Emergence – S01E08

Épisode 8 – American Chestnut – 16/20
C’était déjà beaucoup plus intéressant dans cet épisode qui prend le temps d’intégrer naturellement ses intrigues à une suite logique d’événements qui découlent de l’évolution des personnages plus que de nouvelles histoires sortant de nulle part. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’épisode qui prenait le temps de développer le côté « émotionnel » autant que le côté mystère, tout en intégrant au casting un acteur que j’adore et qu’on ne voit pas assez à la télévision ces derniers temps.

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Spoilers

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I don’t want people to be scared of me

Comme le précèdent, cet épisode reprend par Emily complétement déprimée en train de parler seule. L’actrice est douée quand même, mais ça me fait de la peine ce personnage et ce talent gâché par une intrigue pas géniale : on nous présente Emily comme une mère désespérée finalement, ce qui fonctionne bien… sauf qu’elle en est réduite à parler à une intelligence artificielle qui n’a que la voix et non le corps de Piper. Bref, elle fait plus pitié qu’autre chose et c’est dur pour ce personnage que j’aimais bien à la base et qui finit par n’être que l’ombre d’elle-même.

Chez Jo, il est temps de passer aux réparations de la maison, parfaitement détruite par Piper dans l’épisode précédent, sur ordre d’Emily, évidemment. Piper culpabilise donc, et surtout, elle cherche à comprendre. Ben oui, elle ne sait pas qu’elle est un robot après tout, alors c’est un peu chelou cette affaire d’Emily apparaissant dans ses rêves, puis dans la réalité, tout en étant capable de lui faire exploser une partie de la barraque de Jo…

Loin des intrigues mystérieuses de la série, la vie familiale reprend son cours : franchement, Alex et Jo sont en pleine trêve pour Mia, et c’est comme s’ils ne s’étaient jamais engueulés. Pour Mia ? Elle organise une soirée pour son anniversaire. Les préparatifs occupent beaucoup Jo, qui en profite pour passe run peu de temps avec sa meilleure amie.

Pas de bol pour elle, elle est déviée rapidement par le boulot et surtout, surtout par la présence du FBI, représenté par… Enver Gjokaj ! Je suis tellement heureux de revoir cet acteur – comment j’étais passé à côté de sa présence dans la série ??

Il incarne donc l’agent Ryan Brooks qui est en ville pour apprendre à Jo que Richard est mort en prison. Il fallait bien que ce cliffhanger finisse par impacter la vie de Jo d’une manière ou d’une autre. Elle se rend aussitôt dans un motel pour prévenir Benny de ce qui est arrivé, et c’est l’occasion de découvrir qu’il vit désormais avec Alan. Sympathique la protection de témoins.

Ils sont tous les trois interrompus par un appel de Chris qui pense avoir retrouvé la trace d’Emily : il donne rendez-vous à Jo sur les lieux d’un incendie. Eh oui, la frustration fait faire plein de choses à Emily apparemment ; et elle détruit donc son laboratoire.

Bien sûr, le FBI est rapidement sur le coup et contre toute attente accepte de travailler avec Jo. C’est surtout pour la tension sexuelle possible entre Jo et Ryan qu’on nous montre ça, mais ce n’est pas glorieux pour Ryan. Franchement, il prend cher dans l’épisode : il n’a aucune information valable ou nouvelle pour Jo, qui décide de le tenir le plus éloigné possible d’Alan (ça donne quelque chose à faire à Benny, c’est déjà ça).

Ryan passe donc son épisode avec Chris, mais aussi avec Daphné qui l’ignore totalement. Je ne lui fais tellement pas confiance à elle… mais en même temps, il est dur de faire confiance aussi à Ryan qui parvient beaucoup trop vite à mon goût à retrouver la trace de la mère biologique de Piper. Et dans le même genre, Mrs Cox, la grand-mère biologique de Piper, accepte bien rapidement de venir au commissariat.

