Resident Alien – S01E03

Épisode 3 – Secrets – 16/20
Si on perd en crédibilité par moment avec des personnages qui font confiance un peu trop facilement au nouvel arrivant en ville, la série gagne en capital sympathie avec un humour improbable qui tombe toujours à pic et sait comment me faire rire. En plus, ça ne l’empêche pas de développer un fil rouge intéressant et des intrigues plus complexes que ce que l’on pouvait penser à l’origine.

Spoilers


 

You’re obviously not an alien.

On est vachement jeudi, je sais, j’avais dit que j’allais suivre la diffusion Syfy. La rediffusion du dimanche aprèm, c’est bien aussi. BREF, me voilà de retour pour voir cet épisode, et je suis impatient de le voir en plus. Un par semaine, ce n’est pas si mal ! Les choses se compliquent pour Harry dès le début de cet épisode : outre le cliffhanger de l’épisode précédent, on se retrouve ainsi avec un pécheur qui découvre le pied d’Harry.

Cela dit, Harry est loin de s’en douter : quand on le retrouve, on nous remet vachement dans l’esprit de la série avec Harry qui se fait une insomnie, histoire de nous rappeler les intrigues en cours pour lui, notamment son envie de tuer Max. C’est aussi l’occasion de bonnes blagues, notamment avec l’extra-terrestre découvrant l’excision.

On retrouve ensuite D’Arcy en randonnée avec… Je ne sais pas trop qui c’est, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu. En tout cas, ils sont en fait là pour déclencher une avalanche, et celle-ci embête énormément Harry qui venait de commencer à déterrer une partie de son vaisseau. Tout ça pour qu’elle soit encore plus enneigée juste après.

Harry rentre donc chez lui dans l’espoir de pouvoir dormir, mais ce n’est pas ce que les scénaristes ont en tête pour lui : bien au contraire. Kate lui rend ainsi visite pour lui parler de son gamin Max. Ouep, Kate a besoin de se confier à quelqu’un et il est logique pour elle de le faire auprès du médecin de la ville, parce qu’elle avait l’habitude de le faire avec Sam. Par contre, elle ne s’attendait pas à ce qu’Harry soit si étrange avec elle, avec un humour particulier quand il lui propose de déménager hors du pays ou de tuer son gamin.

Peut-être que ce n’est pas de l’humour ? Je ne sais pas, il prend un couteau de manière peu discrète à un moment quand même. Kate est loin de se douter qu’elle a affaire à un alien en tout cas, et elle fait confiance aveugle au médecin, lui montrant même les dessins de son fils. C’est fou comme on ne se méfie jamais des médecins. Enervé par la situation, Harry essaie de provoquer une nouvelle fois Max le lendemain, mais ça se retourne comme toujours contre lui quand Max est une nouvelle fois plus malin que lui. J’ai beaucoup ri.

Même s’il fait semblant de ne pas avoir peur, Max est tout de même bien embêté par cette affaire d’alien, parce que celui-ci a promis de le tuer. La vie n’est pas simple pour lui en plus, parce que toute l’école se moque de lui : ils savent qu’il est celui qui a mis des posters sur l’alien. La seule qui le croit, c’est une jeune élève voilée à qui il est venu en aide plus tôt dans l’épisode. Les deux forment aussitôt une amitié qui sera probablement intéressante dans de futurs épisodes.

De son côté, Asta revient dans cet épisode avec la découverte qu’il manque un bloc d’ordonnances de Sam dans son bureau. Elle se renseigne auprès de Jay et il ne fait pas de doute que c’est une information importante concernant son meurtre. Malheureusement, l’épisode est dérouté par la découverte d’un cadavre dans le lac de la ville.

Cela ne rassure pas particulièrement Harry : après les insomnies, le voilà qui découvre la peur en plein milieu de la mairie quand la police et le maire tentent de calmer la ville. Tout ce que le flic de la série trouve à dire, cependant, c’est qu’il y a une bonne nouvelle : ils n’ont pas affaire à un meurtrier, mais à un serial killer. Super.

Peut-être qu’Harry n’aurait pas dû regarder tant de Law & Order et se concentrer sur le corps qui reposait au fond du lac. Il se retrouve en effet à stresser encore plus de devoir être confronté à un test ADN qui révèlerait la vérité sur le fait qu’Harry est mort et est au fond du lac. Il fait donc ce qu’il peut pour éviter d’avoir affaire à ce problème et n’hésite pas à voler le pied.

