That ’90s Show – S01E10

Épisode 10 – Kids in America – 19/20
Il s’agit très clairement du meilleur épisode de la saison. Le rythme y est bien meilleur, les gags fonctionnent, les personnages sont enfin attachants (bon, il y a bien une exception) et les retours d’anciens personnages ne semblent plus aussi forcés qu’avant. Peut-être que c’est le fait de savoir qu’on va quitter Point Place pour un long moment, mais vraiment, j’ai retrouvé de bonnes vibes avec cet épisode… et j’ai presque regretté qu’on y fasse tant référence à la série d’origine, parce que ça y est, j’accroche au présent. Enfin, aux années 90.

Spoilers

Leia s’apprête à quitter la maison de ses grands-parents et doit dire au revoir à tout son groupe d’amis.

There was a fly on my junk.

Contre toute attente, Fez est également de retour dans cet épisode. Je ne pensais pas du tout qu’on le reverrait, mais ça m’a fait sacrément plaisir. Il est toujours capable de me faire rire à quasiment chacun de ses gags, que ce soit quand il se retrouve nu devant Red par accident ou quand il explique qu’enfiler un pantalon est trop compliqué pour lui – et sortir un billet de sa poche aussi.

Fez est de nouveau en couple avec Sherri, parce qu’ils se sont croisés au restaurant et que bon, pourquoi pas. C’est une bonne chose de retrouver Fez et c’était marrant de le voir vouloir impressionner Sherri par tous les moyens. L’avantage, c’est que ça permet de laisser la possibilité de le retrouver aussi en saison 2, j’imagine.

Bon, en attendant, il passe son épisode à vouloir régler les problèmes de Sherri, ce qui serait plus simple si son propriétaire n’était pas… Fenton. Ah, Jim Rash. Quel plaisir ! Bon, forcément, Fenton décide d’augmenter le loyer de Sherri et Fez d’aller dans le sous-sol des Forman pour se droguer. Il n’a plus son gang, mais il y a toujours Nikki et Ozzie pour ça. Définitivement, voir Ozzie et Fez interagir confirme qu’Ozzie n’est pas à la hauteur du tout, mais bon. C’était sympa, surtout qu’on se retrouve alors avec un flashback de la série d’origine – Eric, Jackie et Kelso reprennent une scène culte sans être vraiment là. On termine par Donna et Fez ensemble… Ah la nostalgie prend.

La conclusion de cette intrigue est simple, avec Fez qui offre des cheveux à Fenton en échange de travaux gérés par Fenton lui-même chez Sherri. Clairement, ça laisse une porte ouverte pour une présence de Fez en saison 2, et c’est tant mieux. Le retour du reste du gang serait sympa aussi, parce que certains n’ont vraiment fait que des apparitions.

Et sinon, du côté des ados ? Dès le départ de l’épisode, on nous fait bien comprendre que nous sommes sur une fin de saison. Ce sont les derniers instants de Leia chez ses grands-parents, alors elle fait une fête avec tous ses amis, stressant de savoir quoi faire des vingt-quatre dernières photos de son appareil. Dommage qu’elle en prenne une des fesses d’Ozzie.

En tout cas, le rythme est clairement accéléré dans cet épisode : Jay nous offre même un « BUUUURN » largement attendu – bordel, qu’il ressemble à Kelso – quand Nate se fait avoir par ses propres mots, comparant son fut de bière à un bébé qu’il vient de faire tomber dans les escaliers… comme sa mère l’avait fait tomber d’après Gwen. Franchement, je me demande pourquoi les scénaristes se sont subitement réveillés avec ce début d’épisode, mais l’alchimie entre tous les personnages semble enfin là.

Outre l’aspect festif (des années 90 hein), l’épisode gère en effet beaucoup mieux les dynamiques entre tous les personnages. C’est peut-être davantage copié de la série d’origine, mais ça fonctionne si bien que ça va être dur de les quitter. Bon, ça va être moins dur pour Leia, surtout quand elle apprend par Nate, devant tout le monde, que Jay va la larguer.

