To The Lake – S01E02

Épisode 2 – 17/20
C’est un deuxième épisode assez solide, je trouve, même s’il prend son temps sur la toute fin et si la violence est un brin trop rapide à pointer le bout de son nez. Mais bon, c’est une mini-série, alors je m’en contente et j’aime toujours beaucoup la manière dont tout est filmé et fluide. Une vraie bonne surprise, alors que je pensais avoir un second The Rain.

> Saison 1


Spoilers

Nos héros ne sont finalement pas ceux qui se font tirer dessus. Ceux qui se font tirer dessus sont des pauvres victimes qui n’ont rien demandé. La voiture qui approche d’Anya et Sergey ? Celle d’un homme paumé qui leur demande de l’aide pour sa femme en train d’accoucher. C’est vrai que ce n’est pas le meilleur des moments pour accoucher, tout de même.

Ira est immédiatement insupportable à sortir un fusil de chasse pour le sommer de partir, craignant qu’il ne soit contaminé. Comme dans le premier épisode, elle me soule, même si sa réaction peut être compréhensible vu ce qu’elle vient de vivre avec sa mère contaminée. Vivement qu’elle meure quand même.

Son agression est efficace, même si Marina, la femme de Lyonya, donne quelques médicaments et de bons conseils à l’homme paniqué. Anya voulait lui venir en aide, mais elle cède à la panique ambiante elle aussi. L’homme et sa femme repartent, et tout notre groupe de héros se met en route bien rapidement vers on ne sait trop où, mais le titre de la série suggère tout de même que ce sera vers un lac, quoi.

Bon, vivement que Lyonya meure aussi. Il me soule, à être un bâtard avec tout le monde, et à assurer à sa femme beaucoup plus jeune que l’âge peut compter aussi. Le trajet en voiture est vite interrompu pour nos héros quand ils se rendent compte que la voiture utilisée par Anya et Sergey se met à fumer. Rapidement, on comprend qu’ils ont mis la mauvaise essence dans la voiture, et c’est gênant.

Sergey n’a rien fait comme il fallait, et il n’a pas non plus de câble pour faire tracter sa voiture. Lyonya décide donc de faire demi-tour pour aller chercher la bonne essence. Ils n’ont rien pour eux dans cet épisode, avec des voitures complètement vides de trucs utiles.

Pendant ce temps, l’armée fouille logiquement la maison de Lyonya, et ils ont une dent contre nos héros maintenant qu’ils ont tué deux d’entre eux. En même temps, ils sont mignons l’armée, mais je peux comprendre les citoyens quoi. Faut pas déconner. Je ne comprends trop pourquoi l’armée en est là, c’est arrivé trop vite à mon goût. Quoiqu’il en soit, ils se lancent à la recherche de nos héros, et comme ils ont fait demi-tour, c’est assez rapide de tomber sur leur voiture.

Par chance, Marina a eu envie de faire pipi et la voiture est arrêtée en bord de route. Par malchance, Polya est la dernière dans la voiture et elle a trop peur quand elle voit l’armée arriver pour penser à prendre les clés de la voiture ou genre, juste, le fusil, quoi. Voilà donc le trio forcé de se cacher dans les bois avec l’armée à leur trousse, armée mener par le frère de l’homme tué par Polya. C’est la merde, quoi. Par chance, le reste des hommes est blasé de cette chasse à l’homme et décide donc de tuer le frère, puis le soldat déjà blessé à la main dans le premier épisode. La série propose de très bons moments de stress, je trouve. Et Polya me fait rire à constater qu’ils n’ont donc plus rien du tout pour eux, parce que c’est aussi la réflexion qu’on se faisait logiquement en entendant les soldats dire qu’ils repartaient avec la Cadillac.

Pendant ce temps, le reste du groupe que l’on suit depuis le début attend le retour du trio, en vain. De toute manière, Lyonya a déjà décidé de les abandonner, tout en gardant le contact radio avec eux. C’était une bonne idée de sa part pour leur demander de venir les chercher et être sûr qu’ils s’exécutent en promettant d’avoir le câble pour tracter la voiture. Ce n’est pas gagné, ça.

