Gentleman Jack – S01E05

Épisode 5 – Let’s Have Another Look at Your Past Perfect – 18/20
J’ai plus accroché que la semaine dernière alors même que l’épisode m’a paru plus redondant et répétitif que jamais, allez comprendre. Je pense que le point le plus positif de cet épisode est qu’il se recentre sur la partie la plus intéressante de la série plutôt que sur les intrigues secondaires qui ne sont enfin plus que ça : des intrigues secondaires. Et c’est tant mieux. Comme quoi, la répétition peut avoir du bon, parfois.

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Spoilers

05

Miss Lister is unnatural, Miss Parkhill

Miss Walker fait une sacrée grasse mat pour ce début d’épisode : il est 10h22 quand elle se réveille. Quelle honte ! Non, je plaisante, c’est tout l’inverse en fait, la scène est super mignonne avec Anne qui réconforte Ann autant qu’elle peut par rapport à la situation et l’arrivée de son violeur, parce que bon, c’est ce dont il est question concrètement.

Le voilà donc qui arrive chez elle pour l’épouser, pour mieux découvrir qu’elle est plus bouleversée que lui par la mort de sa femme. Forcément. Il est très mauvais acteur ce personnage (pas comme l’acteur, hein), donc c’est drôle à voir franchement. Mr Ainsworth est très triste de voir Miss Walker trop malade pour le recevoir…

Les voisins (et la famille, donc) de Miss Walker, les Priestley, se chargent de le consoler comme ils peuvent et de le conseiller face à ce refus de la part de la jeune femme qui les met tous dans une position hyper délicate. Malgré les conseils d’y aller doucement, Ainsworth ne trouve rien de mieux à faire que d’insister autant que possible en se rendant alors à Crow Nest pour offrir un cadeau à Miss Walker, qu’il espère au moins entrevoir.

Le pauvre ne s’attendait clairement pas à entendre Miss Walker expliquer qu’elle ne voulait recevoir aucune visite, en-dehors de ces deux personnes déjà présentes. C’est super drôle à voir, parce que Miss Walker est évidemment entourée d’Anne et d’une autre amie. Alors que la porte est fermée au nez d’Ainsworth, on voit bien que la visiteuse comprend immédiatement ses intentions de mariage. C’est tant mieux : ça ajoute de l’humour et ça met une première graine pour la deuxième partie de l’épisode sur cette intrigue.

En attendant, Miss Walker doit tenir bon et refuser de voir Ainsworth, ce qui n’est pas si évident. Tant qu’Anne est avec elle, cependant, ça se passe bien. Si Miss Walker est contente de voir qu’Anne l’écoute et ne parle pas à Ainsworth, elle n’est pas au bout de ses peines parce qu’évidemment, Anne compte bien le faire quand il y aura besoin de le faire. Et la connaissant, même s’il n’y a pas besoin, elle le fera quand même, jalouse comme elle est.

Malgré sa jalousie, elle doit quand même rentrer à Shibden Hall. Miss Walker en profite pour lui donner les cadeaux d’Ainsworth dont elle veut se débarrasser, histoire d’énerver encore plus Anne après ce porc. Franchement, c’est tout ce qu’il est à ce stade. Bizarrement, si Anne doit rentrer, elle passe tout de même une bonne partie de la nuit dans le lit de Miss Walker.

Oh. Elle ne le fait pas que pour le plaisir du lit, hein, elle compte bien aussi lui demander un véritable mariage. Enfin aussi véritable que possible : elle lui propose tout simplement de jurer sur la Bible, en privé, pour avoir leur propre mariage. C’est une scène que je trouve drôlement intéressante, parce que ça montre que malgré tout son anticonformisme, Anne n’en reste pas moins une grande romantique qui veut ce que les autres ont : une relation fidèle et durable. Et ça, c’est beau, surtout pour l’époque et le contexte.