Il faut dire que Nate pensait que c’était déjà fait évidemment. Tout le monde se met aussitôt à commenter la situation – Ozzie a bien sûr son avis sur la question, puisqu’il a Etienne au Canada… et il m’a fait rire, merde ? – mais Leia vit très mal ce qu’il se passe. C’est plutôt logique. Elle m’a fait délirer avec sa bombe de fromage (je ne veux même pas savoir, la chantilly ça passe, mais du fromage sous cette forme ?) et la scène était excellente.

Cela permet aussi un bon quiproquo le lendemain quand Kitty est heureuse car sûre que sa petite fille reviendra vite la voir : son petit-ami est là, sa meilleure amie est là, sa salade de patates préférée est là. Bon, ça c’est ce que pense Kitty jusqu’à ce que Gwen lui annonce la rupture, une dispute entre elles et la salade de patate qui a rendu malade Leia.

Kitty essaie donc d’aller lui parler… mais ça fait plus mal qu’autre chose d’entendre sa petite-fille dire qu’elle veut quitter ce trou paumé. La pauvre n’était pas prête à ça, mais en même temps Donna qui revient plus tôt que prévu n’était prête à entendre que sa fille avait un petit ami dont le nom de famille est Kelso. C’était marrant à voir, jusqu’à ce que l’humour autour des Kelso devienne gênant : à quel moment une mère et sa fille commentent comme ça les cheveux de toute une famille ? Enfin, je veux dire… C’est bizarre non ? Bon qu’importe. L’essentiel, c’est que Donna est toujours aussi géniale et conseille à sa fille de parler avec ses amis avant de quitter Point Place.

Leia décide donc d’aller parler à Gwen, avec qui elle s’est engueulée la veille parce qu’elle approuvait la décision de Jay, pour au moins lui dire au revoir. Comme Gwen est partie lui chercher un cadeau, Leia se retrouve à parler avec Nate. Et à nouveau, comme dans l’épisode précédent, voir ces deux personnages ensemble fonctionne complètement. Ils ont une alchimie de dingue, bien plus que Leia et Jay.

Là, vraiment, la série est géniale : elle réussit à surprendre vraiment pour ses derniers épisodes. Ce duo n’a jamais été ensemble de toute la saison et à aucun moment on n’aurait pu le voir arriver avant l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça donne encore plus envie d’une saison 2. Gwen surprend Nate et Leia sur le point de s’embrasser, et elle… finit par être OK avec l’idée ? C’est dingue. On parle donc du copain de Nikki, du frère de Gwenn, du meilleur ami de Jay. C’est mal barré, cette affaire.

Les deux sont de vrais romantiques qui s’ignoraient depuis le début de l’été… alors ça donne envie de les voir ensemble. C’est triste comme tout, parce qu’en parallèle, Kitty fait tout ce qu’elle peut pour que Jay vienne s’excuser près de Leia et tente une relation à distance. C’est inattendu, mais il le fait donc en fin d’épisode, embrasse Leia et lui fait promettre de réfléchir à une relation à distance. Ah s’il savait.

C’est toutefois l’heure des au revoirs, sans certitude pour le casting de se retrouver pour une saison 2. Je suis bien content de savoir qu’il y en aura une, moi, car ça m’aurait laissé un vrai goût de trop peu. En effet, Gwen et Leia se disent au revoir, Gwen gérant totalement la situation avec Jay en temporisant les choses comme il faut. Nikki prend alors la dernière photo et est super sympa avec Leia… qui s’excuse donc de ce qu’elle lui fait – Nate n’a absolument pas trompé Nikki cependant, même s’il était sur le point de le faire.

La dernière scène est vraiment sympathique – même si je suis toujours aussi soulé par le surjeu et la surdramatisation d’Ozzie. Leia et Donna repartent vers Chicago avec la meilleure bande son possible. Le générique de fin donne un véritable sentiment de nostalgie, celui que j’attendais, parce que Kids in America sonne vraiment années 90 et que les photos prises par Nikki (soi-disant) sont toutes excellentes. J’ai hâte de revenir à Point Place pour une saison 2 !

EN BREF – La série a mis beaucoup de temps à trouver son indépendance par rapport à la série d’origine, mais aussi à trouver son propre rythme. Beaucoup de tentatives sont faites au cours des dix épisodes et elles sont loin d’avoir toutes été réussies. Pourtant, il y a de vraies bonnes idées et une vraie volonté de bien faire qui se ressent. L’humour est présent, je pense avoir ri au moins une fois à chaque épisode, et parfois beaucoup plus.