Elle est tout aussi rapidement congédiée par Jo qui n’apprécie pas de découvrir que Mrs Cox connaisse le nom de Chris. Autrement dit, elle est dans le coup, même si elle paraît toute innocente et n’est pas censée avoir parlé à Emily depuis des années. Pour en faire toujours trop, les scénaristes nous ajoutent aussi un bon élément : Piper ressemble comme deux gouttes d’eau à Emily lorsqu’elle avait dix ans.

Chez Jo, Alex interroge subtilement (ou pas) Piper pour savoir l’étendue de ses pouvoirs et de la menace qu’elle pourrait représenter pour lui, comme pour Mia. La scène était plutôt sympathique, même si les réponses de la gamine ne m’ont pas passionnées. Il était bien plus intéressant de la voir se souvenir d’un lieu où elle souhaitait se rendre.

J’ai rapidement compris où la série voulait en venir, mais Alex pas du tout : il accepte donc d’emmener Piper dans ce lieu étrange qu’elle lui montre sur une carte. Sans surprise, il s’agit de la maison d’enfance de Piper ; celle dont elle a défoncé tout un mur et que l’on a déjà vu dans un épisode précédent. Les souvenirs commencent à revenir à Piper, ce qui promet d’être intéressant pour le développement du personnage plus tard. Pour l’heure, on a juste droit à une scène mielleuse où Alex lui affirme que sa maison, c’est celle de Jo maintenant. MOUAIS.

Tout aussi intéressant était l’intrigue d’Emily et Jo. J’ai adoré les voir recommencer à être un duo comme il y a quelques épisodes, par la force des choses. En effet, Jo retrouve Emily dans un laboratoire où elle la confronte sur son envie d’avoir une fille au point de créer un clone d’elle-même. Elles sont toutefois interrompues par des hommes cagoulés bien étranges qui ne sont ni avec l’une, ni avec l’autre.

Dès lors, elles doivent faire équipe pour parvenir à s’échapper de ce groupe armé clairement surpuissant : elles arrivent à s’en tirer de justesse grâce aux capacités d’Emily, mais aussi grâce à Ryan qui débarque au dernier moment pour les voir travailler ensemble et s’enfuir d’un bâtiment qui explose bien rapidement. Tout est bien qui finit bien, donc, même si Emily est blessée au passage et même si, surtout, elle finit par être arrêtée par le FBI.

C’est très gênant : elle peut absolument tout raconter à Ryan… mais bon, rien ne dit qu’elle le fera. Tout aussi perturbant pour Jo est le fait qu’elle n’est finalement pas celle qui a explosé le laboratoire Augur retrouvé par Chris plus tôt dans l’épisode. Bref, rien ne va et le sentiment en fin d’épisode est vraiment amer quand elle en parle à Chris qui, allez savoir pourquoi, est présent à l’anniversaire de Mia.

Bon, ce n’est pas bien grave : ni Chris, ni Mia ne sont l’intérêt de cette fête d’anniversaire. En fait, il fallait seulement Jo et Alex qui se rapprochent à nouveau pendant que leur fille s’éclate. Du coup, personne ne surveille vraiment Piper, alors qu’il le faudrait. En effet, elle reçoit un cadeau de la part de sa mère elle aussi, mais pas de Jo comme elle le pense.

À la place, elle obtient un disque dur qui lui permet de découvrir la vérité sur son passé. Elle semble s’en remettre plutôt rapidement… mais il faudra voir dans le prochain épisode si c’est vraiment le cas. C’était un excellent cliffhanger, mais ce n’était apparemment pas suffisant pour les scénaristes. À la place, ils en proposent un deuxième : Alan, qui a réussi à échapper bien rapidement à la surveillance de Benny, assommé sur le bord d’une route plus tôt dans l’épisode (bordel, il ne sert plus à rien ce perso !), arrive dans un nouveau motel lui servant de planque. Malheureusement, il s’y fait assassiner bien vite par une mystérieuse femme qui semble en savoir beaucoup et être liée au commando qui a détruit Augur et le laboratoire d’Emily…

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Emergence – S01E07

Épisode 7 – Fatal Exception – 14/20
Si le rythme de la série est une bonne chose pour s’éviter des confusions et des incohérences trop évidentes, ici, il est un vrai défaut à mon goût dans le développement de l’histoire. Certains personnages sont laissés de côté, d’autres sont trop mis en avant et, dans l’ensemble, cet épisode aurait gagné à voir son intrigue se développer sur deux épisodes, particulièrement en ce qui concerne Piper, qui fait volte-face en moins d’une journée. Etrange !

