9-1-1 – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du quatrième épisode de la première saison de 9-1-1.

04.jpgÉpisode 4 – Worst Day Ever – 14/20
I’m sorry, Abby. I know this isn’t what you wanted to hear.

Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.

J’ai un peu du mal à voir comment la série peut proposer une plus mauvaise journée que celle qu’on a aperçu la semaine dernière, mais ils me rappellent très vite qu’ils gèrent bien l’écriture des situations d’urgence avec une intro suivant une hôtesse de l’air. Assez vite, je me suis dit qu’ils n’allaient pas oser nous sortir un crash – il y a tellement de possibilités d’urgences moins catastrophiques dans un avion. Finalement, c’est pourtant bien un atterrissage d’urgence à l’aéroport que propose cet épisode… et la série fait un premier faux pas majeur en nous proposant un coup de téléphone au 911 de quelqu’un étant DANS l’avion. Alors qu’ils ont leur masque à gaz. Alors que les portables sont censés être coupés. Alors que le réseau met toujours trois plombes à revenir quand je descends d’un avion. Enfin bref.

En plus, ce n’est même pas Abby à l’autre bout du fil.

À la caserne, Buck est intrigué par le carnet que regarde toujours Bobby : c’est une liste de 46 personnes qu’il a réussi à sauver, et il y a de la place pour 148. Sans vraie logique Bobby prend mal que Buck lise le carnet sans lui demander son avis (ça aurait été non) et il le plaque contre le mur. Les pompiers sont heureusement appelés en intervention (un moment où Hen commence à manger, pour changer).

Bonne nouvelle : l’avion ne s’est pas écrasé sur l’aéroport.

Mauvaise nouvelle : il est en flamme et posé en pleine mer.

On revient un peu en arrière histoire de découvrir qu’Athena continue de stalker la harceleuse de sa fille, Laila, qui organise une fête chez elle à 16h. Elle est clairement là pour jouer les pétasses, et ça fonctionne merveilleusement bien. Athena débarque au beau milieu de la fête pour arrêter Laila qui, heureusement pour Athena, était en train de fumer de la marijuana. Si la scène était aussi marrante que jouissive à voir (qui n’aime pas voir des harceleurs être ridiculisés ?), elle n’avait par contre absolument rien de crédible.

Clairement, Athena se met dans de sales draps avec cette histoire et son attitude n’est pas bien meilleure avec les parents de Laila qu’elle prend de haut. Cela lui reviendra en pleine face, c’est obligé – et pour la première fois, le personnage me saoule un peu alors que jusque-là, je l’aimais bien.

Elle est finalement appelée pour gérer la panique qui suit le crash à l’aéroport, avec des avions immobilisés, des proches des possibles victimes paniqués et des usagers hors d’eux. Tout ça promet. La panique habituelle, quoi.

Du côté des pompiers, on découvre que l’avion est en train de couler (forcément) et que les gens galèrent à monter dans les radeaux de survie. C’est marrant, je m’étais toujours dit qu’un amerrissage valait mieux qu’un atterrissage de force, mais d’un coup, je change d’avis là. Bien sûr, il y a des cadavres dans l’avion, ce qui est toujours assez horrible pour les pompiers.

Buck et Bobby s’occupent d’un petit garçon et de sa maman, cette dernière étant coincée par les sièges. Il y a tout un tas de bobos pas cool possibles dans le crash d’un avion que l’on découvre comme ça et qui ne sont pas du tout anxiogènes pour la prochaine fois où je monterais d’un avion – ça reste un des engins les plus sûrs, je sais.

On a aussi un couple coincé dans les toilettes parce qu’ils voulaient profiter de l’atterrissage pour prendre du bon temps. Eux auront finalement juste droit à une panique totale (et une demande en mariage), mais seront sauvés par le bon sens de Buck. Il en sera de même pour la mère, sauvée de justesse par un hélicoptère et la technique de la corde mise en place par Buck. Et aussi par la ténacité suicidaire de Bobby qui a failli y rester. Une belle histoire d’héroïsme quoi, où personne ne suit le protocole mais où tout se passe merveilleusement bien. Tous les passagers qu’on aura suivi dans cet épisode survive donc, mais c’était tout de même bien écrit.

Trois minutes avant le crash, Abby reçoit un appel d’un passager malin laissant un message d’adieu à sa femme. Tout ce qu’on veut nous, c’est savoir s’il a survécu. Elle, elle s’inquiète pour l’ensemble de l’avion, forcément, et ça ne donne pas du tout envie de faire son job. Elle appelle Buck pour prendre de ses nouvelles et savoir si Dale a survécu ou pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas, Dale est bel et bien mort dans le crash.

