Les séries les plus attendues de 2018

Salut les sériephiles,

En 2018, on garde les bonnes habitudes d’être à l’heure pour les TFSA et me voici donc de retour. Bonne année si je n’ai pas encore eu l’occasion de vous le souhaiter car vous ne lisez que ces articles ! Si c’est le cas, vous le savez déjà : le TFSA consiste à écrire des top 5 chaque semaine selon des thèmes prédéterminés auxquels tout le monde est invité à participer, même vous, soit sur votre blog, soit dans les commentaires bien sûr. Tout ça est proposé par la génialissime Tequi qui trouve toujours des sujets sur lesquels nous interroger.

Cette semaine, il est question des séries que l’on attend le plus au cours de l’année 2018, et pour ne pas me tromper, je lui ai demandé s’il s’agissait des retours ou des nouvelles séries. C’est le deuxième cas, alors c’est parti. Je tiens à dire que j’ai écrit cet article hier soir – parce qu’il y en a une dans ce top que j’espère avoir commencé depuis, mais ce n’était pas le cas au moment de la rédaction. C’est tordu, pas vrai ? Bienvenue dans les joies de la planification WordPress !

Une fois de plus, ce TFSA se fera sans gif… au profit de vidéos vers les trailers de chaque série. De rien 😉

  1. Counterpart (S01)

J’hésite entre être hyper impatient ou hyper sceptique en ce qui concerne celle-ci. La bande-annonce envoie du pâté avec une ambiance sombre, une intrigue 100% SF et un casting réussi. D’un autre côté, tout cela ressemble fortement à la saison 3 de Fringe alors la barre est déjà haute et je n’ai pas envie d’assister à une simple copie conforme. J’attends de voir, et l’attente ne sera plus bien longue, heureusement. Diffusion : le 22 janvier 2018 (enfin, il paraît que le pilot a été diffusé le 10 décembre).

  1. Good Girls (S01)

Là aussi, je l’attends avec un regard quelque peu sceptique. Le casting est excellent, l’humour semble maîtrisé, le rythme de la bande-annonce est parfait. Du coup, tout semble réuni pour que j’aime bien, mais je me méfie de ce qui semble trop génial sur le papier tant que je ne l’ai pas vu. Surtout que le concept de base est excellent… mais je suis curieux de voir comment ils vont le faire tenir sur une saison (ou plus). Diffusion : 26 février 2018.

  1. 9-1-1 (S01)

Bon, si tout se passe bien, j’aurais vu le pilot lors de la diffusion de cet article puisque la série a commencé avant-hier aux États-Unis. Le concept de la série m’intéresse parce qu’il me rappelle un très bon épisode de Person of Interest (le 3×15), le casting est une ribambelle de visages connus, le trailer propose quelque chose d’assez bon. Un défaut pour la série ? Elle a tout du procédural, surtout qu’elle est produite par Ryan Murphy. On ne sait jamais, elle me réconciliera peut-être avec ce genre ! Diffusion : 3 janvier 2018.

  1. Rise (S01)

Je ne sais pas grand-chose de cette série pour l’instant, mais je la vois très clairement comme mon nouveau Glee, mais de meilleure qualité. Oui, rien que ça. Comme en plus le prof est Josh Radnor (Ted de How I met your mother), il faudrait que je sois difficile pour ne pas mourir d’impatience de la découvrir. Diffusion : 13 mars 2018.

  1. Altered Carbon (S01)

Celle-là, elle a tout pour elle : Netflix, Dichen Lachmen, un bouquin que j’ai adoré il y a quelques années. Je suis tellement en train de l’attendre que j’ai déjà écrit tout un article dessus il y a un mois, c’est vous dire ! Du coup, je vous laisse aller le lire si ça vous intrigue. Diffusion : le 2 février 2018.

C’est tout pour cette semaine… et si vous vous demandez pourquoi j’ai précisé à chaque fois que c’était la saison 1 alors que j’ai dit en introduction que je ne parlerai que de nouvelles séries, sachez que moi aussi. Je fais ce que je veux, c’est mon blog, c’était pour voir si vous suiviez ce que je disais. Non mais. Bonne journée !

9-1-1 – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de 9-1-1.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 20/20
The crazy part is as soon as help arrive, most people just hang up.

L’épisode débute sur la voix-off d’Abby nous distinguant tout de suite différents types d’urgence et nous présentant sa vie. Cela m’a déjà surpris car je pensais vraiment qu’on aurait une série faisant fi total de la vie personnelle de ses personnages. Friand de tout ce qui peut se transformer en intrigue feuilletonnante, je trouve ça bien qu’elle ait une mère malade et une vie perso désastreuse. Et pour compléter ma joie, elle m’offre sur un plateau d’argent le point 10 du Bingo Séries.

La série ne perd pas de temps à présenter la première urgence médicale : un ado qui ne respire plus après s’être noyé. Cela permet de découvrir l’équipe des urgences… et la frustration d’Abby de ne pas savoir comment les urgences se terminent… en l’occurrence bien. Ce n’est pas le cas de la deuxième urgence qui se termine par un suicide. Le rythme est excellent pour un pilot, et j’ai exactement ce que j’espérais.

Par la suite, notre urgentiste se rend à l’église pour se confesser : ancien alcoolique, il se confesse chaque semaine (youpi, une scène par épisode probablement). J’en retiens surtout que je suis heureux de retrouver l’acteur de The Catch (Ben, qui s’appelle désormais Bobby dans 9-1-1).

