What if…? – S01E03

Épisode 3 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Spoilers

Le projet Avengers n’est pas encore lancé par Fury qu’il connaît déjà sa première attaque : quelqu’un ou quelque chose semble traquer un à un tous les candidats…

I’m not the only Avenger left.

Voilà un titre d’épisode auquel je ne m’attendais pas du tout, mais qui a eu le mérite de me hyper dès que je l’ai lu. Je trouve ça super original comme idée, j’aime déjà beaucoup ! Je me suis donc posé en terrasse en attendant que le soleil chauffe un coup pour pouvoir me baigner, et hop, j’ai commencé ce dernier mercredi de vacances avec cet épisode et le Watcher nous rappelant le concept de la série dans ce générique toujours aussi sympathique après trois épisodes.

Lundi – Nick Fury est de retour dans le MCU avec cet épisode qui a une construction plus originale que d’habitude. Nous le retrouvons au début d’Avengers, grosso modo, ou plutôt juste avant le premier volet. Il essaie ainsi de convaincre Natasha que Tony est un choix intéressant pour son équipe d’Avengers.

Malheureusement, il lui demande aussi d’injecter un produit dans le coup d’Iron Man, pour le guérir de sa maladie. C’est loin d’être un succès : l’antidote se révèle être un poison qui tue Tony. Décidément, ils aiment jouer avec nos nerfs et nos sentiments chez Marvel. Pourquoi nous le retuer si vite ! C’est difficile à voir, mais ça lance l’épisode avec le Watcher expliquant que notre univers a vu la naissance des Avengers en une semaine (ah, ces quelques notes de musique, j’adore !)… mais dans une autre branche, ça ne s’est pas déroulé exactement comme ça.

Mardi – COULSON ! Tellement heureux de réentendre la voix de Clark Gregg dans mes écouteurs ! Il contacte Fury, et sa simple présence était déjà une excellente chose – mais ça m’a fait perdre de vue une partie de l’intrigue. L’excitation retombée, nous découvrions Fury en train d’accompagner Natasha vers un fourgon blindée. Retenue prisonnière pour le meurtre de Tony Stark par le S.H.I.E.L.D, Natasha se défend comme elle peut auprès de son boss.

Celui-ci n’a pas vraiment besoin d’entendre sa défense pour savoir qu’elle dit vrai, par contre : il sait déjà qu’elle est innocente de ce dont elle est accusée. Il l’aide ainsi à s’enfuir, et la scène où elle se retrouve dans le fourgon à faire la conversation était vraiment super bien écrite. Je dis ça uniquement parce que ça nous renvoie gentiment aux films et à l’humour assez classique des Marvel depuis que Whedon est passé par là. Bref, j’adore, tout simplement.

Ailleurs, Fury et Clint surveillent le marteau de Thor, sans avoir jamais entendu parler de Thor. Ils sont perturbés par l’existence de ce marteau ressemblant en tous points à Excalibur, puisque personne ne semble capable de le soulever. Personne ? C’est sans compter sur Thor lui-même.

Oui, il fait son apparition à son tour dans cet épisode qui a ainsi tout du film Avengers. Difficile de ne pas adorer ce qui se déroule sous nos yeux à partir de ce moment-là, avec Coulson faisant une description géniale du demi-dieu. J’adore Coulson, son utilisation ici est réussie et apporte pas mal d’humour, à la fois grâce aux réactions de Fury et de Barton. Ce dernier a toutefois pour instruction de ne surtout pas tirer sur Thor avant qu’il ne touche le marteau, pour voir ce qu’il se passerait s’il tentait de le soulever.

Malheureusement, un coup de tonnerre plus tard et la flèche de Barton finit dans les pectoraux de Thor. Il ne s’attendait certainement pas à ça notre demi-dieu… Et Barton non plus, parce qu’il ne se rate jamais. Son professionnalisme est remis en cause par le S.H.I.E.L.D qui le place en détention provisoire… pour mieux le voir mourir sous leur surveillance.

Notre pauvre Coulson est complètement débordé par les événements, mais ça avait une vraie vibe Agents of S.H.I.E.L.D de le retrouver comme ça, si léger. Tony, Thor et Hawkeye, cela fait en tout cas trois personnes très intéressantes pour le S.H.I.E.L.D qui viennent de mourir – surtout que Thor s’avère être un extra-terrestre à l’odeur de lavande quand il se décompose, ça fait beaucoup pour un inconnu. J’ai eu un peu de mal avec l’obsession de Coulson pour Thor, car c’était vraiment trop accentué par rapport à d’habitude, mais l’humour prenait autrement plutôt bien.

Mercredi – Natasha se rend auprès du docteur Ross pour obtenir des informations, non sur Hulk, mais sur la mort de Tony. Elle est sûre que Tony s’est fait tuer, et elle veut savoir exactement comment. La biologiste ne peut pas trop l’aider, toutefois : l’antidote n’est pas sorti de la seringue, celle-ci a simplement lancé un projectile dans le corps de Tony, le tuant sur le coup. C’est plus qu’intrigant tout ça.

