, et le seul moment censé nous faire réagir m’a fait sourire tant c’était stupide.

Comme dans toutes les séries et tous les films du monde, Trevor donne ainsi sa veste de costume à sa copine qui aurait apparemment froid et comme dans toutes les séries et tous les films du monde, il oublie de retirer un objet compromettant de sa veste. Stella découvre donc l’identité de son mec. Bon, ben ça, c’est fait, comme on dit. Le problème, c’est que ça devrait la bouleverser plus que ça ne le fait et que l’intrigue romantique qui en découle avec une dernière danse ensemble ou je ne sais trop quoi n’avait aucun sens. Pourquoi n’en parle-t-elle pas à son père ? Ou au moins à quelqu’un ? Insupportable.

Je passe mon chemin, et j’évacue le reste des relations romantiques insupportables de l’épisode : Cordell se fait draguer par une prof du lycée et c’était tellement lourd et mal écrit que je me demande vraiment pourquoi on nous inflige ça, surtout pour nous dire ensuite qu’il n’est pas prêt à se remettre en selle. C’est vrai qu’on le voit peu sur un cheval. Autrement, les parents de Cordell ne servent toujours à rien d’autres que m’énerver, apparemment. Malgré les disputes et le froid entre eux, les voilà donc qui se réconcilient au bal de promo (logique), parce que leur fils a trompé son copain et que, du coup, ça donne envie au père d’aimer à nouveau sa femme. What the fuck ?

C’est au mieux écrit avec les pieds, au pire, écrit dans les années 90 ? Franchement, la morale du père était insupportable. Soutiens ton gamin avant de juger comme ça, le jugement pourra venir après, il est visiblement pas bien ton môme, c’est quoi l’intérêt de le pousser au suicide ? Eh, ça nous ferait du drama au moins. Pardon, je reviens en arrière sur ce fils dont je n’ai toujours pas retenu le prénom. Il y a deux problèmes avec son couple : je ne l’aime pas trop lui, en tant qu’acteur, et son copain, c’est Niko de Grey’s Anatomy que je déteste également en tant que personnages dans la série d’ABC.

Ici, pourtant, leur couple fonctionne bien face au drama : le frère de Cordell décide de mentir sur ce qui s’est passé dans l’épisode précédent. Plutôt que d’avouer à son copain qu’on essaie de le tuer, il préfère le larguer pour le protéger, en s’assurant qu’il pense avoir été trompé. C’est tellement mieux la vérité, dis donc. Finalement, le copain a beau être relou, il a bien raison quand il analyse son mec comme un type voulant tout contrôler. Et pourtant, Micki l’a bien conseillé en début d’épisode.

Oui, parce que ça y est, Micki a fait ses propres recherches malgré son drama personnel et elle a fait parler le frère de Cordell : elle comprend donc qu’Emily n’a pas été tué par l’homme qu’ils ont envoyé en prison. C’est embêtant comme tout, cette affaire. Elle conseille donc au frère de Cordell de dire la vérité, ce qu’il fait en fin d’épisode pour mieux s’attirer les foudres de son père. J’ai tous envie de les tarter dans cette famille, à n’accepter aucune erreur de personne. En plus, là, il n’a même pas vraiment fait d’erreurs ? Heureusement que je marquais un point du Bingo Séries avec Cordell voyant toujours son ex-femme partout, parce que la scène m’a vraiment énervé, surtout après tous les mouvements de Micki qui a ramé tout l’épisode à faire comprendre à Cordell que certains secrets méritent d’être gardés le temps d’être digéré.

Oui, parce que (bis) Micki est aussi un brin hypocrite quand elle conseille au frère de balancer toute la vérité alors qu’elle ne dit toujours rien à son propre copain sur sa véritable identité bouleversée dans l’épisode précédent. On ne va pas se mentir, j’avais déjà oublié en début d’épisode que sa mère lui avait menti toute sa vie, mais c’est revenu bien vite dans l’épisode, heureusement. J’ai bien aimé la manière dont c’était traité et dont son copain se vexe d’être au courant après Cordell. Par contre, lui et son « tu sais quoi qui t’affecte plus que prévu », mais quel horrible type égoïste ? C’est quoi ça, elle a dit qu’elle ne voulait pas en parler, tu n’en parles pas devant son mec ?

