Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 17/20
Il y a de grosses ficelles et des simplicités dans les relations mises en avant au cours de l’épisode, mais l’idée de base de la série est vraiment bonne et elle parvient en un épisode à venir titiller les émotions en s’appuyant sur de bonnes chansons. Sans être incontournable, ce sera donc, je pense, un excellent divertissement.

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Spoilers

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Is this supposed to be happening ?

Sans trop de surprise, la série commence en musique avec le réveil de Zoey, le personnage principal, dans son appartement, avant une grosse journée de travail. J’adore son tableau « Everything is under CTRL » elle commence vraiment bien, cette série ! Et sinon, elle a une voisine bruyante qui passe sa vie à écouter des chansons à fond, ce qui est plutôt marrant, surtout quand il est question de lancer Wham !

On retrouve ensuite Zoey avec un collègue et ami, et je dois avouer que je n’ai pas réussi à capter son nom de tout l’épisode. J’ai eu beaucoup de mal avec les prénoms, en fait, mais il est question d’une promotion pour laquelle plusieurs collègues se battent ; et je pense que c’est à peu près tout ce qu’il fallait retenir de cette première scène mettant un cadre assez clair à la série. Ah, ça, et le fait qu’un nouveau collègue (mais pas un collègue direct) de Zoey l’attire aussi, parce que eh, un peu de romance, ça ne fait jamais de mal.

Zoey espère donc devenir manager, mais son entretien n’est pas exceptionnel ; parce que sa boss est super bizarre, ce qui ne l’empêche pas de poser les bonnes questions pour déstabiliser Zoey. C’est triste pour elle, car il semblerait qu’elle veuille juste faire plaisir à son père… son père étant en fait clairement malade. Eh, j’ai poussé trois cris en voyant les acteurs choisis pour interpréter toute la famille – surtout la mère. Je suis tellement heureux de ce casting, il y a des acteurs que je suis vraiment content de retrouver.

Dans tout ça, on apprend surtout que Zoey a peur de se retrouver avec la même maladie que son père qui est désormais dans un état végétatif : c’est héréditaire, et elle a des migraines. Sa mère parvient donc à la convaincre d’aller passer une IRM pour se rassurer, même si elle est claustrophobique. C’est là que la série peut vraiment commencer : alors qu’elle écoute de la musique dans l’IRM, un tremblement de terre survient et fait déconner l’ensemble de la machine.

Quand le tremblement de terre s’arrête (it’s the eeeend of the woooorld as we know it), la vie reprend son cours pour tout le monde, y compris Zoey… Sauf qu’elle croise alors une patiente dépressive qui se met à chanter des chansons sur sa solitude. En fait, petit à petit, Zoey comprend que tout le monde a quelque chose à chanter autour d’elle, mais que personne n’est vraiment en train de chanter, même si elle les voit chanter et danser.

Puis, c’est Help des Beatles. Tout le monde s’y met autour d’elle, tout le monde chante, danse et ma foi, la harcèle. C’est juste brillant comme concept et super drôle à voir. En plus c’est bien sublimé par les rues de San Francisco qui permettent d’ajouter énormément d’humour à l’ensemble de la scène, précédant le générique. Pourtant, le message de la chanson n’est pas si drôle, puisque tout le quartier semble être dans une dépression collective. Ah, le capitalisme !

Non, vraiment, j’ai adoré cette introduction. Zoey rentre alors chez elle post-générique pour se cacher et essayer de comprendre ce qu’il s’est passé ; mais puisqu’elle entend encore sa voisine chanter, elle décide d’aller chez elle pour se confier, se plaindre, extérioriser tout ce qu’il vient de se passer. Et la voisine obtient aussitôt le rôle de la nouvelle meilleure amie, ouverte d’esprit et probablement de très bons conseils (mais on sait qu’elle va tellement chanter elle aussi dans la série).

Le lendemain, c’est une journée encore plus longue qui commence pour Zoey, avec une réunion de crise au travail : la montre connectée qu’ils doivent lancer dans cinq jours a un bug. Cinq jours, c’est intenable pour survivre ; mais bon, bienvenue sur la côte Ouest des États-Unis.

