Resident Alien – S01E02

Épisode 2 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Spoilers


I wonder if I can get the chicken while they’re fighting.

Quelle tristesse de mourir en faisant un selfie et en tombant d’un ravin enneigé parce qu’on a glissé ! C’est pourtant ce qui arrive presque à l’homme que l’on suit au début de cet épisode, alors qu’Harry nous affirme que les êtres humains sont stupides. Difficile de le contredire. Tout ça se déroulait trois mois plus tôt, dans le Colorado, à proximité du vaisseau d’Harry, évidemment. Par conséquent, lorsque l’homme tombe, il ne meurt pas mais reste à léviter dans les airs, probablement à cause (ou grâce ?) du vaisseau d’Harry.

Après le générique, nous reprenons avec le pauvre Max qui avait rendez-vous chez le médecin, pour mieux découvrir que le nouveau est l’alien qu’il redoute tant. Au moins, c’est un enfant, et personne ne le croit. Du coup, Max s’enfuit par la fenêtre alors que son médecin veut juste lui couper la tête. C’est une idée, ma foi. Cela ne plaît pas beaucoup à Asta en tout cas, parce qu’elle veut qu’Harry soigne les patients qui arriveront inévitablement.

Par chance, Harry est un extraterrestre qui était un scientifique sur sa planète, alors se faire passer pour un médecin, ça lui paraît simple. En plus, il a internet pour préparer chaque rendez-vous médical avant l’heure. Le plan est une bonne idée… jusqu’à ce que Asta change l’ordre des patients sans le prévenir et qu’il se retrouve à devoir jouer les gynécologues. Comme il ne sait absolument rien de l’anatomie humaine, il tente d’aller chercher des informations sur son portable en pleine séance.

Et comme il est un alien encore peu habitué à la technologie, il prend ainsi une photo de la patiente. Enfin, de son anatomie. Au moins, ça finit en selfie avec la patiente qui est plutôt cool et le croit quand il assure … mais ça n’empêche pas Harry d’enchaîner les gaffes toute la journée avec tous les patients. Au moins, ça nous fait rire.

Là-dessus, la série est très claire : elle veut nous faire rire autant que possible, et ça fonctionne bien pour le moment. En effet, l’humour ajoute un bon ingrédient à la série et à son ambiance mystérieuse, même si on s’éloigne énormément de l’enquête pour le moment. C’est dommage de ne pas au moins mentionner le fait que l’ancien médecin soit tué par un habitant de la ville ? Tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était.

De son côté, Max s’enfuit donc et se réfugie auprès de ses parents. Il a la chance d’avoir pu s’échapper par la fenêtre et de tomber juste à côté de son père, c’est déjà ça. Son père est le maire, évidemment. J’avais eu un doute dans le premier épisode, mais nous y voilà : il s’occupe comme il peut de son fils malade et ne l’emmène pas chez le médecin, comme il est obsédé par les extra-terrestres… au point d’en parler avec les policiers.

Bon, il faut dire que les policiers squattent le bureau du maire, alors ça l’aide bien à le faire. Et la flic de la série n’hésite pas non plus à lui dessiner un portrait-robot pour l’aider autant qu’elle peut à faire face à ses angoisses. Malheureusement, cela finit par nous énerver Harry qui se décide à éviter de tuer Max, pour le bien de sa situation. C’est en tout cas ce qu’il se décide provisoirement à faire : quand il passe un appel anonyme à Max qui le reconnaît bien rapidement, il change d’avis.

C’est plutôt logique : il a envie de tuer Max qui est juste insupportable avec lui. En même temps, qu’attendait-il exactement ? C’est un enfant dans une série. Et il a un père hyper chelou qui a besoin d’un médecin pour lui servir de psy, alors que clairement embaucher Harry comme psy est la pire des idées du monde.

Sans surprise, il n’a aucune idée de ce qu’est la confidentialité entre médecin et patient, par exemple. Par chance pour Ben, le maire, il est rapidement interrompu par la femme de l’ancien médecin qui vient récupérer les affaires de son mari dans son bureau – au grand dam de Asta. Cette dernière refuse que quelqu’un touche à ses affaires, parce qu’il s’agit d’un meurtre. La police n’est pas de son avis, parce qu’elle est clairement incompétente et que des photos leur suffisent.