Bien sûr, Kitty et Red ont porté à bout de bras une énorme partie de la saison et les tests ont rendu insupportables certains personnages. Sur les deux ou trois derniers épisodes, l’alchimie est cependant enfin là et beaucoup de choses semblent moins forcées. Certains personnages ont commencé à être appréciables grâce à ça – on sentait qu’ils prenaient peu à peu leur indépendance des stéréotypes dans lesquels ils étaient enfermés au départ, parfois en renforçant le stéréotype d’ailleurs.

Qu’importe, tant que ça fonctionne ! Cela donne vraiment envie d’une saison 2, confirmée par Netflix. J’imagine que ça vaut le coup d’être en retard dans son visionnage, rien que pour ça. Bref, je suis content que Netflix se lance dans ce revival que je voyais vraiment d’un mauvais œil au départ. Je ne sais pas s’ils iront plus loin que la saison 2… mais c’est sympa de savoir qu’on aura encore vingt épisodes de plus à se mettre sous la dent. J’espère que ça ne trainera pas trop à venir.

That ’90s Show – S01E09

Épisode 9 – Dirty Double Booker – 17/20
Franchement… La série fonctionne. En fait, la saison est même trop courte. Je sais qu’il me reste un épisode, mais je trouve qu’ils ont enfin trouvé un rythme de croisière où les personnages sont suffisamment établis pour que les gags commencent à faire rire sans que ce ne soit gênants de les voir être caricaturés. Si je n’ai pas forcément la nostalgie des années 90 que je pensais avoir face à la série, je trouve quand même que c’est divertissant et réussi comme revival.

Spoilers

Kitty envisage de reprendre le travail alors que Leia est divisée entre amour et amitié.

Tuna forget your resume.

Les adolescents sont paniqués et déprimés par la rentrée qui approchent, à l’exception de Nikki. Décidément, elle commence à me plaire cette Nikki. Je ne comprends pas comment elle a pu être inutile pendant sept épisodes et comment d’un coup, elle arrive à me faire à peu près rire. Même Ozzie a réussi à me faire sourire dans la première scène, cela dit, donc ça en dit long sur mon état de fatigue, j’imagine. Cela n’a pas empêché les rires de me déranger.

Bref. Reprenons la critique : Leia se retrouve partagée bien malgré elle quand Jay lui propose, pour leur dernier samedi, un pique-nique romantique. Elle accepte immédiatement, avant que Gwen lui rappelle qu’elles devaient passer ce samedi-là ensemble. Bon, on est sur une situation classique de comédie, donc.

En parallèle du dilemme de Leia, nous suivons aussi Jay donner des cours de musculation à Nate… et pfiou, c’était si années 90. Les looks, la manière de filmer, les plans proposés… C’était naze comme tout, mais c’était très années 90. Et puis, à force d’avoir les épisodes qui passent, il faut bien reconnaître que je commence à apprécier Jay. Je ne pensais vraiment pas que ce serait possible.

En même temps, à chaque fois que je le pense, je change d’avis. Il reste le fils de Kelso après tout, et il a donc toujours la capacité d’être idiot et c’est insupportable. Il emmène donc Leia en rencard dans la forêt pour mieux voir le rocher de la Baise. Sinon, la série nous ramène Leo, allons savoir pourquoi, mais comme Netflix l’avait spoilé par sa miniature, ben… pas de surprise.

Le problème, surtout pour Leia, est que Jay se perd en route. Le pique-nique dure donc bien plus longtemps que prévu… et on se demande combien de temps il devait durer, hein. Je veux dire, elle est en retard avant même de le commencer – et tout ce qu’ils ont comme bouffe, ce sont des canettes de coca.

Malgré tout, Leo leur donne sa voiture pour qu’ils puissent rentrer plus vite. Cela n’empêche pas Leia d’être en retard… et Gwen ne le supporte pas. Elle est totalement insupportable dans cet épisode, franchement : elle veut absolument passer du temps avec sa nouvelle meilleure amie, je comprends, mais de là à lui reprocher de passer du temps avec son copain pour leur dernier week-end, c’est bon, quoi.