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Spoilers

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Very glad to be home.

L’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné : Emily papote une fois de plus avec Piper, après lui avoir donné son nom. Ce n’est pas si malin que ça, je pense, mais bon, admettons. Elle lui explique être sa vraie mère, mais heureusement, Piper n’est pas si dupe que ça, n’en déplaise à Emily. Elle se déconnecte à son tour de la réalité virtuelle dans laquelle elles évoluaient pour mieux révéler aux téléspctateurs que nous sommes qu’elle pense sincèrement que Piper est censée l’aimer. Pour cela, elle torture Alan, dans l’espoir qu’il puisse reconfigurer la petite fille.

Et c’est effectivement le cas : rapidement, Emily peut donner des livres à Piper, chaque livre correspondant à un souvenir. Je connais des scénaristes qui sont fans de The 100, là. L’idée est simple cependant : chaque livre que Piper lit modifie un souvenir, remplaçant Jo par Emily dans ce dont se rappelle la petite. C’est sympathique comme plan pour la grande méchante de cette série, mais malheureusement, c’est exécuté à la hâte par les scénaristes.

Du côté de chez Jo, on découvre que la vie n’est plus si simple que ça : bien au contraire, tout se complique carrément pour elle quand elle comprend que son père lui en veut encore d’avoir fait de la rétention d’informations. Ce n’est pas le seul, puisque même Alex ne veut plus lui parler. Bien sûr, ce n’est pas le cas de Mia.

Bien au contraire, Mia est heureuse d’avoir une nouvelle petite sœur et elle en veut plutôt à son père de la séparer d’elle. La séparation est compliquée à gérer aussi pour Piper qui se met à culpabiliser de voir Jo coupée du monde comme cela. Heureusement, Jo est une mère parfaite pour la petite, alors elle fait tout ce qu’il faut pour la réconforter, avant de l’amener au boulot avec elle.

Là-bas, c’est Daphne qui s’occupe d’elle et je n’ai toujours pas confiance en elle, contrairement à Jo… mais bon, elle est perturbée Jo, parce qu’elle découvre que Piper connaît Emily. Au moins, ça n’aura pas traîné, à nouveau. C’est fou comme tout est toujours rapide dans cette série, je ne m’y attendais pas du tout.

Jo découvre donc qu’il y a un lien entre Emily et Piper et qu’elles se parlent, ce qui ne lui plaît pas du tout. Quand elle se rend compte qu’Alan a disparu, et qu’Emily aussi, Jo décide de couper toutes les ressources informatiques du commissariat. Evidemment qu’Emily y a accès, elle l’a prouvée plus d’une fois. En tout cas, Jo est rapidement dans une impasse que j’ai beaucoup apprécié : elle est forcée de se rendre en prison pour une visite à Richard.

Le but ? essayer de mieux cerner Emily, parce qu’elle est persuadée que Richard est en train de la couvrir. C’est malin, ça ! Plus malin encore ? Elle a réussi à deviner qu’Emily était la fille de Richard. Mon dieu, il ne manquait plus que ça, une histoire de famille dans cette série, pour les méchants, alléluia. J’ai toujours du mal à aimer le personnage de Richard, mais ça fonctionne plutôt bien de le voir hésiter à aider Jo pour venir en aide à sa fille biologique.