Quant à la manière dont ce mariage privé se déroulerait, eh bien, il suffirait de jurer sur la Bible, tout simplement. Si ça pouvait être si simple de rallier les religieux homophobes à la cause homosexuelle, le monde tournerait mieux, Anne !

Le lendemain matin, Ainsworth a donc la joie de voir revenir son colis de la veille (son propre livre sur lui, quel merveilleux homme), qu’il avait apporté personnellement, et il découvre au passage l’existence d’Anne Lister quand dans la missive qui accompagne le colis, Miss Walker lui explique qu’elle a demandé à Anne de lire toute sa correspondance. C’est inattendu pour lui qui pensait vraiment pouvoir se remarier en un instant. Il n’est en plus pas au bout de ses surprises puisqu’Anne débarque quasiment aussitôt chez les Priestley.

Ceux-ci ne s’y attendaient pas, mais elle a une faveur à leur demander… ou plutôt, elle a un bon prétexte pour passer chez eux. Elle fait comprendre que Rawson est responsable de l’accident de voiture du début de la série, jouant sur les sous-entendus et le suspense pour leur faire comprendre, tout en étant brillante dans sa manière de traiter Ainsworth comme un inconnu. Elle n’est là que pour lui, de toute manière. Le quiproquo qui s’installe l’air de rien avec les Priestley démontre une fois de plus que les scénaristes de la série sont vraiment brillants dans leur manière de mettre tout ça en place.

Bien sûr, quand elle s’en va, Ainsworth lui coure après pour lui parler. Rien d’étonnant à ça, vu la situation. Anne en profite pour lui faire comprendre qu’elle sait parfaitement qui il est et ce à quoi il joue, tout en lui expliquant qu’elle n’approuve pas spécialement la situation. Ainsworth en profite, lui, pour lui dire qu’il était juste sous l’influence de l’opium au moment d’écrire sa première lettre.

Aha, comme si c’était le problème. Anne est brillante dans cette scène où elle se montre hyper protective et juste très amoureuse de Miss Walker, finalement. Ainsworth ne se doute de rien pour autant, voyant en elle une amie zélée qui n’hésiterait pas à salir la réputation d’Ainsworth s’il allait trop loin dans ses demandes et se montrait trop insistant. Après tout, il l’a violée alors qu’il était encore marié, ce qui fait de lui un homme adultère et décadent. Non, vraiment, Anne est brillante dans ses menaces et la manière dont elle le domine. Je me répète beaucoup, on dirait que j’écris le scénario de cet épisode, hum hum.

Après tout ça, Mr Ainsworth n’a plus tellement envie de se marier avec Miss Walker, expliquant que le problème vient avant tout de son dédain, selon lui. Ah, mais quel connard, il sait comment capitaliser ma haine, lui. En tout cas, il se barre, et c’est bien la seule bonne chose qu’il fait de tout l’épisode.

Malheureusement, il faut bien en revenir aux intrigues secondaires ensuite. Tout ce premier quart de l’épisode était pourtant génial et suffirait à en faire une série génialissime. Bref, Anne rentre à Shibden et a énormément de choses à faire déjà. Elle a plein de travail, a emprunté de l’argent à Miss Walker pour gérer ses affaires et doit encore réprimander Elisabeth, à sa manière, d’avoir gardé le secret d’Eugénie. Cette intrigue est totalement laissée de côté à présent, et vraiment, ça semble n’avoir été qu’un moyen de perdre du temps.

À l’inverse, l’accident de début de saison continue donc de faire des remous sans être pleinement exploité, et les affaires des Lister perturbent les Rawson, qui voient bien qu’elle est en train de prendre le dessus sur eux financièrement. C’est gênant, bien évidemment.

En parallèle, on continue de suivre aussi la vie sentimentale de Marian. Elle a beau vouloir être amoureuse, on voit bien qu’elle ne l’est pas tant que ça, parce que son prince charmant est un sacré boulet. La scène ajoute beaucoup d’humour à l’épisode, surtout quand Marian tente de le faire paraître sous le meilleur jour possible alors qu’il n’y a rien qui puisse apparemment le sauver aux yeux de sa famille. C’est la nouvelle intrigue à la Eugénie, je pense, mais c’est marrant, surtout qu’Anne s’arrange bien évidemment pour éviter de prendre le thé avec eux, hein.