Observer toutes ces émotions, ça épuise toutefois Harry, qui se retrouve à avoir faim et à se diriger vers le bar de D’Arcy. C’est plutôt intéressant, parce qu’il se retrouve bien malgré lui à devoir se rendre en rencard au bowling avec elle (ah les petites villes américaines) et surtout à avoir l’idée de tuer Max par accident. Reste à savoir quel type d’accident peut venir à bout d’un gamin, et c’est à nouveau grâce à D’Arcy qu’il a une bonne idée : il lui coupe les freins de son vélo en espérant qu’il meurt dans un terrible accident – mais avant ça, il imagine de bons scénarios humoristiques.

Pas de bol pour Harry, il faut plus que des freins de vélo pour venir à bout de Max : c’est un dur à cuire, et le gamin est heureux de lui montrer, même lorsqu’Harry fait tout pour le torturer. Suite à l’accident du vélo, Harry doit en effet lui faire des points de suture… et sans anesthésie puisque Max refuse d’être un gentil garçon avec lui. Le duel entre ce petit garçon et le médecin est vraiment excellent à regarder, c’était une super idée ; et c’était même bien meilleur que l’idée de base de cet épisode qui est de nous faire comprendre qu’Harry a le mal du pays.

Harry nous apprend ainsi que les extra-terrestres n’ont pas d’émotions, et qu’ils cherchent juste de la nourriture. Quatre mois plus tôt, quand il est arrivé sur la planète, il a ainsi cherché de la nourriture et en a trouvé… en tombant sur une vache. Non, son but n’était pas de bouffer la vache, mais juste de boire son lait. C’était tellement bien vu et drôle comme gag.

Il en faut peu, mais dans le présent, ça motive Harry à retourner dans cette ferme où il se fait surprendre par une petite fille alors qu’il est en train de boire le lait au pis. Aha. Les meilleures blagues viennent malgré tout de l’honnêteté brutale d’Harry, particulièrement avec ses patients ou avec D’Arcy qu’il abandonne en plein milieu d’un rencard.

Tout cela contraste aussi avec l’émotion de Asta face au décès de son ancien collègue. La série se concentre beaucoup sur son personnage dans cet épisode, forcément. Elle présente ainsi à Harry Dan, son père, qui est un personnage intrigant. En effet, il sait automatiquement qu’Harry n’est pas comme les autres, parce qu’il ne ressent rien en le regardant, alors que normalement, il ressent les gens. Apparemment.

C’est étonnant, mais j’aime bien l’idée. En plus, on le voit ensuite aider Asta à gérer son deuil en lui coupant les cheveux, et on apprend également qu’il croit en tout un tas de rituels depuis longtemps oubliés – il est probablement un natif-américain. Il pousse ainsi Asta à brûler sa mèche et la blouse qu’elle portait la nuit où Sam est mort, par exemple.

Du côté du deuil, Asta a du mal à faire face pendant tout l’épisode, mais elle avance à la fin, acceptant même de donner à Harry le bureau de Sam, avant de jouer avec lui. En voix-off, Harry nous confie alors qu’il a un énorme problème : il a la fâcheuse tendance à développer des émotions humaines depuis qu’il est sur Terre, ce qui ne lui plaît pas du tout, surtout qu’il en est à ressentir la solitude. D’Arcy aussi, avec ce que tu lui fais !

Bon, la solitude n’empêche pas Harry de faire face à son problème du moment : D’Arcy lui a annoncé que la neige n’allait plus tarder à fondre, et qu’une semaine pourrait même suffire (mais pas avant qu’Harry ne se ridiculise au bowling… en explosant l’entre-jambe du flic insupportable, et ça, c’était drôle). Il doit donc retrouver au plus vite son vaisseau et il construit – à coups de marteau, yes pour le Bingo Séries ! – une pièce capable d’inverser la gravité ; une pièce qui est aussi un morceau de son grand plan final pour exterminer les humains.

Cela dit, en fin d’épisode, on se retrouve sans trop de surprise avec deux figurants qui découvrent le corps de l’homme vu en début d’épisode, mort depuis trois mois (quelle mort de merde !), mais aussi deux oiseaux pris au piège du vaisseau d’Harry : celui-ci coince dans les airs, à une bonne distance de lui, tout ce qui s’en approche en inversant leur gravité…

Oh, sinon, concernant le meurtre de Sam, il faut souligner que la flic a un sourire étrange pendant le montage final. Il va falloir apprendre le nom des personnages à un moment… en attendant, je suis vraiment content de voir Alan Tudyk dans ce rôle qui semble être du sur-mesure pour lui !

Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

> Saison 1


WandaVision – S01E08

Épisode 8 – Previously on… – 18/20
D’accord, d’accord, mais comment est-ce qu’ils comptent tout régler en un seul épisode après celui-ci ? Bon, je suis toutefois censé me concentrer sur l’épisode du jour. Il est bon, excellent même, comme toujours. Les réponses apportées vont dans le sens d’un certain nombre de théories, mais il y a tout de même des surprises et de bonnes idées pour nous justifier tout ce que l’on a vu avant, alors j’accroche toujours autant. En plus, bonjour l’intensité émotionnelle de certaines scènes !

Spoilers


The only way forward is back

On approche bien trop vite de la fin de cette saison, mais le titre de l’épisode promet un retour en arrière qui risque de ralentir les choses avant la conclusion épique. C’est en même temps nécessaire : il faut bien apporter des réponses à tout ce qu’il s’est passé, non ?

Pour cela, on recommence en plein XVIIe siècle avec Agatha (All-Along) qui est traînée sur un bûcher de Salem. Evidemment, c’est une sorcière, après tout… Le plus étonnant est toutefois qu’elle semble être brûlée par d’autres sorcières, et ça, on ne s’y attendait pas : elle est brûlée pour trahison pour avoir voulu utiliser la magie noire.

Si elle commence par nier, Agatha finit par reconnaître ses torts, en assurant qu’elle n’a pas voulu défier les règles mais que les règles se sont pliées à elle. Loin d’avoir de la compassion pour leur sœur sorcière, toutes les sorcières de sa sororité décident de lancer un rituel qui la tuera… en théorie. En pratique, Agatha est tellement puissante que c’est elle qui vide d’énergie toutes les sorcières autour d’elle. Elle les tue, plus par accident qu’autre chose, comme c’est de la légitime défense, et ça se termine ainsi par un matricide.

En effet, sa mère – ou en tout cas, la sorcière-en-chef de ce Salem – affirme que sa fille ne peut faire le bien, même si elle le souhaite, et ça ne plaît pas du tout à Agatha. Bon. C’est une origin story plutôt sympathique pour ce personnage, et ça nous explique la folie du personnage : elle a de quoi avoir une rage violente en elle après tout.

Une rage violente, c’est aussi ce qu’a Wanda quand on en revient au présent : Wanda se retrouve dans une cage créée par Agatha. Cette dernière a posé des runes sur les murs de manière à neutraliser la magie de la sorcière rouge (ou de toutes autres sorcières) et elle nous explique ainsi les bases de la magie du MCU. Soit.

Il est intéressant de noter également que l’accent de Wanda reparaît enfin dans cet épisode, alors qu’elle s’inquiète de savoir où sont ses enfants et qu’elle est faite prisonnière par une Agatha fière de lui annoncer tout son plan machiavélique, qui semble avoir pour but de connaître la vraie nature de Wanda, quitte à utiliser un Fietro, un Faux Pietro, le vrai étant criblé de balles.

Bon, est-ce qu’ils nous renient la liaison avec les X-Men là ? C’est trop gros pour se le permettre. En attendant, Agatha explique à Wanda qu’il est facile de posséder les gens et d’avoir tout pouvoir sur eux. La sorcière peut facilement contrôler les animaux, par exemple, et les transformer ensuite, pour mieux les tuer. Oui, mais non : on en revient au même problème, si Agatha veut la vraie nature de Wanda, c’est parce qu’elle veut savoir comment elle peut avoir assez de magie pour provoquer un hexagone avec tant de contrôle et magie en auto-pilote.

Allez. Dottie, je veux que tu reviennes et que tu sois la responsable de tout… Avec un petit générique « it was Dottie all along » ? Non ? Bon, ce n’est pas la piste prise par la série en ce début d’épisode, mais en tout cas it wasn’t Agatha all along after all. Pas autant qu’on ne l’imaginait, en tout cas ! Loin de la comédie habituelle, même si Agatha est toujours aussi drôle, l’épisode nous propose donc de suivre Agatha et Wanda en plein voyage dans le passé de Wanda.