Elle en est au stade où elle fait virer Leia du country club où ils devaient passer la journée. Ce n’est pas cool du tout, et ça fait que Leia se retrouve à rentrer chez elle pour passer du temps avec Nate. Après une journée d’entraînement intensif, le pauvre Nate est complètement courbaturé de partout. Cela a apporté quelques gags pendant l’épisode, plus ou moins bons, et ça permet une jolie scène où Nate est malin. Incroyable, non ?

Il explique donc à Leia qu’elle manquera beaucoup à Gwen, plus que ce qu’elle peut imaginer. En effet, Gwen n’est pas si populaire et cool que ça au lycée apparemment, Leia ne sera donc pas la seule à se sentir isolée et invisible. Cela mène à une réconciliation facile entre les filles et me pose vraiment problème : Leia affirme à Gwen qu’elle est sa meilleure amie… et je ne vois pas pourquoi. Enfin, je veux dire, elles ont passé un été ensemble, je veux bien, mais elles ont été trop vite présentées comme amies par les scénaristes.

Sans la moindre surprise, l’épisode termine par un cliffhanger qu’on a tous vu venir depuis que Leia et Jay se sont mis à flirter ensemble : Jay se rend compte que Leia va repartir à Chicago et qu’il n’est peut-être pas fait pour une relation longue distance. Comment faire ?

Je le comprends, c’est un secret que je n’ai pas percé non plus. Autrement, dès le début de l’épisode, les scénaristes ont pris la décision de séparer Nikki du reste du groupe, parce qu’elle les trouvait trop idiots et qu’elle, elle était pressée de retourner à l’école. Cela lui donnait définitivement un côté Jackie, mais en même temps, c’était plutôt bienvenue de la voir avoir avec des scènes avec Red et Kitty.

Comme souvent cette saison, ils ont une des meilleures intrigues : Kitty souhaite reprendre le travail parce qu’elle a adoré passer l’été avec des ados et parce qu’un poste d’infirmière vient de se libérer au lycée du coin. La ficelle est un peu grosse, mais ça permet de bons gags tout du long, avec Red qui est d’abord contre mais est finalement celui qui ramène son CV à Kitty.

Quant à Kitty, elle se met à stresser et imaginer des cas médicaux improbables à soigner au lycée, ce qui apportait des scènes over the top bien senties. Franchement, la série fonctionne.

That ’90s Show – S01E08

Épisode 8 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.

Spoilers

Les ados sont paniqués quand Kitty confisque leur drogue sans le savoir, par accident.

You save yourself son of a bitch. I respect that.

Le titre est assez on the point pour cet épisode : un orage empêche tous les personnages de sortir de la maison, ce qui fait que Red passe tout son temps à réparer la maison. Il termine vite son travail, cependant, alors Sherri profite de l’occasion pour se servir de Red et le faire venir chez lui. Oui, évidemment, Sherri était encore là, y compris après avoir renversé Red en vélo, apparemment.

On se débarrasse donc de Red pour l’épisode, ce qui était le but de Kitty de toute manière. Elle souhaite en effet donner à l’Eglise des objets ayant appartenu à Red, et il l’en empêche. Une fois parti, elle se lance donc dans une énorme opération de rangement qui va lancer l’épisode. C’est plutôt une bonne idée, parce qu’au passage, Kitty récupère malgré elle le pot dans lequel les ados cachent leur drogue.

Vraiment, on se retrouve totalement dans les années 70 comme ça… sauf qu’on devrait être dans les années 90. L’avantage de tout ça est que ça nous propose de nouveaux duos : les ados sont paniqués et se séparent pour chercher toute la maison. Pour éviter les distractions, les duos ne sont pas les mêmes que d’habitude, parce qu’on sait que Nikki et Nate ensemble, ça n’aurait pas donné grand-chose d’efficace.

Cela permet de mieux explorer les personnages, même si mettre dans la même pièce, Gwen & Nate, supposés frère et sœur, paraît tout de même être l’idée de base la plus simple. Ils sont immédiatement séparés par Kitty, malheureusement… Avant de passer l’épisode à se chamailler. Si les chamailleries sont celles de frère et sœur, ça n’empêche pas la série d’être un peu lourde avec ce duo.