Il ne le fait toutefois pas, ce qui laisse à nouveau Jo dans une impasse, et sans portable en plus parce que tout le commissariat se passe désormais de portable pour éviter qu’Emily ne foute encore plus la merde. C’est plutôt intéressant comme développement, surtout que ça permet d’épaissir le personnage de Chris. Il est totalement dans l’abus cette fois, entrant par effraction chez la femme d’Alan après avoir compris, allons savoir comment, qu’elle était sous la menace d’une arme à feu. Trop forte, Emily.

Oui, forte, mais pas assez : elle n’a pas prévu que l’intelligence artificielle en Piper allait comprendre le reboot qui s’effectuait malgré elle. Ainsi, c’est avec une voix robotique que Piper prévient Jo qu’elle est en train d’être rebooté par Emily. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Jo se mette à flipper et se précipite de nouveau au commissariat, laissant Piper sous la surveillance de son père et de Benny, l’un et l’autre ne servant à rien.

Au commissariat, Jo peut interroger la femme d’Alan et, de manière trop précipitée à mon goût, cela lui donne une piste pour retrouver la localisation d’Emily. C’était rapide et je n’ai pas tout suivi aux liens logiques, mais bon, admettons. Dans le même genre, il était très rapide de voir Piper être reconfigurée hyper rapidement : après une rapide conversation avec Emily, elle la reconnaît immédiatement comme sa mère d’adoption. Elle en oublie l’existence de Jo quand Emily vient la kidnapper et lui ordonne d’exploser une partie de la barraque alors que Benny essaie de les empêcher de s’en aller.

Malheureusement pour Emily, elles tombent ensuite sur Alex, finalement convaincu par Mia que Piper est plutôt cool parce quelle l’a sauvée. C’est brouillon tout ça, surtout que très rapidement, grâce à la présence de Mia, Piper décide de changer à nouveau d’avis : sa bibliothèque de souvenirs reprend son bleu initial sans le moindre problème, hyper vite là aussi.

Jo ? Elle est de son côté en train de chercher à sauver Piper du danger dans lequel elle est : elle retrouve vite Alan et découvre que celui-ci est prêt à détruire l’intelligence artificielle en Piper. Eh oui, il considère qu’elle représente trop de pouvoir pour Emily et que ce n’est pas génial de lui confier tant de responsabilités alors qu’elle est une psychopathe. Alan explique donc à Jo qu’il peut provoquer une erreur fatale dans le logiciel du robot pour s’assurer qu’elle ne puisse pas servir à cette psychopathe. Pas de bol pour lui, Jo aussi est une psychopathe : elle détruit l’ordinateur d’Alan pour s’assurer que Piper reste en vie. Ben oui, Piper est plus qu’un robot pour Jo qui la voit comme sa fille…

C’était le bon choix puisque Piper retrouve finalement ses souvenirs et passe une bonne soirée avec Mia et Jo. Bon, la soirée de Jo n’est pas si joyeuse en vrai, parce qu’Alex est de retour chez elle, mais pas encore prêt à lui pardonner. Ce cliffhanger sentimental n’est pas excellent, mais heureusement la série a d’autres rebondissements en stock. Ainsi, l’épisode se termine avec Emily appelant son père pour lui confier qu’elle a perdu Piper.

Si elle a réussi à semer les flics qui étaient à ses trousses, Emily est ravagée par cette disparition. Son père biologique parvient à la consoler, mais son garde, en prison, surgit soudainement derrière lui pour l’assassiner – c’est en tout cas ce qui est suggéré par un flot de sang en fin d’épisode. Alors là, je ne m’y attendais pas tout à fait à cette mort.

Concrètement, Richard ne servait plus à rien, c’est vrai. Cependant, Terry O’Quinn est un acteur connu, c’est une prise de risque de l’éliminer si tôt dans la saison. Je suis curieux de voir vers quoi ça se dirigera maintenant…

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Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E03

Épisode 3 – Zoey’s Extraordinary Boss – 15/20
J’ai moins accroché à cet épisode, pour plusieurs raisons : les chansons étaient moins entraînantes, déjà, le développement de certains personnages était trop rapide et peu convaincant et le tout est clairement sauvé par un bon humour, qui du coup contraste certains des moments tristes de manière déroutante… Ca reste une bonne série, mais ça m’a moins embarqué. Il fallait bien un épisode comme ça.