Alors que Natasha est congédiée par Ross, elle reçoit un coup de fil de Fury qui la tient au courant de ce qu’il se passe. La scène est super triste, parce que l’on voit bien que Natasha est peinée du décès de Clint… par contre, les dessins ont du mal à rendre la pause dramatique aussi bien que ne l’aurait fait Scarlett, franchement. J’ai eu du mal avec les moments de pause, même si l’écriture restait très sympathique.

Fury lui annonce en effet que quelqu’un semble s’en prendre au projet Avengers, avant de lui souligner qu’il ne reste plus que Bruce et elle sur la liste. Cela tombe bien : elle est justement dans le labo où Bruce se cache bien même. Hop, il n’en faut pas plus pour que ces deux-là se retrouvent, désolé Dr. Ross. Natasha n’est toutefois pas rassurée d’être aussi exposée à un potentiel meurtrier, et elle le souligne à Bruce.

Sous les yeux d’un Watcher décidément partout, Coulson se rend quant à lui dans une base sécurisée du S.H.I.E.L.D où se trouvent les corps de Clint et surtout Thor, quand il se rend compte que la gravité semble avoir quelques problèmes. Et pour cause : Loki et tout un tas de soldats d’Asgard débarquent pour venger la mort de Thor. Oh bordel, Loki est dans cet épisode aussi ?

Ils y vont fort, et ils y vont fort dans l’humour qui n’est pas sans rappeler les films, encore une fois, quand le speech d’introduction de Loki est interrompu par Fury forcé de prendre un des multiples appels de Natasha. Elle est confrontée en effet au Général Ross et ses hommes, et elle espérait avoir de l’aide de Fury. Vu sa situation, elle ne peut pas trop compter sur lui, malheureusement. Livrée à elle-même, Natasha s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce que quelqu’un décide de nous tirer sur Bruce Banner.

S’il n’est pas tué d’un coup, Bruce se retrouve à se changer en Hulk, ce qui ne plaît pas à l’armée. On essaie aussitôt de le fusiller, alors que Natasha se met à l’abri comme elle peut. Elle en profite aussi pour mettre sous sa protection la pauvre fille du général qui voulait empêcher son père de tuer son mec. C’était peine perdue : Hulk se met à grossir, grossir et explose. Ant-man ? C’est vraiment la seule idée qui me vient à l’esprit, à force.

En parallèle, dans la base du S.H.I.E.L.D, tout part en vrille quand Loki s’énerve face à l’insolence de Fury – qui n’en a pas grand-chose à faire de Thor, clairement. Loki s’amuse donc à utiliser le Tesseract sur des agents débordés, jusqu’à ce que Maria Hill (oh !) parvienne à convaincre Fury de demander à Loki un cessez-le-feu. Et bizarrement, ça fonctionne : Loki lui laisse une journée pour trouver le meurtrier de son frère et lui remettre.

Eh, il ne reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Natasha avance bien de son côté : elle fait quelques recherches grâce au mot de passe de Coulson (il m’a fait tellement rire à kiffer Steve, encore) et découvre que tout est connecté à Hope. Le jeu de mot avec espoir fait que Fury ne comprend pas immédiatement ce qu’elle compte dire par là, mais elle ne peut pas vraiment expliquer : elle est attaquée par quelque chose qui parvient à la mettre hors course.

Fury est donc aux yeux de Coulson le dernier Avenger de la liste, mais Nick envisage très clairement de faire appel à Captain Marvel. Oh bordel, j’étais tellement convaincu par l’idée ! Je veux dire, tout l’épisode nous rappelle à quel point elle manque dans cette première phase des films, parce qu’elle aurait dû pouvoir faire partie de l’équipe originale.

Jeudi – Malheureusement, au moment de l’appeler, Fury comprend le message de Natasha, et il se rend sur la tombe d’Hope Van Dyne, pour y retrouver son père, Hank. Bon, ce n’était donc pas Antman le responsable de tout ce qu’il se passait, mais je n’étais vraiment pas loin du compte avec Hank. C’est donc bien lui qui provoquait tous les remous depuis le début de l’épisode, pour venger sa fille, tuée par le S.H.I.E.L.D à ses yeux.

Fury parvient toutefois à résister à toutes les attaques d’Hank. C’est très étrange, hein, et on comprend bien vite que ce n’est pas vraiment Fury qui se bat contre Hank. Cela dit, ça fonctionne merveilleusement bien comme scène d’action jusqu’à la révélation finale : Fury a fait équipe avec Loki, tout simplement.

Le dieu de la malice balance quelques illusions hyper efficaces sur notre méchant, rapidement mis KO. Par contre, tout ça donne à Loki l’idée d’une alliance avec la Terre. Par contre, ce qu’il appelle alliance, c’est évidemment une génialissime manière de conquérir notre monde en quelques instants. Il faut dire qu’il n’y a plus aucun Avenger pour arrêter la menace Loki.

Vendredi – Aucun Avenger ? Alors que Loki annonce au monde entier qu’il est désormais l’unique maître de la Terre, Fury rappelle une dernière fois à Coulson que les Avengers ne sont qu’un concept : ils représentent un espoir et tout est loin d’être terminé pour Fury. Certains sont morts, d’accord, mais il en reste d’autres pour incarner cet espoir et faire en sorte que l’humnité se relève. 