Kitty accuse clairement un de ces objets de déco d’être responsable des chamailleries entre eux, mais les problèmes sont plus ancrés que ça : ils ne communiquent pas assez, tout simplement. Les réconciliations entre eux ? Oh, ça se fait autour des pères de ces deux-là : Nate regrette l’absence du sien et est énervé de voir Gwen avec le t-shirt trop petit qu’il lui avait offert, mais une fois que ça se met à communiquer entre eux sur cette absence, tout va mieux.

Même Kitty est pote avec eux désormais, et ça, c’était lourd. Bon, pas autant que Sherri qui appelle le père de Nate au Japon depuis la maison de ses voisins.

La drogue ? C’est le duo Ozzie et Jay qui remet la main dessus en premier, dans le garage. Oui, parce qu’il y a plein de cartons à explorer, alors c’est compliqué de savoir précisément où Kitty avait mis la drogue. Red récupère malheureusement la veste dans laquelle Jay essaie de cacher la drogue, après l’avoir enfilée… Ce qui refait paniquer tous les ados un temps.

Finalement, Ozzie et Jay parviennent à remettre la main sur la drogue sans trop de mal, en s’infiltrant chez Gwen & Nate, toujours occupés avec Kitty. Cela aurait été trop logique d’envoyer les occupants de la maison sur place, j’imagine. Cela dit, le duo Ozzie/Jay apportait un peu d’humour et fonctionnait mieux. Je n’ai pas apprécié Ozzie pour autant, hein. J’étais content de le voir se prendre des pièges à souris, et Jay aussi, parce que Jay, je l’aime bien, mais il est lourd parfois.

La prise de drogue finale par tous les ados reste l’une des meilleures scènes de ce revival, ce qui fait que je ne sais plus quoi penser. Je suis généralement contraire ce genre de scènes, inévitablement, mais force est de constater que plein de petits gags de l’épisode culminaient d’un coup dans cette avant-dernière scène.

Pendant ce temps, Leia est embarrassée de devoir montrer son suçon fait par Jay aux autres, soi-disant. Nikki est la seule à s’y intéresser – quelle surprise. Ce n’est pas exceptionnel à la base, mais plus on avance dans l’épisode, plus ça fonctionne. Je me suis surpris à rire à quasiment chaque réplique intentionnellement drôle venant de Nikki. Ce doit être la première fois que ça arrive autant devant un épisode de la série, et surtout avec Nikki.

Forcément, Nikki est plus expérimentée que Leia quand il s’agit d’amour, alors elle fait tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Leia. Ce n’est pas évident quand elle se met à stresser au point de vouloir faire du ski à chaque baiser pour être sûr de ne rien toucher par accident – ou quand elle touche réellement le sexe de Jay par accident… mais n’arrive plus à décrocher sa main.

L’humour était lourd – je préfère éviter de parler du gag du parapluie ; le générique est toujours un plaisir, même avec cet étrange remix… et l’épisode me paraît être l’un des meilleurs depuis le début de la série. C’est la première fois que j’ai l’impression que chaque adolescent a vraiment son rôle à jouer dans l’épisode et que personne n’en fait trop dans son rôle. Surtout, le fait que les gags fonctionnent et reviennent régulièrement au cours de l’épisode, de manière naturelle, est rassurant. Enfin, j’ai adoré le personnage de Nikki, que ce soit par l’humour qu’elle apportait ou le côté plus sensible (bien que prévisible) des doutes sur sa relation.

Après, et contre toute attente, ce sont finalement les adultes que j’ai moins aimé… C’est la première fois, mais j’ai l’impression d’être une vraie girouette désormais. Quant au cliffhanger de l’épisode, il prépare déjà la fin de saison, et ça c’est triste : l’été touche à sa fin, les emplois du temps du lycée du coin sont là.

The Nevers – S01E07

Épisode 7 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.

Spoilers

Amalia révèle la vérité sur ses origines à tous les Touchés.

London needs a fucking party.

Aujourd’hui, j’ai trente ans et je trouve que le titre de cet épisode est parfaitement approprié pour que je le regarde. Ce n’était pourtant pas chose aisée de réussir à mettre la main dessus, je ne sais pas du tout quand je parviendrai à voir la fin de cette saison 1 (et probablement de la série) tant elle est maudite, mais ce n’est pas grave – maudite au point que même ma connexion a sauté au moment où je lançais l’épisode, hein.