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Spoilers

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Oh gotta do, so much work to do, tada, oh, table.

C’est une série musicale, les rumeurs annoncent donc déjà son annulation, mais moi, j’ai vraiment beaucoup aimé les deux premiers épisodes, alors j’irai au bout et je vais me mettre à prier pour un renouvellement surprise sur une plateforme saugrenue, du genre Yahoo ayant sauvé Community le jour de la fin du contrat des acteurs. Je m’égare déjà, oui.

En même temps, les scénaristes aussi s’égarent je pense, parce que cet épisode se concentre donc sur la boss de Zoey, ce que je trouve un peu dommage parce que ce n’est pas un personnage auquel on est vraiment attaché. Ils feraient mieux de commencer par les personnages qu’on aime bien tant qu’à faire. Bon, en même temps, elle est cool la boss, je l’aime bien quand même, c’est juste que ce n’est pas elle que j’ai envie de découvrir le plus.

Quoiqu’il en soit, l’épisode nous la vend bien, avec une scène qui a dû éclater les acteurs, surtout quand elle chante dans l’ascenseur. Que je raconte mal : nos héros finissent donc de travailler à minuit, avec une boss qui chante à Zoey Satisfaction ; à son grand désespoir. C’était pourtant sacrément drôle et ça nous annonce bien la couleur.

Finir à minuit ? Ce n’est pas ça qui arrête Zoey, Simon, Max et sa nouvelle copine la serveuse. Ouais, on est sur un double rencard chelou puisque Zoey et Simon ne sont pas en couple et qu’ils se retrouvent tous les quatre dans une boîte de nuit… C’est n’importe quoi. Au moins, ça permet de développer la relation Mo/Zoey avec Zoey lui racontant ce qu’il en est de sa boss.

Le lendemain, Zoey essaie donc de comprendre mieux ce qui pousse sa patronne à être si désabusée par sa vie au point de chanter cette chanson. Quand elle comprend que ça ne concerne pas le boulot, mais la vie privée de celle-ci, et plus particulièrement son mariage, Zoey botte en touche. Ce n’est pas si simple pourtant : l’univers ne la laisse pas tranquille et la poursuit avec la même chanson, jusqu’au parc où elle a rendez-vous avec Mo.

Par conséquent, Zoey décide de parler plus longuement avec Joan, sa boss, et a droit tout l’historique de sa vie amoureuse. Heureusement, les scénaristes nous font la joie de nous épargner ça… mais de nous passer directement au lendemain où Joan est de nouveau développée : Zoey devient sa seule amie, donc sa meilleure amie, qui la suit partout, y compris en réunion avec son mari, Charlie, qui est introduit en chanson, évidemment. Et l’introduction n’est pas du tout dans l’excès, avec la chanson Jesus Superstar et un Charlie qui est à la tête d’une autre société très réputée.

Cette pauvre Zoey se retrouve donc entre eux bien malgré elle parce que Joan la force à venir déjeuner avec eux et lui demande clairement son avis sur son mariage. Ca pue rien que sur le papier, mais c’est encore pire pour Zoey qui comprend qu’elle va se retrouver à devoir gérer un événement auquel Charlie devait venir pour présenter la montre. Or, Charlie est une star qui était un peu la clé de voûte de l’événement. Cela mène à la meilleure chanson de l’épisode – de la série ? – où Simon se met à péter un câble au bureau. C’était hilarant, plus encore que Joan, et la transition entre la chanson et la réalité est excellente, parce qu’évidemment, il ne dit pas non à Zoey quand il faut remplacer Charlie, il dit oui.