Trop bizarre. Bref. J’ai bien aimé les conséquences de cette intrigue improbable et la crise d’angoisse de Micki, ça ajoutait du sel à cet épisode. Les effets spéciaux sont également plutôt bons cette semaine, avec une intrigue qui nous propose une tornade histoire de stresser un coup et de montrer avec une métaphore peu subtile que les personnages sont bouleversés par une tempête en plein dans leur petits cœurs. Pas subtile, je sais, comme tout le reste de la série… Mais un peu divertissant quand même.


Resident Alien – S01E08

Épisode 8 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Spoilers

Harry, Asta et D’Arcy se réveillent après une chute dans une crevasse au milieu de nulle part. Ils vont devoir trouver un moyen de s’en sortir vite, surtout qu’Harry est blessé.


What the hell are you?

Il était hors de question de terminer ma semaine sans avoir vu cet épisode, et tant pis si ça m’a fait me coucher à pas d’heure et que cet article n’a pu paraître que ce matin. En plus, le cliffhanger de l’épisode précédent était vraiment excellent… On reprend cette semaine sur celui-ci et ma foi, c’est toujours aussi bien pensé : Asta, D’Arcy et Harry sont donc dans une crevasse au milieu de nulle part dans un désert de glace.

Harry a la jambe coincée par le glacier et il craint le pire concernant ce qui permet de cacher son apparence d’alien aux yeux des autres. Pour l’instant,

Asta cherche forcément de savoir si elle a du réseau, mais bien sûr que non. La seule solution est probablement dans la clé du vaisseau d’Harry, mais les filles ne le savent pas. Elles espèrent pouvoir atteindre le jet ski, alors qu’Harry, lui, veut juste atteindre sa radio et appeler sa planète pour détruire la nôtre. La radio lui est toutefois inaccessible et, de toute manière, Harry et Asta tombent encore plus bas dans la crevasse lorsque suite à un mauvais mouvement, D’Arcy fait tomber le jet ski de la fragile plateforme où il était. Elle s’éclate la tronche au passage, en plus.

Et la radio d’Harry n’appréciant pas la chute, le vaisseau disparaît à nouveau et le signal disparaît, ce qui n’arrange pas du tout les militaires qui continuaient d’observer tout ça. Ils ont toutefois une piste : le Colorado.

Comme je l’espérais, dans la crevasse, Asta découvre rapidement qu’Harry est un extra-terrestre puisqu’une moitié de son visage est bleu – et qu’il n’arrive pas à lui cacher bien longtemps vu les conditions. Il a beau improviser qu’il est allergique aux abeilles des neiges, ça ne passe que moyennement pour Asta qui finit par découvrir la vérité. La seule réaction d’Asta ? Elle est nauséeuse. Ma foi, ça peut se comprendre. Harry veut rester discret, bien sûr, et elle semble le comprendre assez vite. Harry est également génial, à nous balancer qu’il y a donc aussi d’autres races extraterrestres expérimentant sur Terre, les reptiliens.

Il reste néanmoins une substance bleue, étrange pour Asta, tout autour d’eux dans la neige. Cette substance permet à Asta de comprendre soudainement que son ami extra-terrestre est blessé et en train de saigner. Cela fonctionne vraiment énormément bien de voir Asta s’inquiéter pour Harry et réussir par elle-même à comprendre que ce qu’il cherchait dans la glace, c’était une radio, parce que tous les aliens dans les films cherchent toujours à tuer l’espèce humaine ou à contacter leur planète.

Asta retrouve aussi l’humour excellent d’Harry lorsqu’il lui affirme qu’il n’aime pas manger les humains… mais pas qu’il ne les tue pas. Pour le sauver, Asta se retrouve à lui toucher le pénis, ce qui était bien drôle, avant de comprendre qu’elle peut cautériser la plaie avec un fusil de secours. Le hurlement d’Harry alors qu’elle cautérise la plaie à vif nous réveille enfin D’Arcy qui est dans un état pire que prévu : elle a une main brisée par la paroi, en plus du reste.

Persuadée d’avoir tuer ses amis, D’Arcy passe une bien mauvaise journée et tente de les contacter. Asta lui assure que tout va bien, même si elle a les mains pleines de sang d’alien. Charmant. Le truc, c’est qu’Harry est bien plus flippé qu’Asta par l’idée d’un groupe de sauvetage : il n’a pas envie de devenir l’attraction de la ville, ni que le reste de la ville veuille le tuer. Asta essaie désespérément de le rassurer, mais ce n’est pas gagné.