Zoey est donc obligée de rester travailler bien tard au bureau, avec son collègue Liv. Codeuse, elle ne trouve pas de bug dans ce qu’elle a écrit… mais en revanche, elle entend le nouveau sur lequel elle craquait chanter « Mad World ».

Sa performance ne m’a pas autant touché que ce qu’elle semble toucher Zoey, mais en même temps, même si elle était émue aux larmes, elle est si gênée d’entendre ça qu’elle se casse plutôt que de lui parler et de l’aider. Dans quel monde tu laisses quelqu’un dans sa dépression comme ça, surtout qu’elle est intéressée par lui, donc même si elle n’est pas sûre de ce qu’elle entend, c’est l’occasion de lui parler quoi !

À la place, elle préfère se rendre dans un club pour obtenir les conseils de sa voisine avisée, à nouveau. Celle-ci est toujours sceptique de ce que lui raconte Zoey, mais elle lui explique que les chansons révèlent souvent les émotions et les pensées profondes des gens.

Le lendemain, Zoey se décide donc enfin à aller parler au nouveau et, ma foi, j’aime beaucoup la spontanéité de Zoey. Elle ne s’arrête jamais de parler, c’est un moulin à paroles de gênes, mais j’aime beaucoup ce que ça donne dans cette scène où elle se « sert » finalement de la maladie de son père pour aborder ce collègue sexy mais dépressif.

Celui-ci se sent clairement concerné lorsqu’elle dit ne pas pouvoir savoir s’il est dépressif, et c’est ainsi qu’il lui propose d’aller faire un tour, pour manger quelque chose de meilleur que les céréales de leur boulot. Heureusement qu’ils sont en plein rush au travail, hein ! Lors de cette petite balade, il finit par lui confier que son père s’est suicidé il y a quelques mois et qu’il a beaucoup de mal à l’accepter depuis. Oh, et notons aussi qu’il s’appelle Simon, ça me fait un deuxième prénom connu, c’est toujours utile pour la critique !

C’est là que les scénaristes révèlent avec habileté que la voisine a probablement raison quand elle dit à Zoey qu’elle entend ce que les gens ressentent, puisque Zoey en profite pour dire qu’ils vivent dans un monde de dingue (« mad woooorld »).

La scène est touchante, mais j’ai senti assez vite au début de la scène suivante qu’on n’avait pas encore eu le plus fort qui pouvait arriver : Zoey qui entendrait son père chanter… Avant d’en arriver là, on a droit à une très bonne scène avec sa mère (bon, d’accord, c’est juste que j’aime l’actrice) qui est déprimée de savoir qu’en six mois l’état de son mari s’est dégradé à ce point.

Pas de père qui chante, en tout cas, ça m’a étonné. Peut-être que la série se garde ça pour plus tard ! En attendant, Zoey retourne au boulot où son collègue meilleur ami est choqué de découvrir qu’elle a finalement parlé au nouveau ; où sa boss lui fait remarquer que son absence de la veille n’est pas restée inaperçue et où ses autres collègues s’avèrent tous complètement en train d’espérer qu’elle n’obtienne pas la promotion qu’ils veulent aussi. Pour ne rien arranger alors que le monde entier est contre elle dans une chanson horriblement catchy mais gênante, elle finit par découvrir que Simon est en fait… fiancé. Oups !

Inévitablement, elle se sent encore plus seule de découvrir que son crush est sur le point de se marier, alors elle retourne auprès de son père, pour lui raconter sa vie et se plaindre. La scène est belle, l’actrice nous propose une belle performance et son père pleure lui aussi… On en arrive donc à la chanson tant attendue, « True Colors », chantée par le père. C’est bien trouvé, mais la scénario place la barre haute – les chansons de cet épisode sont des classiques, elles ont dû coûter assez cher quand même, tout en étant parfaitement adaptées au scénario.