Finalement, Max est celui qui va sauver la situation avec une relation familiale super connue, mais… c’est inutile car Joan annonce que Charlie est de retour sur l’événement au même moment. Pauvre Max, je n’ai pas trop compris le but de cette blague, mais bon. On enchaîne rapidement avec le retour de Mo qui, pour la première fois, se retrouve à jouer avec d’autres personnes que Zoey : elle rencontre Simon, concrètement pour la deuxième fois, mais la première fois à l’écran. Admettons. Elle est là parce qu’elle est DJ de l’événement.

Bien sûr, Joan est de retour au travail pour annoncer l’arrivée de Charlie, mais elle est surtout de retour dans le rôle qu’on lui connaît : celui de la patronne de mauvaise humeur qui hurle à tout bout de champ des atrocités à son personnel. Cela ne l’empêche pas d’avoir un cœur tout sensible bien caché juste en-dessous la surface… mais j’ai eu du mal à accrocher.

Il était en tout cas excellent de voir Joan reprendre son pouvoir sur son mari en le larguant alors qu’il abusait émotionnellement d’elle une nouvelle fois. C’est clairement l’histoire de leur couple : c’était un connard qui lui faisait du chantage et la faisait culpabiliser pour tout. Elle décide donc de se séparer de lui au pire moment possible pour elle, mais grâce aux conseils de Zoey, elle se relève et nous chante Roar de Katy Perry. L’actrice n’a pas la voix de Katy Perry en revanche, ou alors elle manque juste d’autotune, allez savoir. C’était en tout cas une belle scène de prise de pouvoir.

La fin d’épisode voit en tout cas Zoey demander à Simon de danser avec lui, ce qui nous fait changer d’avis Mo à nouveau. Ah oui, j’oubliais : Mo passe son épisode à hésiter à savoir si Zoey doit finir avec Max ou Simon. Le problème, c’est que j’ai toujours du mal à voir en quoi Simon peut être une bonne idée pour Zoey, même si les scénaristes font tout leur possible pour ça. Je passe un peu à côté d’une partie de l’épisode, du coup…

Du côté familial pour Zoey, il est temps pour le père d’enfin progresser et de se débarrasser de son buzzeur pour avoir plutôt un clavier avec lequel écrire. Apparemment, il a fallu les talents de codeuse de Zoey pour ça, et toute la famille (y compris la belle-sœur qu’on n’avait jamais vue avant ??) est bien déçue de découvrir que le premier mot du père est… Citronnade.

Oh, j’ai directement pensé qu’on se dirigeait vers un proverbe sur les citrons qui permettent de faire une citronnade, à la This is us, mais les personnages ne sont pas habitués aux séries, apparemment, et les scénaristes n’ont pas osé malheureusement. Du coup, comme dans les deux premiers épisodes, on a droit à un épisode où la mère est très peu satisfaite de sa vie à cause de son mari qui en a marre de la voir être la parfaite maîtresse de maison… et Zoey fait tout ce qu’elle peut pour sauver leur mariage.

C’est fou, parce que Zoey les voit comme un couple heureux et parfaitement sain, mais ça fait trois épisodes qu’ils enchaînent les problèmes, quand même. Et bien sûr, ça finit en chanson. Cette fois, c’est enfin à la mère de s’y mettre et de nous chanter une petite balade de désespoir où elle déclare vouloir recommencer à vivre. Bonjour la dépression pour sa fille qui ne peut pas faire grand-chose.

Enfin, elle peut toutefois se rendre le lendemain matin chez son frère pour lui parler de son « sentiment » que sa mère n’est pas si heureuse que ça. Il n’y croit pas du tout, mais décide d’aller faire les courses avec sa mère pour mieux découvrir qu’elle est prête à péter un câble pour rien – ou en l’occurrence pour acheter de la citronnade. Le pétage de câble en question était hilarant, mais le développement est super triste, franchement. Et par rapport aux épisodes précédents, la conclusion de cette intrigue peine à être vraiment touchante : les enfants parlent du problème à leur mère qui accepte finalement de les laisser l’aider quand son mari lui dit qu’elle est géniale et qu’elle doit les laisser faire. C’était touchant, oui, vraiment, mais pas assez par rapport aux émotions transmises habituellement par la série. Et puis, ça manquait d’un gros moment de révélation ou de changement de situation, je trouve.