Par conséquent, elle change de sujet et essaie de comprendre un peu plus cet alien qui a eu l’idée bizarre de prendre l’identité d’Harry. L’extraterrestre lui ment bien mal en assurant ne pas avoir la moindre idée de ce qu’est devenu le médecin dont il aurait pris l’ADN grâce à ce qui traînait en ville. Asta croit pourtant tout ce qu’Harry lui raconte, sans sembler avoir un jugement bien à elle. Il faut dire qu’il lui dit une bonne partie de la vérité, aussi, notamment en ce qui concerne Isabelle qui n’est pas enceinte de lui ou qui n’est pas très prude en ce qui concerne la sexualité avec son mari. Comme toujours, la série parvient à manier l’humour dans les moments les plus inattendus et ce qui pourrait casser le charme de la série le renforce encore plus.

Bien sûr, Asta comprend également qu’Harry n’a pas menti sur la mort de son épouse, même si c’est un peu plus complexe que ça pour son espèce. S’il assure qu’il n’est pas triste de cette mort, les larmes qui coulent le long de ses joues disent évidemment le contraire. Harry est bien forcé de lui expliquer qu’il a commencé à développer des sentiments depuis qu’il est dans la peau d’un humain, et que ça lui fait bizarre de gérer tout ça. S’il en a quelques-uns, il n’a pas encore tout ce qu’il faut comme sentiments, ne comprenant toujours pas pourquoi Asta est si déprimée à l’idée d’avoir eu un seul enfant abandonné quand lui en a abandonné des centaines – quatre centaines, en fait.

L’espèce d’Harry est une espèce vraiment charmante, en tout cas, avec des abandons de bébé et des rejet de la peau d’un coup. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette intrigue et ce long dialogue entre Harry et Asta qui fonctionne à merveille. Je suis content de voir la série avancer dans cette direction honnêtement, surtout qu’Asta apprend à aimer cet extra-terrestre.

Côté production de la série, le maquillage est bon, en plus, parce qu’Asta s’éclate à l’essuyer sur son visage et il tient bien… contrairement au personnage qui continue de perdre ses forces. Et pour cause, il est blessé ailleurs qu’à la jambe. Asta n’est certes pas dégoûtée par le visage déformé d’Harry, mais quand elle voit son torse et ses mains supplémentaires, elle change soudain d’idée. Malgré tout, elle a pour intention de sauver Harry et elle est prête à s’improviser chirurgienne pour lui. Elle plonge directement la main dans son corps, et les scénaristes s’amusent à nous ajouter des dents dans le ventre de l’extraterrestre ou des petits bras qui s’agrippent à Asta.

En revanche, si Asta et Harry sont sûrs qu’ils vont s’en sortir grâce à D’Arcy… en fait, D’Arcy est incapable d’escalader la crevasse. Elle fait quelques vidéos pour elle-même, si elle s’en sort, ou pour les autres, si c’est son cadavre qui est retrouvé. La scène était beaucoup plus poignante que prévu, parce que malgré l’humour du scénario qui continue de percer dans ces vidéos, on sent la détresse du personnage. Et j’aime ce personnage.

Elle finit par retrouver sa motivation à vivre en se rappelant le jour où elle a failli perdre la jambe et où Asta l’a forcée à survivre en revenant de loin pour la voir. C’était sympathique là où ça aurait pu être longuet, précisément parce que c’est réglé en une scène, même si l’ascension de D’Arcy prendra quasiment tout l’épisode.

En bas, Asta et Harry continuent en tout cas leur discussion en parlant analyse de film, radio alien à retrouver et vrai prénom d’Harry qui est impossible à répéter sans faire d’erreur, pour le dire gentiment. Asta effectue ses recherches en vain, toutefois, et elle finit par poser des questions à Harry sur sa planète qu’il décrit comme merveilleuse. Harry révèle alors à Asta que son espèce, celle des humains, fait franchement de la merde… et ça la remotive à trouver la radio, car elle sent qu’Harry n’a pas forcément que des intentions positives et pacifiques. Il faut dire qu’il lui a dit avant que les humains coopéraient un temps avec les aliens avant que l’harmonie entre les espèces soit ruinée… rien de bien rassurant pour une Asta qui a vu suffisamment de films pour se méfier.