Fury retourne donc en Antarctique où se trouve Steve Rogers, mais il ne le fait pas seul : il a bel et bien appelé Captain Marvel, qui est là à son tour pour aider à sauver le monde. Quel plaisir cette fin qui relance l’espoir pour la survie de l’humanité face à l’invasion de Loki…

Cela fonctionnait merveilleusement bien, une fois de plus… Même si ça manquait de précision sur ce qui provoquait le Nexus event, cette déviation de la timeline sacrée ! Bref, sur le moment, l’épisode m’a vraiment hypé et j’étais à fond dedans. Avec un recul de cinq minutes, je cherche maintenant à comprendre où ça voulait aller avec cet épisode, ce que ça cherchait à démontrer exactement…

Le premier épisode était clair dans ses intentions – réécrire un film, plus de féminisme, un clin d’oeil sympa. Le deuxième nous montrait jusqu’où la série pouvait aller et ce qu’un petit changement pouvait provoquer à l’échelle de l’univers – démontrant l’effet papillon. Là, cet épisode s’amuse à réinventer tout le passage à la phase 2 en nous montrant une histoire bien plus dramatique… mais sans préciser le changement d’origine, sans montrer vraiment ce que c’est censé représenter. Un peu dommage, je trouve, mais pas au point de bouder complètement le plaisir du visionnage.

Sur ce, j’ai une baignade à faire, bonnes vacances, hein.

What if…? – S01E02

Épisode 2 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.

Spoilers

Sur un étrange malentendu, les Ravageurs n’enlèvent pas Peter Quill, mais trouvent T’Challa au Wakanda.

When you’re out of luck, always go duck

J’ai beau avoir de l’imagination, j’ai du mal avec ce titre d’épisode : je ne vois pas trop comment tout cela serait possible, même si je me doute bien que ça aura un lien avec les Ravageurs, puisque j’ai vu les épisodes des Légendes des Studios Marvel. D’ailleurs, malgré ça, j’ai l’impression que ça fait bien plus d’une semaine que je n’ai plus entendu le générique de ce studio !

Ce n’est pourtant pas le cas, mais qu’importe : ce qui compte, c’est que ça me fait toujours aussi plaisir d’avoir une nouvelle fois ma dose. Ouais, drogué aux production Marvel, et alors ? J’espère juste que nous n’aurons pas le même problème de rythme trop rapide sur chaque épisode, parce qu’autant Captain America, je maîtrisais encore à peu près le film, autant T’Challa et Star-Lord, je n’aurais pas toutes les références en tête.

Après le générique, nous retrouvons à nouveau le rôle du Watcher en voix-off, histoire de nous raconter la ramification différente que nous analyserons cette semaine. En parlant de voix, j’ai trouvé très étonnante la voix de T’Challa, puisque je ne savais pas que Chadwick Boseman avait eu le temps de prêter sa voix à son personnage avant de mourir. Avec Chris Evans, ils avaient trouvé une voix assez similaire, je trouve, alors je m’attendais à ça pour T’Challa. L’entendre là… Eh, ça rend triste et ça donne envie de revoir Black Panther. Peut-être qu’au deuxième visionnage, sans la hype me l’ayant trop survendu, j’accrocherais mieux ?

Allez, qu’importe, je suis là pour voir un dessin-animé sur T’Challa en Star-Lord. C’est bien drôle à voir, parce qu’on retrouve l’humour de Star-Lord, mais avec T’Challa, et ça fonctionne bien quand il se « bat » contre un de ses fans, pourtant chargé de l’arrêter alors qu’il est en train de voler la Pierre du Pouvoir sur Morag. Contrairement au premier épisode, l’épisode ne se donne pas la peine de nous raconter exactement les origines du changement : autant on a su que Peggy avait fait un choix qui changeait tout, autant avec T’Challa, nous sommes lancés in media res alors qu’il est en train de commettre un vol.

Ce n’est pas exceptionnel du côté de l’histoire et il est effectivement rapidement question des Ravageurs et de Yondu. Difficile d’avoir Star-Lord sans lui, puisqu’il s’agit de son père adoptif au cœur des films Les Gardiens de la Galaxie. Ensemble, ils forment une très bonne équipe et semblent travailler main dans la main avec les mêmes objectifs. Voilà qui nous change et qui permet à ce Star-Lord d’être très efficace quand il vole la Pierre… mais pas pour Thanos ! 

Avant de dévoiler ceci, il est plutôt temps pour un flashback loin dans le passé et loin dans la galaxie : retour sur Terre, en 1988, où Yondu confie la tâche à ses hommes de main d’aller enlever la progéniture d’Ego. Malheureusement, ce qui change tout, donc, c’est qu’il demande à ses hommes de le faire et que ces derniers sont débiles au point de confondre deux gamins différents : ils enlèvent donc T’Challa, sûrs d’eux, parce qu’ils détectent qu’il ne vient pas de ce monde… Forcément, au Wakanda, il y a pas mal de radiations venant de l’espace…

C’est doublement gros cette affaire, parce que ça voudrait dire que le Wakanda envoie un signal au reste de l’Univers ? Comment a-t-il pu rester si longtemps caché alors ? Et pourquoi T’Challa accepte-t-il si simplement de partir à la découverte de l’Univers en oubliant son père derrière lui ? On vient juste de le voir avec, franchement.