Yep. Le but d’Agatha est de mieux comprendre l’origine de Wanda, et c’est intéressant de découvrir ainsi les parents de Wanda et Pietro qui parlent un Sokovien probablement aléatoire puisque cette langue n’existe pas. Je déconne, avec le MCU, pas de doute, ils ont inventé une vraie langue. En tout cas, on repasse vite à l’anglais, puisque les parents veulent entraîner les enfants à parler anglais.

Le pays est en guerre, il est logique de vouloir le fuir. En attendant de le faire, toutefois, il est possible de fuir par la télévision. C’est là qu’on découvre que les parents sokoviens sont fans de sitcoms, et qu’ils ont transmis ce goût à Wanda qui, pour l’occasion, redevient une petite fille. Ouep. C’est parti pour une origin story qui nous explique tout le fondement de la série. Le premier épisode était ainsi une parodie de Dick Van Dycke, apparemment.

Je ne connaissais pas assez pour faire le lien, mais Wanda adorait cette série quand elle était enfant, et elle nous spoile la fin de l’épisode : c’était un mauvais rêve dont on peut se réveiller. Ce qui n’est pas un mauvais rêve, par contre, c’est le mur qui éclate et tue ses parents. Oui, c’était ainsi le dernier jour des parents de Pietro et Wanda, qui survivent à cet acte de guerre mais se retrouvent coincés face à une bombe de Stark Industries qui n’explose pas.

On ne sait pas bien pourquoi : Wanda affirme qu’elle est défectueuse à Agatha qui la tire de là, mais avant ça, elle utilise tout de même la magie. Ou elle fait les gestes pour. En tout cas, Agatha remarque que tout ça, ça explique son goût des sitcoms et les années de psychothérapies dont elle a besoin, mais ça n’explique pas la puissance de Wanda.

Pour la comprendre, elle envoie donc Wanda un peu plus loin dans son futur, lorsqu’elle était volontaire pour un groupe terroriste et faisait d’étranges expérimentations avec… la pierre d’infinité ? Dans son passé, comme ça ? C’est hyper intéressant : elle est éblouie et voit une sorcière se diriger vers elle, et ça explique selon Agatha le développement infini des pouvoirs de Wanda… qui à nouveau finit en isolement à regarder des sitcoms des années 80.

Après les événements d’Avengers 2, cela dit, Wanda y préfère des épisodes de Malcolm : Agatha l’y emmène parce que c’est là que Wanda fait son deuil de Pietro, sans y parvenir. Elle vit désormais avec Vision dans le bâtiment des Avengers et elle lui affirme que le seul réconfort qu’elle pourrait avoir serait de revoir son frère. Ah. Ce n’est pas près d’arriver, il est mort.

La série aborde ici ce qui me semblait être son thème principal dès l’origine : le deuil, le déni, la difficulté que c’est de gérer le deuil. Quand il faut l’expliquer à Vision, c’est une autre difficulté qui s’impose aux scénaristes, mais c’est finalement Vision qui explique à Wanda de la meilleure des manières que le deuil, c’est un amour qui refuse de s’éteindre.

La scène était si belle, l’alchimie est si dingue ! Si moi, je suis à fond, il est clair qu’Agatha est blasée par contre. Elle en a marre de ne pas avoir sa réponse, alors elle accélère encore les choses en insistant à présent sur le décès de Vision et sa volonté de récupérer le corps de son amant, cinq ans après sa mort. Ben oui, Wanda fait partie des gens qui ont disparu à cause de Thanos, après tout. Elle s’est donc rendue au S.W.O.R.D pour le récupérer et a ainsi pu rencontrer Hayward.

Ce dernier est le directeur du S.W.O.R.D et il comprend bien que Wanda veut récupérer le corps de Vision, mais il ne compte pas pour autant lui rendre. À la place, il lui montre ce qu’il en est : le corps de Vision a été démantelé en un milliard de parties et composants. Il a même été décapité… C’est trop pour elle qui refuse de voir Vision comme 3 milliards de vibranium, mais juste comme un corps qu’elle veut enterrer. Logique, quoi.

Hayward est un bâtard qui lui affirme que Vision n’est pas elle, mais qu’il le possède et qu’il est son devoir éthique de l’analyser. Alors. Oui, bien sûr… Un peu de psychologie peut-être ? Il est si louche en plus à lui parler de résurrection… En tout cas, on est loin de l’attaque qui a été montrée à Monica il y a quelques épisodes.