Avant d’y aller, Ira a tout de même le temps de faire remarquer à Sergey que ses potes vont l’abandonner, mais aussi de lui raconter qu’elle ne sait pas comment vivre avec ce qu’elle a fait à sa mère. Sergey promet d’être toujours là pour Ira… et Anya entend tout à la radio. Elle n’est pas si heureuse de cette crise d’Ira qui s’assure très humaine avec ses remords pour sa mère. Son humanité est pourtant mise à mal dès qu’il s’agit de sauver Lyonya et sa famille. En se rendant auprès d’eux, elle comprend vite que le trio voulait les abandonner, et elle veut faire de même.

Ce n’est pas trop le plan de Sergey, qui se laisse toutefois convaincre de les déposer à une station essence à côté. Dans la voiture, la promiscuité est marrante en plus, parce que dans la voiture, Misha et Poly a se retrouvent collés l’un à l’autre. La série a réussi à rendre ses personnages attachants en peu de temps, j’aime beaucoup. Malgré tout, l’arrivée à la station essence est rapide. Comme convenu, le trio de voisins doit donc descendre. Marina n’en a pas envie du tout, mais ils n’ont pas trop le choix, surtout qu’Ira insiste encore.

Sergey hésite malgré tout, surtout qu’il y a pas mal de monde à la station-service et pas d’essence. En plus, Misha n’aide pas à dire qu’il y a de la place pour trois… Sergey décide donc de sortir de la voiture aussi pour aller chercher ses amis, au moment où ça dérape logiquement à la station-service : quelqu’un est malade et se fait vite poignarder. Dans la panique, tout le monde décide de s’enfuir au plus vite.

Il y a des mouvements de foule un peu partout, des voitures qui partent dans tous les sens, des gens qui partent en courant… et Sergey est obligé de remonter dans sa voiture. Il abandonne ainsi le trio, et tout le monde comprend donc que l’humanité, ce n’est pas ouf. La seule voiture qui reste dans cette station est finalement celle de l’homme contaminé, que le trio n’ose pas prendre non plus.

Il leur reste heureusement assez d’argent pour convaincre l’homme tenant le magasin de les laisser entrer se réchauffer. Bien sûr, dans ces conditions extrêmes, on comprend vite que c’est un bâtard qui veut juste coucher avec Polya et n’hésite pas à mettre une femme enceinte à la porte, en les menaçant d’un fusil.

De retour auprès de son père qui attendait sagement au bord de la route depuis trois plombes, Sergey culpabilise encore et toujours, malgré Ira lui disant qu’il a fait ce qu’il fallait. Il lui souligne que comme elle et sa mère, il ne sait pas comment vivre avec ce qu’il vient de faire. Joliment balancé. Comme Boris a réchauffé le diesel de la voiture en panne, ils peuvent donc reprendre la route, et Sergey décide d’aller chercher son ami insupportable – qui le remerciera en lui demandant si Ira est un bon coup, tout de même. Quel enfer, ce type !

Bon, de retour à la station, ils ont toujours le problème de ne pas avoir d’essence. Il s’en prenne à l’homme tenant le magasin, qui l’a bien mérité, j’imagine. Toutefois, la solution est offerte par Misha qui s’approche de l’homme infecté et tué… pour découvrir qu’il n’est pas infecté parce que ses yeux sont normaux. Hop, la solution est toute trouvée : il suffit de récupérer le camion de l’homme mort, du coup.

Bon, ben tout ça pour ça, à peu de choses près, le trio n’était plus là au retour de Sergey… Heureusement, ce n’est pas le cas, et tout le monde peut repartir, avec Igor aussi. La constitution des voitures est un peu étrange, mais admettons. Après, ça part un peu en vrille sur cette fin d’épisode plus lente où Lyonya se décide à raconter à tout le monde qu’il a une île sur un lac de Carélie, avec un bateau dedans où ils peuvent tous vivre.

Il raconte ça à la radio, où un certain Igor les écoute… Igor est contaminé et leur demande juste une prière, mais ça craint si n’importe qui peut squatter les talkies-walkies. Heureusement qu’ils en ont d’ailleurs, c’est bien la Russie.

> Saison 1

 

To The Lake – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.

> Saison 1


Spoilers

101-3

Oh, sélection Canneséries, rien que ça ! La série ne se fout pas de nous. Et comme on est en Russie, c’est parti pour une série avec un joli plan sur de la neige. J’ai déjà le vertige, ça commence bien. En vrai, ça commence bien, avec directement un malade qui tousse, crache du sang et nous dégomme la jolie neige blanche.