Il en profite pour vérifier que cela correspond bien à son pied, même s’il y avait peu de doute après les blagues de la flic sur le pied d’Harry. Je la soupçonne un peu d’être responsable du meurtre de Sam, elle, mais bon, on verra bien. En attendant, Harry a l’idée du siècle : l’ADN qu’il soumet à la police n’est pas celui du pied, mais celui d’un bébé dont il oblige un peu la circoncision à des parents qui n’avaient rien demandé de plus qu’une consultation médicale pour de la fièvre.

L’attitude d’Harry est tellement étrange, mais Asta ne s’inquiète pas plus que ça, étant déjà habituée à le voir bizarre. Pourtant, un nouvel habitant en ville au moment où il y a deux meurtres, ça devrait attirer les suspicions, surtout quand le premier corps est celui d’un médecin – sa profession – et le deuxième est dans « son » lac.

Franchement. Les flics ne sont pas bien malins, et c’est tant mieux pour Harry. Il a tout de même le droit de les observer en train de fouiller tout le lac, y compris pendant toute la nuit. Cela permet quelques gags avec le maire qui mange de la bouffe pour chiens sans le savoir et qui a ensuite le mal de mer. Le flic n’a pas l’intention d’abandonner les recherches de tout le lac, même si ça fait chier Harry.

Par chance pour lui, c’est la femme flic qui avait raison quand elle supposait qu’avec le courant, le corps serait rejeté sur les bords du lac : le chien le retrouve vite, et Harry n’a donc aucun mal à le récupérer, même s’il faut se débarrasser du chien avant ça. Pas de bol pour lui, Asta et D’Arcy ont alors la bonne idée de finir leur soirée chez lui au moment même où il ramenait le corps. Il arrive à le planquer juste à temps en tout cas.

Asta et D’Arcy ont une drôle d’idée de ce qu’est une bonne soirée en tout cas : elles la commencent au bord du lac pour regarder la police fouiller le lac, avant d’enchaîner par un détour chez Harry où D’Arcy se révèle étrangement attirée par Harry juste parce qu’il range ses vitamines par ordre alphabétique (A B C D et E, en même temps, ça peut se ranger dans un autre ordre ?) et une soirée de lycéens. Bon, à leur décharge, l’organiseur de la soirée a le même nom que son père, alors D’Arcy espérait que ce serait une vraie fête.

Tout ça permet tout de même de nous révéler que Jay est en fait la fille d’Asta, qui l’a abandonnée à la naissance en la faisant adopter ; mais nous fait aussi avancer sur le fil rouge : un ado possède sur lui des médicaments prescrits avec les ordonnances volées de Sam, et après sa mort. Intrigant, tout ça. La piste semble mener vers Jay, mais Asta ne la confronte pas là-dessus, se contentant de mettre un cadenas sur le tiroir à ordonnances de Sam.

D’ailleurs, l’épisode se termine à peu près bien pour Harry : il achète quelques cadenas pour verrouiller ses secrets dans son congélateur, alors que Max et sa nouvelle amie décident de s’amuser avec lui en lui renversant un verre d’eau sur le pantalon. Pourquoi pas. Quant aux cadenas, ils sont une bonne idée, parce qu’il y a de plus en plus de gens qui connaissent son adresse et lui rendent visite. D’ailleurs, il a montré le contenu de son congélateur aux flics quand leur chien a senti le corps… Par chance, le corps était bien caché sous un tas de viande congelée.

Côté cliffhanger, on a une drôle de manière pour la série d’avancer avec un type qui écrit un livre sur sa rencontre avec un alien… qui est bien Harry. Quatre mois plus tôt, après son crash, Harry n’avait aucune peur et se baladait sous sa forme alien sans le moindre problème. Il a donc croisé la route d’un type se prenant pour un cowboy et lui a volé son chapeau et son cheval. La série surprend toujours avec son humour plus que décalé franchement !

Aujourd’hui, l’homme s’en confie à qui veut l’écouter, en modifiant l’histoire de manière à paraître plus courageux. Il aurait mieux fait de se méfier davantage, cependant : il confie son histoire à un étrange duo d’enquêteurs qui semblent être de simples fans du paranormal… mais la femme n’hésite pas à le tuer sur le parking d’un bar de New Mexico, parce que ce sont ses ordres. Humph. Curieux !