Au contraire, nous sommes sur un bon moment d’émotion pour Wanda qui ne parvient pas à ressentir Vision… et l’abandonne derrière elle. Je savais bien qu’elle n’était pas si méchante. Elle repart même en voiture du complexe, comme si de rien n’était, sans le corps de son amant ! C’est là qu’on arrive à la partie la plus intrigante de l’épisode cependant : elle se rend en effet à Westview, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

En se promenant dans le centre-ville, elle aperçoit les différentes personnes qui deviendront les personnages de sa propre sitcom, mais ne s’arrête pas pour autant, se rendant plutôt dans un quartier résidentiel abandonné… Il est alors révélé que Vision avait choisi ce quartier pour vieillir avec Wanda : il avait bien l’intention d’y construire une maison pour elle et pour leur couple. Ils devaient vieillir dans cette petite ville tranquille !

La scène est belle émotionnellement parlant et on sent toute la douleur du deuil qui s’impose. Wanda éclate alors non pas en sanglot, mais en pouvoirs magiques : elle construit toute la maison… et étend encore son influence et ses pouvoirs. Quoi ? C’est donc elle qui a tout provoqué ? Pas de twist ? C’est surprenant, mais terriblement triste pour elle de voir que ma théorie d’origine est la bonne. C’est si déprimant : elle passe tout le quartier – toute la ville ! – en noir et blanc et recréé Vision de mémoire.

La scène est belle, Vision embrasse Wanda… et Wanda se retrouve en couleur à observer tout ce qu’il se passe dans le salon de la maison qui devient un plateau de tournage de sitcom, avec des gradins pour le public.

Pour seul public, cette fois, Wanda a simplement Agatha qui l’applaudit avant de s’éclipser. Oh, elle ne va pas bien loin : comme en début d’épisode, Wanda entend soudainement les jumeaux l’appeler, dans la rue. Ils y sont tenus en laisse magique par une Agatha qui n’hésite pas à les étrangler et révèle coup sur coup à Wanda et à nous-mêmes qu’elle n’est pas censée exister : elle est une légende, rien de plus…

Un être de création spontanée, utilisant la magie du Chaos : la Sorcière Rouge, Scarlet Witch, enfin ! Oh, ce n’est toutefois pas le vrai cliffhanger de l’épisode, même si le générique de fin se lance : post-générique, on découvre en effet qu’en-dehors de l’Hex, Hayward a réassemblé une nouvelle fois Vision, comme il semble le faire fréquemment depuis cinq ans. Cette fois, toutefois, il atteint le résultat souhaité : il redonne vie à Vision, grâce à un bout du Vision de l’Hex. PARDON ?

EST-CE QU’ILS VIENNENT DE RESSUSCITER VISION ?

AAAAAAAAAAAH.

(bon, par contre, à quel moment il a réussi à prendre un bout de Vision ? Même avec le traceur qui lui permettait de le localiser, j’ai l’impression qu’il nous manque un bout d’infos, non ? Et où est Monica ? Et Pietro purée ?!)

> Saison 1

Resident Alien – S01E01

Épisode 1 – The Ride – 17/20
Pour l’instant, la série ne révolutionne rien, mais elle fait très bien ce qu’elle met en place. Je sens que je vais beaucoup accrocher aux personnages qui nous sont présentés, et je ne regrette pas de me lancer dans cette nouvelle aventure. Assurément, c’est à regarder pour son humour autant que pour le mystère qui se met déjà en place. Hâte de prendre le temps de voir la suite !

Spoilers


No. I compared you to a lizard.

Quelle idée de commencer la série par un plan nous montrant Patience, dans le Colorado, en plein printemps ? Le printemps, ce n’est pas encore tout de suite pour nous. Bon, pour eux, ça l’est, mais il neige tout de même, parce que c’est le principe du Colorado. Et j’adore déjà cette série dès le départ : on nous présente son personnage principal, un alien, comme étant un homme ayant quelque chose à cacher.

En effet, il s’agit d’un extra-terrestre, mais il se fait passer pour un homme marginal et vivant loin de la civilisation. Il faut ce qu’il faut pour protéger son secret, mais celui-ci est mis en danger lorsque la police vient nous chercher cet homme, Harry, parce qu’ils ont besoin de lui. Il est le seul médecin disponible dans le périmètre pour effectuer l’autopsie du corps du… médecin de la ville.