Pendant ce temps en ville, tout va aussi bien que d’habitude, avec un maire qui est bien incapable de gérer sa ville puisqu’il ne sait pas dire non à qui que ce soit. Il prend des conseils du shérif pour cela, cependant, alors je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée. Et je ne suis pas sûr que ce soit une scène géniale, non plus. Il y avait un bon humour, OK, mais ça nous casse l’épisode, tout de même. Je préfère l’intensité de l’intrigue dans la crevasse.

Après, l’humour de la député Liv (ah c’est donc ça son nom ?) qui revient chercher ses affaires et fait passer ses messages à travers Ben, j’avoue, ça m’a fait éclater de rire. Dans le diner de la ville, cependant, nous avons de nouveaux arrivants qui nous ramènent bien du suspense : le soldat de l’armée et son escorte agent très spéciale sont arrivés, en effet, et ils se mettent à la recherche d’Harry.

Ils sentent bien qu’ils ne trouveront jamais l’alien, ce qui fait que le militaire est prêt à appeler du renfort, oubliant que la mission est supposée être secrète. L’agent est ainsi prête à le tuer sans la moindre hésitation… mais il est sauvé in extremis par l’une des affiches de Max recherchant un extraterrestre et ramenée par le vent.

C’est merveilleux. Le vent ? C’est qu’une tempête s’apprête à éclater en ville. Malgré celle-ci, Ben emmène sa femme au restaurant où il impose ses choix pour la commande, avec bien des difficultés, tout ça à cause du shérif. Ce dernier essaie de ridiculiser le père d’Asta qui signale sa disparition, mais en jouant la carte militaire, le père finit par convaincre le shérif de lui faire confiance. Pour en revenir au restaurant, Ben découvre que manger des escargots, c’est compliqué, alors que nous découvrons que Liv vit sa meilleure vie. Ben essaie ainsi de l’imiter dans un baiser à Kate, mais ça ne marche pas exactement comme ça : il saigne de la lèvre, alors ça part en vrille.

Bon, Kate réussit finalement à rassurer Ben sur l’état de leur couple, et moi, je n’ai pas tout à fait accroché à cette scène. Enfin, c’était de la bonne comédie et construction de personnages, mais pour l’instant, je voulais surtout passer mon temps du côté d’Harry et Asta ; pas tellement en perdre avec eux. Heureusement, quand il aperçoit le shérif parler au rencard de Liv (accessoirement collègue de D’Arcy), Ben se lève et vient voir ce qu’il se passe.

Les choses se mettent assez vite en place pour lancer des recherches, mais la pauvre Liv est laissée sans la moindre chance de pouvoir participer à ses recherches… alors que la femme de Sam est surprise en plein rencard avec un amant. Voilà qui change tout à l’intrigue servant de fil rouge à ce début de saison. Enfin, Kate passe aussi aux toilettes et rencontre l’agent qui s’arrange pour obtenir plus d’information sur elle, son mari et surtout sur Max. « Sarah », comme elle décide de se faire appeler, est ravie de cette nouvelle amitié avec la femme du maire, mais c’est surtout parce qu’elle a hâte de rencontrer Max et d’en apprendre plus sur l’alien.

Malgré la tempête et sa blessure à la main, D’Arcy finit par réussir à grimper au sommet de la crevasse et balancer ce qu’il faut pour remonter Harry et Asta. Contre toute attente, elle est donc capable de remonter Harry à elle toute seule, à la force de ses bras – et Asta a la bonne idée de couvrir le visage d’Harry d’une cagoule. OK pour la cagoule, mais D’Arcy qui a encore assez de forces pour remonter Harry, j’ai du mal à y croire tout de même. En plus, elle avait un jet ski à tenter d’allumer pour le remonter bien vite, non ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, les scénaristes ne s’encombrent pas de ce détail (qui n’en est pas un). Asta est elle aussi remontée par D’Arcy, et elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher la véritable nature d’Harry à D’Arcy. Celle-ci les emmène aux urgences, mais Asta a un autre plan : elle demande de l’aide à son père, le seul en qui elle peut avoir confiance sur le sujet. Elle abandonne donc D’Arcy aux urgences, et j’ai trouvé ça bien dommage pour leur amitié qui va forcément en prendre un coup.