Tout ça n’est finalement que le cauchemar d’une femme qui est avec un type chelou qui aime quand elle crie. C’est déjà bizarre. Il faut que je me fasse au russe, mais l’homme finit par partir bien vite suite à un appel. Il ne la fera pas crier plus, la pauvre. C’est une introduction étonnante, on va dire.

On enchaine ensuite avec une famille au parc, une ex insupportable – Ira – qui engueule l’homme faisant jouer son fils dans un parc de manière un tantinet dangereuse. Elle engueule aussi sa mère, qui laisse faire ça. Pendant que les parents d’Anton s’engueulent, un homme fait un malaise au loin. Heureusement, la grand-mère est médecin et peut s’en charger comme elle peut. Allez, prend bien tous les microbes dans la gueule, hein.

Dans un centre de détox, on découvre assez rapidement une toxico qui aime la vodka – ah, la Russie ! – et bouche les toilettes. Est-ce que ça a du sens ? Elle est en train de sortir de détox grâce à son père qui récupère son passeport, et avant de partir, elle fout le feu au centre. Une vraie rebelle, donc. C’est compliqué de savoir exactement à quoi s’attendre avec elle, mais elle est comme sa mère, apparemment. Soit.

En route, le père manque de renverser une vielle dame un brin aveugle. Il est clair à présent qu’on va avoir une épidémie de zombies, mais bon, on le savait déjà en lançant la série. Les deux viennent voir Sergey, le père du début, qui est désormais avec son autre fils, Misha. Misha tombe aussitôt amoureux de la toxico, c’est le coup de foudre rien qu’à la voir. C’est apparemment même plus intéressant que les avions qu’il adorait jusque-là. Sergey et son fils sont invités chez eux, en tout cas, avec aussi Anya, sa nouvelle femme, celle qui aime crier.

Allez. On apprend à connaître les personnages, et c’est plutôt efficace. Bon, le père de la toxico s’appelle Lyonya et il a l’air sympa dans sa première scène, à inviter Sergey comme ça. Le problème ? Anya déteste Lyonya qui a un rire de merde et une démarche qu’elle n’apprécie pas. Accessoirement, il est aussi raciste et fait des blagues de merde sur Hitler. Le problème pour Laura face à cette scène de dîner ? « Depuis quand ils boivent du whisky ? » C’est vrai que les clichés sur la Russie ont la vie dure, tout de même. Pas de quoi s’inquiéter, la bouteille de vodka arrive bien vite. Polya aussi.

Polya, c’est la toxico – son nom complet, c’est Polina, mais ils ont tous trois noms dans la série, je prends les plus courts hein. Elle se pointe à table pour être une ado insupportable, mais pas autant que son père qui enchaîne les sujets gênants. Puis, dans tout ça, Misha regarde Polya avec beaucoup d’intérêt… et elle en profite pour lui faire du pied sous la table. Allez, c’était drôle.

En plus, ça donne l’impression que Misha se barre parce qu’il en a marre d’entendre Lyonya critiquer ses parents, avec le beau-père dépressif qui a couché avec sa psy. Psy qui  a elle-même un fils avec Asperger. Tout ça peut donner des personnages intéressants à suivre, ma foi. On s’attache assez vite avec eux.

Les ados sont sympathiques. On nous explique Asperger pendant que Misha utilise son drôle pour venir espionner Polya qui lui fait un strip tease à la vodka. La soirée tourne court rapidement : il casse son drone contre la fenêtre, les parents s’engueulent, et hop, on enchaîne sur un retour à la maison où Anya est vraiment énervée.

Les médias parlent alors de l’expansion d’un virus, histoire de la calmer. On est sur une belle liberté d’expression avec un expert qui contredit la journaliste minimisant autant que possible l’épidémie en cours : une toux sanguinolente, de la fièvre, des pupilles dilatées. Le covid, quoi. Tellement coiv d’ailleurs, que le lendemain, Ira porte un masque au travail.

Il y a une grosse épidémie en cours après tout. Elle trouve quelqu’un en train de tousser dans les toilettes, et c’est une fois que sa collègue est morte avec du sang coulant sur le visage qu’elle ouvre la porte. Cette fois, c’est la panique. Ira veut alors aller récupérer Anton à l’école, mais ce n’est pas si simple : les militaires sont arrivés à l’école et l’empêchent d’approcher.