C’est un vrai plaisir de pouvoir me replonger dans cet univers qui m’avait beaucoup plu, et tant pis si j’ai une version sans sous-titres d’une série qui nécessite vraiment d’avoir des sous-titres. J’en suis là de mon désespoir de pouvoir la finir un jour. Sinon, j’ai aussi oublié de mettre à jour le blog ces derniers temps et j’ai quelques critiques en stock… mais bon, on verra ça plus tard !

Pour le moment, cet épisode commence le 3 août 1896, lorsqu’un homme essaie de convaincre un comité qu’un téléphone londonien permettrait d’entendre les voix des morts. Rien que ça. Autant dire que ce n’est pas chose aisée non plus et que l’homme est viré du comité scientifique aussi sec. Il en profite pour leur voler leur téléphone, cependant. L’ambiance de la série est vraiment top, mais ne va pas m’aider à me remettre des délais d’attente pour avoir un passeport afin d’aller, peut-être, à Londres.

L’ambiance n’aide pas forcément à être bien concentré non plus, je dois dire. On suit après tout un homme qu’on ne connaît pas pendant un long moment. Il rentre chez lui, tente de téléphoner aux morts et se décide à mourir lui-même, envisageant le suicide. C’est très à la mode de nous proposer des plans d’acteurs prêts à se suicider en se défénestrant apparemment. Evitez de reproduire ça chez vous.

En même temps, bon courage pour reproduire la magie qui tombe soudainement du ciel et tous les téléphones qui se mettent à sonner juste au moment de sauter par la fenêtre. Oui, l’homme reçoit un coup de fil d’une personne morte et on comprend assez vite le problème évident auquel il est confronté : il devient accro à son téléphone et ne peut plus vivre que par lui. Eh, ça fait très Conte des trois frères d’Harry Potter, ça.

Un an plus tard, en 1899, et plus précisément un jour après la pendaison de Maladie, nous retrouvons tout le casting de la série. Enfin. J’aurais préféré que la scène ne se déroule pas de nuit, parce qu’il fait beau aujourd’hui et qu’il a fallu que je ferme les volets pour voir ce qu’il se passait.

Amalia (faut-il l’appeler encore comme ça ?) a rapidement des visions, mais des visions bien plus floues qu’elles n’étaient dans la première partie de saison. Qu’importe, cependant : elle est toujours aussi badass, et elle a des visions d’une guerre à venir désormais. Ce sont probablement les souvenirs de Stripe, mais c’est difficile d’en être certain pour l’instant, même quand elle rappelle à Penance qu’elle a déjà vécu ce qui est sur le point de se dérouler.

Si c’est un plaisir de retrouver Amalia et Penance, je me rends compte que j’ai beaucoup oublié de la première mi-saison. Je me suis donc donné la peine de relire les critiques des épisodes précédents sur mon blog, pour mieux reprendre la série au moment même où Penance allait nous faire d’elle-même le résumé.

Elle explique donc à l’ensemble des Touchés de leur centre qu’Amalia est un esprit du futur coincé dans le corps d’une femme de leur époque, et le fait d’évoquer enfin la vérité permet bien à l’intrigue d’avancer. Nous, on en comprend rapidement plus sur le Galanthi car l’ensemble des personnages, Harriet en tête, pose les questions que l’on se pose. Bon, je ne me pose pas la question de savoir si elle peut prouver qu’elle vient du futur, mais ça me paraît logique de se la poser.

Franchement, c’est chouette de retrouver ce genre de scènes : c’est exactement ce que j’espérais. Les personnages sont vraiment chouettes et bien écrits, en vrai, contrairement à la série. Penance qui ne veut pas créer d’arme, Horatio qui casse l’ambiance, tout le monde qui a peur de mourir… Ce sont des personnages que j’aime retrouver.

J’ai plus de mal avec la manière dont la série nous introduit toute son intrigue, parce que ce n’est jamais ni linéaire, ni parfaitement compréhensible. En tout cas, chaque fois que la terre tremble, Amalia semble avoir plus de mal à gérer ses visions. Elle a donc des flashbacks de la guerre et la série s’amuse à intervertir les actrices pour qu’on comprenne bien l’association qui existe entre Stripe et Amalia.