Pendant ce temps, chez Thomas, oups, la boucle de ceinture du père est retrouvée par la mère parmi la terre des cochons. Evidemment qu’elle comprend aussitôt ce qu’il se passe. Elle en est réduite à attendre le retour de Thomas, pour mieux le confronter et lui expliquer calmement son erreur de ne pas avoir pensé au métal.

Elle est au bord des larmes et on ne sait pas bien si elle lui en veut ou non, mais en tout cas, elle le couvre autant que faire se peut quand on vient réclamer des nouvelles de son mari. Cela veut tout dire, j’imagine.

Cependant, tout ça, ce ne sont que des intrigues secondaires peu évoquées et très réparties dans l’épisode qui se concentre principalement sur Anne et Miss Walker, quitte à être un brin redondant. Ainsi, à Crow Nest, Miss Parkhill continue de ne pas comprendre le refus de Miss Walker de se marier avec Ainsworth, de même qu’elle ne comprend pas bien la maladie qui semble frapper Miss Walker un peu quand ça l’arrange. Malheureusement, ça l’arrange lorsque Mrs Priestley vient lui rendre visite, soi-disant pour prendre de ses nouvelles pendant qu’Ainsworth est à l’église. Bref, Priestley se retrouve seule avec les incompréhensions de Miss Parkhill qui sait uniquement que Miss Walker est amoureuse, probablement d’un homme, ce qui oblige Priestley à lui balancer la vérité, en tournant autour du pot autant que possible pour le bien du quiproquo, puis en lui expliquant ce qui arrive aux homosexuels vis-à-vis de la justice : ils sont pendus. Ah.

La pauvre Miss Parkhill ne s’en remet pas du tout et révèle toute son homophobie parfaitement naturelle, évidemment, à Ann dès qu’elle en a l’occasion. C’est ainsi sans la moindre surprise que Miss Walker recommence donc une fois de plus à changer d’avis. C’est une vraie girouette à force, mais je la comprends, vu la société dans laquelle elle évolue. Il faudrait juste qu’elle arrive à se tenir à une décision ferme et définitive… ce qui retirerait cependant 80% du drama de la série. Et au moins autant de lettres dans la correspondance des deux femmes.

Bien sûr, après une telle lettre lui faisant comprendre que Miss Walker change d’avis, c’est dès le lendemain matin qu’Anne Lister est de retour à Crow Nest. Cela pose bien problème à Miss Parkhill. Autant elle admirait Anne Lister en début d’épisode, autant elle est incapable de la regarder dans les yeux désormais. Cette réaction permet à Miss Walker de comprendre qu’elle n’est pas prête à assumer sa relation avec Anne, et elle le lui explique dès que Miss Parkhill les laisse seule un instant.

Anne se retrouve à reprendre toujours les mêmes arguments : il suffit de continuer à s’afficher en tant que très bonnes amies pour que tout le monde leur fiche la paix et que Mrs Priestley passe pour folle dans ce qu’elle pense avoir vu. Elle demande aussi à Miss Walker d’avoir un peu de courage face aux ragots du voisinage, avant de lui apprendre que l’homosexualité n’est qu’un crime que pour les hommes. Eh oui, charmante époque. L’homophobie est toujours plus marquée envers les hommes ; à l’époque, personne n’imaginait que deux femmes puissent céder ainsi aux plaisirs de la chair. Et quand bien même, ça reste toujours moins dérangeant, puisqu’il y a tout le fantasme masculin qui va avec.

Bon, je m’égare, reprenons la critique : Anne est super touchante une fois de plus à dire qu’elle sait que Dieu l’a créée ainsi et elle se jette aux pieds d’Ann. Il est très clair qu’elle est amoureuse et qu’elle la veut pour femme, pour s’éviter une autre déconvenue encore. C’est tellement mignon.