Bien qu’au boulot, Abby prend le temps de déprimer, de ne pas recevoir un coup de fil et de réécouter le message de Dale en boucle. La femme de celui-ci finit par arriver au centre d’appel et être géré par Abby elle-même, qui lui fait écouter le message. Humph.

Finalement, Abby rentre chez elle et Carla insiste pour rester s’occuper d’elle et de sa mère car elle n’est clairement pas en état de le faire. Abby refuse, un peu violemment… et finit par s’endormir sans penser à fermer à clé la porte de son appartement. Quand elle se réveille quelques heures plus tard, sa mère a disparu. Cela fait au moins un bon cliffhanger pour l’épisode.

42 minutes après le crash, Athena est appelé dans un avion dont personne n’a le droit de descendre, car le PDG d’une compagnie aérienne l’a interdit. Décidément, ce n’est pas un épisode réussi pour Athena qui a le droit de jouer à la super-héroïne dans des intrigues absolument toutes tirées par les cheveux. Elle finit par arrêter tous les passagers de l’avion pour leur permettre de sortir. Mais oui, mais bien sûr. On en parle de la paperasse que ça représente ?

Bref, sa supérieure la soutient malgré une hiérarchie moins compréhensive, mais uniquement sur le cas de l’avion ; pas sur sa vengeance personnelle envers Leila.

La série nous tease ensuite le passé familial de Bobby, avec un enfant qui n’est pas là mais lui parle d’un crash d’avion (et si c’était un autre avec 148 victimes ?). En tout cas, dans le présent, Bobby craque et se remet à boire du whiskey. Et on nous parle même de Chimney ici, c’est dire à quel point la vie des personnages de la série craint.

9-1-1 – S01E03 : Next of Kin

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du troisième épisode de la première saison de 9-1-1.

03.jpgÉpisode 3 – Next of Kin – 19/20
I hate my life. I’m weird. I don’t have any friends.

J’ai appris ma leçon et je n’ai pas mangé devant cet épisode, mais j’étais tellement impatient de l voir que je me suis jeté déçu pour être RAVI de tomber sur un clown. Non merci. Moi qui espérais retomber directement sur le cliffhanger, j’étais servi.

Cette série va rapidement me faire devenir paranoïaque dans ma vie quotidienne – comme si je ne l’étais pas déjà assez. Cette fois, c’est un coup de vent qui emporte un château gonflable dans les airs pendant une après-midi d’anniversaire qui ne se passait pas si bien que ça de toute manière. Voilà un anniversaire dont le gamin se souviendra en tout cas, ce n’est pas tous les jours qu’on voit un château dans le ciel.

Finalement, personne ne meurt, malgré de grosses blessures et une intervention compliquée. Forcément, tout cela n’était qu’une diversion avant d’en revenir à la fille d’Athena, qui a pris… d’anciens médicaments de sa mère. Dur, dur la culpabilité et longue est l’attente.

Elle est prise en charge par une équipe de secouristes qu’on ne connaît pas et les parents se retrouvent dans un couloir d’hôpital à l’attendre. C’est aussi une superbe occasion pour qu’Athena rencontre le nouveau mec de son mari, puisqu’il l’a amené de toute urgence sur place.

Finalement, Athena et son mari peuvent approcher leur fille, encore inconsciente. Quand elle se réveille, elle leur révèle qu’elle a tenté de se suicider suite à un harcèlement scolaire. Tout semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que les services sociaux arrivent. Bienvenue aux États-Unis, où suite à une tentative de suicide de mineurs, les services sociaux privent l’enfant de contact avec ses parents. Bon, en même temps, ça paraît logique avec certaines familles et certaines situations, mais la décision paraît totalement sans cœur. De mémoire, en France, l’enquête n’est pas obligatoire, et pas dans ces conditions. Après, j’en sais trop rien.

Toujours du côté de la vie personnelle, Chimney demande Tatiana, sa copine, en mariage. Celle-ci n’est pas vraiment prête pour ça et ça fait de la peine à voir, surtout que Chimney a déjà des problèmes de confiance en lui à gérer au boulot où Bobby ne lui laisse que la partie la plus chiante du boulot.

Il arrive à la caserne encore énervé alors que ses collègues jouent aux jeux vidéo, et ça enchaîne sur une terrible dispute entre collègues. Bobby est honnête avec Chimney qui prend très mal que son supérieur lui affirme qu’il vit dans le mensonge. Et comme la série a décidé de nous en faire voir de toutes les couleurs dans cet épisode et de nous propulser dans un épisode qui pourrait déjà être une fin de saison, Chimney enchaîne sur un accident de voiture assez prévisible – même si j’ai cru bêtement qu’il allait s’en tirer et même si j’ai pensé qu’il allait réussir à faire un truc héroïque en étant le premier sur les lieux d’un accident.