Walker – S01E04 (express)

Épisode 4 – Don’t Fence Me In – 12/20
Ce n’est toujours pas exceptionnel comme série, ma foi. J’ai un peu d’espoir pour l’épisode suivant et je ne me suis pas totalement ennuyé, c’est déjà ça. En tout cas, à chaque épisode, ça se confirme : il n’y a qu’un personnage qui m’intéresse, et encore pas à toutes ses scènes ; alors qu’il y en a deux qui commencent à vraiment rejoindre le clan des personnages que je ne peux pas voir en peinture.

Spoilers

Walker cherche à connaître davantage Micki, tout en combattant le crime à ses côtés.

Comme d’habitude, ma partie préférée dans l’épisode fut évidemment de voir le personnage de Micki être développé. Depuis le dernier épisode, j’ai appris l’orthographe correcte de son nom d’ailleurs. J’aime le duo qui se dessine parfois avec Walker, notamment tout l’humour autour de son deuxième prénom. C’est lourd, c’est paternaliste, mais le duo fonctionne à peu près parce que Micki est le vent de fraîcheur de ce reboot.

Oh, je ne dis pas ça parce que j’adore l’actrice, mais bien parce qu’elle est celle qui apporte finalement la vraie nouveauté au reboot, et surtout la plus grande ouverture d’esprit. D’ailleurs, les scénaristes le savent et n’en peuvent plus d’insister là-dessus : c’est une femme, une mexicaine et une ranger. On va finir par le savoir. Toute l’intrigue de la semaine tourne autour d’elle et de ses intuitions, permettant finalement de mettre sous les verrous un flic véreux, et ça, j’ai plutôt bien aimé.

Sa vie perso, en revanche, et surtout celle de son mec qui joue les super-héros à moitié à poil pour les audiences, j’ai eu plus de mal à accrocher dans cet épisode. Après, ça fait plaisir de voir l’actrice jouer un personnage heureuse en amour, ça lui change vraiment de The 100.

J’ai toujours autant de mal avec Padalecki dans ce rôle, en revanche. Je suis déçu, en fait, parce que quitte à faire un reboot, j’espérais un vent de fraicheur aussi pour le personnage principal, mais pour l’instant, il est un flic totalement insipide et vieux jeu dans quasiment chacune de ses scènes. L’humour que la série tente de faire passer parfois avec son personnage est d’un blasant ! Sa famille n’aide pas, que ce soit les parents plus ou moins séparés (est-ce un fil rouge ?), l’intrigue de son frère que je n’ai pas suivie du tout ou ses gamins qui me sortent par les yeux.

En début d’épisode, August trouve donc un étrange carton avec des affaires de son père et il n’hésite pas à fouiller dedans. Quand son père lui demande de tout remettre à sa place et lui affirme qu’il ne doit surtout pas s’occuper de cette boîte, le gamin ne trouve rien de mieux à faire que de mettre de côté un portable et un appareil photo.

Il fait développer les photos au lycée (ça tombe bien, tout de même) et découvre ainsi une photo de son père heureux avec une femme. MOUAIS. Bien sûr, Walker lui révèle finalement qu’il était sous-couverture et a les meilleures excuses du monde, mais vraiment, ce gamin est insupportable, franchement.

Ce n’est rien à côté de sa sœur, cela dit. Elle est doublement chiante Stella : elle met en danger la famille de sa pote qui risque d’être exclue du pays à n’importe quel moment, parce qu’on aime les USA et ICE… et elle préfère passer son temps à servir le pays en compensation de son crime non pas avec la pote en question, mais avec un pseudo beau-gosse hyper blasant dont le père est évidemment un criminel. La série se prépare quelques épisodes futurs, quoi.

Côté cliffhanger, Walker retrouve son téléphone de lorsqu’il était sous couverture sur le lit de son fils, et il se rend compte que sa copine de l’époque a reçu un SMS envoyé par ce boulet d’August… Qui fait ça d’envoyer un message à la place de son père flic sur un portable secret et caché dans un carton ? En tout cas, la nana sous couverture lui demande de le rejoindre dans un motel de manière urgente. Elle le pensait en prison, et ça me donne un peu envie de voir le prochain épisode, mais ça risque de me décevoir aussi de toute manière.

En attendant, cet épisode ne me valide même pas un point de Bingo Séries : les acteurs semblent avoir faits eux-mêmes les cascades et la grand-mère danse en cuisinant, mais avec seulement une cuillère en bois. Pff. Après, j’aurais pu valider les voitures en studio peut-être, mais j’ai un léger doute.