Toute l’école est en quarantaine, même la maîtresse, parce qu’un cas a été détecté : Natasha, une écolière toute mignonne, se fait donc isoler par les médecins qui la recouvrent de neige avant de l’emmener au loin, devant son père et le reste des familles. Ira s’inquiète aussitôt pour son fils qui a eu la présence d’esprit de s’isoler dans les vestiaires, loin des autres.

Ira peut donc chercher à le récupérer, et une seule pierre suffit à casser les vitres de cette école. Au moins, elle va pouvoir récupérer son fils alors que l’armée nous boucle Moscou en un rien de temps. Pour retrouver son fils et son insupportable ex qui ne veut pas de lui, Sergey essaie de discuter les ordres, mais c’est vain. Les soldats ne laissent passer que les camions alimentaires dans Moscou.

En parallèle, Polya annonce à son père qui voulait fuir au plus vite avec sa femme enceinte que tous les aéroports du pays sont fermés. Une fois que c’est fait, elle parle un peu avec Misha sur Messenger, parce que pourquoi pas, c’est rigolo de lui faire peur à coup de youtubeur russe. Il m’a bien fait rire le youtubeur, franchement. En plus, il nous apprend le vocabulaire russe, en plus. Et puis, c’est fou comme tout ça paraît proche de nous désormais.

La série date de fin 2019, donc tout est drôlement ironique avec le recul d’un an. Malheureusement, le wifi est coupé au pire moment pour Misha, qui était sur le point de conclure avec Polya. On est à présent en pleine nuit, et Sergey et Anya sont réveillés par l’arrivée de Boris, le père de Sergey. OK. Il est apparemment un expert en situation de crise sanitaire, et il n’apporte pas de bonne nouvelle sur l’épidémie en cours.

Il leur conseille de fuir au plus vite, avec un départ dès l’aube. Boris est tout de même déçu de voir qu’Ira et Anton ne sont pas là… Il nous laisse Anya et Sergey en pleine angoisse nocturne face à l’épidémie. Ca aussi, ça rappelle des souvenirs. Finalement, elle parvient à s’endormir assez longtemps pour que Sergey se barre en expliquant à son père que s’il n’est pas de retour au matin, il doit s’assurer du départ d’Anya et Misha.

C’est crédible. Il réussit à entrer dans un camion alimentaire pour les rejoindre, et ça, c’est moins crédible. Par contre, quitter sa famille, ce n’était pas la meilleure des idées. En effet, chez les voisins tout tourne au cauchemar quand l’armée débarque pour réquisitionner la télévision. Lyonya se fait tuer sans demander son reste, sa femme est sur le point de se faire violer dans une scène hyper dérangeante et Polya intervient juste à temps avec une paire de ciseau pour empêcher le crime d’être commis.

Il y a une bonne scène de combat où les ciseaux transpercent la trachée du militaire violeur et Misha débarque un brin trop tard pour sauver sa belle en détresse. Tant mieux, je préfère ça comme ça. Quant à l’action, je ne m’attendais pas à autant si vite. Côté action, on note aussi que Boris sait se défendre et n’hésite pas à tuer un soldat. C’est suffisant pour que les militaires se barrent sans demander leur reste.

Anya se précipitent donc chez les voisins qu’elle déteste, pour qu’on découvre que finalement Lyonya est encore en vie. Zut, alors, il a juste été tabassé. Bon, cette affaire des militaires qui débarquent, c’est quand même un brin trop rapide, mais admettons. L’armée russe semble hyper violente, en plus, parce que le pauvre déserteur qui s’est barré loin de Boris se fait tirer sur la main à bout portant (pauvres doigts, j’ai mal pour lui). L’armée décide de se rendre au plus vite chez eux pour se venger, et retrouver l’homme abandonné chez Lyonya.

Pendant ce temps, à Moscou, la situation se complique aussi pour Ira. Sa mère vient lui rendre une petite visite nocturne… mais c’est évidemment une zombie à présent. Enfin, zombie, nous n’en sommes pas encore là : juste une petite épidémie. En tout cas, Ira dégage sa mère et est soulagée quand elle voit Sergey arriver. Tellement soulagée d’ailleurs, qu’elle l’embrasse. Elle n’a pas encore fait le deuil de sa relation.

Ils ont un peu de mal à quitter Moscou, parce que leur passeur s’est fait piller et tuer, et parce que les contrôles militaires sont bien au point… mais ils parviennent tout de même à rejoindre le reste des héros de la série assez rapidement. C’est l’occasion de nous rendre Ira encore plus antipathique quand elle annonce à Anya qu’elle ne lui pardonnera jamais… Bon, antipathique, soyons honnêtes, il l’a larguée pour sa psy, je peux comprendre. Il n’empêche qu’elle nous perturbe Anya qui reste figée un peu trop longtemps.