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Finalement, donc, il est gravement blessé par l’accident, finissant avec une barre de métal dans le crâne. Normal. Une fois de plus, la série marque de très bons points avec cette intrigue possiblement digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Au moins, on sait qu’on suivra ce cas médical jusqu’au bout.

C’est effectivement le cas, mais pas avant d’avoir de jolies scènes entre collègues, dignes de réconciliations et finalement pleine de culpabilité de l’avoir laissé partir. Les images de l’opération sont loin d’être belles à voir, car c’est sanglant.

Chimney finit… dans un coma, dont personne n’est sûr de le voir se réveiller. C’est beaucoup d’un coup dans cet épisode quand même.

Du côté d’Abby, qu’on n’a pas vu pendant bien longtemps dans cet épisode, c’est l’heure de l’anniversaire de sa mère. Elle peut donc retrouver Tom Scavo, son frère. Je suis très content de revoir cet acteur dans une série, parce qu’il le mérite vraiment, même si je ne l’associe qu’à son rôle dans Desperate Housewives rien qu’avec cette critique. Bref, l’état de leur mère empire puisqu’elle oublie carrément que c’est son anniversaire au beau milieu de l’ouverture des cadeaux et le frère d’Abby s’inquiète et pour sa mère, et pour sa sœur.

Il essaye donc de convaincre Abby de placer leur mère afin qu’elle puisse recommencer à vivre sa vie normalement. Il est de nouveau question de son ex, Tommy. Perturbée par tout ça, elle appelle Buck et il la réconforte comme il peut – ne lui parlant pas de ses problèmes à lui. Abby en déduit qu’elle veut garder sa mère auprès d’elle.

Une autre urgence emmène l’équipe de pompiers à libérer des clandestins d’un camion. C’est une bonne occasion pour que Hen s’énerve contre quelqu’un qui le mérite (le chauffeur) et pour que l’on voit une nouvelle situation d’urgences qui se déroule mieux.

Quand on retrouve Athena, elle est énervée après Laila, l’élève qui a harcelé sa fille. Franchement, elle fait peur et ce n’est pas un cliffhanger que j’aime. L’autre cliffhanger est bien plus sympa puisque Chimney se « réveille » de son coma. Il n’est pas encore capable d’ouvrir les yeux, mais il communique avec ses mains. Toutefois, il doit digérer l’absence de Tatiana. Il ne peut pas savoir que Bobby a tenté de la faire venir et qu’elle a refusé. Après tout, elle ne voulait pas s’engager auprès de lui et cet accident la pousserait à s’engager encore plus. C’est tout bonnement atroce, car il est difficile de ne pas la détester, même si ses arguments sont tout à fait logiques et véridiques aussi.

Bon, je ne sais plus quoi penser de la série qui n’a cette fois vraiment plus grand-chose à voir avec un procédural. Je me demande comment ils vont tenir la distance sur la saison, et sur la saison 2, puisque la série est évidemment renouvelée. Il y a énormément de tension à chaque épisode et une gradation à chaque fois. Ce n’est pas évident de maintenir un tel niveau dans une série. Je sais, je sais, je ferais mieux de savourer plutôt que de m’inquiéter de la suite ; et pour l’instant, je suis entièrement plongé dans cette série à chaque épisode. Moi qui pensais rapidement m’en lasser, je suis mal servi (ou trop bien par rapport à ce que je mérite).

9-1-1 – S01E02 : Let Go

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du deuxième épisode de 9-1-1.

02.jpgÉpisode 2 – Let Go – 18/20
He’s a dog, you’re a cougar.

Ah voilà le roller-coaster qu’on nous promettait sur l’affiche promotionnelle. On assiste à la conversation de deux potes hésitant à faire un tour de grand huit, et vu la série, on sait très bien où ça va. Moi, je ne les fais plus depuis longtemps. Du coup, c’est sans surprise que le type très confiant dans le roller-coaster, Chad, s’envole plus vite et surtout plus loin que moi quand j’avais tenté Le Tonnerre de Zeus avant l’arrivée des nouvelles ceintures (chacun ses traumatismes, OK ?) et que son pote qui ne voulait pas le faire, Devon, finit suspendu dans les airs. Au moins, lui, il a la tête à l’endroit, contrairement aux autres.