En tout cas, avec cette chanson, l’acteur qui incarne le père remonte clairement la barre de la série : la fin où il reprend son état végétatif est bouleversante. Pourtant, c’est une bonne nouvelle pour Zoey qui comprend que son père a beau être dans un état végétatif, il comprend encore ce qu’il se passe autour de lui et ce qu’on lui dit. Elle a alors l’idée d’une excursion en bateau pour lui faire plaisir, que l’on voit en fin d’épisode une fois la mère et le frère de Zoey convaincus que cette idée n’est peut-être pas si mauvaise. La scène est super touchante : le père parvient à bouger assez pour prendre la main de la mère. Pfiou, je vous jure, ce n’est pas subtile, mais ça fonctionne !

Le lendemain, encore, elle retrouve Simon qui lui dit avoir parlé avec Jessica, sa fiancée, mais qui trouve que la communication entre eux n’est pas aussi bonne que ce qu’il espérait et que ce qu’il a avec Zoey. Cela lui donne la solution au bug de la smartwatch : le logiciel ne communique pas assez avec la montre, tout simplement.

Zoey laisse en plan Simon, mais elle se fait remarquer par sa boss qui ne peut plus que lui donner la promotion maintenant que notre personnage principal a la confiance et le pouvoir qu’il lui manquait. Et alors que je pensais vraiment que l’épisode était terminé avec la scène sur le bateau, Zoey se lève le lendemain au son de Good Morning (ah j’adore cette chanson) et retourne au travail (au moins, on ne pourra pas dire qu’elle ne travaille pas elle) pour mieux découvrir que… son meilleur ami est amoureux d’elle. Mouais. J’aurais aimé un autre cliffhanger pour le coup, ou pas de cliff du tout, parce que c’est un schéma un peu vieillot dont on peut se passer en 2020 le meilleur ami amoureux (après, c’est bien de savoir qu’elle peut entendre des choses positives aussi). Maintenant, en tout cas, l’attente va être longue avant le prochain épisode dans un peu plus d’un mois !

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Crazy Ex-Girlfriend – S01E01

Épisode 1 – Josh Just Happens to Live Here – 17/20
C’est un pilot efficace, il n’y a pas à dire, et je suis plutôt bien convaincu, mais je sens que la série n’a pas encore atteint tout son potentiel. L’histoire est sympathique, mais je me pose quelques questions quand même et j’ai hâte de voir ce que donnera l’ensemble de la saison, voire de la série. Du côté des chansons, c’est sympa, ça reste en tête, mais ce n’est pas encore incontournable pour moi. Je ne doute pas que ça pourra le devenir, par contre.

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Spoilers

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So weird, right ?

Oula, la série commence bien différemment de tout ce que j’imaginais avec une scène de spectacle musical pas si réussie dans laquelle Rebecca, l’héroïne de la série, n’est pas castée comme personnage principal… cela nous situe bien le personnage, qui est déjà à fond dans une sorte de folie inexplicable et qui nous soule son copain du moment, Josh.

Même sans le synopsis de la série, on sait immédiatement vers quoi on se dirige : Josh étant soulé, il va rompre, alors même que Rebecca est totalement amoureuse de lui. La scène de la rupture est bien triste, et ça fait de la peine pour Rebecca qui se retrouve à devoir supporter sa mère alors qu’elle est en larmes.

Dix années plus tard, Rebecca n’a plus d’appareil dentaire, mais elle est encore plus dépressive qu’avant, avec des antidépresseurs, une mère toujours aussi soulante et une vie loin d’être heureuse. Au travail, elle apprend toutefois qu’elle va être promue et être nommée partenaire. La nouvelle a beau être bonne, elle ne la rend pas spécialement heureuse. Tout ce que ça fait, c’est que ça lui donne une crise d’angoisse.

Elle fuit son boulot pour reprendre ses esprits et tenter d’utiliser ses anti-dépresseurs, mais c’est un échec. Tout ce qu’elle obtient à la place, c’est alors un signe divin et une série qui vire vite à la Ally McBeal, et c’est un vrai compliment : un panneau publicitaire lui demandant quand elle a été heureuse pour la dernière fois (la harcelant, en fait) ; un rayon de soleil et hop, elle aperçoit Josh de l’autre côté de la rue.