On enchaîne sur un excellent flashback nous montrant le crash de cet alien sur Terre, quatre mois plus tôt. C’est un orage qui l’a fait se crasher et l’a forcé à considérer l’option de vivre sur la planète, en compagnie des humains. Avant cela, il lui fallait toutefois un déguisement et, par chance pour lui, il a rapidement trouvé comment faire : il s’est introduit chez un docteur vivant seul et loin de la civilisation, mais à proximité de son lieu de crash.

Les effets spéciaux sont bons, et j’ai bien aimé la scène nous introduisant l’alien comme une espèce assez menaçante, avec des braset mains à des endroits improbables. Rapidement, l’homme se fait donc exterminer par cet alien. Il n’a jamais vraiment eu la moindre chance, je ne pense.

Le médecin plongé dans l’eau glacée, l’alien prend rapidement son apparence, puis enfile ses vêtements. Ce n’est toutefois pas si simple de s’intégrer sur une planète étrangère : il lui faut apprendre la langue, et il le fait en regardant en boucle les mêmes scènes de série. Eh, je l’aime bien, cet alien !

Enfin, il doit retrouver son vaisseau avant que la neige ne fonde… ce qui n’est pas gagné. Quatre mois plus tard, cela ne semble toujours pas fait, alors il n’a pas vraiment le choix que de faire ce que la police lui demande et de venir examiner le corps d’un médecin mort. Cela commence par un gros malentendu quand il renifle une infirmière simplement endormie, mais bon, admettons.

L’humour de la série est particulier, mais je ne suis pas loin de penser qu’il est particulièrement bon, avec une flic qui n’ose pas annoncer à la femme du défunt que son mari est mort et un maire tout jeune qui est clairement dépassé par la situation. L’alien s’éclate totalement, mais lorsqu’il voit le cadavre, il sait immédiatement qu’il s’agit d’un suicide… ou plutôt d’un meurtre commis par lui-même, pour le dire comme lui.

J’aime déjà beaucoup ce personnage principal qui est à la fois un héros et un anti-héros. Je n’arrive pas à savoir si je suis avec lui ou contre lui : la société humaine est loin d’être exceptionnelle après tout, alors pourquoi vouloir la sauver ?

D’accord, mais… Est-ce que je suis content de le voir coincé par le maire et forcé de rester dans la ville pour l’autopsie complète quand il cherche à s’enfuir ? Ou est-ce que je suis triste pour lui ? C’est perturbant comme rapport à un personnage. Pour ne rien arranger aux affaires de notre personnage principal, il se rend compte qu’il y a un humain capable de voir à travers son déguisement : un enfant. Et si un enfant a le gène nécessaire pour ça, il y a peut-être un adulte aussi pour le faire.

En attendant de devoir se confronter à ce problème, il se confronte à l’autopsie. Il le fait avec l’infirmière de la ville qui refuse d’envisager le suicide de son médecin d’enfance. C’est mignon comme tout cette autopsie et les interactions entre les personnages : l’alien va jusqu’à l’appeler lézard et être surpris par son intelligence quand elle lui fait remarquer qu’un médecin aurait su comment se tuer plus rapidement que ça.

Le mystère est plutôt bon : le médecin, Sam, est donc mort de manière étrange alors qu’il y a un alien en ville ? Harry, c’est le nom de l’alien, est embarqué bien malgré lui dans cette affaire, alors que tout ce qu’il souhaite, c’est pouvoir tâter le cerveau de Sam, et peut-être le manger. Quand il peut enfin le faire, par contre, c’est pour être mieux interrompu par la femme de Sam, qui débarque pour le chercher, sans savoir qu’il est mort.

La pauvre est servie, là. Harry se rend ensuite au bar pour raconter tout ça à l’infirmière, se sentant forcé d’aller au bar puisqu’elle lui a dit qu’elle le trouvait bizarre. Il veut lui prouver qu’il est parfaitement normal après tout. Malheureusement pour lui, il n’est pas habitué au whisky. Il n’en faut pas plus pour que ça finisse mal pour lui. Quelques notes de Starships nous mettent dans l’ambiance du bar, et on comprend qu’il est bourré : il se met à danser n’importe comment au milieu du bar, avec tout le monde qui lui remet des verres dans les mains. J’adore, tout simplement.