Consolée par Horatio, Amalia révèle rapidement qu’elle a très envie de coucher avec lui. Ils sont interrompus par Penance, cependant. Le trio se lance donc dans l’autopsie de l’alien qu’ils ont récupéré dans la caverne. J’avoue que je ne m’y attendais pas. Ils trouvent dans le cerveau de celui-ci une puce avec du mandarin dessus.

Leur seul contact à parler la langue, une Touchée, n’est toutefois pas d’une grande aide. Amalia et Penance se lancent donc dans une mission pour en savoir plus, et ce n’est pas brillant à voir, parce qu’Amalia est beaucoup freinée par ses visions. Elle se rend compte qu’elle est désormais marquée par les flashbacks qu’elle reçoit : elle se bat physiquement dans ses visions et en garde des cicatrices et marques quand elle se réveille enfin.

La série prend toujours le temps de développer certains de ses personnages secondaires. C’est chouette d’avoir des interactions entre les Touchés, mais ça pose tout de même un problème : il est dur de s’attacher à tous les personnages. Je ne connais même pas les noms de la majorité d’entre eux, comment voulez-vous une critique efficace ?

Myrtle, la polyglotte, est frustrée d’être mise de côté par Amalia et Penance. Elle prend donc de l’indépendance, avec la décision autonome de se rendre en ville après avoir volé le parapluie de Penance. En ville, tout le monde est persuadé que les Touchés vont se venger de ce qui est arrivé à Maladie. C’est con, parce qu’il ne s’est rien passé pour Maladie quand même. Personne ne le sait encore, alors les tremblements de terre qui secouent Londres sont forcément liés à ce qu’il se passe pour les Touchés dans la tête des gens.

Frank essaie de les convaincre que ce n’est pas le cas, en vain. Il est rapidement confronté à ses propres problèmes, cependant, notamment lorsqu’il aperçoit Maladie à proximité d’un immeuble en feu. Il la poursuit, en vain là aussi : il tombe sur un groupe de jeunes gens tous fans de Maladie au point de se déguiser en elle.

Voler le parapluie de Penance était en tout cas pour Myrtle une erreur tactique évidente : elle ne sait pas s’en servir. Pourtant, elle se sent obligée d’aller interrompre une agression dans la rue.

C’est plutôt une bonne chose en théorie et ça prouve qu’elle a du cœur, mais elle est rapidement identifiée comme Touchée dans une ville qui les déteste. Elle se met donc en danger et se fait encercler à son tour, prête à être agressée. Une mystérieuse figure en capuche fait diversion assez longtemps pour qu’elle s’échappe, mais pas avant d’avoir une fois de plus utilisé le parapluie de Penance, mettant KO une nana anti-Touchée.

Ce n’est pas une bonne chose : elle s’attire la haine d’une amie de sa victime qui la poursuit avec un couteau. Un rapide combat a lieu entre elles et Myrtle finit par tuer accidentellement son agresseuse. La mystérieuse femme qui vient de la sauver dans la rue apparaît à nouveau et lui dit de s’enfuir, mais je suis curieux de ce que sera la suite de cette intrigue. Pour le moment, la femme est arrêtée et menée au commissariat où Frank vient de retirer les affiches concernant Maladie et l’amie électrocutée par le parapluie se retrouve avec une haine encore plus profonde des Touchés.

Comme à son habitude, la série nous propose quelques figurants à poil quand on revient chez Hugo – ou plutôt dans son spa. C’est August qui vient le voir pour papoter avec lui, comme toujours, et obtenir ses conseils. Pourquoi continue-t-il de faire aussi confiance à Hugo ? L’acteur joue très bien, mais vraiment, le personnage ne m’avait pas manqué.

Hugo donne donc des conseils romantiques à August, ce qui est loin d’être la meilleure des idées. August retourne ainsi auprès de Penance pour la draguer. Il est plus gênant qu’autre chose, à ce stade. Il la suit en tout cas dans sa mission avec Penance et leur interprète de mandarin. En ville, il continue de séduire Penance en s’affirmant comme un Touché, mettant sur sa veste un signe distinctif qu’il ferait mieux de ne pas porter, mais lui parle aussi des oiseaux qui se comportent n’importe comment ce jour-là.