Deux minutes suffisent à ramener la tension du pilot. Je ne suis pas fait pour les situations d’urgence. Je résistais mieux que ça avant, mais pour l’instant, cette série parvient vraiment à créer l’effet de proximité et réel qu’elle recherche. En même temps, contrairement à beaucoup de séries qui prennent un malin plaisir à tuer des inconnus au début de chaque épisode, celle-ci garde le suspense sur le sort de ses victimes, donc on peut leur espérer une jolie issue.

Quand il apprend que Chad est en vie (non, c’est un mensonge des pompiers), notre monsieur sur le point de mourir s’inquiète de voir que tout le monde filme… et finit par ne même pas tenter d’attraper la main de notre jeune pompier impulsif de la semaine dernière, Buckley. La voilà ma fin tragique nécessaire que j’attendais la semaine dernière. Not cool.

C’est la première mort pour Buck et c’est la première mort vraiment marquante pour la série, puisque le suicide de la semaine dernière était plutôt bâclé. Du coup, clairement, c’est son traumatisme que la série veut nous montrer cette semaine.

Pour faire passer la pilule, Athena débarque manger avec les pompiers histoire de bien nous expliquer que le titre de l’épisode symbolise le besoin de laisser aller les traumas en fin de journée quand ils retirent les uniformes, mais ça ne dure pas bien longtemps car l’alarme sonne de nouveau. Les scénaristes ne changent pas de formule et enchaîne les multiples cas par épisode, là où beaucoup de séries procédurales se contenteraient d’un ou deux cas par épisode. C’est plutôt cool car cela limite franchement l’ennui – et les traumatismes aussi. Et puis, ça nous met dans le rythme infernal des urgences.

Côté perso, Grace continue d’avoir du mal à gérer sa mère, mais est aidée par une nouvelle assistante qui lui raconte sa vie. En échange, Grace lui raconte qu’elle a beaucoup apprécié que Buck la remercie d’avoir sauvé une vie. Comme celui-ci passe désormais à la télé, elle l’appelle pour vérifier comment il va. C’est une relation que je n’attendais pas dans cette série, mais qui fonctionne pour l’instant très bien. Elle n’est qu’une voix pour lui, mais c’est très intéressant de voir cette relation se développer.

Buck a bien du mal à digérer les événements du début de l’épisode et se rend donc à l’enterrement du pauvre Devon, pour mieux se prendre en pleine poire de la part de sa sœur qu’il a mal fait son boulot. Oui, en même temps, quelle drôle d’idée d’aller à l’enterrement de quelqu’un qu’il n’a pas réussi à sauver.

Cet épisode joue avec les nerfs de Buck et mon vertige en suspendant ensuite par le pied un laveur de fenêtres. Il s’en tire sans problème, mais pas grâce à Buck. Bob lui conseille donc de parler à un psy, mais celle-ci n’arrive pas à faire le nécessaire pour le faire parler. Comme elle est jeune et canon, et qu’elle l’a bien avant demandé en tant qu’ami sur Facebook, la scène finit par virer en une drague étrange après avoir tenté de comprendre la psychologie de celui n’ayant pas réussi à tenir bon dans le grand huit. Et puis, ils couchent ensemble, forcément.

Du coup, en fin d’épisode, il refuse de rencontrer Abby en personne pour être sûr de ne pas faire n’importe quoi avec – même s’il n’a aucune idée de ce à quoi elle ressemble quand même. Tout ça, c’est après avoir réussi à sauver une troisième personne qui jouait avec le vertige en envisageant de se suicider. La situation était plus marrante que choquante et on sentait dès le début que le type allait survivre – mais je n’imaginais pas Buck le sauver de cette manière.

Si enchaîner trois cas vertigineux était quelque peu excessif, cela réussit bien à la série qui parvient à accrocher l’attention tout du long. Je ne pense pas pouvoir lui en tirer rigueur plus que ça. Finalement, la sœur de Devon recontacte Buck pour lui avouer la vérité : son frère était suicidaire depuis le départ, et la fête foraine était un moyen de le remotiver à vivre. L’intrigue autour de Buck s’achève donc sur l’acceptation que tout le monde ne peut être sauvé – et même que tout le monde ne veut être sauvé.

Par ailleurs, Athena doit gérer sa fille qui fait semblant d’être malade et sa vie amoureuse compliquée : elle est draguée par un type qu’elle sauve de deux chiens enragés… le truc, c’est que les chiens enragés ne sont pas ceux du charmant monsieur ayant appelé les secours. En fait, celui-ci est un simple voleur qui s’est fait attaquer par les chiens du propriétaire et a réussi à endormir son attention.