Vingt ans plus tard, il ne souhaite pas retourner au Wakanda : lorsque Yondu aurait voulu le retourner, tout aurait été détruit, sans T’Challa pour les protéger. Soit. Vingt ans plus tard, il est surtout drôle de constater à quel point l’enlèvement de T’Challa aurait été un bénéfice pour toute la galaxie – bon, pas pour le Wakanda, OK. En effet, on découvre assez vite que Yondu et lui sont désormais potes avec… Thanos.

C’est un peu étrange de se retrouver avec un Thanos super sympa comme ça, charrié par tout le monde (y compris le fan de Star-Lord désormais bossant avec lui) sur ses envies de génocides. Quelques arguments de T’Challa ont suffi à le convaincre qu’il avait un plan de merde – ou en tout cas, un plan pas aussi efficace que celui de Star-Lord. C’est gros, mais comme Thanos continue de penser que son plan aurait pu fonctionner même si c’était un génocide, on le retrouve semblable à lui-même malgré les différences.

En parlant de différences, Drax a une super vie où sa planète n’est pas détruite (forcément) et Nebula est radicalement différente dans cet univers. Blonde et étrange love interest de T’Challa (je crois ?), elle est désormais celle qui lui propose des plans très cools pour sauver le monde. Ou les mondes, plus précisément. Elle a en effet un plan pour éradiquer la faim dans la galaxie, rien que ça.

Par contre, ça implique de s’en prendre à Tivan, aka le Collectionneur, qui dans cet univers est celui qui prend la place de Thanos en tant que grand méchant. Cela effraie Yondu (il est d’un bleu hyper raté dans les dessins, non ?) qui refuse un temps de mener le casse du siècle pour voler les ressources du Collecteur… Jusqu’à ce que Star-Lord le convainque du contraire. Je trouve ça triste : ça veut donc dire que le lien qu’il a avec Peter Quill n’a rien d’unique ou spécial ; il avait juste l’envie d’avoir un fils quoi.

Je sens que ça va me poser problème avec cette série et avec les différentes ramifications : certaines relations devraient rester inimitables. Là, T’Challa a une meilleure place que Peter, il parvient même à convaincre Yondu d’aller à l’encontre de ses instincts.

Bref, il est un capitaine des Ravageurs plus que ne l’est le capitaine des Ravageurs. Et ça nous permet d’en arriver bien vite au casse du siècle, chez le Collectionneur. Grâce à une diversion de Thanos et un plan finement mis au point par Nebula, voilà T’Challa qui peut s’infiltrer dans sa collection à la recherche des Braises de la Genèse – capables de terraformer n’importe quelle planète, c’est pratique. Toujours les bons noms chez Marvel, franchement. Au passage, les scénaristes profitent de l’opportunité d’être dans un dessin-animé pour nous ramener le canard Marvel – Howard – sans que ça ne coûte une fortune en effets spéciaux ‘il était là dans Endgame lors de la bataille cela dit, c’était un easter egg).

Il est assez anecdotique dans l’épisode, en revanche, et sa soif le fait vite disparaître de l’écran. À la place, nous suivons plutôt T’Challa découvrir un vaisseau du Wakanda dans la collection du grand-méchant. Et à l’intérieur de ce vaisseau, un hologramme de son père lui apprend non seulement que le Wakanda n’a probablement pas été détruit, mais en plus que son père est toujours en vie en train de le chercher. AH. C’est bien plus logique ainsi, et je me sens bête d’avoir gobé bêtement l’histoire que racontait T’Challa et qui n’était que celle proposée par Yondu finalement. Reste à savoir ce qu’est devenu Peter Quill dans cette réalité – et pourquoi Yondu a laissé tomber son job !

En attendant, nous découvrons que Nebula n’est pas si différente de celle qui servait fidèlement Thanos dans la Timeline Sacrée : elle livre ainsi T’Challa au Collectionneur pour rembourser une dette. Bien sûr que T’Challa intéresse Tivan s’il est recherché par le Wakanda. J’imagine que le fric à en tirer peut être intéressant… Pourtant, Tivan ne voit finalement pas d’intérêt en lui : il ordonne donc de le disséquer, et voilà.

Pendant ce temps, Nebula profite de la situation pour voler les Braises de la Genèse et libérer tout le reste de l’équipe. Il est l’heure de nous révéler que comme dans les meilleurs films de casse de banque, tout ce qui a déraillé était parfaitement prévu : Nebula avait averti T’Challa qu’il était ce qui intéressait le Collectionneur, mais ça ne l’empêchait de vouloir récupérer les Braises. Elle lance donc un plan d’évasion aussitôt, et c’est plutôt intéressant, parce que ça permet de nous montrer que Thanos est capable de se sacrifier pour sa fille. La voilà la preuve qu’il avait véritablement un cœur et qu’il aimait ses filles – même s’il nous a sacrifié Gamora pour un génocide, wesh.