Le signe distinctif pose rapidement problème : il est identifié comme un sorcier par une foule plutôt haineuse envers les sorciers. Penance parvient à le sortir de son problème, mais pas du suivant : à chaque tremblement de terre, August a une migraine. Amalia a aussi un nouveau flashback qui la laisse encore plus perturbée que d’habitude.

Elle s’échappe donc seule, laissant derrière elle Penance et August, qui cherchent à récupérer l’adresse à laquelle ils devaient se rendre ensuite. Ils la récupèrent, mais Amalia n’en avait finalement pas besoin : ses visions lui font voir une porte rouge qu’elle déterre… et elle est capable rapidement de la retrouver dans Londres.

Penance la rattrape bien malgré elle et toutes les deux se mettent à fouiller la maison de l’homme du début d’épisode. On le comprend vite. Penance trouve une photo d’une gueule cassée (on dirait ?) qu’elle associe à un certain Jimmy (merde, il me manque encore un élément ?) avant d’être mise à mal par un chien-robot vraiment impressionnant.

Elle appelle à la rescousse Amalia, qui était au téléphone avec une morte – peut-être ; à moins que ce ne soit une femme du futur. Faire appel à Amalia est toujours la bonne solution : l’héroïne n’hésite pas un instant à s’attaquer au chien, aussi féroce et impressionnant soit-il. Les scènes d’action de la série me manquaient : elles sont d’une fluidité impressionnante – malgré les visions d’Amalia – et d’une esthétique toujours parfaite.

Bon, après, le but était quand même de se faire discrètes, et ça, ce n’est pas une réussite. Penance fout le feu bien involontairement à la maison en s’attaquant au chien. Le chien ? Penance pense le tuer, mais même pas : il s’attaque ensuite à Amalia, coincée dans son flashback, et la fait tomber de plusieurs étages. Il en faut plus que ça pour déphaser Amalia : elle n’est pas morte et refuse d’entendre Penance prier pour sa survie, évidemment.

Si elle survit, elle n’en reste pas moins complètement dépitée par sa vie qui se décompose en permanence devant ses yeux. Elle a peur de disparaître complètement à cause du Galanthi et, en vrai, elle a bien besoin de Penance pour la recadrer et lui faire un nouveau résumé de la série – c’est donc ça le but de Penance ? Nous rappeler toujours ce qu’il en est ? Elles veulent sauver le monde, et peu importe si pour ça, il faut faire face à un alien en train de mourir ou une femme du futur au téléphone. OK, c’est compris.

De son côté, Hugo a ensuite une conversation avec Frank. C’est comme toujours bien bavard. Je continue d’avoir ce sentiment de passer à côté de la série – et même le sentiment que la série passe à côté de ce qu’elle devrait être. Il y a le fric, il y a le casting, il y a des personnages géniaux, mais tout est alambiqué et bavard – en vain. C’est comme l’épisode 6 qui aurait dû être le premier, en vrai. Il faudrait un commentaire audio pour tout expliquer en direct pendant l’épisode, preuve qu’ils passent à côté de quelque chose.

En parallèle de tout ça, nous retrouvons aussi Mrs. Bidlow. Olivia Williams est une actrice toujours aussi géniale. Nous la suivons dans les préparatifs douloureux de sa journée : sa maladie semble être plus compliquée à gérer au quotidien que ce qu’on imaginait. Sa journée aussi est plus compliquée qu’elle ne le prévoyait : elle apprend assez vite qu’Amalia a fait un tour dans la caverne.

Elle s’inquiète immédiatement que sa protégée (en quelque sorte) puisse connaître son implication dans ce qu’il se passe dans la caverne. Elle assure en tout cas qu’elle va s’occuper du cas d’Amalia et qu’elle espère bien que les pouvoirs des Touchés disparaitront une fois la créature tuée. Il n’y a aucune certitude.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène autrement à l’homme du début qui rentre chez lui pour mieux découvrir que tout a cramé. Par chance, un téléphone est encore en état de fonctionnement et l’homme pense vraiment pouvoir parler à nouveau à sa mère… Par malchance, c’est en fait à Maladie qu’il a affaire : celle-ci l’attend bien sagement dans son grenier. On sait cependant que Maladie est loin d’être sage !