Du coup, les scénaristes en profitent pour la mettre en thérapie de couple pour exprimer sa colère de savoir son mari gay – elle l’a toujours su et n’est pas prête à abandonner cette idée de la famille. Elle lui propose de rester ensemble malgré tout, mais bien sûr, il a quelqu’un d’autre. Elle passe donc ses nerfs… dans l’arrestation du voleur aux chiens qui a utilisé son portable pour appeler les secours.

Plus tard encore, elle rentre chez elle, la tête pleine de problèmes, pour découvrir que Mae, sa fille a… fait une tentative de suicide en avalant une boîte de médicaments. Je l’ai senti venir dès qu’elle a mis le pied dans sa maison, mais ça me paraît tellement tôt dans la série pour proposer ce genre d’intrigue que je suis malgré tout choqué. Joli boulot de la part des scénaristes pour nous donner envie de revenir.

9-1-1 (S01)

Synopsis : Cette série suit le quotidien des policiers, équipes paramédicales, pompiers et répartiteurs du numéro d’urgence de Los Angeles.

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Pour commencer, vous ne rêvez pas, avec un tel synopsis, nous avons bien affaire à une série procédurale pure et dure, celles que j’exècre souvent et critique toujours… pourtant, si vous êtes sur mon blog à lire cet article, c’est que je compte bien la regarder.

Créée par Ryan Murphy, cette série aligne un casting impeccable de tronches déjà toutes connues pour d’autres rôles et une idée d’origine qui me plaît énormément. En soi, rien de bien neuf vous allez me dire… Et je vous répondrai que les répartiteurs sont ce qui m’a le plus attiré pour voir cette série. Eh oui, je n’ai pas oublié le génial quinzième épisode de la saison 3 de Person of Interest (je vous rassure, j’ai cherché le numéro dans mes critiques) qui traitait précisément de ce sujet et devant lequel je m’étais demandé pourquoi une série de ce genre n’existait pas. Le côté adrénaline/course contre la montre devrait être intéressant, surtout si l’on suit uniquement les urgences sans savoir à l’avance que ça donnera (sérieux ou non) et comment ça finira (bien ou mal). Contrairement à des séries type Grey’s Anatomy, je pense qu’on aura un vrai suspense complet et quelque chose qui parvient à se détacher aussi de ce qu’a pu faire par exemple Chicago Fire. On verra, mais j’ai envie d’y croire, et c’est déjà un grand pas pour le sériephile que je suis.

Allez, on est en 2018, il est temps de sortir de ma zone de confort. Alors 9-1-1 parvient-elle à me faire changer d’avis sur ce genre de série ? La réponse après visionnage du pilot est plutôt oui : retrouvez l’avis sans spoiler sur cette page et cliquer sur le titre d’épisode pour le résumé détaillé).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Alors que je m’attendais à trouver une simple série procédurale comme il s’en fait des tas, les personnages principaux s’avèrent avoir des vies personnelles – certes, des vies clichées, mais des vies qui vont permettre quelque chose de plus sérialisé. En parallèle, la partie procédurale est assurée, avec un excellent rythme et une tension qui va crescendo. Pour un premier épisode, c’est excellent ; il faudra voir s’ils parviennent à garder le rythme tout au long des 13 épisodes de la saison.
S01E02 – Let go – 18/20
Un deuxième épisode qui confirme que la série me plaît (ouf) et possède un rythme de dingue. En effet, contrairement à un procédural classique, nous avons plusieurs affaires qui se succèdent et la vie des personnages qui est impactée par les différents cas. Ce n’est pas forcément très original, ni toujours réaliste, mais ça fait efficacement le travail.
S01E03 – Next of Kin – 19/20
On s’éloigne de plus en plus du procédural qu’on m’avait vendu pour un drama franchement réussi, mais du coup, je ne sais plus bien sur quel pied danser. La série est assez hybride dans son genre, même si elle est aussi classique dans son écriture du drama et du procédural. Du coup, c’est réussi et ça accroche pendant quarante minutes, en réussissant à surprendre par son rythme – qui a d’ailleurs encore changé pour cet épisode au niveau de la structure des intrigues. Quoiqu’il en soit, ça fonctionne à merveille pour le moment.
S01E04 – Worst Day Ever – 14/20
Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.
S01E05 – Point of Origin – 16/20
La série continue de développer ses personnages et leurs dynamiques, prenant enfin le temps de se concentrer sur ceux qui étaient restés au second plan jusque-là. Elle récupère un peu de sa superbe, malgré quelques situations qui manquent toujours de crédibilité.
S01E06 – Heartbroken – 16/20
En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste.
S01E07 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !
S01E08 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.
S01E09 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.
S01E10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

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