Bon, et dans les infos pas si utiles que ça, les pronoms utilisés pour Mo dans la série sont masculins, sinon.

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Emergence – S01E06

Épisode 6 – Mile Marker 14 – 15/20
Pour être tout à fait honnête, je trouve les personnages vraiment attachants et ça me fait pardonner des défauts que je ne pardonnerais pas habituellement. Plus étonnant encore, j’ai moins accroché aux mystères de cet épisode et à ses moments de grand suspense qu’aux relations familiales. Comme quoi, on peut toujours être surpris face à une série, finalement, mais en tout cas, la qualité reste constante quoiqu’il arrive maintenant qu’elle a trouvé son rythme !

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Spoilers

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You can move metal with your hands, like Magneto.

Mia est persuadée que Piper a des super-pouvoirs, et elle commence l’épisode par tester cette théorie en lui faisant essayer de les utiliser, ce qui est efficace de manière un peu différente de ce qu’elle imaginait. Non, vraiment, j’aime beaucoup leur relation à toutes les deux, surtout que ça continue par Mia qui organise une petite fugue pour tester encore plus les pouvoirs de Piper et la comparer à Magneto.

Effectivement, c’est plutôt perspicace de la part de Mia qui prend ensuite le temps d’entraîner sa petite sœur et est bluffée par ses pouvoirs, au point de vouloir en prendre une vidéo. Ce n’est pas la meilleure des idées, surtout que Piper perd finalement le contrôle et blesse Mia malgré elle, comme elle manquait d’attention.

Ne pouvant contacter Jo comme elles séchaient les cours, les filles décident… de se rendre chez Abby. La pauvre, c’est un enfer cette famille niveau travail supplémentaire, franchement ! Abby comprend bien vite que les petites lui mentent et appelle Alex pour lui remettre, mais bon. Elle lui explique tout ce qu’elle sait et les deux parlent un peu du père de Jo aussi.

Ben oui, la série est vraiment sympathique pour le côté familial qu’elle met en avant : les personnages sont plus attachants qu’il n’y paraissait à première vue. J’aime beaucoup Jo et sa manière de s’inquiéter de son père, qui consiste grosso modo à l’aider à vider le lave-vaisselle. C’est une solution comme une autre. Elle lui envoie aussi Alex pour parler de son refus de suivre la chimio cette fois-ci. La scène était réussie avec le grand-père qui se débarrasse d’Alex bien vite.

On le retrouve donc chez Abby à récupérer ses filles et ne pas se soucier qu’elles en soient à leur deuxième fugue en deux épisodes. Bon, il confisque le téléphone le téléphone de Mia, aussi, et ça lui permet de découvrir avec surprise que Piper est capable de faire voler un seau en métal et d’attaquer sa sœur. Oups.

Autrement, Emily vit désormais au commissariat, comme elle est en protection rapprochée, et elle tape sur les nerfs de… la stagiaire ? la secrétaire ? Allez savoir, Daphné, quoi. En tout cas, Emily est désormais assez à l’aise pour se trimballer en peignoir – eh, je la connais d’Orange is the new black, en fait !

Finalement, Jo mène son enquête dans cet épisode sur la troisième adresse de la liste du serial killer : il s’agit de l’adresse de l’une des sources de Benny qui a arrêté de lui parler du jour au lendemain et dont Jo soupçonne désormais l’assassinat. Charmant. Pour son ex-femme, en revanche, il s’est suicidé, parce qu’il a réparé une porte cassée depuis des années avant cela. En tout cas, l’ex ne croit pas une seconde à la théorie du meurtre, et encore moins par Richard. Au moins, c’est clair.

La série ne tarde pas à lui donner raison quand Chris débarque pour interrompre une scène sympa entre Emily et Jo afin de leur annoncer que l’homme est encore en vie, en fait. Et même si c’est Chris qui trouve tout, et même si Benny est dans la pièce, Emily demande finalement qu’il soit dégagé du bureau pour mettre au point un plan. C’est tellement abusé.