Ici, Nebula l’entend crier à la mort et ne peut s’y résoudre : elle retourne en arrière pour sauver son père, quitte à donner à manger quelques graines de Genèse à un méchant. Pouf, on se retrouve d’un coup face au Haricot magique qui s’en prend à tous les méchants. Tadaaa, Nebula et Thanos peuvent s’échapper et… C’était génial à suivre ! Je n’étais pourtant pas convaincu au départ, mais ouais, cette histoire et cette relation est vraiment top.

En parallèle, Star-Lord se débrouille pour s’échapper, bizarrement grâce à un discours sur l’esclavage qui parvient à convaincre une de ses geôlières, Carina, et, bien sûr, grâce à ses griffes. On ne supprime pas un tel super-héros comme ça. Tout en s’échappant, il est toutefois cogné par le Collectionneur, et ça pose un problème : il ne fait pas le poids face à Tivan. Si je disais qu’apparemment, ça avait fait du bien à la Terre de voir Thanos être arrêté, je n’en suis plus si sûr : Tivan a le bouclier de Captain America dans sa collection, mais aussi bien d’autres objets des films que nous connaissons, du genre, accessoirement, Mjolnor, le marteau de Thor. COMMENT ? Pas d’Avengers dans cette réalité…

Face à Tivan et tous ses objets magiques, T’Challa/Star-Lord ne fait pas le poids… Mais par chance, les Ravageurs ne sont jamais seuls si l’on en croit sa catchphrase. Il est ainsi révélé que Yondu a fait demi-tour pour venir s’occuper de son fils adoptif et s’assurer de sa survie, même s’ils étaient désormais en froid puisque T’Challa avait découvert la vérité sur le Wakanda.

Cela mène à un combat efficace, avec un Collectionneur qui finit emprisonner quand toute sa collection d’êtres humains et extraterrestres est finalement libérée par Carina. Oh, je n’aurais pas aimé être à sa place. T’Challa, en revanche, prend le temps de se réconcilier avec Yondu, ce qui nous mène à un chouette happy end. Non, il ne termine pas dans les bras de Nebula qui continue de l’appeler Cha-cha, mais Yondu accepte de le ramener au Wakanda.

Là-bas, Thanos essaie encore de vendre son génocide comme une bonne idée, au grand désespoir de Nebula, alors que T’Challa peut enfin retrouver sa vraie famille. Le roi du Wakanda est encore en vie, mais quand il cherche à comprendre comment son fils s’est retrouvé dans un vaisseau spatial, T’Challa affirme que Yondu n’y est pour rien : il l’aurait simplement trouvé. Le raccourci ne fonctionne pas vraiment si on le creuse, mais tout le monde semble s’en contenter, ce qui est un joli happy end.

Finalement, l’épisode prend aussi le temps de nous dire ce qui est arrivé à Peter, et j’ai adoré cette fin : on y voit Peter être un simple employé de diner américain. Retrouvé par son père, il n’a pas conscience que la fin du monde approche lorsqu’il refuse de servir ce client. Story for another time, c’est pile ce qu’il fallait pour conclure cet épisode comme il faut, même si je doute d’avoir un jour la suite… À moins que la saison 2 ne reparte de chacun des épisodes de la saison 1 ? Cela pourrait être fun. Par contre, ça ne nous dit toujours pas pourquoi Yondu n’a pas poursuivi son job vingt ans plus tôt.

Oh, la touche émotion de la dédicace à Chadwick Boseman fonctionne aussi, évidemment. La saison va passer trop vite à ce rythme-là, par contre !

Dollface – S01E06

Épisode 6 – History Buff – 16/20
Je n’étais peut-être pas assez d’humeur pour rire autant que je l’espérais, ou alors justement j’en attendais beaucoup trop après quelques mois sans regarder la série. J’ai passé un bon moment divertissant et la série me plaît toujours autant pour quelques gags hyper efficaces. J’aime aussi la réflexion qui se tisse à chaque épisode sur les relations amoureuses. C’est plaisant.

Spoilers

Madison gère un peu trop la vie de ses amies, et Stella découvre enfin à quel point elle a un impact sur la sienne.

Ok shut your mouth and start talking.

Je me remets à cette série, parce qu’elle m’a beaucoup manqué, qu’on est dimanche et qu’un peu d’humour, ça fait toujours du bien dans la vie. Et dès le départ, c’était déjà bien parti avec Jules qui se rend au restaurant avec sa commande en célibataire et son stress de croiser Jeremy et sa nouvelle copine, possiblement.

Cette peur finit par être le sujet d’un segment sur ce qui est nommé le Big One quand Jules sent un tremblement de terre dans le restaurant. Le Big One devient ainsi la rencontre avec un ex qui se recase, et Jules est évidemment interrogée sur son manque de préparation face à cette possibilité. Comme d’habitude, c’est bien marrant dans la mise en scène et l’écriture, avec la liste des lieux où elle pourrait à nouveau croiser Jeremy. C’est toutefois vite expédié pour en revenir à l’intrigue de cet épisode.