Une fois au diner où Harry perd un tas de sang dans des endroits improbables, le père d’Asta a la meilleure réaction face à l’alien désormais dans sa vraie forme et totalement dénudée, à savoir un bon « oh hell no ». S’il pense d’abord qu’il s’agit de Ben quand il apprend qu’il s’agit d’une personne qu’il connaît, le père est surpris de découvrir que c’est en fait Harry. Quant au fait que sa fille lui ramène un extra-terrestre, il semble s’en remettre vachement vite alors que c’est quand même super surprenant comme fin de soirée, surtout que la soirée a été forte en émotions pour lui.

Asta est déprimée, en tout cas, parce qu’elle sent qu’Harry est en train de mourir. Le père a bien peur de l’alien, mais il décide de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à sa fille qui a confiance en l’extra-terrestre. C’est suffisant pour lui – et ça ne devrait pas, parce qu’Harry n’est pas exactement un pacifiste. En attendant, le père se débarrasse donc du shérif et accepte de les aider à sauver Harry. Oui, Asta veut bien aider Harry, mais elle ne peut rien faire pour lui tant qu’elle ne dit pas exactement ce qu’il se passe.

Pour sauver Harry, il faut ainsi couper la jambe d’Harry au hachoir, et c’était bien drôle à voir comme extrémité. Asta en est incapable, mais elle peut au moins rassurer Harry en lui donnant sa radio – ce que la voix off nous rappelle être une très mauvaise idée pour l’espèce humaine. Malgré son état, Harry pense encore à détruire notre espèce qui lui vient pourtant en aide. Il va vite changer d’avis, je crois. De toute manière, la radio est probablement cassée. Et puis, il y a une saison 2, on ne terminera donc pas sur la destruction de l’humanité dans deux épisodes.

Voilà en tout que le père coupe la jambe sans trop d’hésitation, et ça fait un cliffhanger bien trop improbable et excellent, franchement. Bon, maintenant, j’ai très envie de voir la suite, et il est très probable que je ne résiste pas au visionnage de deux épisodes la semaine prochaine. On verra bien.

Resident Alien – S01E07

Épisode 7 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.

Spoilers

Harry a bien compris que son vaisseau avait été trouvé par d’autres ; maintenant, il doit gérer les conséquences de cette découverte comme il peut – et tant pis si c’est déprimant.


Why do you have books? Don’t you own a computer?

Après de bons épisodes de Shonda Rhimes, rien de tel qu’un changement total d’univers, non ? Ce début d’épisode, un billion d’années plus tôt, est parfait pour ça. On voit donc rapidement des météorites qui s’entrechoquent et tombent sur la Terre et le temps passe rapidement, de la création d’une vie sous-marine à un aquarium de restaurant. Etonnant début, je me demande où ça mènera, tout ça.

Sans trop de surprise, on reprend après le générique là où nous en étions au cliffhanger précédent, et la voiture qui arrive n’est pas celle de l’armée, mais celle d’Isabelle. Bien évidemment qu’Isabelle a fait semblant de s’évanouir, j’en étais sûr et certain. Elle pose un problème à l’armée qui n’ose plus intervenir et qui comprend rapidement qu’ils ont simplement affaire à un couple qui se dispute.

Moui, c’est gros quand même, surtout qu’il explique qu’il la drogue et tout, hein ; mais bon, Harry est suffisamment malin pour savoir qu’il est surveillé. Aussitôt, il improvise donc une dispute de couple, mais c’en est trop pour Isabelle qui comprend qu’il a besoin de temps et d’espace pour lui. Elle l’imagine toujours comme son mari, et cette fois-ci, elle est prête à divorcer pour de bon. Le problème, c’est qu’Harry ne souhaite pas voir Isabelle partir finalement. Il a envie de la garder auprès d’elle, parce qu’il a envie de manger et qu’elle l’aide bien à faire manger.

C’était marrant comme écriture de scène, même si je trouve gros que l’armée laisse tomber Harry si vite. C’est leur seule piste, tu fais au moins attention et tu fais des recherches sur lui. En plus, les recherches iraient assez vite leur prouver qu’Harry a un comportement chelou, tout le monde s’en rend compte en ville, quoi.