Dix ans ont passé, mais elle n’hésite pas une seule seconde à traverser la rue pour aller lui parler, lui courant limite après. C’est un peu dingue, mais au moins, il est heureux de la revoir – et il dit même qu’il la trouve sexy. Oh, on sent qu’il fait la conversation et que ça l’embête vraiment d’être en plein déménagement quand il tombe sur elle, mais ce n’est pas plus fou que ça comme ça.

Pourtant, de retour au travail, on propose donc à Rebecca d’être promue, de manière officielle cette fois… mais cette fois-ci, elle refuse très clairement la proposition, parce que le temps lui a dit qu’il était temps d’aller vers un autre temps. C’est une explication claire, ça, dis donc, et ça laisse sa boss dans l’incompréhension la plus totale.

En deux temps, trois mouvements, la voilà donc qui change de vie et déménage à West Covina, dans un numéro musical plein de bons gags, de figurants qui dansent et d’une héroïne qui s’aveugle sur les vraies raisons de son déménagement. Selon elle, c’est donc une coïncidence si Josh habite dans sa nouvelle ville. Bien sûr. La chanson fonctionne vraiment bien : elle est entêtante, pleine de petits moments marrants et la réalisation est assez dingue pour une série qui a pour ambition de revenir à l’écran chaque semaine avec ce genre de numéros (ça va jusqu’à utiliser une grue, eh, c’est marquant).

Une fois débarrassée de ses antidépresseurs et de sa mère, en lui raccrochant au nez, Rebecca est donc prête pour sa nouvelle vie. Pas moi : se débarrasser de ses médicaments comme ça, je ne sais pas, mais ça me paraît une mauvaise idée, surtout après un changement aussi radical. On verra bien, mais ça m’a d’autant plus posé problème qu’elle le fait juste avant d’envoyer un SMS à Josh… qui ne lui répond évidemment pas de la nuit.

L’avantage de la Californie, c’est qu’elle n’a aucun mal à retrouver du travail, puisqu’elle est une avocate de renom et que les meilleurs avocats sont de l’autre côté des États-Unis. J’ai tout de suite accroché à l’humour qui se dégage de son nouveau patron, appelons-le Chef du coup, et de l’ensemble de sa firme.

Son arrivée provoque rapidement l’incompréhension de Paula, qui cherche à comprendre ce qu’elle fait là et est hyper hypocrite, ce qui ajoutera tout ce qu’il faut de gags à l’ensemble, et de Mrs Hernandez, la directrice de la communication… parfaitement muette. La série est pleine de gags et d’ironie, mais qu’est-ce que j’ai foutu à passer à côté pendant tout ce temps ?

Non seulement, elle a un boulot directement en Californie, mais en plus, le Chef a besoin d’elle pour l’aider dans son divorce, ça tombe bien, quand même. Cela fera sûrement une sous-intrigue de la saison 1, et ça permet de dessiner un peu mieux la firme pour laquelle elle travaille.

La série porte bien son titre, quand même, parce que Rebecca est assez folle pour se rendre dans le même bar que Josh quand elle reçoit une notification lui indiquant dans quel bar elle est. Sur place, elle rencontre Greg, le barman, qui la renseigne sur Josh tout en ayant un sérieux crush sur elle, surtout qu’elle l’ignore complètement. Oh, Greg, tu vas vite devenir l’un de mes personnages préférés si tu continues comme ça.

En bref, Rebecca se retrouve donc invitée à la même soirée que Josh et, de retour au travail, elle déchire tout et énerve encore plus Paula parce qu’elle est incapable de deviner la raison de sa présence et que Rebecca ne lui dit pas la vérité. Paula s’amuse donc à fouiller dans son bureau alors que Rebecca se prépare pour sa soirée avec une nouvelle chanson bien délirante et toute en ironie sur ses préparatifs pas sexy du tout, alors que la chanson, elle, l’est. Bon, ils enchaînent aussi dans les clichés, mais ça fonctionne vraiment bien (et ça prépare le terrain à un gag final qui m’aura fait sourire, aussi).

Et puis, ça permet d’arriver rapidement à la soirée où Rebecca espère revoir Josh, mais est coincée avec le barman, qui commence à se douter qu’elle est un peu obsédée par Josh, quand même. Pour détourner son attention, elle se jette donc sur Greg, l’embrassant et le trimballant d’une pièce à l’autre – jusqu’à la chambre ! – dans l’espoir de retrouver Josh.