Le tremblement de terre est le point de départ de tout : Madison s’inquiète aussi pour ses amies suite au tremblement de terre. Elle est complètement stressée à l’idée d’une catastrophe avec les plaques tectoniques : elle demande donc à vérifier les sacs d’urgence d’Izzy, Jules et Stella. Elle n’est pas déçue par le niveau d’impréparation de ses amies… mais elle est elle-même loin d’avoir tout ce qu’il faut.

Son sac consiste en tout ce qu’il faut pour rester chic en toutes circonstances – maquillage, fringue, etc. Et dans son sac, Stella trouve surtout son passeport, perdu quatre ans plus tôt. C’est l’occasion pour Stella de découvrir que le côté control freak de Madison ne s’arrête pas à Madison. En fait, si tout dans la vie s’arrange en permanence pour Stella, c’est parce que Madison gère tout ce qu’elle peut aussi dans la vie de Stella pour l’empêcher de faire des conneries.

En vrai, je trouve que Stella prend les choses plutôt bien, puisqu’elle ne s’énerve pas plus que ça : elle se contente de rappeler un certain Dan que Stella l’a empêché de voir en lui subtilisant le gant sur lequel était écrit son numéro. Elle l’invite alors à une fête chez Madison, à l’occasion des fêtes de Noël. C’est bien pour cette fête que j’ai eu l’occasion de rire vraiment dans cet épisode, parce que Madison était beaucoup trop drôle en mère Noël déjà bourrée avant l’arrivée des invités.

Et quand Stella et Izzy arrivent, il est aussitôt question de faire un pari pour déterminer si Dan est un psychopathe ou pas, avec Izzy comme arbitre. Il suffit pourtant de voir Dan pour comprendre qu’il est clairement en train d’envoyer une vibe de psychopathe rien qu’en disant bonjour. Pour ne rien arranger, Dan habite désormais dans une maison où un crime a été commis… et pour le gag quand on connaît un peu les coulisses de la série, il est marrant de voir Madison s’acharner à l’accuser du crime et d’être un psychopathe, puisque Brenda Song, l’actrice, est en fait mariée à Macaulay Culkin. On comprend mieux ce qu’il fait là l’acteur de Maman j’ai raté l’avion.

Bien sûr, Madison est au courant du meurtre puisqu’elle a regardé un documentaire sur le sujet et elle se fait un grand plaisir de tout raconter devant Izzy. Elle est absolument tarée Madison, et elle est beaucoup trop renseignée sur tout ce qu’il s’est passé, au point de savoir où était sa voiture pour le mettre en difficulté face à ce qui peut être considéré comme un alibi.

De son côté, Jules a une livraison à faire avant de passer chez Madison, et c’est là que se produit le Big One, évidemment. Bon, juste un tremblement de terre, alors qu’elle est habillée en père Noël (oui, oui) et qu’elle voit Jérémy avec sa nouvelle copine. Forcément. Elle a le temps de prévenir Madison avant que le tremblement de terre ne frappe Los Angeles, alors bien sûr, Madison motive les troupes pour la rejoindre.

Ce n’est toutefois pas simple en temps de tremblement de terre (même si la circulation paraît normale à l’écran) ce qui les force à accepter un Lyft loin d’être exceptionnel commandé par Izzy. Ils prennent donc tout leur temps pour rejoindre Jules, au grand désespoir de Madison… Et probablement de Jules : elle se retrouve coincée dans un musée où elle se planque dans une salle pour ne pas croiser Jérémy. C’est évidemment dans cette salle que Jérémy se retrouve avec sa copine pour un petit moment intime, forçant Jules à se cacher dans un sarcophage. C’est si parfait.

Bon, ça ne dure pas trop longtemps puisqu’ils sont interrompus par une gardienne qui veut les réunir pour un décompte des personnes présentes dans le musée en cas de réplique(s) du tremblement de terre. Cela fait stresser Jules qui part se planquer aux toilettes.

Inutile de préciser que c’est là qu’elle croise la copine de Jeremy et qu’on peut se marrer un bon coup. On découvre ainsi que Jeremy a préféré venir au musée qu’au SantaCon où Jules le soupçonnait d’être – et où Madison voulait les emmener. De toute manière, peu importe, ce n’est pas le sujet du jour : le sujet du jour, c’est que Jules se retrouve à conseiller la copine de son ex et que celle-ci pense clairement que Jules est une employée du musée. Au point de la payer. Beaucoup trop drôle. Il n’empêche que Jules stresse encore plus de retrouver Jérémy après ça.

Elle reçoit alors un appel de Madison qui lui propose une bonne solution : se rendre à la boutique du musée pour se refaire une beauté, et pour changer son costume. C’est absolument improbable, mais elle réussit effectivement à transformer son déguisement de père Noël en une tenue incroyable et drôlement sexy. Quelques coups de ciseaux et des reliques font toute la différence. Et ça tombe bien, parce qu’elle tombe enfin sur Jeremy.