Miss Walker a bien conscience qu’elle change d’avis chaque fois qu’Anne est là, mais elle finit par craquer une nouvelle fois. Leur relation est redondante, certes, mais elle est magistralement bien écrite et ça me convient parfaitement. On voit toute la faiblesse de Miss Walker face à ses sentiments.

Cependant, l’épisode se termine une fois de plus par… un changement d’avis de Miss Walker. Ben oui. Céder aux désirs d’Anne, c’est facile sur le moment, en théorie, quand elles échangent un baiser… En pratique, en revanche, c’est plus compliqué quand il faut faire face à Miss Parkhill qui n’est pas si naïve ni si dupe du jeu joué par les deux femmes.

Il faut dire qu’Anne ne tient pas du tout en place et essaie trop de vendre que tout va bien, avec un sourire et une hyperactivité pas si naturelle, si je peux me permettre l’expression qui passe mal (c’est comme ça que Mrs Priestley a présenté la situation à Miss Parkhill à la base). Miss Parkhill est excédée par la situation et fait comprendre à Anne qu’elle n’a qu’à aller se promener seule plutôt que forcer Miss Walker à céder à tous ses caprices, ce qui pousse Anne à lui dire de rentrer chez elle plutôt que de donner son avis.

Choquée, Miss Parkhill change simplement de pièce, ce qui permet aux amoureuses de sombrer dans une nouvelle querelle, inconscientes des oreilles indiscrètes qui pourraient traîner par là. Cette fois-ci, Miss Walker va trop loin cependant, à dire qu’elles vont à l’encontre de Dieu et qu’elle veut se marier à Ainsworth pour s’éviter bien des ennuis. Franchement, après un tel épisode, c’en est douloureux pour Anne. En amour, je n’aime pas tellement son caractère depuis le début de la série, mais là, elle ne peut qu’être blessée par des propos qui ne tiennent absolument pas compte de ses sentiments et du fait qu’elle est humaine aussi, en fait.

L’épisode se termine donc sur une Anne extrêmement énervée par sa compagne et future femme. Tu m’étonnes ! Comme cela ne suffisait toutefois pas à faire un cliffhanger suffisamment intéressant, apparemment, les scénaristes en rajoutent une couche en nous montrant que sur le chemin du retour, Anne est agressée par un homme. L’agression est hyper violente, l’homme lui demande de laisser tranquille Miss Walker, mais on passe à ça d’un viol (heureusement, Anne a de sacrés réflexes incroyables). Elle se prend quand même des coups de bâtons et poings hyper violents, ce qui fait qu’elle finit en sang.

Certes, l’homme prend la fuite… mais tout de même, le mal est fait. Et la scène est un tel contraste par rapport à celle où elle confrontait Ainsworth. C’est totalement voulu, c’est sûr, mais wow. C’est choquant comme fin d’épisode, surtout que parmi toutes les intrigues secondaires, celle-ci surgit de nulle part et vient contredire pas mal des théories de l’héroïne.

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Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

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Spoilers

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The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

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Riverdale – S01E11

Épisode 11 – To Riverdale and Back Again – 15/20
C’est un peu plus solide comme épisode uniquement parce qu’alors que les relations se font et se défont, on avance sur le fil rouge et on élimine quelques suspects évidents. Il était temps, franchement, parce que ça fait onze épisodes qu’on est sur l’affaire et qu’on fait du surplace à force d’avancer à pas de fourmis. Et ça ne marche pas trop le pas de fourmis avec moi sur cette série.

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Jughead can never find out.

Val n’a toujours pas quitté la série, dis donc, elle a toujours le droit de chanter dans l’interphone du lycée, alors que la réunion des anciens du lycée se profile. Les anciens, ce sont des adultes, hein, pas genre ceux qui viennent de la fac. Evidemment.