Comme nous sommes dans une série, il ne faut pas oublier le passage obligatoire par la scène de sexe : elle se fait par l’intermédiaire d’un pompier profitant d’une application de rencontres et de son camion. Ce petit jeune, Buck, se fait ensuite remettre en place par son supérieur, Bobby, parce que se balader comme ça, c’est mal. Nous tenons donc un jeune pompier impulsif qui fera forcément des siennes plus tard.

Le deuxième acte nous embarque dans ce qui promet d’être une excellente série si elle parvient à nous faire ça chaque semaine. C’est perché : l’appel d’urgence est celui d’un homme qui dit entendre un bébé dans ses canalisations. Si l’hypothèse de la drogue est évidemment envisagée en premier lieu, c’est finalement bien un bébé qu’il faut sauver d’une mort certaine. Si le cas est totalement tiré par les cheveux, la situation devient rapidement stressante avec une course contre la montre pour sauver le bébé, l’intervention de la police pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, des problèmes secondaires (entre l’ascenseur trop lent et le « ne tirez pas la chasse ») et l’« accouchement » le plus wtf de la télé jusqu’à présent (et pourtant, j’en ai vu… mais il détrône haut la main celui vu dans Angel).

Et puis, à la moitié de l’épisode, la première frustration : le bébé et sa mère sont retrouvés, puis sont amenés à l’hôpital et… c’est tout. Les équipes d’urgence n’ont pas besoin de plus, le reste est digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Allez, ça donne presque envie d’un spin-off directement, mais bon, on n’est pas là pour ça.

À la place, nous avons droit à un drama plutôt sympathique : la policière que nous venons de rencontrer (Athena Grant) a des problèmes avec Buck, le jeune pompier impulsif. Forcément. Les deux s’engueulent à propos de la réaction du jeune qui ne voulait pas sauver la mère.

Athena Grant est elle-même mère de famille et est confrontée à un gros problème dans la vie : son mari, père de ses deux enfants, est gay. C’est problématique et ça offre une scène de coming-out prévisible et ajoutant une dose de drama pour la saison à venir. Finalement, nos urgentistes ont leurs propres urgences personnelles. C’est tout bête comme technique d’écriture, mais ça aide bien à accrocher à ces personnages.

Un nouveau cas vient occuper la suite de l’épisode, avec une femme étant étranglée par son propre serpent qui n’a clairement rien à faire dans son appartement. Bon, Buck l’impulsif nous tue le serpent contre l’avis de ses collègues, mais ça suffit à sauver la victime et à ce qu’il couche avec. Traqué par Bobby, son boss, puisqu’il couche avec l’aide du camion, le jeune se fait finalement virer. Tous ses collègues en sont tristes (surtout Henrietta « Hen »), mais c’est la vie. Comme nous sommes dans une série et en plus dans un pilot, on se doute que ce n’est pas définitif…

Et en effet, un dernier cas vient encore renforcer la qualité de l’épisode : une petite fille seule chez elle qui entend des voleurs. Abby fait tout ce qu’elle peut pour la localiser, mais ce n’est pas évident puisqu’elle vient juste de déménager. Elle envoie aussitôt la policière dans le quartier, mais malheureusement, toutes les maisons s’y ressemblent et elle ne peut pas faire grand-chose.

Elle pense ainsi à appeler les pompiers pour utiliser la sirène du camion et localiser la maison qu’elle pourrait entendre dans le combiné. L’idée est bonne, mais nos pompiers sont occupés : Henrietta envoie donc Buck à la rescousse. Forcément.

Le plan fonctionne bien et si Lily, la petite fille, est à deux doigts de se faire capturer par les voleurs (et peut-être pire), Abby réussit à les convaincre qu’elle va les aider s’ils la laissent tranquilles. Là encore, le plan est impeccable, jusqu’à ce qu’un des voleurs réagissent au piège en prenant Lily en otage. Cette dernière le mord et parvient à s’échapper, mais ce n’est pas le cas du voleur qui décidément nous sert beaucoup de rebondissements : depuis sa moto, il tire sur Lily, sa mère (arrivée en cours de route dans le camion de Buck) et sur la flic… avant d’être arrêté par le jet d’eau de Buck à qui on n’avait pourtant dit de ne pas jouer le héros (code d’écriture indiquant évidemment qu’il allait le faire). Tout est donc bien qui finit bien pour tout le monde, puisque Buck se voit réintégrer à l’équipe.

Bref, je pense que la critique est assez claire : l’épisode est excellent et m’a pris aux tripes, me scotchant même à l’écran, ce qui est rare pour un pilot. Certes, c’est un procédural et les personnages ont des vies privées hyper clichées, mais l’écriture est top. La tension a pris sur une bonne moitié des cas de l’épisode. J’ai l’impression d’avoir vu deux ou trois épisodes grâce à cet excellent rythme.

J’y mets 20 car je l’ai ressenti comme ça, mais je ne pense pas que resterai autant à fond chaque semaine. Ce pilot est aussi prometteur qu’il en avait l’air et je suis juste très fan pour l’instant, c’est même le meilleur pilot que j’ai vu depuis un moment. Vous pouvez être sûrs que je continuerai de regarder cette série, toutefois, j’espère qu’elle saura aussi nous proposer des cas où ça finit mal ; sinon, la tension risque de bien vite retomber et la série sera drôlement plate. Ce premier épisode a fonctionné car je pensais vraiment qu’une des affaires au moins finirait mal et que je n’avais pas envie que ce soit le cas (bon, hormis le serpent, elle, elle aurait pu mourir sans que ce ne soit trop traumatisant : impossible de m’imaginer à sa place !).

Pour un pilot, que tout finisse bien est une bonne chose, mais pour le bien de la série, il faudra proposer des cas où ça se passe moins bien. En attendant, ça a tout pour devenir une série addictive.