Ainsi, en fin d’épisode, Misha annonce l’arrivée d’une voiture qu’il pense être de l’armée et Sergey et Anya se retrouvent à courir alors qu’une voiture de militaires leur fonce probablement dessus. Quant aux militaires, ils tirent à vue…

> Saison 1

To The Lake (S01)

Synopsis : Lorsqu’une épidémie mortelle éclate à Moscou, un petit groupe de personnes en bonne santé n’a d’autres choix que de fuir son confort pour se mettre à l’abri. L’objectif ? Un refuge sur un lac, à des dizaines de kilomètres de là.

101-2

Pour commencer, la série a été diffusée en novembre 2019 en Russie. Autrement dit, elle n’a rien à voir avec le Covid19. Pourtant, difficile de ne pas y penser, à la fois à la lecture du synopsis ou dans le visionnage des épisodes où les gestes barrières et cas contact finissent par avoir de l’importance… Autant se l’avouer tout de suite, cette série remet en perspective le formatage que l’on a reçu en 2020 et nous fait immédiatement prendre conscience de la résilience dont on fait preuve depuis quelques mois.

Ceci étant dit, si l’on a commencé cette série avec Laura, c’est parce qu’on se cherchait une saison courte à voir ensemble. J’avais l’impression qu’on allait nous parler de zombies… Mais même pas vraiment. La série se concentre uniquement sur la survie d’un groupe rapidement coupé du monde, alors qu’on sent bien que le monde part en vrille.

C’est très juste tout du long, nous avons tout enchaîné en une journée (coucou le Challenge Séries ?!) et on a adoré la série pour sa réalisation léchée et originale, son russe dépaysant (vodkaaaa) et son scénario plutôt original à ne pas sombrer vers un côté zombies trop facile ou à mettre en avant les personnages, attachants.

Bref, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas la regarder, surtout qu’elle est sur Netflix. Foncez !

PS : la série s’inspire d’un roman intégralement couvert par la saison 1 et a une fin ouverte. J’aimerais une saison 2 quand même, il y a le matériel pour… Vos visionnages sont importants !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – 18/20
Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré ce premier épisode. Certes, c’est un tout petit peu long au début, mais l’ensemble est bien fluide ; la situation dérape vite et ça part en vrille de la meilleure des manières. Non, franchement, j’ai eu plus que ce que je cherchais avec cette série, c’est un très bon début.
S01E02 – 17/20
C’est un deuxième épisode assez solide, je trouve, même s’il prend son temps sur la toute fin et si la violence est un brin trop rapide à pointer le bout de son nez. Mais bon, c’est une mini-série, alors je m’en contente et j’aime toujours beaucoup la manière dont tout est filmé et fluide. Une vraie bonne surprise, alors que je pensais avoir un second The Rain.
S01E03 – 15/20
L’épisode est bien lent, bien long et pas exceptionnel… J’étais déçu pendant une bonne partie de Celui-CI de voir la série s’empêtrer les pieds dans ce qui semblait être une perte de temps. Pourtant, sur la fin, on sent que l’intrigue prend un virage de fou. En espérant que ce soit follement bien maintenant qu’on est accroché à la série.
S01E04 – 17/20
C’est marrant parce que les premiers épisodes me paraissaient assez compacts et rapides, et plus on avance, plus je me dis que la série prend son temps. Cela ne lui aurait pas fait de mal de se limiter à une quarantaine de minutes par épisode. Par contre, il est très difficile de s’arrêter en cours de route, parce que la série est vraiment bien foutue, bien filmée et bien intéressante, tout de même.
S01E05 – 19/20
Cet épisode est hyper prenant, et hyper stressant, et hyper réussi, en fait. Certes, il y a un moment où j’ai un peu décroché de ce qu’il se passait par manque d’intérêt pour quelques personnages, mais dans l’ensemble, vraiment, je suis surpris par cet épisode. Et vous l’aurez compris, c’est une surprise très positive.
S01E06 – 16/20
Si les enjeux sont plus intéressants dans cet épisode, l’écriture prend son temps dans l’épisode et approfondit les personnages avec des flashbacks pas forcément utiles pour la compréhension globale de la série. En plus, à ce stade de la série, on est déjà attaché à eux, c’est bon, pas la peine d’en faire des caisses comme ça. C’est dommage !
S01E07 – 17/20
C’est un bon épisode qui trouve encore des choses à raconter alors qu’on sent qu’on approche de la fin de l’histoire. J’ai vraiment de la peine pour certains personnages et je trouve que ce qu’on rajoute pour retarder la fin n’est pas toujours hyper sympa pour eux. Les scénaristes aiment bien faire souffrir les personnages, c’est tout… mais je ne crois pas à tout ce qu’on essaie de me faire croire.
S01E08 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