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Resident Alien – S01E02

Épisode 2 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Spoilers


I wonder if I can get the chicken while they’re fighting.

Quelle tristesse de mourir en faisant un selfie et en tombant d’un ravin enneigé parce qu’on a glissé ! C’est pourtant ce qui arrive presque à l’homme que l’on suit au début de cet épisode, alors qu’Harry nous affirme que les êtres humains sont stupides. Difficile de le contredire. Tout ça se déroulait trois mois plus tôt, dans le Colorado, à proximité du vaisseau d’Harry, évidemment. Par conséquent, lorsque l’homme tombe, il ne meurt pas mais reste à léviter dans les airs, probablement à cause (ou grâce ?) du vaisseau d’Harry.

Après le générique, nous reprenons avec le pauvre Max qui avait rendez-vous chez le médecin, pour mieux découvrir que le nouveau est l’alien qu’il redoute tant. Au moins, c’est un enfant, et personne ne le croit. Du coup, Max s’enfuit par la fenêtre alors que son médecin veut juste lui couper la tête. C’est une idée, ma foi. Cela ne plaît pas beaucoup à Asta en tout cas, parce qu’elle veut qu’Harry soigne les patients qui arriveront inévitablement.

Par chance, Harry est un extraterrestre qui était un scientifique sur sa planète, alors se faire passer pour un médecin, ça lui paraît simple. En plus, il a internet pour préparer chaque rendez-vous médical avant l’heure. Le plan est une bonne idée… jusqu’à ce que Asta change l’ordre des patients sans le prévenir et qu’il se retrouve à devoir jouer les gynécologues. Comme il ne sait absolument rien de l’anatomie humaine, il tente d’aller chercher des informations sur son portable en pleine séance.

Et comme il est un alien encore peu habitué à la technologie, il prend ainsi une photo de la patiente. Enfin, de son anatomie. Au moins, ça finit en selfie avec la patiente qui est plutôt cool et le croit quand il assure … mais ça n’empêche pas Harry d’enchaîner les gaffes toute la journée avec tous les patients. Au moins, ça nous fait rire.

Là-dessus, la série est très claire : elle veut nous faire rire autant que possible, et ça fonctionne bien pour le moment. En effet, l’humour ajoute un bon ingrédient à la série et à son ambiance mystérieuse, même si on s’éloigne énormément de l’enquête pour le moment. C’est dommage de ne pas au moins mentionner le fait que l’ancien médecin soit tué par un habitant de la ville ? Tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était.

De son côté, Max s’enfuit donc et se réfugie auprès de ses parents. Il a la chance d’avoir pu s’échapper par la fenêtre et de tomber juste à côté de son père, c’est déjà ça. Son père est le maire, évidemment. J’avais eu un doute dans le premier épisode, mais nous y voilà : il s’occupe comme il peut de son fils malade et ne l’emmène pas chez le médecin, comme il est obsédé par les extra-terrestres… au point d’en parler avec les policiers.

Bon, il faut dire que les policiers squattent le bureau du maire, alors ça l’aide bien à le faire. Et la flic de la série n’hésite pas non plus à lui dessiner un portrait-robot pour l’aider autant qu’elle peut à faire face à ses angoisses. Malheureusement, cela finit par nous énerver Harry qui se décide à éviter de tuer Max, pour le bien de sa situation. C’est en tout cas ce qu’il se décide provisoirement à faire : quand il passe un appel anonyme à Max qui le reconnaît bien rapidement, il change d’avis.

C’est plutôt logique : il a envie de tuer Max qui est juste insupportable avec lui. En même temps, qu’attendait-il exactement ? C’est un enfant dans une série. Et il a un père hyper chelou qui a besoin d’un médecin pour lui servir de psy, alors que clairement embaucher Harry comme psy est la pire des idées du monde.

Sans surprise, il n’a aucune idée de ce qu’est la confidentialité entre médecin et patient, par exemple. Par chance pour Ben, le maire, il est rapidement interrompu par la femme de l’ancien médecin qui vient récupérer les affaires de son mari dans son bureau – au grand dam de Asta. Cette dernière refuse que quelqu’un touche à ses affaires, parce qu’il s’agit d’un meurtre. La police n’est pas de son avis, parce qu’elle est clairement incompétente et que des photos leur suffisent.