La mère d’Archie est de retour en ville, mais ce n’est pas pour autant qu’elle ne veut pas divorcer. Bien sûr, la mère d’Archie profite de son passage pour rendre visite à Hermione. L’angoisse. Oh, et elle finit l’épisode en demandant à Archie de la rejoindre à Chicago, ce qui fait un peu de mal à Fred. En même temps, je m’en contrefiche pas mal : ça n’arrivera pas, il reste quelques saisons à la série, tout de même.

Veronica continue de penser que son père est responsable de la mort de Jason, mais Hermione le défend corps et âme. Ce ne doit pas être simple avec sa fille pas du tout ravie de savoir que son père sortira peut-être plus vite que prévu de prison. Elle décide donc d’aider Betty et Alice à mener l’enquête, mais Betty n’est pas ravie de l’implication de sa mère dans les recherches quand elle comprend que le père de Jug est un coupable idéal pour elle.

Betty refuse donc de travailler sur cet angle, là où Veronica n’hésite pas à retourner voir Alice pour lui dire. Bien sûr, Veronica annonce à Archie qu’elle ne veut plus être en couple avec, et qu’ils n’ont eu qu’un joli moment. Ah, je l’avais vu venir ça, elle tient trop à Betty pour ça. Ridicule, donc, d’enchaîner ces scènes.

Veronica parle en tout cas de ses soupçons sur son père se vengeant sur Jason à cause du père Blossom l’ayant mis en prison à Archie. Il se retrouve ainsi mêler à toutes ces affaires bien malgré lui, alors qu’il voulait juste avoir une petite amie. C’est con. Au moins, il récupère une partenaire pour chanter au bal qui se prépare, avec tous les adultes, dont ses parents, qui ont décidé d’y aller ensemble. L’angoisse.

De son côté, Jug est ravi de savoir que son père a lu ses écrits sur Jason et sur son roman. S’il a bien aimé l’histoire, il conseille à son fils de tourner la page. Jug est plutôt heureux de voir son père s’occuper à nouveau de lui, s’intéresser à lui et… se raser. Il s’en confie à Archie (yes, il dort en caleçon à nouveau, merci pour le compteur) qui est plus que surpris d’entendre que le père s’intéresse de si près à l’affaire Jason. Archie se rhabille donc à toute vitesse pour sortir (un réflexe qu’il n’a pas toujours eu) et se rendre chez Veronica, histoire de lui dire qu’il est prêt à l’aider.

Les deux se retrouvent donc le lendemain soir à fouiller chez le père de Jug. Les voilà devenus de vrais petits criminels qui se dragouillent dans cette situation stressante où tout est pourtant sous contrôle puisqu’ils travaillent avec Alice qui sait très bien où est le père de Jug. En parallèle, Alice invite en effet le père de Jug à dîner. C’est le dîner de l’angoisse où les parents se rencontrent et où, pour éviter que sa mère ne puisse trop avoir la voie libre dans l’interrogatoire du père de son copain, Betty invite carrément son père. Gêne, gêne, gêne.

Le dîner tourne court comme prévu, Archie et Veronica s’embrassent sans trouver la veste de Jason et on peut ainsi enchaîner avec le bal qui est loin d’être génial pour tout le monde. Fred se retrouve au bal avec Mary, son ex-femme, et Hermione. Cela amuse bien Alice qui tente de cracher son venin, sans succès. Jug propose à son père de revenir vivre chez lui… mais il découvre que ça supposerait de partir loin de Riverdale, et donc loin de Betty dont il est à nouveau fou amoureux. Ah, les ados.

Pendant ce temps, Polly continue d’enquêter comme elle peut dans la barraque des Blossom, ce qui n’est pas évident, surtout qu’ils sont très protecteurs de leur chambre et ne veulent surtout pas que Polly s’y situe. Douée comme elle est, elle les espionne donc autant que possible.