Greg n’est pas dupe et lui annonce alors que Josh n’est pas célibataire, ce qui finit par faire pleurer Rebecca qui assure pourtant ne pas être là pour lui et est prête à coucher avec Greg pour le prouver. Ce dernier renonce pourtant à l’idée de profiter de Rebecca – ce qui lui fait gagner encore plus de points à mes yeux – et décide de la raccompagner chez elle. Bon, en même temps, si elle était retombée si vite sur Greg, ça aurait plombé toute la série ; faut faire monter l’impatience.

En tout cas, la soirée devient encore plus dingue juste après ça, parce que Paula s’y trouve elle aussi – elle a bien stalké Rebecca en fouillant dans son ordinateur et elle veut lui faire reconnaître qu’elle est là pour Josh… ce que Rebecca refuse de dire aussi explicitement. Pourtant, elle a beau dire que ce n’est pas le cas, on sent bien que c’est le cas et que son explication ne tient pas la route.

Rebecca finit donc par comprendre qu’elle est totalement folle, et probablement stupide… mais elle est interrompue dans la panique qui l’envahit par Paula elle-même, lui assurant qu’elle ne peut pas dire que son amie est stupide. Si ce n’est pas mignon, ça ! L’amitié qui se lie ici est clairement sympathique et nécessaire pour le personnage qui sort donc de sa solitude – mais pas de sa folie. J’ai un peu un problème avec Paula d’ailleurs, parce que si elle est attachante, je ne pense pas qu’encourager Rebecca dans sa folie soit vraiment un bon plan. Le titre que j’avais toujours vu comme ironique commence à me questionner.

L’épisode se termine en revanche à merveille avec Rebecca recevant un SMS de Josh, enfin, qui lui propose « un dîner 😊 ». Ah, les relations amoureuses, c’est d’un compliqué. Un message suffit à la faire rougir et à se faire un million de films… alors que, bon, rationnellement, ce n’est jamais qu’un smiley et ça ne veut rien dire.

Quoiqu’il en soit, c’est vrai que c’est suffisant pour donner envie de revenir voir la suite !

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One Day At A Time (S01)

Synopsis : Une mère célibataire d’origine cubaine élève sa fille adolescente et son fils pré-adolescent avec « l’aide » de sa mère, plus old-school.

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Pour commencer, cette série, je n’en entends que du bien depuis qu’elle est arrivée discrètement sur Netflix et que des amis ont commencé à la regarder. Je mets ça au masculin, mais tout le monde sait que par ces mots, je désigne surtout Gaëlle et Poluss. Par conséquent, il n’était plus question pour moi de trainailler à la voir, et je fais de 2020 une année qui sera marquée hebdomadairement par la série.

Ben oui, il y a cinquante-deux épisodes prévus dans la série d’ici 2021, ça me fait pile de quoi en voir un par semaine… On verra si c’est le rythme que j’arrive à tenir (peu probable) ou si je m’engouffre tout à un moment. En tout cas, pour commencer, je vais tenter de m’y tenir. Tout étant disponible sur Netflix qui aime enchaîner les épisodes, on verra bien comment ça se termine.

En attendant, la plateforme me l’imposait peu cette série, parce que l’algorithme me dit qu’elle ne correspond qu’à 72% à mes goûts. C’est loin du pourcentage suggéré par ce qu’en disent les amies ; on verra vite qui est dans le vrai !

S01E01 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

One Day at a Time – S01E01

Épisode 1 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

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Spoilers

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Your daughter does not want to have a quinces.

Oula, mais c’est que je suis totalement rouillé dans les critiques ! Je me suis fait déborder par le rythme de cette comédie tellement j’étais en train de suivre ce qu’il se passe, c’est malin. Bon, rapidement, les premières impressions : le générique est vraiment sympathique, je sens que ça m’aidera à accrocher à la série au fil des semaines ; contrairement aux rires et autres réactions entendues pendant toute la série. J’ai toujours un peu de mal avec ça, mais j’ai tenu devant plein de séries qui l’avaient, alors pas de raison.