Ils savent comment me plaire dans cette série ! Bourré, Harry se décide ensuite à retrouver l’enfant qui l’a reconnu plus tôt dans l’épisode, pour mieux le tuer. La fenêtre de sa chambre ne s’ouvre pas tout à fait comme il le voudrait, mais il en faut plus pour arrêter un alien. Il suffit d’un enfant qui hurle avec deux parents qui débarquent pour voir ce qu’il a, par exemple.

Bien sûr, les parents refusent de croire Max, l’enfant, et de regarder sous le lit pour savoir s’il dit vrai lorsqu’il affirme qu’il y a un extra-terrestre sous le lit. Harry se contente donc d’un simple doigt d’honneur à l’enfant, et il remet à plus tard son plan. À la place, il rentre chez lui et découvre la gueule de bois. J’ai bien aimé la manière dont il découvre l’alcool sans parvenir à découvrir son vaisseau pour autant – tout autant que j’ai aimé la scène avec l’infirmière (Asta, d’après TVtime) et la barmaid, D’Arcy.

Le matin, il se rend ensuite en ville où les policiers l’attendent en musique (sort of ?) puisque le corps de Sam a disparu. Il les rassure en leur expliquant qu’il a déplacé le corps dans la neige, pour le conserver comme il faut. C’était plutôt drôle, ma foi, mais il est vraiment perché comme type, lui. La série introduit ensuite Jay, une assistante qui n’aime pas beaucoup le médecin : elle aimait Sam et Harry critique sa tache de naissance, ça fait beaucoup.

Elle l’insulte, mais il ne comprend pas immédiatement le sens de l’insulte, ne le cherchant que plus tard, lorsqu’il arrive chez Asta. Il s’y rend en effet pour l’aider à vider la maison où elle vivait avec Jimmy, son ex, qu’elle n’aime plus. Pas si évident de le larguer en paix, toutefois. Jimmy, l’ex jaloux dont elle lui avait parlé la veille dans le bar, les attend en effet lorsqu’ils sortent de la maison, et il n’aime pas la vue d’Harry. Par conséquent, il lui montre son flingue.

Harry accepte de s’en aller, parce qu’après tout, cette infirmière n’est pas son problème… mais il fait rapidement demi-tour pour la sauver tout de même. C’est efficace comme retournement de situation et comme attaque de l’alien, qui n’a aucun mal à mettre au sol Jimmy. Mais alors vraiment aucun. C’est louche. Quand Asta lui demande comment il a fait, après avoir donné un bon coup de pied à Jimmy tout de même, Harry lui assure qu’il a réussi à faire tout ça rien qu’avec du yoga… et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est retirer ses chaussures pour marcher dans la neige. Humph.

On a droit à une scène où elle se dit différente et où elle assure avoir abandonné son bébé à l’adoption, ce qui fait que je l’imagine déjà être la mère de l’enfant qui voit les aliens. En attendant, on enchaîne sur l’enterrement où Harry comprend qu’il est le nouveau médecin de la ville, qu’il le veuille ou non. Il comprend aussi que Sam a été empoisonné : il voulait se faire une trachéotomie pour respirer à nouveau, mais il a manqué de temps. Ding dang, c’est un meurtre.  

Et dire que quatre mois, il devait simplement poser un engin sur notre planète et rentrer chez lui. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé : à la place, il s’est crashé, et Asta l’a vu alors qu’elle s’enfuyait de chez elle, loin de son ex violent qui venait de la battre et tentait à présent de s’excuser comme la merde qu’il était.

Oups, pardon, c’est sorti tout seul. Forcément, elle a réussi à fuir, ça on le savait déjà, mais elle s’est ensuite arrêtée pour pleurer dans un tunnel où elle a aperçu un cerf. Classique. Tout aussi classique est le cliffhanger qui nous révèle qu’Harry n’est pas un gentil alien : il est là pour provoquer un événement censé anéantir la race humaine, et on l’apprend lorsqu’il retrouve un bout de son vaisseau dans la neige.

C’est… gênant. En attendant, il a la chance de pouvoir être le médecin de la ville et de devoir s’occuper du gamin qui le prend pour un alien. L’occasion de réutiliser le mot préféré de Jay.