Polly accepte en tout cas de passer du temps avec Cheryl pour se rendre au bal et faire du make up ensemble, mais aussi pour fouiller la chambre des parents ensemble. Oh, elles se disputent vite quand elles prennent conscience que la bague de fiançailles de Jason pour Polly est de retour dans son écrin au manoir Blossom, alors qu’elle n’a rien à y faire. C’est gênant. La mère de Cheryl se retrouve à devoir raconter à Polly une jolie petite histoire sur son fils leur ayant balancé la bague parce qu’il ne voulait plus rien avoir à faire avec eux.

Mouais. Elle est tellement suspecte dans cette scène la mère, sans compter qu’elle est tranquillement en train de droguer Polly, là, l’air de rien et comme si on ne le voyait pas. Cheryl trouve ça super suspect, mais elle fait confiance malgré tout à ses parents. Elle leur raconte alors qu’elle a jeté la bague dans les toilettes pour s’assurer que Polly ne puisse avoir aucune preuve de ce qu’elle avancerait si elle décidait d’en parler.

Cela déçoit en tout cas Betty de voir que sa sœur n’est pas au bal, mais ce n’est pas la pire des déceptions pour elle : la pire, c’est quand elle voit Archie et Veronica parler à sa mère. Elle en arrive au stade où elle ignore royalement la maire qui lui propose un stage pour confronter ses amis. Le truc, c’est que ces deux-là ont décidé de plutôt aller chanter sur la scène du bal, sans même avoir pris le temps de s’entraîner.

Ils déchirent quand même, parce que leur alchimie est évidente. Elle énerve royalement Cheryl et rend suspecte Betty qui n’est pas aveugle du tout. Pendant qu’ils chantent, la police fouille la maison du père de Jug encore, pour y trouver un flingue. Ils sont mauvais Archie et Veronica. Et quand Betty les confronte, il va de soi que Jug entend tout. Il comprend donc qu’Alice est la vraie Serpent dans cette affaire et qu’il ferait mieux de rentrer avec son père auprès de sa famille à Toledo.

Pas de bol, son père se fait arrêter par celui de Kevin, du coup. Kevin, d’ailleurs, a droit à nouveau à une scène avec son copain, mais on ne sait pas bien à quoi ça sert pour le moment. En tout cas, cette arrestation pour le meurtre de Jason n’est pas très crédible. C’est trop tôt dans la saison pour qu’il soit le vrai coupable.

Tout le monde y croit, en tout cas, y compris les parents de Cheryl, qui a toujours la bague de fiançailles finalement, et qui sourit, devenant à nouveau la coupable idéale. Le seul problème dans cette accusation du père de Jug, c’est en effet que Veronica et Archie savent parfaitement que le flingue n’était pas là quand ils ont fouillé. Il s’agit donc d’un coup monté, information qui va leur permettre de se réconcilier bien vite avec Betty, alors que Jug a disparu, bien sûr.

Compteur d’Archie à poil : 9

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Riverdale – S01E10

Épisode 10 – The Lost Weekend – 14/20
Un épisode à la hauteur de ce que j’en attendais, donc pas grand-chose, avec des scènes marrantes, absolument aucun rebondissement et une intrigue qui parasite totalement le fil rouge une fois de plus oublié. Bizarrement, pour cette fois, ça m’a moins dérangé. Peut-être que c’est parce que ça faisait un moment que j’avais mis cette saison de côté, aussi.

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Spoilers

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Betty, I’m not one of your projects.

C’est pas le tout, mais j’ai une saison à terminer tout de même. La série reprend avec Fred décidant de partir pour le week-end et de rater l’anniversaire de Jughead… Tout est dit : on se dirige vers une bonne grosse soirée, et c’est annoncé dès l’introduction avec Jughead qui nous apprend que les cours aux USA s’arrêtent à 15h01 et qu’ils ont une vie pas très passionnante. Si Fred part, c’est pour aller régler son divorce avec la mère d’Archie.

Veronica refuse de témoigner au procès de son père, mais il n’y a pas à douter qu’elle risque fort de changer d’avis bien vite. En effet, Betty et Archie lui annoncent dès le début de l’épisode que le père de Cheryl est responsable de l’enfermement du sien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle enfile ses lunettes et cherche des informations sur l’arrestation, effectuant en un après-midi un meilleur boulot que les flics.