The Walking Dead World Beyond – S01E04

Épisode 4 – The Wrong End of a Telescope – 15/20
J’ai préféré cet épisode qui prend le temps de développer vraiment ses personnages et d’apporter quelques réponses satisfaisantes aux mystères qui les entourent. Le vrai plus de cet épisode a été son ambiance assez anxiogène et les dangers qu’il a mis en scène, nous changeant un peu de ce que l’on voit d’habitude dans la franchise. Il y a toujours bien des aspects négatifs, en revanche, parce que je n’apprécie pas encore tous les personnages, malgré les efforts faits pour ça.

> Saison 1


Spoilers

I’ve never wished for another Iris.

Il s’apprête à pleuvoir et Felix est toujours motivé à faire demi-tour, mais nos adolescents continuent de vouloir marcher on ne sait où. Maintenant que tout le groupe est réuni, on ne sait pas trop vers quoi la série va se diriger, mais ce n’est pas grave : les personnages ne le savent non plus. Elton fait donc un point de la situation, histoire qu’on se souvienne où on en est des soupçons des personnages envers la République…

Felix est le seul à savoir où est Ohama, mais il ne leur dit pas qu’ils vont vers l’Est au lieu du Nord. Huck et Felix sont de bien mauvais gardiens, parce que tout ce qu’ils veulent pour le moment, c’est faire demi-tour et gagner du temps. Je comprends l’idée, mais il y aurait de vrais moyens de convaincre les ados de faire demi-tour plus rapidement que ça… Bon, ça casserait toute la série cependant. J’imagine qu’il feront bien demi-tour à un moment pour découvrir que tout le campus est assassiné. Le seul problème, c’est que ce sera un drame pour eux, mais nous, on en a rien à foutre : on n’y connaissait personne, il n’y a pas d’enjeux.

Ils tombent finalement sur une école abandonnée juste avant l’arrivée de la tempête. Cela tombe bien, et c’est rigolo, parce que les adolescents ne sont jamais entrés dans un lycée auparavant. Oh, l’orage qui gronde au loin en dit long sur ce qui nous attend… malheureusement, j’étais encore loin d’imaginer ce qui allait suivre.

La série reprend ses effets étranges pour nous montrer Iris en train de fantasmer sur la vie au lycée grâce à un ancien album photo. Hope n’est pas du genre à rêver, elle préfère s’attaquer aux trophées du lycée pour trouver des armes. Elton et Silas sont plus malins que ça : ils récupèrent de quoi conserver l’eau de pluie. Assez vite, Iris prend la décision de diviser tout le groupe et ça me laisse perplexe d’un point de vue stratégique. En revanche, pour l’épisode, c’est une excellente chose qui fonctionne à merveille.

Silas et Iris font donc équipe, parce que ça n’arrange pas les gardiens de leur parler. Et oui, les groupes se définissent de manière maligne : Felix veut parler à Elton, Huck à Hope. Cette pauvre Hope voulait pourtant juste un moment pour parler avec sa sœur, mais bon. J’aime bien les duos qui se forment, ça devrait permettre de bonnes choses. Bon, d’accord, je dis les duos, mais je n’en ai rien à faire de Silas et Iris, parce que réunir les deux personnages que je déteste le plus, ce n’est pas gage de qualité.

Cela fonctionne beaucoup mieux quand il s’agit d’Huck et d’Hope. Les deux fouillent le lycée et Hope s’éclatent avec tout ce qu’il y a dans les casiers. On s’amuse bien, finalement, parce qu’il y a de quoi se déguiser dans le lycée. C’est très ridicule, mais puisque c’est le but, ça m’a convaincu… Malheureusement, on passe de cette scène où Huck essaie de faire parler Hope pour la faire changer d’avis à un flashback de Hope parlant avec son père et… pfiou, ce fut long.