La rupture est difficile pour Harry comme pour Isabelle, mais celle-ci obtient une part de vérité quand elle l’entend dire qu’il l’a aimé une fois, il y a longtemps. J’espère qu’on reverra Isabelle dans la série, parce que j’ai appris à aimer le personnage finalement. Quant à Harry, il continue ses recherches des débris de son vaisseau dans la neige, oubliant vite Isabelle.

Il pète un câble quand il comprend que l’armée a peut-être tout ce qui lui appartient, et il décide alors de réagir comme les humains dans ce cas-là : il se réfugie dans l’alcool. Bien sûr, oui. Ca et les médicaments, ce n’est pas un bon mélange, et il s’évanouit rapidement. À son réveil, il n’est pas seul chez lui, mais ce n’est pas Isabelle qui lui prépare à manger.

Non, non, c’est le cadavre d’Harry qui fait à manger. Oh, super, un épisode où le personnage de l’extraterrestre se met à halluciner, il ne manquait plus que ça ; surtout qu’il lui reproche d’être un mauvais coup parce qu’il l’a entendu coucher avec Isabelle. C’était drôle d’avoir un Alan Tudyk en cadavre, franchement, mais ça ne mène à pas grand-chose d’autre qu’un cadavre traitant un extra-terrestre d’humain pathétique et détruit. Allez, c’était drôle, surtout le moment de faux éveil d’Harry qui m’a décroché un rire.

Le problème, c’est que Harry se retrouve sans la moindre perspective d’avenir sur la planète Terre. IL en est donc à chercher un emploi quand il est embêté par Max. Ses parents viennent en effet de lui annoncer qu’il allait devoir quitter la ville pour un institut pourri, et il ne comprend pas trop pourquoi cela lui arrive alors qu’ils sont censés être en trêve. Harry n’en a rien à faire des problèmes de Max, par contre, donc il l’envoie balader bien vite, sans prêter attention au fait que Max sache qu’il a des produits aliens dans le coffre de sa voiture.

Autrement, l’enquête sur le meurtre de Sam continue dans le cabinet médical où Asta se pose des questions sur Harry. Elle vient de lire le diagnostic de Max et elle ne comprend pas trop comment un gamin chez qui elle n’a jamais vu le moindre problème peut se retrouver à devoir être envoyé si loin. Elle a beau poser des questions à Ethan, elle voit bien que celui-ci est si imbu de lui-même qu’il n’est pas de bons conseils.

Elle est ensuite perturbée par le fait que la police vienne une fois de plus enquêter sur son lieu de travail, et principalement sur Jay qui reste la principale suspecte. Si elle soupçonne plutôt Jimmy, Asta refuse catégoriquement de leur en parler, ce que je trouve quelque peu abusé parce que ça reste une piste importante à explorer, même si elle n’a pas de preuve. C’est à la police d’en trouver après tout, et tant pis si le shérif est incompétent.

Asta s’en confie alors à D’Arcy dans une scène sympa, mais pas incontournable, qui est surtout là pour nous expliquer ensuite que les filles se retrouvent à consoler Harry. Celui-ci a tenté de trouver un job au bowling, et ça n’a pas marché, comme l’alcool et les pilules. Face à tout ça, et à son divorce, la solution de D’Arcy est facile : il faut se droguer, tout simplement.

Venant de D’Arcy je ne suis pas surpris, mais ça continue de me décevoir d’avoir toujours des personnages qui sont présentés comme cools parce qu’ils se droguent. On a ça dans chaque série, c’est un peu lourd. Cela dit, ces personnages qui se droguent, c’est plus une manière de faire avancer le scénario : quand ils ont faim, ils se rendent au restaurant du début d’épisode, et ça aide bien Harry qui se rend compte que le poulpe dans l’aquarium est un cousin à lui. Il peut ainsi lui parler.

De son côté, Asta balance soudainement qu’elle soupçonne qu’Harry d’être un sociopathe, rien que ça. Je peux la comprendre cela dit, surtout qu’Harry est en train de parler un poulpe après tout. Les effets spéciaux ont du mal à tenir l’idée, mais oui, nous revoilà face à des scénaristes qui ont des idées bien marrantes en tête : Harry parle avec ce poulpe jusqu’à découvrir que Max est celui qui va pouvoir l’aider. Après, Harry n’est pas le plus cinglé dans l’affaire : Asta et D’Arcy aussi parlent aux animaux dans les aquariums.