Elle en informe aussitôt sa mère qui n’a pas du tout envie de voir les Blossom se mêler de ses affaires. Sa fille doit donc se tenir le plus loin possible d’eux, en théorie. Comme toujours, personne n’écoute Hermione. Au contraire, donc, Veronica confronte Cheryl à l’entraînement des cheerleaders, ce qui est la pire des idées, à la fois pour nous qui avons droit à un battle raté, et pour elle, parce qu’elle se remet Cheryl à dos. Dans cet épisode, elles ne sont pas amies, donc.

Notons que Chuck est de retour, et ça énerve tout de suite Betty de voir qu’il se remet à parler à Ethel après ce qu’il lui a fait. Et quand elle s’énerve, Betty se fait saigner avec des ongles bien enfoncés dans les paumes, un truc qu’on ne reverra pas par la suite, évidemment, et que personne ne remarquera, parce que c’est SUPER discret. Bien sûr, si j’en parle là, c’est parce que Chuck se fait aussitôt contacter par Cheryl pour se venger en se rendant à la fête d’anniversaire de Jughead. Et oui !

Archie prévient Betty que l’anniversaire de Jug approche, et elle décide aussitôt de lui faire des surprises alors qu’il était très clair qu’il ne voulait pas fêter son anniversaire. Je veux dire, il ne lui a même pas donné sa date d’anniversaire, ce n’est pas pour rien tout de même. Betty refuse d’accepter cette idée et se lance aussitôt dans une grande campagne comme elle sait si bien les faire, afin d’organiser une surprise.

Elle en arrive à convaincre Archie d’organiser la fête chez lui comme son père n’est pas là pour le week-end et Kevin comme Veronica sont directement à fond dedans. Inévitablement. Jughead, en revanche, raconte à Archie qu’il a vraiment de mauvais souvenirs de son enfance, alors que Betty est toujours en train d’essayer (et réussir) de convaincre le père de Jughead de venir.

Ce n’est finalement pas le cas, et l’anniversaire se fait en petit comité, avec Kevin qui ramène son mec, Joaquin, très heureux d’entendre parler Veronica de l’affaire de ses parents. Ben oui. Son père la force à témoigner en sa faveur pour éviter d’impliquer en vain sa mère, alors même qu’elle le soupçonne désormais d’être possiblement responsable de la mort de Jason maintenant. Merveilleux.

Jug n’est pas ravi de la soirée, en tout cas. Il s’en plaint donc, parce qu’il aurait préféré une soirée avec Archie, Betty, Veronica et c’est tout. Il n’est pas au bout de ses peines, évidemment, mais il fait déjà chier Betty une première fois, parce qu’elle n’est pas capable de s’occuper de ce qu’il veut, privilégiant ce qu’elle veut elle. Ben oui, on parle de Betty en même temps.

Bien sûr, Cheryl débarque donc avec de l’alcool, Chuck et tout le lycée, ouvrant la porte sans attendre d’y être invitée. Cela devrait juste faire flipper Archie, mais celui-ci est… content de ce Projet X ? Cela n’a aucun sens. Il accepte que tout le lycée débarque, content aussi de voir Val décide de venir et espérant pouvoir se remettre avec elle. C’est ridicule. Comme tant d’autres choses. Par exemple, le père de Jug vient bien à la soirée entre ados. Rien que ça.

C’est l’occasion pour lui de parler à Joaquin et d’obtenir des informations sur le père de Veronica, le tout étant espionné par la mère de Betty qui reprend donc le poste de sa fille pour espionner ce qu’il se passe dans la chambre d’Archie où a lieu la scène. Tout est si normal.