Hope en adolescente ? Cela lui fait une tête énorme, c’est bizarre – en fait, c’est juste que l’actrice est tellement maigre que sans sa veste de cuir et son énorme sac, on se rend compte qu’elle n’a que la peau sur les os. On apprend qu’elle est un petit génie dans son genre, à être capable de créer des bombes puantes à retardement. Le plus intéressant ? On découvre qu’Iris et Hope sont adoptées, et que les parents ont choisi d’adopter les deux filles ensemble parce qu’elles partageaient le même berceau. La relation avec le père ? Elle est sympathique, avec un père qui fait une jolie déclaration d’amour à sa fille.

Un deuxième flashback nous montre ensuite le jour où il a pris la décision de fuir le Campus pour aller aider leurs alliés mystérieux. Hope fait tout ce qu’elle peut pour le retenir, lui expliquant même qu’elle fera de son mieux désormais pour être une bonne fille bien rangée… En retour, il lui explique qu’il a des choses importantes à lui dire, mais que ce sera pour son retour de la République civique. Il est sympathique son papa, mais il est sacrément con tout de même d’espérer un retour comme ça. Bref, il explique à Hope qu’il a créé un appareil pour communiquer avec elle, et voilà.

Dans le présent, Hope et Huck continuent de fouiller lycée jusqu’à tomber sur… un loup. Oh. J’aime l’idée de cette menace et je trouve ça vraiment bien que la série prenne le temps d’envisager des menaces que l’on ne voit pas assez dans les autres séries de la franchise (le nid de guêpes était cool lui aussi). Dans la série-mère, on nous dit que les animaux ont eu du mal à survivre aux zombies, mais ça ne peut suffire à expliquer une disparition totale.

En tout cas, Hope et Huck se retrouvent coincées par le loup. Elles comprennent assez vite que le loup ne leur veut pas vraiment de mal : il monte simplement la garde devant une porte, comme s’il protégeait ses petits. Grâce à cette intuition, les filles comprennent qu’elles peuvent passer devant lui sans souci… mais ça reste gênant de savoir qu’il y a des loups dans le lycée. Elles ne préviennent pas les autres pour autant.

Huck en profite pour faire une petite leçon à Hope, histoire de lui faire comprendre que la situation peut parfois la dépasser. Pour autant, Hope ne veut pas faire demi-tour, parce qu’elle veut désormais savoir ce que lui cachait son père. Tout ça les mène finalement à une réserve de nourriture gardée par un zombie unijambiste facile à tuer.

Pendant ce temps, Felix fait donc équipe avec Elton, et son but est très clairement de le faire changer d’avis… même si nous n’en sommes pas encore là de la discussion entre eux. Pour des gens chargés de récupérer de l’eau, ils bavardent beaucoup en se baladant dans le lycée du côté du laboratoire de SVT de celui-ci.

Admettons : ils y trouvent des bouteilles en plastique sous une table, et même de l’iode. C’est fou, ça, à croire que le lycée est un bon endroit pour survivre en cas d’apocalypse zombie. C’est toujours ça de pris. Leur petite conversation est finalement interrompue quand ils tombent sur des traces de sang au sol… Moi, je suis content, ça me valide le point goutte de sang du Bingo Séries, et pas qu’un peu. Felix, lui, est moins ravi, parce que les traces de sang sont fraiches.

Ils ne le voient pas, trop préoccupés par le sort de Silas et Iris qui ne répondent pas à la radio, mais un zombie est effectivement à proximité d’eux… avant d’être trainé dans une pièce, loin d’eux. Hmm. Louche. Ils préfèrent – enfin Felix – suivre les traces de sang, alors qu’Elton a clairement les meilleures idées.

Ils finissent par trouver un zombie… enfermé dans un casier. C’est le moment d’apprendre qu’Elton est claustrophobe. Ben ? D’où ? Il ne manquait plus que ça. Enfant, il était apparemment enfermé. Felix se sert de cette faiblesse d’Elton pour lui faire comprendre qu’il n’est pas prêt du tout pour affronter le monde qu’il veut absolument découvrir. Histoire d’être convaincant, il lui montre son tatouage et partage quelques larmes, mais j’ai… toujours du mal à accrocher à son personnage. C’est con, j’aime vraiment l’acteur pourtant.