Les personnages ? Difficile de se faire une idée pendant la première scène, puisqu’on ne découvre que l’héroïne, Pénélope, qui réussit à être bien marrante avec son patient lourd qui la drague, mais qui n’est pas encore super drôle. Eh, sur une vraie chaîne, ça aurait plombé l’audience, mais comme on est sur Netflix, ce n’est pas bien crave, tout le monde a forcément continué !

En plus, dès la deuxième scène, c’est tout de suite beaucoup mieux puisqu’on se retrouve dans la maison familiale, et que les interactions familiales sont déjà excellentes. L’infirmière qu’on vient donc de rencontrer vit donc avec son fils plus intéressé par son ordinateur, sa fille adolescente et sa mère ; la abuelita qui a tout ce qu’il faut pour devenir immédiatement un personnage qu’on adore – à savoir un franc-parler et un espagnol qui me fait bien plaisir, parce que j’arrive à la comprendre, contrairement à sa petite-fille, Elena.

Cette dernière n’est donc pas très douée du tout en espagnol, contrairement à Alex, son frère qui a marqué plein de points dans l’humour de petit frère insupportable au sein de cette scène, entre ça et son inquiétude d’être dans une famille de pauvre.

Il faut dire qu’il y a de quoi s’inquiéter : sa mère refuse de lui acheter cinq paires de basket et achète de la nourriture quasi périmée. Toute l’intrigue d’Alex tourne autour de ces paires de baskets et il s’impose rapidement comme un petit génie de l’humour et des solutions foireuses avec l’achat de plein de baskets qu’il compte retourner. C’est « presque » du vol. Il m’a bien fait rire, jusqu’à ce qu’il aille trop loin en parlant de son père qui donne pourtant plein d’argent à sa mère.

Bim, la scène d’introduction prend alors tout son sens : Penelope est une mère célibataire dont le mari est retourné en Afghanistan alors qu’il n’y est plus soldat. Et si on se marrait vraiment bien dans le début de l’épisode, c’est tout de suite beaucoup plus triste quand elle doit recadrer son fils sur le sujet, puis qu’elle enchaîne immédiatement avec sa fille, Elena, qui a foiré volontairement un contrôle pour se faire entendre.

Oui, car l’intrigue principale de l’épisode, c’est en fait que l’anniversaire de ses quinze ans pose un problème à Elena, parce que la famille est cubaine et qu’il y a une tradition cubaine qui consiste justement à faire une grande fête aux quinze ans des jeunes filles qui deviennent alors femmes. Tout cela permet d’excellentes blagues (“ironically it happened on first period”), mais aussi une approche toute originale de l’intégration culturelle, avec une grand-mère (et une mère) qui tiennent aux traditions et une ado bien plus moderne que ça.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette introduction qui donne bien le thème de la série et fait fonctionner à merveille l’ensemble de la famille. Ses enfants, qu’elle aime plus que tout (et ça se voit à l’écran), la rendent chèvre et on passe alors au lundi matin où notre héroïne retourne au travail et où l’on comprend pourquoi on lui conseille des anti-dépresseurs, quand même. Parce que oui, Pénélope est aussi pas loin d’une vraie dépression, au milieu de tout l’humour que nous balance la série – notamment dans la manière dont elle nous propose un chouette débat mère/fille avec des rôles inversés !

Pour l’aider dans l’éducation de ses enfants, Pénélope peut donc compter sur sa mère et sur les anti-dépresseurs, mais aussi sur son propriétaire omniprésent, Schneider, qui apporte sa touche d’humour lui aussi, à vouloir bien faire dans l’éducation des enfants, mais à surtout aimer pouvoir s’imposer régulièrement dans la famille (au cours de cet épisode, c’est parce que l’évier de cuisine est bouché). Cela n’empêche pas Pénélope d’avoir une scène hyper touchante où elle craque face à sa mère, avant de parvenir à résoudre tous ses problèmes. Une chose est sûre, après une demi-heure, ces personnages ont déjà trouvé le moyen de se faire une place dans nos cœurs et si tous les épisodes sont à ce niveau, ça va être une vraiment bonne découverte – mais je n’en doute plus, vu comme elle m’est conseillée !

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