Observer toutes ces émotions, ça épuise toutefois Harry, qui se retrouve à avoir faim et à se diriger vers le bar de D’Arcy. C’est plutôt intéressant, parce qu’il se retrouve bien malgré lui à devoir se rendre en rencard au bowling avec elle (ah les petites villes américaines) et surtout à avoir l’idée de tuer Max par accident. Reste à savoir quel type d’accident peut venir à bout d’un gamin, et c’est à nouveau grâce à D’Arcy qu’il a une bonne idée : il lui coupe les freins de son vélo en espérant qu’il meurt dans un terrible accident – mais avant ça, il imagine de bons scénarios humoristiques.

Pas de bol pour Harry, il faut plus que des freins de vélo pour venir à bout de Max : c’est un dur à cuire, et le gamin est heureux de lui montrer, même lorsqu’Harry fait tout pour le torturer. Suite à l’accident du vélo, Harry doit en effet lui faire des points de suture… et sans anesthésie puisque Max refuse d’être un gentil garçon avec lui. Le duel entre ce petit garçon et le médecin est vraiment excellent à regarder, c’était une super idée ; et c’était même bien meilleur que l’idée de base de cet épisode qui est de nous faire comprendre qu’Harry a le mal du pays.

Harry nous apprend ainsi que les extra-terrestres n’ont pas d’émotions, et qu’ils cherchent juste de la nourriture. Quatre mois plus tôt, quand il est arrivé sur la planète, il a ainsi cherché de la nourriture et en a trouvé… en tombant sur une vache. Non, son but n’était pas de bouffer la vache, mais juste de boire son lait. C’était tellement bien vu et drôle comme gag.

Il en faut peu, mais dans le présent, ça motive Harry à retourner dans cette ferme où il se fait surprendre par une petite fille alors qu’il est en train de boire le lait au pis. Aha. Les meilleures blagues viennent malgré tout de l’honnêteté brutale d’Harry, particulièrement avec ses patients ou avec D’Arcy qu’il abandonne en plein milieu d’un rencard.

Tout cela contraste aussi avec l’émotion de Asta face au décès de son ancien collègue. La série se concentre beaucoup sur son personnage dans cet épisode, forcément. Elle présente ainsi à Harry Dan, son père, qui est un personnage intrigant. En effet, il sait automatiquement qu’Harry n’est pas comme les autres, parce qu’il ne ressent rien en le regardant, alors que normalement, il ressent les gens. Apparemment.

C’est étonnant, mais j’aime bien l’idée. En plus, on le voit ensuite aider Asta à gérer son deuil en lui coupant les cheveux, et on apprend également qu’il croit en tout un tas de rituels depuis longtemps oubliés – il est probablement un natif-américain. Il pousse ainsi Asta à brûler sa mèche et la blouse qu’elle portait la nuit où Sam est mort, par exemple.

Du côté du deuil, Asta a du mal à faire face pendant tout l’épisode, mais elle avance à la fin, acceptant même de donner à Harry le bureau de Sam, avant de jouer avec lui. En voix-off, Harry nous confie alors qu’il a un énorme problème : il a la fâcheuse tendance à développer des émotions humaines depuis qu’il est sur Terre, ce qui ne lui plaît pas du tout, surtout qu’il en est à ressentir la solitude. D’Arcy aussi, avec ce que tu lui fais !

Bon, la solitude n’empêche pas Harry de faire face à son problème du moment : D’Arcy lui a annoncé que la neige n’allait plus tarder à fondre, et qu’une semaine pourrait même suffire (mais pas avant qu’Harry ne se ridiculise au bowling… en explosant l’entre-jambe du flic insupportable, et ça, c’était drôle). Il doit donc retrouver au plus vite son vaisseau et il construit – à coups de marteau, yes pour le Bingo Séries ! – une pièce capable d’inverser la gravité ; une pièce qui est aussi un morceau de son grand plan final pour exterminer les humains.

Cela dit, en fin d’épisode, on se retrouve sans trop de surprise avec deux figurants qui découvrent le corps de l’homme vu en début d’épisode, mort depuis trois mois (quelle mort de merde !), mais aussi deux oiseaux pris au piège du vaisseau d’Harry : celui-ci coince dans les airs, à une bonne distance de lui, tout ce qui s’en approche en inversant leur gravité…

Oh, sinon, concernant le meurtre de Sam, il faut souligner que la flic a un sourire étrange pendant le montage final. Il va falloir apprendre le nom des personnages à un moment… en attendant, je suis vraiment content de voir Alan Tudyk dans ce rôle qui semble être du sur-mesure pour lui !

Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

> Saison 1