Une fois que c’est fait, Felix et Elton tombent sur une salle de classe bien étrange, avec un zombie coincé dans des débris, mais pas coincé de manière naturelle. Silas et Iris ? Ils font leur vie dans le gymnase du lycée où ils ne savent pas ce que signifie Sadie Hawkins (c’est une soirée où les filles invitent les garçons, voyons) et où ils peuvent flirter en paix autour de pinceaux qu’Iris veut embarquer même si ce n’est pas très utile. Silas les lui prend, parce qu’il veut marquer des points auprès d’elle, avant de se rendre compte qu’ils sont enfermés dans le gymnase, sans radio. Notons aussi que ce sont les premiers de l’épisode à tomber sur un zombie, de l’autre côté d’une autre porte du gymnase.

Les voilà donc coincés dans un gymnase où ils trouvent tout de même un soda en canette. Silas est assez fier de sa trouvaille sous un gradin (mouais), parfaite pour draguer Iris, encore. Il est tout de même problématique à lui souligner qu’elle est en train de fantasmer sur un lycée assez similaire à son campus, tout de même.

Je n’accroche vraiment pas à ces personnages, c’est fou. J’aime toutefois la manière dont cet épisode prend enfin le temps de développer tout le monde dans cet épisode. Après, faire d’Iris et Silas des « artistes », je suis moyennement convaincu… et les faire écouter le morceau préféré de la grand-mère de Silas… Pitié, sortez-moi de cette scène et des rêves d’Iris ! En plus, ça finit par un bal de promo improvisé autour d’une danse pour Iris et Silas, quoi.

J’aime bien l’idée, j’aime beaucoup la mise en scène avec les effets spéciaux, mais… je n’aime pas les personnages, et ça casse tout. Elton a l’air moins ravi de ce qu’il voit quand il les retrouve, mais bon, il s’y fait vite et avertit Felix. Felix et Elton prennent ainsi la décision de contourner la porte coincée et d’aider les adolescents avec le zombie coincé de l’autre côté.

Ils mettent toutefois trop longtemps à rejoindre l’intérieur du gymnase. Tellement longtemps, en fait, qu’un bruit dérangeant dans les canalisations les fait bouger plus vide. Ils n’ont aucun mal à échapper à un premier « vidé », mais malheureusement pour eux, il y a plein de zombies de l’autre côté de la porte.

Ils les évitent encore et encore, jusqu’à tomber dans une pièce qui mène comme par hasard… sur le garde-manger où sont Huck et Hope. Cela tombe bien. La porte refuse toutefois de s’ouvrir elle aussi, juste assez longtemps pour que Felix et Elton débarquent aussi aux côtés d’Hope et Huck. C’est n’importe quoi, mais pas autant qu’Iris qui n’ose toujours pas tuer les zombies. Silas ? On en apprend un peu plus sur son passé grâce à des flashbacks nous faisant comprendre qu’il a de la rage en lui.

Il a apparemment tué son beau-père violent si l’on en croit les bribes d’informations qu’on a. En tout cas, il est toujours plein de rage et n’hésite pas à s’acharner à la main sur un zombie. C’est problématique, surtout qu’il finit par blesser Elton, par accident, en le repoussant au sol. La conséquence est qu’Elton envisage plus sérieusement que jamais de faire demi-tour, désormais. Bon, il ne le dit pas et ça m’embête, ça m’aurait fait un point de Bingo Séries.

En attendant, on termine sur Iris et Silas, avec celui-ci nous informant qu’il a possiblement tué son père, finalement. Iris n’en a rien à carrer, parce qu’elle est en total fantasme sur ce type plein de sang de zombies sur le visage (euuh, y a pas des risques d’infection là ?) qui lui a sauvé la vie deux fois. Il reprend ainsi confiance en lui et le groupe peut se remettre en route après une photo de groupe prise par Elton. Soit.

Je pensais que l’épisode se terminait ainsi, mais what ? Une scène post-générique a soudain surgit. On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé dans le lycée, mais on découvre que du côté de la CRM – Civil Republic Military – les choses ne sont toujours pas glorieuses du tout. On suit ainsi une scientifique en pleine expérimentation sur des zombies, des zombies qui sont des sujet-test qu’elle n’hésite pas non plus à appeler par leur nom… de scientifique. Oups. Un certain Dr Samuel Abbott passe donc sous son observation attentive au milieu de dizaines de zombies. Est-ce là le sort réservé au père des filles ?

> Saison 1