En parallèle, Jug se comporte en vrai con avec Betty, ce qui est super frustrant en tant qu’adulte : il a raison, mais les scénaristes lui donnent tort en lui donnant ce rôle de connard qui enfonce sa petite-amie sans la moindre raison valable. Malgré cette rupture, Chuck et Cheryl empêchent évidemment Jug de s’enfuir de sa fête, enfermant tous les adolescents dans la maison, parce que… Clairement, elle fait le poids face à tout le lycée. Si Archie est clairement défoncé allons savoir comment, la scène qui suit le voit plutôt bien en forme quand tout le monde balance ses secrets et les rumeurs à voix haute. Pêle-mêle, Veronica est accusée par Cheryl de juste vouloir chauffer Archie (alors qu’elle non, bien sûr), Cheryl d’avoir voulu une relation incestueuse avec son frère et Archie d’avoir couché avec Geraldine. Ah, oups, devant tout le lycée.

Voilà qui est fait. On notera qu’avant ça, Archie s’est déjà affiché à tenter de récupérer Val. Cette relation n’a aucun sens, mais les scénaristes insistent donc. Que vient faire Val chez lui si elle n’a pas envie de changer d’avis et sachant qu’elle n’en a rien à foutre de Jug ? Pourquoi vit-elle si mal la rupture qu’elle a provoquée ? Mystères. En tout cas, c’était marrant de la voir balancer son verre sur Archie.

Quant à Betty, elle fantasme clairement sur les abdos de Chuck, avant de lui demande poliment de partir de la fac. Cela le fait bien rire, parce qu’il a vu « son côté sombre ». Finalement, c’est Jug qui a un côté sombre ce soir-là : il s’attaque directement à Chuck quand celui-ci tente d’accuser Betty… ben de ce qu’elle a fait en fait.

Le père de Chuck met donc enfin un terme à cette « fête » qui n’en est pas une. Il fait tout de même la morale à son fils au passage, pour s’assurer qu’il s’occupe de Betty et se réconcilie avec elle. Il se fait alors virer du quartier par Alice, mais ce n’est pas comme si ce n’est pas ce qu’il avait déjà prévu de base.

Comme Betty est à deux pas de chez elle, il est logique que la scène suivante la voie avec Jug dans leur diner habituel. Pourquoi pas ? Jug y abandonne son bonnet, pour montrer à quel point il peut être vulnérable et finit par découvrir les blessures dans les mains de Betty. Elle les lui montre, hein, il n’est pas assez observateur pour ça.

En parallèle, Archie a droit à une sobriété express lors d’une petite scène avec Veronica qui s’occupe de lui et s’intéresse à sa soirée à lui, le défendant coûte que coûte. On en arrive donc ENFIN au baiser Veronica/Archie qui couvait depuis quelques épisodes. Malgré tout, Archie reste un gentleman qui se contente de dormir torse nu à côté de Veronica.

Celle-ci se barre de la maison, passant uniquement devant Jughead. Ni l’un ni l’autre ne semblent se soucier du bordel énorme qui règne sur place. Il n’y a qu’Archie qui tente de faire à peu près le ménage, parce que c’est bien logique qu’un ado tout seul puisse faire le ménage dans cette barraque. Sympa pour sa gueule de bois. Pour celle de Betty, c’est encore moins chouette : elle a droit à sa mère qui lui fait prendre conscience que Joaquin n’est peut-être pas si innocent que ça.

La journée continue avec Veronica ne lui disant pas qu’elle est en couple (ou pas ?) avec Archie, mais la remettant sur la piste du meurtrier de Jason. Veronica a évidemment témoigné en faveur de son père, et elle y gagne un collier de perles de son père, nous donnant une fois de plus un bel exemple parental comme seule cette série sait le faire. D’ailleurs, dans le même genre, après un appel bourré de son fils lui disant de ne pas signer les papiers du divorce, Fred décide de rentrer à la maison avec… la mère d’Archie. Oh boy.

Compteur d’Archie à poil : +2, ça fait 8 !
OK, il y a un flash (back ? forward ?) d’une fête où il est torché et qui n’est finalement pas l’anniversaire de Jug, mais ça compte quand même, sorry.

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