Harry ayant trouvé une piste, il se rend aussitôt chez Max et fait pipi dans son lit, mais pas avant d’avoir eu l’information qu’il voulait : Max aperçoit une lueur verte autour des objets du vaisseau d’Harry, et ça, c’est plutôt une bonne chose pour lui qui veut retrouver des morceaux du vaisseau pour s’en sortir de son problème. Il n’explique pas à Max qu’il a pour but de détruire l’humanité, et il obtient assez vite son aide.

Pour cela, il suffit en effet de confier à ses parents qu’il s’est trompé dans son diagnostic. C’est triste pour Harry, parce que ça permet à Ethan de se vanter de n’avoir jamais fait la moindre erreur de diagnostic – ce n’est pas crédible – et ça ruine sa réputation de médecin auprès du maire, et surtout de la femme du maire. En tout cas, ça fonctionne : Max n’est plus envoyé dans un institut lointain, il accepte donc de venir en aide à Harry.

Les deux se retrouvent à bosser ensemble dans l’école : Harry a l’idée d’utiliser un télescope pour que Max lui indique où est la machine qu’il cherche tant. En effet, ils ont besoin d’un télescope pour ça, parce qu’il est rapidement évident que Max ne peut pas voir sa lueur verte à travers un écran. Et hop, la machine est rapidement retrouvée.

Bien sûr, dans tout ça, on suit encore les parents de Max en proie à l’horreur d’avoir eu une confiance aveugle dans un seul médecin qu’il ne connaissait pas tant que ça. C’est compliqué à gérer, surtout avec Ben qui n’arrive jamais à dire les choses en face à sa femme. Celle-ci ouvre alors une boîte de Pandore parce qu’elle a besoin d’un partenaire qui lui dise la vérité et qui la confronte un peu… Be careful what you wish for : il lui dit certes qu’elle avait tort de faire confiance à Harry, mais il n’arrête pas d’enchaîner les reproches ensuite.

En parallèle, Asta se décide enfin à aller à la police pour balancer Jimmy. En un interrogatoire, celui-ci donne des informations qui permettent de rapidement arrêter l’homme de ménage de l’école du coin. Enfin, rapidement, c’est un euphémisme pour le shérif qui lui court après pendant un moment à travers tout le bâtiment ; mais beaucoup moins pour son adjointe qui connaît les raccourcis et m’a bien fait rire à marcher tout tranquillement.

J’ai eu beaucoup plus de mal à supporter le shérif lui faisant un tas de reproches sans queue ni tête, à commencer par le fait qu’elle lui manquerait de respect. J’ai aimé la voir démissionner, bien sûr, mais je me demande ce qu’elle va devenir ensuite.

En attendant, nous suivons Harry toujours à la recherche de sa machine, même si Max insiste pour dire qu’il ne devrait vraiment pas y aller : l’emplacement de la machine est en effet beaucoup trop risqué dans la montagne. Il crie après son extraterrestre préféré pour lui dire de ne pas y aller car c’est dangereux, et Asta et D’Arcy qui passent par là dans cette ville minuscule s’en inquiètent immédiatement. Elles interrogent Max qui refuse de trop en dire, mais qui leur donne quand même la direction à suivre.

Malgré le danger, elles se précipitent à la recherche d’Harry, et ça se termine mal : Harry retrouve certes l’engin qu’il cherchait, mais les trois personnages tombent lorsque le sol s’effondre sous leur pied. Ah, les cliffhangers sont toujours aussi efficaces, honnêtement.

Par contre, j’ai eu plus de mal à me faire à une autre partie de l’épisode qui voyait les personnages de l’armée continuer de mener leur enquête et en venir à la conclusion que l’extra-terrestre allait détruire la planète grâce à un livre de complotistes sur d’anciennes civilisations venues d’ailleurs que l’on retrouverait dans les animaux marins. Allez, soit. En fin d’épisode, l’armée parvient même à retrouver Harry : en retrouvant la machine sphérique qu’il cherchait depuis tout ce temps, il active les pièces de son vaisseau spatial – et le débris qu’il a laissé à Max, qui aimait bien voir cette lueur verte.

Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.