La gardienne décide toutefois d’arrêter Jules en faisant un bon plaquage devant tout le monde : vol à l’étalage. Voilà, ça pouvait difficilement être plus gênant… mais ça l’est quand le rencard de Jérémy débarque pour dire qu’elle travaille au musée, aha.

Finalement, tout se termine plutôt bien : Jérémy a le temps de parler à la grande criminelle du jour et lui confie qu’il est venu au musée par culpabilité d’avoir loupé la journée des musées gratuits avec elle. Si ce n’est pas mignon. Madison et compagnie arrivent à ce moment, pile à temps pour voir Jules gérer à fond son Big One.

Oh bien sûr, pendant le trajet, Madison en profite pour reprendre la liste de tous les méfaits imaginaires de Dan et Stella en arrive à espérer que Dan soit un meurtrier pour que Madison se la ferme. C’est une belle idée, et ça mène les deux amies à se disputer encore une fois, principalement à cause du caractère totalitaire de Madison. Le problème, c’est que Dan mange du pain pendant cette dispute, et ça fait peur aussitôt aux filles quand Izzy s’en rend compte : son alibi pour le meurtre est d’être allergique au pain.

Quand en plus, il confesse une étrange fascination pour les mascottes animales et ses envies de se masturber alors même qu’ils sont conduits par un type en mascotte animale… ben… Comment dire ? Madison gagne son pari : Dan est un psychopathe, Stella ne peut plus dire le contraire. Le pauvre Dan est laissé sur le trottoir immédiatement, et il se met alors à chercher un magasin d’ours. Quant aux filles, Madison décide de prendre les pédales pour aller plus vite.

Bref, Madison débarque bien sûr à temps pour la défense de Jules face à la gardienne sur le point de la ridiculiser face à Jérémy, mais ce n’est même pas nécessaire puisqu’elle a payé. L’épisode peut se terminer sur une petite victoire de Jules qui se rend compte que Jérémy a grandi dans ses relations amoureuses grâce à elle. Il lui reste alors à rattraper la vie de ses copines en direction du SantaCon.

Walker – S01E18 (express)

Épisode 18 – Drive – 13/20
À l’image de la saison, le dernier épisode manque un peu trop d’enjeux. En fait, bien qu’il apporte pas mal de réponses et de nouvelles pistes pour la saison 2, j’ai surtout eu l’impression d’assister à un épisode comme un autre. Il n’avait pas assez de moments où j’ai pu m’investir à fond et stresser pour les personnages. Après, le problème doit venir de mon manque d’investissement dans le fil rouge ou la série en général.

Spoilers

Cordell enlève Morrison pour obtenir enfin toute la vérité sur la mort d’Emily.

Grosse surprise pour cette fin de saison : Geri n’est pas liée à la mort d’Emily. Franchement, j’étais persuadé qu’elle serait coupable, mais l’épisode l’innocente définitivement. Elle n’a fait que retrouver le corps de sa meilleure amie, sans vie, et s’est planquée tout ce temps face à la vérité car elle n’assumait pas de s’être protégée plutôt que de dénoncer les coupables. Et ce n’est pas comme si elle avait vu les coupables ou la mort de sa pote, hein, c’est juste qu’elle a compris qu’il y avait du trafic d’argent dans son bar.

C’est gros. J’ai en revanche bien aimé le flashback nous montrant et expliquant ce qu’il s’était passé pour Emily. Elle a juste été au mauvais endroit au mauvais moment, voyant un échange illégal mené par le bon vieux pote de son mari, Morrison. Il n’en fallait pas plus pour qu’il soit forcé de la tuer. Oh, bien sûr, il espérait la sauver après un premier coup de feu, mais tout ce qu’il a eu comme choix, ce fut de s’assurer de finir le travail. Le pauvre, il nous ferait presque de la peine.

Bien sûr, cette intrigue nous éclipse totalement toutes les autres : Micki essaie bien de passer du temps en famille, mais quand elle apprend que Walker a pris en otage Morrison, elle s’occupe aussitôt de cette affaire. J’ai adoré la scène où elle affirme savoir quel est le problème avant même de voir le SMS de Cordell, c’était un bon petit humour.

Bien sûr, si elle est au courant, c’est parce que Morrison s’est démerdé pour avoir un deuxième téléphone portable et envoyer un SMS aux services d’urgence pour expliquer avoir été enlevé par Cordell. J’ai bien ri de tout ça et du début d’épisode qui m’a semblé légèrement différent de la fin d’épisode précédent : c’est finalement Morrison qui conduit le pick-up.

Au passage, on découvre que le complot est plus large encore que ce qu’on imaginait : Northside Nation a plein de complices et de taupes un peu partout. Geri n’est pas vraiment l’une d’elle, zut. Par contre, il y a d’autres flics avec eux, et ça embête bien Cordell. Cela arrange pourtant les scénaristes d’avoir une scène d’action à lui donner. Dans le même genre, Micki et Tray se retrouvent à devoir exfiltrer un témoin de l’hôpital sans utiliser des moyens tout à fait légaux. Soit.