Il revient donc demander à Jo de s’expliquer, et celle-ci lui fait tellement confiance qu’elle décide de lui annoncer que Piper est un robot. Aïe. Le seul problème, c’est que je ne fais pas du tout confiance à Chris : j’ai vu trop de série pour que sa gueule d’ange suffise à m’endormir, franchement. En plus, il croit beaucoup trop rapidement Jo à mon goût. Ils sont interrompus par un colis qui arrive pour Benny et qui est un message de l’homme qu’ils cherchent à contacter, évidemment.

Celui-ci leur donne rendez-vous dans une gare où Jo est forcée de se débarrasser de son arme de service et de son téléphone avant de pouvoir continuer. Un SMS sur un portable caché dans la gare plus tard, nos héros montent dans une voiture et suivent les coordonnées GPS.

Tout ceci les mène à une forêt truquée avec une caméra et un ultrason qui nous assomme bien rapidement les deux personnages. Au moins comme ça, c’est réglé. Ils se réveillent finalement dans une espèce de villa magnifique avec des grands-écrans. Et bizarrement, Jo est persuadée d’être déjà venue, alors qu’elle s’est fait déposséder de son deuxième pistolet et d’un disque qu’elle amenait comme preuve après avoir fait un appât d’une vidéo de Piper.

L’homme refuse de croire que Richard a réussi à construire ça par lui-même alors qu’il avait détruit l’ensemble de ses recherches, pourtant, il est forcé de reconnaître que le code qu’ils lui apportent est excellent. Et surtout, ils sont rapidement retrouvés par le tueur à gages de l’épisode précédent.

Au commissariat, Emily et Chris essaient de suivre à la trace Jo et Benny, mais évidemment, ce n’est pas un succès très rapide. Heureusement, ils y parviennent finalement, et juste à temps pour sauver Jo et Benny à la fin d’une course poursuite haletante qui n’aura pas réussi à me tenir en haleine parce que j’ai un peu trop décroché des mystères sur cet épisode. Leur interlocuteur a pu s’enfuir et toutes les informations qu’ils ont trouvées dans la planque de celui-ci leur permet en tout cas de faire arrêter Richard, enfin.

Bien sûr, la connexion entre Piper et Richard est à nouveau explorée dans cet épisode : il la « convoque » facilement dans ses hallucinations pour lui parler et se renseigner sur elle, mais aussi pour être bluffée par l’intelligence de Piper. C’est un robot, mec, c’est normal qu’elle soit intelligente, hein.

Cela n’empêche pas Richard d’être arrêté et Piper de rentrer chez elle ensuite, pour avoir une petite conversation déprimante avec son père… et pour relancer un mystère sur la mère de Jo, parce qu’on apprend avant qu’elle disparaisse, elle avait réparé le manteau de sa fille avec un bouton correspondant parfaitement à celui qu’elle avait perdu. C’est gros, je trouve, je sens qu’il y aura autre chose à creuser de ce côté-là.

En attendant, Alex débarque à nouveau chez Jo pour lui montrer la vidéo de Mia… et Jo la supprime, ce qui fait qu’Alex et son père comprennent qu’elle était au courant des pouvoirs de Piper. C’est la goutte d’eau de trop pour Alex qui décide de partir chez lui, mais pas avant d’avoir récupéré Mia avec lui, évidemment. Il ne pouvait pas en être autrement après ce début d’épisode. J’aime beaucoup l’idée et le développement des personnages d’Alex, Mia et Piper en tout cas.

Enfin, la révélation finale de l’épisode est excellente : alors qu’Emily a quitté le commissariat ne pouvant plus être utile maintenant que Richard est arrêté, on découvre en effet que Piper n’était pas du tout en connexion avec Richard comme on le supposait depuis l’épisode 4. Nope, elle est en fait en liaison directe avec une Emily au look complètement boosté ! Pas mal du tout pour relancer les choses maintenant que tout était réglé !

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