Du côté de Cordell et Morrison, j’ai trouvé que c’était très lourd avec des scènes de dialogue interminable qui n’apportait pas énormément d’informations, puis une confrontation familiale un brin abusée. Alors que Cordell est recherché par tous les Rangers du Texas, personne ne semble penser à surveiller sa famille ? Étonnant.

Cela permet à toute la famille de confronter Morrison, parce qu’ils croient tous Cordell grâce à des jetons de poker d’Emily retrouvés par August chez celui qu’il pensait être un ami de la famille. C’était plus bavard qu’autre chose et ça mène finalement à Cordell qui livre Morrison à la police. En plein centre-ville. Dans un lieu entouré de buildings et de parking en hauteur, lieux parfaits pour les snipers.

Je n’étais pas assez investi dans la série pour craindre vraiment ce qui allait suivre, malheureusement : il restait trop de temps dans l’épisode pour oser toucher Cordell ou Micki afin d’en faire un cliffhanger, et ni leur capitaine, ni Morrison sont des personnages auxquels je me suis acheté au cours de ces dix-huit épisodes.

Ainsi, Morrison se prend une balle, mais je n’en avais pas grand-chose à faire. Par contre, il était plutôt intéressant de le voir murmurer quelque chose à Walker (très étonnant regard jeté à Micki ensuite ?) et d’avoir confirmation que Cordell était probablement visé par le sniper. Du coup, ça offre la possibilité à Micki d’avoir l’évolution professionnelle qu’elle souhaitait : le capitaine lui propose ainsi d’entrer sous couverture. Yay.

 

Micki peut même finir l’épisode avec ses deux mamans et sa belle-mère ! Cela dit, la perspective familiale va forcément être compliquée pour elle : elle veut un bébé, mais elle s’apprête aussi à partir sous couverture. On voit bien que ça la travaille en fin d’épisode de devoir faire un choix entre son travail et sa famille. Et je sens qu’elle va faire le mauvais choix.

Si tout est plutôt positif pour elle, je trouve ça difficile d’y croire pour les Walker. Liam a techniquement perdu les élections, mais il passe encore du temps avec son ex à qui il peut balancer qu’il regrette d’avoir oublié qu’il faisait partie de sa famille. Et même si l’ex est supposé avoir refait sa vie, il est prêt à envisager un rencard. Lol. Bim, il n’en fallait pas plus pour qu’il soit heureux, le Liam.

Les parents de Cordell ? Ils sont en pleine réconciliation aussi. Tout va bien pour eux. C’est moins simple pour August et Stella qui nous font encore une crise d’ados compliquée à espérer pouvoir retourner dans le passé ou à demander à Cordell comment il a pu faire le choix de grandir et rester dans le Texas pour faire sa vie. Je les comprends, ça ne doit pas être évident d’avoir envie de rester !

Pourtant, Cordell arrive à les convaincre que le Texas est leur maison, et on termine la saison sur un plan familial où ils sont heureux d’être ensemble, sous l’œil du fantôme d’Emily. Il fallait toutefois un cliffhanger – si Cordell, August et Stella sont heureux de se faire un câlin, ils sont loin de se douter qu’ils sont filmés.

Eh oui, quelqu’un surveille toute la ferme Walker via des caméras de surveillance bien placée. Preuve s’il en fallait encore une que oui, c’est bien Cordell qui était visé par le sniper…

 

EN BREF – J’ai tenu toute la saison et je trouve ça presqu’impressionnant. La série s’inscrit dans ma volonté de me remettre aux procédurals après The Rookie (qui n’en est pas un, zut), NCIS ou New-York Unité Spéciale, et je reconnais qu’au rythme de diffusion où cette saison allait, ce n’était pas si compliquée d’avoir le temps de la regarder finalement. Il faut que je me méfie tout de même de mes critiques qui sont de plus en plus longues alors que mon but d’origine était d’avoir quelque chose à regarder en mangeant, dans le train ou, en tout cas, sans avoir à écrire une critique trop longue.

La qualité est vraiment fluctuante et changeante d’un épisode à l’autre, avec certaines catastrophes industrielles en cours de route. L’ensemble forme une série familiale policière typique de ce que les américains savent faire. Le casting sauve beaucoup de choses, surtout bien sûr Micki qui est devenue de manière prévisible mon personnage favori. J’adore cette actrice, je n’ai commencé que pour elle.

Je serai probablement au rendez-vous pour la saison, qui débutera dès le mois d’octobre !, parce qu’en vrai, ça passe bien ces épisodes… Il faut bien quelques séries d’un peu moins bonne qualité de temps en temps. On verra donc ce que sera cette histoire de surveillance de la ferme Walker, de mission sous couverture pour Micki (sera-t-elle enceinte en même temps ?), de Cordell visé par des meurtriers (Northside Nation, toujours ?).

Moins pressé de retrouver les intrigues romantiques de la famille Walker en revanche – que ce soit du côté d’August, Stella, Liam ou des parents, j’ai trouvé ça lourd et souvent peu à-propos durant toute la saison. Vraiment, il y a des scènes dont on se passerait.